Notre maison autrichienne a perdu son millésime

Suite à la fermeture du café « El Coquî » (voir le livre « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 92 à 105), le bâtiment a été mis en vente et a été complètement rénové par les nouveaux propriétaires.

Cette ancienne bâtisse que l’on surnomme « la maison autrichienne » date de 1758. On pouvait y découvrir le millésime ancré dans la façade arrière, visible lors du passage sur le RAVeL.

Grande déception ce dimanche 27 octobre 2019 lorsque j’ai remarqué que ce témoignage du passé avait disparu lors de la réfection extérieure.

Maison autrichienne 1758

MAISON AUTRICHIENNE 2019

J’ai rencontré les propriétaires qui ont été très attentifs à ma remarque. Patientons, cela va s’arranger.

© Alain GUILLAUME – Octobre 2019

 

 

 

Les sobriquets d’Acoz

Sur base d’un dossier rédigé par Joseph ELOY en 1984, complété et mis à jour par Alain GUILLAUME

 

Joseph THIRIAUX : El Cadeau (grand-père maternel de Michel et Bernadette GERIMONT). En 1913, Joseph THIRIAUX se rend à l’administration communale d’Acoz pour y déclarer la naissance de son fils Marcel (voir livre « ACOZ de A à Z » Alain GUILLAUME – tome 1, page 31). Tout heureux d’avoir un fils, il déclare « C’èst.in cadeau du Bon Diè ! ».

Laure LEFEVRE : Laure Carreau

Emile POULEUR : Mon’dî (du nom de sa mère).

Laure STEVAUX : Laure Broc

Famille MATHIEUX : Les Quètins (apparentée avec la famille DAFFE).

Laure BOURBOUSE : Laure Babette (de sa mère Elisabeth).

Zélie MATHIEUX : Zélie Chuchet (arrière-grand-mère de Philippe, Christine et Sylvie TOUSSAINT).

Fernand, Florent, Augustin MATHIEUX : Les Cages (voir livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, page 35).

Omer ABSIL : El Briqu’teus (en français : briqueteur). Il habitait la maison à la limite d’Acoz et Lausprelle, à gauche, non loin du ruisseau « la Blanchisserie ».

Juliette JUSTIN : El Nwâr’ Julièt’

Jean-Baptiste HOUYOUX : El Chî

Achille BOLLE : Magain

Julia BOLLE : Julia Titine

Victor HOUYOUX : D’jean Baule

Aline PHILIPPE : Aline Gustine (de sa mère Augustine) (grand-mère maternelle de Charles, Bernard et Chantal DUMONT).

Sylvain PHILIPPE : Sylvain Mayanne

Amand PHILIPPE : Amand Turlot

Aurélien POULEUR : El Siyen

Georges HANQUART : Can’drî (voir livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, page 15).

Alice DUPANLOUP : Alice du Ramoneû

Emile LOSSON : Jèjèt’

Edouard PHILIPPE : Douard Martin

Elise PERSIN : Elise del Cabane (elle aurait habité la maison de perception, au coin des rues des Ecoles et du Centre – actuellement statue Notre-Dame du Carrefour).

Ida HUBERT : Ida d’Onhaîye (grand-mère de Gérard VAN WALLENDAEL) (originaire d’Onhaye).

Victor TENRET :  El Madjustêr (arrière-grand-père maternel de Charles, Bernard et Chantal DUMONT). Voir ce blog, catégorie « Patrimoine » 30 avril 2018.

Famille VAN ESPEN : Les Pines

Gustave BIRON : Gustave du Roncin (oncle de Joseph TENRET).

Jules POULEUR : Jules du Baudet

Charles CLOESEN : Châles Chaupîye

Famille DUBOIS : Al Viole

Emile TOUSSAINT : Emile del Pompe (ouvrier SNCB, responsable de la pompe annexe au château d’eau de la gare).

François GUYAUX : Tchantchèt

Henriette LEBON : Riyète du Chanty

Céleste CHARLIER : Céleste du Toquet (grand-mère de Marie-Louise et Christiane ERNOULD). Proviendrait de son arrière-grand-père Nicolas CHERMANNE).

Marie GILLAIN : Marîye Zèzète

Alice LIGOT : Alice de l’Abeille (magasin de la société « L’Abeille » à Lausprelle).

Léonie : Lèyonîye à Gayes

Joseph PARIS : Djosèf du Chabotî (de son père sabotier)

Joséphine TENRET : Fine del Gate (élevait des chèvres)

Jean-Baptiste LIEN : Piér’ di Spy (de sa localité d’origine)

Pierre PONCELET : El Nwâr Piér’

Maria, Marie et Mariette MORANVILLE : Les filles Kaber

Augustin DELPORTE : El Manau

Auguste WAYENS : El Cuch’

Edouard BOURBOUSE : Douard Babette (tenancier du café, vers 1945-1950, qui deviendra plus tard « El Coqui »).

Georges BROZE : Fifîye

COLLICHE : El Bossu Collich’

René DEGRAUX : El Bèrô (grand-père de René et Michel).

HUDLOT : El Tchat

Léon PHILIPPE : El Méss’ (instituteur à l’école communale d’Acoz).

Alexis SIMONS : El Piqueûr (ouvrier SNCB. Dans les chemins de fer, le piqueur était un agent technique qui avait pour tâche de seconder le conducteur de travaux, de surveiller les équipes d’ouvriers et la bonne marche des travaux).

Famille VANHERCK : Au Lauceau

René BIRON : Li P’tit Mayeûr (père de Roland). La famille BIRON est originaire de Bouffioulx-Chamborgneau).

Marcel TENRET : Marcel Pèrinne (grand-père maternel de Jacqueline, Jacques et Jean VANDENBOSCH).

Arthur BESOMBE : Fifi

Sylvain BOLLE : El Pètit Sylvain ou Tintin (dû à sa petite taille)

Léon BAILY : El Fî du Prêlî (ancien combattant 14-18). Voir le livre « ACOZ ET LA GUERRE 1914-1918 », Geneviève LUSIAUX, page 101.

Alfred DEBAUCHE : Frèdi du Maçon

Vital BERTULOT : Tchôdourt ou Tchodôr  (père de René, Andrée et Yvette).

Calixte BERTULOT : Calixte d’In Mèt’ (père de Vital BERTULOT). De petite taille.

Willem BERTULOT : Buloque ou Barabas (père de Willy BERTULOT). Contremaître aux Laminoirs de Moncheret.

Willy BERTULOT : l’Agace ou l’Agasse (la pie). Contremaître aux Laminoirs de Moncheret.

Arthur LEFEVRE : Li Nwâr Congolès (a vécu au Congo avec sa famille).

Rosita DUBOIS : Rosita Nan.nan (épouse d’Alphonse MATHUES)

Rosa MABILLE : Rosa Nan.nan (avait épousé Georges DUBOIS, frère de Rosita).

Madame LOUIS : El Fîye des Quatôzes Fèsses (provient d’une famille de 7 filles).

Oscar BERTRAND : Papaye (a travaillé comme ouvrier communal à Acoz).

Edouard PIRMEZ : Cabillaud (sobriquet provenant de l’école de Maredsous).

André PIRMEZ : Rose (sobriquet provenant de l’école de Maredsous). Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – tome 2, page 113.

Octave PIRMEZ : Cougnou (frère jumeau de Marie-Louise). Sobriquet provenant de l’école de Maredsous).

Nestor FOURNIER : El cabinié (responsable du réseau électrique d’Acoz et Environs)

Arthur CORDIER : Pèpère Lolotte (grand-père maternel de Pierre et Noël BERNARD). « Lolotte » était le nom de son chien.

 

© Alain GUILLAUME – Janvier 2019.

L’hommage au cimetière d’Acoz

C’est ce jeudi 8 novembre 2018 que les élèves de l’Ecole Libre d’Acoz avaient un rendez-vous important avec l’histoire. Pour commémorer le centième anniversaire de l’armistice, l’Echevinat des Associations Patriotiques avait invité la population à rendre hommage à nos héros de la Grande Guerre, inhumés dans les différents cimetières de l’entité.

A 11 heures précises, tout le monde intéressé était rassemblé dans l’allée principale du cimetière d’Acoz pour écouter le discours d’accueil, lu par l’échevin.

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Guy Wautelet a relaté l’histoire de la guerre 14-18 : l’attentat de Sarajevo au cours duquel l’Archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie, est assassiné avec son épouse Sophie en juin 1914. C’est un extrémiste serbe qui le tue. L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet ; et c’est le jeu des alliances : la Russie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie et à la France… Notre pays est neutre, et sa neutralité est reconnue par toutes les puissances voisines. Mais les Allemands, pour défaire rapidement la France, ont un plan qui nécessite de passer par chez nous, le plan Schlieffen. Alors, le 2 août, ils lancent un ultimatum à la Belgique prétextant qu’ils ont appris de source sûre que les Français massent des armées sur la ligne Givet-Namur, et ils demandent à passer par notre territoire. La nuit du 2 au 3 août, le Roi Albert 1er et ses ministres discutent de l’attitude à adopter, et le matin le Roi fait un discours annonçant le refus d’autoriser toute puissance de violer le sol belge. Le 4 août, l’armée allemande entre en Belgique.

Les Allemands pensaient pouvoir passer rapidement chez nous en écrasant notre petite armée de 200.000 hommes, alors qu’eux possèdent un million d’hommes. Mais il y a les forts, il y a le courage des soldats belges qui résistent et retardent l’avancée allemande : l’effet de vitesse est raté. De plus, la violation du sol belge entraîne l’entrée en guerre de l’Angleterre. Les Allemands sont rendus furieux par ce retard apporté à leur projet, et ils se retournent vers la population civile : des hommes d’abord, puis des femmes, des enfants, des vieillards, des bébés sont assassinés. On estime à 5.000 le nombre de civils victimes des représailles allemandes.

Notre armée est cependant peu à peu refoulée vers Anvers, puis vers Ypres et l’Yser. Et là c’est le coup de génie : on ouvre les écluses qui permettent à l’eau de mer à marée haute de pénétrer à l’intérieur des terres, et l’avancée allemande est stoppée. Pour des années puisque la guerre des tranchées va débuter ; les tranchées avec les odeurs de pourriture, de morts, de déjections, les poux, les rats, le vacarme infernal des explosions, des tirs, les nuages de gaz…

Le 11 novembre 1918, l’Armistice est enfin signé.

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Bernard Alexandre allait prendre la parole :

 » Monsieur Wautelet vous a parlé de la Belgique dans la guerre 1914-1918 ;  je voudrais, pour ma part, vous parler de l’histoire de notre village d’Acoz, de ces hommes et ces femmes qui y vivaient en 1914. La plupart des tombes que vous allez fleurir tout à l’heure sont celles d’anciens combattants, mais pas uniquement : il y a aussi des tombes de résistantes et de soldats italiens. Je veux rapidement évoquer toutes ces personnes, en commençant par les anciens combattants.

Lorsqu’ils quittent notre village à la fin de juillet 1914, ceux qu’on appelle aujourd’hui « les anciens combattants» sont des hommes jeunes, ils ont entre 20 et 30 ans. Ils ne reviendront au village que 4 ans ½ plus tard, fin 1918 ou début 1919. Mais quand ils partent en juillet 1914, ils ne savent pas que cela va durer si longtemps, et ne s’en doutent même pas. Ils ne savent pas toutes les souffrances qu’ils vont endurer, ni les millions de morts que la guerre causera. Je ne vais pas vous parler de tous les anciens combattants,  ce serait bien trop long, je ne vous parlerai que d’un seul d’entre eux, Jean BOLLE.
Jean BOLLE est né en 1891 ; il a donc 23 ans au début du conflit. Il est le fils de Léon BOLLE et de Marie BESOMBE. Il est leur seul enfant. Il habite avec ses parents sur la route qui monte vers Lausprelle, la rue de Villers, maintenant.  Son père est cultivateur, mais aussi premier échevin de la commune d’Acoz. Jean a fait son service militaire en 1911, et il est mobilisé déjà le 23 juillet car on craint le début d’une guerre.
Le 4 août, les Allemands entrent en Belgique : la guerre est déclarée. Et Jean BOLLE va suivre tout le parcours de l’Armée Belge. Liège d’abord, puis le Brabant Flamand, puis Anvers, et enfin la retraite vers L’Yser et Ypres, le seul coin de Belgique encore libre. L’inondation des Polders va permettre d’arrêter enfin l’avancée allemande en octobre 1914. Le 24 octobre, le régiment de Jean BOLLE se lance dans une attaque afin de reconquérir une partie de terrain. Mais l’attaque échoue ; Jean BOLLE est tué à quelques mètres des lignes allemandes, dans une portion de terrain inondé, et son corps ne peut être récupéré. Le certificat de décès ne sera délivré qu’en avril 1917.
Pour ses parents, sa disparition est une terrible nouvelle : Jean était leur seul enfant, il avait déjà commencé à travailler avec son père, il était cultivateur comme lui, il allait reprendre l’exploitation familiale… Tous les projets s’écroulent, leur fils est mort avant eux. Ils vont alors lui élever une sépulture plus importante. Et quand ils mourront à leur tour, ils se feront enterrer auprès de leur fils. La mort ainsi réunira ceux que la guerre avait séparés.

Les secondes personnes dont je voudrais vous parler, ce sont deux femmes : Sœur Irma et Flora Thiriaux.
Sœur Irma était directrice de votre école car, à l’époque, votre école était tenue par des religieuses, les Sœurs de la Providence. Au moment où l’Armée Française arrive à Acoz le 20 juillet 1914 pour tenter d’arrêter les Allemands sur la Sambre, un poste de Secours est créé à la Brasserie d’Acoz. Sœur Irma y soigne les blessés français le 21 août. Le 22, les Allemands se rapprochant, le Poste de Secours est déplacé à Gerpinnes, au Château de Mr de Bruges, devenu le Collège St-Augustin aujourd’hui. Le 23, l’armée allemande continue d’avancer, les Français font retraite vers Philippeville et Beaumont. Les blessés les moins atteints sont pris en charge par le corps médical français, les autres restent sur place et continueront d’être soignés. Par Sœur Irma notamment qui cache et soigne des soldats français. Elle fait bientôt partie d’un réseau de résistance qui informe les Alliés et aide les soldats Français ou Belges à rejoindre la France ou l’Angleterre. Flora Thiriaux, de Lausprelle, fait partie du même réseau. En octobre 1915, Sœur Irma est dénoncée, arrêtée et enfermée à Charleroi ; en novembre, Flora Thiriaux subit le même sort. Les deux femmes seront jugées par le Tribunal de Guerre de Charleroi  le 4 janvier 1916 et condamnées à la prison et aux travaux forcés, Sœur Irma pour deux ans et Flora Thiriaux, pour trois ans. Elles sont toutes deux déportées en Allemagne. Sœur Irma est libérée en janvier 1918, et Flora Thiriaux, le 10 novembre 1918.

Enfin, je voudrais vous parler de la tombe des Italiens.
Car il y a aussi une tombe qui abrite 6 soldats italiens. Il faut savoir qu’au début de la guerre, l’Italie s’était rangée aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche. En 1915, l’Italie change de camp et se fait alors attaquer par les Allemands. Les combats se déroulent au nord du pays, dans les montagnes. Les Italiens perdent une bataille et des soldats sont faits prisonniers. 40 d’entre eux arrivent chez nous ; ils sont logés dans une dépendance de l’usine de Moncheret, là où se trouve maintenant le hangar des Aciers Grosjean. De la fin février 1918 à la fin avril, six d’entre eux vont mourir de malnutrition, d’épuisement et de maladie dans ce camp de prisonniers.

Ainsi que je le disais en commençant, la plupart des tombes que vous allez fleurir abritent les restes d’hommes qui sont revenus à Acoz à la fin de la guerre. Ils n’étaient plus les mêmes à leur retour ; ils avaient connu le froid, la faim, l’eau des tranchées, le bruit assourdissant de la bataille, la peur d’être tué ; ils avaient vu leurs compagnons blessés, tués, parfois déchiquetés  à côté d’eux; ils étaient à tout jamais marqués dans leur esprit et aussi parfois dans leur corps par ces quatre années d’épreuve. Et si nous avons le bonheur de vivre libres aujourd’hui, c’est aussi à eux que nous le devons. Aussi, votre démarche aujourd’hui d’honorer leur mémoire est importante car elle exprime à la fois votre reconnaissance et la conscience que vous avez de leur sacrifice. « 

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Les élèves ont suivi avec application ces minutes d’histoire.

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Quelle surprise lorsque Christiane Ernould allait à son tour prendre la parole pour nous parler de son oncle Alexis Debergh. Ce dernier avait subi une grave blessure lors d’un affrontement avec l’ennemi. Sa nièce allait nous faire découvrir sa plaque d’immatriculation militaire, les balles qui avaient été extraites de son épaule, un papier décoré par Alexis et envoyé à sa dulcinée Firmine Lien. Là, l’émotion était à l’extrême et les applaudissements traduisaient une grande marque de respect.

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Les élèves allaient déposer une fleur et une plaquette-souvenir sur les tombes de nos héros.

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Des familles impliquées avaient répondu à l’invitation.

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André et Monique Sainthuile devant la tombe d’Archange Borbouse-Collart.

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La famille Eloy, petits-enfants maternels de Gaston Bousette.  

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La tombe de Soeur Irma.

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La tombe des Italiens.

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© Alain GUILLAUME – Novembre 2018.

 

L’abri anti-aérien de la gare d’Acoz

Par un après-midi ensoleillé de ce début d’octobre,  me voilà parti rejoindre le quartier de la gare pour y découvrir le débroussaillage, première étape des travaux du prolongement du RAVeL qui rejoindra d’ici peu les Fonds d’Acoz.

Sur les lieux, je rencontre Jean BLASZCZYK, résidant dans le quartier depuis une quarantaine d’années.  C’est la personne toute désignée pour m’aider à retrouver ce que je recherche : l’abri anti-aérien construit à proximité de la gare.
Et Jean m’invite à le suivre sur l’ancienne ligne de chemin de fer, le long du ballodrome.
A quelques mètres de la vieille gare merveilleusement transformée, on y retrouve les traces du quai et l’endroit recherché, discret, camouflé par une végétation étouffante.

Jean BLASZCZYK 150
Jean BLASZCZYK n’a pas hésité pour me conduire devant l’abri.

Bien conservé, ce vestige de la seconde guerre mondiale aurait été creusé par Omer TOUSSAINT (grand-père paternel de Philippe, Christine, Sylvie, ainsi que de Dominique), ouvrier à la S.N.C.B. et employé à la gare d’Acoz.

OMER TOUSSAINT 840

Vers 1950, Omer TOUSSAINT et deux collègues, employés à la gare d’Acoz, dégustent la « Belge Delbruyère » au café « Chez Berny » tenu par Arthur et Ida BERNY-BRASSEUR (parents de Marcel « El Champèt' » – voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, pages 6 à 11).  L’immeuble, sis à la rue de Moncheret, est actuellement la propriété de Christophe AVOLEDO.

Cet abri est un cylindre, d’un diamètre de plus de 2 mètres sur une longueur de 4 mètres ; le béton a été coulé sur place, d’une épaisseur de 15 centimètres. Il possède un trou d’aération qui, à mon avis, pouvait aussi servir d’évacuation en cas d’ensevelissement. A l’entrée, un muret, en guise de sas, a été construit dans le but de protéger les occupants des éclats de bombes éventuels.

ENTREE ABRI 840

ENTREE ABRI 2 840

INERIEUR 1 840

INTERIEUR 2 840

BOUCHE D'AERATION 840

INTERIEUR 3 400

Faisant partie du patrimoine de notre village, l’idée d’une sauvegarde de ce site serait à envisager… et pourquoi pas son classement ? Une petite visite lors de promenade sur le futur RAVeL rappellerait cette triste et douloureuse période de la seconde guerre mondiale.

ACCES 840

L’aménagement du futur RAVeL est une opportunité à saisir.

Wait and see !

© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.

Toponymie (suite)

El Rindjîye des Lami.nwèrs ou El Rindjîye des Amis Nwèrs

Dans le récent dossier consacré à la toponymie d’Acoz, j’ai omis d’y signaler un quartier qui a connu, fin du 19e et début du 20e siècle, une importante activité due aux Usines de Moncheret qui y avaient implanté leur site, avec hauts fourneaux, forges et laminoirs.

La rangée de maisons a été construite de l’autre côté de la route pour y loger des ouvriers métallurgistes.

Rindjiye des Lami.nwèrs 150

ANCIEN MONCHERET 1905

Plus d’un siècle sépare ces deux photos. On peut remarquer que le portique d’entrée et le bâtiment de gauche sont toujours bien présents.

ACOZ GROSJEAN

SITE ANCIEN MONCHERET

J’avais contacté Michel ROBERT pour avoir la bonne traduction wallonne. Il m’a fait remarquer que l’on pourrait aussi employer le terme « El Rindjîye des Amis Nwèrs » en faisant référence aux ouvriers qui travaillaient dans de dures conditions.

Précisions

En wallon le terme pour « laminoir » est « aminwêr », c’est par influence du français qu’il est devenu « laminwêr » ; la formulation « amis nwêrs » est une « étymologie populaire ».
J’ai déjà eu l’occasion de signaler que c’était l’article « li » qui était de mise à Acoz ; le passage à « èl » résultant d’une influence du « carolorégien ».

Cordialemement.

Jean-Luc FAUCONNIER.

© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.

 

Toponymie d’Acoz

Les Fonds d’Ôco (Les Fonds d’Acoz)

Fond de la vallée acozienne, au nord du village, à la limite de Bouffioulx.

FONDS D'ÔCO EL BRESSENE

Les Fonds d'Ôco 200Dpi

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El Brèssène (la Brasserie) 

Quartier dans les Fonds d’Acoz, à l’endroit de l’ancienne brasserie d’Acoz (voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – Tome 2 – Pages 172 à 175).

El Brèssène 200Dpi

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El D’zeû l’Bos (le Dessus du Bois)

Au nord-ouest du village, en direction de Joncret et du hameau de Lausprelle. Point culminant du village.

El D'zeu l'Bos 640

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El Courtî (le Courtil)

Ancien sentier reliant l’actuelle rue de la Scavée (en face du n° 7) à la rue de la Raguette. Disparu vers 1970.

EL COURTI 640 1

El Couti scavée 640

COURTIL MINIERES TOURETTE OK

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Li Scavéye (la Scavée)

Chemin démarrant à la Tourette, passant devant le cimetière, pour atteindre les 4 bras des rues des Ecoles et du Centre. Nom venant de terre chavée signifiant en géomorphologie une dépression, une ligne de points bas d’un relief.

LI SCAVEYE 640

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Les Minières

Terrain situé sur la gauche de la rue de la Scavée, après le cimetière. Extraction de minerai de fer (voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – Tome 2 – pages 114 et 115).

LES MINIERES 640

COURTIL MINIERES TOURETTE OK

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A Vôbièsme (Le Vaulx Biesme)

Vallée située au nord du village, après la gare en direction de Châtelet, avant « Les Fonds d’Acoz ». Terme venant sûrement du nom primitif du « Ruisseau d’Acoz » appelé « La Biesme » et « vô » qui signifiait val, vallée.

VÔS BIESME MÂRTIA

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Ô Mârtia (au Marteau)

Versant boisé situé dans la vallée, entre les actuelles cités Hector Pouleur et la rue de Moncheret. Nom dû à l’existence d’une forge sur le dessus du village, non loin de la place du Dessus du Bois.

MARTIA 640

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Ô Tiène del VôBièsme (le Tienne du Vaulx Biesme) 

Sentier qui partait de la rue de la Raguette, situé à l’emplacement de l’actuelle rangée de la cité Hector Pouleur (la rangée de droite en montant) et qui aboutissait à « la Brasserie ». Lors de la construction de ce bloc de maisons sociales, le sentier fut supprimé.

TIENNE DEL VOBIESME 640

A noter qu’il était appelé par certains « Le Tienne Nannan ».

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El Crwê d’Ôco (la Croix d’Acoz)

Au sud du village, à la limite de Gerpinnes. Une croix aurait existé au pied de la côte, dans le premier virage, à droite en montant sur Gerpinnes, non loin de l’ancien passage à niveau de la ligne de chemin de fer Châtelet-Mettet.

El Crwê d'Ôco 640

CRWE ÔCÔ BANC D'FIER MOULIN

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El Moulin Sciyeur (le Moulin Scieur)

Appelé aussi « li Moulin dÔco » (le Moulin d’Acoz) . Il possédait 2 roues. Le long du Ruisseau d’Hanzinne et du RAVeL, au sud du village.

MOULIN SCIEUR 640

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El Bate dou Moulin d’Ôco (la Batte du Moulin d’Acoz)

Barrage sur « le Ruisseau d’Hanzinne », à la limite entre Gerpinnes et Acoz. il était destiné à dévier les eaux de la rivière pour le bief qui alimentait le moulin. Ce lieu est visible en empruntant le RAVeL (à 200 mètres de Gerpinnes,  au niveau du pont qui surplombe la rivière).

EL BATE DOU MOULIN D'ÔCO 640

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Ô Banc d’Fièr (au Banc de Fer)

Campagne entre Gerpinnes et Acoz, au-dessus de « la Croix d’Acoz ». Ancien terrain de football de l’équipe d’Acoz (voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 2 – Pages 55 et 56)

Ô Banc d'Fièr 640

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El Courtî Morète (Le Courtil Morette)

Chemin campagnard longeant l’Ecole Libre d’Acoz pour atteindre la rue de la Chapelle à Joncret. Emprunté par la châsse Sainte-Rolende et les pèlerins lors de la Pentecôte.

COURTIL MORETTE 640

MORETTE BOSQUET ARBRE GUICHOUX 150

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El Bosquèt Demeûr (le Bosquet Demeure)

Petit bois situé sur la route de la rue de Moncheret en direction de Gerpinnes, jouxtant le « Rî des Guichoux ». Du nom de la famille « Demeure » propriétaire du lieu.

Le bosquet Demeure 640

BOSQUET DEMEURE AERIEN 640

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Au Fond des Guichoux 

Campagne  jouxtant « El Bosquèt Demeûr » le long du « Rî des Guichoux ». Signifiant marais.

Fond des Guichoux 640

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El Rûwe dou Grand Âbe (la Rue du Grand Arbre)

Actuellement rue de Joncret. Dénomination due à un arbre appelé « Le solitaire » (dit « Le grand arbre ») qui était situé à la rue des Ecoles à Joncret (à la limite d’Acoz). Il a été déraciné le dernier dimanche de juillet en 1939 (fête à Lausprelle), suite à une tempête entre 22h30 et 23h.  (Source : site www.fagnet.be – Max Ridelle).

Ruwe du Grand Abe 640

Le Grand Arbre 405

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Rûwe du Madjustêr

Dû au fait que le chantre clerc, c’est-à-dire l’organiste liturgique de la paroisse Saint-Martin d’Acoz, habitait rue du Centre (actuellement le n° 2). Il s’agissait de Victor-Joseph TENRET (°1861 – +1924). C’était le grand-père maternel de Marcel et Maurice DUMONT.

« Madjustêr » : mot wallon du français « chantre-clerc ».

Rue du Madjuster 640

RUISSEAU MADJUSTER TRIANO

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El Triano

Actuellement rue Saint-Martin. D’après Jacques François (membre du cercle d’histoire et d’archéologie d’Acoz), cette dénomination est due aux grands peupliers qui se trouvaient plus haut que la chapelle (qui deviendra l’église Saint-Martin).  Par grands vents, les feuilles tremblaient, « trianaient » (voir la reproduction d’Adrien de Montigny, réalisée pour l’album du duc Charles de Croy). (Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 2 – pages 192 et 193).

O TRIANO 640

 O TRIANO PLAQUE 640

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El Rî d’Ôco (le Ruisseau d’Acoz)

Ruisseau traversant le village. Il prend sa source à Hanzinne (d’où le nom actuel de « Ruisseau d’Hanzinne ». Il fut aussi appelé « La Biesme ».

Ruisseau d'Acoz 640

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El Rî d’Bouyon (le Ruisseau Bouillon)

Petit ruisseau qui descend de Villers-Poterie, traverse le parc du château d’Acoz (sous terre), aboutit à l’ancien jardin du château, passe près de la fontaine Sainte-Rolende et se jette dans le Ruisseau d’Hanzinne en aval du pont de la rue de la Tour Octavienne. (Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 2 – Pages 186 et 187).

EL RI BOUYON 640

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El Rî des Guichoux (le Ruisseau « Les Guichoux »)

Petit ruisseau qui prend sa source au lieu-dit « L’Ormaleau, entre Gerpinnes-Centre et Les Flaches, traverse Joncret, passe sous la rue de Moncheret à Acoz-Centre et se jette dans le « Ruisseau d’Hanzinne » (voir le pont sur le RAVeL à Acoz-Centre). Nom officiel : « L’Ormaleau ».

BOSQUET MORLERES RI GUICHOUX

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Les Môrléres  (les Marlaires)

Terrain vague situé à gauche sur le RAVeL en partant d’Acoz, avant la grande prairie du moulin. Dû à l’extraction de la Marne qui servait à enrichir les terres. Terrain où de nombreuses générations de jeunes ont « joué ». Beau panorama du village. D’après mes renseignements : terrain communal qu’on pourrait exploiter. (voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – Tome 2 – pages 166 à 171).

Les Môrléres 150

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Le Mont Brival

Lieu-dit entre Acoz et Villers-Poterie, rue la Tour Octavienne (où est sise la chapelle du même nom) jouxtant le parc « Mon Plaisir ». (Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 1 – Pages  164 à 169).

LE MONT BRIVAL 640

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Ô Bierlu

Vaste campagne entre Villers-Poterie et Acoz, des deux côtés de l’ancienne ligne de chemin de fer Acoz-Mettet.

Ô Bierlu 640.jpg

Ô BIERLU MONT BRIVAL CH STE ROLENDE OCTAVIENNE

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El Blanchisserîye (la Blanchisserie)

Ruisseau venant de Joncret et qui traverse la rue de Villers. Frontière entre Acoz et Lausprelle.

El Blanchisserîye 640

RUE GRAND ARBRE BLANCHISSERIE 150dpi

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Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Sources :

– « Toponymie des Communes d’Acoz et de Joncret » – Joseph ROLAND – 1947

– Site « www.fagnet.be » – Geneviève LUSIAUX

– Archives personnelles – Alain GUILLAUME

 

 

© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.

Les fondations de la gare d’Acoz-Centre

Le lundi 17 septembre dernier, des travaux de terrassements ont été entrepris sur le terrain appartenant à Proximus pour y ériger une annexe destinée à gérer de la nouvelle technologie.

Je m’y suis intéressé, sachant que j’allais y découvrir les fondations de l’ancienne gare d’Acoz-Centre. Quelques coups de pelleteuse et voilà…

Fondations ancienne gare Acoz-Centre

Cette gare fut construite en 1860 et accueillait deux lignes : celle de Châtelet-Mettet et  celle de Châtelet-Florennes-Givet. Suite à leurs désaffectations, elle fut abattue en 1975.

Gare d'Acoz-centre 640

Alain GUILLAUME – Septembre 2018.

 

La croix près de « La Tourette »

Quelle est donc l’origine de cette croix sise en face de « La Tourette », dite « Tour Léonienne », non loin de l’immeuble du Docteur Bernard ALEXANDRE ?

On peut lire dans les archives de la Fabrique d’Eglise de la paroisse Saint-Martin d’Acoz :

« … Don de Eugène-François de Dorlodot, Maître de Forge, ayant sa fonderie à la rue de Moncheret à Acoz, à 200 mètres de la gare.

Monsieur le Baron a également fait don du Christ sur la croix au cimetière, ainsi que de 4 petits Christs de 50 centimètres pour les quatre points cardinaux… ».

Je rejoins les commentaires de Bernard ALEXANDRE lorsqu’il pense que ces croix en béton auraient été plantées aux 4 coins cardinaux du village : la première en face de « La Tour Léonienne », la deuxième à la rue du Petit Floreffe (dans le bois qui descend vers Bouffioulx), la troisième dans les fonds d’Acoz, et la quatrième au sommet de la côte vers Gerpinnes (ce serait plausible, d’où le nom du lieu-dit « La Croix d’Acoz »).

Revenons à celle qui était abritée sous deux magnifiques pins parasols, non loin du cimetière. Bernard ALEXANDRE se souvient qu’elle fut volée un samedi matin par des gens venus sur place avec une remorque. L’opération fut très rapide. Ce vol eut lieu vers 1986.

Croix d'Acoz_1 1000_InPixio

La croix actuelle (en pierre) a été fixée par Léon GERARDS ; son beau-frère Roland BOLLE, fossoyeur, l’avait récupérée au cimetière. Elle a subi l’œuvre de vandales mais Léon GERARDS l’a réparée et refixée.

CROIX EN PIERRE

Autres précisions :

  • cette croix fut implantée sur une enclave de terrain appartenant à la famille de DORLODOT, ce qui peut apporter un argument à l’origine de cette famille de toutes les croix  ;
  • quant aux deux pins parasols, ils ont été abattus fin 1984.

 

Une seconde version de l’origine de ces croix se trouve dans le livre écrit par Jacques FRANCOIS, à l’occasion des 75 ans de l’église de Lausprelle. On y lit :

« Il ressort des renseignements fournis en 1979 par Miche1 TOURNAY de Loverval, fils du pharmacien de ce lieu et ancien propriétaire de la villa  « Les Lutins », rue de la Raguette à Acoz, que sa famille descend en ligne directe des HELSON, eux-mêmes apparentés aux DEMERBE. Selon lui, un HELSON, originaire d’Acoz, devint directeur des Forges et Hauts Fourneaux de La Providence à leurs débuts en 1838. Celui-ci aurait décidé que la première coulée de fonte servirait à fabriquer quatre « Christ » identiques, pour être placés aux alentours d’Acoz et Lausprelle. Afin de concrétiser ses intentions, quatre calvaires furent installés aux endroits suivants :

  • le premier, en face de « La Tourette » des de DORLODOT, dite « Tour Léonienne » (en bordure de la propriété du Docteur ALEXANDRE, proche de l’embranchement de la rue de la Scavée), entouré de 2 pins sylvestres abattus en 1980 ou 1981. C’est le seul qui soit demeuré en place, argenté et fixé sur une croix en béton ;
  • un second appelé « Le Grand Bon Dieu », cloué sur croix et fixé au tronc d’un énorme chêne, à mi-côte de la rue du Petit Floreffe et à proximité de la barrière de Mademoiselle de DORLODOT. Lorsque cet arbre fut abattu vers 1980, des voisins auraient, paraît-il, identifié la personne ayant emporté ce Christ ;
  •  un troisième dit « Croix Michel », situé en un lieu appelé « Le Grand Arbre », sur la  route allant de Joncret vers Acoz. Le pharmacien TOURNAY ayant appris que cet arbre venait d’être abattu par la foudre, vers 1925, vint récupérer le Christ, qui a depuis lors été replacé sur le caveau de sa famille, au cimetière de Gilly ;
  • un quatrième Christ se trouvait dressé à l’entrée de Lausprelle, en direction de Couillet. 0n en a gardé un vague souvenir, car disparu depuis très longtemps ».

 

 

Le Christ du cimetière d’Acoz

Ayant appris l’existence de ce Christ, je me suis rendu au cimetière… et miracle ! Il est toujours bien présent, fixé sur une croix en bois. J’avoue n’avoir jamais pris attention à lui.

CHRIST CIMETIERE

Vous pouvez le découvrir sans difficulté, au bout de l’allée centrale du « vieux cimetière ».  Recouvert d’une couche de peinture que le temps tente d’effacer, il serait peut-être temps de le « soigner ».

 

Alain GUILLAUME – Juillet 2018.

Octave PIRMEZ et la Tour Octavienne

(Notes de feu Joseph ELOY, écrites vers 1980).

Joseph ELOY était une figure marquante de notre village.

Sous-percepteur des Postes au bureau d’Acoz, il s’était lancé dans la politique locale d’abord comme conseiller communal pour ensuite devenir échevin des travaux de 1971 à 1976.

Il était aussi conseiller à la Fabrique d’Eglise de la paroisse Saint-Martin.

Vers 1965, il avait fondé le C.R.H.A. (Cercle de Recherche Historique d’Acoz) avec Marcel MEUNIER et Jacques FRANCOIS. A eux trois, ils ont recueilli de nombreux documents, photos anciennes et archives d’une grande valeur pour notre patrimoine..

Le 25 octobre 1980, lors de l’inauguration de la stèle de la famille d’Udekem d’Acoz, le cercle historique avait organisé une exposition au château d’Acoz où l’on a pu se rendre compte du précieux travail que ces trois personnes avaient réalisé.

Malheureusement, à leur mort, toute cette richesse locale a «  disparu »… quelques documents furent « sauvés » par le Centre Culturel de Gerpinnes.

                                                                                               Alain GUILLAUME.

 

…Qui n’a pas entendu parler d’Octave Pirmez, cet écrivain de talent qui a marqué son époque d’une empreinte profonde ?

Il était né à Châtelet en 1832. Domicilié au château d’Acoz, il y décédera le 1er mai 1883, des suites d’un refroidissement.

Il se retirait volontiers dans une tour située à l’écart, dans un milieu sylvestre, qu’il fit construire en bordure de l’ancien chemin qui conduisait à Villers-Poterie. L’endroit était propice au recueillement et à l’inspiration.

Cette tour fut dénommée par la suite « la Tour Octavienne ».

Il ne s’agit pas d’une tour ayant un quelconque intérêt militaire. C’est avant tout un ermitage vertical, du type moyenâgeux car Octave PIRMEZ était un romantique. Le style est gothique mais avec des meurtrières… ogivales ! Elle possède un porche Louis XVI dans le détail mais de proportions… romanes ! Il n’y a donc rien de valable ni par ancienneté ni par unité de style d’époque.

En fait, cette tour pourrait très bien se situer entre le « pigeonnier » du XVIIIe et le donjon de guerre du XIIe.

Actuellement, ce bâtiment est tombé dans un état de décrépitude et d’abandon, et les descendants du poète se désintéressent totalement de son maintien ou de sa restauration. Nous sommes loin de l’engouement qui marqua les festivités du centenaire de la naissance de l’écrivain, cérémonies qui furent honorées de la visite de Sa Majesté le Roi Albert 1er.

Mais revenons au poète. Il a écrit, entre autres, « Les Feuillées », « Heures de Solitude », « Pensées et Maximes », « Rémo, Souvenirs d’un Frère ». Il excellait aussi dans le dessin et le croquis mais ceux-ci sont demeurés inédits jusqu’à ce jour

Un autre trait de la personnalité d’Octave PIRMEZ était l’indépendance. Celui que l’on a appelé « le Solitaire d’Acoz » était demeuré célibataire mais on lui a connu des maîtresses. Il en a entretenu jusqu’à trois en même temps. D’un heureux caractère, il aimait les facéties. Ce pince-sans-rire ne se privait nullement de faire des blagues, même aux dépens de ses maîtresses. N’avait-il pas imaginé un beau jour d’offrir une toilette identique à chacune d’elles et de les inviter toutes trois à un seul et même rendez-vous à la sortie de la grand-messe du dimanche célébrée en l’église d’Acoz. Lui seul, bien entendu, était absent, bien dissimulé à peu de distance de là pour observer ce qui allait se passer. Décrire la scène serait inutile, on peut facilement imaginer l’embarras des donzelles, sans parler des habitants d’Acoz qui s’en firent des gorges chaudes pendant longtemps…

(Voir l’ouvrage « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME –  tome 1 – pp. 210 à 213).

 

Alain GUILLAUME – Juin 2018.

Le monument dédié à Eugène-François de DORLODOT

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Ce monument a été érigé sur la place de l’église en 1930 (et non 1830 comme publié dans certains articles sur le net), probablement à l’occasion du centenaire de l’indépendance de la Belgique.

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Ce buste en bronze représente une personnalité marquante de la localité, à savoir Eugène-François de DORLODOT(1783-1869).

Descendant de maîtres-verriers implantés à Charleroi depuis le XVIIe siècle, Eugène-François de DORLODOT s’oriente vers une activité sidérurgique après son mariage, en 1819, avec Thérèse HOUYOUX, fille d’un important maître de forges d’Acoz.

Le couple réside dans la « Villa » située à Lausprelle et qui portera le nom de « Château » à partir de 1877.

Engagé dans cet autre métier du feu où les progrès techniques sont considérables, Eugène-François de DORLODOT fait venir un technicien d’Angleterre, Thomas BONEHILL, qui va moderniser les forges d’Acoz dès 1825 et leur procurer un développement considérable (quatre hauts-fourneaux et deux laminoirs au milieu du XIXe siècle).

À la tête de « l’établissement sidérurgique le plus considérable de tous ceux possédés dans l’arrondissement de Charleroi par un particulier », l’entrepreneur subit la crise de 1840 de plein fouet et installe un nouvel outil près de Maubeuge, de l’autre côté de la frontière (le laminoir de Bois-le-Tilleul). Parallèlement, le patron d’industrie se voit confier les rênes de la commune d’Acoz dès les premiers jours de l’indépendance belge, en 1830. Il passe la main en 1858, mais il conserve encore jusqu’en 1863, le mandat de sénateur qu’il a conquis en 1850, en tant que représentant du parti catholique, pour l’arrondissement de Charleroi.

C’est à leur premier bourgmestre que les habitants d’Acoz, soutenus par les autorités communales, rendent hommage en lui élevant un buste. Sur le socle, leurs motivations transparaissent à travers l’inscription qui dévoile le statut de celui qu’ils veulent honorer, à savoir le politique d’abord, l’industriel ensuite :

BOURGMESTRE D’ACOZ

SENATEUR

LE PREMIER BOURGMESTRE

DE LA BELGIQUE INDEPENDANTE

29 SEPTEMBRE 1830

 INSCRPTION 3 660 web.jpg

 

INSCRIPTIONS 1 660.jpg

Le buste est l’œuvre du sculpteur-médailleur Godefroid DEVREESE (1861-1941).

SIGNATURE 660 WEB.jpg

Qui est Godefroid DEVREESE ?

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Après avoir commencé sa formation à l’Académie de Courtrai, l’artiste s’installe à Bruxelles et y poursuit sa formation à l’Académie Royale des Beaux-Arts de 1881 à 1886, ayant comme professeurs les sculpteurs Eugène SIMONIS et Charles VAN DER STAPPEN.

En 1884, il s’installe à Schaerbeek qu’il ne quittera qu’en 1939. Il voyage beaucoup, entre autres en Angleterre, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas et à Paris. Il devient réputé comme sculpteur et comme médailleur et à ce titre participe à de nombreuses expositions. Sa carrière est récompensée par de nombreux prix et distinctions honorifiques. Considéré en Belgique comme novateur dans l’art de la médaille, il en crée plus de 400.

Godefroid DEVREESE participe avec Victor HORTA à la réalisation de plusieurs monuments. C’est ce dernier qui dessine les plans de l’atelier qu’occupera Godefroid DEVREESE à la rue des Ailes à Schaerbeek.

Notre artiste réalise de nombreuses œuvres dont certaines sont monumentales. De son époque à Courtrai, on retiendra le Monument des Eperons d’Or ou encore, le Monument des Bienfaiteurs à Schaerbeek et le Monument à Emile HENRICOT à Court-Saint-Etienne. Il est aussi l’auteur de nombreux bas-reliefs, statues et fontaines.

Il sculpte un vase en bronze (le Vase des Bacchanales) situé avenue Louis BERTRAND à Schaerbeek, offert à la commune par un mécène hennuyer, Raoul WAROCQUE.

La commune de Schaerbeek possède plusieurs œuvres de Godefroid DEVREESE :

  • le Monument des Bienfaiteurs et le Vase des Bacchanales ;
  • 25 sculptures dont les principales sont : Paysanne schaerbeekoise ; La Charité ; L’Enfant au canard ; Cheval sellé ; Deux enfants sur un banc ; Le Lévrier ; Picador ; Maurice Van Ysendijck ; Jules Van Ysendijck ; Danseurs ; Amazone ;
  • 75 médailles dont, entre autres, la médaille de Parsifal (opéra joué au Théâtre de la Monnaie le 21 janvier 1914) et celle, plus imposante et ronde, de La Belgique reconnaissante de 8cm de diamètre.

 

LES BIENFAITEURS SCHAERBEEK 660 WEB.jpg

VASE DES BACCHANALES 660 WEB.jpg

D’autres œuvres sont visibles à Bruxelles, parmi lesquelles :

  • le Buste du Docteur DEPAGE situé à l’Hôpital Saint-Pierre ;
  • Le Condor, au Jardin du Botanique de Bruxelles ;
  • Les Chimères du Monument Anspach ;
  • Le Pêcheur au Palais du Heysel ;
  • les sculptures de la Maison du Cornet à la Grand-Place de Bruxelles.

LE CONDOR JARDIN BOTANIQUE 660 WEB.jpg

RRSTAURATION MAISON DU CORNET 660 WEB.jpgMONUMENT DES EPERONS D'OR COURTRAI 660 WEB.jpg

Alors, chers Acoziens, lorsque vous passerez sur la place de l’église, un petit arrêt devant cette personnalité serait une marque de reconnaissance.

Alain GUILLAUME – Mars 2018.

La guéguerre de DORLODOT – POULEUR

Mon regretté oncle Michel GUILLAUME m’avait raconté la petite histoire du monument érigé en hommage aux victimes acoziennes des guerres 14-18 et 40-45.

Doté d’une excellente mémoire, c’était un charme de l’écouter lorsqu’il narrait avec des incroyables précisions des faits qui s’étaient passés à Acoz. J’ai retenu celui relatif à ce monument.

Il est érigé en 1951, adossé au mur de l’église paroissiale, à quelques mètres du buste d’Eugène-François de DORLODOT.

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Fernand POULEUR, fils d’Hector qui fut assassiné par les Rexistes en 1944, conduit depuis quelques années la liste du Parti Socialiste local. En 1952, son parti remporte les élections communales, prend donc le pouvoir dès janvier 1953 et devient bourgmestre d’Acoz.

DE DORLODOT POULEUR 660 WEB.jpg

Fernand n’a jamais caché son antipathie pour la famille de DORLODOT. Il n’accepte pas de voir les deux monuments sis au même endroit. En 1955, lors de la réfection de la place communale, il fait déplacer cette pierre commémorative en la scellant à la façade avant de l’église, côté gauche. Ce geste politique a été très mal digéré par René de DORLODOT. A noter le mutisme du Curé DOUBLET !

Vers 1990, ce monument est à nouveau déplacé vers le côté droit des escaliers, pour faire place à une rampe d’accès réservée aux handicapés.

MONUMENT 2018 660 web.jpg

C’est à cet endroit que les hommages sont rendus le 11 novembre par les autorités communales, les associations patriotiques et les élèves de l’Ecole de la Providence, ainsi qu’au mois d’août par la Marche Royale Saint-Roch et Saint-Frégo.

 

Alain GUILLAUME – Mars 2018.

Précisions sur « El rûwe du Majustêr »

Actuellement dénommée « la rue du Centre », reliant la rue de Moncheret à la rue des Ecoles, cette petite artère, au centre du village, était appelée par les Acoziens « El rûwe du Madjustêr ».

RUE DU MADJUSTER 660.jpg

D’où vient cette appellation ?

J’ai tout d’abord pris contact avec Michel ROBERT, auteur wallon bien connu dans notre région, pour connaître la traduction et l’orthographe exacte. On peut l’écrire de deux façons : « madjistêr » ou « madjustêr » ; ce qui signifie « chante-clerc » ou « organiste liturgique ».

Grâce à ces renseignements, le lien allait vite être fait. Dans le bas de la rue, à l’actuel n° 2, habitait la famille DUMONT ; les aînés du village racontaient qu’un DUMONT était organiste à la paroisse Saint-Martin.

Et me voilà reparti pour d’autres renseignements. Geneviève LUSIAUX, co-auteur du livre « ACOZ, 1914-1918 », m’a gentiment transmis une partie de l’arbre généalogique de la famille.

 

DUMONT Charles Joseph, Employé
Fils de DUMONT Augustin Joseph(°1846+1924), Menuisier, et de MOURAUX Justine (°1849 +1927). Deuxième enfant de Augustin et Justine. A sa naissance, ses père et mère étaient âgés de 38 ans et 35 ans. Né le 15/11/1884 à Villers-Poterie (6280).
Citations : Union : c 09/08/1926 Acoz (6280) , Témoin, Beau-frère de l’épouse, BOUSETTE Gaston François & TENRET Denise Marie Ghislaine Registre population : Centre, 118   1910/1920 Acoz (6280) , Cohabitant, Gendre, TENRET Victor Joseph
Marié le (c) 06/03/1914 à Acoz (6280) à l’âge de 29 ans, avec TENRET Vulmine Marie Ghislaine1 Fille de TENRET Victor Joseph (°1861 +1924), Organiste, Boulanger, Clerc chantre, Négociant en farine, Clerc organiste, Négociant, et de BROGNIAUX Claire Joseph Ghislaine (Clara dite) (°1861 +1935). Deuxième enfant de Victor et Claire. A sa naissance, ses père et mère étaient tous deux âgés de 25 ans.
2 enfants sont nés de cette union :
1. DUMONT Marcel Victor Théophile Augustin Né le (c) 11/05/1917 à Acoz (6280). Marié le 24/02/1942 à Acoz (6280) avec POULEUR Fernande Marie Ghislaine. Décédé en 1995 à l’âge de 77 ans.
2. DUMONT Maurice Né le (c) 16/06/1920 à Acoz (6280). Uni avec LEMIÈRE.
1   Sources : Archives de Gerpinnes, Acoz N-M-D de 1911 à 1920 ; acte, 5.

 

On peut y découvrir que le chantre clerc, organiste liturgique à la paroisse Saint-Martin d’Acoz s’appelait Victor-Joseph TENRET (1861-1924), époux de Claire-Joseph-Ghislaine (dite Clara) BROGNIAUX (1861-1935). Ils habitaient à la rue du Centre 118 (actuellement n° 2).

Leur fille Vulmine-Marie-Ghislaine TENRET épousa Charles-Joseph DUMONT (°1884).

Le couple DUMONT-TENRET a eu deux fils : Marcel DUMONT (°1917) et Maurice (°1920)

Marcel épousa Fernande POULEUR (fille d’Octave et d’Aline POULEUR (postière à Acoz)

Marcel et Fernande ont eu 3 enfants : Charles, Bernard et Chantal.

Mettant Bernard au courant, ce dernier a apprécié. Et… les miracles existent ! Il m’a transmis les photos de ses arrière-grands-parents.

Victor TENRET  Clara BROGNIAUX 660.jpg

La boucle était bouclée…

 

Anecdotes

La rue du Centre me rappelle un souvenir de mon enfance. J’étais âgé d’une dizaine d’années, je remontais à vélo la rue du Centre pour bifurquer à gauche dans le but de rejoindre la place de l’église. La manœuvre entreprise était hasardeuse, le virage trop serré sur la gauche et… collision frontale avec un cycliste ! La victime s’appelait Eugène MASSINON, jeune époux d’Yvette BERTULOT (sœur de René et d’Andrée). Au moment de l’accident, il tenait en main une charbonnière qu’il venait d’acheter à la quincaillerie toute proche, tenue par Louise DELFERRIERE, épouse de Fernand DEGRAUX, secrétaire communal.

On en est sorti indemnes mais j’ai toujours en mémoire cette charbonnière déambulant la rue du Centre.

Je m’en suis tiré avec une belle engueulade…

Ayant quitté notre village depuis bien longtemps, le couple MASSINON-BERTULOT revient annuellement pour les festivités de la Pentecôte. Eugène accompagne la châsse de sainte Rolende ; il y fait office de diacre.

J’ai toujours grand plaisir de rencontrer Roland BIRON qui, régulièrement, me fait part des conversations qu’il entretenait avec sa maman Elisabeth GIGOT. Cette dernière lui racontait les petits potins et faits qui s’étaient passés dans notre village.

Concernant mon article « El rûwe du Madjustêr », Roland s’est rappelé :

« Maurice DUMONT, le petit-fils de Victor TENRET, a lui aussi fait office de « madjustêr » à Acoz. C’était dans les années 35-45. Maurice, comme son frère Marcel, faisait partie de l’équipe locale de football. Un dimanche, il devait chanter les vêpres dans l’église paroissiale. L’office était prévu à 14 heures 30… et le match de foot (au lieu-dit « Banc de Fer » débutait à 15 heures. Notre chantre clerc, du haut de son jubé, a chanté les vêpres en short ».

Maurice aurait bien mérité une petite place dans le « Guinness Book » !

 

J’ai connu Camille et Victorine SAUME-BEGON qui habitaient dans l’ancienne demeure du « Madjustêr ». C’était vers 1955-1960, le couple avait fait l’acquisition d’un poste de télévision (un des premiers dans notre village). Bien vite, des problèmes allaient perturber la tranquillité du couple. Par moments, des parasites apparaissaient, empêchant une bonne diffusion de l’image et du son. Après de nombreuses soirées où l’énervement et les petites crises de nerfs devenaient de plus en plus fréquentes, on allait découvrir le fautif !

Il ne fallait pas chercher bien loin, la maison voisine était occupée par Georges et Firmine HANQUART-POULEUR qui y tenaient un café. Leur fils Fernand avait aménagé un salon de coiffure. Et c’est là qu’on a découvert le fauteur de troubles : la tondeuse électrique !

Un conflit de voisinage que « Marcel El Champèt’ » a dû gérer !

 

Alain GUILLAUME – mars 2018.

Alain GUILLAUME raconte…

Chers amis,

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie prochaine d’un ouvrage réalisé sur le village d’Acoz.

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Je vous présente la préface.

J’ai vu le jour au pied du « TRIANO » dans la cuisine de l’épicerie familiale « Chez Aline », dans ce quartier avec l’église paroissiale, la place publique, l’administration communale, la gare, les écoles, un décor parfait pour passer une enfance, une adolescence et une jeunesse inoubliables. C’est là aussi, entouré d’une famille, de voisins et d’amis que mes racines se sont nourries de la sève du terroir.

Quelle richesse ! L’église Saint-Martin, ce cher clocher, l’école gardienne avec Soeur CAMILLE et Soeur JULIENNE, des études primaires avec« Monsieur » BEAURIR, le catéchisme, la profession de foi, mon mariage célébré par l’Abbé DOUBLET, un travail dans l’imprimerie familiale, mon épouse Nadine et notre fils Nicolas, une vie associative et sportive pleine avec le football, la balle pelote, les jeux populaires, les marches folkloriques, les fêtes communales, les bals… Que de souvenirs impérissables qui me rappellent le bonheur d’une vie intense et… qui continue.

Me voici dans la cinquantaine ! Des problèmes d’audition vont-ils me condamner à l’isolement ? Petit à petit, la nostalgie m’envahit.

Réagis Alain ! Les proches m’encouragent et me soutiennent.

Le 21 août 2007, c’est la création du blog d’Acoz.

Voilà l’outil qui me redonne des possibilités de converser, découvrir, apprécier, partager…, c’est-à-dire : communiquer.

Je me laisse donc prendre au jeu. Je « lance » une petite devinette ; arrivent les premières réactions avec des propositions ; elle est trouvée !

Je publie mon premier article et les commentaires me « boostent ». C’est parti !

Depuis onze ans je recherche, je me documente, je rencontre… pour le plaisir de partager avec vous tous. Vous êtes déjà 350.000 « visiteurs ».

Mais cet outil virtuel, quel est son avenir ? Survivra-t-il à l’évolution technologique de ce 21e siècle ? Et notre blog ? Nos nombreuses richesses locales rappelées, développées, dévoilées, ont-elles l’assurance de résister ? Question sans réponse ?

Pas pour Nadine et Nicolas qui m’ont proposé un magnifique défi : un livre ! Quatre cent cinquante pages, réparties en deux tomes.

« Il n’y a plus qu’à »… à rassembler et sélectionner les textes, trier les photos et documents, mettre en pages. Après des mois de travail appliqué, les voici ! Des chroniques, des portraits, des interviews, le rappel d’événements importants ou ordinaires qui ont marqué la vie de notre cité ; il y a le sport, le patrimoine, l’histoire…; bref, tout ce qui m’a touché, ému, interpellé.

Certains documents et photos sont repris sur le net.

Prêt ? Tournez cette page ! Et bon voyage, à la recherche de nos racines, dans le temps de notre cher pays d’Acoz.

Alain GUILLAUME – Mars 2018.

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Les deux tomes (au format A4, imprimés sur papier de luxe couché satiné 130 grammes avec reliure au fil de lin) sont mis en vente au prix de 36 euros (+ 8 euros pour port éventuel).

Si vous désirez les acquérir, il suffit de verser cette somme sur le compte bancaire BE48 2600 1968 6827 au nom de Alain GUILLAUME-BERTRAND.

Vous pouvez également les acheter en passant à l’IMPRIMERIE GUILLAUME, rue de Moncheret 28 à 6280 ACOZ (du lundi au vendredi de 8.30 à 12 h. et de 13.30 à 17 h.

 

Renseignements complémentaires :

Alain GUILLAUME – 071 50 10 43 ou a.guillaume@skynet.be