Saint Nicolas en hélicoptère

Le club des jeunes d’Acoz

En 1973, le Comité des Jeunes d’Acoz qui avait jusqu’ici déjà organisé pas mal d’activités au profit des habitants du village a envisagé cette fois de mettre sur pied la Saint-Nicolas pour les enfants.

Saint Nicolas à Acoz le 1er décembre 1973

Après réflexion et échange d’idées, il fut décidé que la fête aurait lieu le 1er décembre. La date étant ainsi fixée, l’ensemble des membres commença à affiner le projet.

Nous nous sommes dit : « Tiens, pourquoi ne pas donner rendez-vous aux enfants et à leurs parents dans le parc du château Pirmez pour attendre l’arrivée du grand saint ? ». Cette idée rencontra l’adhésion de tous. Elle fut donc retenue. C’était un premier point.

Nous nous sommes ensuite penchés sur une manière originale de faire arriver saint Nicolas dans le parc du château… Nous voulions faire en sorte que les enfants soient vraiment émerveillés et gardent le souvenir en mémoire pour très longtemps. Comment faire ? Certes, l’arrivée du grand saint accompagné de son âne et de père fouettard dans le cadre enchanteur du château Pirmez aurait déjà suscité l’émerveillement des enfants. Mais nous en voulions plus … beaucoup plus ! 

Emergence d’une idée un peu folle

C’est à ce moment-là qu’une idée commença à germer dans nos esprits. On imagina l’arrivée de saint Nicolas par le ciel ! En hélicoptère ! Un peu fou non ? Il faut avouer que nous l’étions un peu toutes et tous à cette époque ou tout au moins étions nous utopistes, enthousiastes et pleins de confiance dans notre destin. Pour la plupart, nous avions tous entre 16 et 18 ans et ne doutions de rien et surtout pas de l’impossible ! Car en effet, si aucune ni aucun d’entre nous ne se souvient aujourd’hui de qui a eu cette idée insensée, personne, absolument personne ne se souvient non plus avoir entendu quelqu’un dire que ce ne serait pas possible !

A ce stade, nous n’avions aucune autorisation des propriétaires du château ni celle des autorités communales. Nous n’avions pas la moindre idée du coût et des moyens à engager pour réaliser notre projet. Il restait aussi à trouver un hélicoptère, obtenir le plan de vol, négocier le prix, trouver des cadeaux pour les enfants. Mais bref, le scénario était bel et bien sur la table. Il était impossible de reculer, c’était juré : saint Nicolas arriverait le 1er décembre au château Pirmez en hélicoptère !

Les démarches

Dans les jours qui ont suivi nous avons demandé à rencontrer M. le Baron Edouard PIRMEZ chez qui nous avons reçu un accueil favorable. Il nous a donné son accord pour accéder au parc et pelouses du château.

Nous nous sommes ensuite rendus à la maison communale afin d’exposer notre projet au bourgmestre. Et tant que nous y étions, nous avons sollicité la mise à notre disposition de la salle communale des fêtes. Il nous a été demandé d’introduire une demande par écrit et quelques jours plus tard, nous recevions le feu vert des autorités.

Monsieur le Curé

Une autre idée nous vint également à l’esprit : « pourquoi ne pas solliciter Monsieur le Curé (L’abbé Albert DOUBLET) afin d’accueillir saint Nicolas à son arrivée ? ». Nous nous sommes donc rendus à la cure pour une fois encore expliquer notre projet. De suite, il adhéra à notre proposition et nous assura de sa participation.

L’hélicoptère

Il nous fallait à présent trouver un hélicoptère et ce n’était pas chose aisée dans ces années-là ! Nous nous sommes rendus à Gosselies sur le site de ce qui n’était qu’un petit aérodrome à l’époque. En effet, en 1973 Gosselies n’était pas encore Brussel South Airport avec ses millions de passagers transportés, ce n’était qu’un petit aérodrome fréquenté par quelques CESSNA, MARCHETTI et PIPER occupant un modeste terrain situé à côté de la SABCA : une seule piste, une tour de contrôle et quelques hangars, c’est tout !

On nous dirigea vers la tour de contrôle et on nous présenta un pilote avec qui, après négociations, nous avons conclu un accord (verbal) pour un voyage en hélico de Gosselies à Acoz le 1er décembre 1973 avec un décollage prévu vers 14 h. Cet accord prévoyait la remise préalable de photographies détaillées du lieu d’atterrissage afin de guider le pilote. Non, Google Earth et son Street View n’existait pas encore, pas plus qu’Internet, d’ailleurs ! Le dossier photos a été assuré par Gaby STEVAUX.   

Le casting

Il restait à « embrigader un saint Nicolas ainsi qu’un père fouettard » dans cette aventure car après tout, l’engagement d’un hélico c’était bien beau, mais nous n’avions pas encore trouvé les acteurs principaux.

Ce fut chose faite quand René MOURIALMÉ (gérant de l’épicerie « Louis Delhaize » sise à l’actuelle rue de Moncheret) accepta avec enthousiasme le rôle de saint Nicolas. Jean-Carlo ALBORGHETTI le seconda comme père fouettard dont le grimage fut assuré par Christine TOUSSAINT. C’était du costaud … personne ne l’a reconnu.

Enfin, il a été convenu que le transport de nos acteurs vers l’aérodrome de Gosselies serait assuré en voiture par Paul BRIOLA. Il faut savoir qu’à cette époque, très rares étaient les jeunes qui possédaient une voiture. La plupart d’entre nous se déplaçaient en vélo ou à pied et seuls ceux qui avaient commencé à travailler possédaient un vélomoteur.

Heureusement, les dieux étaient avec nous … 

Les grandes lignes de la fête étant tracées, on s’y prépara dans les détails : la recherche des costumes et des cadeaux à offrir aux enfants, passer les commandes à l’Horeca, préparer le trône à la salle communale, etc… Enfin, le 30 novembre, tout était fin prêt, le soleil brillait, nous étions confiants …

Le lendemain 1er décembre, le village se réveille … sous la neige ! Il fallait croire que les dieux étaient avec nous ! Nous étions loin d’imaginer un hélicoptère atterrir sous la neige dans le parc du château d’Acoz … difficile d’imaginer plus féerique !

Donc vers 12h30, nous partons confiants pour Gosselies en compagnie de saint Nicolas et de père fouettard.

… mais le diable s’en mêle une première fois !

À notre arrivée, un petit hélicoptère blanc est posé au pied de la tour de contrôle. Alain POSTIAU qui avait mené les négociations jusque-là, gravit l’escalier permettant d’accéder au poste de commandement, salue notre pilote et lui demande si tout est en ordre. Et là, c’est la douche froide : le pilote déclare que le vol est annulé à cause des mauvaises conditions météorologiques (neige et brouillard). Alain reste sans voix quelques instants mais, reprenant aussitôt ses esprits, lui explique que cela n’est pas possible, que plus de 50 enfants et leurs parents attendent dans le parc du château et… qu’il n’y a pas de brouillard sur Acoz et qu’il n’a pratiquement pas neigé … Notre pilote hésite, mais comprenant que tous nos efforts jusqu’ici allaient être ruinés dit qu’il devait contacter les services météo de la base aérienne de Florennes pour obtenir l’autorisation de décoller.

… Wait and see.

Alain descend sur le tarmac afin d’expliquer la situation ubuesque qui est en train de se dérouler. Après un long moment d’attente dans l’angoisse, notre pilote nous rejoint et accepte finalement d’assurer le vol vers Acoz.

Ouf !

… puis, le diable encore une fois s’en mêle !

Il n’y a qu’une seule place de passager disponible à bord de l’hélicoptère !

Cela complique donc les choses. Que faire ? Nous décidons de faire embarquer saint Nicolas à bord de l’appareil tandis que père fouettard rentrera à Acoz en voiture avec nous. Mais pour le bon déroulement de l’évènement, l’hélico ne doit pas se poser sur les pelouses du château avant notre arrivée puisque père fouettard est sensé accompagner saint Nicolas dans l’appareil.

Donc voilà la consigne donnée au pilote : il devra suivre nos deux voitures à vue ! Oui, oui, à vue car en 1973 pas de GSM ni de smartphone ni d’autre GPS et pas encore de ring à Charleroi non plus. Il fallait absolument traverser la ville, suivi par l’hélicoptère, donc. Heureusement la circulation n’était pas encore celle qu’elle est aujourd’hui.

Le départ de Gosselies s’est effectué avec un peu de retard mais le trajet s’est fait sans complication.

Il restait à s’arranger pour que notre père fouettard, planqué sous une couverture sur le plancher de la voiture de Paul rejoigne discrètement saint Nicolas à sa descente d’hélicoptère qui allait se poser dans quelques secondes. C’est la neige qui nous a sauvés car l’hélico en s’approchant du sol a soulevé un tel tourbillon de neige que l’on ne voyait plus grand-chose et Paul en a profité pour approcher sa voiture au plus près de l’aire d’atterrissage. Et comme les enfants n’avaient d’yeux que pour l’hélicoptère et pour saint Nicolas, le tour de magie a parfaitement fonctionné. 

Un triomphe !

L’arrivée au château fut triomphale… les nombreux enfants et leurs parents assistèrent médusés, les yeux brillants à l’atterrissage de l’hélicoptère duquel sont sortis notre grand saint… et son fidèle père fouettard. Même notre bon curé Doublet s’est prêté au jeu ! Il s’est avancé, amorçant une rapide génuflexion devant le grand saint et simulant un baiser sur sa grosse bague surmontée d’un faux rubis, « officialisant » ainsi l’évènement.

Succès total, un triomphe !

Le cortège a ensuite quitté le château pour se diriger vers la salle des fêtes de la rue des Écoles où saint Nicolas a distribué cadeaux et friandises aux enfants. Un goûter a été également offert. Cependant, les enfants étaient plus nombreux que prévu, nous avons dû partir en hâte à la recherche des joujoux manquants ; le magasin « Chez Lorette » de la rue de la Raguette nous est venu en aide immédiatement devant notre désarroi. Opération éclair réussie également puisqu’aucun enfant n’est reparti les mains vides.

Notre photographe de service a réalisé l’important travail de photographie de l’arrivée de saint Nicolas au château et de la remise des cadeaux aux enfants. Un album photographique illustrant l’ensemble de cette journée mémorable été réalisé, des épreuves ont été déposées chez les commerçants du village chez qui parents et enfants ont pu en obtenir une copie.

CHATEAU

HELICOPTERE

Atterissage

DANS LA NEIGE 1

CURE DOUBLET

ACCUEIL 1

ACCUEIL 2

DEPART CHATEAU

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Michel GERIMONT WEB

Pierre VANHEEDEN WEB

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André SOHY WEB

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Le souvenir d’un moment heureux

Chacun d’entre nous, membre du comité des jeunes d’Acoz, garde un souvenir impérissable de cette journée merveilleuse mise sur pied au profit des enfants de notre village. La joie qui rayonnait sur le visage des enfants et les étoiles que nous avons vu briller dans les yeux nous ont très vite fait oublier nos angoisses et nos fatigues. On peut se demander aujourd’hui encore qui des enfants ou de nous, les organisateurs, avons été les plus heureux au cours de cette journée. La soirée s’est évidement terminée très tardivement…

À toutes celles et à tous qui se sont investis sans compter et qui se reconnaîtront dans cet article du blog d’Acoz, encore bravo et merci.

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Cet article a été rédigé avec la collaboration de Danielle GANGOLF, Gaby STEVAUX et Alain POSTIAU au nom du Comité des Jeunes d’Acoz et de ses membres.

 

© Alain GUILLAUME – Décembre 2019.

La Fête de la Libération

Dans le tome 2 de mon ouvrage « ACOZ de A à Z » (pages 202 à 207) un dossier est consacré à la Fête de la Victoire ou Fête de la Libération qui fut organisée à Acoz en septembre 1946.

CHAR 660

Philippe BUSINE m’a remis dernièrement un document très intéressant s’y rapportant, complétant ainsi ce dossier.

Je vous le fais découvrir…

Acoz fête de la victoire_1 640

Acoz fête de la Victoire_2 640

Acoz fête de la Victoire_2 bis

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Merci à Philippe BUSINE pour le partage de ce document.

© Alain GUILLAUME – Novembre 2019.

 

Décès de Bertrand THIBAUT

Bertrand THIBAUT

C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de

Bertrand THIBAUT

né à Charleroi le 19 mai 1974 et survenu à Jumet le 22 novembre 2019.

Les funérailles religieuses et bénédiction, suivies de l’incinération au crématorium de Gilly, seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin à Acoz le JEUDI 28 NOVEMBRE 2019 A 10 HEURES 30.

Si vous désirez rendre un dernier hommage à Bertrand, les visites au funérarium Gabriel POSTIAU, rue de la Scavée 32 à Acoz, sont organisées les lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 de 17 à 19 heures.

Le jour des funérailles, rendez-vous à l’église à 10 heures 30.

Ni fleurs, ni couronnes, un don peut être versé à l’Ecole des Jeunes de Rugby sur le compte BE84 0682 4609 2259 avec la mention « don pour Bertrand ».

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Pompes funèbres SPRL GABRIEL POSTIAU

Rue de la Scavée 32 – 6280 ACOZ
Succursale :
Rue de Philippeville 134 – 6120 NALINNES
Tél/Fax 071 50 40 65 – GSM 0495 26 12 12

 

Alain GUILLAUME – Novembre 2019.

Notre maison autrichienne a perdu son millésime

Suite à la fermeture du café « El Coquî » (voir le livre « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 92 à 105), le bâtiment a été mis en vente et a été complètement rénové par les nouveaux propriétaires.

Cette ancienne bâtisse que l’on surnomme « la maison autrichienne » date de 1758. On pouvait y découvrir le millésime ancré dans la façade arrière, visible lors du passage sur le RAVeL.

Grande déception ce dimanche 27 octobre 2019 lorsque j’ai remarqué que ce témoignage du passé avait disparu lors de la réfection extérieure.

Maison autrichienne 1758

MAISON AUTRICHIENNE 2019

J’ai rencontré les propriétaires qui ont été très attentifs à ma remarque. Patientons, cela va s’arranger.

© Alain GUILLAUME – Octobre 2019