La première maison communale d’Acoz

Suite à l’indépendance de la Belgique en 1830, des bâtiments vont être construits pour accueillir les maisons communales, le plus souvent au centre géographique du territoire local. Acoz, comme bien d’autres, va ériger la sienne sur la place du village dans la seconde moitié du XIXe siècle, à quelques mètres de l’église paroissiale Saint-Martin édifiée en 1844.

ACOZ, maison communale et poste, vers 1910 640

C’est le lieu administratif qui recense la population, distribue tout document officiel, gère les lieux publics, les questions culturelles, sociales et de santé pour la population ressortissante de la commune. C’est aussi le siège de l’autorité communale et le lieu où se réunissent le collège des bourgmestre et échevins ainsi que le conseil communal.

D’une superficie totale de 69 m2 (11,50m de façade sur 6m), elle comporte 3 étages : les caves au niveau de l’actuelle rue de Moncheret, le rez-de-chaussée au niveau de la place de l’église et le grenier pour entreposer les archives.

Bâti dans le deuxième tiers du XIXe siècle dans le style néo-classique, ancien bâtiment de l’administration communale en pierre et briques malheureusement décapées. Sur un soubassement de moellons réglés qui devient niveau de cave à l’arrière par la déclivité du terrain, porte axiale en léger ressaut, sous plein cintre à clé sculptée, flanquée de pilastres soutenant une frise nue. Fenêtres en plein cintre également, à l’allège décorée d’un panneau de pierre moulurée. A l’arrière simplifié, portes des caves dans l’axe des fenêtres, au linteau légèrement échancré sur montants monolithes. Bandeau de pierre sur toutes les faces délimitant l’entablement sous la bâtière de tuiles à croupes.

(Inventaire du patrimoine immobilier culturel).

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Le 24 août 1914, les Allemands boutèrent le feu à une cinquantaine de maisons d’Acoz dont le couvent des sœurs françaises (actuellement « PHARMACOZ »), le bureau de poste (à l’actuelle rue de Moncheret 30), l’école gardienne (située à l’époque derrière l’église) et la maison communale.

Pour ce bâtiment public, il fallut attendre 8 ans avant de lancer la souscription en marché public en vue de sa reconstruction. Les bureaux avaient été transférés dans l’immeuble sis derrière l’église qui accueillait l’école gardienne.

Acienne école gardienne 900

Le 1er juillet 1922, le conseil communal approuve les plans et le cahier des charges dressés par l’architecte DUCHATELET de Marcinelle pour un montant de 22.056,65 francs.

La commune ne dispose pas de trésorerie et « ne peut et ne veut obliger les habitants à supporter des réparations qu’ils n’ont pas à payer » (29 juillet 1922). Estimant que le Traité de Paris prévoit « réparation pleine et entière des dommages causés », le conseil ne se pose pas la question du budget. Une première adjudication du travail est accordée à Joseph CHIF-BAUMAL de Châtelineau le 31 août 1922, mais comme le montant définitif des « dommages de guerre » reste flou, la commune se réserve le droit d’arrêter les travaux quand le subside sera épuisé. L’entrepreneur se désiste.

Le 14 septembre 1927, le conseil décide de contracter un emprunt pour terminer les travaux de reconstruction et le 7 octobre 1934, il approuve la soumission de Louis LIBOUTON d’Aisemont. La maison communale sera à nouveau opérationnelle en 1935. (Extrait du procès-verbal du conseil communal d’Acoz en date du 29 août 1922).

AFFICHE COMMUNE 1922

Après la guerre 40-45, le bâtiment se composait comme suit :

  • le sous-sol, au niveau de l’actuelle rue de Moncheret, comportait 3 caves : celle de gauche était réservée au matériel du service des eaux et à la sirène d’alerte, opérationnelle à l’issue de la seconde guerre mondiale ; celle du centre aux outils et matériel des cantonniers ; celle de droite aux sanitaires et stock de charbon ;
  • le rez-de-chaussée avec l’entrée principale, au centre de la façade, donnait accès à un guichet où les administrés pouvaient communiquer avec le garde-champêtre ou le secrétaire communal. C’était aussi le lieu où les demandeurs d’emploi se présentaient chaque jour ouvrable pour apposer « le cachet de présence » sur leur carte de pointage. La pièce principale (2/3 de la superficie) était réservée aux réunions du collège et du conseil et accueillait aussi les cérémonies de mariages. Le 1/3  restant, séparé par un mur, était réservé aux bureaux du bourgmestre et du secrétaire communal. Une fois par semaine, le receveur communal venait y tenir les comptes financiers et effectuer les paiements.                                                                                                                               

    Impression

  • Le grenier stockant les archives était accessible par une trappe que l’on atteignait à l’aide d’une échelle.

Vers 1965, Acoz ayant pris de l’extension suite à la construction des cités à la rue de la Raguette et à la vente de nombreuses parcelles à bâtir à la rue Trieu du Charnoy, les locaux administratifs devenus exigus, les bureaux de l’administration communale seront transférés dans l’ancienne maison de l’instituteur de l’école communale, rue des Ecoles, jusque fin 1976, date de la fusion des communes.

Maison de l'instituteur 900

Le bâtiment sur la place de l’église sera transformé pour accueillir le local de la Fanfare Royale d’Acoz.

Arriière 900

PIGNON COMMUNE 500

 

Un « petit endroit » discret

Présent depuis des décennies, cet urinoir est situé au coin de la place, adossé à l’ancienne maison communale…  « Visité » régulièrement par nos amis musiciens et très « prisé » les jours des festivités Sainte-Rolende et Saints-Roch-et-Frégo !

Urinoir 640

 

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© Alain GUILLAUME – Février 2023.

 

Décès de Guy FEYERS

NOUVEL AVIS DE DECES :

Guy FEYERS

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né à Acoz le dimanche 9 février 1947 et décédé à La Louvière le dimanche 22 janvier 2023 à l’âge de 75 ans.

La crémation aura lieu au crématorium de Gilly le samedi 28 janvier 2023 à 10 heures, suivie de la dispersion des cendres au jardin du souvenir.

La levée du corps avec bénédiction est prévue à 8 heures 45 funérarium DONATO, rue Victor Parin 55 à La Louvière.

Les visites sont souhaitées de 18 à 19 heures 30.

Guy a exploité de nombreuses années la ferme agricole sise derrière « la Tourette », rue de Villers à Acoz.

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Alain GUILLAUME – 22 janvier 2023

Décès de Marie-Louise ERNOULD

La famille nous prie de vous annoncer le décès de

Marie-Louise  ERNOULD

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née à Acoz le mardi 30 janvier 1934 et survenu à Gerpinnes ce mercredi 18 janvier 2023 à l’âge de 88 ans.

Marie-Louise repose au Funérarium Donati, avenue Albert 1er 25 à 6280 Gerpinnes où les visites sont souhaitées les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 de 17 à 19 heures.

Les funérailles religieuses seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz le jeudi 26 janvier 2023 à 9 heures 30, suivies de l’incinération au crématorium de Gilly à 11 heures.

Levée du corps au funérarium à 9 heures 10.

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Alain GUILLAUME – 19 janvier 2023.

Décès de Robert ADAM

Je viens d’apprendre le décès de

Robert ADAM

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survenu à Montignies-sur-Sambre le 12 janvier 2023 à l’âge de 73 ans.

Robert et sa famille résidaient dans les anciennes cités sises rue de la Raguette.

Dans les années 60, avec ses frères Claude et Gérard, il fréquentait l’école communale d’Acoz.

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Alain GUILLAUME – 19 janvier 2023.

Décès de Monique BERNY

La famille nous prie de vous annoncer le décès de

Monique BERNY

Veuve de Willy BERTULOT

née à Acoz le 1er février 1940, survenu à Gilly le 9 décembre 2022.

Monique BRERNY 2

Les funérailles religieuses, suivies de l’inhumation dans le caveau familial, seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz le mercredi 14 décembre 2022 à 10 heures.

Monique repose à son domicile, rue des Ecoles à Acoz où les visites sont souhaitées les samedi 10, dimanche 11, lundi 12 et mardi 13 décembre de 16 à 19 heures.

Le jour des funérailles, réunion à la maison mortuaire à 9 heures.

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Pompes Funèbres CRISPIN-POSTIAU, rue de la Savée 32, 6280 Acoz

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Alain GUILLAUME – 10 décembre 2022.

Ajout dans la photothèque

Lors des cérémonies du 11 novembre, Joseph MARCHETTI m’a signalé la présence d’Emile MONT sur la photo des garde-champêtres, dans la photothèque postée le 11 septembre 2022.

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La nouvelle version a été publiée dans le dossier initial.

Grand merci à Joseph.

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© Alain GUILLAUME – 13 novembre 2022.

La crypte de l’église Saint-Martin d’Acoz

En 1849, lors de la construction de l’église paroissiale Saint-Martin à Acoz, une crypte fut aménagée côté de la petite nef gauche, en-dessous de la deuxième sacristie qui, en fait était l’ancienne tribune de la famille de DORLODOT. La sacristie était accessible par l’extérieur en empruntant la petite enclave pour atteindre la porte d’entrée.

Site de la crypte 640

Cette crypte renferme les corps de la famille de DORLODOT, ainsi que celui de l’abbé Eugène DRUET, curé de la paroisse.

Elle se compose de 5 niches de 3 niveaux se trouvant en réalité sous l’ancien cimetière.

Lors du déblaiement en 1959, les 5 niches supérieures ont été mises à jour. La solution était de construire un trottoir pour la conservation de celles-ci.

Il fallut enlever la grande dalle en pierre pour accéder au lieu et on y a découvert un caveau au centre de la salle. Celui-ci est constitué de 3 rangées de 2 emplacements. Les 5 niches emmurées sont construites sur 3 étages. Le plafond est une solide voûte en briques. Entre les cercueils superposés et ladite voûte il existe un espace de 80 centimètres à 1 mètre.

Niche 1 Fabrique 640

Niche 2 FabrIque 640

Niche 3 Fabrique 640

Profitant de l’ouverture, la famille de DORLODOT a exhumé plusieurs cercueils qui ont été transférés dans la crypte de l’église paroissiale Saint-Léon de Lausprelle.

Selon les écrits de Marcel DEBERG, actuellement la crypte renfermerait 9 corps : 6 dans la salle (caveau) ; 1 dans la rangée supérieure des niches (dans la fond) où repose le corps de l’abbé DRUET ; 2 dans la rangée du dessous.

Plan Alain

Le 24 août 2014, pour commémorer le 100ème anniversaire de la mort de l’abbé DRUET, le Conseil de la Fabrique d’Eglise a scellé une plaque commémorative au mur de l’église, à l’emplacement de la crypte où repose le corps du martyr.

DRUET 24.8.2014 031 640

DRUET 24.8.2014 041 500

ABBE DRUET 640

Le corps de l’Abbé DRUET fut placé dans un double cercueil et inhumé, soit dans le cimetière près de l’église, soit dans celui de la rue de la Scavée.

Sans connaître la date exacte, Fernand SAINTHUILE, fossoyeur à Acoz, procéda à l’exhumation du cercueil pour le placer définitivement dans la crypte des de DORLODOT.

En mai 2019, le service des travaux de la commune de Gerpinnes a procédé au déblaiement du trottoir le long de l’église ce qui a permis de mettre à jour 3 niches supérieures. Avec l’aide de Didier BRISON et Camille DIERICKX,  on a pu s’introduire à l’intérieur de la crypte pour y prendre quelques photos :

Niches extérieures 640

Niche 4 640

Niche 5 640

Niche 6 640

Niche 7 640

Le trottoir fut remplacé par des bacs à fleur du plus bel effet.

Bacs à fleurs 640

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© Bernard ALEXANDRE et Alain GUILLAUME – Novembre 2022.

Décès d’André CHERMANNE

On nous prie de vous annoncer le décès de

André CHERMANNE

André CHERMANNE 400

né à Acoz le 8 août 1944, survenu à Loveral le 25 octobre 2022.

Les funérailles religieuses seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz le mercredi 2 novembre 2022 à 10 heures 30, suivies de la crémation à Gilly à 12 heures. Le retour de l’urne funéraire est prévu à 15 heures au cimetière d’Acoz.

Dans l’attente, les visites sont souhaitées les vendredi 28 et samedi 29 octobre ainsi que le mardi 1er novembre de 17 à 19 heures, au funérarium CRISPIN-POSTIAU, rue de la Scavée 32 à 6280 Acoz.

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Alain GUILLAUME – 25 octobre 2022.

Pierre PONCELET, dit « El Nwâr Piér »

En février 2016, j’avais publié la reproduction du document relatif au 100ème anniversaire de l’indépendance de la Belgique qui fut réalisé par la famille de DORLODOT. On y découvre les listes des différents bourgmestres, échevins et conseillers qui se sont succédé. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 162-163).

Famille de DORLODOT

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai reçu un courriel émanant de France.

En voici sa teneur :

Cher Monsieur,

Je suis un arrière-arrière petit-fils de Pierre PONCELET, échevin d’Acoz à la fin du 19ème siècle, et dont vous signalez sur votre blog qu’il était surnommé « El Nwâr Piér’ ». Savez-vous d’où lui vient ce surnom, et d’où vous vient cette information ?

Je suis en contact depuis quelques temps avec Geneviève LUSIAUX, qui m’a pas mal aidé sur la partie généalogique. Je viens d’ailleurs de lui transmettre cette photo (ci-jointe), lui disant qu’il s’agissait vraisemblablement de Pierre et Hortense PONCELET et de leur famille, a priori réunie à Acoz (reconnaissez-vous cette maison ?). Cette photo ne m’appartient pas ; je l’ai récupérée chez les descendants de Valérie PONCELET, la fille de Pierre (je suis quant à moi un descendant de Cyrille PONCELET, fils de Pierre et frère de Valérie).

Pierre PONCELET travaillait aux forges d’Acoz et semble avoir été un homme de confiance du baron de DORLODOT (le fils, Eugène-Charles). Ce dernier l’a d’abord envoyé avec toute sa famille à Trith-Saint-Léger près de Valenciennes, vers 1876, à l’époque où avait investi dans l’usine du Poirier (créée par les LECLERCQ, avec lesquels la famille de DORLODOT avait noué des alliances). Lorsque le baron se lança dans l’aventure des Aciéries de France dans les années 1880, Valérie, mariée, resta à Trith, l’aîné (Jules PONCELET) fut envoyé aux forges de Grenelle à Paris, tandis que tout le reste de la famille partit à Isbergues (Pas-de-Calais) pour démarrer la nouvelle aciérie. Pierre apparaît dans le recensement d’Isbergues en 1886 comme cabaretier, ce qui nous intrigue. Il rentra ensuite à Acoz dans les années 1890 et c’est alors qu’il exerça comme échevin (sachant qu’il ne savait ni lire ni écrire lors de son mariage…).
Cyrille se fixa un temps à Isbergues (où naquit mon grand-père), avant de partir à Neuves-Maisons puis à Herserange-Longwy, dans le bassin sidérurgique lorrain. Il commença comme tourneur sur fer (puis fut chef-tourneur, puis chef des laminoirs), et reçut une médaille d’argent à l’exposition universelle de 1900 à Paris. Hormis Marguerite qui épousa un DANNIAU de La Louvière, tous les enfants de Cyrille se sont établis en France, où se trouvent les descendants. Mon grand-père Ernest PONCELET est le seul des fils à n’avoir pas travaillé dans la sidérurgie ; il s’installa à Lille, où je suis né.

De nombreuses inconnues persistent, d’autant que nous n’avons pratiquement pas d’archives familiales.

Je vous remercie par avance de votre aide.

Bien cordialement,
                            Hervé WATIER
                            Professeur à la Faculté de Médecine et au CHU de Tours

                            11 novembre 2019.

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Pierre PONCELET (1835-1920) et Hortense RIGAUX (1840-1911) sont assis au premier rang et au centre, entourés de leurs cinq enfants (Jules, Valérie, Cyrille, Camille et Eugène) et beaux-enfants, et de leurs 15 petits-enfants (les deux plus jeunes sont absents). La photo a été prise vers 1909, très probablement à l’occasion de leurs noces d’or (ils se sont mariés à Acoz le 7 mai 1859).

Pierre, « El Nwâr Piér », travaillait aux forges d’Acoz. Il fut 2ème puis 1er échevin d’Acoz dans les années 1890.

Son arrière-arrière-petit-fils (descendant de Cyrille) vit en France et n’a découvert l’existence d’Acoz que très récemment. Il a découvert cette photo chez les descendants de Valérie PONCELET qui vivent également en France et qui ont aimablement accepté qu’elle soit mise en ligne.

Pierre PONCELET a donc eu des fonctions de 1er et de 2ème échevin, mais il y a encore plus intéressant dans le document, il y a un E. PONCELET receveur. Il s’agit très certainement d’Eugène PONCELET, le dernier fils de Pierre (1874-1959), qui avait épousé Céline RIDELLE (1874-1946) et qui a longtemps gardé une adresse à Acoz. Dans les années 1920, il y était « employé ». Je sais qu’il y a des descendants de ce côté, mais je n’ai pas encore réussi à les localiser… Ce qui m’étonne un peu, c’est de ne pas retrouver de PONCELET dans le conseil de fabrique ; c’était une famille très pratiquante, mais peut-être pas assez argentée pour présider aux destinées matérielles de la paroisse… 

Je vous remercie très sincèrement de cet échange.

Bien cordialement,

                                                                     Hervé WATIER

                                                                     12 novembre 2019.

 

Voici ce que je peux ajouter sur Pierre PONCELET. Originaire de Bioul près de Namur, il est sans doute arrivé à Acoz autour de 1858 âgé de 23 ans, au moment où Eugène Charles de DORLODOT prenait les rênes des forges d’Acoz à l’âge de 35 ans. Il ne tarde pas à rencontrer Hortense RIGAUX et à l’épouser en 1859, épousant ainsi le petit monde des forges d’Acoz puisque les familles RIGAUX et CORNET comptent de nombreux forgerons, marteleurs, tourneurs, lamineurs et autres puddleurs. C’est probablement parce qu’il a été vite accepté de la communauté acozienne que le baron de DORLODOT compta sur lui pour maintenir la cohésion au sein de la communauté acozienne émigrée à Trith puis à Isbergues, d’où peut-être le métier de cabaretier qu’il occupe alors. On sait qu’il habitait dans les années 1880 dans le « coron des Belges » à Isbergues, mais le cabaret n’est pas identifié. Son retour à Acoz vers 1894 correspond à sa prise de fonction comme échevin, une fois encore au service de la communauté. Même pour Cyrille PONCELET mon arrière-grand-père qui avait épousé la fille d’un fermier d’Isbergues, Acoz restait le port d’attache familial. Geneviève LUSIAUX, que je remercie une fois encore, avait trouvé un billet daté de 1920 et signé de Cyrille PONCELET en annexe des registres de population d’Acoz 1910-1920 : il y mentionne tous ses enfants, comme s’il voulait qu’ils soient eux aussi des enfants d’Acoz. Son fils Ernest, mon grand-père avait d’ailleurs opté pour la nationalité belge à sa majorité.

DCF 1.0

Un dernier élément résonnant avec la triste actualité se rapporte à l’expertise sidérurgique de la main d’œuvre carolorégienne très réputée et très demandée. Elle fut d’abord exportée en France, mais aussi en Ukraine, dans l’actuel Donbass, au début du 20ème siècle. On sait que Cyrille PONCELET a failli y partir avec ses fils, mais on ignore ce qui l’a finalement retenu en France. Camille PONCELET par contre, enfant d’Acoz, est parti vivre en Ukraine plusieurs années avec sa famille, et ses descendants détiennent encore un laisser-passer signé du tsar.

                                                                  Hervé WATIER
                                                                  30 avril 2022.

La seconde photo transmise par Monsieur WATIER, qu’il a justement obtenue des descendants de Camille PONCELET (1867-1943), le 3ème fils de Pierre, allait m’aider dans ma recherche de localisation.

Photo Acoz, début 20è 640

La photo a été prise devant leur demeure sise à l’actuelle rue de Moncheret 199, jouxtant le bâtiment de l’ancienne brasserie, propriété à l’époque de la famille de DORLODOT.

Rue Moncheret 199 640

Quant à Eugène PONCELET, j’ai découvert que le couple résidait à la rue des Ecoles, actuellement 43.

RUE DES ECOLES 43 640

Le couple a eu une fille prénommée Jeanne (1897-1954).

DCF 1.0

Roland BIRON conforte mes dires, se souvenant que cette maison était appelée « maison PONCELET » et qu’une dame âgée y résidait avant 1950. Il s’agissait de Jeanne.

Hervé WATIER 2 300

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Réaction de Philippe CHERMANNE

Philippe précise que la maison de la famille Eugène PONCELET se situait au numéro 42 et non 43. Il joint ce document, extrait d’un acte de vente.

ACTE DE VENTE 640

Rue des Ecoles 42 640

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© Alain GUILLAUME – Mai 2022

Décès de Lydia HERODE

Nous venons d’apprendre le décès de Lydia HERODE, veuve de René MOURIALMÉ, survenu le 2 avril 2022 à l’âge de 75 ans.

Lydia HERODE 350

Lydia repose au funérarium CRISPIN-POSTIAU, rue de la Scavée 32 à Acoz où les visites sont souhaitées ces mercredi 6 et jeudi 7 avril de 17 à 19 heures.
La cérémonie religieuse aura lieu le vendredi 8 avril à 9 heures 30 au crématorium de Charleroi-Gilly et sera suivie de la crémation.

Levée du corps au funérarium à 8 heures 30.

L’urne sera inhumée au cimetière de Biesme vers 13 heures.

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Alain GUILLAUME – 4 avril 2022.

 

La maison autrichienne a retrouvé son millésime

En octobre 2019, suite aux travaux entrepris à la maison autrichienne qui abritait le café « El Coqui », j’avais remarqué que deux des chiffres du millésime scellés dans la façade arrière avaient disparu (voir ce blog, catégorie « patrimoine – octobre 2019).

J’ai immédiatement pris contact avec les propriétaires qui se sont vus navrés et qui ont accepté que l’on replace ces deux chiffres.

Une petite visite chez mon ami Charles CHAPELLE… et je suis revenu à Acoz avec les nouvelles ferrures qu’il a forgées gracieusement.

Charles CHAPELLE 640

Le placement a été réalisé ce jour par Michel THIRY, originaire d’Acoz, qui, souvenons-nous, a réalisé la toiture de la potale dédiée à sainte Rolende.

Michel THIRY 640

Me voilà satisfait et heureux…

4 chiffres 640

Grand merci à Charles et Michel.

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© Alain GUILLAUME – 24 octobre 2022.

« Wallace Collection » au château d’Acoz

Suite à la publication du dossier consacré à l’ancienne commune d’Acoz, Luc ELOY me signale qu’il a souvenance que le groupe musical « WALLACE COLLECTION » est passé au château PIRMEZ, vers 1970, pour une séance photos.

Rappelons brièvement que « WALLACE COLLECTION » est un groupe de pop rock belge, formé en 1969. Il tire son nom du célèbre musée londonien « Wallace Collection », situé près des studios d’EMI.

Il se rend célèbre grâce à la chanson « Daydream », tirée de l’album « Laughing Cavalier » enregistrée en 1969 à Abbey Road, les fameux studios des « Beatles », et dont le refrain s’inspire du final du « Lac des Cygnes » de Tchaïkovski.

Ce 45 tours connait un grand succès dans plus de 21 pays et se classe même numéro 1 en Belgique. Il s’est vendu à 2 millions d’exemplaires et aura marqué toute une génération.

En avril 1969, CLAUDE FRANÇOIS reprend cette chanson en français sous le titre « Rêveries ». Par ailleurs, « Wallace Collection » avait aussi sorti cette chanson sous le titre « Ev’lyn ».

J’ai lancé un appel sur les réseaux sociaux et une réponse n’a pas tardé. Nicolas ZANDARIN m’apprend que le photographe n’est autre que son père Bruno.

En mars 1972, le groupe éclate et de nouveaux musiciens intègrent l’ensemble musical,  dont Léon MASSART, violoncelliste.  Celui-ci est le cousin de la famille YERNAUX-MASSART.  Franz YERNAUX, bien trempé dans le milieu artistique (voir « ACOZ de A à Z », tome 2, page 181, « Robert COGOI »), fait appel à son fils Pierre et à son beau-fils Bruno ZANDARIN pour réaliser un reportage photographique sur le site du château PIRMEZ à Acoz dans le but d’illustrer la pochette d’un nouveau disque vinyle.

Voici la série de photos réalisées par Bruno :

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Un moment de nostalgie pour les septuagénaires et sexagénaires.

Merci à Nicolas et Bruno ZANDARIN pour leur collaboration.

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© Alain GUILLAUME – Février 2022.

Un moteur de recherche disponible sur le blog

Le blog est maintenant doté d’un moteur de recherche pour faciliter l’accès aux dossiers. Il suffit de taper un mot clé dans la case ci-contre ou dans la cartouche en bas de page.

                                                                                Alain GUILLAUME.

L’ancienne commune d’Acoz


ACOZ VITRAIL 640

Sur base des recherches et écrits de Joseph ELOY

Les origines du nom « Acoz »

866 : SCOTA – 868 : SCOTE – 1160 : ACOCE – 1212 : AIECOCH – 1265 : ACOCHE – 1294 : AUKOCHE – 13ème siècle : AUCOCHE – 1320-1350 : ACOS, ACOZ ou AUCOZ.

Les formes du 9ème siècle montrent que le primitif n’a pas de « A » initial. Elle correspond au moyen néerlandais « SCHOT » : ENCLOS.

En wallon : ÔCO.

Seigneurie

Née du démembrement du domaine carolingien de Gerpinnes, la seigneurie d’Acoz comprenait deux alleux : Acoz-Centre et Lausprelle qui furent réunis au 16ème siècle par Jean MAROTTE. La seigneurie d’Acoz qui relevait du comté de Namur passa des MAROTTE aux d’UDEKEM.

Implantation territoriale

Acoz est sis à l’extrémité orientale de la province de Hainaut, sur la pente d’une colline et au fond d’une vallée, le hameau de Lausprelle occupant le plateau à l’ouest de la localité mère.

Son territoire occupe une superficie de 692 hectares suivant une forme géométrique qui rappelle un peu le bonnet phrygien.

Les points culminants se trouvent à l’extrémité nord-est au lieu-dit « Crouptia » de Villers (219 mètres) et à l’extrémité nord-ouest au lieu-dit « Tchôrnwè » (222 mètres).

La localité est située par la route à 1,5km de Gerpinnes, à 6km de Couillet, à 7,5km de Charleroi, à 8 kilomètres de Châtelet, à 15km de Florennes, à 16km de Fosses-la-Ville, à 24km de Philippeville, à 34km de Namur, à 38km de La Louvière, à 40km de Dinant, à 60km de Bruxelles, à 90km de Liège.

Au sud de Charleroi, le Pays d’Acoz fait la transition entre le Condroz et la Thudinie.

CARTE ACOZ 640

La commune se trouve directement bornée au nord par Chamborgneau et Bouffioulx, à l’est par Villers-Poterie, au sud par Gerpinnes, à l’ouest par Joncret et au nord-ouest par Loverval.

Climatologie

Sous un climat continental, les vents dominants se situent dans les secteurs nord et nord-ouest. Les gelées blanches font habituellement leur apparition fin septembre, début octobre. Les brouillards sont assez rares et peu répandus.

Ne possédant d’aucune donnée météorologique pour les années écoulées, nos souvenirs ne nous permettent que des considérations d’ordre général quant aux aléas résultant de complicité « temps-configuration de notre sol ».

Comparativement aux agglomérations voisines du nord et de l’est, considérées comme points chauds, le hameau de Lausprelle est sans contredire un point froid, beaucoup plus exposé aux bourrasques et tempêtes. Alors qu’en bien des endroits les neiges disparaissent assez rapidement, Acoz et Lausprelle gardent imperturbablement leur manteau blanc. D’où que l’on vienne, à peu près toutes les voies d’accès sont des chemins découverts ou encaissés, peu protégés et propices à la formation de congères.

ACOZ B. Lyes 640

Durant les fortes gelées ou par temps de verglas, les routes communales de l’assiette peu solide ne sont plus à même de recevoir le charroi quotidien. Il en résulte des dégradations des routes et les mesures préventives au moment des barrières de dégel (limitation de vitesse et de tonnage) sont autant d’obstacles qui ne font qu’aggraver l’isolement de notre hameau. Il en est résulté habituellement une perturbation très ressentie dans le domaine des transports en commun.

Nature

Oui, nous pouvons le dire sans aucun chauvinisme,  nous sommes à cet égard des privilégiés ! Aussi bien Acoz est dissimulée dans sa vallée que Lausprelle étalée sur le plateau, l’ensemble de notre commune, avec son cadre de verdure et son air pur, est un oasis, un havre de paix. Parfois, au-delà de la ceinture des bois du côté du nord, soupçonne-t-on à l’horizon une fumée lointaine, seule manifestation du Pays Noir.

ACOZ 2012 F LAURENT 640

Chez nous, les quatre saisons, du point de vue charme et beauté, prennent toute leur force et toute leur signification. On pourrait se croire dans une petite Suisse. Mais nos yeux accoutumés au gai décor seraient-ils, à bien des égards, blasés au point de ne plus rien voir, ni ressentir ?  Alors, l’avis d’un étranger de passage viendrait à coup sûr nous rappeler aux réalités qui nous entourent.

  • La faune

Notre intention n’est pas d’énumérer tous les animaux et les oiseaux demeurant ou séjournant dans notre contrée ; ce serait là chose impossible tant il y en a. Mentionnons des rats musqués dans nos ruisseaux, des belettes rencontrées assez régulièrement, des hérons sur les berges des étangs PIRMEZ, des alouettes dans nos labourés, des pies, des geais, des coucous, l’accenteur mouchet au printemps et l’hirondelle en régression depuis quelques années. Tous ont droit à une place au soleil, la sélection se faisant d’elle-même.

Dans un ordre d’idées, nous ne pouvons qu’applaudir à la décision ministérielle de suppression de la tenderie ainsi qu’à celle non moins louable de la commune d’Acoz de ne pas renouveler, fin 1972, la location des chasses communales.

Dans le cadre de la protection de la nature, une réserve naturelle doit y être aménagée avec promenades autorisées. C’est dans cette perspective que les enfants de l’école de Lausprelle ont déjà fabriqué plusieurs dizaines de nichoirs.

  • La flore

Quelques plantes d’eau et quelques essences d’arbres retiendront spécialement notre attention : la fève des marais, le cresson, la menthe à feuilles rondes, le myosotis des marais, la reine des prés, le jonc et la caltha des marais (plante vénéneuse).

En ce qui concerne les arbres, nous notons une bonne représentation pour le charme, le hêtre, l’aune et le bouleau ; la présence du chêne n’est pas négligeable et quelques châtaigniers sauvages dans le bois du Baron de DORLODOT font la joie des écoliers.

  • La pollution

Les problèmes posés par la pollution ne nous ont pas encore fort heureusement affectés mais nous devons toutefois restés vigilants. Tout au plus a-t-on pu constater jusqu’à présent quelques déversements nocturnes et anonymes dans nos fossés ou à l’orée des bois.

Démographie

Au début du 17ème siècle, d’après le recensement des chefs de famille et en appliquant le coefficient 4 généralement admis, on estime que la population d’Acoz se montait à cette époque à environ 125 habitants.

Selon l’almanach de la province de Hainaut, pour l’an 1819, la localité avec son hameau compte 375 habitants.

Pour l’année 1831, le dénombrement de l’Abbé BARNIER dans son registre paroissial de Saint-Martin renseigne 435 habitants.

Vers les années 1870-1880, on enregistre 1.050 habitants répartis dans 104 maisons.

C’est à partir de 1960 que la population d’Acoz fait un important bond en avant avec des apports substantiels en jeunes ménages venus de l’extérieur, attirés par l’aliénation de terrains communaux à bâtir et aussi par la politique de primes à la construction.

En 1961 : 1.478 habitants. En 1970 : 1.824 habitants.

Compte tenu des naissances, décès, entrées et sorties, les registres communaux arrêtés au 31 décembre 1971, présentent un total de 1.804 habitants.

Il faut encore souligner que les diverses nationalités étrangères, italienne, allemande, française, polonaise et russe se trouvent représentées dans la commune.

Dialectologie

Au point de vue linguistique, les parlers d’Acoz et de Lausprelle appartiennent à une zone intermédiaire entre le domaine du centre-wallon et le domaine de l’ouest wallon.

Avec la disparition progressive des aînés, on constate à regret que notre culture wallonne est en voie de lente régression. Les jeunes générations ne parlent plus, mal ou très peu la langue de leurs ancêtres.

Le dictionnaire wallon-français, volume 1 d’Arille CARLIER signale que le surnom populaire des habitants d’Acoz serait « les chînards et chînaudes » qui signifie « les moqueurs ».

 

Epoque préhistorique

Un habitat néolithique dont l’aire de dispersion s’étend sur plusieurs hectares a été signalé à Lausprelle sur la campagne du « Tchôrnwè ». On y a trouvé quantité de silex taillés, lames, poinçons, grattoirs ainsi que des nucléis et des déchets de taille, en silex gris-châtain.

Néolithique du Charnoy 640

En outre, nous nous devons d’attirer l’attention sur les trouvailles de Madame Oscar PARIS, dues à la bonne fortune du hasard, vers les années 1935-36. Elles consistaient en deux haches polies, l’une de grand format, découverte dans un fossé proche de sa maison de la rue des Dames ; la seconde, plus petite, trouvée au vieux chemin de Chamborgneau, sur la berge du petit ruisseau nommé « Ry du Bâtche », actuellement canalisé.

La première de ses deux haches était en silex gris clair, pareil à celui que l’on rencontre dans la région montoise (Spienne et Saint-Symphorien) ; elle a été brisée accidentellement et n’a malheureusement pas été conservée. Quant à la seconde (peut-être d’époque robenhausienne), elle est de teinte gris-châtain, le côté du tranchant à courbure régulière et à pans triangulaires, parfaitement polie sur la partie antérieure. Sa partie postérieure est moins polie. On y remarque les nombreuses traces de percussion, conservées, croyons-nous pour permettre le logement à serrage, soit dans un bois de cerf, soit dans la masse supérieure, renflée et noueuse d’un gourdin. Ses mensurations ont été prises au moyen d’un pied à coulisse et d’un mètre ruban.

  • Longueur axe central (sens de la longueur) : 133mm
  • Longueur axe central (sens de la largeur) : 68mm
  • Longueur côtés latéraux : 124mm
  • Largeur maximale (côté du tranchant) : 71,5mm
  • Largeur maximale (à la partie arrière) : 39,5mm
  • Epaisseur à la partie centrale : 33,5mm
  • Poids : 375g

Comparativement à la plupart des haches en pierre du même genre, nous constatons qu’elle est de grandeur moyenne et que par conséquent elle fut vraisemblablement utilisée pour la chasse et pour la guerre ; les plus grands formats étant plutôt destinés à l’abattage  du bois.

Considérons encore que vu son étendue, le site préhistorique du Charnoy ne peut avoir été l’atelier d’un seul ou de deux individus mais bien d’un groupe organisé, voire d’une communauté ou tribu. L’acheminement de la matière première, du lieu d’extraction au lieu de façonnage, l’artisanat local et le commerce en résultant, nous ouvrent des perspectives quant à la vie sociale en cette période très éloignée.

Epoque gallo(belgo)-romaine

Situé à proximité immédiate du domaine gallo-romain de Gerpinnes, en fait à environ 200 mètres à vol d’oiseau de celui-ci, il est certain que le territoire d’Acoz fut occupé à cette époque. Nous n’en voulons pour preuve que la découverte effectuée non loin du parc du château PIRMEZ, au mois d’août 1876, d’une olla en terre contenant 150 pièces de monnaies romaines. Elles étaient pour la plupart en mauvais été de conservation. Elles portaient les effigies de Néron (54-68) ; de Verspasien (60-76) ; de Domitien ((81-96) ; d’Adrien (117-138) ; d’Antonin, Faustine et Sabine. Le trésor fut en grande partie dispersé et sur le nombre total, 10 monnaies seulement furent déposées au musée de Charleroi.

Nous vous en donnons ci-après une plus ample description :

  • Avers : tête d’ADRIEN – Revers : DACIA. La Dacie est assises sur un rocher, le pied sur un casque, tenant une enseigne surmontée d’un aigle et d’une faucille (N° 771 de Cohen).
  • Avers : tête d’Adrien – Revers : EXPED AVG – et à l’exergue : COS III. Adrien en habits militaires, galopant et levant la main droite (N° 812 de Cohen).
  • Avers : tête d’ADRIEN – Revers : FELICITATI AVG – et à l’exergue : COSS III. Vaisseau avec des rames et un pilote, la poupe ornée d’un mat penché d’un acrostolium, d’une enseigne et d’un étendard, et à la proue d’un mat penché avec une voile (N° 840 de Cohen).
  • Avers : tête d’ADRIEN – Revers : HILARITAS PR. COS III. L’Allégresse, à demi-nue, donnant une palme à un jeune garçon. A droite, une jeune fille (N° 922 de Cohen).
  • Avers : tête d’ADRIEN – Revers : IOVI CVSTODI. Jupiter assis, tenant un foudre et un sceptre (N° 938 de Cohen).
  • Avers : tête d’ADRIEN – Revers : RESTITORI ORBIS TERRAVM. Adrien tenant un livre, relève une femme tourellée, qui, agenouillée, tient le globe terrestre (N° 1083 de Cohen).
  • Avers : tête de SABINE – Revers : SC. Cérès voilée, assise à gauche, sur un panier, tenant deux épis et une torche allumée.
  • Avers : tête d’ANTONIN – Revers : LIBERTAS COS III. La Liberté tenant un bonnet et tendant la main gauche. Frappée en 154 (N° 673 de Cohen).
  • Avers : tête d’ANTONIN – Revers : FELICITAS AVG. La Félicité, debout, tenant un capricorne et un caducée ailé. Frappée en 145 (N° 583 de Cohen).
  • Avers : tête de FAUSTINE – Revers : PIETAS AVG. La Piété voilée, debout à gauche, mettant un grain d’encens dans la flamme d’un candélabre et tenant une boîte (N° 251 de Cohen).

Pour être plus complet et précis sur ces découvertes, il me fallait l’avis d’un numismate. Je me suis adressé à Jacques DRUART qui m’a gentiment transmis le fruit de ses recherches. Il est historien orientaliste, paléographe, l’un des cinquante membres titulaires de la Société royale de Numismatique de Belgique, membre de l’Oriental Numismatic Society, numismate expert auprès des Musées royaux (Albertine, Cinquantenaire) et autres.

                                                                     Alain GUILLAUME.

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Remarques importantes :

Il ne nous a pas été possible d’avoir accès aux monnaies de la trouvaille. Les illustrations présentées ici sont dès lors une sélection parmi les plus beaux exemplaires connus.

D’autre part, il faut savoir que, pour le bronze, le système monétaire romain était basé sur l’as et il en fallait quatre pour faire un sesterce. Il existe également des dupondius (dupondii) valant deux as mais, contrairement à ce que cette étymologie inspire, leur poids n’est pas double ; ils ont le même volume que les as mais ils sont composés de laiton et sont surtout reconnaissables par le fait que l’effigie des empereurs est toujours coiffée d’une couronne radiée. 

Malheureusement, il existe de nombreux sesterces en tous points semblables aux as dont la description est évidemment identique. Nous n’avons donc représenté ici que des sesterces par défaut.

Références bibliographiques :

Sear : Davis R. Sear – Roman Coins and their Values – 5 vol.  – London 2002

RIC : H. Mattingly, E.A. Sydenham, etc – The Roman Imperial Coinage – 10 vol.  – London 1924 (1997)

BMC : H. Mattingly, R.A.G. Carson – Coins of the Roman Empire in the British Museum – 6 vol.  – London 1923 (1962)

: H. Cohen – Description historique des monnaies frappées sous l’Empire romain – 8 vol. – Paris 1880

                                                                            Jacques DRUART.

Epoque franque

Feu Octave PIRMEZ, en son temps membre de la Société Archéologique de Charleroi et auteur d’ouvrages de philosophie morale fort estimés, découvrit jadis un cimetière franc très important à la périphérie de l’enclos de son château, plus exactement dans le parc de Monplaisir. Qui aurait cru que sous la feuillée reposait une tribu de francs mérovingiens ? Comme c’est habituellement le cas, c’est grâce à des travaux consistant à creuser un chemin de sortie près du mur qui longe extérieurement l’ancienne route d’Acoz/Villers-Poterie que cette nécropole fut connue.

Pierre des Nerviens face arrière 1 640

Plusieurs tombes y furent d’abord mises à jour sur une longueur de 10 à 12 mètres et, déjà en 1865, l’on avait ouvert 20 à 25 sépultures. Les fouilles furent entreprises de manière discontinue durant plusieurs années. Quant au produit des fouilles, il sera distribué et dispersé à gauche et à droite à des amis et connaissances. Le propriétaire fit également don au musée de Charleroi d’un certain nombre d’objets provenant de ce cimetière. Très peu de pièces sont restées au château, sauf quelques menus objets sans grande importance.

Les ossements humains exhumés furent rassemblés dans un caveau que fit construire Octave PIRMEZ, caveau surmonté d’un monument, en l’occurrence d’une pierre plate d’environ 2 mètres de hauteur. (voir « ACOZ de A à Z » tome 2 – pages 44 à 47).

Il resterait encore à l’heure actuelle une mince portion de terrain à explorer mais les taillis qui couvrent cette aire de recherches rendront le travail très malaisé. Malgré cela, la Société d’Histoire d’Acoz est disposée à reprendre les fouilles aux prochaines vacances, une fois les autorisations indispensables accordées.

Mais à part les armes et les divers objets dont nous allons donner description, faisaient également partie du mobilier funéraire, de petits vases carénés, typiques de cette période.

Armes :

  • Fer de lance à ailerons, feuille en amande de section hélicoïdale. Tige octogonale, douille circulaire avec traces de bois (longueur 36cm). La flamme, très aplatie mesure 13cm sur 3cm. La largeur, au point des deux ailerons, est de 8,5cm.
  • Scramasaxe ou long couteau, bien conservé, long de 65cm y compris la soie qui mesure 15cm, large de 55mm. La courbure est la même au dos et au tranchant. L’épaisseur du dos est très forte, elle mesure 7mm.
  • Scramasaxe de 52cm sur 5cm de large. On y remarque sur chaque face deux rainures destinées à l’empoisonnement de l’arme.
  • 15 fragments de scramasaxe.
  • 7 fragments de scramasaxe.

Ornements militaires :

  • Contre-plaque de ceinturon en bronze de forme triangulaire ornée de renflements angulaires avec bossettes hémisphériques à base dentelée. Revers évidé ; 2 tenons perforés sur l’axe médian (longueur 5,1cm ; largeur 4,5cm).

Le bois communal d’Acoz

Le bois communal d’Acoz et de Joncret se situe sur l’ancienne commune d’Acoz, laquelle fait partie, depuis le 1er janvier 1977, de l’entité de Gerpinnes. Placé dans le talon de la botte du Hainaut, il appartient au bassin de la Sambre et voisine avec la province de Namur. Les coordonnées prises au centre du bois sont : latitude Nord : 50° 22’ ; longitude Est : 4° 32’ 13’’.

BOIS COMMUNAL D'ACOZ 640

Il est limité

  • au nord par le bois communal de Châtelet
  • au sud par le Ry de Bouillon, le chemin de Villers-Poterie et les propriétés boisées de la famille PIRMEZ
  • à l’ouest par les Fonds d’Acoz, le Ruisseau d’Hanzinne, l’ancienne ligne de chemin de fer Châtelineau-Givet, la route provinciale Châtelet-Florennes et les anciens laminoirs devenus les chantiers COGEFER
  • à l’est par divers bois privés : le bois du Temple ou des Chevaliers, le bois Lemenu, le bois du Crupiat, les saules et un segment de la route provinciale de Châtelet à Villers-Poterie.

Sa superficie globale est de 47ha 24a 15ca.

Les sablières

Les principales sablières se trouvaient situées de part et d’autre de la route de Joncret ainsi qu’à l’extrémité de la rue des Hauts Droits à Lausprelle. Elles appartenaient en majeure partie à des privés dont l’une au baron de DORLODOT. On y extrayait un sable gras, de teinte jaune-orangé, principalement utilisé en fonderie mais qui pouvait aussi convenir en maçonnerie. Il nous revient que durant la dernière guerre (1940-1945), le sable de Lausprelle, expédié par trains entiers par les soins de personnes peu scrupuleuses, entra pour une large part dans l’édification du mur de l’Atlantique Nord. (Voir ce blog – catégorie « Acoz d’antan » – Mars 2021).

Les carrières

A Acoz, les carrières à grès étaient situées dans le bois communal d’Acoz et de Joncret et étaient gérées par la famille DAFFE, exploitées de 1880 à 1929. (voir ce blog – catégorie « Acoz d’antan » – septembre 2019).

Carrière agrandie 640

A Lausprelle, une petite carrière située au Charnoy, momentanément exploitée durant la guerre 1914-1918 pour le rechargement des routes.

Le charbon de bois

Cette industrie très ancienne est attestée sur le territoire de la commune d’Acoz par de larges disques noirs décelables à la surface des terres labourées.

Les mines de fer

On en fait déjà mention au 12ème siècle jusque la première moitié du 19ème siècle. Le filon se situait dans la petite vallée située entre les cités de la rue de la Raguette et la rue de la Scavée. (voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 114 et 115).

Les minières 640

Les usines métallurgiques

Des bas-fourneaux sont mentionnés au 13ème siècle et seront remplacés, à la moitié du 15ème siècle par des hauts-fourneaux. Le site d’Acoz se situait au lieu-dit « Fonds d’Acoz » le long du Ruisseau d’Hanzinne. Au milieu du 16ème siècle, il était constitué de 3 usines, de 2 marteaux et d’un fourneau. Les forges sont apparues au milieu du 17ème siècle. Le premier laminoir fut installé au début du 19ème siècle. En 1918, le site d’Acoz fut démantelé pour migrer sur le territoire de Bouffioulx . (voir ce blog – catégorie «  Acoz d’antan » – Avril 2019).

MONCHERET 1910-1911 640

La brasserie

Sise elle aussi dans les Fonds d’Acoz, à main gauche en direction de Bouffioulx, elle fut fondée vers 1850 par la famille de DORLODOT. Elle fut vendue aux époux NOEL-DEMERBE en 1859. Mise en faillite, elle fut rachetée par le baron Léon de DORLODOT. Le bâtiment industriel fut démonté vers 1922. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 172 à 175).

BRASSERIE ACOZ_InPixio 500

Les moulins

Plusieurs moulins étaient en activité dans la commune :

→ « Le Moulin SCIEUR » – Sans doute un des plus vieux moulins à eaux de la région car on en parlait déjà en 1339, étant la propriété de Otton de Loverval. Le moulin d’Harnenvaulx, ou moulin Syeûr (en wallon), ou moulin de Bruges ou encore moulin Pirmez, était un moulin à eau bâti au lieu-dit « Au Moulin » – rue de Moncheret (route de Gerpinnes) – au bout d’une impasse, à mi-distance entre Acoz et Gerpinnes (plan parcellaire de Pop, section C n° 126). Il fut transformé en ferme d’élevage au 19ème siècle. (voir ce blog – catégorie « Acoz d’antan » – Mars 2019).

Moulin Scieur 1909 640

Le moulin à eau « Chout’ si Plout » – Il est renseigné sur la carte de 1680, dessinée par Carlo ADAM. Il se situait le long du « Ruisseau BOUILLON » entre Villers-Poterie et Acoz. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 1 – page 151).

« Le Moulin à Farine » – Jouxtant la maison autrichienne, sur l’actuelle rue de Moncheret. Datant probablement du 16ème siècle. Le bief se situait sur le cours d’eau « Ruisseau d’Hanzinne ». On peut encore y distinguer les vestiges du barrage en amont du pont visible du RAVeL.

Moulin à farine 640

« Le Vieux Moulin d’Acoz » – Situé dans la basse-cour de la ferme du château d’Acoz. On y trouve trace dans des documents du 14ème siècle. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 1 – page 151).

« Le Moulin BOLLE » appelé aussi « Vieille Forge » – Installé lui le long du « Ruisseau d’Acoz » à l’emplacement de l’actuel ballodrome. Disparu en 1919.

Moulin Bolle 640

En 1766, un moulin à 2 aubes est installé aux Forges Saint-Eloy, propriété d’André PUISSANT.

Dans les Fonds d’Acoz, un moulin à vapeur à la brasserie. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 172 à 175).

Au 19ème siècle, un moulin à manège est mentionné à Lausprelle. Les meules étaient mues par un cheval qui tournait en rond.

Les lignes de chemin de fer

Avec l’aide d’Alain POSTIAU, passionné par le Chemin de fer et son histoire :

La ligne 138 (Châtelineau – Florennes Gare de l’Est – 24 km) a été inaugurée le 14 juin 1855.

La première gare d’Acoz (face à la rue de la Raguette) a été construite en 1855.

Première gare 640

La « grande gare » a été construite en 1866.

GRANDE GARE 640

La gare d’Acoz-Centre a été construite en 1887.

GARE ACOZ CENTRE 640

La ligne 137 (Acoz-Mettet) a été inaugurée le 24 avril 1887.

Le dernier train de voyageurs a circulé entre Florennes Central et Châtelineau en juillet 1959.

Le 4 octobre 1960 : fermeture au service « voyageurs ».

Sur le tronçon Acoz – Châtelineau, le dernier train de voyageurs a été le « Spécial » mis en ligne pour le transport des Marcheurs de l’Entre-Sambre-et-Meuse vers Ophain en 1988. (voir ce blog – catégories « Acoz SNCB et souvenirs » – Novembre 2018).

La fermeture au trafic « marchandises » est intervenue le 1er juin 1991. Il n’y a plus eu de circulation après cette date sauf lors du démontage du tronçon  Acoz- raccordement Disteel en 1996.

Le tronçon Acoz – Gerpinnes  a été démonté en 1986.

Visites remarquées à Acoz

→  Sa Majesté le Roi Albert 1er au château PIRMEZ le lundi de Pentecôte 16 mai 1932.

Albert 1er PERRON 640

→  Adolphe HITLER au château de DORLODOT les 9 et 16 juin 1940. (voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 50 à 53)

Hitler Acoz 640

→  L’académicienne Marguerite YOURCENAR au château PIRMEZ en 1922, 1929, 1954 et 1956. Marguerite YOURCENAR 350

→  Le sextuple champion du monde de moto-cross Joël ROBERT, vers 1958-59, dans les anciennes sablières au Dessus-du-Bois. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – page 180).

JOEL ROBERT 350

→  Le chanteur Robert COGOI. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – page 181).

Robert COGOI 350

→  En 1972, le groupe musical « WALLACE COLLECTION » au château PIRMEZ pour une séance photos.

ZANDARIN 2 640

→  Son Altesse Royale le Prince PHILIPPE et la Princesse Mathilde d’UDEKEM d’ACOZ, le 9 février 2000, au château PIRMEZ. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 208 à 217).

VISITE PRINCIERE 640

→  Le rallye automobile international GUMBALL 3000, les 14 et 15 mai 2005, au château d’Acoz.

→  Le chanteur français Francis LALANNE est venu avec toute sa famille assister à la finale de la Coupe de Belgique de balle le samedi 20 juillet 2019.

Francis LALANNE 640

La fusion des communes

Le ministre de l’Intérieur, Joseph MICHEL, du gouvernement de TINDEMANS II, annonce en le lancement du remodelage de la carte communale qui doit être abouti pour les élections communales d’octobre 1976. Plusieurs critères ont été utilisés pour regrouper les communes comme les éléments financiers, géographiques, linguistiques, économiques, sociaux ou culturels sans retoucher les limites des arrondissements administratifs et des provinces sauf si elles sont justifiées selon la loi du . Après avoir consulté les provinces et les communes entre septembre 1974 et janvier 1975 sur les propositions de fusions, un projet de fusion est écrit et soumis à deux comités ministériels régionaux, l’un pour la Wallonie et l’autre pour la Flandre. Ce projet aboutit à l’arrêté royal du , découpant la Belgique en 589 communes pour le , mais elle est repoussée de 6 ans pour et 7 communes de sa périphérie. Celui-ci est ratifié par la loi du . Le , la Belgique passe ainsi de 2 359 à 596 communes.

ACOZ PANORAMA 1969 640 2

Au 31 janvier 2022, la population de l’entité Gerpinnes est estimée à 12.744 inscrits pour 6.559 boîtes aux lettres dont 1.062 pour l’ancienne commune d’Acoz avec le hameau de Lausprelle.

CARTE GERPINNES 640

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© Alain GUILLAUME – Février 2022.

 

La première gare d’Acoz

Sur le plan reçu de la famille ELOY concernant la maison de perception sise au pied de la Raguette, on peut y lire que cette dernière était appelée « aubette des droits de barrière de la vieille station ».

Cette appellation signifiait la présence d’une gare à cet endroit. J’ai en mémoire l’inscription sur la façade de la maisonnette située de l’autre côté de l’ancienne voie de chemin de fer : « ACOZ » en lettres blanches sur fond bleu. Dans les années 50-60, elle était habitée par Georges et Suzanne DEBURGES ; Georges étant employé à la S.N.C.B. Plus tard, la propriété fut rachetée par Jean et Christiane BLASZCZYK. Est-ce que ces derniers avaient eu connaissance de l’origine du bâtiment ? La demande leur est envoyée et un document photographique atteste bien qu’il abritait bien la première gare d’Acoz.

PREMIERE GARE ACOZ 550

Alain POSTIAU confirme suite à un article du quotidien « LE RAPPEL » datant du 18 octobre 1955.

Cette gare fut donc construite en 1855, date de la mise en service de la ligne 138 Châtelineau-Morialmé et dont l’inauguration eut lieu le 14 juin.

Première gare 640

Ne pas confondre ce bâtiment avec son voisin, également propriété de la S.N.C.B. qui fut occupé de longues années par Omer et Lucienne TOUSSAINT-BORBOUSE ; Omer, lui aussi ancien cheminot. Racheté dans les années 80 par la famille Léopold DERMINE, il appartient désormais à Nancy BLASZCZYK..

Le trafic ferroviaire nécessita la construction en 1866 d’une nouvelle gare qu’on appellera « la grande gare ».

GRANDE GARE 640

En 1887, ce fut l’inauguration en grande pompe de la ligne 137 Acoz-Mettet ainsi que la petite gare au centre du village appelée « gare d’Acoz-Centre ».

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© Alain GUILLAUME – Janvier 2022.

Les desservants et curés de la paroisse Saint-Martin d’Acoz

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     D’après un registre personnel tenu par Joseph ELOY

  

STASSIN (de 1724 à 1735) – Desservant – Cité vicaire dans deux actes du notaire WARNIER de Gerpinnes en date des 21.6.1733 et 11.9.1738

DELBREUX Jean-Baptiste (de 1738 à 1746) – Directeur de la chapelle – Décédé le 19.10.1746 – Enterré dans le cimetière d’enceinte d’Acoz – Une pierre tombale a été dressée dans le mur extérieur du transept gauche lors de la suppression du cimetière

HUBLET (1807) – Recteur

DELAHAYE (1807) – Paroisse d’attache de Villers-Poterie

GOREZ Donat-Célestin-Joseph (de 1807-1812-26) – Desservant – Né à Gozée – Il fit ses humanités à Thuin, sa philosophie et sa théologie à Liège – Il exerça les fonctions de vicaire, 2 ans à Gozée et à cause des tristes évènements ( ?) qui se passaient alors, il fut confesseur dans la paroisse susdite pendant 4 ans – Il remplit aussi en même temps l’office de chapelain sans charge d’âmes à Joncret, alors dépendance de Gerpinnes où il se trouvait en octobre 1802 – En 1803, il devint curé de Joncret et en 1813, en outre, desservant d’Acoz – En 1827, il devint curé de Cambron-Casteau et en 1828 curé d’Aiseau où il mourut le 3.2.1836

BOURGEOIS (1827) – Desservant

BARDEAU (1828) – Desservant

BARNIER (1828) – Desservant

FAGNOT (1837)

DIJS Robert (de 1838 à 1840)

DARDENNE Joseph (de 1840 à 1852) – Curé – Décédé à Bruxelles le 1.8.1883

LENOIR Jean-Baptiste (de 1853 à 1868) – Curé – Né à Chimay et décédé à Ligne le 27.7.1883

MOUFFE François (de 1864 à 1874) – Curé – Né à Wanfercée-Baulet et décédé à Acoz

LAMBILLOTTE Lucien (de 1874 à 1885) – Curé – Né à Farciennes – Quitta Acoz pour Nimy

Lucien Lambillotte 200

GOREUX Hijs (de 1887 à 1889) – Curé – Né à Wanfercée-Baulet et décédé à Acoz le 7.8.1889

DRUET Eugène (de 1889 à 1914) – Curé – Fusillé par les Allemands à Somzée le 24.8.1914 – Son nom est repris sur le mémorial épiscopal du diocèse de Namur érigé dans la cathédrale Saint-Aubin ; en effet, l’intéressé a été fusillé et otage sur le territoire du diocèse de Namur – Il est inhumé dans le caveau des de DORLODOT (les anciens) sous la tribune de DORLODOT, côté gauche de l’église Saint-Martin

ABBE EUGENE DRUET 200

NASSAUX Xavier (1914) – Desservant provisoire – Né à Chamborgneau (Bouffioulx) le 10.1.1891 – Président du Grand Séminaire de Tournay – Cofondateur du Collège Saint-Pie X –  Ecole primaire à Bouffioulx et humanités à Eeklo – Docteur en Philosophie et Théologie de l’Université grégorienne – Ordonné prêtre à Saint-Jean de Latran le 11.4.1914 – Remplaçant à Acoz et chapelain à Lausprelle

Xavier NASSAUX 200

DUBUISSON Philippe (de 1914 à 1922) – Né à Elouges le 23.12.1874 – Quitta Acoz pour Gilly

DIVERCHAIN (1922)

FLEURQUIN François (de 1923 à 1954) – Né à Mont-Saint-Aubert le 28.7.1881 et décédé à Kain – Un saint homme – Professeur au Collège Episcopal de Binche – Curé d’Acoz, prit sa retraite le 28 février 1954

françois FLEURQUIN 200

MARTIN Robert (1954) – Né à Wagnelée le 14.2.1911 et décédé à Frasnes-lez-Gosselies le 15.5.1986

DOUBLET Albert (de 1954 à 1975) – Né à Welkenrardt le 21.10.1909 et décédé à Gilly le 23.3.1991 –  Oblat de Marie Immaculée – Vicaire à Monceau-sur-Sambre – Aumônier du Centre d’Internement des Inciviques aux Anciennes Verreries Fourcault (1944) – Passé dans le clergé séculier – retraité comme aumônier à l’Hôpital de Jumet – Quitta la paroisse sans se préoccuper du remplacement afin de se garantir l’emploi d’aumônier

Albert DOUBLET 200

SCHMITZ (1975)

VERMORKEN Jean (1975) – De nationalité hollandaise – De l’Ordre des Pères Réguliers du Latran – Ancien curé de Fromiée – Membre de la Communauté de saint Augustin – N’assura le service que quelques dimanches et quitta la paroisse sans tambour ni trompette pour prendre la place d’aumônier à l’Hôpital Reine Fabiola de Montignies-sur-Sambre – Décédé en 1989

Dom Jean VERMORKEN 200

VAN LUAN Cao (de 1975 à 1984) – Né le 20.12.1914 et décédé en 1986 – Réfugié vietnamien – Entré au Grand Séminaire Saint-Sulpice à Hanoï en septembre 1933 – Ordonné prêtre à Hanoï le 8.6.1939 – Etudes universitaires de philosophie et lettres à l’Université de la Sorbonne à Paris de 1939 à 1947 – Retour au Vietnam en 1947 – Curé de Dunsa en 1948 et 1949 – Professeur de philosophie à Khain Dinh Hué, centre du Vietnam de 1949 à 1957 – Recteur fondateur de l’Université d’Etat de Hué de 1957 à 1964 –  Conseiller du gouvernement du Président Ngi Dinch Diem – Professeur à l’Université de l’Etat de Saigon – Membre du Conseil National de la Culture et l’Education – Conseiller du Gouvernement – Supérieur des prêtres et fidèles du diocèse de Vinh (Nord du Vietnam) – Réfugié en Belgique le 10.8.1975 – Nommé curé de Saint-Martin à Acoz le 14.10.1975 – A pris possession de la paroisse le lundi 27.10.1975 – reparti aux U.S.A. après sa démission le 31.8.1984 – Départ réel le 12.9.1984

Cao VAN LUAN 200

LAMOTTE Elie (de1984 à 1996) – Né en 1921 et décédé à Acoz en 1996 –  Religieux de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, Maison de Gentinnes

Père Elie LAMOTTE 200

VENNIX Joseph (de 1996 à 2006) – Curé de Gerpinnes

Joseph VENNIX 200

LALLEMAND Claude (de 2006 à 2019) – Curé de Gerpinnes

C. LALLEMAND 200

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© Alain GUILLAUME – Janvier 2022.

Accident mortel à la rue de la Raguette

Le jeudi 21 octobre 1926, un camion descend la rue de la Raguette à Acoz. Une cinquantaine de mètres plus bas que l’embranchement de la rue des Ecoles, il quitte subitement la chaussée, escalade la bordure et va s’encastrer dans un bâtiment sis en retrait.

Raguette 1 640

Raguette 2 640

Après déblaiement, on retire le corps sans vie du malheureux conducteur. Il s’agit de Cyprien Joseph LOSSON, voiturier, né à Bouffioulx le 8 mars 1900.

Il avait épousé Lucienne COLLYNS, fille d’une famille nombreuse bien connue dans la localité. Le couple était les heureux parents d’une petite fille prénommée Augusta, âgée d’un an.

On ne connaît pas les circonstances de l’accident. Est-ce dû à une défaillance humaine ou mécanique ? On ne peut se prononcer.

Rue de la Raguette 640

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Le 18 mai 1946, Augusta LOSSON a épousé Michel GUILLAUME. Ils habitaient à l’actuelle rue de Moncheret, en face de « Optimode ». Le couple a eu deux enfants, Jeanine et Francis.

Quant à Lucienne COLLYNS, elle épousera en secondes noces Jules ANDRÉ. Ils étaient domiciliés à la petite maison attenante à celle de Michel et Augusta.

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Merci à Geneviève LUSIAUX pour son aide précieuse dans mes recherches.

© Alain GUILLAUME – Janvier 2022.

Les barrières de perception ou de l’octroi

Ces barrières étaient des lieux de péage autorisé, se faisant quand on passait d’une zone à une autre. La plupart du temps, elles étaient la résultante de la situation qui prévalait avant 1795. Du temps de l’existence de la Principauté de Liège, pays neutre fortement découpé, divisant les Pays-Bas méridionaux (qui furent successivement espagnols, autrichiens, français, hollandais), elles permettaient de taxer le passage de biens et de personnes. 

Cette notion de barrière a été assez spécifique pendant une certaine période à la Belgique. On retrouve cette dénomination un peu partout, particulièrement dans les provinces de Liège et de Luxembourg. Certains lieux dans cette région se dénomment encore de la sorte (« La Barrière de Champlon » à Tenneville et « La Barrière de Transinne » à Libin).

Plus près de nous, certains endroits y font encore mention : « La Barrière Luc » à Florennes, au rond-point sur la Nationale 97, proche du champ d’aviation ; le lieu-dit « La Barrière » à Tarcienne, sur la Nationale 5.

En ce qui concerne Acoz…

Sur une ancienne carte du village datant du 18ème siècle, on y aperçoit trois endroits mentionnant une barrière.

  • « La Barrière de Lausprelle », au carrefour des actuelles rue des Ecoles et rue du Centre. Dans les années 50, elle était habitée par Emile (dit « Mon’dî ») et Mathilde POULEUR-HANCART. Propriété communale, elle fut abattue vers 1970 en même temps que le mur d’enceinte du presbytère. L’endroit accueille depuis quelques années la statue de « Notre-Dame de Chez Nous » qui dut quitter sa chapelle sise face à l’église Saint-Martin.

Barrière d'octroi 640

Capture d’écran (8) 640

ARDOISE 400

  • Une deuxième au carrefour des actuelles rue de Moncheret et rue de la Raguette. Bien située à l’époque car avant la construction de la ligne de chemin de fer 138 Châtelet-Florennes, la rue de la Figotterie aboutissait directement à cet endroit. Son local fut habité par Lambert (dit « Clément ») et Marie CLOESEN-COLLYNS. L’emplacement est devenu le parking du commerce « Optimode ».
  • Précisions de Philippe FRERES : elle fut démolie, du moins ce qu’il en restait, après avoir été percutée par une  « Audi Quattro » conduite par un « imbécile » venant de Gerpinnes. Le bâtiment servait de remise à la librairie-boulangerie « Le Furet » (actuellement « Optimode »).
    La voiture est passée en dérapage sur l’emplacement des arrêts de bus vers Gerpinnes et vers Châtelet, juste avant le retour des étudiants.
    On est passé près du drame.
    Le véhicule percuta de tout son flanc la façade de l’édifice qui s’écroula totalement.
    Heureusement, personne n’était à l’intérieur à ce moment.

Maison de perception 2 640

AUSTRALIENS RAGUETTE 640

Raguette 640

Aubette Raguette 640

Planche aubette vieille station 640

Sur le plan ci-dessus, on peut y lire que l’endroit était appelé lieu-dit « Moscou ».

  • La troisième se situait à la rue de Moncheret, juste en face du ballodrome. Malheureusement, nous n’avons aucun document de cette aubette qui fut abattue il y a bien longtemps.

Octroi 3 640

En Entre-Sambre-et-Meuse, de nombreuses barrières percevaient une taxe pour le droit de passage des attelages. Les recettes étaient affectées à l’entretien des routes empruntées. Elles furent supprimées à la fin du 19ème siècle.

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© Alain GUILLAUME – décembre 2021.

Décès de Dino SPINAZZE

Dino SPINAZZE 350

Nous venons d’apprendre le décès de

Dino SPINAZZE

ancien sociétaire de la Fanfare Royale d’Acoz,

survenu le 10 décembre 2021 à l’âge de 88 ans.

Dino repose au funérarium 06, rue Devillez 25 à 6060 Gilly où les visites sont souhaitées ces lundi 13 et mardi 14 de 17 à 19 heures.

Les funérailles auront lieu au crématorium de Gilly le mercredi 15 décembre.

Réunion du funérarium à 10 heures. Levée du corps à 10 heures 45.

L’urne funéraire sera déposée au nouveau cimetière de Bouffioulx vers 14 heures.

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Décembre 2021 – © Alain GUILLAUME

L’oeuvre de l’alimentation de l’enfance

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L’O.N.E.

L’Œuvre Nationale de l’Enfance (ONE) est fondée en 1919, dans le souci de lutter contre la mortalité infantile et de venir en aide aux familles par une aide alimentaire. Elle entend poursuivre les actions mises en œuvre par le Comité national de Secours et d’Alimentation durant la Première Guerre Mondiale.

Dès sa création, cet établissement public – c’est-à-dire une institution dotée de la personnalité juridique et qui a pour objet un service d’utilité générale – dispose d’une large autonomie de gestion.

En matière d’organisation, on se trouve dans une logique de subsidiarité. Ce qui signifie que l’Œuvre encourage les initiatives locales (aides financières) et leur fixe un cadre de fonctionnement (agrément). L’ONE ne prend l’initiative qu’en cas de carence des œuvres. A l’époque, cette logique préside également dans tous les secteurs sociaux : les sociétés de retraites, les caisses d’épargne et de prévoyance, les mutuelles, les coopératives, les syndicats, etc.

La mission de l’ONE est définie dans l’article 2 de la Loi du 5 septembre 1919 qui précise que : L’Œuvre Nationale a pour attributions d’encourager et de développer la protection de l’enfance, et notamment : de favoriser la diffusion et l’application des règles et des méthodes scientifiques de l’hygiène des enfants, soit dans les familles, soit dans les institutions publiques ou privées d’éducation, d’assistance et de protection ; d’encourager et de soutenir, par l’allocation de subsides ou autrement, les œuvres relatives à l’hygiène des enfants ; d’exercer un contrôle administratif et médical sur les œuvres protégées. D’emblée les missions de l’ONE sont définies dans une optique d’éducation sanitaire, ce qui est relativement innovant pour l’époque.

La lutte contre la mortalité infantile est au centre de l’action des consultations pour enfants (« de nourrissons » disait-on à l’époque), des Gouttes de lait, des Colonies et des Centres de vacances. Et l’on constate effectivement, dans la plupart des pays industrialisés, une simultanéité entre le déclin de la mortalité infantile, l’amélioration des conditions de vie de la famille, et du niveau d’éducation scolaire des futures mères et la mise en place puis la généralisation de moyens efficaces permettant d’améliorer sensiblement la nutrition et l’hygiène des nourrissons.

(Sources : O.N.E.)

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© Etienne ELOY et Alain GUILLAUME – Octobre 2021.

Les dernières élections communales acoziennes

Au cours du premier siècle de l’indépendance de la Belgique, la commune d’Acoz a connu quatre bourgmestres. Eugène-François de DORLODOT fut le premier bourgmestre nommé de la Belgique indépendante le 29 septembre 1830. Trois de DORLODOT se succèdent : Eugène, Léon et René (voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 162-163).

4 de DORLODOT 640

Lors des élections communales de 1952, le parti socialiste (P.S.B.) prend le pouvoir et la place de bourgmestre revient à Fernand POULEUR, figure bien connue dans le village. Les deux places scabinales sont attribuées à Amour GERARD et Fernand ADAM.

Lire la suite « Les dernières élections communales acoziennes »

René MOURIALMÉ, acozien de cœur, nous a quittés

Récemment, nous avons appris le décès de René à  l’âge de 75 ans.

René MOURIALME 500

Avec son frère Christian et sa sœur Marie-Thérèse, ils ont été élevés par leur mère Renée, jeune veuve de son époux Edouard.

Aux côtés de ses nombreux copains, il a fréquenté l’école gardienne du couvent auprès de Sœur Camille ainsi que l’école communale dirigée à l’époque par Gaston BUSINE.

Très ouvert à toutes les activités du village, on retiendra son attachement à la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo ainsi qu’à la fanfare locale dont il porta avec fierté les drapeaux. A l’appel du comité des jeunes, on se souviendra aussi de son rôle de saint Nicolas lors de la visite du grand saint en décembre 1973 (voir ce blog, SAINT NICOLAS EN HELICOPTERE, catégorie «Souvenirs», décembre 2019).

RENE JEAN-CARLO 640

Après son mariage avec Lydia, le couple allait reprendre la gérance du magasin LOUIS DELHAIZE de 1970 à 1974  (voir ce blog, LES « MAGASINS » A ACOZ, catégorie «Acoz d’antan», décembre 2020).

RENE LYDIA 500

Ce fut ensuite le déménagement pour leur nouvelle demeure à Biesme. C’est là qu’il s’investit à nouveau dans la marche locale en acceptant la présidence et la place de sergent-sapeur.

En 1993, lors de la réfection de la chapelle Saint-Frégo, il aidera le corps d’office d’Acoz en proposant la vente d’ardoises naturelles au prix coûtant. René ne nous avait pas oubliés.

A ses heures de détente, René pratiquait l’art de la peinture. Autodidacte, il réalisa de nombreuses toiles principalement des natures mortes et des paysages. Là aussi, son Acoz retint son attention en peignant deux panoramas à partir de vieilles cartes postales.

Peinture 1 R. Morialmé 640

Peinture 2 R. Morialmé 640

Ces dernières années, sa santé déficiente lui causera bien des soucis et les séjours en milieu hospitalier se sont succédé jusqu’à ce 2 août 2021 où il nous quittait à tout jamais.

A son épouse Lydia, à sa fille Isabelle et à toute la famille, nous présentons nos sincères condoléances et les assurons de toute notre sympathie.

© Alain GUILLAUME – Août 2021.

La croix du lieu-dit « Croix d’Acoz » ressuscitée

Une croix en fonte était plantée dans le dernier virage en montant la route de Châtelet-Florennes (N975), au lieu-dit « Croix d’Acoz ». Quelques versions ont été avancées quant à ses origines mais sans y apporter des preuves réelles.

LA CROIX D'ACOZ 640

Elle n’est en tout cas pas liée au lieu-dit « Croix d’Acoz » (en wallon « Crwè d’Ôco ») puisque ce dernier est déjà cité dans l’ouvrage « Toponymie des Communes d’Acoz et de Joncret »  de Joseph ROLAND (1946).

TOPONYMIE ACOZ 640

Multi-centenaire, cette croix avait été endommagée en juin 2010, percutée par une voiture conduite par Jean-Marie MICHEL de Gerpinnes. Je suis allé trouver ce dernier qui m’a relaté les faits : « Un après-midi de juin 2010, je revenais de Caterpillar après ma journée de travail. Une température étouffante. Arrivé dans « l’S d’Acoz », je me souviens d’avoir négocié les deux premiers virages sans problème et ensuite, c’est le trou noir, je me suis retrouvé sur le côté gauche, ayant embouti la croix. Le temps de reprendre mes esprits, j’ai ramassé les débris et suis allé les déposer chez André MENGEOT, lui demandant s’il était possible de la réparer ».

Les années passent et nous voici en 2020. Daniel NEUMANN, propriétaire de l’immeuble sis en face de l’infortunée croix, rencontre Eddy ANCIAUX et lui narre l’incident. Eddy se rend chez Jean-Marie MICHEL pour en savoir plus. S’ensuit la visite chez André MENGEOT où l’on retrouve les débris dans un coin de son atelier. Quelques jours plus tard, André avait reconstitué la « blessée ». Sablage, soudure, peinture. « Guérie », elle était prête à retrouver son emplacement.

André MENGEOT 320 cadré

Daniel NEUMANN 320

Eddy ANCIAUX 320

En août 2020, Daniel NEUMANN a préparé les lieux… Jean-Marie et André ont coulé un nouveau socle et fixé la « ressuscitée ».

CROIX 640

Voilà Jean-Marie MICHEL satisfait et surtout soulagé !

Un grand merci à tous les acteurs qui ont participé, de près ou de loin, à cette belle action.

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© Alain GUILLAUME – Mai 2021

Décès de Roméo Alconetti (Alcuniti)

En février 2019,  j’avais publié sur notre blog l’avis de décès de Carlo ALCONETTI.

Venant d’Italie, la famille ALCONETTI s’était installée à Acoz vers 1946-47.  Elle occupait une humble demeure dans les « Fonds d’Acoz » avant de rejoindre le centre du village pour vivre dans la maison de l’actuelle pharmacie de la rue de Moncheret. Les 3 fils (Roméo, Carlo et Roberto) ont fréquenté l’école communale dans les classes de Messieurs BUSINE et BEAURIR. Très vite, ils s’étaient facilement intégrés et comptaient de nombreux amis.

Adultes, ils avaient tous rejoint leur pays d’origine

Ce matin, j’ai eu contact avec Roberto qui m’a fait part du décès de Roméo, l’aîné des trois frères. Roméo était né le 29 février 1944 et est décédé le 3 décembre 2016.

Roberto a découvert notre blog et le visite régulièrement. Son message se terminait par cette petite phrase touchante : « j’embrasse tous mes amis. Ciao ! »

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© Alain GUILLAUME – Mai 2021.

Précisions sur Emile POULEUR, dit « Mon’dî »

Suite à l’article paru dans mon livre « ACOZ de A à Z » (tome 1, pages 40 à 45) et du dossier sur ce blog (LES SOBRIQUETS, catégorie « patrimonie, souvenirs » de janvier 2019), j’apporte quelques précisions :

Son prénom est EMILE et non ERNEST comme renseigné dans le livre.

Son père s’appelait Elisée (dit Eloi) POULEUR et sa mère Célinie MONDI(Y).

Ils habitaient à l’actuelle rue des Ecoles 5 (ancienne dénomination : rue du Centre 159). L’immeuble fut incendié le 24 août 1914.

Emile a tout d’abord épousé Amicie REMY (à Biesme le 30 avril 1910). De cette union sont nés deux fils : Fernand (né en 1912 et décédé en 1942) et Albert (né en 1917 et décédé en 1918).

Suite au décès d’Amicie en 1919, Emile s’est remarié à Anna MICHAUX (année inconnue).

Il connut un second veuvage et épousera Mathilde (H)ANCART le 10 février 1949.

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Sur base du livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18 » (Geneviève LUSIAUX et Guy ANTOINE), des archives de feu Joseph ELOY et archives personnelles.

© Alain GUILLAUME – Avril 2021.