La première gare d’Acoz

Sur le plan reçu de la famille ELOY concernant la maison de perception sise au pied de la Raguette, on peut y lire que cette dernière était appelée « aubette des droits de barrière de la vieille station ».

Cette appellation signifiait la présence d’une gare à cet endroit. J’ai en mémoire l’inscription sur la façade de la maisonnette située de l’autre côté de l’ancienne voie de chemin de fer : « ACOZ » en lettres blanches sur fond bleu. Dans les années 50-60, elle était habitée par Georges et Suzanne DEBURGES ; Georges étant employé à la S.N.C.B. Plus tard, la propriété fut rachetée par Jean et Christiane BLASZCZYK. Est-ce que ces derniers avaient eu connaissance de l’origine du bâtiment ? La demande leur est envoyée et un document photographique atteste bien qu’il abritait bien la première gare d’Acoz.

PREMIERE GARE ACOZ 550

Alain POSTIAU confirme suite à un article du quotidien « LE RAPPEL » datant du 18 octobre 1955.

Cette gare fut donc construite en 1855, date de la mise en service de la ligne 138 Châtelineau-Morialmé et dont l’inauguration eut lieu le 14 juin.

Première gare 640

Ne pas confondre ce bâtiment avec son voisin, également propriété de la S.N.C.B. qui fut occupé de longues années par Omer et Lucienne TOUSSAINT-BORBOUSE ; Omer, lui aussi ancien cheminot. Racheté dans les années 80 par la famille Léopold DERMINE, il appartient désormais à Nancy BLASZCZYK..

Le trafic ferroviaire nécessita la construction en 1866 d’une nouvelle gare qu’on appellera « la grande gare ».

GRANDE GARE 640

En 1887, ce fut l’inauguration en grande pompe de la ligne 137 Acoz-Mettet ainsi que la petite gare au centre du village appelée « gare d’Acoz-Centre ».

GARE ACOZ CENTRE 640

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© Alain GUILLAUME – Janvier 2022.

Qui se souvient des autobus «verts» à Acoz ?

Par Alain POSTIAU   ALAIN POSTIAU 2 100

 

En 1959, la société des Tramways Electriques du Pays de Charleroi et Extensions (TEPCE) décide d’exploiter une nouvelle ligne d’autobus entre Couillet et Acoz gare via Lausprelle et Joncret ; cette nouvelle ligne recevra l’appellation « CA ».

Le service commercial est lancé en avril 1959 et les «autobus verts» du dépôt Genson de Montignies-sur-Sambre sont affectés à cette nouvelle liaison.

Le nouveau type de véhicule retenu par les TEPCE est un châssis Brossel A88 DLM  carrossé par les firmes Jonckheere, Van Hool et Bostovo et motorisé par Leyland ; ces autobus étaient impressionnants par leur taille et par le bruit de la mécanique ;  une agréable odeur de cuir bleu recouvrant les sièges flottait dans l’air dès l’accès.

BUS STIC A Postiau 640

Au dépôt Genson, on retrouve la série des 12 autobus destinés entre autre à la nouvelle ligne ; la numérotation est indiquée sur l’avant de chaque véhicule (la numérotation TEPCE 31 à 42 leur a été attribuée).

Cette nouvelle liaison  Couillet – Acoz via Lausprelle et Joncret s’effectuait en un minimum de temps (voir l’horaire ci-après) et ce malgré le très mauvais état de la rue de Villers entre Lausprelle et l’IMTR. On se souviendra de l’extraordinaire maîtrise des véhicules par leurs conducteurs dans ces mauvaises conditions encore accentuées en période hivernale.

A Couillet Centre, les voyageurs disposaient d’une intéressante et immédiate correspondance avec le tram 8 vers Châtelet ou vers Charleroi Tirou et Gare du Nord. Les horaires de la nouvelle ligne étaient conçus pour une clientèle scolaire mais également offraient à tout un chacun la possibilité de se rendre en ville aux heures d’ouverture des bureaux, services et grands magasins, hôpitaux, piscine Solvay, marchés de Châtelet et Charleroi, cinémas et autres loisirs…

Et ce au départ de nos villages et hameau qui étaient dépourvus jusqu’à présent de transport en commun. Faut-il encore souligner que cette ligne était desservie tous les jours de la semaine ;  y compris les week-ends et jours fériés où une intéressante cadence d’un bus par heure et 30’ avait été planifiée !

Ci-après, un extrait des horaires de 1962 concernant la ligne Couillet – Acoz via Joncret.

horaire 640

En provenance de Couillet, les autobus de la nouvelle ligne faisaient arrêt sur la place Brasseur à Loverval.

Ils desservaient ensuite l’IMTR (nouvellement mis en service) ; la  place de Lausprelle et la place de l’église à Joncret.

Au retour, ils se dirigeaient vers la rue de la Raguette  (avec arrêt à la cité), la rue de Moncheret pour faire ensuite  un demi-tour devant la gare d’Acoz   (actuelle gare des bus TEC) et ainsi entamer un retour vers Couillet.

Cette desserte nouvelle par autobus fut très appréciée par la population locale pendant de nombreuses années.

Au 1er janvier 1962, la concession aux TEPCE arrivant à expiration, une nouvelle intercommunale vit le jour ; ce fut le règne de la STIC (Société des Transports Intercommunaux de Charleroi).

Par la suite, la voirie de la rue de Villers à Lausprelle fut rénovée jusqu’à l’IMTR ; la relation par autobus de la ligne 138b (SNCB) Florennes-Charleroi fut renforcée.

Ainsi, fut-il mis fin à notre ligne Couillet – Acoz.

Par la suite, au gré des différentes adaptations, la STIC mis sur pied une nouvelle liaison express entre Charleroi Beaux-Arts et Joncret via Nalinnes (ligne »E ») ; cette ligne « E » fut prolongée un peu plus tard jusqu’Acoz Centre, son terminus  étant situé rue des Ecoles en face du CPAS.

Actuellement, subsiste la relation Gerpinnes – Joncret – Acoz Centre – Chamborgneau – Couillet – Charleroi Sud et ce dans les deux sens (ligne 20 assurée par le TEC Charleroi). Les autobus actuels sont équipés d’une motorisation du type hybride et offrent un confort remarquable (technologie oblige !).

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Sources : crédit photo : avec l’aimable autorisation de  Mr M. REPS

Document horaire :  Indicateur tram & autobus STIC – Edition 1962 N°1. (www.zone01.be)

 

© Alain GUILLAUME  –  Mai 2020.

 

 

 

 

Des accidents ferroviaires à Acoz

Ayant découvert mon dossier consacré à l’ancien site des Usines de Moncheret, publié le 25 avril dernier, Luc DAL (de Gerpinnes) m’a précisé que Georges DAL cité dans mon article, n’est autre que son grand-oncle.

Georges DAL JPEG 72dpi

Il était né à Châtelineau le 6 décembre 1882 et avait épousé Elvire DELAMOTTE.

Il exerçait la profession de dessinateur industriel et aurait participé à la construction des lignes de chemins de fer en Ukraine. Revenu dans son pays natal, il a occupé le poste de directeur des Usines de Moncheret, résidant dans le château jouxtant l’ancien site, avant d’occuper la villa voisine que l’on appelait à l’époque « la Villa du Directeur ».

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Luc se souvient que la famille avait été impliquée dans un grave accident survenu avant la guerre 40-45. Après des recherches, il m’a transmis cette coupure du « Journal de Charleroi » du 4 janvier 1938 qui relatait très bien les faits…

ACCIDENT 1938 DESSUS 300dpi 640ACCIDENT 1938 DESSOUS 300dpi

 

La villa du Directeur

Cette villa appartenait aux Usines de Moncheret et a été occupée par les différents directeurs  qui s’y sont succédé.

On se souvient à Acoz de Victor EUDOXE qui avait remplacé Georges DAL ainsi que de Léon NOEL, le dernier directeur.

Vers 1975, lors de la fermeture définitive des usines, la propriété fut mise en vente et ce serait la famille GEORGES qui l’aurait acquise avant de la revendre à un appelé Giuseppe DI AMICCI. Ce dernier quitta Acoz en 2008 et c’est alors la famille Dominique BOSSIS qui en devint propriétaire. Dominique BOSSIS est l’administrateur de la S.A. DECOCHALET, sise au même endroit.

VILLA DU DIRECTEUR 100dpi 640
Photo récente de « la Villa du Directeur »
LIEU ACCIDENT 100dpi 640
Dominique BOSSIS, l’actuel propriétaire, sur les lieux de l’accident. Tout récemment, l’ancienne ligne de chemin de fer a fait place au RAVeL.

 

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Déraillement d’une locomotive

Déraillement locomotive type 15 100dpi 640

Cette photo m’a été transmise par Etienne et Luc ELOY. Malheureusement on n’a pas d’autres précisions si ce n’est qu’il s’agit d’une locomotive type 15. L’incident s’est sûrement passé aux environs de la gare lors du passage à un aiguillage.

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Accident mortel

Les documents officiels reçus de Geneviève LUSIAUX attestent d’un accident mortel qui se serait passé à la gare d’Acoz le 11 juin 1930. La victime s’appelait Eugène OVANDO.

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OVANDO Eugène 640

Voici la version que m’avait donnée Lucien SAINTHUILE : 

« Eugène OVANDO avait marché avec la Compagnie d’Acoz lors du week-end de la Pentecôte 1930, les 8, 9 et 10 juin. Le dimanche, l’alcool aidant, il aurait eu des paroles déplacées mettant en cause sainte Rolende. Le mardi, il serait retourné à Gerpinnes et aurait passé la grande partie de la nuit dans les estaminets. C’est en revenant à Acoz, très tôt le mercredi, qu’il aurait été happé par le premier train. Ces faits se seraient passés au passage à niveau de la ligne Châtelet-Mettet, au pied de la Croix d’Acoz. »

Suzanne DEGRAUX m’a confirmé les dires de Lucien.

On peut supposer qu’Eugène OVANDO aurait été transporté à la gare et qu’il y serait décédé.

Eugène OVANDO 100dpi 640

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Un camion verse dans un wagon

Les faits se sont passés au quai aux sables, en face de la gare d’Acoz. C’est à cet endroit que les camions venaient benner, dans les wagons, le sable extrait des sablières de Joncret et de Lausprelle.

Là encore, pas de précisions.

Camion quai au sable 100dpi 640

QUAI AUX SABLES 640 2
Photos actuelles du « quai aux sables »

QUAI AUX SABLES 640

 

Grand merci à Luc DAL, Etienne et Luc ELOY, Geneviève LUSIAUX et Dominique BOSSIS.

© Alain GUILLAUME – Juin 2019.

 

Le passage à niveau d’Acoz-Centre

Etienne et Luc ELOY m’ont récemment proposé la publication d’un petit dossier émanant de leur père Joseph…

Premier état du passage à niveau d’Acoz-Centre

Sur le poteau devant la deuxième femme, se trouvent la manivelle et le treuil actionnant la lisse servant de barrière lors du passage d’un convoi.

Nous ne voyons pas de voie ferrée, sans doute le rail-way est-il encore sur l’assiette de Morialmé-Châtelineau, le long de la route. Par contre, la grande surface plane à l’avant serait peut-être l’assiette de la future ligne de l’Est vers Florennes. On peut situer cette photographie vers 1850-1855.

                                                                                                  (Note de Joseph ELOY).

Barrière Acoz-Centre 300_InPixio 640

Reconstitution barrière 640

Reproduction du treuil 640

MONCHERET 1909-1910 640
Sur cette photo, à l’avant-plan, on distingue les vestiges du rail-way de l’assiette Morialmé-Châtelineau. A gauche, entre les palissades et les usines de Moncheret, la maison du chef de la station de la « Compagnie de Chemin de Fer de Morialmé à Châtelineau ». (Photo prise 1910-1911)

© Alain GUILLAUME – Mars 2019.

Le dernier train « voyageurs » en gare d’Acoz

En 1988, le « Village N° 1 Reine Fabiola » à Ophain fêtait son 25e anniversaire.

Ses responsables avaient lancé, un peu partout en Wallonie, une invitation pour organiser une journée avec défilé sur leur site, le but étant d’offrir un spectacle et porter un peu de joie et de bonheur à ces jeunes et moins jeunes qui n’ont pas la chance de connaître une vie ordinaire.

L’Association des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse a répondu positivement et avait proposé une participation de plus de 1.100 Marcheurs.
Les réunions se succèdent avec les comités de Marche qui désiraient y participer. Une des questions primordiales était le transport. Michel PÂQUES, résidant dans notre village, conducteur à la S.N.C.B., lance l’idée d’un voyage en train. Il interpelle les responsables des Chemins de fer belges et tout se met en place très rapidement. Le départ sera donné de la gare d’Acoz. Et c’est ainsi que la ligne Châtelet-Givet allait revivre, ne fût-ce qu’une journée.

DERNIER TRAIN ACOZ retouché 840 - Copie

Acoz_Gare_21_mai_1988 840

 

TICKET NON PAYANT 600_InPixio

TICKET PAYANT 600_InPixio

Le rendez-vous est fixé le samedi 21 mai à 11 heures 20 avec un itinéraire bien précis, passant par Châtelineau pour la destination de Braine-l’Alleud.
Les compagnies de Marcheurs, dont la Sainte-Rolende de notre village, ont défilé tout l’après-midi. Le retour s’effectua sans problème, d’autant que la plupart des Marcheurs, conscients du devoir qui les attendait, devaient être au poste et en forme le lendemain pour fêter sainte Rolende.

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RETOUR D'OPHAIN A POSTIAU 1 840

La gare d’Acoz était bien triste dans la soirée de ce 21 mai car à 19 heures 30 rentrait son dernier train et elle vivait ses derniers moments d’activité.

Anecdotes

Près de 90 zouaves ont répondu « présent » à cette manifestation, avec dans le cœur un brin de nostalgie lorsque le convoi arrive à hauteur de la défunte usine de Moncheret. Les conversations vont « bon train » et les commentaires fusent : « Wétèz, c’èst drolà dji bouteûs ! » (« Regardez, c’est là que je travaillais ! »), « Eh, wétèz, èl vîye baraque est toudis d’bout ! » (« Eh, la vieille baraque est toujours debout ! »)…

Le Comité d’Acoz a tout prévu : les cannettes de bière et soda sont du voyage … On déguste raisonnablement. Lors du défilé, quelques arrêts sont prévus pour désaltérer les braves soldats. Les minutes s’égrènent, que dis-je ! … les heures !

François BODART, l’homme discret par excellence, profite de l’un de ces arrêts pour satisfaire un petit besoin. Il choisit un endroit. Mais voilà le propriétaire des lieux, semblable à notre Lukaku national à son top niveau, lui administre un shoot bien placé qui, d’après les connaisseurs présents, était d’une fameuse puissance et d’une grande précision. François ne demande pas son reste et nous rejoint sans broncher.

Mais, il ignorait que la scène avait été vue. Le dimanche début d’après-midi, c’est le rassemblement pour la première salve au Château d’Acoz. Quelques copains lui offrent un coussin, l’accessoire idéal pour atténuer les douleurs occasionnées la veille.
Notre jardinier d’un jour jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus !

Un peu d’histoire…

Pour en connaître plus sur cette ligne de chemin fer, j’ai contacté Alain POSTIAU, passionné par le Chemin de fer et son histoire.

Voici son condensé :

  • La ligne 138 (Châtelineau – Florennes Gare de l’Est – 24 km) a été inaugurée le 14 juin 1855.
  • Le dernier train de voyageurs a circulé entre Florennes Central et Châtelineau le 9 mars 1959. Il s’agissait ce jour-là de la dernière circulation en autorail Brossel type 551 de la remise de Florennes Central ; personnel du dépôt de Florennes Central. Le lendemain, les autobus prenaient le relais de l’ensemble du service sur la ligne 138. (Pour info, les bus circulaient déjà en partiel depuis 1954 date à laquelle, la SNCB avait acheté 10 autobus City Liner de la firme van Hool et les avaient affectés à Florennes Central). Pour rappel, de juillet 1956 (dernier train de voyageurs en traction vapeur) jusqu’au 9 mars 1959, tous les trains de voyageurs sur la ligne 138 étaient assurés en autorail AR 551). Ensuite, les autobus ont pris le relais.
  • La fermeture au service « voyageurs » fut le 4 octobre 1960.
  • En mai 1983, un train spécial a conduit les élèves du Collège St-Augustin de Gerpinnes à Walibi. Michel PÂQUES s’y était investi et avait lancé l’idée d’un « Spécial Walibi « .
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L’arrivée du convoi à Acoz-Centre, se dirigeant vers Gerpinnes.
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Frédéric GUILLAUME n’a pas l’air impressionné.
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Le passage à Acoz-Centre.

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  • Sur le tronçon Acoz-Châtelineau, le dernier train de voyageurs a été le « Spécial » mis en ligne pour le transport des Marcheurs ESM vers Ophain en mai 1988.
  • L’autorail AR 554.18 à Bouffioulx et à Acoz. Ces vues ont été faites le même jour. Date : antérieure au 21 mai 1988 mais je n’ai pas plus de souvenir. Il s’agissait d’un dernier voyage organisé par le PFT (Patrimoine Ferroviaire et Tourisme de Saint-Ghislain) avec leur propre matériel (association qui sauvegarde et restaure le matériel déclassé). C’est donc la dernière micheline. Il s’agissait d’un voyage spécial et non commercial (rappel : dernier commercial 9 mars 1959 en AR type 551).
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L’arrivée en gare de Bouffioulx.

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Le passage à niveau au lieu-dit « La Brockmann ».
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Dans les Fonds d’Acoz.
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Le passage à Acoz-Gare.

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  • La fermeture au trafic « marchandises » est intervenue le 1er juin 1991. Il n’y a plus eu de circulation après cette date sauf lors du démontage du tronçon  Acoz- raccordement Disteel en 1996.
  • Pour mémoire, le tronçon Acoz – Gerpinnes  a été démonté en 1986.

(Sources: Paul KEVERS : Belgische spoorlijnen).

Je tiens à remercier Alain POSTIAU, Christian DENEFFE et Anne MONDY pour leur  collaboration et le prêt de documents photographiques

 

© Alain GUILLAUME – Novembre 2018.

L’abri anti-aérien de la gare d’Acoz

Par un après-midi ensoleillé de ce début d’octobre,  me voilà parti rejoindre le quartier de la gare pour y découvrir le débroussaillage, première étape des travaux du prolongement du RAVeL qui rejoindra d’ici peu les Fonds d’Acoz.

Sur les lieux, je rencontre Jean BLASZCZYK, résidant dans le quartier depuis une quarantaine d’années.  C’est la personne toute désignée pour m’aider à retrouver ce que je recherche : l’abri anti-aérien construit à proximité de la gare.
Et Jean m’invite à le suivre sur l’ancienne ligne de chemin de fer, le long du ballodrome.
A quelques mètres de la vieille gare merveilleusement transformée, on y retrouve les traces du quai et l’endroit recherché, discret, camouflé par une végétation étouffante.

Jean BLASZCZYK 150
Jean BLASZCZYK n’a pas hésité pour me conduire devant l’abri.

Bien conservé, ce vestige de la seconde guerre mondiale aurait été creusé par Omer TOUSSAINT (grand-père paternel de Philippe, Christine, Sylvie, ainsi que de Dominique), ouvrier à la S.N.C.B. et employé à la gare d’Acoz.

OMER TOUSSAINT 840

Vers 1950, Omer TOUSSAINT et deux collègues, employés à la gare d’Acoz, dégustent la « Belge Delbruyère » au café « Chez Berny » tenu par Arthur et Ida BERNY-BRASSEUR (parents de Marcel « El Champèt' » – voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, pages 6 à 11).  L’immeuble, sis à la rue de Moncheret, est actuellement la propriété de Christophe AVOLEDO.

Cet abri est un cylindre, d’un diamètre de plus de 2 mètres sur une longueur de 4 mètres ; le béton a été coulé sur place, d’une épaisseur de 15 centimètres. Il possède un trou d’aération qui, à mon avis, pouvait aussi servir d’évacuation en cas d’ensevelissement. A l’entrée, un muret, en guise de sas, a été construit dans le but de protéger les occupants des éclats de bombes éventuels.

ENTREE ABRI 840

ENTREE ABRI 2 840

INERIEUR 1 840

INTERIEUR 2 840

BOUCHE D'AERATION 840

INTERIEUR 3 400

Faisant partie du patrimoine de notre village, l’idée d’une sauvegarde de ce site serait à envisager… et pourquoi pas son classement ? Une petite visite lors de promenade sur le futur RAVeL rappellerait cette triste et douloureuse période de la seconde guerre mondiale.

ACCES 840

L’aménagement du futur RAVeL est une opportunité à saisir.

Wait and see !

© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.

Les fondations de la gare d’Acoz-Centre

Le lundi 17 septembre dernier, des travaux de terrassements ont été entrepris sur le terrain appartenant à Proximus pour y ériger une annexe destinée à gérer de la nouvelle technologie.

Je m’y suis intéressé, sachant que j’allais y découvrir les fondations de l’ancienne gare d’Acoz-Centre. Quelques coups de pelleteuse et voilà…

Fondations ancienne gare Acoz-Centre

Cette gare fut construite en 1887 et accueillait deux lignes : celle de Châtelet-Mettet et  celle de Châtelet-Florennes-Givet. Suite à leurs désaffectations, elle fut abattue vers 1965-68.

Gare d'Acoz-centre 640

Alain GUILLAUME – Septembre 2018.