Articles recueillis dans la presse LA GAZETTE DE CHARLEROI, LE JOURNAL DE CHARLEROI, LA NATION BELGE, LA LIBRE BELGIQUE, LE SOIR, LE VINGTIÈME SIÈCLE, LA DERNIÈRE HEURE, LA MEUSE, L’INDÉPENDANCE BELGE, LE PEUPLE et LA WALLONIE.
7.1.1930
UNE HEUREUSE INTERVENTION SYNDICALE A ACOZ
Samedi dernier, les ouvriers des usines de Moncheret à Acoz avaient déposé les outils pour se solidariser avec un de leurs camarades qu’ils estimaient avoir été injustement congédié par un contremaître. Après une intervention de la délégation syndicale, le chef de service de l’établissement apprécia le fait plus raisonnablement qu’il ne l’avait fait antérieurement. L’ouvrier congédié fut réintégré dans son emploi et le travail a repris normalement.
19.1.1930
A VENDRE
Pour cause de cessation de commerce, à vendre camionnette FORD 500K, tôlée, bon état, 3.500 francs. Moïse MONT à Lausprelle-Acoz.
7.3.1930
OFFRE D’EMPLOI
On demande une fille catholique de préférence n’ayant jamais servi, flamande ou wallonne, pour service fille de quartier. S’adresser château d’Acoz. A Bruxelles, se présenter Baronne PIRMEZ chez MULLER, 1er étage, 30, rue Antoine Dansart.
31.3.1930
MEETING POLITIQUE
La petite commune d’Acoz est en effervescence ; des groupes se sont formés à proximité de la Maison du Peuple. Les grosses lettres rouges de l’affiche annonçant le meeting flamboient sur les murs de l’église.
A l’intérieur de la salle de réunion, se pressent une centaine de camarades. Il y a de l’agitation. La journée rouge produit effet. On discute. On sent les auditeurs impatients d’entendre l’exposé de la situation politique.
Le meeting est présidé par notre ami Hector POULEUR, conseiller communal. Il est entouré des camarades Emile PIRMEZ, conseiller communal, Omer LAURENT, Alphonse MOTTIAT, Emile SAINTHUILE et Eugène OVANDO du comité central.
Le camarade FINET, de la centrale des métallurgistes, prend le premier la parole. Tandis qu’il parle, notre ami Théophile KEST, conseiller provincial, accompagné d’amis de Villers-Poterie, fait son entrée.
Le camarade POULEUR lui cède la présidence au cours de l’exposé du citoyen NAVAUX.
Les orateurs sont longuement ovationnés et le président soulignant l’intérêt des questions débattues, remercie chaleureusement les orateurs.
En somme, excellente journée de propagande et de réconfort.
26.4.1930
UNE GRÈVE ÉPHÉMÈRE A ACOZ
Des lamineurs des usines de Moncheret à Acoz avaient brusquement cessé le travail parce qu’ils estimaient avoir été lésés dans leur rémunération. Un cylindre de laminoir ayant été brisé, il fallut le réparer. Pour cette réparation on paya les ouvriers à un tarif inférieur à celui de leur travail normal. De là le mécontentement.
Après une intervention de la fédération des métallurgistes, les grévistes ont repris le travail et le conflit fut résolu sans dommages.
Nous n’aurions point parlé de ce minime incident s’il n’avait l’intérêt de montrer le bon sens et la correction dont fait preuve l’organisation syndicale.
6.5.1930
CONSEIL COMMUNAL – Séance du 18 avril 1930
Présents : MM. de DORLODOT, bourgmestre ; BOLLE, échevin ; MEUNIER, SCIEUR, DELPIRE, POULEUR Aurélien ; les citoyens POULEUR Hector et PIRMEZ Emile.
Le procès-verbal de la séance précédente est admis.
Caisse publique : admis à l’unanimité.
Concessions au cimetière : admis.
Terrain pour des exploitations sablonnières :
L’échevin BOLLE, MEUNIER, SCIEUR et DELPIRE estiment que ce n’est pas la peine d’accorder ce terrain, il y a trop peu de sable.
POULEUR Hector : Pardon, j’ai examiné les propositions et les chiffres. L’hectare est cédé pour 48.000 francs et on pourra encore y planter des arbres. Si on avait suivi cette politique depuis que les exploitations existent, il n’y aurait plus de dettes. Le BOURGMESTRE dit que notre ami a raison et la majorité se range de l’avis de POULEUR Hector. L’adjudication de ces terrains est admise.
Le Conseil doit voter le compte du 4e trimestre, celui-ci se solde par un déficit de 85.710,12 francs. POULEUR Hector demande au bourgmestre comment cela se fait ? Le BOURGMESTRE : c’est le commissaire d’arrondissement qui nous a fait porter en recette beaucoup plus que ce que nous devions recevoir, et cela depuis 1925. POULEUR Hector : comment, pendant 5 ans, vous ne vous êtes pas aperçus que vous portiez en trop des recettes de contributions indirectes, cela est inadmissible ! Le BOURGMESTRE : mais, Monsieur POULEUR, l’on doit administrer les yeux fermés, pour le moment. POULEUR Hector : mais alors, défendez avec les socialistes, l’autonomie communale au lieu de la combattre, car vous pourriez ainsi fixer vos dépenses d’après vos recettes. M. de DORLODOT : dit au conseil que l’Etat lui réclame 123.000 francs qu’il aurait reçus de trop en 1925, mais qu’il ne savait pas ce qu’on voulait dire.
FETES DU CENTENAIRE
M. de DORLODOT propose d’envoyer une lettre au baron Herman PIRMEZ pour le solliciter de faire partie du comité des fêtes. Son oncle, Monsieur Octave PIRMEZ, a été un grand écrivain, et le baron Maurice PIRMEZ fut représentant pendant de nombreuses années. Admis à l’unanimité.
POULEUR Hector propose de convoquer tous les groupes de la commune pour former le comité. Admis.
POULEUR Hector demande quelques renseignements et déclare que les combattants refusent le subside de 100 francs, accordé pour les funérailles, cette somme est insuffisante. Il demande également si ceux-ci ne pourraient pas avoir une pelouse d’honneur au lieu de l’emplacement pour un caveau, car ils ne pourront jamais obtenir l’argent nécessaire pour construire celui-ci. Admis à l’unanimité.
23.5.1930
A VENDRE D’OCCASION
Loco-tracteur « Austro-Daimler » essence, 2 cylindres, en parfait état. Contacter Georges GREGOIRE à Acoz.
28.5.1930
CLUB COLOMBOPHILE DE LAUSPRELLE ET ENVIRONS
Pont-Sainte-Maxence du 26 mai – Lâcher à 11 heures 15
Classement officiel des 20 premiers : VANIERK Louis, Lausprelle – POULEUR Lucien, Lausprelle – BIRON Alfred, Fond d’Acoz – DESTERK Remy, Lausprelle – CHARLIER Victor, Lausprelle – HARMAND Hector, Chamborgneau – BIRON Alfred – BOLLE Arthur, Lausprelle – COPPEE Emile, Lausprelle – MAUDOUX Hubert, Fond d’Acoz – DELESCAILLE Ernest, Acoz – BERTRAND Oscar, Joncret – GREGOIRE Nestor, Acoz – DELESCAILLE Ernest, Acoz – MEULEMANS Antoine – DEHOUX Félicien – BIRON Alfred – COPPEE Emile.
25.6.1930
A NOS LECTEURS D’ACOZ-LAUSPRELLE
Notre marchand habituel abandonnera son service de distribution à domicile au 1er juillet. Ne trouvant pas de remplaçant, nous prions nos aimables lecteurs de s’adresser, au plus tôt, directement au bureau des postes qui les dessert, pour demander un abonnement postal. Ils recevront ainsi la « Gazette de Charleroi » tous les matins avec leur correspondance.
Voici les prix de nos abonnements postaux : à partir de 1er juillet, jusqu’au 30 septembre 20 francs, jusqu’au 31 décembre 36 francs.
11.7.1930
OFFRE D’EMPLOI
On demande bon mécanicien ajusteur pour machine à vapeur, avec bonnes références. S’adresser à M. Nestor GRÉGOIRE, industriel à Acoz
La famille GRÉGOIRE était propriétaire des sablières à Joncret et Lausprelle. Elle résidait dans la villa sise rue de la Raguette, au coin de la cité Hector POULEUR.
(Voir « ACOZ de A à Z », tome 4, pages 60-67)
18.8.1930
SUICIDE
Hier matin, M. Victor BOLLE, 76 ans, s’est tiré une balle de fusil dans la tête. La mort fut instantanée. Le malheureux, qui souffrait d’une neurasthénie aiguë, avait manifesté, à plusieurs reprises, son intention de mettre fin à ses jours.
26.8.1930
DÉCÈS INOPINÉ
Dimanche, après avoir assisté à la messe, M. BOLLE, échevin depuis 15 ans à Acoz, est décédé subitement.
28.8.1930
UNE VICTIME DE L’AVIATION
Un enfant d’Acoz, M. Achille GRÉGOIRE, élève sous-lieutenant d’aviation, fils de M. Nestor GRÉGOIRE, aurait été tué dans un accident, au cours d’un vol au champ d’aviation de Schaffen, près de Diest. Il était âgé de 21 ans. Les funérailles auront lieu le samedi 30 août à 10 heures, en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz. Elles seront suivies de l’inhumation dans le caveau familial d’Agimont. Réunion à la maison mortuaire à 9 heures 30.
14.9.1930
FÊTES DU CENTENAIRE
Les fêtes du centenaire qui seront célébrées à Acoz le 21 septembre seront rehaussées par une grande manifestation artistique à laquelle participera la célèbre Musique du 1er Régiment des Guides.
16.9.1930
UN MÉMORIAL FRANÇAIS A ACOZ
Ce dimanche a lieu l’inauguration du mémorial des combattants français tués à Acoz-Lausprelle en 1914, en même temps que la glorification des combattants de 1830, de 1914, des prisonniers politiques et des déportés. A 10 heures, une messe solennelle a été célébrée avec assistance pontificale de Mgr GAILLARD, évêque de Meaux. A 14 heures, un cortège s’est formé pour se rendre au mémorial, en présence de Mgr GAILLARD, du général CHARDIGNY, attaché militaire à l’ambassade de France, du général TASNIER, gouverneur militaire de la province de Namur, représentant M. de BROQUEVILLE, ministre de la Défense Nationale, de M. BRICAGE, consul de France à Charleroi, du baron René de DORLODOT, sénateur et bourgmestre d’Acoz. Divers discours furent prononcés, puis, après la plantation de l’arbre du centenaire, le cortège se reforma pour se rendre au monument aux morts de la commune.

19.9.1930
UN FERMIER TUE SA BELLE-SŒUR A COUPS DE REVOLVER
Sur la route de Villers, non loin de la place de Lausprelle à Acoz, se trouve une métairie occupée par Georges BERNY, 29 ans, époux de Madeleine MOUCHERON, 27 ans, originaire de Gerpinnes-Hymiée. Un enfant, actuellement âgé de 6 ans, était né de cette union. Très courageux, les époux BERNY avaient une exploitation agricole de 18 hectares, deux chevaux et six vaches. La sœur de Mme BERNY, Melle Blanche MOUCHERON, 20 ans, habitait avec eux et les aidait dans leurs travaux.
Depuis un certain temps, BERNY était devenu violent. Il rendait la vie impossible aux siens. Dimanche dernier, l’épouse BERNY, lasse de subir ces mauvais traitements, quitta la ferme pour rentrer chez elle à Hymiée, où elle rejoignit sa sœur. Celle-ci se rendit, hier matin, à la ferme pour reprendre son linge. Pendant qu’elle se trouvait à l’étage, le fermier survint et tua sa belle-sœur à coups de revolver. Son coup fait, il prit la fuite à travers les champs, mais ne tarda pas à aller se constituer prisonnier à la gendarmerie de Gerpinnes.


20.9.1930
LE DRAME
L’autopsie de la victime du drame a été pratiquée par MM. les docteurs HALLEWYCK et DANDOIS et elle a démontré que deux balles ayant traversé le poumon étaient mortelles. La troisième balle tirée par le meurtrier n’a pas été retrouvée. On suppose qu’elle s’est égarée dans la chambre où se produisit le crime.
Aussitôt ces devoirs judiciaires terminés, le corps de la victime a été mis en bière et transporté à Gerpinnes (Hymiée), où les funérailles auront lieu ce samedi.
22.9.1930
La commune d’Acoz a célébré dimanche, en même temps que le centenaire de l’indépendance, le centième anniversaire de la nomination du premier bourgmestre de la Belgique indépendante, Eugène-François de DORLODOT, qui fut sénateur de Charleroi.
Le gouvernement était représenté à ces fêtes par M. le baron HOUTART, ministre des finances et par M. JACQUART, secrétaire général du ministère de l’intérieur.
Un buste d’Eugène-François de DORLODOT fut inauguré sur la place communale. Celui-ci est dû au talent du sculpteur DEVREESE.
Cette cérémonie fut l’occasion pour M. JACQUART de magnifier le rôle que jouent les bourgmestres dans notre pays, car, dit-il, ils ne sont pas seulement des magistrats communaux mais ils participent à l’administration générale comme représentants du gouvernement dans la commune.
Il félicita, au nom du gouvernement, la famille de DORLODOT qui a donné les quatre bourgmestres qu’Acoz a eus depuis 1830.
Monsieur le ministre HOUTART prend ensuite la parole pour glorifier les services rendus par la famille de DORLODOT.

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 16-21)
9.10.1930
CONSEIL COMMUNAL – Séance du 4 octobre 1930
Sont présents : Baron de DORLODOT, bourgmestre ; ABSIL Joseph, échevin ; SCIEUR, MEUNIER, DELPIRE, POULEUR et PIRMEZ.
Procès-verbal de la séance précédente – PIRMEZ : demande la parole pour un objet qui n’a pas été porté à l’ordre du jour et qui est inscrit dans le procès-verbal. POULEUR Hector entre en séance. Le BOURGMESTRE dit que nos amis étaient sortis. POULEUR : Pardon ! M. le Bourgmestre, nous n’avons jamais quitté une séance avant qu’elle ne soit levée mais voilà plus d’une fois que l’on inscrit dans le procès-verbal des objets qui n’ont pas passé par le conseil. Le SECRÉTAIRE dit que la séance était levée quand il a fait remarquer au bourgmestre qu’il avait oublié ce objet et que la majorité l’a admis. L’incident est clos.
VŒU POUR LE FONDS DE CHOMAGE
Le BOURGMESTRE propose le vœu mais en subordonnant celui-ci au changement de statut en ce sens que l’on ne payerait plus par habitant mais par ouvriers affiliés à une caisse de chômage. Il cite des chiffres destinés à effrayer les membres du conseil en disant que l’on pourrait payer jusqu’à 30 francs par habitant. POULEUR Hector s’y oppose de toutes ses forces et dit : « Vous avez peur de devoir créer de nouvelles taxes mais si vous payez par chômeur et que notre commune est frappée comme en 1921, en agissant ainsi vous devrez quand même créer de nouvelles taxes et beaucoup plus fort que si vous payez par habitant ». Le BOURGMESTRE répond : « Si vous en faites une question de principe je vais mettre la chose aux voix car je ne pourrais vous convaincre ». DELPIRE : « Mais je travaille au chemin de fer ; l’on me retire 5 % pour tous ces cas et il faut encore que je paie pour les autres ». POULEUR : « Si l’on instaurait le même système dans l’industrie privée, nous n’aurions plus besoin de demander quoi que ce soit pour le chômage ». Le BOURGMESTRE met l’article aux voix.
19.10.1930
AVIS DE BAIL
Le mercredi 29 dito, à 3 heures, à Acoz, à la maison communale : requête de la commune d’Acoz : BAIL PUBLIC MAISONNETTE (ancienne barrière), près de la cure, avec terrain de 3 ares.

1.11.1930
DÉCÈS
On nous prie d’annoncer la mort de Monsieur Jules SCIEUR, boulanger à Acoz, décédé inopinément.
Le service funèbre aura lieu lundi à 9 heures 30 en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz.

16.11.1930
VENTES PUBLIQUES
Etude de Me DETHISE, notaire à Gerpinnes
Mardi 18 novembre, à 9 heures, à Lausprelle sous Acoz
Requête M. Georges BERNY et Mme Madeleine MOUCHERON, devant leur demeure : un beau matériel agricole, vache, chevaux, poney, poulain, poules, coqs, instruments et mobilier.
Cette vente a eu lieu suite au crime perpétré dans cette ferme au mois de septembre. La ferme a été reprise Jean-Baptiste MULKENS et son épouse Paula DELPIRE.
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© Alain GUILLAUME – 6 mai 2026.
