Saint Nicolas en hélicoptère

Le club des jeunes d’Acoz

En 1973, le Comité des Jeunes d’Acoz qui avait jusqu’ici déjà organisé pas mal d’activités au profit des habitants du village a envisagé cette fois de mettre sur pied la Saint-Nicolas pour les enfants.

Saint Nicolas à Acoz le 1er décembre 1973

Après réflexion et échange d’idées, il fut décidé que la fête aurait lieu le 1er décembre. La date étant ainsi fixée, l’ensemble des membres commença à affiner le projet.

Nous nous sommes dit : « Tiens, pourquoi ne pas donner rendez-vous aux enfants et à leurs parents dans le parc du château Pirmez pour attendre l’arrivée du grand saint ? ». Cette idée rencontra l’adhésion de tous. Elle fut donc retenue. C’était un premier point.

Nous nous sommes ensuite penchés sur une manière originale de faire arriver saint Nicolas dans le parc du château… Nous voulions faire en sorte que les enfants soient vraiment émerveillés et gardent le souvenir en mémoire pour très longtemps. Comment faire ? Certes, l’arrivée du grand saint accompagné de son âne et de père fouettard dans le cadre enchanteur du château Pirmez aurait déjà suscité l’émerveillement des enfants. Mais nous en voulions plus … beaucoup plus ! 

Emergence d’une idée un peu folle

C’est à ce moment-là qu’une idée commença à germer dans nos esprits. On imagina l’arrivée de saint Nicolas par le ciel ! En hélicoptère ! Un peu fou non ? Il faut avouer que nous l’étions un peu toutes et tous à cette époque ou tout au moins étions nous utopistes, enthousiastes et pleins de confiance dans notre destin. Pour la plupart, nous avions tous entre 16 et 18 ans et ne doutions de rien et surtout pas de l’impossible ! Car en effet, si aucune ni aucun d’entre nous ne se souvient aujourd’hui de qui a eu cette idée insensée, personne, absolument personne ne se souvient non plus avoir entendu quelqu’un dire que ce ne serait pas possible !

A ce stade, nous n’avions aucune autorisation des propriétaires du château ni celle des autorités communales. Nous n’avions pas la moindre idée du coût et des moyens à engager pour réaliser notre projet. Il restait aussi à trouver un hélicoptère, obtenir le plan de vol, négocier le prix, trouver des cadeaux pour les enfants. Mais bref, le scénario était bel et bien sur la table. Il était impossible de reculer, c’était juré : saint Nicolas arriverait le 1er décembre au château Pirmez en hélicoptère !

Les démarches

Dans les jours qui ont suivi nous avons demandé à rencontrer M. le Baron Edouard PIRMEZ chez qui nous avons reçu un accueil favorable. Il nous a donné son accord pour accéder au parc et pelouses du château.

Nous nous sommes ensuite rendus à la maison communale afin d’exposer notre projet au bourgmestre. Et tant que nous y étions, nous avons sollicité la mise à notre disposition de la salle communale des fêtes. Il nous a été demandé d’introduire une demande par écrit et quelques jours plus tard, nous recevions le feu vert des autorités.

Monsieur le Curé

Une autre idée nous vint également à l’esprit : « pourquoi ne pas solliciter Monsieur le Curé (L’abbé Albert DOUBLET) afin d’accueillir saint Nicolas à son arrivée ? ». Nous nous sommes donc rendus à la cure pour une fois encore expliquer notre projet. De suite, il adhéra à notre proposition et nous assura de sa participation.

L’hélicoptère

Il nous fallait à présent trouver un hélicoptère et ce n’était pas chose aisée dans ces années-là ! Nous nous sommes rendus à Gosselies sur le site de ce qui n’était qu’un petit aérodrome à l’époque. En effet, en 1973 Gosselies n’était pas encore Brussel South Airport avec ses millions de passagers transportés, ce n’était qu’un petit aérodrome fréquenté par quelques CESSNA, MARCHETTI et PIPER occupant un modeste terrain situé à côté de la SABCA : une seule piste, une tour de contrôle et quelques hangars, c’est tout !

On nous dirigea vers la tour de contrôle et on nous présenta un pilote avec qui, après négociations, nous avons conclu un accord (verbal) pour un voyage en hélico de Gosselies à Acoz le 1er décembre 1973 avec un décollage prévu vers 14 h. Cet accord prévoyait la remise préalable de photographies détaillées du lieu d’atterrissage afin de guider le pilote. Non, Google Earth et son Street View n’existait pas encore, pas plus qu’Internet, d’ailleurs ! Le dossier photos a été assuré par Gaby STEVAUX.   

Le casting

Il restait à « embrigader un saint Nicolas ainsi qu’un père fouettard » dans cette aventure car après tout, l’engagement d’un hélico c’était bien beau, mais nous n’avions pas encore trouvé les acteurs principaux.

Ce fut chose faite quand René MOURIALMÉ (gérant de l’épicerie « Louis Delhaize » sise à l’actuelle rue de Moncheret) accepta avec enthousiasme le rôle de saint Nicolas. Jean-Carlo ALBORGHETTI le seconda comme père fouettard dont le grimage fut assuré par Christine TOUSSAINT. C’était du costaud … personne ne l’a reconnu.

Enfin, il a été convenu que le transport de nos acteurs vers l’aérodrome de Gosselies serait assuré en voiture par Paul BRIOLA. Il faut savoir qu’à cette époque, très rares étaient les jeunes qui possédaient une voiture. La plupart d’entre nous se déplaçaient en vélo ou à pied et seuls ceux qui avaient commencé à travailler possédaient un vélomoteur.

Heureusement, les dieux étaient avec nous … 

Les grandes lignes de la fête étant tracées, on s’y prépara dans les détails : la recherche des costumes et des cadeaux à offrir aux enfants, passer les commandes à l’Horeca, préparer le trône à la salle communale, etc… Enfin, le 30 novembre, tout était fin prêt, le soleil brillait, nous étions confiants …

Le lendemain 1er décembre, le village se réveille … sous la neige ! Il fallait croire que les dieux étaient avec nous ! Nous étions loin d’imaginer un hélicoptère atterrir sous la neige dans le parc du château d’Acoz … difficile d’imaginer plus féerique !

Donc vers 12h30, nous partons confiants pour Gosselies en compagnie de saint Nicolas et de père fouettard.

… mais le diable s’en mêle une première fois !

À notre arrivée, un petit hélicoptère blanc est posé au pied de la tour de contrôle. Alain POSTIAU qui avait mené les négociations jusque-là, gravit l’escalier permettant d’accéder au poste de commandement, salue notre pilote et lui demande si tout est en ordre. Et là, c’est la douche froide : le pilote déclare que le vol est annulé à cause des mauvaises conditions météorologiques (neige et brouillard). Alain reste sans voix quelques instants mais, reprenant aussitôt ses esprits, lui explique que cela n’est pas possible, que plus de 50 enfants et leurs parents attendent dans le parc du château et… qu’il n’y a pas de brouillard sur Acoz et qu’il n’a pratiquement pas neigé … Notre pilote hésite, mais comprenant que tous nos efforts jusqu’ici allaient être ruinés dit qu’il devait contacter les services météo de la base aérienne de Florennes pour obtenir l’autorisation de décoller.

… Wait and see.

Alain descend sur le tarmac afin d’expliquer la situation ubuesque qui est en train de se dérouler. Après un long moment d’attente dans l’angoisse, notre pilote nous rejoint et accepte finalement d’assurer le vol vers Acoz.

Ouf !

… puis, le diable encore une fois s’en mêle !

Il n’y a qu’une seule place de passager disponible à bord de l’hélicoptère !

Cela complique donc les choses. Que faire ? Nous décidons de faire embarquer saint Nicolas à bord de l’appareil tandis que père fouettard rentrera à Acoz en voiture avec nous. Mais pour le bon déroulement de l’évènement, l’hélico ne doit pas se poser sur les pelouses du château avant notre arrivée puisque père fouettard est sensé accompagner saint Nicolas dans l’appareil.

Donc voilà la consigne donnée au pilote : il devra suivre nos deux voitures à vue ! Oui, oui, à vue car en 1973 pas de GSM ni de smartphone ni d’autre GPS et pas encore de ring à Charleroi non plus. Il fallait absolument traverser la ville, suivi par l’hélicoptère, donc. Heureusement la circulation n’était pas encore celle qu’elle est aujourd’hui.

Le départ de Gosselies s’est effectué avec un peu de retard mais le trajet s’est fait sans complication.

Il restait à s’arranger pour que notre père fouettard, planqué sous une couverture sur le plancher de la voiture de Paul rejoigne discrètement saint Nicolas à sa descente d’hélicoptère qui allait se poser dans quelques secondes. C’est la neige qui nous a sauvés car l’hélico en s’approchant du sol a soulevé un tel tourbillon de neige que l’on ne voyait plus grand-chose et Paul en a profité pour approcher sa voiture au plus près de l’aire d’atterrissage. Et comme les enfants n’avaient d’yeux que pour l’hélicoptère et pour saint Nicolas, le tour de magie a parfaitement fonctionné. 

Un triomphe !

L’arrivée au château fut triomphale… les nombreux enfants et leurs parents assistèrent médusés, les yeux brillants à l’atterrissage de l’hélicoptère duquel sont sortis notre grand saint… et son fidèle père fouettard. Même notre bon curé Doublet s’est prêté au jeu ! Il s’est avancé, amorçant une rapide génuflexion devant le grand saint et simulant un baiser sur sa grosse bague surmontée d’un faux rubis, « officialisant » ainsi l’évènement.

Succès total, un triomphe !

Le cortège a ensuite quitté le château pour se diriger vers la salle des fêtes de la rue des Écoles où saint Nicolas a distribué cadeaux et friandises aux enfants. Un goûter a été également offert. Cependant, les enfants étaient plus nombreux que prévu, nous avons dû partir en hâte à la recherche des joujoux manquants ; le magasin « Chez Lorette » de la rue de la Raguette nous est venu en aide immédiatement devant notre désarroi. Opération éclair réussie également puisqu’aucun enfant n’est reparti les mains vides.

Notre photographe de service a réalisé l’important travail de photographie de l’arrivée de saint Nicolas au château et de la remise des cadeaux aux enfants. Un album photographique illustrant l’ensemble de cette journée mémorable été réalisé, des épreuves ont été déposées chez les commerçants du village chez qui parents et enfants ont pu en obtenir une copie.

CHATEAU

HELICOPTERE

Atterissage

DANS LA NEIGE 1

CURE DOUBLET

ACCUEIL 1

ACCUEIL 2

DEPART CHATEAU

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Michel GERIMONT WEB

Pierre VANHEEDEN WEB

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Philippe FRERES web

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André SOHY WEB

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Le souvenir d’un moment heureux

Chacun d’entre nous, membre du comité des jeunes d’Acoz, garde un souvenir impérissable de cette journée merveilleuse mise sur pied au profit des enfants de notre village. La joie qui rayonnait sur le visage des enfants et les étoiles que nous avons vu briller dans les yeux nous ont très vite fait oublier nos angoisses et nos fatigues. On peut se demander aujourd’hui encore qui des enfants ou de nous, les organisateurs, avons été les plus heureux au cours de cette journée. La soirée s’est évidement terminée très tardivement…

À toutes celles et à tous qui se sont investis sans compter et qui se reconnaîtront dans cet article du blog d’Acoz, encore bravo et merci.

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Cet article a été rédigé avec la collaboration de Danielle GANGOLF, Gaby STEVAUX et Alain POSTIAU au nom du Comité des Jeunes d’Acoz et de ses membres.

 

© Alain GUILLAUME – Décembre 2019.

La Fête de la Libération

Dans le tome 2 de mon ouvrage « ACOZ de A à Z » (pages 202 à 207) un dossier est consacré à la Fête de la Victoire ou Fête de la Libération qui fut organisée à Acoz en septembre 1946.

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Philippe BUSINE m’a remis dernièrement un document très intéressant s’y rapportant, complétant ainsi ce dossier.

Je vous le fais découvrir…

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Acoz fête de la Victoire_2 640

Acoz fête de la Victoire_2 bis

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Merci à Philippe BUSINE pour le partage de ce document.

© Alain GUILLAUME – Novembre 2019.

 

Décès de Bertrand THIBAUT

Bertrand THIBAUT

C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de

Bertrand THIBAUT

né à Charleroi le 19 mai 1974 et survenu à Jumet le 22 novembre 2019.

Les funérailles religieuses et bénédiction, suivies de l’incinération au crématorium de Gilly, seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin à Acoz le JEUDI 28 NOVEMBRE 2019 A 10 HEURES 30.

Si vous désirez rendre un dernier hommage à Bertrand, les visites au funérarium Gabriel POSTIAU, rue de la Scavée 32 à Acoz, sont organisées les lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 de 17 à 19 heures.

Le jour des funérailles, rendez-vous à l’église à 10 heures 30.

Ni fleurs, ni couronnes, un don peut être versé à l’Ecole des Jeunes de Rugby sur le compte BE84 0682 4609 2259 avec la mention « don pour Bertrand ».

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Pompes funèbres SPRL GABRIEL POSTIAU

Rue de la Scavée 32 – 6280 ACOZ
Succursale :
Rue de Philippeville 134 – 6120 NALINNES
Tél/Fax 071 50 40 65 – GSM 0495 26 12 12

 

Alain GUILLAUME – Novembre 2019.

Notre maison autrichienne a perdu son millésime

Suite à la fermeture du café « El Coquî » (voir le livre « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 92 à 105), le bâtiment a été mis en vente et a été complètement rénové par les nouveaux propriétaires.

Cette ancienne bâtisse que l’on surnomme « la maison autrichienne » date de 1758. On pouvait y découvrir le millésime ancré dans la façade arrière, visible lors du passage sur le RAVeL.

Grande déception ce dimanche 27 octobre 2019 lorsque j’ai remarqué que ce témoignage du passé avait disparu lors de la réfection extérieure.

Maison autrichienne 1758

MAISON AUTRICHIENNE 2019

J’ai rencontré les propriétaires qui ont été très attentifs à ma remarque. Patientons, cela va s’arranger.

© Alain GUILLAUME – Octobre 2019

 

 

 

Les processions religieuses à Acoz

LA PROCESSION DU SAINT-SACREMENT

C’était une procession publique où l’hostie sainte était portée en grande pompe à travers les rues du village au cours d’une déambulation, entrecoupée de stations et de prières à des autels provisoires et chapelles que l’on appelait pour la circonstance des reposoirs. Tous les paroissiens du village y participaient.

Elle était organisée chaque année le dimanche qui suit la Fête-Dieu (le jeudi qui suit la Trinité).

Dans notre village, comme dans d’autres où l’on marche à la Sainte-Rolende, la Compagnie de Marcheurs participait à la procession. Tambours, fifres et fanfares animaient  la sortie. Suite à la disparition de la Compagnie d’Acoz à la Pentecôte en 1949, le cortège religieux était constitué du curé accompagné des marguilliers de la Fabrique d’Eglise qui portaient le dais (dans les années 50-60 : Jean HOSPEL, Joseph GENOT, Marcel DUMONT, Albert STEVAUX, Joseph ELOY, Marcel DEBERGH, Baron Edouard PIRMEZ) le protégeant du soleil ou des diverses intempéries ; et des deux côtés, les hommes l’escortaient, tenant en main un flambeau, signe de dévotion et de respect.

Procession dais 500

Les petites filles ayant fait leur « petite communion » dans l’année ouvraient le cortège en parsemant le chemin de pétales de fleurs, suivies par les plus âgées ayant accompli leur profession de foi, revêtues de leur belle robe blanche.

Les révérendes sœurs de la Providence (Soeurs Irma, Camille et Julienne) ainsi que les institutrices de l’Ecole du couvent accompagnaient les enfants porteurs de diverses bannières et oriflammes.

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1946-47 – Les enfants de choeur, de gauche à droite : Charles DUMONT, Joseph THYS, Michel JACQUES et Roland BIRON. On y reconnaît Elisabeth GIGOT (mère de Roland BIRON), Madame GENOT (institutrice à l’école du couvent) et la Révérende Soeur Supérieure Irma.

Les Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre étaient aussi présents avec leurs drapeaux tricolores.

Venait ensuite la statue de la Vierge Marie, portée par les jeunes filles célibataires.

Notre garde-champêtre Marcel BERNY (voir le livre ACOZ de A à Z, tome 1, pages 6-11) réglait la circulation, alors encore assez fluide.

A la sortie de la grand-messe célébrée en l’église paroissiale Saint-Martin, le cortège religieux se mettait en route en empruntant un parcours bien défini.

 

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Monique BERNY vers 1952-53.

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1946-47 – Claire BERTULOT entourée de petits anges.

La première halte avait lieu à la rue des Ecoles, à la chapelle Saint-Roch appartenant à la famille MATHUES. Après quelques prières et une première bénédiction, la procession se se dirigeait vers le Calvaire DEMEURE, à droite en montant la Raguette. (Cette chapelle fut rénovée en 1993 par la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo et fut dédiée à ce moment à saint Frégo (voir le livre « ACOZ de A à Z, tome 1, pages 186-205). C’était ensuite la chapelle Saint-Roch (dite « chapelle SCIEUR »), sise à la rue de Moncheret, qui accueillait les pèlerins. Un dernier arrêt était programmé à la chapelle Sainte-Rolende du château d’Acoz, avant la rentrée solennelle et la dernière bénédiction sur le parvis de l’église Saint-Martin.

Chapelle Mathues 500
Rue des Ecoles – La chapelle Saint-Roch, propriété de la famille MATHUES. (Elle fut abattue vers 1960 pour faire place à un garage. Remplacée par une potale toujours visible de nos jours).
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L’actuelle chapelle Saint-Frégo.
Chapelle saint-Roch 640
La chapelle Saint-Roch (dite « chapelle SCIEUR »), sise à la rue de Moncheret).
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La chapelle dédiée à sainte Rolende, à l’intérieur du château d’Acoz.
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1955-56 – La procession à la sortie du château d’Acoz.

St-Sacrement 1955-60 1 400
1955-56 – La Fanfare Royale d’Acoz. On y reconnaît : Jean-Claude CASTIN, René DUFLOT, Léonard CHARLIER, Albert TOUSSAINT et Georges CHARLIER.
St Sacrement 1950 640
1950 – La Fanfare Royale d’Acoz à la rentrée de la procession. Au premier plan, de gauche à droite : Fernand DEGRAUX (secrétaire communal), Michel GANGOLF (secrétaire de la fanfare) et X WAUTELET (vice-président de la fanfare).

Thierry Bertulot page 640

LA PROCESSION DU 15 AOUT

Celle-ci était organisée le 15 août, jour de la fête de l’Assomption, dédiée à la Vierge Marie. Moins imposante que celle du Saint-Sacrement et appelée « petit tour » en raison du fait que l’on ne passait pas au château.

FETE ASSOMPTION 640
Vers 1953 – On y reconnaît, de gauche à droite : X, Christiane ERNOULD, Lucy CESARATO, Anna (Anaïs) CREMELIE et Claudine DEGRAUX. A l’arrière plan : le curé FLEURQUIN et le garde-champêtre Marcel BERNY. (A gauche avec le volet mi-baissé : la boucherie tenue par Michel et Suzanne GANGOLF).

Dans le début des années 70, comme un peu partout, ces manifestations religieuses ont disparu.

ANECDOTE

En 1956, lors de la construction des premières cités le long de la rue de la Raguette, l’abbé Albert DOUBLET avait décidé d’allonger le parcours en passant devant ces nouvelles habitations. Il ne fallait pas chercher très loin pour comprendre le pourquoi. Une grande rivalité existait entre notre curé et le pouvoir communal de l’époque dirigé par Fernand POULEUR, initiateur de ces récentes maisons qui abritaient une grande majorité de familles socialistes. Mais tout cela s’est passé sans problèmes et… la procession  terminée, la plupart des paroissiens se retrouvaient attablés au café « CHEZ LIEN ». Notre bon curé DOUBLET n’a pu s’empêcher de rejoindre le « CAFE HANQUART » pour « taquiner  son ennemi de cœur » à savoir le bourgmestre Fernand POULEUR. (Voir le livre ACOZ de A à Z, tome 1, page 61).

 

LES ROGATIONS

Les processions des rogations étaient au nombre de trois et avaient lieu les trois jours précédant le jeudi de l’Ascension, c’est-à-dire les 37e, 38e et 39e jours après Pâques.

A la demande des agriculteurs locaux, leur but était de prier pour protéger les animaux, les champs et les cultures.

rogations

Enfant de chœur vers 1958-59, les souvenirs sont toujours présents dans mon esprit : après la messe célébrée vers 07 heures du matin, la procession se formait,  la grande croix en tête, portée par un enfant de chœur. Le curé en surplis, chapelet en mains, récitait des prières en communion avec les pèlerins. Les différentes familles de cultivateurs étaient présentes.  Chaque jour, le trajet différait ;  on empruntait l’actuelle rue de la Scavée pour atteindre la prairie juste en face du cimetière. Sur place,  le prêtre chantait en latin la litanie des saints. Après chaque citation, les pèlerins reprenaient en chœur : « Te rogamus audi nos » ce qui signifiait « Nous te demandons de nous entendre » et « Ora Pro Nobis » (« Priez pour nous »). La cérémonie se terminait par la bénédiction du lieu avant de reprendre le chemin de l’église. Le lendemain, on prenait la direction du chemin de Joncret jusqu’au lieu-dit « Le Grand Arbre » (voir ce blog : « Toponymie » dans la catégorie « patrimoine » – avril 2018), et le dernier jour celle qui menait au lieu-dit « La Croix d’Acoz », à la sortie du village en allant vers Gerpinnes.

Joseph THYS, enfant de chœur vers 1950, se souvient que le curé FLEURQUIN bénissait des bouts de bois que les paroissiens plantaient dans leur jardin en guise de protection contre le mauvais temps, espérant une bonne récolte de légumes.

Au cours des années, les fermes ont disparu une à une, les processions n’attiraient plus beaucoup de pèlerins et seront supprimées vers 1965.

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Mes remerciements à Monique BERNY, Francine DEMEY, Roland BIRON, Joseph THYS, Michel et Claude JACQUES pour l’aide apportée à la rédaction de ce dossier.

 

© Alain GUILLAUME – Octobre 2019.

 

Les processions religieuses à Acoz (suite)

Suite à la publication du dossier relatif aux processions à Acoz, Gaby STEVAUX me signale que son père Albert avait l’honneur de porter le dais qu’il désignait par le vocable « baldaquin », appelé aussi pavillon ou parasol liturgique. Albert n’était pas membre de la Fabrique d’Eglise mais avait en charge la comptabilité, l’organisation et la gestion des biens du couvent ; il veillait donc aux intérêts des sœurs de la Providence. Il était en quelque sorte un régisseur que les religieuses aimaient à appeler pompeusement « Monsieur le Président »… ce qui le faisait sourire.

Gaby se souvient que les jours de procession, son papa portait un pantalon gris rayé, des chaussures vernies noires, une chemise blanche, une cravate gris clair attachée par une épingle surmontée d’une perle et surtout qu’il portait une veste queue-de-pie noire, appelée aussi frac-à-pans.

Lors du passage de la procession, la rue des Ecoles et celle de la Raguette étaient, à l’instar des autres rues du village parsemées de pétales de fleurs mais aussi de dessins réalisés au pochoir à l’aide de poudre de craies multicolores finement broyée ou de sable blanc.

Il ajoute que les jeunes enfants s’habillaient au couvent dans la classe de l’école maternelle, les classes primaires étant réservées aux communiantes.

GABY PETIT PAGE 640

A noter que lorsque les garçons avaient fait leur profession de foi, devenus jeunes adolescents, ils processionnaient en costume et cravate et portaient un flambeau. L’objet en question était constitué d’un manche en bois long d’un bon mètre, peint en noir sur lequel il était fixé une pièce en laiton en forme de U qui supportait une lanterne en verre protégeant du vent une bougie allumée, de sorte que la lanterne se balançait au rythme des pas des pèlerins. L’ensemble était décoré de pièces de laiton ouvragé.

LANTERNES 450

ANECDOTE

Une année, au cours d’une de ces processions, son inséparable ami (dont il taira le nom par discrétion), rêveur et toujours en quête d’idées novatrices à expérimenter, n’avait rien trouvé de mieux que de jouer avec son flambeau et de l’incliner de façon à ce que la flamme de la bougie lèche dangereusement le cylindre en verre pour le noircir … « pour voir ce que ça faisait » comme on disait. Mais tout absorbé qu’il était par sa captivante et ingénieuse expérience, il a oublié de regarder où il mettait les pieds et a trébuché. Il va sans dire – à son grand étonnement – que le verre de la lanterne n’a pas résisté à l’expérimentation !

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Merci Gaby.

© Alain GUILLAUME – Novembre 2019.