Le moulin « Scieur » à Acoz

Le moulin d’Harnenvaulx, ou moulin Syeûr (en wallon), ou moulin de Bruges ou encore moulin Pirmez, était un moulin à eau bâti au lieu-dit « Au Moulin » – rue de Moncheret (route de Gerpinnes) – au bout d’une impasse, à mi-distance entre Acoz et Gerpinnes (plan parcellaire de Pop, section C n° 126).

Moulin Scieur 1909 640

Naturellement, il se trouve sur le cours d’eau appelé anciennement « La Biesme d’Acoz », actuellement dénommé « Ruisseau d’Hanzinne ».

L’alimentation du moulin se faisait par l’intermédiaire d’une dérivation dont le départ se situait à environ 600 mètres en amont du moulin, au lieu-dit « La Batte ».

LA BATTE 640

RUISSEAU (LA BATTE) 640

Cette dérivation suivait le versant gauche de la vallée et a probablement dû être déplacée ou aménagée suite à l’établissement de la voie de chemin de fer qui suit le fond de la vallée.

On peut toujours découvrir les vestiges du bief qui se détache du cours d’eau là où celui-ci passe du côté Est de la voie ferrée (actuellement le RAVeL).

PONT BIEF 640

Il suit ensuite le talus de l’assiette de cette dernière avant de passer sur le côté Ouest, tandis que la rivière continue encore sur une centaine de mètres sur le côté Est. Ensuite, ce bief prend la courbure du versant avant de déboucher contre le pignon formant l’extrémité Sud de l’ensemble ferme-moulin. Ce dernier constitue un très bel exemple de l’association des réseaux hydrauliques avec d’autres équipements, notamment ferroviaires, de fond de vallée.

LE TRACE DU BIEF 300Dpi (2)

Le bief alimentait un petit étang. L’eau s’engouffrait dans une canalisation d’un diamètre de 50 centimètres pour remplir un réservoir métallique. C’est de ce dernier que le courant d’eau lâché actionnait la roue.

ETANG 1960 500

CHUTE D'EAU 640

ancienne chute 550

ACCES TUNNEL 500

Etang asséché 640

Mais, s’agitait-il d’une roue ou bien de deux ?
En regardant les deux peintures de l’artiste gerpinnois Henri DEGLUME (1865-1940), on en aperçoit deux ; malheureusement, aucune photographie ne peut nous éclairer.

Peinture DEGLUME 1 840

Peinture Degmule 2 840

Il fallait donc se rendre sur place pour, peut-être, y découvrir des vestiges.

Lors de ma visite, Patrick et Anne, les actuels propriétaires, m’ont très gentiment reçu et permis de découvrir sur le pignon l’emplacement de deux axes, ce qui conforte la présence de deux roues. Ces dernières auraient été enlevées dans les années 50.

2 axes 840

Ensuite, ils m’ont invité à visiter l’annexe qui renfermait le mécanisme. Ce dernier a complètement disparu mais une des grosses meules est toujours en place, scellée dans le sol. Et la seconde ? Patrick et Anne m’ont conduit dans la cour intérieure où j’ai pu la découvrir, installée confortablement dans un parterre accueillant de belles plantations.

Meule intérieure 640

Meule extérieure 640

Dans la prairie jouxtant le moulin, un tunnel en pierre, bien conservé, servait de trop-plein au bief et amenait l’eau excédentaire retrouver le ruisseau. Au même endroit une source coule toujours en permanence et abreuve le cheptel.

PLAN AERIEN 640

Tunnel trop plein 640

SOURCE MOULIN 640

Le moulin fait partie d’une exploitation agricole assez considérable. On y distingue notamment une vaste grange portant le millésime 1826 ; elle est établie contre le versant gauche de la vallée et de larges baies percées dans la façade lui donnent une physionomie particulière. Epousant la courbure de la vallée, une aile regroupant une écurie, le corps de logis et le moulin proprement dit se situe dans le prolongement de la grange. C’est la position de ces divers bâtiments contre le talus formant le bord de la vallée qui explique la dénivellation entre les deux façades de cette longue aile. Le rez-de-chaussée, côté talus, correspond de cette manière à l’étage, côté cour. Malgré ses fonctions diverses, toute l’aile de bâtisse présente une hauteur constante, ce qui assure une large étendue à l’étage habité. On se souviendra que ce qui apparaît ainsi comme un étage du côté cour, correspond au rez-de-chaussée du côté du talus.

1826 640

1826 2 640

Le moulin proprement dit se trouve à l’extrémité de cette aile. Un double élargissement, côté cour, se manifeste dans ce secteur. Le premier correspond à un débordement d’un bon mètre par rapport à l’alignement du corps de logis ; le second élargissement va nettement plus loin. Il est couvert d’une toiture en appentis dans le prolongement de la toiture en bâtière. Une entrée en oblique relie les deux alignements. Au-dessus de la porte (encadrée de piédroits et de claveaux en pierre de taille), une niche abrite la statue de sainte Catherine, patronne des meuniers.

corps logies 640

Minoterie 640

Potale 640

SON HISTOIRE

Sans doute un des plus vieux moulins à eau de la région car on en parlait déjà en 1339, étant la propriété de Otton de Loverval.

En 1350, il appartint au Comte de Namur et en 1547,  à Remy le Foulon qui le transforma en moulin à farine.
En 1554, il fut cédé en location à Hélène BERTRAND-DELVAUX et ensuite à son fils Michel DELVAUX.
En 1566, il portera le nom de « moulin d’Hernivaulx ou moulin d’Harnenvaulx ».

Vers 1603, il fut vendu à un certain Etienne POILVACHE pour la somme de 2.200 florins.

Ferraris moulin Acoz 1701 840

C’est en 1826 qu’une annexe fut construite et tout l’ensemble devint la propriété de la famille de BRUGES.

Vers 1920, le moulin devint la propriété de la famille PIRMEZ qui la mit en location à Joseph et Luce BEGUIN-BERLIER (de 1903 à 1919). Le couple employait Désiré DIMANCHE, Germaine VANGYSEL et Marthe LIBERT.

Octave et Anne-Marie COLLET-DUBUISSON, originaires de Pont-de-Loup, sont arrivés au moulin en 1919. A ce moment, le moulin était toujours en activité et c’était un certain CHEVALIER qui s’occupait de moudre le grain jusqu’en 1920, date de l’arrêt définitif du moulin. Octave et Anne-Marie ont eu 8 enfants dont 4 sont nés à Acoz et en 1927, ils déménageaient à Villers-Poterie, pour tenir la ferme ‘’ Fraiture’’, propriété de la famille PIRMEZ. D’après Franz COLLET, un des fils, ses parents avaient signé un contrat de métayage (Le métayage était un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un métayer le soin de cultiver une terre en échange d’une partie de la récolte).

OCTAVE COLLET ANNE-MARIE DUBUISSON 660

6 FRERES COLLET 660

 

Nombreux locataires se succédèrent à Acoz : Henry DUMONT en 1928 et ensuite un appelé Romain DELYSSE.

 

Georges BERGER et son épouse Pauline VANACKER ont repris la ferme du moulin en 1932, aidés de leurs 4 fils : Marcel, Léon, Fernand et René. Après la guerre, Marcel et Fernand leur ont succédé.

Marcel Florence BERGER 640

Marcel et Michel BERGER 400

René BERGER 400

René BEREGER 2 640

René BERGER avait épousé Alice TENRET. Ils tenaient une ferme dans le centre de Villers-Poterie. Ils ont eu trois enfants : Michèle, Guy et Martine.

Georgette BERGER, fille de Marcel, avait épousé André TENRET. Ils tenaient une ferme sise à la rue des Ecoles à Acoz (actuellement propriété de la famille CHIF). Ils ont eu trois enfants : Philippe, Marc et Rita.

 

En 1953, Aloïs CREMELIE, venu des Flandres, s’y installa avec son épouse Elza VAN LAERE. Ce couple eut 8 enfants. En 1973, leur fils Gérard  et son épouse Andréa VAN DE VELDE rachetèrent la propriété et c’est actuellement leur fils Patrick et son épouse Anne VAN DOOREN qui y résident avec leurs trois enfants.
Patrick gère un fameux cheptel de 400 bêtes qui profitent des nombreuses pâtures avoisinantes. Début 2017, il décide de se tourner vers la culture. Il vend tout le cheptel et les pâtures font place à la culture de maïs et autres froments sur une superficie de 120 hectares.

ALOIS ET ELZA 1932 MARIAGE web

ELZA VAN LAERE 1953 web

FAMILLE CREMELIE 1959 web

GERARD et Andréa WEB

Patrick CREMELIE web

 


Je tiens à remercier Franz COLLET, Philippe TENRET, la famille CREMELIE, Christian DENEFFE pour l’aide précieuse apportée  lors de la préparation de ce dossier.

JUIN 2019 640

© Alain GUILLAUME – Septembre 2019

Des accidents ferroviaires à Acoz

Ayant découvert mon dossier consacré à l’ancien site des Usines de Moncheret, publié le 25 avril dernier, Luc DAL (de Gerpinnes) m’a précisé que Georges DAL cité dans mon article, n’est autre que son grand-oncle.

Georges DAL JPEG 72dpi

Il était né à Châtelineau le 6 décembre 1882 et avait épousé Elvire DELAMOTTE.

Il exerçait la profession de dessinateur industriel et aurait participé à la construction des lignes de chemins de fer en Ukraine. Revenu dans son pays natal, il a occupé le poste de directeur des Usines de Moncheret, résidant dans le château jouxtant l’ancien site, avant d’occuper la villa voisine que l’on appelait à l’époque « la Villa du Directeur ».

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Luc se souvient que la famille avait été impliquée dans un grave accident survenu avant la guerre 40-45. Après des recherches, il m’a transmis cette coupure du « Journal de Charleroi » du 4 janvier 1938 qui relatait très bien les faits…

ACCIDENT 1938 DESSUS 300dpi 640ACCIDENT 1938 DESSOUS 300dpi

 

La villa du Directeur

Cette villa appartenait aux Usines de Moncheret et a été occupée par les différents directeurs  qui s’y sont succédé.

On se souvient à Acoz de Victor EUDOXE qui avait remplacé Georges DAL ainsi que de Léon NOEL, le dernier directeur.

Vers 1975, lors de la fermeture définitive des usines, la propriété fut mise en vente et ce serait la famille GEORGES qui l’aurait acquise avant de la revendre à un appelé Giuseppe DI AMICCI. Ce dernier quitta Acoz en 2008 et c’est alors la famille Dominique BOSSIS qui en devint propriétaire. Dominique BOSSIS est l’administrateur de la S.A. DECOCHALET, sise au même endroit.

VILLA DU DIRECTEUR 100dpi 640
Photo récente de « la Villa du Directeur »
LIEU ACCIDENT 100dpi 640
Dominique BOSSIS, l’actuel propriétaire, sur les lieux de l’accident. Tout récemment, l’ancienne ligne de chemin de fer a fait place au RAVeL.

 

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Déraillement d’une locomotive

Déraillement locomotive type 15 100dpi 640

Cette photo m’a été transmise par Etienne et Luc ELOY. Malheureusement on n’a pas d’autres précisions si ce n’est qu’il s’agit d’une locomotive type 15. L’incident s’est sûrement passé aux environs de la gare lors du passage à un aiguillage.

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Accident mortel

Les documents officiels reçus de Geneviève LUSIAUX attestent d’un accident mortel qui se serait passé à la gare d’Acoz le 11 juin 1930. La victime s’appelait Eugène OVANDO.

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OVANDO Eugène 640

Voici la version que m’avait donnée Lucien SAINTHUILE : 

« Eugène OVANDO avait marché avec la Compagnie d’Acoz lors du week-end de la Pentecôte 1930, les 8, 9 et 10 juin. Le dimanche, l’alcool aidant, il aurait eu des paroles déplacées mettant en cause sainte Rolende. Le mardi, il serait retourné à Gerpinnes et aurait passé la grande partie de la nuit dans les estaminets. C’est en revenant à Acoz, très tôt le mercredi, qu’il aurait été happé par le premier train. Ces faits se seraient passés au passage à niveau de la ligne Châtelet-Mettet, au pied de la Croix d’Acoz. »

Suzanne DEGRAUX m’a confirmé les dires de Lucien.

On peut supposer qu’Eugène OVANDO aurait été transporté à la gare et qu’il y serait décédé.

Eugène OVANDO 100dpi 640

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Un camion verse dans un wagon

Les faits se sont passés au quai aux sables, en face de la gare d’Acoz. C’est à cet endroit que les camions venaient benner, dans les wagons, le sable extrait des sablières de Joncret et de Lausprelle.

Là encore, pas de précisions.

Camion quai au sable 100dpi 640

QUAI AUX SABLES 640 2
Photos actuelles du « quai aux sables »

QUAI AUX SABLES 640

 

Grand merci à Luc DAL, Etienne et Luc ELOY, Geneviève LUSIAUX et Dominique BOSSIS.

© Alain GUILLAUME – Juin 2019.

 

L’ancien site des « Usines de Moncheret » à Acoz

En décembre 1891, suite à la faillite de la Société Anonyme des Forges d’Acoz, les installations sises dans les Fonds d’Acoz sont reprises dans la Société Anonyme des Usines de Moncheret.

MONCHERET 1910-1911
Le site des Usines de Moncheret vers 1910.

En 1918, ce site est complètement démantelé et l’activité sidérurgique est transférée sur le territoire de Bouffioulx.

USINES MONCHERET ACOZ - NOV 1918 640

A l’avant-plan, les mulets d’un convoi militaire australien qui a occupé les lieux. On remarquera que deux cheminées sont préservées dont l’une est toujours présente de nos jours et accueille les antennes-relais pour la téléphonie mobile.

Cette vue a été prise en novembre 1918, de la toiture du château de Moncheret qui était occupé par Henri DUPUIS,  le directeur de l’usine. On a gardé aussi le souvenir d’un appelé Georges DAL.

ANCIEN MONCHERET 1905 640 + légende

Château de Moncheret 1909 640

Le château fut démoli et la propriété fut acquise par Adolphe KAKONE. Fin des années 50, début 60, un scandale éclate suite à la découverte de « ballets roses ». (Adolphe Kakone était également propriétaire d’un magasin de vêtements, les ’’GALERIES KAKONE’’ et d’un cinéma que l’on qualifiait à l’époque de « cochon », ’’LE BLED’’, situés tous deux à Charleroi Ville-Basse. Bâtiment majestueux, il fut cependant démoli dans les années 60 afin de permettre la construction du « CENTRE ALBERT ».)

La société COGEFER y a ensuite ouvert une activité de récupération de métaux jusque dans les années 80.

Actuellement le site est devenu la propriété de la société GROSJEAN.

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MONCHERET 1910-1911 640

© Alain GUILLAUME – Avril 2019.

La carrière de grès à Acoz

Lors de la cérémonie d’hommage à nos combattants 14-18 organisée en novembre dernier au cimetière d’Acoz, j’y ai rencontré Etienne et Luc ELOY, venus se recueillir sur la tombe de leur grand-père maternel, Gaston BOUSETTE, (voir le livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18, Geneviève LUSIAUX, pages 105 et 106).
Une conversation s’est engagée et nos échanges se sont concentrés sur l’histoire de notre village. J’ai été agréablement surpris lorsqu’ils m’ont appris que leur père, Joseph, avait gardé certaines archives.

Parmi leurs souvenirs, ils m’ont fait part de l’existence, au 19e siècle, d’une carrière de grès située juste derrière la gare d’Acoz, sur la rive droite du ruisseau, le site étant à cette époque la propriété des communes d’Acoz et de Joncret.

Profitant du nettoyage de l’assiette des anciennes voies de chemin de fer qui va bientôt accueillir le RAVeL, je me suis rendu sur place et j’ai découvert, toujours intact, un pont qui enjambait le ruisseau. De suite, j’ai compris que ce dernier avait été construit pour accéder à cette carrière. Des vestiges de cette exploitation sont encore à peine visibles, la végétation ayant envahi l’endroit.

 J’ai retrouvé une photo datant du 19e siècle représentant le site de la gare. Sa très bonne qualité m’a permis de découvrir cette carrière en pleine exploitation.

Site de la gare 640Carrière agrandie 640

A droite, on y distingue un wagon qui se dirige vers le pont permettant l’accès au concasseur qui calibrait les pierres destinées à l’empierrement des chemins communaux de la région.

En 1880, la carrière était exploitée par MM. HOFFMAN et LAMBERMONT. Une location des bois fut ensuite signée le 30 septembre 1906, pour 18 ans, avec la famille DAFFE ; une prolongation à 27 ans eut lieu le 30 mai 1910.

Je découvre aussi dans un dossier émanant de l’ancienne Régie des Postes, Téléphones et Télégraphes, la liste des premiers abonnés au téléphone et le numéro ’’50.10.29’’ était attribué aux carrières de grès tenues par Sylvain DAFFE (°1864-†1948).
Je visite alors le livre de Geneviève pour faire la connaissance de sa famille. Sylvain avait épousé Aline TENRET (°1866-†1926). De leur union sont nés trois enfants : Léon (°1887-†1959), Lucie (°1889-†1925) et Adolphe (°1896). Lucie a épousé Gaston BOUSETTE (°1889-†1955), ils ont eu deux filles : Malvina (°1920-†2017) et Francine (°1925-†2014) qui a épousé Joseph ELOY le 3 octobre 1950 ; de leur union sont nés six enfants : Thérèse, Etienne, Luc, Anne, Béatrice et Xavier.

Sylvain Daffe locomotive_InPixio 640Sylvain DAFFE dans la carrière devant la petite locomotive qui tirait les wagonnets.

Wagonnets carrière Daffe_InPixio 640

Ce dossier m’apprend également que les bureaux de la carrière étaient installés dans l’annexe de l’immeuble de la famille DAFFE sis à la rue de la Station 55 (actuellement rue de Moncheret 137). Cette annexe allait accueillir vers 1950 le bureau des postes, dirigé par Joseph Eloy, sous-percepteur.

La maison de la famille DAFFE 640

La maison familiale avec, sur la gauche, l’annexe qui abritait les bureaux de la carrière et qui allait, plus tard, accueillir le bureau des postes.

Etienne et Luc me signalent que Sylvain DAFFE y avait fait aménager des mansardes dans le grenier pour y loger des ouvriers carriers.

CARRIERES DAFFE 1913 1 640

Sur cette photo datant de 1913, seul l’adolescent, bouteille à la main, a pu être identifié. Il s’agissait d’un nommé Georges VANHERCK de Lausprelle. Quant à l’ouvrier de gauche, montrant une pièce de monnaie, il semble dire : « voyez comme nous gagnons notre vie ! ».

L’activité de la carrière cessera en 1929. La cause exacte n’est pas connue, due peut-être à la la retraite de Sylvain DAFFE, ou au décès de son épouse en 1926 ou encore à un conflit avec les communes d’Acoz et de Joncret.

Plan 1 640

Plan 2 640

 

Deux articles relatifs à l’immeuble familial sont en préparation et seront publiés prochainement.

 

© Alain GUILLAUME – Mars 2019.

Le passage à niveau d’Acoz-Centre

Etienne et Luc ELOY m’ont récemment proposé la publication d’un petit dossier émanant de leur père Joseph…

Premier état du passage à niveau d’Acoz-Centre

Sur le poteau devant la deuxième femme, se trouvent la manivelle et le treuil actionnant la lisse servant de barrière lors du passage d’un convoi.

Nous ne voyons pas de voie ferrée, sans doute le rail-way est-il encore sur l’assiette de Morialmé-Châtelineau, le long de la route. Par contre, la grande surface plane à l’avant serait peut-être l’assiette de la future ligne de l’Est vers Florennes. On peut situer cette photographie vers 1850-1855.

                                                                                                  (Note de Joseph ELOY).

Barrière Acoz-Centre 300_InPixio 640

Reconstitution barrière 640

Reproduction du treuil 640

MONCHERET 1909-1910 640
Sur cette photo, à l’avant-plan, on distingue les vestiges du rail-way de l’assiette Morialmé-Châtelineau. A gauche, entre les palissades et les usines de Moncheret, la maison du chef de la station de la « Compagnie de Chemin de Fer de Morialmé à Châtelineau ». (Photo prise 1910-1911)

© Alain GUILLAUME – Mars 2019.

La période des foins

René DEGRAUX 2 840 cc
Gaby STÉVAUX et René DEGRAUX dans le champ en montant la rue de la Raguette où fut construite la cité Hector POULEUR. A l’arrière-plan, la propriété de la famille STÉVAUX.

René DEGRAUX 1 840 cc
Gaby STÉVAUX, René DEGRAUX et Jean DELFORGE.




En me montrant ces deux photos Gaby STÉVAUX me dit :

« Tu sais, Alain, ces deux photos sur lesquelles on reconnaît René DEGRAUX et moi sur le cheval ont été prises par mon père en juin 1957 à la période des foins. Ces photos me remémorent l’émoi et le trouble suscités au plus profond de mon âme d’enfant dans les jours qui ont suivi. Les détails très précis de cette histoire me serrent la gorge encore aujourd’hui comme si ces faits s’étaient déroulés hier ».

J’ai trouvé le récit de Gaby émouvant et attachant. Il sonne un peu comme un conte pour enfant. Voici ce que Gaby me dit :

Un rêve de gosse

« René DEGRAUX, le cheval et moi avons une histoire qui nous unit fortement, dans mon esprit en tous cas, une histoire aussi touchante et merveilleuse qu’elle puisse l’être dans la tête d’un gosse. Enfant de 6 ans, l’évènement avait suscité en moi une émotion tellement forte que mon histoire était devenue Histoire.

En fait, depuis ma plus tendre enfance j’étais fasciné, envouté même par le monde animal en général, par les grands chiens bien sûr – nous en avons eu beaucoup qui se sont succédé – mais j’avais aussi énormément d’affection pour d’autres animaux, comme les chevaux par exemple. Il faut dire qu’à la maison, outre notre chien qui était le copain quotidien de mes jeux et à qui je confiais mes joies et mes petits chagrins, nous étions entourés de nombreux d’animaux : poules, chèvres, lapins, dindons, canaris, poissons et même des abeilles puisque mon père possédait plus de trente ruches.

Toujours, je recherchais la compagnie des animaux. J’ai le contact facile avec eux, encore aujourd’hui. J’aime les approcher, les caresser bien sûr, mais aussi sentir leur chaleur, respirer leur odeur et, en leur parlant doucement, je tente de leur communiquer mon affection pour leur offrir mes différences d’humain. J’essaye de percevoir leurs sentiments, de comprendre ce qu’ils veulent me dire en m’efforçant de créer complicité et confiance avec eux. C’est sans doute ma situation familiale d’enfant unique qui explique cela, au moins en partie.

Comme les autres enfants de village, j’étais très proche de la nature. Mon grand-père m’apprenait à distinguer les différentes espèces d’oiseaux de nos régions et leurs chants, à jardiner aussi et, étant menuisier, il m’initiait au travail du bois et à l’usage des outils. Il m’expliquait comment discerner les principales essences et à reconnaître les arbres.

Bref ! René DEGRAUX, brave homme au demeurant mais blagueur aussi, a vite deviné mon attirance pour son cheval. Du coup, il n’a rien trouvé de mieux que de me fourrer dans la tête, moi tout gosse, qu’il pouvait me procurer un cheval. Ce serait même un jeune cheval, déjà dressé et parfaitement adapté à ma taille.

J’ai avalé ça tout cru !

Je croyais dur comme fer à cette idée d’autant plus que René m’avait habillement glissé dans l’oreille que ce cheval m’était promis par la baronne en signe d’amitié pour les services rendus par mes grands-parents et arrière-grands-parents. C’était vraisemblable pour moi puisque mon arrière-grand-père avait été jardinier au château d’Acoz et que mon grand-père y avait travaillé comme menuisier. D’ailleurs,  à l’époque de cette histoire, alors que nous avions déjà aménagé à la rue de la Raguette, mon grand-père faisait encore des réparations au château.

Dès lors, persuadé que j’allais posséder un cheval pour moi tout seul, j’ai commencé à construire un box pour l’accueillir. Je savais me servir des outils de menuisier. En effet, ayant observé des heures durant jusqu’à en tomber de sommeil mon grand-père suant sang et eaux sur son établi, celui-là même sur lequel je travaille encore aujourd’hui, je savais très bien à quoi servaient et comment utiliser ses bouvets, trusquins, varlopes, scies à chantourner, gouges, planes, et autres vilebrequins. De plus, tous les matériaux nécessaires étaient à ma portée : planches, vis, clous, fils de fer, treillis. Rien ne manquait !

Je me suis donc mis à la tâche avec courage et détermination. Mes travaux allaient bon train, car la construction de ce box était devenue ma véritable obsession. On appellerait cela névrose obsessionnelle aujourd’hui. En effet, pendant des semaines, j’ai consacré le moindre de mes instants de liberté à la construction de mon rêve.

Mon père et mon grand-père ont bien essayé de freiner mes ardeurs en me disant :

 – «  Ton box est trop petit, ton cheval ne saura pas y entrer »

 – « Mais si qu’il pourra y renter car c’est un petit cheval »

– « Et que vas-tu faire de ton cheval quand tu seras à l’école ? »

« Eh bien je le laisserai brouter l’herbe des pelouses, en plus il nous évitera de devoir les tondre ! »

– « Oui, mais il faudra aussi le nourrir de blé et d’avoine !

– « Je lui donnerai des graines des poules ». Avais-je répondu.

Il faut dire qu’à cette époque nous avions beaucoup de poules, nous en avons eu près d’une centaine et nous vendions leurs œufs aux habitants du quartier. Notre réserve de graines était donc importante. Les graines que je croyais naïvement pouvoir être consommées par MON cheval ne manqueraient pas. J’étais dans ma bulle, je ne vivais qu’au travers de ma propre réalité : J’ALLAIS AVOIR UN CHEVAL ! Et peu importait ce que mon père et mon grand-père disaient.

A bout d’arguments et, bien conscients tous deux qu’ils brisaient un rêve de gosse, ils furent contraints à regret de me dire que René DEGRAUX m’avait fait une farce, que tout ça n’était pas vrai et que je m’étais monté la tête.

Je ne les ai pas crus et j’ai repris mon travail de plus belle, avec encore plus d’ardeur et de conviction. Mon obstination avait atteint un point tel que je ne prenais plus le temps de manger pour m’encourir aux travaux de construction de mon box.

Mon père s’est alors pris d’une colère noire justifiée par le fait que non seulement rien ne m’arrêtait mais surtout, je crois, PARCE QUE je persistais à croire ce que René m’avait fourré dans le crâne, mais pas ses démentis à lui, … mon père !

Vu l’impasse dans laquelle cette situation nous avait menés, mon père a dû se résoudre à aller trouver René pour le sermonner et lui enjoindre de me dire la vérité … ce que René a finalement fait.

J’ai beaucoup pleuré… »

——–

Suite à cet émouvant témoignage, j’ai voulu en savoir plus sur René et le cheval. J’ai donc contacté son petit-fils Michel qui m’a répondu :

« Le cheval s’appelait Mousette, un des trois chevaux de ma tante Germaine DEGRAUX (sœur de René) et de son époux Marcel TENRET qui tenaient la ferme à la rue des Ecoles (actuellement la propriété de la famille CHIF).

Ils ont déménagé vers 1954-55 pour occuper la maison natale de Marcel, à la rue de la Tour Octavienne (actuellement de Mireille RAVASIO, veuve de Michel SCIEUR). La ferme de la rue des Ecoles a été reprise par leur fils André et son épouse Georgette BERGER. Ces derniers ont eu trois enfants : Philippe, Marc et Rita.

Mes grands-parents habitaient à la ferme MEUNIER, à la rue des Ecoles (dans le cul de sac, en face de chez Etienne et Véronique BASTIN-DEGUELLE). Mes parents, mon frère René et moi-même partagions l’immeuble. »

 

© Alain GUILLAUME – Février 2019.

Les plaisirs d’hiver

Cette photo m’a été transmise par Gaby STÉVAUX. La prise de vue a été réalisée par son père Albert en 1953, vraisemblablement dans la prairie en montant la Raguette où l’on a construit les premières rangées des cités Hector Pouleur.

TRAINEAU BULTOT 840 c

© Alain GUILLAUME – Janvier 2019.

 

Suite à la publication de cette photo, Michel GÉRIMONT a tenu à réagir :

« Je me souviens que le traîneau sur lequel je suis assis m’a été offert par ma tante Gilberte, la soeur de ma mère. Elle l’avait commandé à René STÉVAUX, menuisier et grand-père de Gaby. Il était plus haut que ses voisins et en pur chêne.

A l’époque, on s’élançait du haut de la prairie, on tournait à gauche pour descendre à toute vitesse la rue de la Raguette jusque l’actuelle rue de Moncheret. L’inconvénient, c’était le sable et les cendres que les riverains étendaient sur tout notre parcours. »

Alain GUILLAUME – Février 2019.

 

La première troupe scoute

Cette troupe fut fondée à l’initiative de Franz PHILIPPE à la suite d’un camp scout organisé à Acoz en 1930 par le Collège du Sacré-Coeur de Charleroi, au lieu-dit « Les Marlères », terrain vague situé le long du récent RAVeL, sur la gauche en quittant le village.

Cette photo a été prise sur la place communale…

SCOUTS ACOZ 1930-1932 840
Au premier rang, de gauche à droite : ? VAN DE WEYER, Maurice DUMONT, Lucien SAINTHUILE, Albert DEMEY, Robert BURTON et Georges NOCENT. Au deuxième rang, de gauche à droite : un délégué de Charleroi, Richard BRASSEUR, Marcel DUMONT, Albert GIGOT, ?, Maurice COLLICHE, Albert STEVAUX et Franz PHILIPPE.

Alain GUILLAUME – Décembre 2018

La Fête de la Libération

Dans le tome 2 de mon ouvrage « ACOZ de A à Z » pages 201 à 207, vous avez découvert l’article consacré à la Fête de la Victoire ou Fête de la Libération organisée par les Acoziens en 1946.

Une photo vient d’être découverte, oubliée dans le fond d’un tiroir…

 

ENFANTS FETE LIBERATION 1946 840
Au premier rang, de gauche à droite : Marcel DEBERGH, Marc FRANCQ, Jacques VANWALLENDAEL, Robert COLOT, Léon SCIEUR, Jacques BELGEONNE et René BERTULOT.  Au deuxième rang, de gauche à droite : Paul LOUFFIN, Willy BERTULOT, Louis PATIGNY, Jean KALUZNY et Simon CLOESEN.

Alain GUILLAUME – Décembre 2018.

Le dernier train « voyageurs » en gare d’Acoz

En 1988, le « Village N° 1 Reine Fabiola » à Ophain fêtait son 25e anniversaire.

Ses responsables avaient lancé, un peu partout en Wallonie, une invitation pour organiser une journée avec défilé sur leur site, le but étant d’offrir un spectacle et porter un peu de joie et de bonheur à ces jeunes et moins jeunes qui n’ont pas la chance de connaître une vie ordinaire.

L’Association des Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse a répondu positivement et avait proposé une participation de plus de 1.100 Marcheurs.
Les réunions se succèdent avec les comités de Marche qui désiraient y participer. Une des questions primordiales était le transport. Michel PÂQUES, résidant dans notre village, conducteur à la S.N.C.B., lance l’idée d’un voyage en train. Il interpelle les responsables des Chemins de fer belges et tout se met en place très rapidement. Le départ sera donné de la gare d’Acoz. Et c’est ainsi que la ligne Châtelet-Givet allait revivre, ne fût-ce qu’une journée.

DERNIER TRAIN ACOZ retouché 840 - Copie

Acoz_Gare_21_mai_1988 840

 

TICKET NON PAYANT 600_InPixio

TICKET PAYANT 600_InPixio

Le rendez-vous est fixé le samedi 21 mai à 11 heures 20 avec un itinéraire bien précis, passant par Châtelineau pour la destination de Braine-l’Alleud.
Les compagnies de Marcheurs, dont la Sainte-Rolende de notre village, ont défilé tout l’après-midi. Le retour s’effectua sans problème, d’autant que la plupart des Marcheurs, conscients du devoir qui les attendait, devaient être au poste et en forme le lendemain pour fêter sainte Rolende.

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RETOUR D'OPHAIN A POSTIAU 1 840

La gare d’Acoz était bien triste dans la soirée de ce 21 mai car à 19 heures 30 rentrait son dernier train et elle vivait ses derniers moments d’activité.

Anecdotes

Près de 90 zouaves ont répondu « présent » à cette manifestation, avec dans le cœur un brin de nostalgie lorsque le convoi arrive à hauteur de la défunte usine de Moncheret. Les conversations vont « bon train » et les commentaires fusent : « Wétèz, c’èst drolà dji bouteûs ! » (« Regardez, c’est là que je travaillais ! »), « Eh, wétèz, èl vîye baraque est toudis d’bout ! » (« Eh, la vieille baraque est toujours debout ! »)…

Le Comité d’Acoz a tout prévu : les cannettes de bière et soda sont du voyage … On déguste raisonnablement. Lors du défilé, quelques arrêts sont prévus pour désaltérer les braves soldats. Les minutes s’égrènent, que dis-je ! … les heures !

François BODART, l’homme discret par excellence, profite de l’un de ces arrêts pour satisfaire un petit besoin. Il choisit un endroit. Mais voilà le propriétaire des lieux, semblable à notre Lukaku national à son top niveau, lui administre un shoot bien placé qui, d’après les connaisseurs présents, était d’une fameuse puissance et d’une grande précision. François ne demande pas son reste et nous rejoint sans broncher.

Mais, il ignorait que la scène avait été vue. Le dimanche début d’après-midi, c’est le rassemblement pour la première salve au Château d’Acoz. Quelques copains lui offrent un coussin, l’accessoire idéal pour atténuer les douleurs occasionnées la veille.
Notre jardinier d’un jour jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus !

Un peu d’histoire…

Pour en connaître plus sur cette ligne de chemin fer, j’ai contacté Alain POSTIAU, passionné par le Chemin de fer et son histoire.

Voici son condensé :

  • La ligne 138 (Châtelineau – Florennes Gare de l’Est – 24 km) a été inaugurée le 14 juin 1855.
  • Le dernier train de voyageurs a circulé entre Florennes Central et Châtelineau le 9 mars 1959. Il s’agissait ce jour-là de la dernière circulation en autorail Brossel type 551 de la remise de Florennes Central ; personnel du dépôt de Florennes Central. Le lendemain, les autobus prenaient le relais de l’ensemble du service sur la ligne 138. (Pour info, les bus circulaient déjà en partiel depuis 1954 date à laquelle, la SNCB avait acheté 10 autobus City Liner de la firme van Hool et les avaient affectés à Florennes Central). Pour rappel, de juillet 1956 (dernier train de voyageurs en traction vapeur) jusqu’au 9 mars 1959, tous les trains de voyageurs sur la ligne 138 étaient assurés en autorail AR 551). Ensuite, les autobus ont pris le relais.
  • La fermeture au service « voyageurs » fut le 4 octobre 1960.
  • En mai 1983, un train spécial a conduit les élèves du Collège St-Augustin de Gerpinnes à Walibi. Michel PÂQUES s’y était investi et avait lancé l’idée d’un « Spécial Walibi « .

Dernier voyage 1 840
L’arrivée du convoi à Acoz-Centre, se dirigeant vers Gerpinnes.

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Frédéric GUILLAUME n’a pas l’air impressionné.

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Le passage à Acoz-Centre.

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  • Sur le tronçon Acoz-Châtelineau, le dernier train de voyageurs a été le « Spécial » mis en ligne pour le transport des Marcheurs ESM vers Ophain en mai 1988.
  • L’autorail AR 554.18 à Bouffioulx et à Acoz. Ces vues ont été faites le même jour. Date : antérieure au 21 mai 1988 mais je n’ai pas plus de souvenir. Il s’agissait d’un dernier voyage organisé par le PFT (Patrimoine Ferroviaire et Tourisme de Saint-Ghislain) avec leur propre matériel (association qui sauvegarde et restaure le matériel déclassé). C’est donc la dernière micheline. Il s’agissait d’un voyage spécial et non commercial (rappel : dernier commercial 9 mars 1959 en AR type 551).

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L’arrivée en gare de Bouffioulx.

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Le passage à niveau au lieu-dit « La Brockmann ».

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Dans les Fonds d’Acoz.

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Le passage à Acoz-Gare.

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  • La fermeture au trafic « marchandises » est intervenue le 1er juin 1991. Il n’y a plus eu de circulation après cette date sauf lors du démontage du tronçon  Acoz- raccordement Disteel en 1996.
  • Pour mémoire, le tronçon Acoz – Gerpinnes  a été démonté en 1986.

(Sources: Paul KEVERS : Belgische spoorlijnen).

Je tiens à remercier Alain POSTIAU, Christian DENEFFE et Anne MONDY pour leur  collaboration et le prêt de documents photographiques

 

© Alain GUILLAUME – Novembre 2018.

L’abri anti-aérien de la gare d’Acoz

Par un après-midi ensoleillé de ce début d’octobre,  me voilà parti rejoindre le quartier de la gare pour y découvrir le débroussaillage, première étape des travaux du prolongement du RAVeL qui rejoindra d’ici peu les Fonds d’Acoz.

Sur les lieux, je rencontre Jean BLASZCZYK, résidant dans le quartier depuis une quarantaine d’années.  C’est la personne toute désignée pour m’aider à retrouver ce que je recherche : l’abri anti-aérien construit à proximité de la gare.
Et Jean m’invite à le suivre sur l’ancienne ligne de chemin de fer, le long du ballodrome.
A quelques mètres de la vieille gare merveilleusement transformée, on y retrouve les traces du quai et l’endroit recherché, discret, camouflé par une végétation étouffante.

Jean BLASZCZYK 150
Jean BLASZCZYK n’a pas hésité pour me conduire devant l’abri.

Bien conservé, ce vestige de la seconde guerre mondiale aurait été creusé par Omer TOUSSAINT (grand-père paternel de Philippe, Christine, Sylvie, ainsi que de Dominique), ouvrier à la S.N.C.B. et employé à la gare d’Acoz.

OMER TOUSSAINT 840

Vers 1950, Omer TOUSSAINT et deux collègues, employés à la gare d’Acoz, dégustent la « Belge Delbruyère » au café « Chez Berny » tenu par Arthur et Ida BERNY-BRASSEUR (parents de Marcel « El Champèt' » – voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, pages 6 à 11).  L’immeuble, sis à la rue de Moncheret, est actuellement la propriété de Christophe AVOLEDO.

Cet abri est un cylindre, d’un diamètre de plus de 2 mètres sur une longueur de 4 mètres ; le béton a été coulé sur place, d’une épaisseur de 15 centimètres. Il possède un trou d’aération qui, à mon avis, pouvait aussi servir d’évacuation en cas d’ensevelissement. A l’entrée, un muret, en guise de sas, a été construit dans le but de protéger les occupants des éclats de bombes éventuels.

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INERIEUR 1 840

INTERIEUR 2 840

BOUCHE D'AERATION 840

INTERIEUR 3 400

Faisant partie du patrimoine de notre village, l’idée d’une sauvegarde de ce site serait à envisager… et pourquoi pas son classement ? Une petite visite lors de promenade sur le futur RAVeL rappellerait cette triste et douloureuse période de la seconde guerre mondiale.

ACCES 840

L’aménagement du futur RAVeL est une opportunité à saisir.

Wait and see !

© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.

Une Charronnerie à Acoz

Dernièrement, Jacques VANDENBOSCH et Mireille RAVASIO (veuve de Michel SCIEUR) m’ont remis d’anciennes photos qui m’ont interpelé et qui méritent des recherches approfondies.

Maison Acoz 3 1maison Acoz 1

A gauche, la maison abritait la famille Léopold et Adolphine GILLES-RIDELLE (voir le livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18 «  – Geneniève LUSIAUX – page 61). Fin du 19e siècle, Léopold exerçait le métier de charron dans l’atelier attenant au corps de logis. La charronnerie consistait à la fabrication et à la réparation de chariots et charrettes, plus précisément aux grosses roues en bois, cerclées par un renforcement en métal. Il s’agissait donc d’une menuiserie-forge.

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Au début du siècle dernier, à la fin de l’activité professionnelle, leur fils Jules et son épouse Joséphine PHILIPPE ont occupé les lieux avec leur fille prénommée Marie. Cette dernière avait épousé un appelé Hector DERENNE, originaire de Gerpinnes-Flaches.

La maison à route de la rue de la Tour Octavienne appartenait à Marcel (dit « Marcel Pèrinne ») et Germaine TENRET-DEGRAUX. Le couple a eu 5 enfants : Marie-Julie, Jules, Alice, André et Edgard. Ils y tenaient une ferme avec l’aide de Marie-Julie, épouse de Joseph VANDENBOSCH. Ces derniers ont eu trois enfants, à savoir Jacqueline, Jacques et Jean (voir mon livre « ACOZ de A à Z », tome 2, pages 170 et 176).

Dans les années 50-55, la petite demeure attenant à la charronnerie fut occupée par Elise PERSIN (dite « Elise d’el Cabane »), son fils Marcel PIERARD, ainsi que son frère Arthur.

Elise et Arthur PERSIN
Vers 1956. De gauche à droite : Augusta DEREINE (victime des inondations du 24 août 1987), Jacqueline VANDENBOSCH, Elise PERSIN, Michèle BERGER, Jean VANDENBOSCH et Arthur PERSIN.

En 1959-1960, les annexes furent abattues pour faire place à une nouvelle maison qu’occupèrent Marie-Julie, Joseph et leurs enfants.

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Quant à la maison familiale des TENRET, elle fut rachetée par Michel et Mireille SCIEUR-RAVASIO vers 1975.

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Alain GUILLAUME – Août 2018.

 

 

La croix près de « La Tourette »

Quelle est donc l’origine de cette croix sise en face de « La Tourette », dite « Tour Léonienne », non loin de l’immeuble du Docteur Bernard ALEXANDRE ?

On peut lire dans les archives de la Fabrique d’Eglise de la paroisse Saint-Martin d’Acoz :

« … Don de Eugène-François de Dorlodot, Maître de Forge, ayant sa fonderie à la rue de Moncheret à Acoz, à 200 mètres de la gare.

Monsieur le Baron a également fait don du Christ sur la croix au cimetière, ainsi que de 4 petits Christs de 50 centimètres pour les quatre points cardinaux… ».

Je rejoins les commentaires de Bernard ALEXANDRE lorsqu’il pense que ces croix en béton auraient été plantées aux 4 coins cardinaux du village : la première en face de « La Tour Léonienne », la deuxième à la rue du Petit Floreffe (dans le bois qui descend vers Bouffioulx), la troisième dans les fonds d’Acoz, et la quatrième au sommet de la côte vers Gerpinnes (ce serait plausible, d’où le nom du lieu-dit « La Croix d’Acoz »).

Revenons à celle qui était abritée sous deux magnifiques pins parasols, non loin du cimetière. Bernard ALEXANDRE se souvient qu’elle fut volée un samedi matin par des gens venus sur place avec une remorque. L’opération fut très rapide. Ce vol eut lieu vers 1986.

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La croix actuelle (en pierre) a été fixée par Léon GERARDS ; son beau-frère Roland BOLLE, fossoyeur, l’avait récupérée au cimetière. Elle a subi l’œuvre de vandales mais Léon GERARDS l’a réparée et refixée.

CROIX EN PIERRE

Autres précisions :

  • cette croix fut implantée sur une enclave de terrain appartenant à la famille de DORLODOT, ce qui peut apporter un argument à l’origine de cette famille de toutes les croix  ;
  • quant aux deux pins parasols, ils ont été abattus fin 1984.

 

Une seconde version de l’origine de ces croix se trouve dans le livre écrit par Jacques FRANCOIS, à l’occasion des 75 ans de l’église de Lausprelle. On y lit :

« Il ressort des renseignements fournis en 1979 par Miche1 TOURNAY de Loverval, fils du pharmacien de ce lieu et ancien propriétaire de la villa  « Les Lutins », rue de la Raguette à Acoz, que sa famille descend en ligne directe des HELSON, eux-mêmes apparentés aux DEMERBE. Selon lui, un HELSON, originaire d’Acoz, devint directeur des Forges et Hauts Fourneaux de La Providence à leurs débuts en 1838. Celui-ci aurait décidé que la première coulée de fonte servirait à fabriquer quatre « Christ » identiques, pour être placés aux alentours d’Acoz et Lausprelle. Afin de concrétiser ses intentions, quatre calvaires furent installés aux endroits suivants :

  • le premier, en face de « La Tourette » des de DORLODOT, dite « Tour Léonienne » (en bordure de la propriété du Docteur ALEXANDRE, proche de l’embranchement de la rue de la Scavée), entouré de 2 pins sylvestres abattus en 1980 ou 1981. C’est le seul qui soit demeuré en place, argenté et fixé sur une croix en béton ;
  • un second appelé « Le Grand Bon Dieu », cloué sur croix et fixé au tronc d’un énorme chêne, à mi-côte de la rue du Petit Floreffe et à proximité de la barrière de Mademoiselle de DORLODOT. Lorsque cet arbre fut abattu vers 1980, des voisins auraient, paraît-il, identifié la personne ayant emporté ce Christ ;
  •  un troisième dit « Croix Michel », situé en un lieu appelé « Le Grand Arbre », sur la  route allant de Joncret vers Acoz. Le pharmacien TOURNAY ayant appris que cet arbre venait d’être abattu par la foudre, vers 1925, vint récupérer le Christ, qui a depuis lors été replacé sur le caveau de sa famille, au cimetière de Gilly ;
  • un quatrième Christ se trouvait dressé à l’entrée de Lausprelle, en direction de Couillet. 0n en a gardé un vague souvenir, car disparu depuis très longtemps ».

 

 

Le Christ du cimetière d’Acoz

Ayant appris l’existence de ce Christ, je me suis rendu au cimetière… et miracle ! Il est toujours bien présent, fixé sur une croix en bois. J’avoue n’avoir jamais pris attention à lui.

CHRIST CIMETIERE

Vous pouvez le découvrir sans difficulté, au bout de l’allée centrale du « vieux cimetière ».  Recouvert d’une couche de peinture que le temps tente d’effacer, il serait peut-être temps de le « soigner ».

 

Alain GUILLAUME – Juillet 2018.

Retour « aux sources »

Lors d’une balade dans le bois du moulin, mon regard se tourne vers la grande prairie qui borde le Ruisseau d’Hanzinne. Des souvenirs de mon enfance rejaillissent…

PRAIRIE DU MOULIN 660.jpg

L’été, le soleil, les « grandes vacances », les séjours dans ce magnifique coin verdoyant, le ruisseau… On y construit un barrage, … le niveau de l’eau monte, un mètre… on peut y aller, la baignade nous attend. Et c’est là que coule une petite source, à l’abri sous les sapins, ornée de cresson sauvage ; c’est là qu’une eau limpide jaillit discrètement pour aller rejoindre le cours d’eau. Un souvenir lointain ! Qu’en est-il aujourd’hui ?

La cueillette des jonquilles terminée, il faut que je sache. Ma mémoire n’a pas flanché et je la retrouve sans difficulté.

LA SOURCE 660.jpg

SOURCE SE JETTE 660.jpg

Je l’ai oubliée pendant des décennies. L’émotion me gagne, … des souvenirs bien précis réapparaissent…

Désirez-vous la découvrir ? Je vous invite à emprunter le RAVeL en direction de Gerpinnes. Quelques mètres avant d’atteindre l’ancien pont de la ligne de chemin de fer Châtelet-Mettet, un petit sentier sur la gauche vous y mènera…

SENTIER SOURCE 660.jpg

J’ai un petit pincement au cœur en la voyant étouffée par des branchages et autres végétations.

Ne mérite-t-elle pas une petite toilette ?

 

Alain GUILLAUME – Mars 2018.

Précisions sur « El rûwe du Majustêr »

Actuellement dénommée « la rue du Centre », reliant la rue de Moncheret à la rue des Ecoles, cette petite artère, au centre du village, était appelée par les Acoziens « El rûwe du Madjustêr ».

RUE DU MADJUSTER 660.jpg

D’où vient cette appellation ?

J’ai tout d’abord pris contact avec Michel ROBERT, auteur wallon bien connu dans notre région, pour connaître la traduction et l’orthographe exacte. On peut l’écrire de deux façons : « madjistêr » ou « madjustêr » ; ce qui signifie « chante-clerc » ou « organiste liturgique ».

Grâce à ces renseignements, le lien allait vite être fait. Dans le bas de la rue, à l’actuel n° 2, habitait la famille DUMONT ; les aînés du village racontaient qu’un DUMONT était organiste à la paroisse Saint-Martin.

Et me voilà reparti pour d’autres renseignements. Geneviève LUSIAUX, co-auteur du livre « ACOZ, 1914-1918 », m’a gentiment transmis une partie de l’arbre généalogique de la famille.

 

DUMONT Charles Joseph, Employé
Fils de DUMONT Augustin Joseph(°1846+1924), Menuisier, et de MOURAUX Justine (°1849 +1927). Deuxième enfant de Augustin et Justine. A sa naissance, ses père et mère étaient âgés de 38 ans et 35 ans. Né le 15/11/1884 à Villers-Poterie (6280).
Citations : Union : c 09/08/1926 Acoz (6280) , Témoin, Beau-frère de l’épouse, BOUSETTE Gaston François & TENRET Denise Marie Ghislaine Registre population : Centre, 118   1910/1920 Acoz (6280) , Cohabitant, Gendre, TENRET Victor Joseph
Marié le (c) 06/03/1914 à Acoz (6280) à l’âge de 29 ans, avec TENRET Vulmine Marie Ghislaine1 Fille de TENRET Victor Joseph (°1861 +1924), Organiste, Boulanger, Clerc chantre, Négociant en farine, Clerc organiste, Négociant, et de BROGNIAUX Claire Joseph Ghislaine (Clara dite) (°1861 +1935). Deuxième enfant de Victor et Claire. A sa naissance, ses père et mère étaient tous deux âgés de 25 ans.
2 enfants sont nés de cette union :
1. DUMONT Marcel Victor Théophile Augustin Né le (c) 11/05/1917 à Acoz (6280). Marié le 24/02/1942 à Acoz (6280) avec POULEUR Fernande Marie Ghislaine. Décédé en 1995 à l’âge de 77 ans.
2. DUMONT Maurice Né le (c) 16/06/1920 à Acoz (6280). Uni avec LEMIÈRE.
1   Sources : Archives de Gerpinnes, Acoz N-M-D de 1911 à 1920 ; acte, 5.

 

On peut y découvrir que le chantre clerc, organiste liturgique à la paroisse Saint-Martin d’Acoz s’appelait Victor-Joseph TENRET (1861-1924), époux de Claire-Joseph-Ghislaine (dite Clara) BROGNIAUX (1861-1935). Ils habitaient à la rue du Centre 118 (actuellement n° 2).

Leur fille Vulmine-Marie-Ghislaine TENRET épousa Charles-Joseph DUMONT (°1884).

Le couple DUMONT-TENRET a eu deux fils : Marcel DUMONT (°1917) et Maurice (°1920)

Marcel épousa Fernande POULEUR (fille d’Octave et d’Aline POULEUR (postière à Acoz)

Marcel et Fernande ont eu 3 enfants : Charles, Bernard et Chantal.

Mettant Bernard au courant, ce dernier a apprécié. Et… les miracles existent ! Il m’a transmis les photos de ses arrière-grands-parents.

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La boucle était bouclée…

 

Anecdotes

La rue du Centre me rappelle un souvenir de mon enfance. J’étais âgé d’une dizaine d’années, je remontais à vélo la rue du Centre pour bifurquer à gauche dans le but de rejoindre la place de l’église. La manœuvre entreprise était hasardeuse, le virage trop serré sur la gauche et… collision frontale avec un cycliste ! La victime s’appelait Eugène MASSINON, jeune époux d’Yvette BERTULOT (sœur de René et d’Andrée). Au moment de l’accident, il tenait en main une charbonnière qu’il venait d’acheter à la quincaillerie toute proche, tenue par Louise DELFERRIERE, épouse de Fernand DEGRAUX, secrétaire communal.

On en est sorti indemnes mais j’ai toujours en mémoire cette charbonnière déambulant la rue du Centre.

Je m’en suis tiré avec une belle engueulade…

Ayant quitté notre village depuis bien longtemps, le couple MASSINON-BERTULOT revient annuellement pour les festivités de la Pentecôte. Eugène accompagne la châsse de sainte Rolende ; il y fait office de diacre.

J’ai toujours grand plaisir de rencontrer Roland BIRON qui, régulièrement, me fait part des conversations qu’il entretenait avec sa maman Elisabeth GIGOT. Cette dernière lui racontait les petits potins et faits qui s’étaient passés dans notre village.

Concernant mon article « El rûwe du Madjustêr », Roland s’est rappelé :

« Maurice DUMONT, le petit-fils de Victor TENRET, a lui aussi fait office de « madjustêr » à Acoz. C’était dans les années 35-45. Maurice, comme son frère Marcel, faisait partie de l’équipe locale de football. Un dimanche, il devait chanter les vêpres dans l’église paroissiale. L’office était prévu à 14 heures 30… et le match de foot (au lieu-dit « Banc de Fer » débutait à 15 heures. Notre chantre clerc, du haut de son jubé, a chanté les vêpres en short ».

Maurice aurait bien mérité une petite place dans le « Guinness Book » !

 

J’ai connu Camille et Victorine SAUME-BEGON qui habitaient dans l’ancienne demeure du « Madjustêr ». C’était vers 1955-1960, le couple avait fait l’acquisition d’un poste de télévision (un des premiers dans notre village). Bien vite, des problèmes allaient perturber la tranquillité du couple. Par moments, des parasites apparaissaient, empêchant une bonne diffusion de l’image et du son. Après de nombreuses soirées où l’énervement et les petites crises de nerfs devenaient de plus en plus fréquentes, on allait découvrir le fautif !

Il ne fallait pas chercher bien loin, la maison voisine était occupée par Georges et Firmine HANQUART-POULEUR qui y tenaient un café. Leur fils Fernand avait aménagé un salon de coiffure. Et c’est là qu’on a découvert le fauteur de troubles : la tondeuse électrique !

Un conflit de voisinage que « Marcel El Champèt’ » a dû gérer !

 

Alain GUILLAUME – mars 2018.