En préambule aux élections communales du 12 octobre 1952

Tract distribué « toutes-boîtes » dans Acoz et Lausprelle, en vue des élections communales du 12 octobre 1952.

Le Baron Eugène de DORLODOT, bourgmestre sortant, a décidé de ne plus se présenter, laissant la tête de liste à Jules BRASSEUR.

Le suffrage fut en faveur du parti socialiste. Fin de l’ère de DORLODOT avec ses 4 générations de bourgmestres.

Fernand POULEUR devint bourgmestre et les deux places scabinales revinrent à Amour GÉRARD et Fernand ADAM. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 4, page 81).

Voilà donc le parti socialiste d’Acoz au pouvoir pour la première fois de son histoire.

Tous mes remerciements à Jean HOUASSIN pour le prêt de ces archives.

******

© Alain GUILLAUME –  3 septembre 2026.

Démolition des ponts de la SNCB à Acoz

La ligne de chemin de fer 137 Acoz-Mettet a été inaugurée en avril 1887. D’une distance de 15 kilomètres, elle traversait les localités d’Acoz, Villers-Poterie, Gougnies, Biesme et Mettet. Outre le service « voyageurs », elle desservait les exploitations industrielles, dont les carrières de marbre à Gougnies. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 158-160).

Après la suppression du service « voyageurs » en 1954, le service « marchandises » a survécu jusqu’en 1978. Le tronçon Acoz-Gougnies sera déferré en 1980.

Les deux imposants ponts sur le territoire d’Acoz ont été démolis en novembre et décembre 1990. Le premier surplombait la Nationale 975 dans le virage à la sortie du centre du village en direction de Gerpinnes. Le second surplombait la ligne de chemin de fer 138 Châtelet-Florennes-Givet au lieu-dit « Jonction de la Batte ».

Les travaux pour la création du pré-RAVeL137 Acoz – Villers-Poterie ont débuté en février 2023. Du départ au pied du « S » d’Acoz (N975), non loin de la Chèvrerie du Moulin, ce trajet nous amène au point stratégique situé à l’ancien croisement des lignes 137 et 138 au lieu-dit « Jonction de la Batte ». C’est donc à cet endroit qu’une passerelle allait voir le jour. De cette époque, subsistaient toujours les structures en pierre de l’ancien pont SNCB, sur lesquelles sera installée la passerelle en acier corten. C’est un acier à la composition chimique particulière, ce qui lui confère la propriété de s’oxyder spontanément en surface. Avec le temps, cette rouille de surface se stabilise autour du matériau et forme une patine qui le protège contre les agressions (intempéries, polluants, etc.). Correctement mis en œuvre, l’acier auto-patinable est particulièrement durable et ne nécessite pas d’entretien.

Tout se passe comme prévu, les délais sont respectés et le jeudi 29 juin 2023 cette passerelle, sortant des ateliers de chaudronnerie industrielle MELENS & DEJARDIN de la région liégeoise, d’une seule pièce de 18,7 mètres, pesant 17 tonnes, allait être posée. Une grue impressionnante de 100 tonnes fut nécessaire pour mener à bien ce travail de précision.

Cet ouvrage d’art, unique dans la région, reliant donc Acoz à Villers-Poterie, permet aux promeneurs et autres usagers d’emprunter le RAVeL de la ligne 138.

Quant à la 137, le tronçon a nécessité la réfection du pont reliant Gerpinnes à Villers-Poterie. Les délais de réalisation ont aussi été respectés avec la pose du tarmac en juillet de cette année.

Les travaux du prolongement vers Gougnies seront sous peu terminés.

Les modes doux de nos anciennes lignes de chemin de fer de l’entité de Gerpinnes sont aujourd’hui réalité, au grand plaisir des promeneurs et amoureux de la nature.

La ligne 138 Acoz (limite de Bouffioulx) – Gerpinnes offre 3.780 mètres et la ligne 137 Acoz-Gougnies 4.300 mètres. Nous obtenons donc 8.080 mètres de voies lentes qui traversent nos campagnes et relient ainsi la moitié de nos villages.

Le pont sur la N975

La passerelle sur le RAVeL L137

Lire la suite « Démolition des ponts de la SNCB à Acoz »

Acoz et Lausprelle dans la presse en 1931

Articles recueillis dans la presse LA GAZETTE DE CHARLEROI, LE JOURNAL DE CHARLEROI, LA NATION BELGE, LA LIBRE BELGIQUE, LE SOIR, LE VINGTIÈME SIÈCLE, LA DERNIÈRE HEURE, LA MEUSE, L’INDÉPENDANCE BELGE, LE PEUPLE et LA WALLONIE.

 

4.1.1931

CONSEIL COMMUNAL – SÉANCE DU 30 DÉCEMBRE 1931

Tous les conseillers sont présents excepté l’échevin ABSIL.

Lecture du procès-verbal de la séance précédente, approuvé après les réserves du camarade POULEUR au sujet de la nomination des membres de l’Assistance Publique.

Approbation des essarts communaux. Ceux-ci n’atteignent pas même deux fois le prix d’avant la guerre.

Le BOURGMESTRE décide de soumettre au ministre. Une discussion s’engage entre les fermiers.

POULEUR, ironique : Voici ce qu’il y a, Monsieur le Bourgmestre, les fermiers ont voulu regagner sur les pouvoirs publics ce que les propriétaires terriens leur ont loué trop cher.

Le BOURGMESTRE demande à nouveau d’envoyer le prix au ministre.

POULEUR : Il y a un projet de loi pour la limitation des loyers des terrains ; que l’on ne prenne pas exemple sur les biens des pouvoirs publics.

Renouvellement du mandat de garde-champêtre, admis à l’unanimité.

Demande d’autorisation de bâtir de DUBOIS Jules, admis.

Fonds de chômage : à l’unanimité la somme de 3 francs par habitant est admise après échange de vues entre POULEUR et le BOURGMESTRE.

Il est également décidé de donner le franc supplémentaire pour 3 mois et de donner celui-ci avec effet rétroactif au 1er octobre 1930.

Renouvellement des membres suppléants à l’Assistance Publique. SAINTHUILE Emile est nommé suppléant de HODY François, par 6 voix socialistes ; DECHARLERIE, de PHILIPPE Armand, 5 voix ; MEUNIER, de PHILIPPE Edmond, 5 voix ; LIERI, de DELESCAILLE Ernest, 4 voix ; ABSIL, de HOUYON Henri, de 4 voix.

Le surveillant des travaux demande de faire empierrer le chemin dit Staquet. PIRMEZ fait remarquer qu’il y a longtemps qu’il a demandé l’élargissement de ce chemin et si on l’avait fait alors cela n’aurait pas coûté 1.750 francs. Le BOURGMESTRE demande l’avis du conseiller ABSIL. PIRMEZ a raison à son avis. PIRMEZ dit : C’est dommage que vous ne fassiez pas encore partie du conseil quand j’ai demandé cela car le bourgmestre ne veut rien faire quand la minorité lui demande. POULEUR : Elargissez le chemin et demandez aux habitants de Lausprelle qu’ils conduisent leurs débris sur ce chemin et tout s’arrangera. ABSIL : Cela est juste.

Après échange de vues concernant l’électricité, la séance est levée.

 

16.1.1931

FOOTBALL – Réclamation du Standard Marcinelle contre U.S. ACOZ

Tous les matches de division II joués avec l’aide de BRIOLA Jean sont perdus par l’U.S. ACOZ par 5 buts à 0.

 

5.3.1931

RENVERSÉE PAR UN CYCLISTE

Dimanche soir, vers 8 heures, les époux Alfred DESPAGNE accompagnés d’amis rentraient chez eux à Acoz après une promenade.

A quelques mètres de leur demeure, ils furent rejoints par deux cyclistes dont l’un renversa Mme DESPAGNE qui ne put se garer à temps. Elle fut sérieusement blessée à la tête. M. le Dr GRAVY dut lui appliquer plusieurs points de suture. L’état de la blessée n’inspire aucune inquiétude.

 

27.3.1931

COUR D’ASSISE DU HAINAUT

UN HOMME TUE SA BELLE-SŒUR A ACOZ

Les débats qui vont se dérouler tantôt n’ont pas attiré grand monde dans l’enceinte réservée au public. Cependant, dans la région de Gerpinnes et d’Acoz, cette affaire a suscité beaucoup d’émotion et l’on attend des débats avec nervosité.

Il est midi moins quart quand la Cour fait son entrée. Elle a déjà longuement délibéré.

En réalité, avant l’ouverture des débats, la défense a déposé une requête à la suite de laquelle un arrêt a été rendu.

Il s’agit donc de ce drame au cours duquel Georges-François BERNY, cultivateur, né à Bouffioulx le 1er avril 1901, habitant le hameau de Lausprelle à Acoz, époux de Madeleine MOUCHERON, marié en 1924, père d’un enfant de 6 ans, qui tua sa belle-sœur, Blanche MOUCHERON, dans un accès de colère.

La défense soutient que l’accusé est atteint d’une maladie qui est de nature à faire présumer la démence. Elle demandait avant l’ouverture des débats que la Cour fasse application de la nouvelle législation sur les anormaux et renvoie l’accusé en examen dans un centre psychiatrique. La Cour, après s’être constituée en Chambre du Conseil et avoir entendu les défenseurs, se prononce après délibéré et rend un arrêt par lequel elle juge momentanément inutile de faire faire droit à la requête de la défense.

Le jury est alors constitué.

L’accusé introduit est un homme de petite taille. La face est sympathique. Les cheveux blonds, rabattus en arrière, découvrent un front têtu. BERNY est enveloppé dans un pardessus noir à col de velours et il répond à son interrogatoire d’identité sans hésitation.

Lire la suite « Acoz et Lausprelle dans la presse en 1931 »

Acoz et Lausprelle dans la presse en 1930

Articles recueillis dans la presse LA GAZETTE DE CHARLEROI, LE JOURNAL DE CHARLEROI, LA NATION BELGE, LA LIBRE BELGIQUE, LE SOIR, LE VINGTIÈME SIÈCLE, LA DERNIÈRE HEURE, LA MEUSE, L’INDÉPENDANCE BELGE, LE PEUPLE et LA WALLONIE.

 

7.1.1930

UNE HEUREUSE INTERVENTION SYNDICALE A ACOZ

Samedi dernier, les ouvriers des usines de Moncheret à Acoz avaient déposé les outils pour se solidariser avec un de leurs camarades qu’ils estimaient avoir été injustement congédié par un contremaître. Après une intervention de la délégation syndicale, le chef de service de l’établissement apprécia le fait plus raisonnablement qu’il ne l’avait fait antérieurement. L’ouvrier congédié fut réintégré dans son emploi et le travail a repris normalement.

 

19.1.1930

A VENDRE

Pour cause de cessation de commerce, à vendre camionnette FORD 500K, tôlée, bon état, 3.500 francs. Moïse MONT à Lausprelle-Acoz.

 

7.3.1930

OFFRE D’EMPLOI

On demande une fille catholique de préférence n’ayant jamais servi, flamande ou wallonne, pour service fille de quartier. S’adresser château d’Acoz. A Bruxelles, se présenter Baronne PIRMEZ chez MULLER, 1er étage, 30, rue Antoine Dansart.

 

31.3.1930

MEETING POLITIQUE

La petite commune d’Acoz est en effervescence ; des groupes se sont formés à proximité de la Maison du Peuple. Les grosses lettres rouges de l’affiche annonçant le meeting flamboient sur les murs de l’église.

A l’intérieur de la salle de réunion, se pressent une centaine de camarades. Il y a de l’agitation. La journée rouge produit effet. On discute. On sent les auditeurs impatients d’entendre l’exposé de la situation politique.

Le meeting est présidé par notre ami Hector POULEUR, conseiller communal. Il est entouré des camarades Emile PIRMEZ, conseiller communal, Omer LAURENT, Alphonse MOTTIAT, Emile SAINTHUILE et Eugène OVANDO du comité central.

Le camarade FINET, de la centrale des métallurgistes, prend le premier la parole. Tandis qu’il parle, notre ami Théophile KEST, conseiller provincial, accompagné d’amis de Villers-Poterie, fait son entrée.

Le camarade POULEUR lui cède la présidence au cours de l’exposé du citoyen NAVAUX.

Les orateurs sont longuement ovationnés et le président soulignant l’intérêt des questions débattues, remercie chaleureusement les orateurs.

En somme, excellente journée de propagande et de réconfort.

 

26.4.1930

UNE GRÈVE ÉPHÉMÈRE A ACOZ

Des lamineurs des usines de Moncheret à Acoz avaient brusquement cessé le travail parce qu’ils estimaient avoir été lésés dans leur rémunération. Un cylindre de laminoir ayant été brisé, il fallut le réparer. Pour cette réparation on paya les ouvriers à un tarif inférieur à celui de leur travail normal. De là le mécontentement.

Après une intervention de la fédération des métallurgistes, les grévistes ont repris le travail et le conflit fut résolu sans dommages.

Nous n’aurions point parlé de ce minime incident s’il n’avait l’intérêt de montrer le bon sens et la correction dont fait preuve l’organisation syndicale.

 

6.5.1930

CONSEIL COMMUNAL – Séance du 18 avril 1930

Présents : MM. de DORLODOT, bourgmestre ; BOLLE, échevin ; MEUNIER, SCIEUR, DELPIRE, POULEUR Aurélien ; les citoyens POULEUR Hector et PIRMEZ Emile.

Le procès-verbal de la séance précédente est admis.

Caisse publique : admis à l’unanimité.

Concessions au cimetière : admis.

Terrain pour des exploitations sablonnières :

L’échevin BOLLE, MEUNIER, SCIEUR et DELPIRE estiment que ce n’est pas la peine d’accorder ce terrain, il y a trop peu de sable.

POULEUR Hector : Pardon, j’ai examiné les propositions et les chiffres. L’hectare est cédé pour 48.000 francs et on pourra encore y planter des arbres. Si on avait suivi cette politique depuis que les exploitations existent, il n’y aurait plus de dettes. Le BOURGMESTRE dit que notre ami a raison et la majorité se range de l’avis de POULEUR Hector. L’adjudication de ces terrains est admise.

Le Conseil doit voter le compte du 4e trimestre, celui-ci se solde par un déficit de 85.710,12 francs. POULEUR Hector demande au bourgmestre comment cela se fait ? Le BOURGMESTRE : c’est le commissaire d’arrondissement qui nous a fait porter en recette beaucoup plus que ce que nous devions recevoir, et cela depuis 1925. POULEUR Hector : comment, pendant 5 ans, vous ne vous êtes pas aperçus que vous portiez en trop des recettes de contributions indirectes, cela est inadmissible ! Le BOURGMESTRE : mais, Monsieur POULEUR, l’on doit administrer les yeux fermés, pour le moment. POULEUR Hector : mais alors, défendez avec les socialistes, l’autonomie communale au lieu de la combattre, car vous pourriez ainsi fixer vos dépenses d’après vos recettes. M. de DORLODOT : dit au conseil que l’Etat lui réclame 123.000 francs qu’il aurait reçus de trop en 1925, mais qu’il ne savait pas ce qu’on voulait dire.

FETES DU CENTENAIRE

M. de DORLODOT propose d’envoyer une lettre au baron Herman PIRMEZ pour le solliciter de faire partie du comité des fêtes. Son oncle, Monsieur Octave PIRMEZ, a été un grand écrivain, et le baron Maurice PIRMEZ fut représentant pendant de nombreuses années. Admis à l’unanimité.

POULEUR Hector propose de convoquer tous les groupes de la commune pour former le comité. Admis.

POULEUR Hector demande quelques renseignements et déclare que les combattants refusent le subside de 100 francs, accordé pour les funérailles, cette somme est insuffisante. Il demande également si ceux-ci ne pourraient pas avoir une pelouse d’honneur au lieu de l’emplacement pour un caveau, car ils ne pourront jamais obtenir l’argent nécessaire pour construire celui-ci. Admis à l’unanimité.

 

23.5.1930

A VENDRE D’OCCASION

Loco-tracteur « Austro-Daimler » essence, 2 cylindres, en parfait état. Contacter Georges GREGOIRE à Acoz.

 

28.5.1930

CLUB COLOMBOPHILE DE LAUSPRELLE ET ENVIRONS

Pont-Sainte-Maxence du 26 mai – Lâcher à 11 heures 15

Classement officiel des 20 premiers : VANIERK Louis, Lausprelle – POULEUR Lucien, Lausprelle – BIRON Alfred, Fond d’Acoz – DESTERK Remy, Lausprelle – CHARLIER Victor, Lausprelle – HARMAND Hector, Chamborgneau – BIRON Alfred – BOLLE Arthur, Lausprelle – COPPEE Emile, Lausprelle – MAUDOUX Hubert, Fond d’Acoz – DELESCAILLE Ernest, Acoz – BERTRAND Oscar, Joncret – GREGOIRE Nestor, Acoz – DELESCAILLE Ernest, Acoz – MEULEMANS Antoine – DEHOUX Félicien – BIRON Alfred – COPPEE Emile.

 

25.6.1930

A NOS LECTEURS D’ACOZ-LAUSPRELLE

Notre marchand habituel abandonnera son service de distribution à domicile au 1er juillet. Ne trouvant pas de remplaçant, nous prions nos aimables lecteurs de s’adresser, au plus tôt, directement au bureau des postes qui les dessert, pour demander un abonnement postal. Ils recevront ainsi la « Gazette de Charleroi » tous les matins avec leur correspondance.

Voici les prix de nos abonnements postaux : à partir de 1er juillet, jusqu’au 30 septembre 20 francs, jusqu’au 31 décembre 36 francs.

 

11.7.1930

OFFRE D’EMPLOI

On demande bon mécanicien ajusteur pour machine à vapeur, avec bonnes références. S’adresser à M. Nestor GRÉGOIRE, industriel à Acoz

La famille GRÉGOIRE était propriétaire des sablières à Joncret et Lausprelle. Elle  résidait dans la villa sise rue de la Raguette, au coin de la cité Hector POULEUR.

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 4, pages 60-67)

 

18.8.1930

SUICIDE

Hier matin, M. Victor BOLLE, 76 ans, s’est tiré une balle de fusil dans la tête. La mort fut instantanée. Le malheureux, qui souffrait d’une neurasthénie aiguë, avait manifesté, à plusieurs reprises, son intention de mettre fin à ses jours.

 

26.8.1930

DÉCÈS INOPINÉ

Dimanche, après avoir assisté à la messe, M. BOLLE, échevin depuis 15 ans à Acoz, est décédé subitement.

 

28.8.1930

UNE VICTIME DE L’AVIATION

Un enfant d’Acoz, M. Achille GRÉGOIRE, élève sous-lieutenant d’aviation, fils de M. Nestor GRÉGOIRE, aurait été tué dans un accident, au cours d’un vol au champ d’aviation de Schaffen, près de Diest. Il était âgé de 21 ans. Les funérailles auront lieu le samedi 30 août à 10 heures, en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz. Elles seront suivies de l’inhumation dans le caveau familial d’Agimont. Réunion à la maison mortuaire à 9 heures 30.

 

14.9.1930

FÊTES DU CENTENAIRE

Les fêtes du centenaire qui seront célébrées à Acoz le 21 septembre seront rehaussées par une grande manifestation artistique à laquelle participera la célèbre Musique du 1er Régiment des Guides.

 

16.9.1930

UN MÉMORIAL FRANÇAIS A ACOZ

Ce dimanche a lieu l’inauguration du mémorial des combattants français tués à Acoz-Lausprelle en 1914, en même temps que la glorification des combattants de 1830, de 1914, des prisonniers politiques et des déportés. A 10 heures, une messe solennelle a été célébrée avec assistance pontificale de Mgr GAILLARD, évêque de Meaux. A 14 heures, un cortège s’est formé pour se rendre au mémorial, en présence de Mgr GAILLARD, du général CHARDIGNY, attaché militaire à l’ambassade de France, du général TASNIER, gouverneur militaire de la province de Namur, représentant M. de BROQUEVILLE, ministre de la Défense Nationale, de M. BRICAGE, consul de France à Charleroi, du baron René de DORLODOT, sénateur et bourgmestre d’Acoz. Divers discours furent prononcés, puis, après la plantation de l’arbre du centenaire, le cortège se reforma pour se rendre au monument aux morts de la commune.

 

19.9.1930

UN FERMIER TUE SA BELLE-SŒUR A COUPS DE REVOLVER

Sur la route de Villers, non loin de la place de Lausprelle à Acoz, se trouve une métairie occupée par Georges BERNY, 29 ans, époux de Madeleine MOUCHERON, 27 ans, originaire de Gerpinnes-Hymiée. Un enfant, actuellement âgé de 6 ans, était né de cette union. Très courageux, les époux BERNY avaient une exploitation agricole de 18 hectares, deux chevaux et six vaches. La sœur de Mme BERNY, Melle Blanche MOUCHERON, 20 ans, habitait avec eux et les aidait dans leurs travaux.

Depuis un certain temps, BERNY était devenu violent. Il rendait la vie impossible aux siens. Dimanche dernier, l’épouse BERNY, lasse de subir ces mauvais traitements, quitta la ferme pour rentrer chez elle à Hymiée, où elle rejoignit sa sœur. Celle-ci se rendit, hier matin, à la ferme pour reprendre son linge. Pendant qu’elle se trouvait à l’étage, le fermier survint et tua sa belle-sœur à coups de revolver. Son coup fait, il prit la fuite à travers les champs, mais ne tarda pas à aller se constituer prisonnier à la gendarmerie de Gerpinnes.

 

20.9.1930

LE DRAME

L’autopsie de la victime du drame a été pratiquée par MM. les docteurs HALLEWYCK et DANDOIS et elle a démontré que deux balles ayant traversé le poumon étaient mortelles. La troisième balle tirée par le meurtrier n’a pas été retrouvée. On suppose qu’elle s’est égarée dans la chambre où se produisit le crime.

Aussitôt ces devoirs judiciaires terminés, le corps de la victime a été mis en bière et transporté à Gerpinnes (Hymiée), où les funérailles auront lieu ce samedi.

 

22.9.1930

La commune d’Acoz a célébré dimanche, en même temps que le centenaire de l’indépendance, le centième anniversaire de la nomination du premier bourgmestre de la Belgique indépendante, Eugène-François de DORLODOT, qui fut sénateur de Charleroi.

Le gouvernement était représenté à ces fêtes par M. le baron HOUTART, ministre des finances et par M. JACQUART, secrétaire général du ministère de l’intérieur.

Un buste d’Eugène-François de DORLODOT fut inauguré sur la place communale. Celui-ci est dû au talent du sculpteur DEVREESE.

Cette cérémonie fut l’occasion pour M. JACQUART de magnifier le rôle que jouent les bourgmestres dans notre pays, car, dit-il, ils ne sont pas seulement des magistrats communaux mais ils participent à l’administration générale comme représentants du gouvernement dans la commune.

Il félicita, au nom du gouvernement, la famille de DORLODOT qui a donné les quatre bourgmestres qu’Acoz a eus depuis 1830.

Monsieur le ministre HOUTART prend ensuite la parole pour glorifier les services rendus par la famille de DORLODOT.

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 16-21)

 

9.10.1930

CONSEIL COMMUNAL – Séance du 4 octobre 1930

Sont présents : Baron de DORLODOT, bourgmestre ; ABSIL Joseph, échevin ; SCIEUR, MEUNIER, DELPIRE, POULEUR et PIRMEZ.

Procès-verbal de la séance précédente – PIRMEZ : demande la parole pour un objet qui n’a pas été porté à l’ordre du jour et qui est inscrit dans le procès-verbal. POULEUR Hector entre en séance. Le BOURGMESTRE dit que nos amis étaient sortis. POULEUR : Pardon ! M. le Bourgmestre, nous n’avons jamais quitté une séance avant qu’elle ne soit levée mais voilà plus d’une fois que l’on inscrit dans le procès-verbal des objets qui n’ont pas passé par le conseil. Le SECRÉTAIRE dit que la séance était levée quand il a fait remarquer au bourgmestre qu’il avait oublié ce objet et que la majorité l’a admis. L’incident est clos.

VŒU POUR LE FONDS DE CHOMAGE

Le BOURGMESTRE propose le vœu mais en subordonnant celui-ci au changement de statut en ce sens que l’on ne payerait plus par habitant mais par ouvriers affiliés à une caisse de chômage. Il cite des chiffres destinés à effrayer les membres du conseil en disant que l’on pourrait payer jusqu’à 30 francs par habitant. POULEUR Hector s’y oppose de toutes ses forces et dit : « Vous avez peur de devoir créer de nouvelles taxes mais si vous payez par chômeur et que notre commune est frappée comme en 1921, en agissant ainsi vous devrez quand même créer de nouvelles taxes et beaucoup plus fort que si vous payez par habitant ». Le BOURGMESTRE répond : « Si vous en faites une question de principe je vais mettre la chose aux voix car je ne pourrais vous convaincre ». DELPIRE : « Mais je travaille au chemin de fer ; l’on me retire 5 % pour tous ces cas et il faut encore que je paie pour les autres ». POULEUR : « Si l’on instaurait le même système dans l’industrie privée, nous n’aurions plus besoin de demander quoi que ce soit pour le chômage ». Le BOURGMESTRE met l’article aux voix.

 

19.10.1930

AVIS DE BAIL

Le mercredi 29 dito, à 3 heures, à Acoz, à la maison communale : requête de la commune d’Acoz : BAIL PUBLIC MAISONNETTE (ancienne barrière), près de la cure, avec terrain de 3 ares.

 

1.11.1930

DÉCÈS

On nous prie d’annoncer la mort de Monsieur Jules SCIEUR, boulanger à Acoz, décédé inopinément.

Le service funèbre aura lieu lundi à 9 heures 30 en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz.

 

16.11.1930

VENTES PUBLIQUES

Etude de Me DETHISE, notaire à Gerpinnes

Mardi 18 novembre, à 9 heures, à Lausprelle sous Acoz

Requête M. Georges BERNY et Mme Madeleine MOUCHERON, devant leur demeure : un beau matériel agricole, vache, chevaux, poney, poulain, poules, coqs, instruments et mobilier.

Cette vente a eu lieu suite au crime perpétré dans cette ferme au mois de septembre. La ferme a été reprise Jean-Baptiste MULKENS et son épouse Paula DELPIRE.

 

*****

© Alain GUILLAUME – 6 mai 2026.