Acoz et Lausprelle dans la presse en 1949

9.4.1949

RETOUR DES CENDRES D’UN BRAVE

Un garçon sympathiquement connu dans le coquet et vivant hameau de Lausprelle, tel était Léon MOTTIAT.

On se souvient là-bas avec quel délice il montait sur les planches sous l’égide du cercle dramatique « Le Progrès » dans les années qui suivirent l’autre guerre, sans la moindre ostentation, uniquement par amour du théâtre.

Tous ses actes, il les posait d’ailleurs en toute simplicité car il était d’une nature délicieusement simple.

C’est de cette manière qu’il accomplit son temps de service à l’artillerie montée. Et en toute conscience, par devoir.

C’est de cette manière qu’il accomplit tout son devoir de légionnaire, en Afrique. Car, après avoir rempli ses obligations envers son pays, Léon MOTTIAT s’engagea à la Légion Etrangère dont la rude discipline l’attirait. Vint alors la guerre. Fait prisonnier, il travaillait dans une forêt d’Allemagne lorsque, surpris par la chute d’un arbre, la mort le frappa.

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10.4.1949

LA MARCHE – HOMMAGE AU REGRETTÉ EMILE LECLERCQ

Nous sommes heureux d’apprendre qu’une poignée de fervents de la Marche ont décidé de former une Compagnie pour la Pentecôte.

Ainsi donc, la noble tradition se perpétue. Pour ne pas contrarier la constitution du corps d’office, nous tairons momentanément les noms. Nous dirons simplement que certains furent les subalternes de notre regretté et inégalable major Emile LECLERCQ, tué en exode en 1940, le mercredi de la Pentecôte.

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14.4.1949

LES OFFICIERS POUR LA PENTECOTE

Cette fois, nous pouvons révéler le « secret » que nous avons gardé à l’égard du corps d’office de la Compagnie de Marcheurs de la Sainte-Rolende, dont nous connaissons maintenant l’essentiel :

Sergent-sapeur : Georges GUILLAUME ; tambour-major : Fernand TAMINE ; major : Henri CHARLIER ; officier : Fernand HANQUART.

Seul, le poste d’adjudant-major est encore vacant, mais, d’ici peu, il aura un titulaire.

Mais le principal est acquis, c’est ce qui importe, nous aurons une Compagnie de Marcheurs à la Pentecôte qui se révélera l’égale de celles du passé.

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15.4.1949

LES  « CONCOURS DE COQS » ET LEUR CHAMPION

Depuis l’an dernier, les « concours de coqs » ont été remis à l’honneur à Acoz où ils jouissaient déjà d’une grande vogue il y a une vingtaine d’années, à telle enseigne que les « Coquis » avaient fondé un groupe carnavalesque qui remporta pas mal de succès et que les joueurs de la « demi-dure » gagnants du championnat fédéral d’Entre-Sambre-et-Meuse se dénommaient « Coquis ». Le mot « Coquis » est passé dans le langage populaire pour désigner les Acoziens.

C’est le cafetier Georges HANQUART qui a réussi à remettre sur pied ces tournois chantants.

On sait comment fonctionne ce « conservatoire » pittoresque ; l’amateur doit parier sur son coq « contre la montre ». Tous les amateurs doivent dire d’avance le nombre de cocoricos que leur coq lancera en un temps invariable et réglementaire. Plaisir champêtre… Emotions saines… Joies de la meilleure qualité…

Le championnat est maintenant terminé à cause de la reprise des concours colombophiles. Et déjà on pense à la prochaine saison.

Le bilan étant fait, c’est notre camarade Fernand POULEUR qui a remporté la palme. Il est l’incontestable champion de la saison. Et notez bien que ce titre n’est pas banal du tout quand on imagine la somme de psychologie animale qu’il lui a fallu posséder pour étudier ses coqs plusieurs jours avant le concours et supputer d’après la forme de chacun d’eux, le nombre de cocoricos qu’ils allaient lancer dans le temps déterminé.

C’est un beau succès qui en vaut d’autres plus pompeusement encensés.

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5.5.1949

LA DUCASSE DU « MARTIA »

Lorsque fut inaugurée la première gare du chemin de fer au lieu-dit « Martia » une ducasse fut instaurée et connut une jolie vogue.

Cependant, le temps passa et l’autre guerre vint. Après celle-ci, on essaya de restaurer ces réjouissances mais ce fut sans succès parce que tout d’abord, en avril on n’a guère de bon temps. L’an dernier cependant, quelques dévoués voulurent la faire revivre malgré tout mais ils ne réussirent que partiellement. L’habitude de cette ducasse est passée, le temps ne s’y prête guère et le budget est trop faible pour organiser quelque chose qui puisse attirer le public. Alors, une nouvelle fois on l’a laissé tomber.

La mode des ducasses passe à Acoz si l’on ne fait quelque chose de très bien, ce qui n’est pas facile.

Voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 3, TOPONYMIE, pp. 38-69.

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5.5.1949

ESPOIR EN LA RÉNOVATION DU JEU DE BALLE A ACOZ

Malgré notre « foi », nous étions loin de penser que nos deux articles qui, dans le cadre du sport à Acoz, traitaient surtout des possibilités de rénovation du jeu de balle, auraient eu un tel succès.

Or, figurez-vous que samedi soir, dans les hauts lieux du sport acozien et dans les cabarets, on en parlait sérieusement, de cette rénovation du jeu de balle, en supputant les chances possibles de la réaliser. Du coup, tout les monde était pris par la nostalgie du cher jeu de balle qui procura, naguère, tant de belles heures aux Acoziens, et que de possibles mécènes se découvrirent tandis que d’autres faisaient de pressantes avances.

Comme nous le proposions, on envisage la division II qui est d’ailleurs le point de départ de la nouvelle hiérarchie à la pelote.  Il ne serait d’ailleurs pas difficile de réunir les effectifs plus les réserves nécessaires à la formation d’une telle équipe qui, conduite par Fernand HANQUART, notre jeune vedette, connaîtrait le succès. Toujours est-il qu’à l’heure actuelle, le seul problème à résoudre est le déclassement du joueur HANQUART, actuellement en division I.

Nous croyons cependant que la fédération ne s’y opposerait pas, vu qu’il s’agit de raviver un centre ballant important, qui serait du coup une nouvelle porte ouverte vers la Thudinie, cette région qui voudrait tant retrouver son cher jeu de balle, et qui n’ose pas passer à la pelote. L’exemple d’Acoz serait un précieux stimulant pour elle.

Ensemble, Acoz et Nalinnes, Gozée et Jamioulx ramèneraient bientôt la Thudinie au jeu de balle et à la pelote, ce qui est mieux. Et quand on a la Thudinie avec soi !… On l’a bien vu lors de la splendeur de la demi-dure.

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7.5.1949

A LA GARE

Il semble que la S.N.C.F.B. soit décidée à refaire une beauté à notre gare.

En prévision des réparations qui seront exécutées aux plafonds, on s’occupe de la remise en état des corniches qui laissaient filtrer les eaux.

Il serait intéressant aussi que les murs soient repeints dans la salle d’attente comme dans le bureau, car ils en ont besoin. En retour, nous demanderons au public de respecter la peinture afin que la gare conserve son coquet aspect.

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11.5.1949

ACOZ – NOS VICTIMES DE LA GUERRE

Notre village a payé un lourd tribut à la guerre atroce. Sept de ses authentiques enfants furent dévorés par cette grande « mangeuse d’hommes ».

Emile LECLERCQ, major des « Marcheurs Militaires » d’Acoz, tué par l’aviation allemande qui harcelait les civils.

Les Barons Hermann et Maurice PIRMEZ, morts dans un camp nazi, où les avait conduits leur fidélité à la Patrie.

Joseph POULAIN, ex-chef de partie du jeu de balle d’Acoz, qui résidait à la guerre à Villers-Poterie, décapité à la hache dans un camp de concentration pour avoir aidé un parachutiste.

Baudry POULAIN, son fils, travailleur obligatoire, mort en déportation.

Hector POULEUR, combattant de Liège en 1914, blessé et emprisonné en Allemagne, assassiné en 1944, par représailles, par des séides de l’ennemi, qui connaissaient son activité patriotique durant cette guerre.

Léon MOTTIAT, soldat du 2e Etranger, héros d’Afrique, où 8 ans auparavant il avait combattu héroïquement contre des indigènes à la solde des ennemis de la France, dont ils auraient voulu affaiblir la position en Afrique, en prévision d’une guerre future… qui se déclencha le 10 mai 1940 et durant laquelle MOTTIAT lutta courageusement encore, en vrai légionnaire. Son nom mérite bien d’être gravé, lui aussi, dans la pierre de notre futur monument.

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1.6.1949

VIEUX MOULIN A EAU DISPARU

Ceux qui n’ont pas connu le vieil Acoz sont bien loin de se douter du charme poétique qu’il dégageait. C’est ce que nous allons essayer de vous dépeindre en quelques courtes chroniques.

Au fond de notre vallon ondule notre gaie rivière. Les méandres festonnent les prairies, longeant le parc opulent du vieux castel féodal et le versant abrupt du bois d’Acoz. La rivière murmure des idylles et riposte au frisson des arbres.

Naguère, arrivée au « Martia » elle se laissait entraîner entre les « parcis » enserrées dans un bief artificiel ; ses eaux contenues, pressées, reprenaient énergie, s’engouffraient bientôt dans un tuyau et tout à coup s’échappaient en larmes sur les dents d’une roue qui se mettait à tourner.

De temps mémorial, le vieux moulin tournait ! Connu de dix lieues à la ronde, le meunier « le commandant » gagnait gros. Les chariots des « cinses » y affluaient après le battage. La charrette poudrée de blanc sillonnait les routes de la région. Recevant la denrée, livrant la marchandise, à travailler tout le jour, à veiller la nuit, il s’enrichissait. Les riches fermiers eux-mêmes montraient de la déférence pour ce laborieux qui « accoudissait » son pécule à vue d’œil.

Le chemin de fer respecta même son bief pour qu’il puisse encore moudre son grain, ce vieux moulin qui faisait du si bon travail et figurait… sur les cartes de notre Etat-Major.

Vint l’autre guerre, la roue du moulin lent et séculaire s’immobilisa. Meurtri par la guerre, il tomba en ruine. La tristesse d’un cimetière y régnait. Seule sa grange était toujours debout, gardée par les hiboux que chassèrent enfin les démolisseurs.

Sur l’emplacement du moulin défunt, il y a un jardin et une prairie, et tout contre la route, un ballodrome désespérément désert, qui a connu le sort du moulin après avoir connu, lui aussi, la prospérité. Ainsi va la vie. Ainsi disparaît lentement le vieil Acoz, avec tous ses charmes.

Je réagis à cet article suite à une grossière erreur que j’ai décelée. Le moulin, dit « moulin de la vieille forge », appelé aussi «MOULIN BOLLE » (du nom de son propriétaire), a été exproprié par la S.N.C.F.B. en 1913 en vue d’installer une nouvelle ligne de chemin de fer Acoz – Couillet qui ne verra jamais le jour. Le site du moulin fut rasé en 1919 et fit place à une multitude de petits jardins loués aux habitants du quartier. Quant au ballodrome, il fut installé sur le site par la nouvelle administration communale de l’entité Gerpinnes vers 1977-78.

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3.6.1949

ACOZ – A LA STATION

Franchement il y a du bon à la station. Figurez-vous qu’on réfectionne les toitures et dans toutes les conditions. Les ardoisiers sont en plein travail. La toiture des salles d’attente et annexe est déjà réparée, de même que celle du magasin qui a reçu, elle, une toute nouvelle couverture de tuiles. Les ardoisiers sont maintenant sur le toit des bureaux et de l’habitation du chef de station. Très bien, très bien !

Il restera maintenant à repeindre l’intérieur et aussi l’extérieur des portes et fenêtres. Ainsi, tout sera parfait et tout le monde sera content.

Elle vaut bien ça, notre bonne vieille gare dont les années de bons et loyaux services ne se comptent plus.

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3.6.1949

LES ORIGINES ET LES ANTÉCÉDENTS DES COMPAGNIES DE MARCHEURS

On s’est déjà bien demandé comment il se fait que les Acoziens sont tellement « Marcheurs ».

Ils réussissent à former, chaque année, une Compagnie pour la Pentecôte et souvent deux pour la Saint-Roch.

Cet amour de la Marche, ils l’ont hérité de leurs ancêtres qui étaient des Marcheurs invétérés. Toujours est-il qu’en l’espace de cent ans, Acoz a donné une vogue immense à cette coutume folklorique, non seulement chez lui mais aussi dans toute la région grâce aux magnifiques Compagnies qu’il aligna et qui, durant plus de soixante années, remportèrent le pompon à la Pentecôte.

Acoz, c’était la Compagnie admirée sous tous ses aspects.

Il est bon que les jeunes le sachent afin qu’elle se fasse un point d’honneur d’assurer la pérennité à cette grande renommée acquise aussi à la Saint-Roch.

Nous reviendrons en temps opportun à cette « Marche », nous limitant aujourd’hui à celle de la Pentecôte qui donna le jour à cette tradition.

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25.6.1049

ACOZ – MÉTALLOS A L’HONNEUR

Lors d’une réunion au cours de laquelle les camarades GAILLY, Y. LAMBERT et VAN WALLEGHEM développèrent le programme du P.S.B. sur les plans national et provincial, il faut procéder à la remise des brevets de fidélité à la section syndicale des métallurgistes aux ouvriers du fer, dont les noms suivants :

Octave RIDELLE, Fernand MATHIEU, Nicolas SIRET, Léopold MOUFFE, Clément BOSSUROY, Emile TAMINES, Jules TAMINES, Léon HOUYOUX, Victor DELPIRE, Amour GÉRARD, Léon HENOCQ, Victor HOUYOUX, Augustin MATHIEU, Léon GÉRARD, Edgard JOREZ, Emile COPPÉE, Alexis GILLAIN, Pierre SANDERMANS, Georges HUBAUX, D. VAN HEDEGHEM, Léon MANSART, Victor GIGOT, Hubert CAUSSIN, Georges COPPÉE, Isaac VANEUKEM, Joseph BAUDENNE, Désiré PIRAUX, Fernand POULEUR, Georges HANQUART, Edmond BURTON, Georges TENRET, Camille JAVAUX, Jules DUBOIS, René CATTELAIN, Gaston COLLICHE, Primo CESARATTO, Fernand SCIEUR, Emile SAINTHUILE, Fernand SAINTHUILE.

Que voilà donc un lot de sympathiques et valeureux travailleurs qui ont de 20 à 30 ans d’affiliation au syndicat. Cette fidélité méritait bien une récompense, à l’occasion du 30e anniversaire de la section d’Acoz. Il va de soit que cette commémoration fut une nouvelle occasion d’évoquer longuement le souvenir du regretté Hector POULEUR qui fut le pionnier et l’animateur de cette section, de ce cher Hector dont l’ombre se profilait sur l’assemblée. Une minute de silence fut d’ailleurs pour lui et tous les membres de la section décédés.

Disons encore que la séance était présidée par le camarde Amour GÉRARD, entouré des Fernand POULEUR, Maurice COLLICHE, Camille JAVAUX, Fernand BORBOUSE, Emile COPPÉE et Edgard JOREZ, tous hardis militants.

Et en terminant, félicitons les diplômés, de tout cœur.

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5.10.1949

UN COUREUR CYCLISTE QUI A LA GUIGNE

Achille BERTRAND, d’Acoz, a été longtemps poursuivi par la guigne, ses résultats ne sont cependant pas à dédaigner et la saison prochaine il espère confirmer les espoirs que ses supporters ont placés en lui.

Il va suivre cependant la saison hivernale les cours de culture physique afin de raffermir ses muscles et d’être fin prêt dès l’ouverture de la saison 1950.

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5.10.1049

TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN

La musique, on le sait, fut à deux doigts de sa dissolution parce que le chef « en avait marre » de s’esquinter pendant que les musiciens prenaient à la légère les répétitions. Il en résulta une sévère explication dont l’issue fâcheuse ne paraissait pas faire de doute. On avait même dit que le jour de la ducasse de la rue des Ecoles, la musique donnait son dernier concert. Chacun en avait le cœur gros.

Fort heureusement, il y eut plus de peur que de mal, le bon sens ayant finalement triomphé.

La réconciliation est faite. Il s’agit maintenant de ne plus retomber dans les errements de ces derniers mois. Il faut que chacun y mette du sien et comprenne que sans le concours de tous, même s’il faut parfois se faire violence à soi-même, il est impossible de faire de la bonne musique et de maintenir en activité la société. Les jeunes, nous n’en doutons pas, vont faire tout ce qu’il faut, de grand cœur, avec joie. Seul, le premier effort coûte. Aux anciens de les éclairer, de les raisonner, de les prendre par la main, quoi ! Et ainsi, désormais tout ira bien dans notre vieille et méritante société des « Fanfares Royales ».

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7.10.1949

NOTRE PREMIER SOLDAT MORT AU CHAMP D’HONNEUR EN 1914

Ceux d’entre nous qui ont quarante-cinq ans au moins se souviennent de ce soldat coiffé d’un petit bonnet rond, rouge à sa base et gros-bleu, et vêtu de la tunique de drap bleu, agrémentée du col rouge et d’une pincée de mousse rouge à la naissance des pattes d’épaules, qui se promenait à cheval durant ses permissions et que son père reconduisait à la gare lors de ses retours à la caserne.

Fils unique et choyé, ce garçon-là était sous les armes lorsque se déclencha la catastrophe de 1914, dont il devait être un des premiers combattants et, hélas, une des premières victimes, sur les rives de l’héroïque Yser, où l’avait amené la retraite stratégique après la chute de Liège et le passage de la Meuse.

De Liège aux Flandres, Jean BOLLE avait fait tout son devoir. Il le faisait encore sur l’Yser et il l’aurait fait jusqu’à la victoire – ses camarades rescapés l’ont dit – mais le destin en avait décidé autrement. En octobre 1914, à Pervyse, il tombait au champ d’honneur, au combat, sous un bombardement allemand qui tuait ainsi notre premier combattant de cette guerre-là, tandis qu’Hector POULEUR, grièvement blessé à Liège, était déjà prisonnier en Allemagne.

En ce mois d’octobre 1949, qui marque ce 35e anniversaire, nous vous demandons de vous souvenir de Jean BOLLE, le premier de nos soldats morts pour la Patrie durant la première guerre et aussi notre chasseur à pied vert et jaune Hector POULEUR, qui, à ce moment-là, geignait déjà outre-Rhin, dans l’attente de la libération, sans se douter qu’une autre guerre l’immolerait à son tour sur l’autel de la Patrie, 30 ans après.

Je vous invite à consulter mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 4, pages 208-221, où j’ai retranscrit l’exposé de Bernard ALEXANDRE qui a rendu hommage à Jean BOLLE, lors de la visite au cimetière d’Acoz le 8 novembre 2018.

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7.11.1949

VOL D’UN VESTON

Vendredi, un ouvrier qui était occupé à mettre du ballast sur la grand-route de Gerpinnes à Acoz a constaté que son veston qu’il avait accroché à un piquet de clôture avait disparu. Le veston volé ne contenait heureusement pas d’argent.

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11.11.1949

ECHENILLAGE

L’administration communale informe les intéressés que tout propriétaire, fermier, locataire, ou autre occupant, doit écheniller ou faire écheniller à partir de ce jour, jusqu’au 15.2.1950, les arbustes, haies ou buissons, sur les terrains qu’ils possèdent ou cultivent et de faire brûler sur le champs, les bourses ou toiles constituant les nids de chenilles.

A défaut, il sera procédé d’office, aux frais des contrevenants, par l’administration communale.

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15.11.1949

NOCES D’OR A ACOZ

De braves couples, de figures aimées auxquelles nous sommes habitués, des figures que nous voyons depuis toujours parmi nous, de braves couples toujours droits comme nos grands arbres séculaires, de braves couples restés unis malgré les duretés de leur existence laborieuse – modèles pour notre génération si vite lassée – ont célébré ce dimanche leurs noces d’or, au milieu de la chaude sympathie de notre population.

Ils les fêtèrent en l’église Saint-Martin durant la messe solennelle célébrée en leur intention, à la maison communale où le conseil au complet de ses effectifs les reçut, les félicita et leur offrit le traditionnel cadeau et après, au sein de leur famille – ambiance idéale pour une telle commémoration et pour juger du beau travail accompli à deux, en s’épaulant l’un l’autre pour triompher des mille et une difficultés qu’ils rencontrèrent sur leur longue route. C’est en somme ce que rappelèrent, à l’église, M. le Chanoine PAYEN, et à la maison communale, le bourgmestre au cours de la réception toute amicale… tandis qu’arrivait la musique dont les flonflons 1900 évoquaient aux jubilaires leur lointaine jeunesse, à ces braves couples qui, après « la Brabançonne » jouée en leur honneur, esquissèrent avec une étonnante facilité les génuflexions du « Spirou » et les trémoussements d’une endiablée « Samba » brésilienne.

Après les manifestations d’amitié et les félicitations du public, une à une les autos s’ébranlèrent et on les dispersa, les jubilaires emportant l’agréable impression des marques de cordialité leur témoignées spontanément par leurs concitoyens.

La fête officielle étant terminée, qu’il nous soit permis de réitérer à nos heureux jubilaires :

GILOT Alexandre et BOLLE Philomène qui ont 70 ans de mariage ;

PECTOR Octave et LORENT Mathilde qui comptent 61 ans de mariage ;

Pour 50 ans de mariage : DAUBRESSE Léon et MATHIEU Marie, LORENT François et SERVAIS Ida, CHAPEAU Léon et DUPANLOUP Alice, HOUYOUX Victor et POULEUR Alina, VANDEMAELE Alfred et MARLET Alice, DEMARTE J. et HODY Zoé, HISTACE Auguste et JALLAY Laure, BOSSUROY Clément et OVANDO Clémence, MEURICE Walter et DETHIER Alice, GILLES Jules et PHILIPPE Joséphine, HOSPEL Félix et LEBON Hortense, TENRET Edmond et MARCIL Maria. Les félicitations sincères de toute notre population, de leur présenter celles bien cordiales aussi du « Journal » et de leur adresser ses vœux les plus ardents.

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15.11.1949

A ACOZ

Face au mémorial aux morts de 14-18, Jean BOLLE, Théophile LEGENDRE, Léonard SANDERMANS, Emile VAN ESPEN et Adolphe MARTIN, érigé sur la place de Lausprelle où en l’église Saint-Léon la messe avait été chantée comme d’habitude en ce 11 novembre, et devant la tombe d’Hector POULEUR, soldat ex-prisonnier de l’autre guerre, tué par les rexistes fin juin 1944, nos rescapés des deux guerres ont partagé cette minute où les survivants communient avec les défunts.

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30.12.1949

HÉROS DE 14-18

Notre concitoyen René BOËS, ancien soldat de 14-18 au 2e Régiment de 14-18, brisa sa santé en refusant son évacuation après un coup de gaz pour ne pas abandonner ses camardes ni déforcer sa petite position avancée dans l’imminence d’une attaque allemande. Le fait est reconnu, écrit, certifié.

Mais le mal avait commencé son œuvre destructrice qui allait intensifier au fil des années au point qu’il vient d’être reconnu grand invalide après avoir reçu la médaille de Léopold II avec glaives. Ce héros devait être connu, n’est-ce pas ; il le mérite bien.

A lui notre reconnaissance émue.

Je sous invite à consulter l’ouvrage « ACOZ ET LA GUERRE 1914-1918 » de Geneviève LUSIAUX et Guy ANTOINE, page 103.

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30.12.1949

LE THÉATRE A LAUSPRELLE

Par deux fois, deux soirées dramatiques particulièrement réussies ont été organisées au « SALON MEULEMANS » en présence d’un public chaque fois nombreux et charmé.

Ce fut tout d’abord la soirée des Combattants de 14-18 et 40-45, au profit de leur caisse d’entraide, et dont le plat de résistance était « Mémère », la bonne comédie en 3 actes de Louis NOËL.

Dans le rôle de Suzanne, J. MEULEMANS déploya une fois de plus les ressources de son talent assuré et déjà assuré. Elle était entourée avec bonheur par H. HANSSENS (Clémentine), Huguette DEVERSAIN (Riyette), Georges BERGER (Nestor), Arthur CHIF (André), Maurice DELWARTE (Manuel) et J. GHISLAIN (Rodolphe).

Franchement ce fut très réussi, tous les acteurs ayant donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire de cette interprétation un petit chef-d’œuvre. Bravo à tous.

Il y eut aussi la comédie de Robert CARLIER, comédie dans laquelle les moments où l’on ne rit pas sont rares et qu’interprétèrent très bien A. et J. HANSSENS (Maria et Alice), Roger STAQUET (Gusse), Louis LAERMANS (Gaston) et Maurice DELWARTE (Jules).

Les intermèdes qui incombaient à J. HAGON et CHRÉTIEN et M. FENSIE plurent à tout le monde, de même que le bal qui clôtura la partie théâtrale.

Noël fut l’occasion d’une seconde soirée consacrée, celle-ci, à la comédie ; il y en eut trois. « Li P’tite Maman » fut bien enlevée par les Arthur CHIF (Charles DANESSE), Marcel HANUS (Zoé DANESSE), Guy MEULEMANS (Michel DANESSE), François VANDENDOOREN (Omer), Louis LAERMANS (Florent), D. HANSSENS (Louise), Huguette DEVERSAIN (Rosine), doués tous et toutes de talents certains. Puis J. GHISLAIN (Batiste), Maurice DELWARTE (Natole), Louis LAERMANS (Constant) et A. HANSSENS (Sofie) montrèrent dans « Natole vou’s’marier » de Joseph MODAVE, des talents sobres dont les effets portaient d’une fort jolie manière. Enfin, les Arthur DEVERSAIN (Colas), Maurice DELWARTE (Zéphirin), Arthur CHIF (Lucien), ? GHISLAIN (Batisse), Gisèle MEULEMANS (Céline), A. HANSSENS (Amandine) et J. GHISLAIN (facteur), firent une excellente composition des personnages mimés dans « Rin d’pu biesse qu’in d’jaloux » de Fernand VISSOUL.

Très bien partout. Très bien aussi pour les intermèdes interprétés par Mme Léopold CHRÉTIEN et Melle Palmyre VANDENDOOREN.

Et comme l’on pense bien, le bal de réveillon fut très bien achalandé.

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30.12.1949

LE JUBILÉ DU CERCLE HORTICOLE

Fondé le 20 décembre 1924, rien n’est changé dans l’esprit qui anime le comité dont la présidence est toujours occupée par Nestor RAVAUX, le dévoué président de la première heure. Le secrétariat et la trésorerie sont toujours en bonnes mains comme ils le furent au temps de MM. Emile MORIAMÉ (décédé), Xavier CHEVET, Edgard LECLERCQ et Calixte NOCENT. Les autres comitards n’ont absolument rien perdu de leur activité.

Après vingt-cinq années, le Cercle HORTICOLE et Avicole d’Acoz et Environs et son comité ne songent pas à capituler, loin s’en faut. Ils puisent au contraire dans ce bail fort honorable et dans le souvenir, des 15 années les plus plantureuses, l’énergie et « la foi » nécessaires à une nouvelle et rayonnante splendeur, et ils espèrent que par les mêmes souvenirs ceux qui sont partis reviendront bientôt et que les jeunes y viendront dans leur intérêt. Et tous ensemble, on fera un bon travail dans la bonne et chaude amitié.

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© Alain GUILLAUME – 9 décembre 2025.

Liste des facteurs des postes d’Acoz

Dernièrement, Luc ELOY m’a transmis cette liste établie par son père Joseph ELOY. Elle reprend les noms et prénoms de tous les facteurs des postes qui dépendaient du bureau d’Acoz depuis le 10 mai 1948, date d’entrée de Joseph au bureau acozien.

A noter que les facteurs des postes d’Acoz ont été transférés au bureau de Gerpinnes le 1er juillet 1985.

Merci à Luc ainsi qu’à Michel GOFFIN pour certaines précisions.

(Voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 307-323 « l’histoire des bureaux des postes d’Acoz »).

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© Alain GUILLAUME – 19 novembre 2025.

A propos d’Octave PIRMEZ

Monsieur Guillaume,

Il me vient à l’esprit que quelques lignes que j’ai tracées récemment au sujet d’Acoz et d’Octave Pirmez, pourraient vous intéresser, vous qui vous attachez depuis si longtemps à perpétuer la mémoire de ce lieu et de ses habitants.

Cédé ces jours-ci au besoin de renouer des liens assez anciens, et sorti de ma bibliothèque les livres d’Octave Pirmez (1832-1883), un de mes premiers compagnons de route sur les chemins de la littérature… C’est sans doute avec ce grand solitaire et ce voyageur, en le suivant presque pas à pas en Italie et en Allemagne, que j’ai compris que la critique serait plutôt pour moi un accompagnement presque fraternel, une   « adhésion presque amoureuse », qu’un méta-discours

Que dire de nos retrouvailles, un peu plus de quarante ans après notre rencontre ? Si j’avais à lui consacrer un nouvel essai, il serait sans doute assez différent du texte que j’ai commis il y a bien longtemps. Je crois que je le serrerais aujourd’hui d’un peu plus près, que j’enfoncerais plus profondément mes pas dans les siens, pour lui demander non plus exactement sa façon d’appréhender l’espace qu’il parcourt, le temps qui court, ou encore son rapport à lui-même ou à l’écriture, mais, plus précisément ou étroitement, son difficile rapport au bonheur, son impuissance à le saisir quand il vient à passer, même et peut-être surtout quand ce bonheur semble lui échoir, être à portée immédiate de son désir, de son regard ou de sa main… En ouvrant au hasard ses « Lettres à José », je tombe sur cette phrase que je veux détacher de l’ensemble : « Je ne puis suivre un instant du regard les créatures ; quelques secondes suffisent pour qu’elles s’évanouissent à mes yeux ; elles disparaissent au détour de la rue prochaine. »

Je songe à la « frustration trottoirienne » de Pascal de Duve, aux « passagères révélations de la beauté » sur les chemins de Charles Van Lerberghe, à Amiel et à beaucoup d’autres qui ont continûment vu leur échapper, pour des raisons qui leur sont propres mais qui les rapprochent les uns des autres, le bonheur entrevu, espéré ou attendu.

Un bonheur qui souvent m’échappe aussi, mais qui cependant m’attendait à Acoz, contre toute attente, comme une grâce, pendant l’été 1992, quand l’arrière-petit-neveu d’Octave m’a ouvert les portes du château familial, pour me conduire jusqu’à la chambre de son aïeul, avant d’exhumer d’un coffre les manuscrits et des inédits de l’écrivain… Ai-je assez bien dit à Edouard Pirmez, aujourd’hui depuis longtemps disparu,  mon émotion et ma gratitude ?

                                                    Christian SCHOENAERS

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© Alain GUILLAUME – 9 novembre 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse en 1948

11.2.1948

AUX CYCLISTES

La distribution des plaques de vélos pour 1948 s’effectue actuellement au bureau des contributions du secteur de Gerpinnes, rue Joseph Beaufayt.

La taxe globale à payer est de 55 francs pour les intéressés domiciliés dans les localités de Gerpinnes, Gougnies, Joncret et Villers-Poterie et de 80 francs pour ceux résidant à Acoz en raison de la taxe communale.

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18.2.1948

Une lâche agression

Samedi soir vers 23 heures, M. R. DECONINCK, âgé de 66 ans et domicilié rue des Ecoles à Acoz, rentrait chez lui quand il fut assailli par un inconnu qui le frappa sauvagement au visage.

Le bandit qui voulait s’emparer de l’argent de sa victime dut prendre la fuite avant d’avoir pu mettre la main sur son portefeuille.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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9.3.1948

RAPATRIEMENT D’UN DE NOS MARTYRS

Samedi 13 courant vers 16 heures, arrivera la dépouille mortelle de notre regretté Maurice PIRMEZ, mort en Allemagne.

Il fut arrêté en même temps que son père, au mois de juillet 1944, et conduit en Allemagne d’où, hélas, il ne devait plus revenir vivant.

Toutes les sociétés locales sont invitées à cette cérémonie de reconnaissance.

Dimanche 14 à 10 heures 30 aura lieu une messe suivie de l’inhumation.

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12.3.1948

AU GROUPEMENT DE RÉSISTANCE ET DES COMBATTANTS

Les membres sont invités à assister aux funérailles du Baron Maurice PIRMEZ, rapatrié d’Allemagne.

Le corps sera en gare d’Acoz le 13 mars à 17 heures 30 et l’inhumation le dimanche 14 courant à 10 heures 30 à Acoz.

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18.3.1948

FUNÉRAILLES D’UN MARTYR

Dimanche dernier eurent lieu à Acoz les funérailles solennelles du Baron Maurice PIRMEZ, volontaire de guerre, membre de la résistance, prisonnier politique, arrêté par la Gestapo en même temps que le Baron Herman PIRMEZ, son père.

La veille, le retour de la dépouille mortelle de ce noble martyr était accueilli, venant de Mons, par une foule nombreuse parmi laquelle on notait la gendarmerie de Gerpinnes, les enfants des écoles, les sociétés patriotiques : anciens combattants, prisonniers de guerre, résistants, d’Acoz et des villages voisins, l’administration communale et le comité pour l’érection du monument à la mémoire des martyrs de la commune.

Arrivé au château, le corps fut déposé dans la chapelle et chaque groupement vint tour à tour s’incliner devant celui qui incarna de si hautes vertus de patriotisme.

Le lendemain, dimanche, une foule immense attendait dès 10 heures dans la cour du château. Dès que le cercueil parut, M. Jules BRASSEUR, conseiller communal remplaçant le bourgmestre dont l’absence en des cérémonies semblables fut très remarquée du public, salua la mémoire de Maurice PIRMEZ au nom de l’administration communale. Parlant ensuite au nom des groupements patriotiques, qu’ils soient combattants de 14-18 ou prisonniers de guerre, M. Gaston BUSINE, capitaine de réserve, évoqua non seulement la mémoire du disparu, mais retraça les grandes vertus patriotiques dont la famille PIRMEZ peut s’enorgueillir. M. l’avocat Maurice GAILLY, au nom des prisonniers politiques, rappela la vie héroïque et douloureuse des deux martyrs.

Le cortège s’ébranla au son des marches funèbres rythmées par les Fanfares Royales d’Acoz et, sur le parcours, une foule recueillie rendait un dernier hommage aux restes glorieux de cet enfant d’Acoz.

L’église trop petite ne put contenir qu’une faible partie de la foule. Mgr Albert VANDERCRUYSEN, prélat d’Orval, officia et prononça quelques mots émus.

La cérémonie religieuse prit fin à 12 heures 30 et le cortège se remit en marche vers Villers-Poterie où, au son de la Brabançonne, le corps fut déposé dans le caveau familial.

Lorsque dans une famille de tels exemples de devoir sont prodigués de génération en génération, les barrières politiques et philosophiques doivent tomber chez les âmes bien nées. Ainsi, la grande foule qui se pressait dimanche matin dans la cour du château avait compris que non seulement sa présence, celle des amis apporterait à Madame la Baronne PIRMEZ un témoignage d’affection en de si cruelles épreuves, mais prouverait que le peuple sait comprendre son devoir qui est de s’incliner respectueusement devant des douleurs causées par de si nobles sacrifices.

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5.4.1948

ÉTAT-CIVIL DU 1er TRIMESTRE 1948

NAISSANCES : VANDERHOEVEN Jean ; MENEGUZZI Sinénella ; ADAM Claude ; ALCUNETTI Roberto ; TAMINES Baudouin ; VAN HEDEN Daisy.

MARIAGES : REMY Robert, employé, et LEGRAIN Andrée de Marchienne-au-Pont ; CÉLANT Giovanni de Bouffioulx et CRÉMASCHI Rosina ; THIBAUT Achille, jardinier, et LIVIN Victorine ; MONAUX Firmin, tourneur à Nalinnes, et DELWARTE Solange.

DIVORCES : DEPOORTER Elise de Couillet, et CHRÉTIEN Léopold.

DÉCÈS : DOGOT Ernest, 63 ans ; DELFORGE Joséphine, 75 ans ; GENARD Emilie, 41 ans ; BORBOUSE Edouard, 71 ans ; DAFFE Sylvain, 83 ans ; BOLLE Louise, 68 ans.

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4.5.1948

POUR LES DÉTENTEURS DE VACHES ET GÉNISSES

M. Etienne PAULUS, secrétaire de la Commission Cantonale du Syndicat d’Elevage, nous signale que suite à la réunion tenue à Acoz le 25 avril, les détenteurs de taureaux de la région de Châtelet ont décidé de fixer comme suit les prix minima des saillies : la première : 100 francs ; les 4 suivantes : 25 francs.

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14.5.1948

UN GRAVE ACCIDENT

Mardi après-midi, M. Frédérick DUMONT, demeurant à Acoz, conduisait son attelage dans le bois de Châtelet. Soudain, à la suite du bris d’un essieu, M. DUMONT qui se trouvait assis à l’avant du véhicule fut violemment précipité au sol. Sérieusement blessé, M. DUMONT a été transporté à l’hôpital.

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1.6.1948

FANCY-FAIR

Le comité pour l’érection d’un monument à la mémoire de MM. les Barons PIRMEZ et M. Hector POULEUR organise les 20, 21 et 22 juin 1948 une dernière et brillante fancy-fair.

Il s’est assuré le concours d’un authentique fakir de renommée mondiale, vedette des cirques BUSCH, AMAR, CAROLY et HAGENBECK : le célèbre JOSMAH qui sera chez nous le dimanche 20 après-midi. Deux brillants concerts donnés par les Fanfares Royales d’Acoz et l’Echo des Montagnes de Bouffioulx agrémenteront les soirées de dimanche et lundi. Le clou de la fête sera probablement le crochet monstre doté de nombreux lots en espèces auquel participeront, nous n’en doutons pas, les meilleurs amateurs du Pays de Charleroi. Ce crochet sera présenté le mardi 22 par le sympathique cabaretier-chansonnier BOB DESCHAMPS et agrémenté par plusieurs tours de chant des vedettes carolorégiennes BLANCHE HICHAMPS ET JOSÉ DUVAL. Ajoutons-y le concours précieux et indispensable du fameux jazz « CYRIL AND HIS BOYS » qui, sur une piste couverte, assurera à la jeunesse et aux autres de nombreuses heures de saine gaieté.

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22.6.1948

POPULATION

Au 31 décembre 1947, Acoz : 1.242.

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26.7.1948

BLESSÉ PAR UN GARDE-CHASSE

M. Jean DOUCET, garde-chasse particulier, faisait sa tournée habituelle dans le bois mitoyen au hameau de Lausprelle et à la commune d’Acoz. Passait par hasard un sujet polonais dépourvu de papiers d’identité et qui traînait un vélo sans plaque. Le garde interpella Ignacio SUVILA qui prit la fuite à travers bois. M. Jean DOUCY ne s’avoua cependant pas battu et poursuivit l’étranger. Mis en joue par le garde particulier, le Polonais récalcitrant écarta d’un geste brusque le canon du fusil et le coup partit. La décharge de plomb vint frapper le côté gauche de SUVILA qui s’écroula. Transporté immédiatement à son domicile, rue de Villers à Couillet, la victime a reçu les soins d’un docteur qui jugea son état satisfaisant.

La gendarmerie de Gerpinnes est descendue sur les lieux pour procéder à l’enquête.

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14.8.1948

UN PETIT DÉNICHEUR FAIT UNE CHUTE

Jeudi, au hameau de Chamborgneau à Bouffioulx, le petit Léon MAHY, âgé de 12 ans, demeurant à Acoz, était grimpé dans un arbre pour dénicher un nid d’oiseau. Alors qu’il se trouvait à une hauteur de 3 mètres, l’imprudent tomba dans le vide, s’occasionnant des blessures au ventre et à la cuisse gauche. Son état a nécessité le transfert du blessé à l’hôpital.

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23.9.1948

DANS LES ORDRES NATIONAUX

Par arrêté du Régent paru au Moniteur de ce jeudi, la médaille d’or de l’Ordre de Léopold II a été décernée à M. Arthur BOLLE, garde-chasse à Acoz.

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15.10.1948

ACCIDENT

Au cours de la soirée d’hier vers 18 heures, l’auto conduite par M. Max BRASSEUR d’Acoz est entrée en collision au carrefour formé par la rue Tumelaire et le boulevard Defontaine à Charleroi. L’autre véhicule était conduit par un mécanicien de Gand, M. Victor DECRECK.

Tout se borne heureusement à des dégâts légers, dégâts dont le constat a été effectué par les agents de police de la ville.

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18.10.1948

MORT SUBITE

Samedi vers 17 heures 30, M. Raymond DECONINCK, 56 ans, domicilié à Acoz, qui était venu faire ses courses à Châtelet, s’affaissa sur le trottoir de la rue du Commerce à Châtelet.

La victime, blessée à la figure, fut transportée chez le pharmacien BIOT où des soins lui furent prodigués.

Un médecin appelé ne put que constater le décès.

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29.10.1948

UN ACCIDENT DE TRAVAIL

Mardi soir, M. GOSSELIN d’Acoz, qui était occupé au déchargement de marchandises à la rue de la Station à Châtelet, a été atteint par une caisse tombée d’un camion. Blessé au pied droit, M. GOSSELIN a dû recevoir les soins d’un médecin

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1.11.1948

INCENDIES A ACOZ

Samedi après-midi, un incendie éclatait brusquement dans une grange appartenant à M. Robert PHILIPPE, située rue des Ecoles, au beau milieu d’un pâté de maison.

Trouvant dans les 7.500 kilos de foin et les 1.500 kilos de paille emmagasinée dans ce hangar, un aliment de premier choix, le feu se propagea à une vitesse prodigieuse et gagna bientôt la toiture de la grange. Arrivés en un temps record sur les lieux, les pompiers du C.N.S. mirent aussitôt leurs lances en batterie et les alimentant dans La Biesme qui coule à environ 500 mètres de là, ils entreprirent de combattre l’incendie.

Moins d’un quart d’heure plus tard, tout danger d’extensions du fléau était conjuré, et vers 14 heures le feu était définitivement maîtrisé.

Les dégâts en résultant ont été évalués à une trentaine de milliers de francs, la grange étant complètement hors d’usage mais une partie de son contenu ayant pu être sauvé.

Cette ferme fut rachetée vers 1949 par les époux Frédéric WERTZ-MARLIER, parents de Gérard.

A noter que cette ferme fut incendiée par les Allemands en août 1914.

Pendant que les pompiers étaient occupés à combattre ce premier incendie, un violent feu de cheminée se déclarait au domicile de M. l’Abbé FLEURQUIN, curé de la paroisse d’Acoz.

Après une heure de travail, les pompiers de Châtelet parvinrent à éteindre ce sinistre naissant. Une casserole contenant de la graisse à frites qui se serait renversée dans le poêle de la cuisine serait à l’origine de cet incendie qui d’ailleurs s’est soldé par d’insignifiants dégâts.

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3.12.1948

En descendant de l’autobus, une femme de Florennes est happée par une camionnette à Acoz

Samedi matin peu après 9 heures, Mme Denise TIERCET, âgée de 44 ans et domiciliée rue de la station à Florennes, descendait de l’autobus Florennes-Farciennes à l’arrêt en face de la gare d’Acoz et se préparait à traverser la grand-route quand elle fut surprise par une camionnette pilotée par M. G. COLLARD, négociant en légumes demeurant à Bouffioulx, qui croisait l’autobus à l’arrêt. Malgré tous les efforts du conducteur, la camionnette happa Mme TIERCET et la traîna sur une distance de 6 à 7 mètres. Relevée par des témoins, la victime fut transportée dans une maison voisine où le Docteur GRAVY d’Acoz vint lui prodiguer ses soins. Assez grièvement blessée à la cuisse et au coude gauches, ainsi qu’à l’œil, Mme TIERCET a été reconduite à son domicile. Son état n’inspire aucune inquiétude.

La gendarmerie de Gerpinnes s’est rendue sur les lieux de l’accident et a procédé aux constatations d’usage.

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© Alain GUILLAUME – 23 octobre 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale de 1946 et 1947

4.1.1946

CHUTE A BOUFFIOULX

Mercredi matin, M. Montéo PRONTI, âgé de 50 ans et demeurant à Acoz, se trouvait debout dans le train qui arrive à 7 heures 50 à Bouffioulx, quand tout à coup, la portière s’ouvrit et le malheureux fut projeté sur le ballast. Toutefois, son état n’inspire aucune inquiétude.

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14.2.1946

EN MARGE D’UN TOURNOI

Une communication téléphonique de Madame la Baronne PIRMEZ d’Acoz nous prie d’annoncer que cette candidate figurera sur la liste du P.S.C. sous son nom de jeune fille : DEL MARMOL. Bien des bonnes gens se demanderont le motif de cette publication :  mais à Acoz, nul ne s’en étonnera. Et tel qui consentira encore à rester catholique sur une liste qui rappelle, par l’un de ses candidats, le nom de Maurice PIRMEZ, ne manquera pas de se rappeler, par la même occasion, qu’il y a sur la liste du Sénat un certain Monsieur de DORLODO – ré – mi – fa – sol qui n’est pas du tout de la même lignée. Et cela pourrait bien nuire au fameux 30 % de voix de préférence que Monsieur de DORLODO – ré – mi – la – si – do doit réunir pour faire déguerpir le candidat tête de liste pour le Sénat. Ote-toi de là que je m’y mette !

Mais quel dommage que Madame la Baronne PIRMEZ, née DEL MARMOL, n’ait pas figuré sur la même liste que son rival ! C’eût été une bien belle joute, comme au Moyen Age. Mais nous ne sommes plus au Moyen Age – le jour du scrutin tout au moins.

Et il se pourrait bien que les braves gens d’Acoz et autres lieux seigneuriaux tirent une leçon de démocratie et noircissent d’un coup de crayon joyeux et goguenard le N° 2, en tête de la liste socialiste.

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19.3.1946

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

Audience du lundi 18 mars

UN VOLEUR – Le sujet italien Attilio CASARIN, 41 ans, domestique de ferme à Acoz, est condamné pour vol à 1 an de prison et 3.500 francs d’amende.

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23.3.1946

VOL NOCTURNE

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits chez M. Paul FISCHER, domicilié à Acoz, hameau de Lausprelle, et y ont dérobé 5 poules, 1 coq et 3 lapins.

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2.4.1946

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10.4.1946

UNE FAMILLE DE HÉROS

Le dernier nom livré à notre administration est celui du jeune Baron Maurice PIRMEZ qui fut déporté en Hitlérie en même temps que son père, le Baron Hermann PIRMEZ. Celui-ci mourut de privation au camp de Dachau. Et longtemps, sa famille caressa l’espoir d’une consolation avec le retour du fils. Hélas !  Le château d’Acoz doit de nouveau arborer le drapeau en berne. Sa mère, déjà veuve d’un héros de la résistance, vient d’apprendre avec douleur que son fils était mort à son tour, le 18 avril 1945, à la forteresse de Coswig.

Le souvenir de ces deux héros évoque nécessairement la belle et la noble figure du père et du grand-père, le Baron Maurice PIRMEZ, ancien député de Charleroi, ancien vice-président de la Chambre dont le nom est toujours en vénération au pays de Charleroi. Lui aussi, peut-on dire, donna sa vie pour son pays en persistant à présider, malgré son état de santé fort déficitaire, les travaux de la fameuse Commission Militaire qui donna naissance, pendant l’entre-deux-guerres, au nouveau statut de l’armée. Le Baron Maurice PIRMEZ s’est tué littéralement à la tâche. Sa noble figure est devenue maintenant inséparable de celles de son fils Hermann et de son petit-fils Maurice, morts pour que leur patrie, qui est aussi la nôtre, soit plus belle, plus prospère, plus glorieuse.

Le petit village d’Acoz peut être fier d’avoir compté de pareils fils.

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24.4.1946

ACOZ – FORMATION DES CADRES EN VUE DE LA MARCHE SAINTE-ROLENDE

A deux heures, le groupe en civil partait du café TENRET et commençait la tournée des cafés, accompagné de 3 tambours, sans fifre.

Il était six heures quand, gais mais marchant droit, les chefs rentrèrent au local choisi.

Sans respecter la coutume, ils s’arrangèrent entre eux et désignèrent Georges HANQUART comme major, Simon CLOESEN comme officier, Maurice COLLICHE comme adjudant, Fernand TAMINES comme tambour-major, et, ô ironie de la vie présente, un italien, Primo CESARATO comme sergent-sapeur.

On but une fois encore – une fois, c’est du moins le renseignement officiel – au succès de Gerpinnes et l’on se sépara, l’âme légère et le pied lourd, rêvant déjà aux prochaines et pacifiques conquêtes.

Malgré les raidillons et les pavés du village, on ne signala aucun incident : les gens du lieu sont de bons Marcheurs.

Les Acoziens avaient « cassé le verre », avaient choisi « leur corps d’office » pour la Marche Sainte-Rolende.

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17.6.1946

DES AMATEURS DE VOLAILLE

Au cours de la nuit de vendredi à samedi, deux vols de volaille ont été commis dans deux maisons de la rue de Villers à Acoz.

Les voleurs ont dérobé 15 poules et 1 coq chez M. Olivier GHISBAIN et 10 poules et 1 coq chez M. Jules TENRET. La gendarmerie de Gerpinnes et la police de Charleroi mènent l’enquête.

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19.6.1946

EXTRAIT DE JUGEMENT

Le Conseil de Guerre de Charleroi, par jugement rendu le 12-4-1946, par défaut, a signifié le 23 mai 1946, par l’huissier F. BLAMPAIN de Châtelet, parlant au bourgmestre.

A condamné à la peine de mort René Augustin Ghislain DELPORTE, employé, né à Acoz le 29 mars 1923, rue de Gerpinnes 46, actuellement rue du Centre 143, fugitif.

Du chef de : étant belge, avoir porté les armes contre la Belgique ou ses alliés. Fait commis à Bruxelles, arrondissement judiciaire de ce nom, ou ailleurs en Belgique ou à l’étranger, entre le 1er février 1942 et le 30 mai 1945

A ordonné son arrestation immédiate.

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7.7.1946

Un service funèbre sera célébré le mardi 9 juillet à 10 heures 30, en l’église paroissiale Saint-Martin à Acoz, pour le repos de l’âme de Maurice-Emmanuel- Emile-Jean-Joseph-Edouard-Ghislain Baron PIRMEZ, volontaire de guerre 1940.

Il s’est distingué spécialement avec sa batterie d’artillerie durant la campagne des 15 jours, membre actif de la résistance, prisonnier politique, né à Bruxelles le 1er novembre 1919, décédé à la forteresse de Coswig (Allemagne), victime de la barbarie nazie, le 18 avril 1945, pour le Roi, pour la Patrie et la Civilisation Chrétienne.

La cérémonie sera présidée par Mgr Albert VAN DER CRUYSSEN O.C.R., Révérendissime Prélat de l’Abbaye Notre-Dame d’Orval, Commandeur de l’Ordre de Léopold.

Le présent avis tient lieu de faire-part.

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24.7.1946

ACOZ – POUR LES MARTYRS

Samedi dernier eut lieu à l’école du Centre une réunion des membres des 23 sociétés de la commune en vue de la formation d’un comité pour l’érection d’un monument aux victimes des nazis et des rexistes de la commune.

Il fut décidé qu’un exécutif serait formé de : 5 anciens combattants, 2 prisonniers, 2 de la société de musique, 2 de la fabrique d’église, 3 du cercle « Nos Loisirs », 3 du syndicat des métallurgistes.

Un comité serait en outre formé avec en plus du précédent, 2 délégués de chacune des 23 sociétés.

Les groupes ont à se réunir dans la quinzaine afin de désigner leurs délégués.

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ACOZ-LAUSPRELLE – COMMEMORATION HECTOR POULEUR

Dimanche 28, il y aura exactement deux ans que notre cher camarade Hector POULEUR est tombé sous les balles rexistes.

A cette occasion, les groupes de la Maison du Peuple se réuniront à 10 heures pour se rendre au cimetière.

Nous invitons donc les membres de tous les groupes, ainsi que les habitants, à se joindre à cette manifestation.

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3.8.1946

UN PRISONNIER ALLEMAND ARRÊTÉ A ACOZ

Jeudi soir, un prisonnier de guerre allemand, évadé du camp de Marcinelle, a été arrêté par une patrouille de la gendarmerie de Gerpinnes au moment où il demandait à être hébergé dans une ferme à Acoz.

Il a été ramené « manu militari » à son camp d’attache.

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14.8.1946

ACOZ-LAUSPRELLE – POUR LES MARTYRS

Nous avons dit antérieurement qu’un comité composé des délégués de chacune des 23 sociétés était en voie de formation. Maintenant, c’est chose faite.

Samedi dernier, ces délégués ont eu à désigner leurs président, secrétaire, etc. A l’unanimité, Monsieur le Docteur Edgard GRAVY fut choisi comme président ; Monsieur Gaston BUSINE, instituteur, fut désigné pour la place de secrétaire ; on n’aurait pu faire meilleur choix ; Monsieur Marcel DUMONT fut désigné comme secrétaire-adjoint ; Messieurs A. GERARD, A. JOACHIM, G. BOUSETTE, L. PHILIPPE furent élus vice-présidents. Et enfin, Monsieur Henry SIMONS fut choisi pour la place de trésorier avec N. RAVAUX en qualité d’adjoint.

Bravo, nul doute qu’avec des hommes de cette valeur, nos martyrs auront le monument qui leur revient.

C’est le cercle « Nos Loisirs » qui ouvre le bal par des fêtes qui auront lieu les 8, 9 et 10 septembre. Nous y reviendrons.

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17.8.1946

UN HOMME EST MORTELLEMENT BLESSÉ A ACOZ

Jeudi soir vers 19 heures, le hameau de Lausprelle à Acoz a été le théâtre d’un tragique accident qui a coûté la vie à un jeune homme.

Devant participer dimanche à la Marche Saint-Roch à Acoz, Oscar TROTIN et Jacques BELGEONNE, âgés de 16 ans, domiciliés à Lausprelle, essayaient, à proximité de leur maison, un fusil tout à fait spécial dont les Marcheurs se servent pour tirer des salves au cours du trajet suivi par la procession. Oscar TROTIN, qui avait nettoyé l’arme et l’avait chargée de poudre, se préparait à en faire usage quand soudain, à peine avait-il actionné la gâchette, une violente déflagration retentit, projetant les deux jeunes gens au sol.

Le canon du fusil, sans doute rouillé, n’avait pas résisté à la charge d’explosif et avait volé en éclats. Lorsque les voisins se portèrent au secours des victimes, Oscar TROTIN, grièvement blessé au bas-ventre, gisait inanimé, perdant du sang en abondance. Un médecin mandé d’urgence ordonna le transfert de la victime à l’Hôpital Sainte-Thérèse à Montignies-sur-Sambre où l’on constata une grave blessure au bas-ventre, une perforation du poumon.

Malgré tous les soins dont il fut l’objet durant toute la nuit, le blessé décéda vendredi matin, après d’atroces souffrances.

Quant à Jacques BELGEONNE, son jeune camarade, par une chance extraordinaire, il sortit indemne de ce tragique accident qui provoqua une vive émotion dans la paisible commune où le défunt était honorablement connu.

Le journal « Indépendance » présente à ses malheureux parents ses sincères condoléances.

                                                                                              MARC.

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25.10.1946

QUELQUES LAMPES S.V.P.

Des travaux de réfection à la route de Gerpinnes sont actuellement en cours. De ce fait, des tas de pierres ont été déposés en bordure du chemin et, le soir, aucune lampe ne les signale à l’attention des usagers de cette route.

Mercredi soir, M. Raymond HANUS, résidant à Acoz, qui empruntait à moto ce tronçon de route, est allé se jeter assez violemment contre un de ces tas. Le motocycliste a été blessé à la tête et à la jambe. La moto est sérieusement abîmée.

Le même soir, M. Maurice BERNARD, industriel à Gerpinnes, est allé foncer avec son auto dans un tas de pierres. Il n’y a heureusement que de légers dégâts à sa voiture.

La gendarmerie de Gerpinnes a procédé aux constatations.

L’entrepreneur chargé de ces travaux n’aurait-il pu poser quelques lampes aux endroits dangereux ?

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1.11.1946

ACOZ – AU PROFIT DU MONUMENT AUX MARTYRS

Le dimanche 3 novembre, la section locale des anciens combattants organise un cabaret artistique à 18 heures 30, au salon du cercle « Le Progrès », café MEULEMANS, place de Lausprelle.

La population est invitée à venir s’amuser franchement à cette soirée consacrée à l’humour et à la fantaisie.

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1.11.1946

CERCLE HORTICOLE D’ACOZ ET ENVIRONS

Il importe de regénérer nos terres. Nous devons donc cultiver rationnellement nos jardins. Quant à la méthode, le Cercle Horticole d’Acoz et Environs nous la donnera par ses conférences, car M. Gaston CHARPENTIER, maître horticulteur, connaît à fond la terre. Aussi, n’en doutons pas, l’an prochain tous nos membres nous reviendront nombreux. Ceux de Gougnies, Villers-Poterie et Biesme, comme ceux d’Acoz, Lausprelle, Joncret et Gerpinnes. D’ici peu de temps, nos délégués régionaux procèderont au renouvellement des cartes de membre pour 1947. Nous espérons que le meilleur accueil leur sera réservé.

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1.11.1946

LE RELAIS SACRÉ

Lundi prochain 4 novembre, les vétérans acoziens de l’armée de campagne belge de 1914-1918 et de 1940 et les prisonniers recevront la flamme sacrée à 17 heures au « Moulin d’Acoz », route de Gerpinnes. On se dirigera vers le hameau de Lausprelle en passant par la route de Châtelet, jusqu’à l’ancienne gare d’Acoz, la route de Villers, vers Lausprelle et à la limite du village, elle sera confiée aux combattants de Bouffioulx.

Toute la population est priée de pavoiser.

Le Flamme fera des haltes pieuses devant les lieux évocateurs du Sacrifice Suprême : église, le château PIRMEZ, l’ancienne maison d’Hector POULEUR, le monument aux morts de l’autre guerre sur la place de Lausprelle et devant la plaque commémorative de l’église de Lausprelle, plaque qui rappelle la mort héroïque des « Poilus », frères de ceux de la Picardie, de l’Oise, de la Somme…

Dans les années 50-60, lors du passage du « Relais Sacré » dans notre village, l’instituteur et les élèves de l’école communale des garçons escortaient la Flamme Suprême. Cela se passait dans une atmosphère d’hommage et de respect.

Comme dans de nombreuses communes quelques jours avant le 11 novembre, le flambeau du souvenir est symboliquement transmis de commune à commune avant de rejoindre Bruxelles pour raviver la flamme du Soldat Inconnu le 11 novembre.

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16.11.1946

ACOZ – ELECTIONS COMMUNALES

Les personnes impotentes ou malades, dans l’impossibilité de se rendre à pied au bureau de vote, peuvent se faire inscrire à la Maison du Peuple. Une voiture sera mise à leur disposition.

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20.11.1946

ACOZ – LES ELECTIONS COMMUNALES

Une plaque dans la commune indique « La mendicité est interdite ».

Cependant, depuis quelques jours, on voit déambuler de porte à porte un groupe de 5 ou 6 hommes âgés. Ils ne sont pas toujours bien reçus. On leur ferme la porte au nez. Ailleurs on les met proprement dehors.

Leur chef de file, botté et ganté, ressemble étrangement, paraît-il, à l’homme qui, pendant la guerre, se promenait dans les rues et dans les champs avec une faucille au bout d’un long manche…

On raconte que le Baron projette de transformer la maison communale en hospice pour vieillards…

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28.11.1946

ACOZ – RESULTAS COMPLETS DES ELECTIONS

Socialistes : 4 sièges – Catholiques : 5 sièges.

Les socialistes gagnent deux sièges au détriment des catholiques.

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6.12.1946

ACOZ-LAUSPRELLE – Il avait l’alcool mauvais

Le nommé DESCHAMPS d’Acoz-Lausprelle, qui avait à l’occasion de la Sainte-Barbe bu beaucoup plus qu’un homme normal ne peut en supporter, rentra chez lui, la tête tout à fait à l’envers, et se mettant dans une colère folle, il commença à démolir son mobilier.

Comme il ne manifestait aucun signe d’apaisement, il fut fait appel aux gendarmes qui conduisirent le bonhomme à l’amigo où il put passer sa colère… sur les murs.

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13.12.1946

UN BEAU COUP DE FUSIL

Un superbe renard a été tué par M. Joseph TENRET d’Acoz, dans le bois du moulin.

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13.1.1947

LE MONDE EST PETIT

Récemment nous faisions le trajet Liège-Seraing en tram. Nous fûmes présentés par un ami à un ex-prisonnier qui nous parla de l’Oflag IIC et tout particulièrement des séances musicales qu’on y organisa et auxquelles notre concitoyen Gaston BUSINE prit une part très active.

Dussions-nous froisser sa modestie, nous nous plairons à faire connaître ici un trait de son caractère.

Après que fut créée une messe à quatre voix de sa composition, des officiers allemands mélomanes désirèrent être présentés. Il se refusa à les voir, évitant durant toute la cérémonie de pouvoir être aperçu de quelque organisateur.

Mais à propos, cette mesure a-t-elle été reprise en Belgique ?

Certes, M. Gaston BUSINE a publié, depuis son retour, un recueil de chansons pour enfants. C’est insuffisant, bien que les qualités de cette publication sont à souligner.

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31.1.1947

UN CAMION DEFONCE UNE GRILLE

Hier, un camion venant de Châtelet en direction de Florennes est allé se jeter contre le grillage de la maison de Fernand POULEUR. Le grillage a été renversé et l’avant du véhicule a été endommagé. C’est pour éviter un accident de personne que le chauffeur a foncé dans la grille.

La gendarmerie de Gerpinnes a procédé à l’enquête.

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11.2.1947

LA SÉANCE D’INSTALLATION DU CONSEIL COMMUNAL

Quand M. de DORLODOT ouvrit la séance et procéda à la lecture de l’arrêté de la députation permanente validant les élections, il prêta serment entre les mains du plus ancien conseiller, puis les anciens réélus répétèrent la formule entre ses mains. Le camarade POULEUR demanda la parole pour faire une déclaration mais elle lui fut refusée par deux fois. M. MEUNIER E. fut élu 1er échevin par 5 voix contre 4 à M. BRASSEUR J. ; M. JOACHIM A. est élu 2e échevin par 5 voix contre 4 à M. BERGER L.

Le tableau de préséance s’établit comme suit : les anciens sont inscrits premiers, puis les nouveaux dans l’ordre. Le secrétaire procède ensuite à la lecture du P.V. de la dernière séance.

M. de DORLODOT remercia les anciens non réélus et souhaite la bienvenue aux nouveaux élus. Le camarade JOREZ remercia le président et assura la majorité qu’elle pouvait compter sur l’opposition pour tout ce qui serait dans l’intérêt général de la population.

Le président donna ensuite la parole au camarade POULEUR qui déclara qu’il protestait parce qu’il devait prêter serment entre les mains d’un bourgmestre qui resta en fonction pendant l’occupation. M. de DORLODOT lui retira la parole et leva la séance.

Le camarade JOREZ demanda que l’administration fasse pression pour activer le remboursement de ce qui revient à ceux qui ont fait des contrats de pommes de terre.

La séance se termina à 21 heures.

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24.2.1947

ACOZ-LAUSPRELLE – IMPRUDENCE ENFANTINE

Si nous ne voyons pas ce temps de neige d’un bon œil, il n’en n’est pas de même des enfants. En effet, sur toutes les routes qui offrent une petite pente, on ne voit plus que des gosses sur des traîneaux.

Vendredi vers 5 heures, sur la route de Villers entre Lausprelle et Acoz, ils étaient deux ou trois traîneaux qui glissaient à cœur joie. Naturellement leurs occupants n’avaient aucun souci du danger qu’ils couraient car en bas de la côte, il se trouve un tournant.  Juste au moment où les traîneaux débouchaient dans le bas de la côte, une auto conduite par E. ADAMS arrivait. Les gosses tentèrent bien de l’éviter, mais l’un d’eux, le petit A. ROULY, n’y parvint pas et roula en-dessous de la voiture. Disons-le tout de suite, par une chance providentielle, il ne fut que contusionné, le docteur ordonna une radiographie.

On peut être assuré que l’on ne verra plus les traîneaux sur les routes d’Acoz aux endroits dangereux. Les parents y veilleront.

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2.6.1947

UN ACCIDENT DE ROULAGE

Dimanche matin à 10 heures 40, un accident de roulage s’est produit avenue Paul Pastur à Bouffioulx. Un motocycliste, M. Emile DUQUENNE, domicilié à Pironchamps, qui se dirigeait vers Acoz, a renversé une cycliste, Mme Avelyne ROSEZ, domiciliée rue Moncheret 21 à Acoz, qui roulait en sens inverse vers le centre de la commune.

Le conducteur de la moto a été blessé à la tête et aux jambes et a le poignet fracturé. Quant à Mme ROSEZ, elle est blessée plus grièvement. Elle a le nez brisé, diverses plaies aux jambes et se plaint de douleurs internes. Sur ordre du Dr DESMANET, elle a été transportée à l’hôpital de Châtelet.

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10.6.1947

TRIBUNAL DE GUERRE – CHASSEURS DE REFRACTAIRES

Le 21 mai 1944, à Acoz, Mathieu DEWILDE et un soldat allemand nommé ESER abattirent le nommé MATHYS, un réfractaire qui tentait de leur échapper.

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14.6.1947

COMITÉ POUR L’ÉRECTION D’UN MONUMENT AUX MARTYRS

Les 22, 23 et 24 juin, grande fête au profit du monument aux martyrs de la localité.

Dimanche 22 à 16h30 : grand match de boxe comportant 8 combats. Participation de Jean MATCHTERLINCK, BRUYERE, etc.

Après les matches : concert par les Fanfares Royales d’Acoz.

Lundi 23 à 19h30 : brillante audition par la réputée phalange « L’Echo des Montagnes » de Bouffioulx.

Mardi 24 à 17h. : cabaret artistique avec le concours des vedettes bien connues (Blanche HICHAMP, Emile DEBLEUMORTIER et Guy LEGAY). Crochet monstre doté de 2.000 francs de prix.

Les trois jours : bal musette par le réputé orchestre de jazz « Hairsont and his Boys » sur piste couverte de 200 m2.

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19.6.1947

ENCORE DES ITALIENS

Deux sujets italiens, qui avaient signé un engagement pour travailler dans nos charbonnages et qui avaient déserté ceux-ci pour travailler à l’usine d’Acoz, ont été arrêtés pour rupture de contrat de travail par la gendarmerie de Gerpinnes. Ils ont été mis à la disposition de la police des étrangers.

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10.7.1947

FEU DE CHEMINÉE

Mardi vers 18 heures 30, un feu de cheminée s’est déclaré chez M. Gaston BUSINE, instituteur à l’école communale du Centre. Grâce à la rapide intervention des voisins, le petit sinistre a été circonscrit. Les dégâts sont peu importants

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30.7.1947

RÉSISTANTS RECONNUS

Jean RIDELLE, rue de Villers 49, Acoz-Lausprelle

Gaston TROTIN, rue de Villers 85, Acoz-Lausprelle.

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18.8.1947

LA MARCHE SAINT-ROCH

Dimanche s’est déroulée, pour la 309e fois, la Marche Saint-Roch, à la fois parade militaire et procession religieuse. Partie à 14 heures, la procession est rentrée vers 17 heures en l‘église du Centre, pendant qu’étaient tirées les dernières salves.

Après la remise des médailles aux sociétés étrangères, la journée s’est terminée par une retraite aux flambeaux.

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25.8.1947

ACOZ – UN VOL IMPORTANT

Au cours de la nuit de vendredi à samedi, des malfaiteurs se sont introduits dans les dépendances de M. PIRMEZ, domicilié rue de Villers à Acoz-Lausprelle.

Ils y ont dérobé 16 poules, 12 poulettes et 2 lapins.

La gendarmerie de Gerpinnes mène l’enquête.

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26.9.1947

LES VOLS D’AUTOMOBILES

La police judiciaire de Bruxelles a procédé à l’arrestation d’Edouard PIRET, domicilié à Acoz, et de Georges CHOVANEZ, domicilié à Charleroi, qui avaient volé, il y a quelques jours à Ixelles, une très belle automobile. PIRET a été trouvé porteur d’une arme automatique.

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28.10.1947

UN VOL A LA TIRE

M. Emile SERVAIS qui habite à Acoz, rue Charnois 138, était venu dimanche faire un tour au marché de la Ville-Haute. Ayant effectué un achat au boulevard Jacques Bertrand, il voulut tirer son portefeuille qui contenait 1.000 francs et des papiers d’identité, il constata qu’il ne l’avait plus. Il ne restait évidemment plus qu’à aller conter sa mésaventure à la police et déposer plainte contre inconnu, ce qu’il fit.

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18.11.1947

UNE BASSE-COUR DÉVALISÉE

Au cours de la nuit de samedi à dimanche, dix poules et un coq ont été volés au préjudice du phalanstère situé à l’ancienne brasserie d’Acoz. Plainte a été déposée à la gendarmerie de Gerpinnes qui a ouvert une enquête.

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1.12.1947

UN AUTOCAR VERSE DANS UN FOSSÉ

Samedi matin vers 7 heures 50, à la rue de Gerpinnes à Acoz, l’autocar de la S.N.C.B., qui assure le service de Châtelineau à Florennes, a été tamponné par le camion de M. EVRARD de Gerpinnes.

L’autocar, sous la violence de choc, a roulé dans le fossé. Heureusement, il n’y a pas de victimes à déplorer.

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29.12.1947

UN CHASSEUR SACHANT CHASSER

M. Joseph TENRET, sympathique chasseur de la localité, vient d’abattre un magnifique faucon. C’est son troisième oiseau de proie depuis le 1er novembre. Toutes nos félicitations.

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© Alain GUILLAUME – 5 octobre 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale de 1906 à 1910

3.2.1906

VENGEANCE CRIMINELLE

Depuis un an, plusieurs vols importants de matériel ont été commis au préjudice des carrières BASTIN et ROELANDTS, à Acoz.

Pendant la nuit du 31 janvier, un individu, accompagné d’une femme, a démonté des aiguilles du chemin de fer, enlevé des freins de wagons et décalé certaines pièces de cabestan, ce qui aurait pu occasionner de graves accidents.

Plainte ayant été déposée à la police, celle-ci s’est mise en devoir de surveiller l’exploitation, et la nuit suivante la garde-champêtre a surpris en flagrant délit un nommé Léon T…, d’Acoz, porteur de la seule aiguille qui était restée attachée au chemin de fer. Les autres ont été démontées par prudence.

Procès-verbal a été dressé à charge de T…, qui est un employé des carrières.

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19.2.1906

BROYÉ PAR UN TRAIN A ACOZ

Dimanche matin, le nommé Sylvain JONET, âgé de 35 ans, père de trois enfants, en revenant de son travail, a été tamponné par un train près du passage à niveau. Jeté sur le rail, le train lui passa tout entier sur le corps qui a été tout broyé.

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21.2.1906

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

AFFAIRE DE MŒURS

Jules GUYAUX, de Mont-sur-Marchienne, poursuivi pour attentat à la pudeur, à Acoz, sur une fillette de 6 ans, est condamné à 2 ans de prison et à l’interdiction de ses droits.

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28.2.1906

INONDATIONS

La Sambre a débordé dans la région de Charleroi et couvre tous les terrains environnants. A Acoz, la pluie a occasionné des éboulements assez importants qui ont interrompu la marche des trains. En résumé, les inondations ont causé partout des dégâts considérables.

On craint que par suite de l’arrivée des eaux françaises, la crue des eaux ne soit encore plus formidable.

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12.8.1906

AVIS AUX CULTIVATEURS

Si vous voulez avoir de bonnes poules pondeuses, adressez-vous à P.-Jh BELGEONNE, éleveur à Acoz (Lausprelle).

Il y a toujours des poulettes de 1er choix.

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11.2.1907

DERAILLEMENT

Un train de marchandises ayant déraillé entre Acoz et Bouffioulx, les voyageurs des lignes de Mettet et Gerpinnes ont dû descendre à Bouffioulx et se sont rendus à Acoz, où des trains de transbordement ont été organisés.

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7.5.1907

POPULATION D’ACOZ : 1.400 habitants

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3.7.1907

TOMBOLA DE CHAIR HUMAINE

Les lots sont exclusivement composés de jeunes gens pauvres

TIRAGES AU SORT

ACOZ

Bidet : 86 – Plus haut : 273

BEAURAIN 254, BORBOUSE A. 88, BORBOUSE L. 231, BOSHOUWERS 184, CHERMANNE 199, DAFFE 252, DUCLOS 168, GILLAIN 129, GILLOT 235, HERMANT 167, JACQMIN 112, LEPAGE 95, MARCIL 223, MATHIEU 140, MEUNIER 135, MOFROID 238, POULEUR 255, SANDERMANS 109, VAN BELLINGHEM 200.

Au 19e siècle jusqu’en 1909, le service militaire était fonction d’une loterie.

Le bidet était le numéro le plus bas au tirage au sort ou nombre immédiatement supérieur à celui des miliciens ajournés.

Dans le cas ci-dessus à Acoz, les numéros entre 86 et 273 désignaient les « mauvais numéros », ce qui signifiait que ces jeunes gens devaient donc accomplir leur service militaire. Il arrivait que les plus aisés, contre une certaine somme d’argent, pouvaient se faire remplacer par des jeunes pauvres et illettrés.

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13.8.1907

ACCIDENT

Un terrible accident est arrivé hier vers 5 heures aux usines de Thy-le-Château, à Marcinelle. Un ouvrier, Pierre VANDERLINGEN, âgé de 19 ans, habitant à Acoz, manoeuvrait une longue barre de fer rougi à blanc. Par suite d’un faux mouvement, il reçut la barre dans la poitrine et fut atteint jusqu’au poumon droit.

Il reçut les premiers soins des docteurs de l’usine qui le firent transporter mourant à l’hôpital. On n’a guère d’espoir de le sauver.

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13.10.1907

BREVET

Par arrêté ministériel du 16 septembre 1907, un brevet a été délivré à L. FENSIE pour pompe aspirante destinée à vider automatiquement l’eau d’un bateau.

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31.12.1907

VOL

On a volé hier, au hameau de Lausprelle, chez M. CHERMANNE-DEGOTTE, une montre, une chaîne sautoir, un bracelet et une paire de boucles d’oreilles, le tout en or.

La police a ouvert une enquête.

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28.4.1908

ACTE OFFICIEL – PENSION

Par arrêté royal de février 1908, la pension a été accordée à Mme BRICHANT-PIRAUX C.-O., ancienne institutrice communale à Acoz, 1.116 francs.

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16.5.1908

NECROLOGIE

Nous apprenons la mort de M. Augustin PHILIPPE, époux d’Augustine HEBRANT, né à Villers-Poterie le 26 mai 1836, décédé à Acoz le 14 mai 1908.

L’enterrement aura lieu le lundi 18 courant, à 10 heures.

Réunion à la mortuaire, place de Lausprelle, à 9 heures 30.

Les amis et connaissances qui, par oubli, n’auraient pas reçu de lettre de faire-part, sont priés de considérer le présent avis comme en tenant lieu.

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20.7.1908

ACOZ – TAXES COMUNALES

Un arrêté royal du 2 juillet 1908 autorise le Conseil communal à percevoir des taxes sur les établissements industriels, par personne occupée.

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10.8.1908

Petite Revue Industrielle et Financière

USINES DE MONCHERET

L’exercice écoulé a rapporté un important bénéfice sur vente de minières, mais la fabrication n’a rien produit et il n’y aura pas de dividende.

Grâce au produit de la vente des minières, d’importants travaux d’améliorations ont été effectués à Acoz.

16.10.1908

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BALLE PELOTE

Une bonne partie de seconde catégorie jouant à la demi-dure vient de se former à Acoz. Elle sera composée de Eugène PONCELET et Albert LAFAILLE, cordiers ; Alexandre BEAURAIN, petit milieu ; Alphonse HEUREUX, grand milieu ; Léon BAUDELET, derrière.

Cette équipe comportera trois joueurs d’Acoz. Elle se recommande aux commissions organisatrices pour luttes et concours.

Correspondant : Léon BAUDELET, à Acoz.

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6.1.1909

UN FŒTUS

La gendarmerie de Gerpinnes a découvert avant-hier vers 8 heures du soir, sur le territoire d’Acoz, un fœtus de sexe masculin, paraissant avoir 5 mois. Le parquet a été prévenu.

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21.1.1909

AUDACIEUX VOL

Mardi dernier, en rentrant par le train de 9 heures, M. Camille PIRON fut prévenu par des voisins que depuis un bon moment son chien aboyait furieusement dans le chalet qu’il habite non loin de la gare.

M. PIRON entra dans son jardin et en passa l’inspection avant de pénétrer chez lui ; quand il découvrit soudain un voleur dans… un petit endroit discret.

Avant qu’il n’eut pu se défendre, M. PIRON reçut un coup de poing qui le renversa, et le voleur prit la fuite après avoir tiré un coup de revolver pour effrayer M. PIRON, qui s’était rapidement relevé.

A son tour, Monsieur PIRON tira dans la direction du cambrioleur qui ne fut pas atteint et disparut dans la nuit.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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22.1.1909

UNE DAME ETRANGLEE A ACOZ

Une dame de Braine-le-Comte, Maria D., âgée de 35 ans, qui habitait avec son mari une villa à Acoz, a été trouvée morte mardi, par son mari qui s’était absenté dans la journée.

Mme D. portait au cou des traces noirâtres semblant produites par la strangulation.

Le parquet a fait une descente et ordonné l’autopsie.

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7.2.1909

ACOZ – TIRAGE AU SORT

Bidet : 97 – Plus haut : 300

BIRON 299, BOLLE L. 202, BOLLE S. 239, DELMELLE 163, FONT 199, GILLOT 176, HENOCQ 136, LEGENDRE 189, MATHIEUX 230, OVANDO 120, POULEUR 112, SANDERMANS 161, TENRET 226, WAUTELET 206.

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15.2.1909

ACOZ ET ENVIRONS

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18.5.1909

POPULATION

En 1809, Acoz comptait 369 habitants. Il en possède aujourd’hui 1.417.

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24.5.1909

IL Y A CENT ANS

A Acoz, M. DUDEKEM était maire et M. MARLIER était son adjoint.

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10.6.1909

GRAVE ACCIDENT A FLORENNES

Avant-hier après-midi, vers 3 heures, un ouvrier de la brasserie de DORLODOT, à Acoz, nommé Julien HERMAN, 30 ans, qui était allé livrer de la bière chez un commerçant de la rue de la Station, voulut remonter sur son siège alors que le véhicule était en marche. Il manqua son élan et tomba sous les roues du lourd camion qui lui écrasèrent les deux jambes. Le malheureux a reçu des soins du Docteur ROBIN, qui craint que l’amputation des deux jambes soit nécessaire.

HERMAN était originaire de Villers-Poterie.

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2.7.1909

OFFRE D’EMPLOI

On demande une bonne demi-table de briquetiers et une bonne brigade à la presse chez François HUBERT, maître briquetier, à Acoz-Lausprelle.

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9.7.1909

AFFAIRE GRIMONT ETIENNE ET HUBERLAND AIMÉ

Le témoin PIRON, d’Acoz, absent à l’audience précédente, dépose. Il a été victime d’une tentative de vol le 19 janvier vers 0 heures du soir.

Il allait rentrer chez lui quand un voisin lui dit que son chien aboyait depuis longtemps. Il pénétra chez lui, fouilla toute la maison et comme il ouvrit la porte du w-c, il reçut un coup de poing. Le témoin riposta par un coup de revolver auquel les voleurs répondirent en fuyant et en tiraillant.

Le Président fit lever les prévenus et le témoin dit ne pas pouvoir les reconnaître. Il pense que ses agresseurs étaient plus grands.

Les voleurs, dit le témoin, n’avaient pas pénétré dans la maison. Seule, la porte du poulailler avait été ouverte.

HUBERLAND et GRIMONT nient s’être introduits chez PIRON. Ils ne sont jamais allés à Bouffioulx, ils n’y ont pas de connaissance.

LE PRESIDENT. – Mais des témoins vous ont vus. Y êtes-vous déjà allés ?

LES PREVENUS. – Ca se peut.

LE PRESIDENT. – Mais en janvier avez-vous été ?

GRIMONT. – J’ai déjà été à Bouffioulx.

LE PRESIDENT. – Quand ?

GRIMONT. – Cela reste à savoir.

LE PRESIDENT. – Chez qui alliez-vous ?

GRIMONT. – Je ne saurais le dire.

L’affaire est renvoyée en continuation à samedi.

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19.9.1909

TERRIBLE ACCIDENT MORTEL

Hier après-midi, le nommé Jules MATHYS, âgé de 34 ans, ouvrier manœuvre aux Usines Moncheret, était occupé à la grue à vapeur pour le transport du laitier. A un certain moment, son bourgeron fut happé par les griffes de la grue. Le malheureux fut pris dans l’engrenage et atrocement déchiqueté. La mort fut instantanée.

Le cadavre a été reconduit au domicile de l’infortuné à Denée-Maredsous. MATHYS était marié et père de trois enfants.

La gendarmerie a ouvert une enquête.

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1.10.1909

ACOZ-LAUSPRELLE

Dimanche prochain 3 octobre, course vélocipédique organisée par M. Désiré VANDEMAELE, pour tous débutants n’ayant pas encore obtenu de premier prix.

Prix : 12,50 – 7,50 – 5 – 3 – 2 francs et trois autres prix en objets divers.

Droit d’inscription : 1 franc. S’inscrire chez M. Désiré VANDEMAELE à Lausprelle.

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9.11.1909

HISTOIRE DE CHIENS

Arthur D., de Charleroi, a « recentré » un chien écossais appartenant à un habitant de Montignies-sur-Sambre.

Il prétend avoir trouvé ce chien. Il alla le donner à son beau-frère à Acoz et celui-ci le dénonça à la police.

M. D., en outre, est prévenu de coups et menaces à son ancienne maîtresse.

Ces différentes préventions lui valent 8 jours de prison et 56 francs d’amende, conditionnellement.

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17.2.1910

A LA CHAMBRE

De notre correspondant bruxellois :

Aujourd’hui M. WAUTERS a affirmé qu’à Acoz, un instituteur avait perdu sa femme et sept de ses enfants tant les locaux d’école étaient insalubres.

C’est là une grave responsabilité pour le gouvernement.

En faveur de l’instruction obligatoire, M. WAUTERS a eu d’excellents arguments. Elle mettrait fin à l’absentéisme qui sévit d’une façon parfois déplorable.

Dans les campagnes, lors de la récolte de pommes de terre ou du démarrage des betteraves, tous les enfants quittent l’école et se livrent au travail des champs.

En 1905, 170.000 enfants quittaient l’école dont 118.000 n’avaient reçu qu’un enseignement primaire minimum et 29.200 n’avaient par même reçu cet enseignement.

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28.1.1910

ACOZ – UN HORRIBLE SUICIDE

Un camionneur de la firme « L’ABEILLE » traversait la localité, quand soudain, il aperçut à l’endroit dit « Côte d’Acoz », au milieu de la route, le cadavre tout carbonisé d’un homme, le visage méconnaissable. A côté du cadavre, il y avait une bouteille ayant contenu du pétrole, une boîte d’allumettes et une pipe.

On n’allait pas tarder à pouvoir reconstituer l’horrible scène.

Les habitants d’Acoz se rappelaient avoir vu passer dans leur localité un homme paraissant souffrir de l’asthme et se traînant péniblement.

N’est-ce pas ce malheureux qui, finalement, las de souffrir, se trouvant sur la route, isolé, avait eu le courage de verser sur lui le pétrole et d’allumer la torche vivante, cherchant dans la mort un soulagement à son martyre ?

C’est bien l’affreuse scène qui avait dû se passer. Ajoutons que dans une des poches de son veston que le feu avait épargnées, on a trouvé deux enveloppes au nom de A.S. de Monceau. Ce sont bien les initiales de ce malheureux qui était en traitement à l’hôpital de Châtelet.

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17.3.1910

UN CHOURINEUR

Un dangereux individu de Montignies-sur-Sambre, Jules CASTIAUX, s’était rendu à Acoz et dans un café, pour terroriser les consommateurs, il planta un poignard dans une table en disant : « C’est moi CASTIAUX, je n’ai peur de personne ».

On se garda bien de relever la provocation du bandit, ce qui n’empêcha pas CASTIAUX de varier ses exercices en enfonçant son arme dans le côté de Léon GÉRARD…

Le chourineur est condamné à 4 mois de prison et de 100 francs d’amende, et à 250 francs de dommages-intérêts.

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15.4.1910

VOIRIE

Question de voirie, il en est une qui intéresse bon nombre de voituriers de Bouffioulx et environ, et dont la solution est prochaine si pas chose faite, c’est la reprise par l’Etat de la concession de la route de Châtelet à Acoz. La fin de cette concession entraîne la suppression du péage et la disparition de la barrière.

(Voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 4, pp. 86-89).

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19.5.1910

ACOZ PUBLICITE

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27.7.1910

LA BENEDICTION DES DRAPEAUX

Il y a quinze jours, M. PIRMEZ, représentant catholique de l’arrondissement de Charleroi, a fait bénir en grande pompe, dans l’église d’Acoz, le drapeau de la société des anciens militaires de cette commune, société dont il est le président d’honneur.

En agissant ainsi, cet homme politique a atteint son but : mettre les anciens militaires d’Acoz qui n’appartiennent pas à la religion catholique, apostolique et romaine, dans l’impossibilité de faire partie de la société.

Ancien officier de l’armée, homme qui se pique de loyalisme et de loyauté, M. PIRMEZ exclut d’une société patriotique ceux qui ne partagent pas ses croyances confessionnelles ; alors qu’il sait pertinemment que le Roi n’accorde ce drapeau aux anciens militaires qu’à la condition que leur cercle soit ouvert à tous, sans distinction politique ni religieuse.

Dans mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 1, page 161, je vous présentais ce drapeau qui avait été retrouvé dans le grenier de Madame MORIAMÉ de Lausprelle. Cette dame en avait fait don à Joseph ELOY pour qu’il figure au nombre des souvenirs du Cercle de Recherches Historiques d’Acoz. Suite au décès de Joseph ELOY, c’est Jacques FRANCOIS, le dernier vivant du cercle, qui en assura la garde. Il figura ensuite dans l’héritage de ce dernier et j’ai retrouvé sa trace chez l’un de ses fils qui résidait à plus de 30 kilomètres de notre village. Après de nombreux épisodes de tentatives infructueuses, c’est finalement Thierry FRIPPIAT, l’actuel président du Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes, qui a réussi à ce que ce drapeau rejoigne nos murs. Il est donc gardé en lieu sûr, au grand soulagement des amoureux de notre terroir.

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3.8.1910

LA MORT TRAGIQUE DU CHEF DE GARE

Au moment où la nouvelle nous parvenait du terrible accident qui venait d’arriver à la Planche, on nous disait son extrême gravité mais elle est plus horrible encore.

En effet, M. MORIAMÉ qui avait été atteint par une locomotive au moment où il longeait la voie pour rentrer chez lui, a succombé.

Il était marié et père de deux enfants. Autrefois, il avait été chef de gare à Acoz et c’est depuis peu qu’il était à Dampremy-Planche.

Nous n’insisterons pas sur l’émotion persistante causée par ce terrible malheur.

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6.8.1910

LE PAVÉ DE L’OURS

M. PIRMEZ, l’ancien officier de cavalerie qui a donné sa démission pour s’occuper de politique, a fondé, comme nous l’avons appris à nos lecteurs, une société d’anciens militaires à Acoz. Quand elle a eu un an d’existence, M. PIRMEZ a demandé pour elle au Roi un subside destiné à l’acquisition du drapeau national.

M. PIRMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi n’accorde ce subside qu’à la condition que la société soit absolument étrangère à toute question d’ordre politique ou religieux. M. PIMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi exige que les sociétés d’anciens militaires soient ouvertes à tous ceux qui ont honorablement servi dans l’armée. Cela est tellement vrai que si une seconde société d’anciens militaires se fondait à Acoz, elle n’obtiendrait plus de subside : le Roi ferait inviter ses membres à entrer dans la première.

Violant l’engagement tacite qu’il avait pris envers le Roi, M. PIRMEZ a fait porter, dès qu’il l’a eu en sa possession, le drapeau à l’église, et il a aggravé son incorrection en faisant bénir ce drapeau, c’est-à-dire en en disposant avant que le Roi le lui eût fait remettre officiellement.

Nous avions pensé que M. PIRMEZ ne trouverait aucun défenseur dans la presse ; nous nous trompions : il s’en est rencontré deux : le « Pays Wallon » reconnaît que le Roi interdit aux sociétés d’anciens militaires tout incursion dans le domaine religieux, mais qu’il ne leur interdisait pas de faire bénir le drapeau à l’église !

Le « Pays Wallon » raisonne comme le pacha de Fatinitza, qui buvait du champagne en disant : « Le Coran interdit le vin, mais il n’interdit pas le champagne ».

Le « XXe Siècle » essaie d’excuser M. PIRMEZ en nous racontant que tous les anciens militaires d’Acoz étaient d’accord pour faire bénir leur drapeau. Eh bien ! tous sont alors coupables, car tous ont été à l’encontre de la volonté du Roi. Et s’il n’y a aujourd’hui que des anciens militaires catholiques à Acoz, il peut en venir demain dans cette commune qui voudront demeurer étrangers à la religion catholique. A ceux-là, la société des anciens militaires d’Acoz sera fermée, puisqu’elle arbore un étendard nettement catholique.

Que dirait le « XXe Siècle » si une société d’anciens militaires, après avoir obtenu, en le trompant sur ses intentions, un drapeau du Roi, c’est-à-dire du gouvernement, soumettait ce drapeau à des pratiques maçonniques, dans une loge, endroit abhorré des catholiques ?

Quant aux officiers retraités, auxquels le « XXe Siècle », qui essaie d’un dérivatif, fait allusion, ils ne sont pas en cause :

1. parce qu’ils n’ont pas de drapeau ;

2. parce qu’il s’agit de M. PIRMEZ et de sa société d’Acoz, non d’une autre.

Nous savons que, en haut lieu, des mesures seront prises pour éviter le retour de pareils abus.

Nous apprenons qu’une autre société d’anciens militaires est en voie de formation à Acoz, et il faudra bien que le gouvernement lui accorde aussi un subside, puisque le premier drapeau a été compromis dans une manifestation religieuse.

Les explications du « Pays Wallon » et du « XXe Siècle » sont des pavés de l’ours dont M. PIRMEZ se serait volontiers passé.

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20.10. 1910

SUCCES UNIVERSITAIRE

M. Léon PARADIS, d’Acoz, vient de subir avec succès l’examen lui conférant le diplôme d’ingénieur des industries de fermentations.

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20.11.1910

UNIS DANS LA MORT A ACOZ

Près de la gare habitaient les époux Stanislas FONTAINE-GILLOT. Hier, M. FONTAINE, indisposé depuis quelques jours, expirait. Peu après, son épouse, prise de saisissement, mourait à son tour. M. FONTAINE était âgé de 80 ans ; sa femme en avait 69.

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21.12.1910

INCENDIE A ACOZ

Un incendie s’est déclaré dans la maisonnette de chemin de fer, occupée par ROUVROY, au passage à niveau, près du moulin d’Acoz, sur la ligne de Givet.

En très peu de temps, la toiture, les boiseries, le mobilier ont été détruits ; il ne reste plus que les murs du bâtiment.

Les voisins sont accourus pour combattre l’élément destructeur mais ils ont été impuissants.

Personne ne se trouvait dans la maison.

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© Alain GUILLAUME – 14 septembre 2025.

 

 

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale de 1900 à 1905

24.1.1900

TIRAGE AU SORT DES MILICIENS

ACOZ : BOLLE 187, BOSHOUWERS 178, CHERMANNE 181, DECAMPS 270, HENOQ 183, MARIT 95, RIGAUX E.183, RIGAUX F. 227, SAINTHUILE 271, THONE 260.

23.5.1900

UN MEETING MOUVEMENTÉ

Un véritable traquenard avait été tendu à Acoz-Village pour la réception des propagandistes socialistes DETRAIN, BAILY et SERVAIS. Il était environ 5 heures de relevée quand le citoyen DETRAIN commença à parler en plein air sur la place communale, près de l’église. Aussitôt un individu qui, d’après ce qu’on nous rapporte, n’était autre que le garde d’écurie de Monsieur PIRMEZ, donna le signal du vacarme et aussitôt on se mit à battre plusieurs tambours, tandis que le varlet disait aux orateurs : « Vous ne parlerez pas, c’est défendu ! ».

Pour éviter une bagarre et après beaucoup d’efforts, nos amis se rendirent dans un café des environs pour y continuer le meeting. Mais là, afin sans doute de bien affirmer la volonté de son maître, le meneur du boucan intima l’ordre au cabaretier d’interdire aux socialistes de parler !

Cette manœuvre ne réussit pas et le meeting put avoir lieu, pendant que le provocateur du désordre allait chercher du renfort,  à l’aide duquel il escorta nos propagandistes, en renouvelant ses cris et injures.

Les habitants étaient indignés de ces odieuses manœuvres et plusieurs marquèrent leur indignation en demandant aux socialistes de revenir. Ce que ceux-ci feront jeudi prochain, malgré tous les valets de Monsieur PIRMEZ.

4.6.1900

SOCIETE MUTUALISTE

La reconnaissance légale est accordée à la société mutualiste « La Prévoyance de Saint-Martin », établie à Lausprelle, commune d’Acoz.

20.9.1900

PRIME OCTROYEE

Une prime a été octroyée à M. LORY, instituteur à Acoz, pour une calotte de miel.

24.2.1901

TERRIBLE ACCIDENT A ACOZ

Hier matin, un terrible accident s’est produit à la gare d’Acoz. Un nommé Albert PIERRAUT, d’Hanzinelle, garde excentrique, était allé mouvoir un excentrique situé à l’écart, près des laminoirs.

Quelques temps après, ses compagnons, ne le voyant pas revenir, coururent à l’endroit où il s’était rendu et trouvèrent son cadavre coupé en deux.

Le malheureux aura sans doute glissé au moment du passage du train qu’il aiguillait. Il laisse une veuve et un orphelin.

4.5.1901

RENCONTRE D’UN TRAIN ET D’UN CAMION DU BRASSEUR

Vendredi matin  vers 6 heures, un camion de la Brasserie d’Acoz attelé de trois chevaux traversait le passage à niveau du Chemin de Fer de l’Etat au lieu-dit « La Brockmann » à Bouffioulx. Les deux camionneurs étaient assis sur le siège de la voiture et celle-ci allait au pas. Le passage à niveau se trouvant à l’entrée d’une forte courbe, les conducteurs ne purent voir le train de voyageurs allant de Châtelineau à Givet. Celui-ci prit la voiture en écharpe vers le milieu ; camion et tonneaux furent complètement détruits, les chevaux furent blessés et apeurés. Quant aux domestiques, ils reçurent des contusions qui, pour le moment, ne présentent aucune gravité. L’accident est dû à la négligence de l’Etat Belge, les barrières étant ouvertes au passage du train. Il est à remarquer que le personnel du chemin de fer a établi dernièrement des nouvelles barrières qui ne laissent plus qu’un passage exigu et dangereux et qu’il est absolument nécessaire de modifier.

22.6.1901

VOLEUR D’EGLISE

La gendarmerie de Châtelet a arrêté hier matin pour le conduire à la prison de Charleroi un certain Célestin DRIEN, âgé de 35 ans, de Falisolle, qui avait été surpris à l’église d’Acoz à dévaliser les troncs de saint Frégo.

20.8.1901

ACOZ – LE TELEPHONE

Une bonne nouvelle pour les habitants des communes d’Acoz, Joncret, Bouffioulx, Gerpinnes et Gougnies : Monsieur le Ministre des Chemins de Fer vient d’approuver la création d’un réseau téléphonique à Acoz qui sera relié au réseau de Charleroi.

14.2.1902

TERRIBLE ACCIDENT

Mercredi, dans la journée, un machiniste des usines d’Acoz, le nommé J. LIBOIS, a été tué par la chute d’un contrepoids d’une vingtaine de kilos, et qui lui est tombé sur la tête.

L’accident est arrivé par suite du bris d’un boulon qui retenait le contrepoids à une glissière.

Le malheureux LIBOIS était marié et père de deux enfants.

23.4.1902

ACOZ

Soirée musicale et dramatique donnée par la Société des Fanfares. Au programme : « L’fîe du Champette » et « Yun qu’a du Toupet » de Clément DEFOREIT.

17.7.1902

ACOZ – FEMME BRULEE

Mercredi vers 11 heures du soir, comme finissait la retraite aux flambeaux qui clôture les fêtes, un incident a surgi qui a jeté profonde émotion. La femme Alice MINEUR vit la flamme d’une bougie communiquer le feu à ses vêtements. Elle fut immédiatement entourée de flammes mais heureusement on parvint à la dégager.

Ses vêtements ont été réduits en cendres et la malheureuse est grièvement brûlée à la figure.

6.11.1902

ENCORE DES FUNERAILLES TROUBLEES

Une personne digne de foi communique le fait suivant :

Lundi dernier avaient lieu à Acoz les funérailles de Gustave BOLLE, garde-convoi aux chemins de fer de l’Etat. La messe d’enterrement avait été commandée pour 9 heures ; ce n’est qu’après bien des supplications de la part des parents du défunt que Monsieur le Curé consentit à attendre les délégations du chemin de fer arrivant par le train de 9 heures 20, pour commencer l’office.

Cette cérémonie terminée, des collègues du défunt se disposèrent à prendre la tête du cortège funèbre avec le drap mortuaire. C’est alors que Monsieur le Curé d’Acoz, sortant de la sacristie, arriva d’un air furibond et s’écria avec force : « Je défends de prendre le drap. »

Il est à noter que ce poêle(1) est un cadeau de feu Monsieur Fernand PIRMEZ à la jeunesse d’Acoz.

Revenant à la charge et frappant des deux mains sur le cercueil, le curé répéta : « Encore une fois, je vous le défends, sinon je n’irai pas au cimetière. »

Malgré l’intervention de Monsieur et Madame Maurice PIRMEZ, le prêtre ne crut pas devoir changer de résolution, troublant seul par ses cris et gestes le silence du saint lieu.

Dans une bousculade qui amena la chute du prie-Dieu, assistants et curé se disputèrent le drap mortuaire. Monsieur et Madame PIRMEZ, indignés de ce qui se passait, quittèrent immédiatement l’église.

Force resta néanmoins au bon pasteur qui ainsi accompagna le cercueil au champ de repos.

Ces faits font l’objet de toutes les conversations à Acoz.

(1) Drap mortuaire

17.12.1902

GRAVE AFFAIRE DE MŒURS

Une instruction est ouverte à propos du viol d’une fillette de quatre ans par un gamin habitant Acoz.

3.6.1903

ACTE DE BANDITISME

On est sur la trace de l’auteur de banditisme commis vendredi à Acoz chez Madame LAMBERT. Un mandat d’arrêt a été lancé hier dans le Centre où habite l’individu.

4.6.1903

UN AUDACIEUX VOL

En l’absence de Monsieur Jh RADEAU, des voleurs ont pénétré dans sa demeure et y ont enlevé 6 obligations d’Anvers 1887, 2 obligations de Liège 1897, 4 de Bruxelles 1886.

Les numéros des titres ont été transmis aux diverses polices et aux agents de change.

17.6.1903

DECORATION CIVIQUE

La Croix Civique de Seconde Classe est accordée à M. L. FAYT, échevin de la commune.

19.6.1903

DONATION A LA FABRIQUE D’EGLISE

Le « Moniteur » publie un arrêté royal autorisant la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, à accepter la libéralité de Mademoiselle Maria de DORLODOT, sans profession, demeurant à Suarlée, agissant en son nom et comme se portant fort pour MM. Henri de DORLODOT, chanoine, professeur à l’université de Louvain, Sylvain de DORLODOT, conseiller provincial, demeurant à Floriffoux, et Joseph de DORLODOT, sans profession, demeurant à Floreffe, portant donation à la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, d’un capital de 11.120 francs en fonds publics belges 212 p.c., à charge de la dite fabrique de faire célébrer annuellement et à perpétuité deux obits chantés et quarante messes basses aux époques et aux intentions indiquées dans l’acte, et d’employer chaque année une somme de 28 francs à faire recommander au prône de l’église précitée, suivant les usages établis dans la paroisse, les âmes des personnes désignées.

22.6.1903

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

Audience du 25 février – Rébellion

Les nommés VANGODSTSNOVEN Désiré, VANGODSTSNOVEN Alphonse, M. VICTOR, LOUIS R., Y. FRANCOIS, ACHILLE F., EDOUARD  N., LEON V. et CHRISTOPHE Jules, sont poursuivis pour, se trouvant à Acoz le 28 juillet 1902, avoir attaqué les gendarmes MATHY et BILY.

Le premier est condamné à 2 mois de prison, le second à 1 mois, CHRISTOPHE à 2 mois, M.R., Y.F. à 1 mois conditionnellement, N. et V. à 2 mois avec sursis.

28.6.1903

ACTE DE BANDITISME

Le long de la route de Châtelet-Gerpinnes, à 200 mètres de la gare d’Acoz, habitent Madame veuve MASSART et sa fille Rosalie, âgée de 22 ans, mariée à Isidore LAMBERT, piocheur au chemin de fer.

Vendredi vers 4 heures, pendant que son mari se trouvait au travail et sa mère sortie pour des courses, Madame Rosalie LAMBERT sommeillait sur une chaise tenant son enfant âgé de 22 mois sur les genoux.

Tout à coup elle se réveilla et aperçut un homme devant elle qui lui porta des coups de poing à la tête et l’assomma.

L’escarpe la ligota à l’aide d’une corde, lui mit un bâillon sur la bouche et lui passant la corde au cou la tira dans la cave. A l’aide d’un cordon d’un tablier l’individu serra le cou de l’enfant qu’il déposa près de la mère.

A 5 heures 30, Madame veuve MASSART rentra et trouva sa fille et l’enfant inanimés. Elle appela au secours. Les voisins accoururent et prodiguèrent leurs soins. Après une demi-heure d’efforts, Madame LAMBERT et son enfant reprirent connaissance.

On s’aperçut alors que l’individu était monté à l’étage, avait fouillé tous les meubles et enlevé une somme de 204 francs qui se trouvait dans le tiroir d’un meuble.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête. On est sur la trace du coupable.

8.1.1904

AVIS RELATIF A L’ENSEIGNEMENT – ACOZ (HAINAUT)

Centre, école mixte –  Instituteur – Traitement : 1.200 francs + logement et jardin + indemnité de 150 francs pour cours d’adultes. Eventuellement, section de Lausprelle, école mixte – Instituteur : même traitement et mêmes avantages.

Demander à l’administration communale avant le 10 janvier.

8.1.1904

CHEMIN DE FER DE MONTIGNY-SUR-SAMBRE A ACOZ

L’Etat a commencé l’emprise des terrains nécessaires à l’établissement du chemin de fer de Montigny-sur-Sambre à Acoz. Il y a longtemps qu’il était question de la construction de cette ligne ; elle fit un moment partie du réseau de la Compagnie des Bassins Houillers du Hainaut, mais son tracé offrait tant de difficultés qu’elle fut abandonnée. Elle partait de la gare de formation de Couillet-Montigny ; un pont était jeté sur la Sambre et la ligne allait de là pour se diriger vers Acoz en traversant Boubier et Bouffioulx.

Il y aura une grande station dans cette dernière localité dans le but de faciliter le service de la gare de Châtelineau, toujours très encombrée.

Acoz recevra les transports de la ligne du Luxembourg qui seront expédiés par Montigny à Charleroi et Marchienne. De cette façon Châtelineau perdra une partie de l’important trafic qui lui vient de la ligne du Luxembourg. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tracé de la nouvelle ligne pour se rendre compte de la dépense qu’elle occasionnera, mais d’autre part elle rendra au chemin de fer des services incalculables, qui compenseront largement ce qu’elle aura coûté.

3.3.1904

L’ART DE GUERIR

Décidément, si l’on meurt encore dans l’arrondissement de Charleroi, ce n’est pas faute de médecins et de pharmaciens. Nous ne comptons pas les dentistes, les droguistes, les sages-femmes et les vétérinaires ; cela nous mènerait trop loin.

… Acoz : 1 médecin, 1 pharmacien …

30.5.1904

PENSIONS

Par arrêtés royaux des 2 décembre 1903 et 5 mars 1904, les pensions suivantes sont accordées à : …  Monsieur LORY (L.L.), ancien instituteur communal à Acoz, 1.597 francs.

4.6.1904

11.4.1904

14.6.1904

MANIFESTATION PIRMEZ

De notre correspondant de Charleroi :

Dimanche a eu lieu à Acoz, la manifestation en l’honneur de M. Maurice PIRMEZ, nouveau député. Quatre mille personnes figuraient dans le cortège qui s’est formé à la gare ; vingt-six sociétés étaient présentes, groupées autour de nombreux drapeaux et cartels. Malheureusement la pluie est tombée sans discontinuer. On remarque de nombreux groupes de la Jeune Garde Catholique, des députations des cercles industriels de Charleroi, des cercles catholiques du Bassin, des sociétés mutuellistes de Charleroi, Châtelet, Couillet, Gilly, Montigny, Marchienne, etc.

Toute la population des environs prend part à la fête.

De nombreux discours ont été prononcés dans la cour du château. Les cris de «  VIVE PIRMEZ ! » ont retenti sans discontinuer.

31.8.1904

Le sieur Oscar NIHOUL, domicilié à Acoz, prévient le public qu’ayant quitté Acoz pour se rendre à Marchienne-au-Pont où il travaille et habite, il ne reconnaîtra pas les dettes que son épouse Elisa YERNAUX, a pu ou pourrait contracter.

6.11.1904

EXTRAIT

D’un exploit des 2 et 3 novembre 1904, de l’huissier SUAIN, de Charleroi, il appert que la dame Augustine BOREUX et son époux Désiré HENRY, taillandier, ayant comme dernière résidence connue Grenelle-lez-Paris ; 2° Mathilde BOREUX, ménagère, et son époux Achille MARTIN, coupeur d’habits, sans résidence connue, ont été sommés de prendre communication en l’étude du notaire BAYET, de Gerpinnes, du cahier des charges dressé pour arriver à la vente publique de la nue-propriété de certains immeubles leur appartenant par indivis et situés à Acoz et à Ave et Auffe et de se trouver le lundi 21 novembre 1904, à 2 heures l’après-midi, chez Philippe CHAPEAUX, à Acoz, et à toutes les autres séances d’adjudications pour assister à la dite vente.

                                               Extrait conforme, Léandre SUAIN.

6.11.1904

LE MAUVAIS ŒIL

Le triomphe de Monsieur PIRMEZ a été l’occasion de plusieurs incidents macabres.

D’abord, lundi plusieurs habitants de la commune ont été blessés en tirant des cambres en l’honneur du nouvel élu.

Ensuite hier mardi, son arrivée à Acoz a été attristée par un singulier cas de mort subite. Le nouveau député avait pris, à Châtelineau, le train de 11 heures 10 pour Acoz où l’attendaient des manifestants, une musique et un échevin, Monsieur Firmin MENGEOT, porteur d’un bouquet et qui devait prononcer un discours. Le pauvre homme n’a pas eu le temps d’en tirer le premier mot. Il est tombé raide mort aux pieds du nouvel élu. Néanmoins, dit le « Pays Wallon » qui rapporte le fait, un nombreux cortège conduisit Monsieur PIRMEZ jusqu’à sa demeure. Le sympathique nouveau député de Charleroi remercia chaleureusement pour les marques de sympathie dont il était l’objet. Il invita les manifestants à cesser toute manifestation, déplorant la mort de Monsieur MENGEOT, et il engagea vivement tout le monde à prier pour le repos de son âme. Monsieur MENGEOT avait 60 ans.

9.12.1904

DECORATIONS CIVIQUES

Par arrêté royal, la décoration civique est décernée, en récompense de services rendus à l’occasion de maladies épidémiques. La Croix de 2e Classe a été décernée à Ed. LAURENT, docteur en médecine à Acoz.

13.2.1905

ACOZ – TIRAGE AU SORT

BESOMBES 160 – CREPIN 205 – HOUIOUX 186 – LEGENDRE 176 – MATHIEUX 239 – MEUNIER 226 – POULEUR 245 – ROUVROY 170 – SAINTHUILE 184 – STAQUET 96 – WATRICE 153.

29.3.1905

VOL A ACOZ

L’avant-dernière nuit, des voleurs, après avoir fracturé la fenêtre du magasin de chaussures de Madame MENGEOT, à Acoz, se sont emparés d’une trentaine de paires de chaussures.

22.4.1905

LES PETITES FAVEURS

Nos lecteurs auront pu voir dans notre dernier numéro, les modifications introduites dans le service des trains de voyageurs à dater des 1er mai et 1er juin prochains. Ils auront remarqué qu’un nouveau train, – aller et retour -, desservira la ligne de Châtelet-Châtelineau à Acoz. Les voyageurs habitués de cette ligne s’en féliciteront. Le nouveau train n’est donc pas créé pour leur faire plaisir ? Il est mis en marche uniquement pour donner toutes ses aises au député clérical, Monsieur PIRMEZ. Monsieur le Ministre des chemins de fer n’a rien à  refuser au châtelain d’Acoz, même un train pour son usage presque exclusivement personnel.

Pendant ce temps-là, on réclame vainement la mise en marche de nouveaux trains sur certaines lignes beaucoup plus importantes. Ils rendraient de grands services à de nombreux voyageurs, et donneraient un supplément d’activité aux affaires. Mais le gouvernement s’en fiche !

2.7.1905

CHRONIQUE JUDICIAIRE – TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

AUDIENCE DU 1er JUILLET

Dangereux individus

En avril dernier, Emile RAINCHON de Charleroi et Pierre DELEUW de Marcinelle, commettaient à Acoz, un vol au préjudice de M. ABSIL, avec une audace peu commune. Ils étaient entrés dans la maison, en plein jour, à 10 heures du matin, en ouvrant la porte à l’aide de fausses clefs. Madame BELGEONNE avait vu les individus et savait sa fille, Mme ABSIL, absente, elle voulut voir ce que venaient faire ces singuliers visiteurs. Elle tenta vainement de pénétrer dans l’habitation : la porte était solidement calée. A la fin, elle parvint cependant à y entrer, se voyant dérangés, les escarpes s’enfuirent en emportant 1.200 francs en valeurs et en argent. Ils escaladèrent la clôture du parc de Monsieur de DORLODOT et allèrent cacher les valeurs dérobées et les outils de cambrioleurs qu’ils possédaient.

Heureusement, le garde Camille LORENT les arrête bientôt.

Les deux voleurs avaient certainement prémédité leur coup : depuis plusieurs jours, on les avait vus rôdant à Acoz, autour de la maison ABSIL. DELEUW y avait même pénétré sous prétexte d’acheter un cheval.

Ce sont deux redoutables mauvais sujets. On les soupçonne des vols commis le 2 avril à Thuin et à Biesme-sous-Thuin ; mais l’accusation a dû abandonner cette prévention, faute de preuves suffisantes. Ils sont accusés de vol, de vagabondage spécial, de port d’armes prohibées, et RAINCHON, de rupture de ban de jurisprudence.

RAINCHON a été condamné à 3 ans et 4 mois de prison, et DELEUW à 3 ans et 3 mois.

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© Alain GUILLAUME – 10 août 2025.

Octave PIRMEZ

Il m’a semblé intéressant de vous présenter un article relatif à Octave PIRMEZ, publié dans la presse régionale en date du 27 janvier 1904.

Nous signalions récemment dans le dernier fascicule de la « Biographie PIRMEZ » la notice consacrée à Octave PIRMEZ par M. Maurice WIMOTTE, au moment où l’association des écrivains belges prépare une anthologie de cet écrivain, du châtelain d’Acoz, comme on se plaît à l’appeler, l’esquisse de sa vie est d’actualité, et elle offre d’autant plus d’intérêt qu’elle implique en quelque sorte l’appréciation de ses œuvres, aussi, nous en tenons-nous là, quelle que soit la valeur de ce compliment :

Octave PIRMEZ, écrivain, né à Châtelet, le 19 avril 1832, mort à Acoz, le 30 avril 1883, d’un père gentilhomme campagnard, dont l’unique plaisir était la chasse, et d’une mère chrétienne et lettrée, qui exerça sur l’éducation de ses fils une influence considérable. Il avait deux frères, dont l’un, Emile PIRMEZ, fut le père de Maurice PIRMEZ, et dont l’autre, Fernand, mourut comme lui, célibataire à l’âge de 28 ans et, comme lui, consacra sa vie à l’étude et à la méditation.

Octave PIRMEZ éprouva, dès l’enfance, un goût intense pour la solitude et les plaisirs de la vie agreste. Il nous rapporte qu’il passait tout son temps « à errer dans un vaste jardin dont la vue s’étendait, au loin, vers le village de Pont-de-Loup ». Et il ajoute : « Vagabonder par les prés, le long des eaux courantes, tout observer, jusqu’au balancement insensible des herbes, me causait un charme indicible. Mais les instincts meurtriers, naturels à l’enfance libre, le mêlaient parfois à ma curiosité… plus tard, ces instincts se développèrent en une passion pour la chasse que je ne pus jamais maîtriser ».

Il accompagnait son père dans ses pérégrinations à travers bois, et, déjà curieux des choses de la nature, il notait dans son « cahier d’histoire naturelle les ruses des lièvres, des renards et des belettes » ; il y faisait « des illustrations, et toutes les marges étaient ornées de vignettes » ; il y notait le passage des oiseaux de tenderie, les époques de l’an où les chanteurs ailés des bois viennent en dissiper la mélancolie : « C’est en ces heures-là, je crois, que je m’enamourai de la nature au point de vouloir un jour exprimer ses attraits par ma plume. Que m’importait alors la vie des hommes illustres de Plutarque. La biographie et les faits et gestes de Chareau, Ramette, Rustaud, Blandier étaient pour moi d’un bien autre intérêt ». Ainsi s’expliquent les pages descriptives qui, dans sa correspondance, et particulièrement dans « les Lettres à José », se mêlent aux effusions tendres et aux réflexions graves ; ainsi s’expliquent aussi, dans ses recueils de pensées, les nombreuses comparaisons et métaphores empruntées à la nature, aux plantes, aux arbres, aux animaux.

L’éducation d’Octave ne ressembla guère à celle des jeunes gens de sa classe et de son âge. Elle fut libre et spontanée, à l’exception d’une année d’études qu’il fit au Collège Saint-Michel, à Bruxelles, et dont il semble avoir conservé un souvenir plutôt amer : « C’était mon chagrin de ne plus voir s’étendre devant mes pas un vaste espace pour m’y livrer à mes courses folles, comme je l’avais fait si souvent dans un véritable délire de liberté, et me sentant comme des ailes aux pieds… Je ne fus pas un brillant élève. Mon imagination était trop ardente, mon esprit d’observation trop éveillé, ma préoccupation des caractères trop constante pour que je pusse réciter de longues pages de mémoire.

La musique me fut une consolation. J’avais obtenu d’y consacrer une heure par jour, et plusieurs fois par semaine je recevais des leçons de professeurs du conservatoire ».

Dans « Un Regard sur ma Vie », PIRMEZ nous apprend qu’il devint, de la sorte, dès l’âge de 12 ans, un petit virtuose, dont la précocité étonnait un auditoire d’amis : « Plus tard, je ne voulus plus d’auditoire, et je m’enivrais seul dans mon ramage. Je me sentais transfiguré par la vibration de mes cordes, qui traduisaient avec violence une émotion intime – l’âme chante avant de pouvoir exprimer – et mes émotions étaient partagées par celui dont j’étais l’élève, âme ardente et bien née de la musique, le seul art dans lequel on puisse faire vivement ressentir toute sa tendresse et son humanité ».

Ses parents consentirent à le retirer du collège et à le confier à un précepteur, « ancien professeur de poésie dans un séminaire », qui fut pour lui « plutôt un ami qu’un maître ». Il devint bon latiniste ; en revanche, il n’eut jamais qu’une connaissance superficielle et très incomplète des langues et des littératures modernes ; on ne peut même excepter tout à fait la littérature française, où ses lectures se restreignirent à certaines catégories d’œuvres qui lui plaisaient, parce qu’elles étaient en conformité, soit avec ses convictions religieuses, soit avec son tour d’esprit. Dans ce nombre, sont « les Essais de Montaigne, les pensées de Pascal » pour lesquels il eut une prédilection particulière, certains écrits de Bossuet et des apologistes chrétiens, et parmi les modernes, Chateaubriand, Lamartine et Victor Hugo, qu’il aima et dans l’intimité de qui il vécut longtemps. Il confesse aussi avoir, dans sa jeunesse, connu des poésies de Heine et de Baudelaire, mais il en vint à les détester, comme, en général, toutes les œuvres dont le pessimisme ou l’ironie lui paraissaient malfaisants. Son antipathie pour Béranger, qu’il apparie toujours au latin Horace, procédait de motifs analogues. Il n’avait guère lu les grands romanciers du 19e siècle, et il s’en consolait aisément. Son exclusivisme n’épargne ni Corneille, ni Racine, ni Molière; de même les grands classiques du 18e siècle doivent l’avoir laissé indifférent, et, lui qui a tant d’obligations à J.-J. Rousseau et qui offre tant d’affinités de nature avec l’auteur d’ « Emile », le nomme au plus une ou deux fois dans ses écrits. Des retranchements si considérables, et qui étaient volontaires, ne pouvaient ne pas influer sur le cercle de pensées où se mut Octave PIRMEZ, il en advint, comme de nécessité, qu’il fut un contemplatif, tourné vers le divin, vers la nature et d’une sensibilité directe et toujours éveillée ; qu’il n’eut guère d’attraction vers l’artificiel dans les arts, et vers les créations fines, gracieuses, ornées et complexes, dont le talent est la source unique.

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© Alain GUILLAUME – 6 juillet 2025.

 

 

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1945

Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le « JOURNAL DE CHARLEROI ».

 

9 janvier 1945

CONSEIL DE GUERRE

Samedi 13 janvier 1945 : Eugène WAUTELET, rue Charnoy à Acoz, pour recel d’essence américaine.

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27 avril 1945

PINCÉ EN FLAGRANT DÉLIT

Roger GENOT, rue Pré Barré 1 à Joncret, travaillant au dépôt américain d’Acoz, a été surpris par la police militaire alors qu’il était en train de voler des marchandises. Il a été mis à la disposition de M. l’Auditeur Militaire.

Précisions

Suite à la libération de septembre 1944, le site des anciennes usines de Moncheret est occupé  par l’armée américaine qui y installe un dépôt de ravitaillement. Capturés après les débarquements de Normandie (juin 1944) et de Provence (août 1944) et lors de l’avancée des Alliés sur le continent européen, des prisonniers de guerre allemands, jeunes pour la plupart, y sont occupés. A la fin du conflit, certains ne sont pas rentrés en Allemagne et sont restés dans la région où ils ont trouvé de l’emploi et fondé une famille. De même, certains civils des alentours d’Acoz ont également travaillé pour les Américains.

Lucien SAINTHUILE m’avait raconté que l’armée américaine était dotée de gros camions de marque GMC et BEDFORD pour le transport des marchandises de ravitaillement. Ils étaient conduits par des soldats noirs qui roulaient fond de train à travers les rues du village.

Joseph VANDENBOSCH avait racheté un de ces camions. En 1955, en descendant la rue du Madjuster (actuellement rue du Centre), les freins ont lâché, l’engin a traversé l’actuelle rue de Moncheret pour terminer sa course contre le bac en pierre posé sur le trottoir de mon actuelle habitation (n° 24). Une pompe était fixée à la façade. On y distingue toujours la pierre dans laquelle était scellée cette pompe.

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28 avril 1945

NECROLOGIE

Funérailles officielles d’un héros de la résistance

Les funérailles officielles d’Albert QUINET, né à Acoz le 1er juillet 1901 et fusillé par les Allemands le 29 mai 1944, inhumé au charnier de Jumet, auront lieu le samedi 28 courant, à 10 heures, à l’église Saint-Antoine de Charleroi Ville-Basse.

Les membres des groupements de résistance du bassin de Charleroi sont priés d’assister nombreux à l’enterrement d’un camarade de combat.

Réunion à la mortuaire : Maison NICETTE, place Albert 1er 21, Charleroi, à 9 heures 30.

Cet avis tient lieu de faire-part.

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23 mai 1945

Nous apprenons la mort de Monsieur le Baron Hermann PIRMEZ, décédé au camp de Dachau (Allemagne). Une messe a été chantée pour le repos de son âme le mardi 22 courant à 9 heures, en l’église Saint-Martin, à Acoz.

Ce présent avis tient lieu de faire-part.

Château d’Acoz.

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17 juin 1945

SOUVENIRS DE 1940

Le Baron de DORLODOT nous adresse une nouvelle lettre :

Acoz, le 14 juin 1945

Monsieur le Directeur,

J’apprécie, croyez-le bien, la courtoisie de vos commentaires. Mais que vous êtes mal informé à mon sujet ! Et comme vous devriez lire les Annales Parlementaires… Je suis donc obligé, une fois de plus, de vous demander de faire paraître, dans votre journal, une rectification à la place occupée par votre réponse.

Et tout d’abord, si je n’ai usé du terme « suspect » à l’adresse de « Voilà », c’est par déférence pour « La Dernière Heure », puisqu’elle croit pouvoir se réclamer de cette publication pour attaquer un parlementaire.

Ceci dit, et à l’opposé de ce que vous pensez, je n’éprouve aucune « horreur » pour la démocratie. Je suis au contraire si attaché au parlementarisme que j’ai souvent déploré son mauvais fonctionnement. C’est ainsi que j’ai pu dire, notamment au Sénat, le 17 juillet 1936 : « que de tous les moyens inventés à ce jour pour gouverner les peuples, le régime parlementaire pourrait bien être le moins mauvais. Je regretterais sa disparition, ajoutai-je, car à mon sens le plus honorable des modes de gouvernement et ce serait, en même temps, le moins mauvais, si chacun prenait sa tâche au sérieux ».

J’en viens pour terminer à ce que vous écrivez au sujet de la publicité de « La Dernière Heure », que j’apprécie à sa juste valeur. Vous me soupçonnez, à tort, de vouloir l’utiliser gratuitement, car… j’en n’ai pas besoin. En effet, par suite de la pénurie de papier, qui limite le tirage de mes livres, les quatre premières éditions ont été épuisées, chez l’éditeur, dès leur sortie de presse. Il est permis de penser qu’il en sera de même pour le prochain volume, qui traitera de Limoges et de la capitulation. Toute réclame est donc superflue… même dans « La Dernière Heure ».

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués.

                                               (signé) Baron René de DORLODOT.

Nous nous félicitons d’avoir provoqué cette déclaration d’attachement au parlementarisme.

Nous espérons qu’il durera toujours et que nous verrons, le cas échéant, Monsieur de DORLODOT, se signaler comme adversaire de l’absolutisme.

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21 juillet 1945

AVIS INDIVIDUEL

Je soussigné DUBOIS Gilbert, rue des Ecoles 188 à Acoz, prisonnier politique rentré le 6 mai, ne reconnaîtrai pas les dettes que ma femme PIRLET Marguerite a pu ou pourrait contracter. Celle-ci ayant quitté le domicile conjugal le 22 mai 1945.

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27 juillet 1945

ACOZ-LAUSPRELLE : UN ÉVÉNEMENT BALLANT

Nous ne doutons point que ce sera un grand événement sportif ce grand concours de jeu de balle au tamis qui, dimanche prochain 29 juillet à Lausprelle, à l’occasion de la ducasse, opposera Biesme et Hanzinne nouvellement reconstituées avec des jeunes qui promettent encadrant des chevronnés excellents de la Ligue de l’Amateurisme, à notre jeune équipe dans laquelle nous retrouverons  Jules NICOLAS, champion de 1ère catégorie B de 1941 et Fernand ADAM de la fameuse équipe de « Mouchets » des environs de 1930, épaulés par un « trio » qui s’est fait du bras et de la main à la pelote… et qui prend actuellement le tamis et le gant de corne.

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14 août 1945

UN COSTUME COMPLET ET DES CHAUSSURES

Le service d’intendance de l’armée va se charger de distribuer à chaque prisonnier de guerre non de carrière, y compris les officiers de réserve, le tissu et les accessoires nécessaires à la confection d’un costume civil et une paire de souliers. Il importe que les intéressés fassent connaître de toute urgence la pointure des souliers qui leur conviennent en mentionnant leurs nom, prénom et adresse exacte. Le bureau de comptabilité militaire établi au 51 rue de l’Usine à Couillet est chargé de recueillir les renseignements des prisonniers habitant les localités de la région.

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27 août 1945

AVIS AUX FORAINS

Les forains désireux d’obtenir un emplacement pour les Fêtes de la Victoire des 15, 16, 17 et 19 septembre sont priés de faire parvenir leur demande au plus tôt au comité organisateur, rue de Villers 107 à Acoz.

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6 septembre 1945

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15 septembre 1945

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23 septembre 1945

ACCIDENT DANS LA COTE D’ACOZ

Dans la côte d’Acoz, entre Acoz et Gerpinnes, un camion de la firme GAROT-DELIRE de Châtelet est entré en collision avec un tombereau de betteraves. Le convoyeur de ce tombereau, Monsieur Georges BERGER, d’Acoz, assez grièvement blessé aux jambes, a été transporté à l’hôpital de Gilly.

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23 novembre 1945

CONSEIL DE GUERRE DE CHARLEROI

Adolphe PETINIOT, 21 ans, rue des Dames 52 à Acoz-Lausprelle, SS Wallonie, est condamné à la détention perpétuelle.

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8 décembre 1945

ACOZ – NOS ROUTES

Par ces temps de gel et de neige, les routes glissantes sont un danger pour la circulation. Pendant l’occupation, le service communal intéressé avait à sa disposition de la fine cendrée pour remédier à cet état de choses. A présent, l’administration communale se désintéresse complètement de la sécurité du public.

ACOZ-LAUSPRELLE – ON ATTEND

La population est étonnée que les services compétents n’aient pas encore, depuis le 4 octobre, fait le nécessaire pour la distribution des pommes de terre. Est-ce la répétition de l’année écoulée ? La population souhaite un peu plus de conscience et de célérité de la part des responsables, dans l’exercice de leurs fonctions.

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12 décembre 1945

ECLAIRAGE PUBLIC

Notre commune est une des dernières si pas la dernière de la région où l’éclairage public n’est pas encore rétabli. Ceux qui dirigent la commune et qui se croient seuls compétents et indispensables ne pourraient-ils pas s’en occuper ?

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15 décembre 1945

MONSIEUR LE BARON N’EST PAS CONTENT

Monsieur le Baron de DORLODOT n’est pas content : mais là, pas content du tout, du tout, du tout ! Na.

 Et il ne l’envoie pas dire à « La Cité Nouvelle », qui ne s’en porte pas plus mal pour cela.

Mais de quoi s’agit-il ?

Le 9 octobre, le journal bruxellois annonçait que le Baron de DORLODOT était menacé de suspension, pour sa conduite sous l’occupation, et l’article portait ce titre : « Le Baron de DORLODOT, bourgmestre discutable ».

« Ce titre est inadmissible » écrit Monsieur le Baron, « car jusqu’à présent, à ma connaissance, je n’ai pas été discuté comme bourgmestre, que par vous et par les Allemands dont une ordonnance m’a empêché, pendant plus d’un an, d’exercer les fonctions que je tiens depuis bientôt 25 ans sans aucune interruption de Droit ».

« Ouais ! » répond « La Cité Nouvelle ». « Ne jouons pas sur les mots : c’est au titre de conseiller communal d’Acoz – et non au titre de bourgmestre – que la province de Hainaut a ouvert une information contre Monsieur de DORLODOT ».

Quant à parler de fonctions ininterrompues de Droit, c’est une explication  plus qu’alambiquée, car si c’est à sa fonction de bourgmestre qu’il fait allusion, Monsieur de DORLODOT ferait bien de se relire lui-même. Il n’est, en effet, qu’un esprit comme le sien pour arriver à expliquer aux gens qui veulent bien le croire, qu’il est possible à un homme, fût-il baron, d’être bourgmestre sans l’être ou de ne l’être pas, tout en l’étant. Il faut croire que Monsieur ROMSÉE lui-même n’était point parvenu à comprendre puisqu’il a cru devoir, dans le temps même où il cassait certains bourgmestres pour que chacun se rappelle, réinvestir Monsieur de DORLODOT dans des prérogatives mayorales.

Pendant des semaines dans « Le Rappel » Monsieur de DORLODOT a brassé du vent. Jamais on ne vit patriote faire autant de bruit que celui-ci pour démontrer qu’il fut un patriote.

C’est peut-être pour cela et pour d’autres raisons encore que Monsieur de DORLODOT, qui se proclame indiscutable, est, dans sa propre commune, si passionnément discuté : car pour un bourgmestre indiscutable, il n’en est certainement pas, en Belgique, de plus discuté.

Allez donc faire un petit tour à Acoz et vous nous en direz des nouvelles. Et si vous voulez un tuyau pour mettre les gens en veine de confidences, demandez que l’on commence par vous conter l’histoire du lot mirifique offert par le baron pour la tombola des prisonniers de guerre. Le gagnant n’a jamais été prendre livraison de ses dix kilos de rutabagas !

                                                                       RIPATEAU

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© Alain GUILLAUME – 31 mai 2025.

La fermeture des usines de Moncheret

Le site métallurgique des usines de Moncheret était un fameux nid d’emplois qui a fait vivre des centaines de familles de la région.

Vers 1972, des rumeurs de fermeture se profilent et la réaction des responsables syndicaux ne se fait pas attendre.

J’ai retrouvé trace d’un premier courrier envoyé au président de la commission paritaire, en date du 5 mars 1973.

Monsieur le Président,

Les travailleurs de Moncheret, vivement émus par l’annonce de la fermeture de leur division, qui, à leur sens, est encore viable pour de nombreuses années, moyennant certains investissements, exigent de la part des responsables une révision de leur plan triangulaire, en tenant compte de la situation particulière de la région sud-est de Charleroi.

Moncheret a toujours été rentable mais exploité depuis 1938 jusqu’en 1966 par la société AMS (Aciéries et Minières de la Sambre) qui n’a fait aucun investissement, repris par la suite par la TMM (Thy-Monceau-Marcinelle) qui a fait travailler à plein rendement avec la même politique de non investissement. Malgré cela nous avons reçu, de 1966 à novembre 1972, des félicitations et marques de satisfaction sur la marche de Moncheret.

C’est pour ces raisons que nous ne pouvons admettre la position de la nouvelle société triangle qui en l’espace de trois mois veut nous faire croire que nous ne sommes plus viables.

                                                                       Les travailleurs de Moncheret

 

Situation géographique et économique de Moncheret et de son personnel

Le personnel occupé vient principalement de deux zones : celle de Bouffioulx à Mettet et environs ; celle de Bouffioulx à Florennes et environs.

Sur 653 personnes (30 employés et 623 ouvriers), les deux zones fournissent 470 employés et ouvriers. Il reste donc 183 membres du personnel qui viennent des communes de Châtelet, Châtelineau, Pont-de-Loup, Aiseau, Presles, etc.

Cette région a perdu grand nombre d’emplois au cours de ces dernières années ; Bouffioulx, par exemple, a perdu MAXIMA « La Biesme », des fonderies, des poteries, des carrières. Pour le reste des deux zones, sont disparues : carrières, sablières, marbrerie, scierie et combien d’autres exploitations familiales, sans oublier les petites exploitations agricoles.

La production de Moncheret

Elle est de plus ou moins 15.000 tonnes par mois en petits produits, fers marchands et spéciaux très élaborés qui, bien souvent, ne sont au départ que des billettes inutilisables sur des trains modernes. Les deux trains sont mécanisés de façon à travailler (suivant les produits) soit à la main, soit avec mécanisation, dans des temps de montage très courts.

Il faut aussi ajouter à cela les possibilités de parachèvement tels que découpage, perçage, épointage, mise en couleur, goudronnage, dressage, bottelage, etc.

                                 L’équipe FGTB-CMB de Moncheret – Mai 1973.

Un grand nombre de personnel qualifié gravitait autour des laminoirs, ce qui permettait à ces derniers d’être munis d’un bon outil de travail primordial pour sortir des profilés spéciaux et de très bonne qualité. Plusieurs écoles industrielles dont les plus réputées étaient « Les Aumôniers du Travail » et « L’Université du Travail » de Charleroi fournissaient de la main d’œuvre hautement performante. De plus, des cours du soir y étaient prodigués aux personnes qui désiraient se perfectionner dans un métier bien défini : ingénieur industriel, dessinateur industriel, électricien, bobineur, ajusteur, modeleur, menuisier…

 

« LE JOURNAL DE CHARLEROI » du 26 mars 1975

Adieu MONCHERET

C’est donc une longue histoire industrielle qui prendra fin puisque l’usine de Moncheret est très ancienne.

Elle se nommait jadis « Forges et Hauts-Founeaux de DORLODOT-HOUYOUX » sur le Ruisseau d’Hanzinne. Cette usine était anciennement une platinerie : elle est citée en 1704 et appartenait en 1810 à N.-J. LORENT & Cie. Par arrêté du 25 septembre 1829, le baron DECARTIER d’YVES fut autorisé à transformer cette platinerie en un haut-fourneau à fondre, au moyen du charbon de bois ou du coke, selon les qualités de fonte qui seraient demandées.

Le 16 mai 1855, Eugène-François de DORLODOT-HOUYOUX obtient la permission de construire un haut-fourneau au coke sur l’emplacement d’une foulerie que lui avait cédée le sieur G. BAILLY. Un arrêté du 27 février 1837 a autorisé l’ajout d’une affinerie à l’anglaise près de son haut-fourneau. Un troisième haut-fourneau a été autorisé le  12 novembre 1851.

On le voit, tout cela ne date pas d’hier et on lit dans « Souvenirs » du baron de DORLODOT publié en 1947 que les Forges d’Acoz, qui appartenaient également à sa famille, constituaient en 1869 une des plus fortes industries du pays. Les laminoirs occupaient à cette époque 1.295 ouvriers et produisaient 51.850 tonnes, tandis que pour cette branche, COCKERILL n’avait que 993 ouvriers pour une production de 29.475 tonnes.

En 1753, on comptait à Acoz : un haut-fourneau appartenant au comte de QUIEVRAIN, seigneur de Quiévrain ; une forge à deux affineries à M. PUISSANT de Marchienne.

La forge dite de Saint-Eloy a été autorisée le 25 avril 1761 ; le propriétaire alors était Joseph PUISSANT. En 1806, Gauthier PUISSANT changea cette forge en platinerie à cause de « circonstances désavantageuses ». Vers 1812, il y établit un laminoir en place de marteau. En 1826, Pierre-Joseph HOUYOUX, de Bousval, propriétaire de cette usine, y établit un laminoir pour étirer le fer en barres. Un arrêté royal du 18 août 1828 autorisa le propriétaire à remplacer le laminoir à tôles par plusieurs autres laminoirs propres à étirer le fer en tôles, en verges et en barres et à ajouter à cet établissement un cylindre dégrossisseur et 6 fours à réverbère pour fondre, affiner et chauffer le fer au moyen de la houille.

Un arrêté du 14 novembre 1829 autorisa P.-J. HOUYOUX et son gendre Eugène-François de DORLODOT à ajouter à cette usine un haut fourneau à fondre le minerai de fer et un fourneau de finerie  pour convertir la fonte en métal. Des arrêtés du 16 mai 1835, du 28 juin 1837 et du 30 décembre 1840 ont autorisé des modifications ou prononcé la maintenue.

Cette usine, disait un ingénieur en 1840, jointe à celle de Bouffioulx, appartenant au même propriétaire, forme l’établissement sidérurgique le plus considérable de tous ceux possédés dans le 2e district par un particulier.

Le laminoir a été construit en plusieurs étapes. L’usine avait été montée, dans le principe, pour marcher au moyen de l’eau et c’est seulement plus tard qu’on a successivement soumis le train ébaucheur à une machine à vapeur et ajouté les trains à rails et à petits fers.

Une longue histoire qui s’achève donc, c’était inévitable. Mais selon le président de la délégation syndicale, Gustave COLLYNS, on aurait dû le faire moins brutalement.

La meilleure formule, dans l’absolu, aurait été d’attendre la mise en service de la nouvelle unité de production actuellement en construction, sous le nom de CARLAM, dans le port de la Praye à Châtelineau.

Nous avons déjà largement évoqué dans le passé ce que sera ce train à larges bandes ultra-moderne, capable de produire de l’acier inoxydable et de l’acier à grains orientés. Normalement, elle aurait dû produire ses premières tonnes d’acier en 1976.

La situation économique étant ce qu’elle est malheureusement, on pourrait les attendre jusqu’en 1978, et il semble que c’était beaucoup demander au patronat que de maintenir Moncheret en vie jusqu’à ce moment.

L’exploitation était en effet devenue largement déficitaire.

On n’attendra donc pas CARLAM pour reclasser, aussi bien que possible, les ouvriers de Moncheret, mais cela n’ira pas sans mal…

Le conseil d’entreprise de Moncheret a accepté la proposition syndicale tendant à étaler les opérations de déplacement des travailleurs en 3 phases : le 30 avril, le 15 mai et le 30 mai 1975. On est arrivé à ce qu’on accorde la prépension à tous les travailleurs de 60 ans et plus, les autres étant reclassés dans les usines du groupe de la région. Ils seront 135  dans ce cas qui ont été compléter des équipes à Monceau et Marcinelle.

De plus jeunes ouvriers ont quitté la sidérurgie pour des emplois dans les administrations, intercommunales, services des travaux des communes de la région, certains même ont été engagés dans les services de polices communales ; pour d’autres, la solution fut de se lancer dans des activités d’indépendants.

Nombreux courriers…

La réaction du personnel

Souvenirs

  • En 1962, la diffusion de la série télévisée britannique « le Saint », en raison des initiales de sa vedette Simon TEMPLAR, allait susciter un véritable engouement dans les foyers. On rencontrait le logo dans les étals des marchés, aux pare-brise des voitures, bref, un peu partout. L’atelier d’ajustage de Moncheret s’est lancé dans la fabrication (on va dire « non officielle ») et rares sont les foyers qui ne possédaient pas la petite figurine.

  • En haute conjoncture, les équipes de lamineurs étaient très productives et recevaient des primes de productivité. Une rivalité allait naître entre les contremaîtres. Ce fut le cas entre Wilhem BERTULOT, surnommé « Barabas », et son fils Willy, dit « L’Agace ». Lorsque Wilhem était satisfait des performances de son équipe et avait donc battu celle de son fils, en reconnaissance il offrait chocolat et… cigares.

                                          

  • les années 65-70, de nombreux sidérurgistes se retrouvaient le dimanche matin au café « Au Voltigeur» à Acoz, tenu par Fernand et Andrée HANQUART. Le commerce tournait à plein rendement avec de-ci, de-là, des conversations qui convergeaient toujours autour de Moncheret. J’entends encore « billettes », « tonnage », « pause de nuit », « cylindre »… Jeune typographe à l’époque,  je n’avais pas beaucoup de conversation !
  • Les transports publics des ouvriers à Moncheret étaient très bien organisés et gérés par les autobus « LARDINOIS » de Villers-Poterie. Dès 5 heures 30 jusqu’à 22 heures 30, ceux-ci transportaient les ouvriers sur trois grands axes : Châtelineau, Florennes et Mettet.
  • Certains ouvriers étaient affublés d’un surnom. Deux anciens, Michel DEGRAUX et Gustave PIRMEZ, se souviennent : « Barabas, L’Agace, Cigarette, Fil de Fer, Gros Stomac, El Carrè, El Gros Bil, El Caty, Aimable, Laplume, El Flamint, Cougnet, El Baudet, Lacane, El Coréen, Toufoume, Bobet, El Betchet, El Chimot, El Grand Bert…… » (liste non exhaustive).
  • On refroidissait les lignes des laminoirs au moyen de l’eau pompée dans le « Ruisseau d’Hanzinne ». L’eau tiédie était rejetée au lieu-dit « El Tchôt’ Euw », (l’Eau Chaude), fréquenté et apprécié par la jeunesse de Chamborgneau et de Bouffioulx.                                                          

 

 L’album souvenirs…

Ce dossier a été conçu grâce aux archives de Gustave COLLYNS, délégué principal des usines de Moncheret. Je remercie vivement sa fille Noëlla de m’avoir permis l’accès à ces témoins du passé.

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© Alain GUILLAUME – 14 avril 2025.

La Saint-Grégoire

En hommage à mon cousin Francis GUILLAUME qui nous a quittés en 2017, je publie cet article qu’il avait préparé pour le blog d’Acoz.

 

La tradition

Il est des traditions qui traversent allègrement le temps et se perpétuent naturellement de génération en génération.  D’autres, par contre, ont la vie dure et finissent hélas par disparaître.  Faut-il pour autant les oublier ?

A Acoz, la tradition de la Saint-Grégoire s’est éteinte au milieu des années 70, victime sans doute de la baisse progressive de fréquentation de l’école communale.

Jusqu’à cette époque, le 12 mars de chaque année, les garçons bénéficiaient d’un jour de congé.  Dès le matin, ils se mettaient à sillonner les rues du village, frappant à chaque porte et y allant de leur petite chanson.  Manière bien sympathique de faire appel à la générosité des Acoziens tout en leur promettant, en retour, de prier pour leur prospérité.

A chaque halte, menue monnaie, œufs, fruits, bonbons et friandises diverses venaient garnir bourses, sacs et paniers.

La quête se déroulait selon un itinéraire établi de manière à n’oublier aucun quartier et à se ménager quelques moments de détente, que ce soit dans les « Fonds d’Acoz » ou dans les « Marlères ».

A la fin de la journée, sonnait l’heure de la récompense : le « Maître » attendait à l’école le retour de ses vaillantes ouailles pour procéder au partage équitable de la récolte.

On trouve trace de cette tradition non seulement en Entre-Sambre-et-Meuse mais aussi, notamment, en Hesbaye, dans le Condroz et dans la Vallée de la Lesse.  L’organisation pratique de la fête ainsi que les paroles de la chanson variaient d’une région à l’autre.  Les plus anciens parmi nous se souviennent certainement des paroles chantées à Acoz : 

           Saint-Grégoire c’est aujourd’hui

          c’est pour ça qu’ nous sommes ici

          c’est pour boire de la bonne bière

          pour avaler toutes les poussières

          Marie-Claire Mémwère

          Donnèz-nous vos p’tits restants

          Nos prîrons Jésus-Christ

          Pou qu’vos pouyes pènéchent toudis

          Pou qu’vos vatches donnéchent toudis

          Amen, amen, èn’ bone tchèréye di farène

           Amen, amen, ène bone tchèréye di farène ».

Pourquoi les écoliers fêtaient-ils saint Grégoire ?

C’est Grégoire IV, pape au 9e siècle, qui semble avoir désigné saint Grégoire comme patron des écoliers, visant alors les jeunes chantres qui faisaient partie des maîtrises des églises : ces enfants ont en effet été pendant longtemps les seuls écoliers.  La tradition s’est ensuite probablement intégrée un peu partout à la vie scolaire dès que l’enseignement s’est généralisé.

Qui était saint Grégoire ?

Grégoire le Grand naît à Rome en 540.  Fils de sénateur, cet opulent patricien est nommé préfet de la ville et devient ainsi le premier magistrat de Rome.

Vers 575, il adopte la vie monastique et transforme en monastère la résidence familiale.  De sa splendeur, il ne conserve, dit-on, qu’une écuelle d’argent destinée à recevoir les quelques légumes envoyés quotidiennement par sa mère.

Grégoire est ordonné diacre par le pape et est envoyé à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent).  A son retour, il reprend la vie monastique.  Il  assure aussi le rôle de secrétaire et conseiller du pape Pélage II.

A la mort de celui-ci, en 590, Grégoire lui succède sous le nom de Grégoire Ier.

Son pontificat – l’un des plus féconds dont s’honore l’Eglise – fut marqué par l’évangélisation du peuple anglais dont il eût tant souhaité être l’apôtre.

Docteur de l’Eglise, il est aussi l’un des quatre Pères de l’Eglise d’Occident.

Grégoire Ier est l’auteur des « Dialogues » et s’est rendu célèbre par la réforme de la liturgie et le perfectionnement du chant ecclésiastique.  Notons toutefois que le chant grégorien, qui porte son nom, ne lui doit rien directement, cette attribution résultant d’une légende.

A sa mort, survenue le 12 mars 604, il fut inhumé au niveau du portique de l’église Saint-Pierre de Rome. Cinquante ans plus tard, ses restes furent transférés à l’intérieur de la basilique, ce qui officialise sa sainteté.

                                                                 Francis GUILLAUME

Sources :

  • Bètchète : Quêtes de la Saint-Grégoire
  • Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Marne, 1950 –  Abbé L. JAUD.
  • Wikipedia

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© Alain GUILLAUME – 11 mars 2025

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1944

Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le « JOURNAL DE CHARLEROI ».

 

25 janvier 1944

SÉANCE DE CHANSONS

Les deux chanteuses et les trois diseuses qui se produisirent récemment lors d’une séance consacrée à l’entraide aux familles de prisonniers réussirent à créer un moment l’ambiance du cabaret, de ce bon vieux cabaret que la plupart de nos concitoyens ignorent malheureusement.

Ceci dit, il convient que nous félicitions Mesdemoiselles Madeleine DESSINIUS et Juliette LEFÈVRE de leurs bonnes interprétations en solo de « Tchip Tchip », « Tout Passe », « Pierrette », « Le Cœur de ma Mie », etc… et leur accompagnateur Monsieur Jean HOSPEL.

Nos félicitations également à Mesdemoiselles Suzanne DESSINIUS, Irène HISTACE et Anne-Marie PATIGNY qui nous détaillèrent à ravir quelques poésies d’une certaine importance.

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2 février 1944

PETITE BALLE AU TAMIS

Enfin, ce que nous avons toujours préconisé se réalise, c’est-à-dire l’union dans le jeu de pelote des deux localités sœurs de Bouffioulx et Acoz. Certes, cette union n’existe pas sur le papier entre les deux sociétés puisque celle d’Acoz n’existe plus, mais cette union se réalisera de par l’introduction dans l’équipe de division 1 des « Potits » de trois joueurs acoziens qui entraîneront à leur suite les amateurs de leur localité.

Les Roger POULEUR, Léon DEGRAUX et Jean RIDELLE sont trois jeunes éléments pleins de talents qui, sous la conduite du dévoué et compétent M. Fernand BRUYR président et du conseiller bénévole M. Hector POULEUR, réaliseront de belles choses. Les deux autres éléments sont bien doués également. Nous dirons prochainement leurs noms. On est donc en droit d’espérer un bon comportement de cette juvénile équipe… qui, nous dit-on, sera bientôt dotée d’un beau ballodrome.

Il est à souhaiter enfin que le ballodrome d’Acoz accueille une bonne fois ou deux l’équipe des « Potits » qui nous touche de si près.

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5 février 1944

UNE SÉRIE DE VOLS A ACOZ

Pendant la nuit du 2 au 3, des voleurs ont opéré à l’aide de fausses clefs dans diverses remises d’habitations d’Acoz.

Chez M. Dominique VANHEDDEGEN, 87, rue de Villers, ils ont pris un vélo ; chez M. Paulin DELESPINETTE, 117, même rue, quatre poules, un coq et quatre lapins ; chez M. Clément VAN ONDY, 108, même rue, deux lapins.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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11 février 1944

UN DEUIL AU F.C. ACOZ

Albert GIGOT est mort ! Telle est la triste nouvelle qui se répandit comme une traînée de poudre dans la localité. Bien que sérieusement malade depuis un certain temps déjà, rien ne faisait prévoir une fin aussi rapide de l’ex-capitaine du F.C. Acoz. Nous disons ex-capitaine, c’est une façon de parler, car s’il avait cédé sa place, c’est en raison du mal qui le minait ; il en était toujours le capitaine spirituel.

Ainsi donc, la fatalité implacable et maudite veut que de vieux parents soient frappés dans leurs affections les plus chères et à jamais privés de celui qui aurait encore pu être leur soutien. La solidarité heureusement n’est pas un vain mot. A côté des premiers beaux gestes, nous ne doutons pas que d’autres témoignages ne manqueront pas de se manifester, si ce n’est déjà fait.

Tous les amateurs, tous les joueurs de football et de pelote garderont un bon souvenir d’Albert GIGOT. C’était un excellent garçon, au coeur bon et sincère.

A ses vieux parents, à ses frères et sœurs, à sa famille que sa mort afflige, nous présentons l’expression émue de nos vives condoléances. Au Football Club Acoz, nous exprimons également notre sympathie, à l’occasion du deuil qui le frappe.

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18 février 1944

TENTATIVE DE MEURTRE A ACOZ

La nuit de mercredi à jeudi, Daniel VOLTAN, ouvrier d’usine, âgé d’une cinquantaine d’années, et domicilié rue de Gerpinnes à Acoz, dormait avec son fils Félicien, dit « Marcel », âgé de 21 ans.

Vers 1 heure du matin, celui-ci entendit son père crier. Il se leva précipitamment, descendit et alla se cacher dans le w.c. du voisin.

Vers 5 heures, il se risqua dans la maison, remonta dans la chambre et découvrit son père baignant dans une mare de sang.

Daniel VOLTAN était blessé à la tête.

Un médecin fut mandé d’urgence. Il constata que le malheureux était atteint d’une fracture du crâne, fracture provoquée par un objet contandant.

Transporté à l’hôpital Sainte-Thérèse à Montignies-sur-Sambre, il a été admis en traitement.

La gendarmerie de Gerpinnes et la police judiciaire de Charleroi enquêtent au sujet de cette affaire assez abracadabrante.

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29 mars 1944

GRAND CROCHET A ACOZ-LAUSPRELLE

Ce dimanche 2 avril, à 17 heures, aura lieu dans la salle de M. Léon MORIAMÉ, grand-place, un grand crochet pour amateurs, avec le concours de vedettes de la chanson. Il y aura de nombreux intermèdes et les spectateurs auront le plaisir d’entendre les derniers succès du jour. C’est un spectacle de bonne humeur.

Pour le crochet, les concurrents peuvent s’inscrire chez M. MORIAMÉ.

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25 avril 1944

UN ACTEUR N° 1

Il nous est toujours agréable de dénicher dans l’un ou l’autre coin de chez nous, un bon acteur de théâtre, car on n’en fait pas beaucoup, pour la raison qu’on n’a jamais cultivé l’art théâtral. Ceux qui sont arrivés n’en ont que plus de mérite puisqu’ils ont dû travailler d’eux-mêmes et prendre des leçons ailleurs. Tel est le cas de Léon MORIAMÉ, qui perche sur la Butte de Lausprelle.

Son histoire est simple. Attiré par le théâtre, il s’affilia au cercle « Le Progrès » dont le renom s’est solidement établi au cours de ses 35 ans d’âge. Léon MORIAMÉ y monta donc sur les planches, et comme il avait une bonne instruction et beaucoup de goût, il se hissa rapidement au-dessus du commun des jeunes acteurs. Son application tenace, les cours de théâtre qu’il suivit… et aussi l’autorité et la compétence de M. Maurice HISTACE, ce vétéran dont nous vous entretiendrons un de ces prochains jours, eurent tôt fait de le sacrer vedette-amateur.

Son premier grand mérite est de se mettre avec beaucoup d’adresse dans la peau de ses personnages. Son jeu est spontané, varié, humain. Son visage reflète toujours avec exactitude les sentiments dont les auteurs animent les personnages, qu’ils soient comiques ou dramatiques. Il se plie avec une rare souplesse à toutes les exigences de l’interprétation. Tout est au point dans la technique et dans le style. Pourtant il est difficile – beaucoup plus difficile qu’on ne pense – d’incarner un personnage qui ne cherche pas, qui ne veut pas chercher à paraître exceptionnel. Pour réussir, il faut une dose de tact peu commune, un sens d’observation très développé, une force d’adaptation extrêmement subtile.

Son calme naturel lui est aussi d’un précieux appoint. Et il ne faut pas croire que Léon MORIAMÉ se confine dans l’exécution de pièces ordinaires. Il lui faut toujours du relevé en français comme en wallon. Car il est à l’aise dans les deux genres et ceci n’est pas son moindre mérite. C’est très bien à lui de mener de front les théâtres français et wallon, ce dernier ne disposant pas de beaucoup de bons acteurs. Aussi renseignons-nous Léon MORIAMÉ à ceux qui se sont attelés à la noble tâche d’assurer l’existence du théâtre patoisant et de le hisser toujours plus haut.

Et en terminant disons que la carrière de Léon MORIAMÉ se déroule dans une atmosphère de lumière, de ferveur et de fidélité.

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14 juillet 1944

VOL ET ABATTAGE D’UNE BREBIS

Mercredi après-midi, vers 14 heures 30, Madame Joseph GAUTHIER, fermière, domiciliée à Acoz, a constaté que des inconnus avaient volé et abattu sur place une brebis lui appartenant.

Celle-ci se trouvait en pâture au lieu-dit « Fonds Charnoy », à Acoz.

Madame GAUTHIER a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes qui enquête.

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17 juillet 1944

ARRESTATION DE L’AUTEUR DU VOL ET DE L’ABATTAGE D’UNE BREBIS

Nous avons relaté, vendredi, qu’une brebis avait été volée et abattue au préjudice de Madame Oliva MORIAMÉ, fermière à Acoz.

Nous apprenons aujourd’hui que l’enquête menée à ce propos par la brigade de gendarmerie de Gerpinnes vient d’aboutir à l’arrestation de l’auteur de ce méfait.

Il s’agit de Roger FERY, domicilié rue de l’Eglise à Bouffioulx. L’individu a été mis à la disposition du Parquet de Charleroi, vendredi matin.

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26 juillet 1944

DOUBLE ASSASSINAT A ACOZ-LAUSPRELLE

Lundi 24 juillet vers 17 heures 15, quatre inconnus armés de revolvers pénétrèrent au numéro 110 de la rue de Villers à Acoz-Lausprelle, habité par M. DESCARTES Adelin-Constant, né à Couillet le 6 juin 1891, et son épouse LORENT Louise-Marie-Ghislaine, née à Acoz le 6 février 1893.

Sans mot dire, ils tirèrent sur le propriétaire qui fut tué net. La femme put appeler au secours avant d’être abattue à son tour.

Les quatre hommes ont pu s’enfuir avant l’arrivée des voisins accourus pour porter secours aux victimes. Le crime n’a pas eu le vol comme mobile.

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1er août 1944

ASSASSINAT D’UN ÉCHEVIN D’ACOZ DANS LE BOIS DE LA FERREE A NALINNES

Vendredi 28 juillet vers 18 heures 15, trois bandits arrivés en voiture pénétrèrent chez M. Hector POULEUR, échevin d’Acoz, 60, rue de Gerpinnes à Acoz. Ils l’obligèrent à les suivre dans leur automobile qui partit en flèche vers le bois de la Ferrée à Nalinnes.

Vers 19 heures, le corps du précité était retrouvé dans le bois par les gendarmes de Charleroi alertés par les voisins qui avaient entendu des détonations. La victime fut tuée d’une balle au front ainsi que le prouve les premiers résultats de l’enquête.

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11 août 1944

VAINE TENTATIVE DE VOL A MAIN ARMÉE DANS UNE FERME

Au cours de la nuit, dix individus qui tentaient de s’introduire dans une écurie de la ferme Théophile ADAMS d’Acoz Lausprelle ont été dérangés par les propriétaires éveillés et postés à une fenêtre de l’étage de la maison.

Les voleurs se sont enfuis sans rien emporter, en tirant des coups de feu dans la direction de la fenêtre.

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27 octobre 1944

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11 novembre 1944

VOL

On a volé 2 brebis et 11 poules chez Emerance DEMIERBE, rue de Lausprelle, 17.

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12 décembre 1944

GESTE ÉMOUVANT

Dimanche 3 décembre, une importante délégation du G.R.F.N.C. avec drapeaux, conduite par M. DUQUENNE, a rendu un suprême hommage à la mémoire de son camarade Hector POULEUR, lâchement assassiné par les rexistes, le 28 juillet dernier.

Reçue à l’entrée du village par la section locale, la délégation s’achemina vers le cimetière, où l’attendait deux échevins.

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 306-309).

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© Alain GUILLAUME – 15 février 2025.

Le mariage de René DUFLOT

Le samedi de Pâques 13 avril 1974, René DUFLOT, directeur musical de la Fanfare Royale d’Acoz et sergent-sapeur de la Marche d’Acoz, a épousé Marie-Louise ERNOULD.

Les membres de ces comités ont été invités à la réception offerte dans la salle d’accueil du circuit de Mettet.

Jean-Louis HENRIET m’a transmis cet album souvenir qui nous remet en mémoire de nombreuses personnes disparues.

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© Alain GUILLAUME – 5 février 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1943

 Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le  « JOURNAL DE CHARLEROI ».

26 janvier 1943

SEANCE SCOLAIRE

Samedi, les enfants des écoles du Centre assistèrent à une curieuse séance de prestidigitation donnée par le célèbre « William TRUC ».

Toute la galerie prit grand plaisir à le voir exécuter ses tours sur la scène du couvent. Les grandes personnes présentes éprouvaient un malin plaisir à être les complices de l’artiste et riaient en voyant l’émerveillement des jeunes. C’était très beau. On voudrait revoir cet artiste qui fut follement applaudi.

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29 janvier 1943

CARNAVAL

Le 9 février prochain, nous célébrerons l’anniversaire de l’ouverture du défunt carnaval d’Acoz. En réalité, celui-ci ne présentait aucun caractère folklorique. Il consistait tout simplement en visites et farces toutes personnelles, sous le couvert du masque, qui se prolongeraient assez tard. Cependant, le jour du mardi gras était toujours favorablement accueilli, surtout par la jeunesse qui faisait un extra. Le peuple s’amusait fermé. Les « masqués » étaient reçus à bras ouverts dans les foyers où on leur donnait des œufs, du lard pour la « fricassée » monstre du soir, qui se faisait dans un cabaret où l’on convertissait en chopes et en « gouttes » l’argent reçu.

PROBITÉ

Le jeune Fernand HANQUART, fils de Georges, demeurant rue des Ecoles, a trouvé récemment un porte-monnaie contenant une certaine somme d’argent. Il s’empressa de confier sa trouvaille à l’administration communale afin qu’elle en recherche le propriétaire.

Nous félicitons de tout cœur ce brave gamin pour son bel acte de probité, ses parents pour l’avoir si bien élevé et son instituteur de l’avoir si bien éduqué. Donc, bravo Fernand ! A l’heure actuelle un geste tel que le vôtre console beaucoup.

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3 mars 1943

PLANTEZ DES ARBRES FRUITIERS

C’est le meilleur placement pour l’avenir. Devis sur demande : F. DEMET, jardinier, Acoz-Centre.

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13 mars 1943

LA SAINT-GREGOIRE

Vendredi, les petits écoliers d’Acoz ont fêté saint Grégoire, leur patron. Certes ils  n’ont plus enfermé leur magister dans la classe en sollicitant un congé. Naguère ils le faisaient et ne relâchaient leur maître que lorsqu’il avait cédé, de bonne grâce d’ailleurs, à leur caprice.

Mais ils ont fait le tour du village en quêtant des victuailles bien rares aujourd’hui. Ils reçurent surtout de l’argent. Ils chantaient leur complainte habituelle. Leur tournée finie, ils se regroupèrent pour partager leur butin.

Mais étant donné la situation présente, ils furent raisonnables. Autrefois, si l’obole était trop maigre à leur gré, ils lançaient en chœur cette apostrophe : «  Pourris les oignons !… », car un vieux dicton prétend qu’il faut semer les oignons à la Saint-Grégoire, même dans la boue.

C’est une bien curieuse coutume que cette fête enfantine.

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22 mars 1943

ACCIDENT DE TRAVAIL

Fernand MATHIEU, paysagiste amateur, premier fifre des Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse et ouvrier d’usine, s’est blessé gravement à la main gauche au cours de son travail. Il sera réduit à l’inaction forcée un certain temps.

ACCIDENT DE ROULAGE

Le cheval d’un brave vieux qui transporte des terres plastiques pour les poteries, ayant glissé sur de l’asphalte de la route, est tombé et s’est brisé une jambe. Le vétérinaire mandé d’urgence ordonna l’abattage de la bête, à la grande tristesse de son vieux compagnon.

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23 mars 1943

ACCIDENT DE JEU

Le jeune Albert TOUSSAINT s’est blessé à la figure en tombant dans la cour de l’école communale du Centre.

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27 mars 1943

LES PRAIRIES

Le pourcentage maximum de prairie autorisé par rapport à l’étendue des cultures est de 66 %.

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29 mars 1943

COLLECTE

La collecte organisée du dimanche 14 mars en l’église Saint-Martin a rapporté la coquette somme de 1.908 francs. Cette somme sera répartie entre les familles de nos prisonniers de guerre. Merci et félicitations aux généreux donateurs.

DES ORANGES !…

Les élèves des écoles viennent de recevoir chacun la moitié d’une grosse orange. Ces fruits d’or sentant bon l’Espagne déclenchèrent la joie dans le monde de nos jeunes potaches qui se délectèrent de leur jus exquis. Dommage que de telles distributions ne soient pas faites plus souvent.

JOURNEE DU PRISONNIER DE GUERRE

Dimanche, les offices religieux célébrés en l’église Saint-Martin du Centre furent dédiés aux prisonniers de guerre. Un prêtre, ex-prisonnier de guerre, démontra en un langage clair, châtié et persuasif que les prisonniers, en raison de leur état, doivent tenir la plus grande place dans nos cœurs. Depuis bientôt trois longues années, ils souffrent pour nous tous. Il promulgua que les prières et les offrandes doivent leur être dédiées tout d’abord car ils sont les plus grands « souffreteux moraux ». Les paroles portèrent et la collecte fut fructueuse.

BONNE COLLECTE DE LA SAINT-GRÉGOIRE

Les gamins ont récolté chacun, lors de la Saint-Grégoire, 24 francs et une tartine et demie ou 19 francs et un œuf.

C’est que les gens furent « larges » envers les jeunes gamins qui collectaient selon le rite habituel. Au château, ils reçurent un beau billet de 50 francs. Ils en garderont un bon souvenir.

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31 mars 1943

LA SAINT-GRÉGOIRE

Fidèles à la tradition, les gamins des écoles communales ont fêté, selon le rite consacré, leur saint patron, saint Grégoire.

Naguère ils enfermèrent leur maître dans la classe et menaçaient de le laisser là et d’emporter les clefs s’il ne leur accordait pas le congé demandé. Le maître protestait, les enfants criaient plus fort et se faisaient plus menaçants, jusqu’à ce que l’instituteur – s’y prêtant de bonne grâce – eut prononcé le « oui » de rigueur.

Ce rite est maintenant perdu, mais les gamins collectèrent encore en chantant : « Saint-Grégoire c’est aujourd’hui, c’est pourquoi nous sommes ici, c’est pour boire de la bonne bière, pour avaler toutes poussières. Marie-Claire, mèmère, donnez-nous vos p’tits restants. Nous prierons Jésus-Christ pou qu’vos pouyes pennuchent toudi, pou qu’vos vatches donnuchent toudi. Amen ! Amen ! enne bonne tcherraye di farène ».

Avant la guerre on leur donnait des œufs, de la farine, du lard, etc… Aujourd’hui c’est surtout de l’argent qu’ils reçurent.

Qu’importe puisque la coutume est consacrée. Mais si, par hasard, quelque grincheux a refusé son obole, les enfants lui ont lancé l’anathème de circonstance : « Ail pourris oignons », puis ont détalé prestement par crainte de représailles.

Selon la coutume on a semé les oignons car un proverbe déclare : « A l’Saint-Grégoire, c’est l’d’jou qu’on sème les oignons, min.me dins les brous ».

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12 avril 1943

VOL

Dans la nuit du 6 au 7, des voleurs se sont introduits dans la ferme de M. MULKENS, au hameau de Lausprelle, et y ont emporté la somme de 500 francs, de la viande dans le saloir et divers autres produits comestibles.

28 mai 1943

VOL ET ABATTAGE D’UNE VACHE

Pendant la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont emparés d’une vache qui se trouvait dans une prairie située à proximité du cimetière. Ils l’on ensuite abattue et dépecée dans une sablonnière voisine. Le préjudicié, M. Théophile ADAMS, fermier, domicilié à Acoz-Lausprelle, a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes.

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5 juin 1943

LA PELOTE A LAUSPRELLE

Sur les hauteurs du hameau de Lausprelle, une poignée de dévoués ont mis sur pied une série de concours et luttes au jeu de balle pelote qui a enfin acquis droit de cité en ce lieu où il y a quelques années encore, on faisait fi de ce sport passionnant. Il est à espérer que les adversaires du quintette local escaladeront nombreux la butte lausprelloise et qu’ils feront ensemble de l’excellente besogne et de la bonne propagande.

Nous pouvons dire que l’on envisage la formation d’une « partie » de promotion pour la saison prochaine. Il y a un trio de fameux joueurs là-bas. Il faut que cette idée se réalise et pour cela il importe que l’on y travaille sérieusement dès maintenant.

Lausprelle est un bon coin pour le jeu  de balle ! Allons-y donc avec cœur !

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25 juin 1943

RETRAITE

Madame Aline PHILIPPE, épouse d’Octave POULEUR, qui depuis une quarantaine d’années occupait le poste de sous-perceptrice du bureau des Postes d’Acoz, vient de prendre une retraite après une longue carrière au service de l’administration et de la communauté.

Nous lui souhaitons une heureuse retraite.

Aline PHILIPPE 640

FANCY-FAIR

Nous apprenons qu’en juillet prochain une grande fancy-fair sera organisée dans les dépendances du château d’Acoz. On s’occupe actuellement de la mettre au point.

Nous y reviendrons prochainement.

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3 juillet 1943

ŒUVRE NATIONALE DU SERVICE SOCIAL AUX FAMILLES DE MILITAIRES

Château d’Acoz

Dimanche 4 juillet 1943 à 11 heures, grande fête champêtre au profit des enfants de prisonniers et des fillettes débiles du « Foyer Princesse Joséphine Charlotte » de Couillet : corso fleuri, fête nautique, tournois, bridge, jeux, intermèdes de chants.

Théâtre de verdure, à 15 heures, « Les Céns d’el Ville », comédie gaie en 3 actes par la Société Royale Cercle et Théâtre Wallon de Charleroi. Théâtre de marionnettes, orchestre, grande tombola… Entrée 5 francs ; 2 francs pour les enfants.

Autorisé par arrêté du Chef du Département Intérieur et de la Santé Publique en date du 15 juin 1943. N. 5680.

TRAINS : vers Acoz : Charleroi 14 heures 35, Châtelineau 14 heures 55, Acoz 15 heures 11. Florennes 13 heures 40. – Retour d’Acoz : vers Charleroi : Acoz 20 heures 46, Châtelineau 21 heures 03, Charleroi 21 heures 25. Vers Florennes : Acoz 19 heures 40.

DEMAIN 4 JUILLET, L’« HIPPOCAMPE CLUB » SERA A ACOZ

C’est donc demain que, à l’occasion de la grande réunion de charité mise sur pied au château d’Acoz au profit des enfants des prisonniers et des fillettes débiles, l’« Hippocampe Club » évoluera dans la piscine privée du Baron PIRMEZ.

Et si le temps reste propice, il est à présumer que des milliers de personnes se donneront comme but cette magnifique promenade de charité.

Au programme, une variété de courses mais aussi des numéros de toutes sortes qui contenteront les plus difficiles. Tout ce programme encadré de réjouissances de toutes sortes : corso fleuri, etc…

Début de la réunion nautique à 15 heures. Pour rappel, un départ en train spécial aura lieu pour tout le monde. Départ de la gare de Charleroi-Sud à 14 heures 30.

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16 juillet 1943

ARRESTATIONS

La gendarmerie de Gerpinnes a arrêté à Acoz le nommé Alphonse STIL, domicilié rue de Gerpinnes, et le nommé Vincent JORIS, demeurant rue de l’Eglise à Acoz.

Le premier a volé et tué une brebis sur le territoire de Stave. Quant au second, il est accusé de recel.

Ils sont poursuivis également pour maraudage à Gerpinnes et environs.

Ils ont été mis à la disposition du Procureur du Roi de Dinant.

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5 octobre 1943

UN CINQUANTENAIRE

Jeudi dernier, l’étranger de passage de matin dans le village s’est demandé ce qui pouvait bien s’y passer en voyant tous ces gens endimanchés et animés se presser vers l’église Saint-Martin et les enfants joyeux s’y rendre sous la conduite de leurs maîtres et maîtresses. Il devait y avoir quelque chose d’extraordinaire, mais quoi ? Les conversations eurent tôt fait de le fixer. On chantait une grand-messe solennelle d’actions de grâce pour célébrer le cinquantième anniversaire de la venue au Couvent des Sœurs de la Providence, à Acoz, de la Révérende Sœur Supérieure, Sœur Irma, ainsi que l’appellent familièrement les bonnes gens du village qui lui vouent d’ailleurs un véritable culte de l’amitié. Sœur Irma est, en effet, tant pour le poste qu’elle occupe qu’en raison de sa grande affabilité, une des figures les plus nobles et les plus populaires de la localité.

Songez un peu, depuis cinquante ans Sœur Supérieure se dévoue corps et âme à la formation intellectuelle et morale de la jeunesse féminine d’Acoz. Trois générations sont passées par ses mains habiles, auxquelles elle a inculqué la science, trois générations auxquelles elle a appris la persévérante activité, la volonté énergique, la modestie des prétentions et l’esprit de discipline, donnant elle-même l’exemple, tous ses actes étant inspirés de ces qualités maîtresses. Malgré ses 74 ans, elle n’a point fléchi. Bien qu’en principe, elle ne professe plus, Sœur Supérieure, directrice du Couvent, met encore très souvent la main à la pâte avec sa grande autorité. Rien ne lui échappe, d’ailleurs. Sa sage politique de la main de fer dans un gant de velours lui a valu de bien grandes satisfactions car elle en a tiré d’excellents résultats. Malgré cela elle est le bon ange de ses élèves. Toutes les anciennes lui conservent une grande amitié et un profond respect, bien que les hasards de la vie soient parfois bizarres. Il est vrai qu’elle a toujours affiché une saine compréhension de cette vie pleine d’embûches mais sur laquelle plane la grande, l’incomparable bonté du Christ sauveur…

Sœur Supérieure a aussi réussi à faire de son modeste couvent une bonne école grâce à son inlassable activité et sa haute compétence.

Là ne se borne pas son activité, elle dirige la Chorale Sainte-Cécile qui rehausse les offices et organise depuis une quinzaine d’années des soirées récréatives hivernales. En ces occasions, Sœur Supérieure montre sa parfaite compréhension de la jeunesse avec laquelle elle rit de bon cœur.

Elle est toujours alerte, Sœur Supérieure. Elle ne paraît pas avoir changé sous le poids des ans et Dieu sait pourtant si elle a travaillé dur, physiquement et moralement. Son secret de jouvence c’est sa volonté toujours triomphante. Au creuset du labeur, son âme s’est fortifiée encore sans perdre de sérénité, sa blancheur… C’est cette sérénité que reflètent ses yeux purs et bons dans sa figure calme et belle sous sa coiffe noire couvrant son serre-tête blanc.

Ce jeudi donc, après l’office religieux impressionnant, une cérémonie intime se déroula au couvent, au cours de laquelle la bonne Sœur Supérieure reçut les hommages parlés et chantés de ses élèves grandes et petites. Elle en fut particulièrement émue, tellement émue que ses remerciements furent entrecoupés de sanglots. Puis on se sépara…

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 46-51)

SOEUR IRMA

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8 octobre 1943

VOL DE 700 KILOS DE FROMENT

Pendant la nuit de mercredi à jeudi, des inconnus se sont introduits, par’effraction, dans les magasins de Vital BELGEONNE, distributeur agréé de froment, demeurant au hameau de Lausprelle.

Ils ont volé environ 700 kilos de froment et plusieurs lapins, ce qui laisse supposer qu’ils avaient un camion à leur disposition.

La brigade de gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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14 octobre 1943

UN OUVIER D’USINE BLESSÉ MORTELLEMENT

Un grave accident qui a coûté la vie à un brave ouvrier d’usine s’est produit hier matin, vers 8 heures 30, sur les chantiers des établissements DESMAELE, fers et métaux, situés rue de la Boulonnerie à Marchienne.

Joseph POMAT, manœuvre, âgé de 62 ans, et domicilié à Acoz, était occupé à charger un wagon en compagnie d’un camarade, sur les chantiers précités. Il suivait des yeux, notamment, la trajectoire d’une tôle qu’une grue venait de soulever. Au moment où cette feuille de métal, suspendue, descendait dans le wagon, une secousse se produisit dans les câbles d’élévation, de sorte que la pièce se mit à balancer. M. POMAT ne fut malheureusement pas assez rapide pour éviter la masse de fer. Celle-ci, en effet, lui coinça la tête entre la paroi du wagon et son poids. Grièvement blessé, l’ouvrier s’affala. On se précipita à son secours et un médecin, M. HUSTIN, de Marchienne, fut mandé d’urgence.

Quand le docteur arriva un quart d’heure après, Joseph POMAT avait cessé de vivre. Il ne put que constater le décès, dû à une fracture du crâne.

La police de Marchienne a procédé aux constatations d’usage.

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18 octobre 1943

UN MUSICIEN DE VALEUR

Acoz est sans musique. Cela se comprend, l’époque n’étant pas propice aux éclats de fanfares.

Nos musiciens ont donc remisé leurs instruments… et on ne fait plus de jeunes musiciens, ce qui est regrettable… On devrait penser à l’avenir de notre Fanfare Royale tant de fois remarquée par la qualité de ses réalisations musicales, au cours de sa longue expérience.

Nous croyons qu’il serait possible de former un bon contingent de jeunes musiciens. M. Jules BRASSEUR, directeur de la fanfare, pourrait reprendre ses cours par lesquels il instruirait et éduquerait ceux qui doivent constituer l’avenir de notre société. L’art musical ne doit pas sombrer. Naturellement c’est le comité dirigeant qui doit prendre position en cette affaire, c’est-à-dire de juger de l’opportunité ou de la non-opportunité de reprendre ces cours et de se rendre compte si le recrutement est possible.

Aujourd’hui, M. BRASSEUR est en chômage… musical. Nous espérons qu’il pourra reprendre bientôt la baguette.

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27 octobre 1943

ATTAQUÉS A COUPS DE BARRE DE FER, DES BANDITS PRENNENT LA FUITE

Alors qu’il se trouvait chez lui dans la soirée de mardi, M. Auguste WILLIAME, cultivateur, domicilié au hameau de Lausprelle, eut son attention attirée vers 21 heures, par des bruits suspects provenant de la grange de la ferme.

Afin de savoir ce qui se passait là, M. WILLIAME quitta son habitation et se dirigea vers le hangar.

Ce fut pour se trouver nez à nez avec 6 individus masqués et armés qui avaient fracturé la porte. Ne perdant pas son sang-froid, le fermier se saisit d’une barre de fer servant à fermer cette porte, se précipita vers le groupe et envoya un solide coup de son arme improvisée dans le ventre de l’un des malandrins.

Celui-ci fut atteint, s’affaissa sur le sol, perdant son masque, sa fausse moustache et son revolver.

WILLIAME n’eut toutefois pas le dessus. Un autre bandit se glissa derrière lui et lui porta un coup de crosse de revolver à la tête. Le fermier fut assommé.

Quand il reprit ses sens, tous les bandits avaient disparu sans rien emporter.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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25 novembre 1943

POUR LES PRISONNIERS

Nous sommes entrés dans « la Quinzaine du Prisonnier » qui a débuté par deux messes au cours desquelles des collectes furent faites au profit de ceux de chez nous qui sont encore dans les oflags et les stalags. De plus, dans les écoles, les maîtres et les maîtresses recueillent des mains de leurs élèves tous les dons en espèces et en nature en vue de la confection de colis qui seront envoyés là-bas.

Jusqu’ici, nous dit-on, la recette est bonne. Il est à espérer qu’elle ira croissant, aucun Acozien ne voulant faillir à son devoir.

LA SAINTE-CÉCILE

Nos musiciens de la Fanfare Royale ont-ils pensé à leur vénérée patronne, sainte Cécile ? Nous le croyons car ils ne sont pas oublieux.

Naturellement notre fanfare qui, forcément, s’est tue, autrefois vibrante, a délaissé momentanément la messe, et les animateurs gardent dans leur cœur un peu de nostalgie des fêtes populaires et des démonstrations vibrantes et solennelles.

Et ce traditionnel banquet ! Ah ! Ces réjouissances gastronomiques empreintes de joie, de cordialité, de bonne humeur, présidées par les « grosses légumes ». Et l’animation allait crescendo. Les hostilités pantagruéliques se clôturaient très tard et l’on faisait « ribote » jusqu’à l’heure où les « gens vertueux aiment à voir lever l’aurore ».

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18 décembre 1943 

LA SOLIDARITÉ

Nous avons reçu, cette semaine, d’un lecteur anonyme : 100 francs ; d’une lectrice anonyme de Rance « afin que sainte Aldegonde me protège » : 100 francs, 6 points de textile, des tickets de fil et de bas ; d’une lectrice d’Auvelais, épouse d’un prisonnier : 100 francs (cas n. 32 et 33) ; de A/B. « pour que F.I. surmonte tous les obstacles et obtiennent gain de cause » : 50 francs (cas n. 34) : de Madame Georges DEMARTHE, à Acoz « pour que mon fils et mon petit-fils reviennent en bonne santé » : 50 francs (cas n. 32) ; d’un anonyme de Gilly : 50 francs…

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23 décembre 1943

A VENDRE

1 camion bâché pour un cheval, 1 turbine « Mélotte », 1 barate, 1 brabant, 1 hache betteraves.

Contactez René BOES, rue Dessus-du-Bois, 20, à Acoz.

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© Alain GUILLAUME – 7 janvier 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1941

Tous ces articles ont été puisés dans les archives de la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le  « JOURNAL DE CHARLEROI ».

3 janvier 1941

RENTRÉE D’UN PRISONNIER DE GUERRE

Un prisonnier de guerre vient de rentrer. Il s‘agit du soldat Marcel DUMONT ayant appartenu au 1er Régiment des Chasseurs à Pied de Mons.

Marcel DUMONT 650

LES ÉCOLES

Ci-dessous la situation actuelle des établissements d’instruction dans la localité. A Acoz-Centre : une école primaire pour garçons ; instituteur M. Gaston BUSINE ; actuellement M. SCIEUR ; le premier nommé étant prisonnier de guerre. Deux écoles libres adoptées ; institutrices Mlle Andrée BUSINE et Révérende Sœur Julienne. Une école gardienne adoptée ; institutrice Révérende Sœur Camille. Ces écoles adoptées sont dirigées par la Révérende Sœur Supérieure Irma, de l’Ordre de Champion, laquelle professe dans notre commune depuis plus de trente ans. A Acoz-Lausprelle ; une école primaire mixte ; instituteur M. Georges BOLLE. Une école gardienne communale ; institutrice Révérende Sœur Germaine, de l’Ordre des Franciscaines.

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13 janvier 1941

NAISSANCE D’UN CLUB DE FOOTBALL

Nous sommes heureux d’annoncer qu’à la date du 1er janvier 1941 est né, à Acoz, un club de football dénommé « Association Sportive de la Jeunesse », présidé par M. Fernand SCIEUR. L’équipe participera au Tournoi Régional qui se disputera entre huit équipes : Ham-sur-heure, Nalinnes, Walcourt, Thy-le-Château, Mont-sur-Marchienne et les deux équipes de Beignée et d’Acoz. Son terrain se trouve le long de la route de Gerpinnes à la « Barrière du Tienne ». Il sera inauguré officiellement le 19 janvier. Nous félicitons les promoteurs de ce renouveau sportif dans notre localité et leur souhaitons bon succès. Nous formons également des vœux pour que la population leur apporte l’appui auquel ils ont droit.

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14 janvier 1941

ETAT-CIVIL MOIS DE DECEMBRE 1940

Naissance : néant – Mariage : le 25 décembre 1940, Marcel MORIAMÉ et Nicole ABSIL – Décès : néant.

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19 janvier 1941

LE COMITÉ COMMUNAL DE SECOURS D’HIVER

Président : Baron Herman PIRMEZ – Vice-Président : Octave POULEUR – Membre : René HERMANT

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22 janvier 1941

UN SECOND PRISONNIER DE GUERRE EST RENTRÉ

Samedi après-midi, un second prisonnier de guerre est rentré d’Allemagne. Le premier était un simple soldat ; celui-ci est un officier de réserve : M. Philippe de RADIGUÈS de CHENNEVIÈRE, gendre de M. le Baron Herman PIRMEZ. Il est en bonne santé.

Philippe de RADIGUÈS de CHENNEVIÈRE avait épousé Rolende PIRMEZ. Le couple eut trois enfants : Michelle, épouse Alexandre DE HAES (résidant à Acoz) ; Hervé et Serge.

SECOURS D’HIVER

Il y a des malheureux qui souffrent cruellement de l’hiver, qui n’ont rien pour se vêtir, ni se chauffer ! Avons-nous pensé qu’il est du devoir de les secourir, dans la mesure de nos possibilités ? Versons donc notre obole au « Secours d’Hiver ». Et avons-nous déjà pensé que nous ferions œuvre humanitaire en formant un comité local du « Secours d’Hiver », comme il en naît un peu partout ? Il ne manque pas de dévoués chez nous. Allons, un bon mouvement !

DES FAGOTS

Présentement, la Commune fait procéder, dans un petit bois communal, à la confection de fagots qui seront vendus à la population. Voilà une louable initiative.

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31 janvier 1941

PAYSAGE HIVERNAL

L’hiver qui s’était fait attendre est venu rude et neigeux. Nous oublions, tant de soucis nous accablant et tant nous sommes habitués à ne voir que le vilain côté des choses, de contempler la beauté de la mise en scène qui nous est offerte. Acoz, village à deux étages, est ennemi et ami de la neige, en ce sens que, si dans la vallée elle transforme les routes en patinoire, sur les coteaux, la féerie blanche étale des splendeurs inégalées. Vieux murs aux bourrelets d’hermine, arbres confits dans le gel, maisons blanches chapeautées d’ouate, jardins immaculés, stalactites de glace aux gouttières. Tout est beau, divinement beau. Nous avons vu la neige saupoudrer de blanc le vieux lierre grimpant et poser une robe délicieuse sur une modeste chapelle ou sur un Christ mourant en croix. La gelée sur les vitres exerce elle aussi son talent. Dans la vallée, la rivière joue entre ses rives blanches. Tout le panorama présente un caractère merveilleux. La neige efface toute brutalité, grandit le tableau, lui donne relief et originalité. Et des hauteurs du Dessus-du-Bois, nous avons regardé avec ravissement ce tableau neigeux qui rend Acoz au passé et l’enfance aux jeux du traîneau. Mais il nous a rendu aussi les pires difficultés. On glisse sur les pavés, les charrois hippomobiles ont des ennuis. La bise furieuse nous a cinglé deux jours durant le visage. Et l’on souhaite, vivement, le dégel.

CURIEUSES COUTUMES

Il existe à Acoz une bien curieuse croyance que nous nous contentons d’enregistrer, n’étant pas qualifiés pour plaider pour ou contre celles qui l’ont expérimentée et s’en déclarent satisfaites. Elles concernent surtout les jeunes mamans qui y ont recours lorsque leurs bébés ne marchent pas assez vite à leur gré ou dépassent l’âge qu’elles considèrent comme le point de départ de la marche, sans montrer des velléités de faire leurs premiers pas. Elles se rendent donc avec leurs bébés en l’église Saint-Martin et vont prier saint Frégo, l’implorant de « faire marcher » leurs enfants. Et le bon petit saint les exauce toujours, si pas sur-le-champ, du moins dans un délai assez rapproché. A Acoz, saint Frégo est depuis bien longtemps le patron des enfants et lorsque la statue sort aux processions, elle est uniquement portée par des garçonnets qui s’en font un grand honneur. Le nom de Frégo paraît bizarre et beaucoup se demandent si tel est bien le nom du saint car ils ne le trouvent sur aucun calendrier. Nous nous sommes renseignés à bonne source. Il paraît que Frégo serait une déformation de Frédégand, en latin Fredegandus. Il y a d’ailleurs dans l’église du Centre un magnifique vitrail représentant un évêque ou un abbé mitré tenant en main un livre ouvert. Ce personnage est debout à l’avant-plan, tandis que le fond du tableau représente l’église, une partie de la place communale et la rue de l’église, telle qu’elle était jadis. L’inscription porte : « St-Fredegandus ».

Statue St Frégo 650

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8 février 1941

AU « SECOURS D’HIVER »

Le comité du Secours d’Hiver a déjà donné des preuves de sa vitalité. Une distribution de charbon vient d’être faite aux secourus. La soupe scolaire sera mise en vigueur dans quelques jours. Parmi les prochaines activités de cet organisme, signalons l’organisation d’un match de football entre l’équipe locale et Nalinnes ainsi qu’une extension des coins de terre. Mentionnons à ce sujet que l’on envisage un accord  entre le comité et le cercle horticole d’Acoz et des environs en vue de l’organisation de conférences et d’un concours de jardinage afin de stimuler les détenteurs de coins de terre. Un recensement sera fait dans la localité afin de connaître l’espace dont dispose chaque ménage pour la plantation de pommes de terre car le comité veut que chacun ait sa provision pour l’année prochaine. M. le Baron PIRMEZ, président du comité du S.H., mettra gratuitement à disposition des familles dont le terrain ne répond pas aux nécessités de cette culture, des coins de terre. (Voir « ACOZ de A à Z » tome 2, page 112). Voilà à notre avis une fort louable initiative dont on voudra profiter. Signalons que M. le Baron PIRMEZ a déjà fait don d’un grand terrain pour les coins de terre. De plus, le comité du S.H. a tenu à s’adjoindre au comité de propagande, organisateur du match de football annoncé plus haut. En travaillant ainsi, le comité du S.H. aura bien mérité de notre population. Que ceux qui sont dans l’aisance se montrent généreux. Qu’ils tournent les yeux vers saint Martin, le patron de la paroisse et le patron du S.H. Et rappelons en terminant les vers du poète :

Donnez ! Ce plaisir pur, ineffable, céleste,

Est le plus beau de tous, le seul dont il nous reste

Un charme consolant que rien ne doit flétrir ;

L’âme trouve en lui seul la paix et l’espérance.

Donnez, il est si doux de rêver en silence

Aux larmes qu’on a pu tarir !

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14 février 1941

EGLISES, CHAPELLES ET CALVAIRES

Il y a un certain temps, nous avons entamé une campagne en faveur de la restauration des petits sanctuaires champêtres qui se dressent aux carrefours, à l’orée des bois, dans les guérets et les prés verdoyants. Bien souvent on fait erreur en baptisant ces temples campagnards de calvaires ou de chapelles. Avant de continuer notre campagne, il est bon que nous fassions le point. Nous avons puisé ces renseignements à bonne source, celle de la Liturgie. Une chapelle est un petit sanctuaire placé sous l’invocation de quelques saints, où l’on célèbre au besoin le Saint Sacrifice. Ainsi, l’actuelle église Saint-Léon, du hameau de Lausprelle, était encore il n’y a pas bien longtemps une chapelle. Son desservant avait le nom de chapelain. Cette chapelle remplissait les fonctions d’église du hameau. Un calvaire, lui, est une petite élévation sur laquelle on a planté une croix. Ce nom vient de Golgotha près de Jérusalem, montagne où fut crucifié Jésus-Christ. Un oratoire est une petite chapelle destinée uniquement à la prière particulière et où l’on ne dit pas la messe. Ce que nous appelons vulgairement chapelle ou calvaire est un oratoire, alors que ce que nous avons coutume d’appeler une croix est plutôt un calvaire, bien qu’il ne soit pas placé sur un monticule. Mentionnons qu’il existe à Acoz une véritable chapelle où l’on célèbre parfois le Saint Sacrifice. Elle se trouve dans le bâtiment du vieux castel féodal. Ce sanctuaire est bien beau et possède de riches vitraux. On peut l’admirer aux processions. Nous avons actuellement deux églises paroissiales : l’église Saint-Martin à Acoz-Centre et l’église Saint-Léon à Lausprelle. Elles ont chacune leur procession particulière : la première des saints Roch et Frégo, la seconde de sainte Renelde. Lorsque les circonstances le permettront, il faudra rénover la première et donner plus d’ampleur à la seconde. Nous y reviendrons en temps opportun.

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20 février 1941

SOLO SCHLEM

Un solo schlem a été réussi par M. Camille CHLEIDE, dont les partenaires étaient MM. Arsène CHLEIDE, Gilbert PIENNE et M. et Mme PIENS.

Définition : au jeu de Whist, réunion de toutes les levées dans la main du même joueur.

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20 mars 1941

COMMENCEMENT D’INCENDIE

Lundi, un feu de cheminée s’est allumé dans l’habitation de M. Camille DEBERGH, marchand de charbon, demeurant rue des Ecoles. Il fut constaté par une voisine qui s’empressa de prévenir les intéressés et immédiatement l’alarme fut donnée. Il était temps car le foyer prenait de l’ampleur et quelques minutes d’attente auraient pu être fatales. Les pompiers locaux arrivèrent immédiatement sur les lieux et, aidés des gens du voisinage, parvinrent à maîtriser rapidement le feu. Les dégâts peu élevés sont couverts par l’assurance.

L’habitation était sise au coin de la rue des Ecoles et de la ruelle Marie Chinon. Camille DEBERGH et son épouse Marie CLEDA étaient les parents de Laury et de Geneviève DEBERGH.

EMBELLISSEMENTS

Dernièrement, une personne nous proposait de suggérer par l’intermédiaire de « LA GAZETTE » la plantation sur la place communale de quelques arbres le long du garde-corps, cette place étant surélevée. Ces arbres même devenus grands ne diminueraient pas de beaucoup l’espace du terre-plein et ne nuiraient pas aux habitations voisines. En revanche, notre place gagnerait en beauté, en fraîcheur et en poésie. Le choix des tilleuls serait un choix idéal, car en plus de son ombrage, ce bel arbre se couvre au printemps de milliers de fleurettes jaunâtres qui attirent des nuées d’abeilles, fleurs au parfum suave, un parfum qui embaumerait la place communale et en ferait un lieu de délices. Et la cueillette qui se ferait aux environs de la Saint-Jean constituerait un bien beau tableau. Cette personne nous suggérait aussi l’aménagement d’un square autour du monument élevé à la mémoire de M. de DORLODOT, célèbre maître des forges et des verreries et premier bourgmestre de Belgique après les événements de 1830. Voilà deux excellentes idées et dont la réalisation n’entraînerait que bien peu de frais.

Une proposition d’une personne que l’on qualifierait d’écolo de nos jours. Pour la petite histoire… il n’y eut pas de suite.

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25 mars 1941

VOL DE VELO

Un vélo a été volé aux Usines Métallurgiques du Hainaut au préjudice de M. Félix MATHUES, rue de la Raguette 159 à Acoz. La police de Couillet enquête.

Félix MATHUES était plus connu à Acoz sous le prénom d’Alphonse. Epoux de Rosita DUBOIS, ils eurent trois fils et une fille : Camille, Philippe, Félix et Marie-Louise.

28 mars 1941

LES ORATOIRES

Nous allons continuer, si vous le voulez bien, notre pèlerinage aux saints et aux saintes qui habitent les nombreux oratoires érigés sur le territoire du village ou des terrains qui dépendent de certains propriétaires de chez nous. Escaladons la grand’route montueuse qui conduit sur les hauteurs de la Figotterie, entre les champs et les prés. En passant, nous croisons un oratoire, encadré de grands arbres, qui fut bâti par M. D. DEMEURE, lequel appartenait à une ancienne famille acozienne. L’édifice juché sur le talus qui borde la route est assez grand et d’un style assez simple mais beau. Malheureusement, il a subi bien des avatars au cours des vingt dernières années, des détériorations de la part des enfants et même des grands. Son état est pitoyable et il est grand temps qu’on le restaure si l’on ne veut pas qu’un jour il s’écroule. Rappelons qu’il est dédié aux « Septem Doloribus B.M.V. » (les Sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie) ou « Notre-Dame des Sept Douleurs ». Naguère, bien des gens venaient prier en face de cet oratoire. Plus tard, les vandales y vinrent eux aussi, et aujourd’hui seuls les oiseaux lui font visite.

Je pense que notre correspondant local a confondu cet oratoire avec le calvaire situé à la rue de la Raguette. Ce dernier a été bâti sur le terrain familial par Désiré DEMEURE. Suite à sa restauration de 1993 par le corps d’office de la Marche, il fut dédié à saint Frégo. Quant à l’oratoire de la rue de la Figotterie, il fut érigé sur la propriété de la famille PIRMEZ. On peut donc en déduire que celui-ci appartient à  cette famille. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 170-173 et pages 186-205).

Traversons maintenant la campagne et redescendons vers le village par la route de la « Tour Octavienne ». Ici aussi, un oratoire se dresse dans un écrin de verdure. Ses pierres patinées par le temps disent son ancienneté. Son style est beau mais son état actuel est désolant. Il est passé le temps où nos gens avaient encore cette foi naïve mais sincère qui réalisa tant de belles choses. Lui aussi est souvent visité, ce qui est compréhensible, Notre-Dame de Lourdes auquel il est dédié étant très en honneur chez nous et dans les villages avoisinants. Mais voilà, prier sur les marches d’un oratoire est passé de mode et les enfants ont perdu l’habitude de les respecter et de les fleurir. Nous ne pouvons que le regretter car la poésie villageoise a de ce fait perdu beaucoup de son charme. Quoi qu’il en soit, nous espérons fermement que ces deux oratoires seront complètement restaurés cette année, ce qui contribuera à rendre à ces sites touristiques leur charme et leur physionomie d’autrefois. (Voir « ACOZ de A à Z », tome, 1, pages  164-169).

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4 avril 1941

LE BOURDON DE PÂQUES

Fidèle à la tradition, le « Bourdon de Pâques » est revenu. Il a été distribué mardi dans le village. Le Bourdon sonne le grand devoir : « Chrétiens faites vos Pâques ». « Allons », dit-il, « voici Pâques, voici l’heure de ressusciter vos âmes avec le Christ qui sort du Tombeau ».

LA VIANDE

Samedi eut lieu la distribution de viande à la population du Centre. On espère que les semblables distributions se répéteront chaque semaine. Nous n’avons pas de boucher à Acoz et il faut que ce soit un boucher d’une localité voisine qui procède à cette distribution.

2 mai 1941

VOL DE FARINE

Pendant la nuit, un vol de 3 sacs de farine a été commis à l’aide d’escalade et d’effraction, au préjudice de M. Vital BELGEONNE, hameau de Lausprelle, à Acoz.

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8 juin 1941

JEU DE QUILLES

En même temps que le jeu de balle, le jeu de quilles, dit « jeu de bouloir », reprend une grande vogue dans la localité. Ces deux jeux ont toujours marché de pair chez nous. A l’armure et après les luttes, on allait « taper une boule »… Et ceux qui avaient perdu leurs paris au jeu de balle essayaient de se rattraper aux quilles. Eh oui !

JEU DE BALLE

Les « Coquis » d’Acoz, amateurs de chants de coqs dont le club est dissous depuis de nombreuses années et qui sont tous friands du jeu de balle, viennent de verser 100 francs à l’Association Sportive « Jeunesse et Sport », section de jeu de balle. Ce don est le bienvenu. Il est aussi intéressant de signaler que tous les passionnés de la balle sont maintenant regroupés autour de ceux qui se sont décidés à rénover ce beau sport si prisé chez nous. Tout ceci incite les dirigeants à continuer dans cette voie et à faire mieux encore.

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13 juin 1941

RESPECTONS LES PRAIRIES

Beaucoup d’herbagers se plaignent de ce que les chercheurs de pissenlits ne respectent pas leurs prairies. Ils les parcourent en foulant les hautes herbes, ce qui compromet la récolte et rend le fauchage difficile. Nous sommes, en effet, arrivés à une époque où l’herbe ne se redresse plus. Les détenteurs de lapins doivent le comprendre. Le foin joue un grand rôle dans l’alimentation du bétail. Il y a moyen de cueillir des pissenlits le long des chemins de campagne.

LES TAUPES

On se plaint de la grande activité des taupes dans les prés et les jardins surtout. Elles ont déjà causé bien des ennuis à des planteurs de pommes de terre. Chacun a pour mission de détruire ces « mineurs » clandestins et néfastes. Voici le meilleur procédé pour y réussir : il faut surveiller surtout entre dix heures du matin et midi les taupinières et les galeries qui y aboutissent. Dès qu’on remarque un mouvement du sol, il faut, d’un vigoureux coup de bêche, rejeter l’animal en dehors de son trou et puis le tuer d’un autre coup de bêche. Que chacun se mette à la tâche ; son intérêt et celui de la collectivité ne pourront qu’en profiter.

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30 juin 1941

VICTIME DE LA FOUDRE

Le jeudi 27 juin dernier vers 18 heures, un habitant d’Acoz, M. Jacques MUSSOLIN, et ses deux gamins se trouvaient dans le «Petit Bois » entre le hameau de Lausprelle et Bouffioulx où ils étaient allés quérir des branchages pour ramer des pois. A proximité d’eux se trouvaient M. Octave ADAM et son petit-fils. Soudain, l’eau se mit à ruisseler et ils se réfugièrent tous sous un arbre. Les branches de celui-ci ne retenant pas suffisamment la pluie, le petit-fils de M. ADAM conseilla à son grand-père de chercher un autre refuge et ils s’en furent sous un autre arbre. Heureusement pour eux car, soudain, le ciel s’ouvrit, fendu par un éclair immense tombant droit, la foudre éclata comme une décharge d’artillerie et aveugla littéralement ces gens. Immédiatement après, ayant senti la chute de la foudre, ils regardèrent autour d’eux et à leur grande stupeur, constatèrent que les deux fils de M. MUSSOLIN avaient été touchés. La culotte de l’aîné flambait déjà. Pressentant le malheur et affolés, les deux témoins du drame s’enfuirent et allèrent prévenir le hameau. Les deux victimes trouvèrent asile chez M. Georges TENRET, tout près de l’église du hameau. L’aîné des garçons était mort et le second avait reçu une forte commotion, laquelle imprimait à son corps de continuels soubresauts. Mandés d’urgence, les Docteurs CHARLIER et GRAVY arrivèrent presque simultanément. Le Docteur CHARLIER constata la mort de l’aîné âgé de 13 ans. Le Docteur GRAVY donna l’assurance de sauver le second et, de fait, il est déjà en bonne voie de guérison. La douleur de la mère qui avait été avertie avec ménagement faisait peine à voir, elle courait en se débattant comme une folle vers le lieu du drame. On pense que la victime était appuyée à l’arbre. Fait bizarre, l’écorce de l’arbre est à peine égratignée – un coup d’ongle – et c’est tout. Ce malheur a provoqué dans tout le village une forte émotion bien compréhensible. Nous présentons à M. et Mme MUSSOLIN, nos condoléances sincères et émues.

La jeune victime se prénommait Jean. Les parents s’appelaient Giacone (dit Jacques) et Marguerite MUSSOLIN-VANDENHOUDEN. Ils eurent 6 enfants : Jean (la malheureuse victime), Marcel, Jacques, Lucienne, Jacqueline et Jacques. Jacqueline était la maman de Pascal et Laurence D’HOEY. Pascal m’a fait part de ce qu’un autre drame avait frappé cette famille. En effet, Jacques, le troisième fils, décédera d’une pneumonie suite à une chute dans un étang lors d’un hiver rigoureux. C’est ainsi que le cadet de la famille reçut le prénom de son frère décédé.

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30 juin 1941

UN GRAVE ACCIDENT DE TRAVAIL

Un grave accident de travail est survenu aux Usines de Moncheret, division des A.M.S., à Acoz. M. Joseph WIAME, ouvrier en cette usine où il occupe un poste de cisailleur à fers finis, était occupé à diriger une barre d’acier encore chaude, vers la lame de la cisaille, à l’aide d’une menotte qui lui préservait la main. Tout à coup, sa main droite poussée par une autre barre encore chaude aussi, arrivant, entraînée par un système de rouleaux, fut prise dans la cisaille. L’alarme ayant été donnée immédiatement, le travail cessa et tous les ouvriers, délégués en tête, se portèrent au secours du malheureux dont la main ne fut retirée qu’après enlèvement d’une pièce de la cisaille. Pendant qu’on le dégageait, M.WIAME donnait la preuve d’un beau courage. La direction se porta immédiatement, elle aussi, sur les lieux. Il reçut les premiers soins de M. le Docteur Edgard GRAVY et de M. JARADIN, infirmier. Ensuite, son transfert à l’hôpital Sainte-Thérèse fut ordonné. La main du malheureux est broyée et brûlée. De tout cœur, nous souhaitons à M. WIAME un prompt rétablissement.

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3 juillet 1941

ETAT-CIVIL DU 2e TRIMESTRE 1941

Naissances : SIMON Marcelle – ERNEST Claude – DEGRAUX Rose-Marie – VANSNIECK Emile. Mariages : ELOI Raymond de Châtelineau et NIHOUL Eliza – GILLAIN Léopold de Montignies-sur-Sambre et CLOESEN Irma – GERIMONT Victor de Thy-le-Bauduin et THIRIAUX Flora – Décès : VANHERCK Elvire, 61 ans, épouse GALLAY Emile – POULEUR Gustave, 65 ans – BERGER Jeanne, 6 mois – MUSSOLIN Jean, 13 ans.

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9 juillet 1941

COLLECTE

La collecte qui fut faite pour la famille MUSSOLIN après que la mort eut frappé son fils Jean, âgé de 13 ans, a rapporté un millier de francs.

DÉTÉRIORATIONS

Nuitamment des voleurs ont arraché des pommes de terre dans les coins de terre appartenant à MM. Alfred BIRON et Firmin ANTOINE, demeurant dans les Fonds d’Acoz.

UN NOUVEAU SUCCÈS

Joseph LANDRAIN d’Acoz vient de remporter le 1er prix avec la plus grande distinction au concours de l’Académie de Musique de Châtelet et reçut aussi les chaleureuses félicitations du jury. Son exécution à la flûte de « La Flûte de Pan » et du « grand solo de flûte » lui valut 48 points sur 50, ce qui démontre clairement la haute valeur de son exécution. M. LANDRAIN, âgé de 16 ans, est le fils de M. Emile LANDRAIN, un honorable ouvrier de la localité. Nous félicitons de tout cœur ce jeune lauréat qui appartient à la Société Royale des Fanfares d’Acoz et lui souhaitons de continuer dans cette voie.

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11 juillet 1941

OPTIMISME

Il y a quelques mois, beaucoup de gens se lamentaient car les plants de pommes de terre ne devaient pas arriver, on n’aurait pas de semences de poireaux et le temps exécrable allait compromettre toutes les récoltes. D’après l’opinion générale, nous courions à la famine la plus noire. Qu’advint-il de ces pronostics désastreux ? La récolte de foin est bonne. Les plants de « Parmentières » sont arrivés en quantités suffisantes. Chacun a reçu sa part. Ils sont plantés, les fanes sont belles et prometteuses de belles récoltes. Les blés se portent bien aussi. En un mot, toutes les cultures promettent. L’humidité et la chaleur ont favorisé la végétation. Maintenant le soleil se charge de les mûrir. Ceci démontre une fois de plus qu’on a tort, grandement tort, de broyer du noir. Encore une bonne leçon pour les pessimistes « professionnels » et les lanceurs de bobards.

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14 juillet 1941

MIETTES D’HISTOIRE

En proche Condroz, dans une riante vallée baignée par la jaseuse rivière, la Biesme, niche le beau village d’Acoz qui serait certainement demeuré à l’écart de la curiosité du monde si la procession de sainte Rolende n’y passait pas, si le beau folklore de saint Roch n’existait pas et si on n’y avait pas découvert un gisement de minerai de fer qui donna naissance à une réputée industrie du fer. Le nom d’Acoz vient du nom latin « aqua » (eau) en raison de l’eau abondante qu’on y trouva. Bien que le village ne fût défriché qu’assez tard on y découvrit des vestiges des époques romane et franque. A l’époque communale Acoz était une ancienne ville à lois qui jouissait des privilèges sensiblement les mêmes que ceux des communes. Ses habitants pouvaient élire une partie de leurs édiles. Essentiellement agricole, la physionomie du village changea au XVIIe siècle avec la découverte de gisements de minerai de fer qui donnèrent naissance à une prospère industrie du fer. D’autres industries extractives naquirent encore dans la suite qui donnèrent à la commune un splendide essor. Acoz dans le domaine spirituel appartint pendant longtemps à la « paroisse de Gerpinnes » puis au XIXe il fut érigé en succursale indépendante. Aujourd’hui, Acoz est redevenu un village agricole, beaucoup de ses industries étant disparues.

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15 juillet 1941

ATTENTION AUX DORYPHORES !

Le terrible doryphore est revenu dans les Fonds d’Acoz et ses dégâts, jusqu’ici, sont minimes. Toutes les mesures ont d’ailleurs été prises pour limiter les effets néfastes de ce terrible ravageur. Il importe donc que chacun surveille attentivement et régulièrement sa culture de pommes de terre. C’est un impérieux devoir vis-à-vis de la communauté.

UN ORAGE BIENFAISANT

Depuis un certain temps, les fortes chaleurs avaient provoqué une grande sécheresse qui menaçait de compromettre les récoltes, lesquelles commençaient à manquer de l’humidité nécessaire à leur dernier développement. Aussi, n’entendions-nous que lamentations. La même rengaine circulait de bouche en bouche : « il est grand temps qui plouve ! ». Maintenant il a plu copieusement et l’on est content. L’orage fut le bienvenu malgré les appréhensions qu’il suscitait au point de vue de la destruction. Il dura cinq heures, mais fut relativement paisible. Il ne manifesta point la moindre furie et si à un certain moment l’eau tomba à torrents, elle ne provoqua pas de dégâts, exception faite pour certains carrés de blé qui sont penchés. Nous espérons qu’ils n’en souffriront pas. Toute la végétation a repris vigueur et maintenant l’assurance revient au sujet de l’importance de toutes les récoltes. Nous pouvons dire que les écluses célestes se sont ouvertes au moment opportun.

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25 juillet 1941

LA DUCASSE

Dimanche dernier c’était le jour de la « ducasse ». Façon de parler naturellement… C’était le jour et puis c’est tout… On en parla beaucoup en évoquant les joyeusetés que cette ducasse engendrait : bals, beuveries, concerts, « tour du lundi », bal renversé, visite des porte-monnaie, jeux divers provoquant les éclats de rire, feu d’artifice, loges foraines, chevaux de bois, etc… Seules les luttes au jeu de balle furent perpétuées. Dimanche, à la pelote, Acoz battit Gozée en lutte de championnat et le lundi ce fut la lutte de défi Acoz (pelote), Acoz (petite balle), à la pelote. Nous n’avons donc pas perdu tout de la « ducasse ».

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26 juillet 1941

DÉCÈS

Léon TAMINES, demeurant le quartier du Dessus-du-Bois, ancien conseiller communal, vient de mourir après une brève indisposition. Jeudi, ses funérailles se sont déroulées au milieu d’un important concours de monde.

LE CROUP

Nous apprenons qu’un enfant de Lausprelle est atteint du croup. Des mesures sont prises pour enrayer le mal.

LE BEURRE

Mercredi, une distribution de beurre fut faite dans la localité. Elle fut naturellement bien accueillie.

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4 août 1941

LES CULTURES

Le village ressemble à un véritable et immense jardin. Sur les plateaux s’étendent les moissons abondantes, les pommes de terre en rangs serrés, les trèfles touffus aux fleurs écarlates… Derrière les maisons aux jardins remplis de beaux légumes, il y a même de grandes étendues de légumes dans les champs. C’est que tout le monde  a voulu s’assurer le plus de récoltes possibles. Dans un vaste terrain ont été plantées les pommes de terre nécessaires à la soupe distribuée aux enfants des écoles et aux nécessiteux de la commune. Acoz est un beau jardin et les efforts de chacun sont récompensés. Et, la garde veille…

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8 août 1941

TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CHARLEROI

La juridiction de Charleroi a sanctionné les infractions par les condamnations suivantes : 10.000 francs à Raoul GROTTE, d’Acoz, pour fourniture insuffisante de lait et prélèvement abusif pour nourriture de veaux de moins et de plus de 100 jours ; 2.850 francs à Victor DELMELLE, d’Acoz, pour fourniture insuffisante et vente de lait sans timbres.

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11 août 1941

LES ENFANTS ET LE CHOCOLAT

Durant les vacances les enfants continuent à recevoir leur ration de chocolat. On conçoit aisément qu’ils ne manquent pas d’aller la chercher, les uns à l’école, les autres au magasin qui leur a été désigné.

LA GARDE VEILLE

La garde rurale fonctionne.  Munis de « gourdins » nos gardes parcourent nos champs l’œil et l’oreille attentifs fermement décidés à démontrer à ceux qui l’ignorent, ce qu’est la propriété d’autrui. On le sait fort bien car les vols plutôt rares qui se sont produits à Acoz ont été perpétrés le jour. De plus, tout le monde veille sérieusement son jardin. C’est une bonne mesure de prudence. Il ne faut pas laisser le champ libre aux voleurs. Et comme au bon temps de la garde civique, on raconte déjà de bonnes blagues sur le compte des gardes. Il faut bien rire un peu. Quoi qu’il en soit, la garde veille avec bonne volonté… Acoziens, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

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16 août 1941

DÉCÈS

Nous apprenons le décès de M. Roger POULEUR, âgé de 22 ans, fils de M. Jules POULEUR-COLLE, demeurant au quartier du Dessus-du-Bois. Le défunt avait fait la campagne de 1940 avec le 2e Régiment des Chasseurs à Pied de Charleroi et avait accompli tout son devoir avec un réel mépris du danger. Durant la mobilisation, il avait été gravement malade et lorsque survint la guerre, il n’était pas encore complètement rétabli. Après sa démobilisation, sa santé n’était pas trop bonne mais à force de soins elle parut se rétablir. Il épousa Mlle Léo DRAYE et de cette union naquit une fille, actuellement âgée de quelques mois. Il y a quelques semaines, sa santé vacillait et cependant il continuait à travailler dans la mine. Malheureusement, un jour on dut le « remonter » tellement il souffrait du ventre et de l’estomac et une intervention chirurgicale fut jugée urgente. Celle-ci s’effectua normalement, mais bientôt on remarqua que l’état du malade, au lieu de s’améliorer, empirait. Une nouvelle opération fut pratiquée, mais sans succès. La lueur d’espoir s’éteignit bientôt, cependant que sur son lit de souffrances cruelles, le malheureux résistait stoïquement. Lundi, le médecin déclara qu’il n’y avait plus rien à faire, et M. POULEUR fut ramené à son domicile où il mourut quelques instants après. La nouvelle de ce décès provoqua un vif émoi dans le village où il était sympathiquement connu, ainsi que sa famille. Le malheureux n’aura goûté que bien peu de temps les joies du foyer et de la paternité. A son épouse éplorée, à ses parents, à son jeune frère si cruellement éprouvés eux aussi, nous présentons nos sincères condoléances.

SUCCÈS

Nous apprenons avec un vif plaisir que le jeune Emile STAQUET, fils de M. Augustin STAQUET, vient de réussir son examen de sortie du degré moyen à l’Institut des Frères de Châtelet avec 487,5 points sur 600, soit 81,5 %.

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21 août 1941

LA SAINT-ROCH

« Tiens, c’est Saint-Roch aujourd’hui ! » se dirent bien des gens, dimanche dernier… Eh oui, c’était la Saint-Roch ! Que de souvenirs sont conservés de cette belle fête folklorique ! Chacun se remémorait le beau cortège des Marcheurs, les pétardes, la rentrée en grande pompe au son des cloches tandis que battaient les tambours et que résonnaient les fanfares. Journée inoubliable, qu’une journée de Saint-Roch. Et les fameuses « pasquayes » du lundi donc !… Chaque « Marcheur » les a toujours présentes à la mémoire. On ne se fit pas faute d’évoquer également ces fameuses bombances de ce jour-là, les bonnes tartes, reines des belles tablées de Saint-Roch… La ducasse procurait aussi beaucoup de plaisir aux jeunes et aux vieux. De cette ducasse, une seule attraction eut lieu cette année, une lutte de jeu de balle au cours de laquelle le dynamisme irrésistible des joueurs força l’admiration du public et créa un entrain endiablé.

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23 août 1941

UNE NUIT DE GARDE

Quand une terre a été travaillée avec ténacité, quand le champ est le produit d’un long effort, quand chaque épi correspond à une goutte de sueur, quand les belles pommes de terre sont le produit d’un long travail, l’amour du champ grandit en proportion du labeur réclamé. Il ne faut donc pas s’étonner que la réussite du travail soit gardée jalousement. Pour cela la vieille garde veille soigneusement et des particuliers aussi. 10 heures du soir… Un chant mystérieux s’élève des épis dont la nappe s’étend par les plaines… La lumière défaille, le soir écoute déjà la marche mystérieuse de la nuit. Sur la nature tombe la paix. Le vent souffle. La garde commence sa tournée, chaque homme est armé d’un bâton. Chacun se sent en bonnes dispositions et contemple la lune, l’amie de ses rondes nocturnes. Les hommes parlent à voix basse pour ne pas troubler le silence de la nuit. Il fait assez frais. Tout est calme. On continue à marcher pour se réchauffer. Un petit bruit ; un rien. Qu’est-ce ? Des lapins qui viennent folâtrer au clair de lune… Vite une gorgée de malt bien chaud du thermo, « pour se remettre du cœur au ventre »… Le liquide passe comme une lettre à la poste… Ce ne fut qu’une alerte… Et la nuit s’achève silencieuse tandis que la garde continue à veiller en écoutant le paisible langage du vent… Maintenant s’allument les premiers feux du jour… Les coqs chantent à voix déployée, leurs cocoricos sonores commandant la fin de la garde…

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27 août 1941

TOMBÉ MORT

Gaston VANDERHEYDEN, exploitant de sables, et M. V. POULEUR en arrivant à la sablière y ont découvert le cadavre de l’ouvrier Ernest CLÉDA. M. le Dr L. WAUTHY ne put que constater le décès dû à une rupture d’anévrisme. Le défunt fut reconduit à son domicile. Né à Acoz en 1890, il avait fait la guerre de 1914-1918. Rien ne laissait prévoir une fin aussi brutale. Ce décès a provoqué un vif émoi à Gerpinnes et à Acoz.

(Voir « ACOZ ET LA GUERRE 1914-1918 »  de Geneviève LUSIAUX et Guy ANTOINE, page 109).

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29 août 1941

A MONCHERET

Le samedi 30 août, commencera le tournoi de pelote entre les équipes des diverses divisions des A.M.S. de Monceau : A.M.S. Monceau, A.M.S. Fontaine et A.M.S. Moncheret. La direction générale des A.M.S. a doté ce tournoi d’une coupe, de 500 francs en bons de marchandises, 300 et 200 francs. Moncheret sera composé de Jules NICOLAS, Jean RIDELLE, Jean SANDERMANS, Achille SAINTHUILE, Augustin JONART et Léopold COIGNET. Tout le personnel de Moncheret et tous les amateurs de beau sport seront au poste.

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8 septembre 1941

A ACOZ, UN INCENDIE ANÉANTIT, DANS LE HANGAR OU ELLE ÉTAIT ENTREPOSÉE, LA RÉCOLTE DE FROMENT ET D’AVOINE, DE 16 HECTARES DE TERRAIN

La paisible localité d’Acoz a été mise en émoi, samedi dans la soirée vers 22 heures 30, par un incendie monstre d’une violence extraordinaire, et, si les renseignements qui nous ont été communiqués sont exacts, un préjudice incalculable a été causé. Depuis quelques jours, une récolte de froment et d’avoine était entreposée dans un vaste hangar long de 30 mètres sur 10 mètres de large, attenant à la ferme de Mme Mélanie PHILIPPE, rue des Ecoles à Acoz-Centre. Ce hangar, couvert d’un toit en Eternit avec une charpente sur des pilastres en béton, était de construction récente. La récolte provenait de 16 hectares de terrain appartenant à la fermière prénommée et nos lecteurs experts en la matière pourront se faire une idée de son importance si nous ajoutons que la récolte avait été constituée de 45 charrettes  de céréales. Le hangar, il convient de le noter, était ouvert à tous les vents ainsi qu’il est d’usage à la campagne. Les habitants du quartier de la ferme de Mélanie PHILIPPE qui se reposaient calmement furent réveillés par les cris : « Au feu ! », qui éclatèrent dans le silence de la nuit. De fait, les lueurs sinistres s’échappaient du hangar qui flanquait l’habitation et plus particulièrement une grange pleine, elle aussi, de céréales. Immédiatement, l’alarme était donnée aux pompiers de Châtelet qui, un quart d’heure plus tard, se trouvaient sur les lieux du sinistre et mettaient leurs trois pompes en batterie. Il fallut se convaincre, tout de suite, de l’inutilité des efforts qui tenteraient de sauver la récolte attaquée par le feu. Celui-ci avait trouvé, faut-il le dire, une proie de choix. Aussi, les pompiers s’appliquèrent-ils à préserver l’habitation proprement dite, ainsi que la grange voisine du hangar en feu. Ils devaient y parvenir, non sans difficultés. La lutte contre l’incendie dura toute la nuit et toute la matinée du dimanche. Dimanche après-midi, les pompiers devaient encore arroser des monceaux de paille fumante sous lesquels le feu couvait toujours et menaçait, à tout instant, de se ranimer. C’est la police d’Acoz qui a mené l’enquête, laquelle essaiera de déceler les causes de ce sinistre d’importance. A l’heure où nous écrivons, on en est réduit aux suppositions quant à ses causes. Précisons que les dégâts ne seraient pas couverts par l’assurance. Ce détail ajouterait encore au caractère navrant de cet incendie qui, dans les circonstances présentes, et vu la quantité de céréales détruites, accuse un relief vraiment malheureux !

Cette ferme était située à la rue des Ecoles, en face de la rue Saint-Martin, propriété actuelle de la famille CHIF. Elle était exploitée par Léon LECLERCQ (décédé en 1904) et Mélanie PHILIPPE, parents d’Emile LECLERCQ (Voir ce blog, catégorie « Archives », « ACOZ DANS LA PRESSE REGIONALE EN 1940 », 9 mai 2024).

HANGAR VERS 1950 650

Le hangar se situait sur le terrain racheté par M. Omer MENEGUZZI qui y a construit sa maison. A l’avant-plan le mur d’origine du hangar incendié.

MENEGUZZI 650

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12 septembre 1941

AU PROFIT DU SECOURS D’HIVER

Le comité local du « Secours d’Hiver » a mis à profit l’amour de notre population pour le jeu de balle, ce sport spécifiquement du terroir, pour organiser une journée ballante en faveur de ses protégés. L’association sportive « Jeunesse et Sports » se mit d’emblée à sa disposition et mit sur pied un concours au jeu de pelote entre quatre équipes : Gougnies, Joncret, Acoz I et II. L’initiative est louable puisqu’à la charité s’ajoutait un divertissement sain et agréable. Le double but fut atteint : relativement nombreux fut le public et bonne la recette. Malheureusement la jolie balle pelote est généralement considérée dans la région comme une gueuse que l’on méprise ouvertement. Tout simplement parce qu’on n’en connaît ni les beautés, ni les charmes ; parce qu’on ne connaît pas le jeu de pelote académique qui déchaîne l’enthousiasme et la passion. Chez nous, on ne se dérange pas volontiers pour aller voir une lutte de balle pelote. Si le concours eût été joué à la petite balle, la recette eût été de beaucoup supérieure. Quoi qu’il en soit, on est content. Ce concours ballant se déroula sous la présidence de MM. Marcel MEUNIER et Léon MORIAMÉ, respectivement président et trésorier du comité de propagande, qui en sont aussi les deux chevilles ouvrières.

POUR LES PRISONNIERS

Dimanche prochain 13 septembre, l’association sportive « Jeunesse et Sports » organise un beau concours dont le bénéfice sera versé au « Colis du Prisonnier ». Voulant mettre tous les atouts dans son jeu le cercle précité s’est assuré le concours des deux réputées phalanges de première catégorie A, Couillet (SIESSENS), premier au classement et Auvelais (HUBERT), finaliste du critérium. Voilà donc une excellente initiative de l’association sportive qui unit, une fois encore, le sport du jeu de balle à la philanthropie. Le même jour on collectera encore au profit de ceux qui se trouvent actuellement dans un lointain stalag. Le beau jeu de balle ne pourra qu’en profiter.

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15 septembre 1941

UN 4e DEGRÉ

Dans le but de parfaire l’instruction des filles fréquentant les écoles libres agréées du Couvent des Sœurs de la Providence de Champion, et de leur donner des éléments nécessaires à accomplir la tâche que la famille attend d’elles, une classe nouvelle a été adjointe à celles existantes. Dans ce 4e Degré, elles recevront des cours ménagers, lesquels sont absolument nécessaires et qui manquaient jusqu’à présent. Il faut que toutes profitent de cette éducation qui est, répétons-le, primordiale. La construction du local a été entreprise pendant les vacances qui viennent d’être terminées et on nous informe que les cours sont commencés. Voilà une heureuse initiative.

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19 septembre 1941

DÉCÈS

Mercredi ont été célébrées en présence d’une nombreuse assistance, les funérailles de M. Emile HANCART (HANQUART) qui était sympathiquement connu dans la localité. Le défunt est le père de M. Georges HANCART, le joueur de balle pelote bien connu de l’équipe d’Acoz. Le décès de M. HANCART avait suscité un vif émoi dans le village. Nous présentons à son épouse et à ses enfants éplorés nos condoléances émues.

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12 novembre 1941

VOL DE FROMENT

Robert PHILIPPE, cultivateur au quartier du couvent, vient de faire connaissance avec des amateurs de froment à bon marché. Sur le coup de 10 heures du soir, ils sont entrés dans la grange lui appartenant et non attenante à son habitation, et emportèrent une quantité de 200 kilos de froment. M. PHILIPPE était assis dans sa cuisine au moment où le vol a été commis. Le malheur est que personne ne passa sur la rue à ce moment. Plainte a été déposée entre les mains de la gendarmerie de Gerpinnes. Malgré les difficultés, l’enquête est conduite activement.

Cette ferme était située à la rue des Ecoles, actuellement au numéro 17 et propriété de René GILSON-MACAIGNE. La grange en question se trouvait en face, actuellement propriété de Marie-Thérèse KAISIN. En 1914, ce bâtiment abritait la famille Clément POULEUR-MONDY (les parents d’Emile POULEUR dit « Mon’dî »). Il fut incendié en août 1914 et fut transformé en grange. Celle-ci fut la proie des flammes le 31 octobre 1948. Les ruines furent rachetées par Alexandre et Rosa KAISIN qui les ont transformées en habitation.

Rue des Ecoles 17 650

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12 novembre 1941

BEL ACTE DE COURAGE

Jules TAMINES, métallurgiste, habitant la localité, est parvenu à arrêter dans leur course deux chevaux emballés et à les maîtriser en attendant l’arrivée de leur propriétaire qui les avait débridés pour leur permettre de manger pendant qu’il chargeait son tombereau, sur le coup de midi. Pour les maîtriser, M. Jules TAMINES, remarquons-le, dut les tenir solidement à la bouche. M. TAMINES qui est occupé à la division de Moncheret des Aciéries et Minières de la Sambre, est le père Victor TAMINES, notre correspondant d’Acoz et environs. Nous le félicitons bien sincèrement.

VOL DE VÉLO

Roger POULEUR, élève de l’Ecole Industrielle, à l’Ecole Moyenne de Châtelet, a constaté, le soir, à l’issue des cours, que son vélo déposé dans la cour dudit établissement avait disparu. Sur-le-champ, la direction fit des recherches mais en vain, le voleur avait disparu, cela se conçoit. M. POULEUR alla en informer la police de Châtelet.

VOL DE CHOUX

Nuitamment, le jardin appartenant à Mme Léon TAMINES du Dessus-du-Bois reçut la visite d’un voleur qui déroba une certaine quantité de choux.

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18 novembre 1941

CHIEN EMPOISONNÉ

Hyppolite DEFRANCE, demeurant grand’route, à proximité de la gare, a eu la surprise de voir son chien râler. A n’en point douter l’animal avait été empoisonné. Dans ces conditions, M. DEFRANCE sut qu’il ne devait dormir que d’un œil s’il voulait s’éviter des « désagréments nocturnes ». Il monte donc bonne garde. Et il a parfaitement raison.

LA SAINT-MARTIN

Mardi c’était la fête du bon saint Martin qui nous gratifie de son été tardif. Ultime effort de la belle saison dans sa lutte contre les frimas de l’hiver. Après ceci les dieux de la lumière délaisseront définitivement notre hémisphère pour faire place aux jours les plus courts et les plus tristes de l’année. Dimanche prochain est le jour qui lui était réservé jadis : des fêtes religieuses et une ducasse étaient organisées en son honneur. Ceux qui n’ont point vu cette ducasse ont raté un spectacle des plus amusants. Ce n’était pas irrévérencieux que de faire ribaude ce jour-là, si nous en croyons ce qu’on raconte chez nous. Le trouvant un jour à table chez l’Empereur, au lieu de trinquer avec lui et l’Impératrice, il se tourna vers un mendiant (qui devait se trouver là comme par hasard !) et fit avec lui le « prosit » traditionnel !…  devenant par ce fait le patron des buveurs bons chrétiens, qui n’oublient jamais leur prochain lorsqu’ils s’adonnent à la dive bouteille ! Dans les fermes, on tuait les oies de saint Martin et l’on tournait les meilleures sauces.

AU SECOURS D’HIVER

Prochainement le Secours d’Hiver procédera à une distribution de charbon aux nécessiteux de la commune. Les personnes qui croient réunir les conditions requises pour bénéficier de cette distribution doivent se faire inscrire au château de M. le Baron PIRMEZ.

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27 novembre 1941

UN BEAU GESTE

Samedi, M. le Baron et Mme la Baronne PIRMEZ avaient réuni, dans une dépendance du vieux castel, les enfants des écoles du Centre auxquels un dîner copieux fut servi. A belles dents, tous les jeunes convives firent honneur aux plats et au dessert. Il est superflu de souligner que ce dîner fut accueilli avec une satisfaction unanime.

LA LISTE DE NOS PRISONNIERS DE GUERRE

Voici la liste des prisonniers de guerre de notre commune : MM. ADAM Fernand, BERGER Léon, BERGER René, BROZE Georges, BUSINE Gaston, CHAPEAUX Emile, DECHAMPS Didier, HOUYOUX Germain, JAVAUX Adolphe, JONNIAUX Robert, JOREZ Albert, MASKAL Germain, MULKENS Jean-Baptiste, NOCENT Georges, NOCENT Noël, TENRET Maurice, THIBAUT Maurice, THIRIAUX Marcel, VANDEVEYER Edouard, WERTZ Frédéric.

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1er décembre 1941

POUR LES PRISONNIERS DE GUERRE

La « Journée du Prisonnier » organisée par l’association sportive « Jeunesse et Sports », avec l’appui des combattants de 14-18, a rapporté la somme de 1.522,50 francs qui se répartit comme suit : collecte faite à Acoz-Centre : 650 francs ; collecte faite à Lausprelle 380 francs ; lutte au jeu de balle : 492,50 francs. Le comité organisateur nous apprend qu’il avait l’intention d’envoyer un colis supplémentaire à  chacun des 20 prisonniers de guerre. C’est la raison pour laquelle la somme avait été gardée dans la caisse. La chose n’étant pas possible, les ayants droit, épouses ou parents, recevront la somme à laquelle ils ont droit. Au nom des prisonniers de guerre, un grand merci.

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6 décembre 1941

A LOUER

A Acoz, place du Dessus-du-Bois, maison comprenant : une grande place bas, une place haut, grenier, remise, beau jardin bien clôturé. 100 francs par mois. S’adresser chez Melles LECLERCQ, « Hôtel de la Gare », à Acoz.

Cet hôtel était situé sur l’actuelle rue de Moncheret, en face du ballodrome.

ACOZ RUE DE LA STATION 1924

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19 décembre 1941

VOL ET DÉPEÇAGE D’UN MOUTON

Mercredi dans l’après-midi, des malandrins ont abattu et dépecé, dans une prairie, un mouton de 60 kilos, valant 2.000 francs et appartenant à Marie LELOUP, ménagère, domiciliée à Acoz, au quartier du Dessus-du-Bois. La bête se trouvait dans une prairie située non loin de l’habitation. Les restes du mouton ont été retrouvés dans un parc appartenant à M. le Baron de DORLODOT. La brigade de gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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22 décembre 1941

Un MOUTON DISPARAIT

Des malandrins ont emmené, jeudi après-midi, un mouton de 60 kilos, appartenant à M. Louis DEBERGH, ouvrier pensionné, demeurant à Acoz, au quartier du Dessus-du-Bois. Le mouton se trouvait dans une prairie à 200 mètres de l’habitation. La brigade de gendarmerie de Gerpinnes enquête. C’est la deuxième fois qu’un pareil vol est commis au même quartier depuis deux jours.

RÉVEIL

Enfin, nos cercles dramatiques sortent un à un de leur torpeur. « Le Progrès » va se remettre à la tâche, lui qui depuis tant d’années se dévoue pour les déshérités. Il saura encore le faire comme pas un, n’en doutons point. « Nos Loisirs » que préside M. Albert PHILIPPE, organisera sous peu une soirée pour les prisonniers. Enfin, « Le Cercle Sainte-Cécile » va lui aussi remonter sur les planches. Nous les félicitons. 

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 210-211).

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© Alain GUILLAUME – 12 juin 2024.

Braquage meurtrier à Acoz

BRQUAGE NG 650

LA UNE 650

Un transporteur de fonds abattu à l’arme de guerre

Mercredi 6 mars 1996 à Acoz. Marc BRUSSELMANS, 36 ans, chauffeur de la firme GMIC, est abattu dans son fourgon par une bande de malfaiteurs.

Il est un peu plus de 22 heures, mercredi soir. A la rue Moncheret, comme ailleurs, la plupart des gens sont encore devant leur téléviseur, soirée de foot oblige. Un fourgon GMIC s’arrête devant l’agence du Crédit Communal pour y déposer des colis dans le coffre de nuit ; le convoyeur descend du véhicule et entre dans l’agence, puis revient rassurer son collègue et gagne à nouveau l’agence.

C’est à ce moment que l’attaque est déclenchée : une voiture suivait sans doute depuis quelque temps le fourgon. On dispose de peu d’informations, il n’y a pas de témoin oculaire de l’attaque, même si pas mal de riverains ont entendu des bruits très précis. On sait cependant qu’une voiture de type Golf – un ancien modèle en tout cas – avec trois ou quatre individus à son bord, vient se placer devant le fourgon, lequel s’est pour sa part arrêté devant la porte où se trouve le coffre de nuit.

Des hurlements, des détonations, quelques crissements de pneus et tout est terminé. Pour les riverains, tout n’a duré qu’une poignée de secondes. Il y aura pourtant un mort, Marc BRUSSELMANS (36 ans), d’Evere, le conducteur du fourgon, touché dans le dos…

Michel GUILLAUME habite juste en face de l’agence. Il a l’habitude d’entendre le fourgon se garer devant l’agence, devant sa fenêtre, tous les jours. Mercredi soir, un copain de son petit-fils est entré en trombe chez lui, sans frapper, visiblement choqué : il venait de voir les prémices de l’attaque et se réfugiait, terrorisé, dans la première maison connue. « J’ai entendu des cris, des hurlements même : «Ouvre, ouvre la porte». Puis des coups de feu, neuf en tout si j’ai bien compté, tirés par intermittence. Je n’ai pas osé regarder ouvertement mais j’ai soulevé un bout de rideau à l’étage ».

Dehors, le fourgon est criblé de balles. On relèvera cinq impacts dans le pare-brise et les vitres latérales, quatre dans la carrosserie. Si les vitres étaient blindées, il semble que la carrosserie, elle, ne l’était pas suffisamment : les projectiles ont transpercé le métal.

L’employé-convoyeur du GMIC qui se trouvait dans l’agence, visiblement en état de choc, a demandé à Michel GUILLAUME s’il avait un téléphone, puis a immédiatement alerté sa centrale.

Il a fallu de longues minutes pour ouvrir les portières du fourgon, il en a fallu d’autres encore plus longues avant que les secours médicaux n’arrivent pour soigner le conducteur dont s’échappait le dernier souffle de vie : près d’une demi-heure, alors que la rue fourmillait de gendarmes depuis longtemps. Le mourant a eu le temps de dire à son collègue qu’il n’y avait plus d’argent, avant de sombrer dans une demi-inconscience. L’homme a développé un hémothorax qui lui a été fatal : il est mort sur place.

Les malfrats étaient cagoulés, vêtus de salopettes noires, ils disposaient d’armes de guerre et, selon les témoins qui ont entendu les détonations, ils ont tiré en mode semi-automatique, criblant le véhicule. On a retrouvé les douilles.

Ils ont pris la fuite en direction de Châtelet mais on ignorait le montant du butin. La détermination des truands, l’extrême violence de l’attaque, son audace laissent une fois de plus pantois.

D’après les enquêteurs en effet, la victime a remis l’argent aux malfrats par la fenêtre de sécurité : ce n’est qu’en partant que les agresseurs ont littéralement arrosé le fourgon et ainsi causé la mort du chauffeur. Pourquoi ? Le GAF, Groupe Attaques Fourgons, géré à Charleroi par le premier substitut du procureur du Roi Jacques SOMVILLE, est à pied d’oeuvre pour tenter de répondre aux multiples questions que pose ce type de criminalité. Il faut maintenant analyser les données recueillies et voir si le modus operandi se rapproche d’autres attaques commises récemment dans une région, le Hainaut et le Brabant wallon, qui semble être sous la coupe d’une ou même de plusieurs bandes de truands, très bien renseignés, et visiblement prêts à tout.

Arrestation du gang et cour d’assises

Les membres du gang des braqueurs seront arrêtés. Il était dirigé par «le cerveau», Francisc BANCSA, 41 ans au moment des faits, de Saint-Martin (Jemeppe-sur-Sambre), pour lequel un mandat d’arrêt international est immédiatement délivré. Originaire d’Oradea, ce Roumain a quitté son pays en 1977 avant de s’engager dans la Légion étrangère et de devenir caporal instructeur à Djibouti. C’est là qu’il devient un professionnel des armes. Après quoi, il gagne la Belgique en 1983.

La cour d’assises a entamé le long examen pour 15 braquages et de multiples tentatives de méfaits retenus à charge de Ion INCZE, un roumain de 46 ans, de Giovanni RUZZU, 46 ans, de Charleroi, de Marc GOFFART, 46 ans, de Fosses-la-Ville, et Dimitri AWOUST, 41 ans, de Clervaux.

Le lendemain des faits, c’est-à-dire le 8 mars, BANCSA et AWOUST assassinent un de leurs complices, Pascal TERWAGNE. BANCSA avait donc décidé de procéder lui-même à l’élimination de celui qu’il considérait comme dangereux pour la sécurité du groupe. Il avait été emmené, complètement ivre, dans la voiture d’AWOUST. A Tenneville, BANCSA était descendu de la voiture et lui avait tiré une ou deux balles de 9 mm dans la tête. Le corps avait été enterré près de Gembloux où la police l’a exhumé.

Des précisions

Le fourgon est arrivé vers 22 heures. BANCSA, AWOUST et TERWAGNE l’attendaient. TERWAGNE, armé d’un Fal (fusil automatique léger), s’était immédiatement présenté sur le côté du véhicule, près de la fenêtre du chauffeur. BANCSA portait une Kalachnikov et était face au pare-brise avant. Ils avaient demandé à Marc BRUSSELMANS le contenu du fourgon. Ce dernier avait alors remis quelques pochettes avec de l’argent et des documents. Mais cela ne suffisait pas. Les braqueurs s’étaient déplacés pour un butin plus important. Comme la victime ne réagissait plus, TERWAGNE, sur les ordres de BANCSA, avait tiré deux rafales, une dans le pare-brise et l’autre dans la paroi latérale du véhicule. Le chauffeur avait été atteint au thorax. Une balle lui avait traversé les poumons et lui avait brisé l’épine dorsale. Une autre l’avait atteint à l’estomac. Il devait décéder à l’arrivée des secours.

Le butin s’élevait à 10 millions de francs belges et deux lingots d’or.

 

Un témoignage poignant

Philippe FRERES tenait un magasin d’alimentation en l’immeuble sis à quelques mètres de l’agence bancaire. Il se souvient de ce soir où il fut témoin de l’attaque du fourgon : « Un brouhaha se faisait entendre au pied de la Raguette, je sortis tout comme Didier MARTIN qui vivait au-dessus du magasin. Au premier coup de feu, nous sommes évidemment rentrés. Nous avons entendu les cris de menaces : « ouvre la porte ou on te bute ». Après les faits, nous apercevions, par les perforations des balles dans le flanc du fourgon, ce malheureux chauffeur agonisant sur la protection de roue arrière droite. Lorsqu’on ouvrit les portes, Didier BRISON, qui exploitait le café « El Coqui » tout proche, tenta un massage cardiaque mais c’était trop tard, il n’y avait plus rien à faire ».

3 TEMOINS 640

L’enquête fut confiée au juge d’instruction Victorien SOHET. Lors de la reconstitution, il était accompagné de sa greffière qui n’était autre que Fabienne FAIGNART, l’épouse de notre bourgmestre Philippe BUSINE.

J’ai contacté Fabienne qui, de suite, a accepté d’en parler. Elle m’a rendu visite, son agenda de 1996 en mains :

« Nous étions de service, mon juge d’instruction et moi-même, la semaine du lundi 4 au dimanche 10 mars 1996. Le mercredi 6, je fus prévenue en fin de soirée par mon juge d’instruction qu’un fourgon transportant des fonds venait d’être attaqué devant la banque du Crédit Communal à Acoz. Nous descendîmes sur les lieux. Il était 23 heures 15.

Le chauffeur, âgé de 36 ans, qui se trouvait dans le fourgon, avait été abattu par quatre individus. Il était mannequin et exerçait en plus ce métier de convoyeur de fonds.

La reconstitution de l’attaque eut lieu la semaine suivante, le mardi 12 mars à 21 heures 20. Cette heure tardive est due au fait que la reconstitution doit se faire dans les mêmes conditions atmosphériques que le jour des faits et avec la même luminosité. Il faisait glacial, -8° ! Et je me souviens d’avoir enfilé des couches de pulls et deux collants sous mon pantalon. Philippe FRÈRES, témoin de l’agression, nous invita gentiment à prendre un café dans son magasin tout proche.

Il y a eu 33 attaques de fourgon dans notre pays en 1996 ! »

 

Le 5 juin 1985 et le 20 février 1986, le bureau de poste d’Acoz, sis à une centaine de mètres de l’agence du Crédit Communal, fut la cible de hold-up qui, heureusement n’ont pas fait de victime. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 318-319).

De bien tristes événements !

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Je tiens à remercier Laurent GUILLAUME, petit-fils de Michel, qui m’a transmis les coupures de presse gardées précieusement par mon oncle.

© Alain GUILLAUME – 28 mai 2024.

Acoz dans la presse régionale en 1940

Il m’a semblé intéressant d’aller fouiller dans les archives des journaux régionaux, plus précisément dans la période où notre pays était sous domination de l’envahisseur. Le contenu des articles était sûrement filtré et les correspondants locaux devaient user de toute prudence pour relater les nouvelles et les faits divers.

« GAZETTE DE CHARLEROI » 17 janvier 1940

POUR LES MOBILISÉS

Les demoiselles du centre du village préparent actuellement une grande soirée dramatique et musicale au profit des soldats mobilisés du Centre.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 18 janvier 1940

DISTRIBUTION D’EAU

Le village est donc doté d’une distribution d’eau potable. Ceux qui ont fait raccorder leur maison l’apprécient. Si beaucoup s’abstinrent de le faire, la cause réside dans le fait que bien des maisons sont éloignées de la canalisation principale et que de ce fait les frais d’installation auraient été trop élevés pour leur bourse. Néanmoins, la judicieuse disposition des bornes permet à chacun de se procurer de l’eau potable sans difficultés, alors qu’autrefois il fallait aller la quérir loin : soit la tirer au puits ou la pomper là où l’on pouvait s’en procurer. Fini tout cela, l’eau est à portée de chaque habitation. Les fermiers, grands et petits, voient leur tâche allégée. Et puis, pour hommes et bestiaux, une eau potable est une garantie de bonne santé. Les réservoirs mis en service fonctionnement régulièrement et partout l’eau arrive avec une bonne pression.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 27 janvier 1940

AUX CHEMINS DE FER

Les voyageurs qui doivent utiliser le point d’arrêt du Centre se voient forcés d’attendre l’arrivée des trains en plein air car aucun abri n’est mis à leur disposition. S’il gèle, comme c’est le cas actuellement, il faut battre la semelle et se frotter les mains en se plaçant contre le mur de l’habitation du garde barrière. Il y a cependant assez de voyageurs utilisant ce point d’arrêt qui se trouve au centre du village pour justifier l’abri sollicité. N’y aurait-il pas à la S.N.C.B. un vieux wagon ou quelques vieilles planches pour mettre les voyageurs à l’abri ? Ils ne demandent pas du luxe.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 11 mars 1940

UN MAROCAIN EST ASSAILLI PAR DEUX MALFAITEURS

Dans la soirée de samedi, un marocain, Amar BOUMEKLA, colporteur, âgé de 61 ans, domicilié à Charleroi, 36, rue du Beffroi, a été assailli en face de l’église de Lausprelle, hameau de Acoz, par deux individus. Ceux-ci ont malmené brutalement le colporteur et sont parvenus à le dévaliser ; ainsi, ils ont réussi à voler à leur victime de somme de 7.000 francs en argent français et une somme de 1.000 francs en argent belge. BOUMEKLA, fort mal en point, a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes qui recherche activement les auteurs de cet attentat.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 18 AVRIL1940

DES RÉFUGIÉS

Les communes d’Acoz et de Joncret sont désignées pour recevoir éventuellement des évacués originaires du Grand-Duché de Luxembourg. Il faut espérer qu’on n’en arrivera pas à une telle éventualité.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 26 AVRIL1940

A LA FANFARE

Nous apprenons que la Fanfare Royale d’Acoz a décidé de reprendre son activité qui avait cessé fin août 1939 lors de l’ouverture des hostilités à nos frontières. Elle accomplira comme par le passé la mission qu’elle s’est assignée depuis sa fondation, avec les membres encore disponibles. Elle vient de tenir une réunion préliminaire.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 8 JUIN 1940

MORT EN EXIL

Nous apprenons que Monsieur Henri DECHAMPS, né à Gerpinnes le 2 septembre 1902 et demeurant route de Joncret à Acoz, est mort des suites de blessures contractées le 17 mai dernier, à Gisors (France), lors de son exode. Nous présentons à son épouse, à son enfant et à sa famille éplorés nos condoléances sincères et émues.

(Voir la liste gravée au monument aux morts des deux guerres mondiales, adossé à la façade de l’église Saint-Martin).

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 25 JUIN 1940

Monsieur Maurice VANDEVOORDE, vendeur de la « Gazette de Charleroi », passe tous les jours, dans la matinée, dans le village. Réservez-lui bon accueil.

Dans les années 50-60, je me souviens de son passage journalier, avec son vélo doté d’une grande sacoche au-devant du guidon.  Il habitait Gerpinnes-Centre et on l’avait surnommé « Maurice El Gaz’tier ».

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 14 JUILLET 1940

INITIATIVE LOUABLE

Depuis quelques semaines, les rues de la localité font l’objet de travaux sérieux de sarclage et de curage des fossés, ce qui donnera bientôt au village un aspect riant. Pour effectuer ces travaux, des équipes de chômeurs sont employées. Les chômeurs sont occupés un nombre de jours correspondant au montant des secours reçus. C’est une heureuse initiative du présent conseil communal et une garantie que les secourus ne se sentiront pas amoindris puisqu’ils fournissent un travail équivalent  à l’allocation qui leur est octroyée. Cette initiative a aussi pour but de remettre tout le monde au travail et de donner en même temps aux familles ouvrières un peu de confort en attendant que les industries rouvrent leurs portes. Ne serait-ce pas aussi le moment de défricher quelques terrains qui seraient ensuite livrés à la culture ? On pourrait peut-être aussi procéder au reboisement de certaines sablières abandonnées. On en récolterait le bénéfice plus tard.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 19 JUILLET 1940

EXODE TRAGIQUE

Est décédé lors de son exode vers la France notre sympathique concitoyen Monsieur Emile LECLERCQ, touché par un éclat de bombe, sous les yeux de sa mère affolée. Le défunt était bien connu dans la région car il avait beaucoup de fois occupé le poste de major de la Compagnie de « Marcheurs » d’Acoz lors de la Sainte-Rolende à Gerpinnes et de la Saint-Roch à Acoz. C’était un excellent cavalier qui suscitait l’admiration générale. Il fut enterré à Thirimont et ramené dernièrement dans notre nécropole. Nous présentons à sa mère nos condoléances émues.

Emile LECLERCQ 650

LES RÉFUGIÉS

Sur une population de 1.400 habitants, il reste une quarantaine de ménages au Centre et environ 35 ménages à Lausprelle qui ne sont pas rentrés de leur fuite vers la France. On espère que bientôt ils seront tous rentrés.

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  7 ET 17 JUILLET 1940

QUI A VU ?

Soldat VERRECHT Joseph, 63e de Ligne, 1ère Cie, Acoz.

Soldat CHAPEAUX Emile,  41e de Ligne, 6e Cie, A^476-2-A. B, Acoz.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 19 JUILLET 1940

LE SABLE

Déjà une sablière a repris son activité. Une activité assez réduite il est vrai mais qui constitue un indice de reprise. Naturellement le transport de sable s’effectue par la route au moyen de chariots tirés par de solides chevaux. Avec ce matériel roulant abandonné depuis belle lurette renaît un peu de poésie. Il est à souhaiter que d’ici peu de temps d’autres lieux d’extraction de sable se remettent au travail. Pour que la reprise soit complète, il est nécessaire que le pont de chemin de fer situé entre Châtelet-Ville et Châtelineau soit réfectionné.

CHOSES COMMUNALES

Ainsi notre nouveau bourgmestre est Monsieur Eugène MEUNIER. Il est admirablement secondé dans ses fonctions par Monsieur Hector POULEUR qui se dépense sans compter  pour assurer le meilleur bien-être à notre population. En ce qui concerne le ravitaillement et l’approvisionnement des épiceries les démarches qu’il fit au début de juin doivent être appréciées à leur juste valeur. Sa diplomatie aidant, il mène à bien la tâche qu’il s’était assignée. Rien ne lui échappe, il organise tout. Au hameau de Lausprelle, signalons la débordante activité de Monsieur Paulin DELPIRE. Le dévouement du garde-champêtre Monsieur Marcel BERNY doit être mentionné ainsi que celui des membres du ravitaillement et du comité de secours. Le brigadier-cantonnier Monsieur Emile POULEUR veille attentivement à l’exécution parfaite des travaux de voirie communale. Un second garde-champêtre a été nommé, Monsieur Georges HUBAUX, pour le hameau de Lausprelle ainsi qu’un garde-champêtre de nuit. Cette semaine, il a été procédé à la nomination  d’un garde de nuit chargé de veiller aux récoltes et à la propriété privée. L’élu est Monsieur Fernand SCIEUR. Enfin, le nouveau secrétaire est Monsieur Fernand POULEUR.

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  28 JUILLET 1940

DES CONVOIS DE CHARBON

Quel ne fût pas l’étonnement des Acoziens de voir passer en gare d’Acoz un petit convoi se dirigeant vers Florennes. C’était une locomotive des Charbonnages de Boubier tirant quelques wagons de charbon. Depuis lors, le trafic n’a cessé de s’intensifier et il ne se passe pas un jour sans que l’on puisse constater combien de demandes en charbon sont nombreuses. Beaucoup de convois venant du charbonnage s’acheminent ainsi vers le lieu de destination. Notons également que le charbon est transporté par ce même procédé vers Mettet. Bien plus, les poseurs de voies de ces charbonnages ont effectué les réparations qui s’imposaient par suite de la guerre. Quel est celui qui se refuserait d’être optimiste en présence de telles constatations ?

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  5 AOUT 1940

MORT DU DERNIER BUCHERON

Lundi ont été célébrées les funérailles de notre dernier bûcheron, Monsieur Jules VANDERESSE, qui est mort comme il avait vécu, simplement. Notre vieux bûcheron était en effet un philosophe, sachant se contenter de peu. Il aimait la forêt au sein de laquelle il a passé sa vie à abattre des arbres séculaires sous les rudes coups de sa cognée. Il était aussi notre dernier faucheur public. Avec lui, un peu de poésie s’est donc éteinte. Signalons aussi que notre vieux bûcheron avait élevé une très nombreuse famille à laquelle nous présentons nos condoléances.

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  10 SEPTEMBRE 1940

LE TRAFIC FERROVIAIRE

On nous informe que, très prochainement, le trafic ferroviaire sera intensifié sur les lignes « Acoz-Mettet », « Acoz-Florennes » et « Acoz-Châtelineau », pour les trains de voyageurs. Il y aurait deux trains « descendants » et deux trains « montants » en plus par jour. Les riverains de ces deux voies ferrées s’en réjouiront certainement. Le rétablissement du trafic jusque châtelineau leur a déjà fait grand plaisir. Ainsi, lentement mais sûrement, la vie normale reprend.

LES POTEAUX ELECTRIQUES

On procède actuellement à la pose de lignes aériennes conductrices de courant sur les nouveaux poteaux en acier qui remplaceront ceux en bois vraiment trop vétustes. Voilà une bonne mesure car cette substitution de l’acier au bois évitera bien des inconvénients en périodes de grand vent et de la chute des neiges.

UNE COLLISION

La courtoisie n’est pas morte. Hier, une rencontre s’effectua entre deux cyclistes qui pourtant roulaient assez modérément. Le choc fut assez fort mais il n’y a eu heureusement que des dégâts matériels. Nous avons enregistré avec plaisir la parfaite courtoisie de ces deux ouvriers qui ne se prodiguèrent pas de gros mots bien qu’ils fussent visiblement contrariés de devoir poursuivre leur route à pied, la roue avant de chaque vélo étant endommagée. Les témoins n’en revenaient pas. Un tel fait est tellement rare qu’il méritait d’être signalé.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 11 SEPTEMBRE 1940

LE TÉLÉGRAPHE

Les relations téléphoniques sont reprises avec le village, comme avant les événements. Ainsi, petit à petit, tout redevient normal, à la satisfaction unanime.

DES ABRIS

La D.A.P. locale a pris ses dispositions en vue d’assurer, dans l’éventualité d’un bombardement aérien, des abris convenables. En divers points du village, les plaques jaunes réglementaires sont placées, mentionnant : « Abri – Luftschuizraum ». Un bon point.

DES VOLS

Des nettoyeurs de clapiers et de poulaillers sont venus faire preuve de leurs tristes talents dans le hameau de Lausprelle, durant la nuit. De plus, un mouton qui paissait non loin de l’église du hameau a été volé. On espère fermement que les voleurs seront bientôt connus.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 17 SEPTEMBRE 1940

A LA MAISON COMMUNALE

Sauf à de rares occasions, notre place communale n’a connu une animation comparable à celle qui y règne aujourd’hui. Il en est de même pour notre maison communale. C’est que notre modeste palladium reçoit de nombreuses visites : ouvriers venant faire viser leur carte de secours ou toucher leurs locations, possesseurs d’autos et de motos venant s’enquérir du jour de distribution de l’essence, commerçants ayant besoin d’un « papier », gens en quête d’un renseignement, femmes jaseuses, c’est leur mignon péché, venant mensuellement s’approvisionner en timbres. Et parmi tous ces visiteurs, on voit s’affairer conseillers et employés communaux dont le constant souci est de donner satisfaction à tout le monde selon les lois en cours. Et forcément notre place s’est muée en forum où se tiennent parfois de paisibles conciliabules qui se terminent souvent par de bons mots. Indifférente à ce va-et-vient, notre église est là grave et figée comme un sarcophage mérovingien. Et sur son socle de pierre, le buste du célèbre maître des Forges et de Verreries de DORLODOT, premier bourgmestre de la Belgique de 1830, regarde impassible cette animation à laquelle il s’habitue déjà. C’est que maintenant les services administratifs communaux constituent plus que jamais le centre de gravité de notre vie, résultat de la révolution opérée par l’instauration de l’ordre nouveau.

A LA GARE

Peu à peu notre station de chemin de fer reprend sa physionomie d’avant les évènements de mai dernier. Le personnel est rentré et, sous les ordres du chef de station, a remis tout en ordre. Actuellement des ouvriers procèdent au désherbage des voies. Si les convois de voyageurs ne sont pas nombreux, il n’en est pas de même des trains de marchandises dont les rames sont souvent interminables. Il est vrai que maintenant le trafic s’effectue vers Florennes et Walcourt en attendant la reconstruction des ponts sur la Sambre. Au qui, de temps en temps, s’effectuent des chargements de sable et de terre glaise. Et quel plaisir d’entendre le souffle puissant des locomotives, les coups de sifflets stridents, la chanson des bielles célébrant le progrès et le roulement des trains. Quel plaisir aussi de voir flotter au-dessus des trains ces nuages de fumée, tels une chevelure dont les boucles imprécises à l’extrémité, se relevant en volutes légères, s’amincissant à l’infini pour se résorber peu à peu dans les vapeurs du ciel. Chacun retrouve ainsi sa vie d’il y a quelques mois.

TRAVAUX

Il y a quelques semaines, nous nous souhaitions que les travaux de réfection de la grand’route soient repris à bref délai. Actuellement, c’est chose faite, les travaux ont repris le mardi 10 courant. La dure musique a repris, la musique des paveurs dont les instruments sont le marteau et la pesante « demoiselle ». On espère que ces travaux seront menés rondement afin qu’ils soient terminés dans le plus bref délai.

CONSIDERATIONS

Sans le boulanger aurions-nous du pain ? Chez nous, nous n’avons jamais manqué de boulanger, sauf à l’époque où nos ménagères cuisaient leur pain au four banal. En ce temps-là, toutes les femmes étaient boulangères. Nous avons eu trois boulangeries ? Il nous en reste deux aujourd’hui ; une au Centre, l’autre au hameau de Lausprelle. Mais le travail n’est plus le même en raison de l’emploi du pétrin mécanique et des fours électriques. Aussi évoquons-nous le fournil tout blanc avec ses murs chaulés, la grande table enfarinée, les sacs rebondis appuyés contre le mur, la maie où gonflait la pâte, et le boulanger lui-même avec sa vareuse sans manches, son pantalon et son tablier de toile. La besogne du boulanger était rude. Il fallait des poings solides pour remuer, presser, retourner, déchiqueter, déchirer la pâte. Et puis, quand le four ouvrait sa grande gueule et vomissait son haleine brûlante, que les flammes léchaient  la voûte du four, il fallait attiser le feu, racler le pavé, enfourner le pain. Est-ce à dire que la sueur ne perle plus sur le front des braves boulangers et ne ruisselle plus sur ses joues luisantes ? Quel non ! Au contraire, ils travaillaient encore ferme et dur, car leur passage de maison en maison est toujours impatiemment attendu. Le pain, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Quant au boulanger il faudrait le créer bien vite.

AUX ECOLES

Durant quelques semaines les cours des écoles communales des garçons furent centralisés à l’école du Centre, un seul des deux instituteurs étant rentré. Les garçons du hameau de Lausprelle devaient donc se déplacer jusque dans le centre du village, ce qui contrariait un peu les parents étant donné le long chemin à parcourir. Aujourd’hui, tout est rétabli, un jeune instituteur donnant les cours de lecture.

JEU DE BALLE

Les enfants s’ennuyent le dimanche chantait Charles TRENET. Les parents aussi. C’est que l’on n’a absolument rien pour se distraire. Il fait bon rester chez soi à la mauvaise saison, il n’en est pas de même par les beaux après-midis ensoleillés de la belle saison. Et forcément on se rappelle la saine distraction que procurait autrefois la petite balle au tamis et durant quelques années postérieures à 1930 la demi-dure. On se souvient aussi de l’enthousiasme que suscitait la belle phalange des « Coquis », championne de 3e catégorie en 1932 avec les POULAIN, POULEUR, SAINTHUILE, TENRET et BERNY, laquelle joua après remaniements en seconde, puis en première catégorie ainsi que les parties des « Mouchets » de Lausprelle. Toutes firent parler d’elles favorablement. Grâce à elles, tout le monde s’amusait le dimanche d’autant plus qu’il s’était créé une émulation régionale, une grande rivalité sportive. Pourquoi ne recommencerait-on pas en mettant en action les moyens dont on dispose actuellement ? Et si l’on jugeait que la balle au gant est trop coûteuse vu le coût des gants et la grande consommation de balles on pourrait jouer à la pelote dont la beauté est indiscutable et l’attrait très grand par les contre-rechas. C’est d’ailleurs le sport d’été en vogue actuellement.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 25 OCTOBRE 1940

IMPRUDENCE

Vendredi, une auto tirant une remorque, passait sur la grand’route. Soudain, la remorque se détacha, fila de côté et culbuta. Elle s’arrêta juste à temps pour ne pas blesser un garçonnet de 5 ans qui était debout devant sa maison ; le fils de Monsieur Pierre DECOURT, chef électricien à la division de Moncheret des Aciéries et Minières de la Sambre. On constata que la remorque était simplement attachée à la voiture avec une corde, ce qui est une grande imprudence.

MARGARINE

La margarine est arrivée dans les magasins, à la grande joie des ménagères qui se sentent soulagées. Tant mieux, cela va leur permettre de faire quelques bonnes sauces. Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 26 OCTOBRE 1940

DEUX ACCIDENTS

Monsieur Marcel HOUYOUX, l’ancien coureur cycliste bien connu, habitant Bouffioulx, descendait à vélo la route de Villers-Poterie, lorsqu’il dérapa et s’abattit sur le sol. Après avoir reçu les premiers soins nécessités par son état, il fut transporté en ambulance à l’hôpital de Châtelet où il est resté en traitement. Le médecin a diagnostiqué une fracture du crâne. Cet accident a provoqué dans le village un grand émoi car la victime y avait eu jadis de nombreux admirateurs.

Marcel HOUYOUX 650

Mardi vers 4 heures de l’après-midi, un auto-camion a tamponné au quartier de la brasserie un cycliste rentrant de son travail. L’état de la victime, âgée de 60 ans, ne paraît pas bien grave.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 28 NOVEMBRE 1940

LES « BARRIÈRES »

Nous avons cité plus haut la «  Barrière » et la « Cabane ». Deux noms avons-nous écrit, qui pleurent bon le folklore. Et de fait, ils nous viennent d’une époque révolue. Il y avait 4 « Barrières » à Acoz : Une au hameau de Lausprelle, presque à la limite du village, sur la route qui mène à Couillet ; la seconde en plein cœur de la commune, près de la cure, aux 4 Chemins « Barrière di chez l’Curè » ; la troisième à la côte de Gerpinnes « Barrière dou Tienne » ; et la quatrième près de la «  vieille station ». De ce fait, les entrées et les sorties du village étaient bien gardées. Il ne s’agissait certes pas de fortins mais d’endroits où devaient être payé l’octroi. Les bureaux eux, dont deux se nommaient « cabanes » étaient naturellement des cabarets dont les tenanciers faisaient des affaires d’or. A cette époque déjà lointaine, tous les véhicules passant en ces lieux étaient soumis au paiement d’une taxe, ce qui ne se passait pas toujours sans heurts. Si les habitués s’arrêtaient de bonne grâce, principalement des routiers qui en profitaient pour boire une pinte, certains étrangers plus malins arrivaient au grand trot de leurs chevaux et brûlaient la consigne, sous les imprécations de la préposée qui n’arrêtait pas de crier : « Barrière ! Barrière !… ». Tous ces cabarets étaient aussi les lieux de rendez-vous des joyeux drilles et des Seigneurs Grandgoussiers héros de « pasquéyes » truculentes que les vieux ont conservées fraîches dans leurs mémoires. Breughel eût pu en ces lieux exercer son talent de peintre de la joie populaire. L’octroi fut supprimé il y a longtemps déjà et les cabarets un à un fermèrent leurs portes. Un seul resté en honneur « l’Barrière dou Tienne ». Un peu du passé est mort.  Nous avons voulu le faire revivre un instant.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 31 DECEMBRE 1940

OCCULTEZ LE MATIN COMME LE SOIR

Le Gouverneur de la Province du Hainaut nous communique : « L’autorité allemande se plaint que l’occultation n’est pas suffisante ». Il est rappelé qu’afin d’éviter de graves ennuis l’occultation doit être complète et que, contrairement à ce que beaucoup pensent, elle doit être faite le matin comme le soir jusqu’à ce que la lumière du jour soit bien complète. L’occultation des autos, motos, vélos doit aussi être entière ; on ne peut laisser diffuser que la lumière strictement nécessaire. Les véhicules qui ne satisferaient pas à ces conditions pourraient être saisis. Il importe que tous observent scrupuleusement ces règlements sous peine de se voir punir sévèrement et privés, le cas échéant, de leurs véhicules.

Commentaire d’Etienne ELOY

J’ai lu comme d’habitude avec un grand intérêt, ce nouveau travail qui nous informe de faits que je n’ai pas connu vu mon âge! Un des articles « occultez le matin comme le soir » m’interpelle.

Dans la maison familiale, nous avions une pièce à l’arrière du bâtiment adossé au jardin, qui comme fenêtre possédait une verrière en forme de pyramide en verre avec une structure métallique. La toiture étant une plate-forme en zinc. Elle se situait au centre du plafond afin de disperser la lumière dans toute la pièce. Lorsque j’avais environ 8 ou 9 ans, j’avais remarqué une sorte de verrou en bois sur le plafond aux 4 coins de cette verrière. Curieux, j’avais demandé aux parents à quoi servaient ces espèces de papillons en bois. J’ai eu comme réponse que c’était pour cacher la lumière qui aurait pu être vue à l’extérieure, en fixant un cadre sous la verrière avec une toile noire au moyen de ces papillons de bois.

Voilà l’explication de ce qu’était l’occultation chez nous pendant la guerre.

On apprend tous les jours ! 

                                                                 Etienne ELOY

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Tous ces articles étaient signés « V.T. », les initiales de Victor TAMINES. Ce dernier habitait avec sa famille sur la place du Dessus-du-Bois. J’ai fréquenté l’école communale du village avec son fils Baudouin et celui-ci se connecte régulièrement sur notre blog. Il m’a donc été facile de le contacter pour lui demander de nous présenter son papa. Ce qu’il nous a fait avec grand plaisir.

Victor TAMINES

Il est né le 8 décembre 1909.

Il a fait ses études chez les Frères à Châtelet pour ensuite fréquenter l’école Pigier (École de commerce). Il a travaillé pour une société d’import-export avant de rejoindre les magasins « L’ABEILLE » à Marcinelle où il a rencontré Maman. (Maria SEGERS).

Ils ont eu deux enfants : Guy en 1936 et moi, Baudouin, en 1948.

Ils sont venus habiter à Acoz, d’abord à la rue de la Raguette avant de déménager à la rue du Dessus-du-Bois dans la maison où habitait mon grand-père paternel, veuf.

Papa fut employé aux Usines de Moncheret où il y restera jusqu’à son décès en 1968.

VICTOR TAMINES 650

Il a écrit des articles sur Acoz dans divers journaux régionaux : « Le Journal de Charleroi », « Le Rappel, » « L’ndépendance », » Vers l’Avenir. » Je crois aussi des articles plus généraux dans l’hebdomadaire « Le Moustique ». Ses sujets préférés, en dehors des événements locaux, étaient le jeu de balle dont il était grand amateur et les Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse. (Saint-Roch et Saint Frégo à Acoz et Sainte-Rolende à Gerpinnes auxquelles nous assistions sans faute chaque année).

En 1964, il a écrit quelques articles sur le passage des troupes françaises à Acoz et la chasse que leur fit l’armée allemande vers Gozée.

Il a participé aussi au « Comité Scolaire » sollicitant des lots auprès des entreprises pour des tombolas afin notamment de créer une bibliothèque à l’école communale.

Il s’est aussi beaucoup intéressé à l’histoire des habitants du château d’Acoz et à Octave PIRMEZ mais aussi à la famille de DORLODOT.

                                                              Baudouin TAMINES.

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© Alain GUILLAUME – 9 mai 2024.

Sortie des tomes 3 et 4 des ouvrages « ACOZ de A à Z »

Pour faire suite aux éditions des deux premiers tomes et de la photothèque, les tomes 3 et 4 sont à présent disponibles.

couvertures

Ces deux ouvrages accueillent plus de 180 dossiers relatifs à l’histoire locale. Ces derniers ont été publiés sur le blog d’Acoz (https://acozblog.com).

Plus de 320 pages par tome. Format A4, impression quadrichromie sur papier satiné 130g, reliure dos carré.

Les plus importants dossiers traitent de :

– l’histoire de l’Ecole du Couvent des Sœurs de la Providence – plus de 100 photos de classe avec identification des élèves et enseignants (de 1898 à 2002) ;

– la dénomination de la « maison autrichienne » ;

– la première maison communale ;

– la crypte de l’église paroissiale Saint-Martin ;

– les desservants et curés de la paroisse Saint-Martin ;

– les anciennes gares ;

– les barrières de perception ou de l’octroi ;

– les dernières élections communales acoziennes ;

– le quai de déchargement des sablières ;

– le café DAFFE-TENRET ;

– les magasins du village ;

– l’histoire des bureaux de poste ;

– le pré-RAVeL de l’ancienne ligne de chemin de fer 138 (tronçons 2 et 3) ;

– l’assassinat d’Hector POULEUR, le procès des assassins, la cérémonie d’hommage ;

– des écrits d’Octave PIRMEZ ;

– le moulin « SCIEUR » ;

– visite de saint Nicolas en hélicoptère avec photos-souvenirs des jeunes acoziens de l’époque ;

– les comités de jeunes ;

– les anciennes fêtes communales ;

– l’orchestre « LES FELINS » ;

– les processions religieuses ;

– les anciens tambours-majors et sergents-sapeurs ;

– la carrière de grès ;

– les sobriquets ;

– la toponymie ;

– d’Acoz à Jacques de Compostelle ;

– l’abri anti-aérien de la gare ;

– la charronnerie ;

– précisions sur « El rûwe du Madjustêr » ;

– d’autres petits dossiers relatifs au village.

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Si vous désirez acquérir ces ouvrages, vous pouvez me contacter via mon adresse mail : a.guillaume@skynet.be en précisant vos nom, prénom, adresse complète et numéros de téléphone ou GSM ou en passant à l’imprimerie GUILLAUME, rue de Moncheret 28 à Acoz.

Les deux ouvrages sont en vente au prix de 45 euros (les 2 tomes), à verser sur mon compte bancaire : BE61 1262 0887 4517 (Alain GUILLAUME) ou en réglant cette somme à l’imprimerie, rue de Moncheret 28 à Acoz (le Bancontact de l’imprimerie n’est pas disponible pour ce paiement).

Alain GUILLAUME – Rue de Moncheret 24 – 6280 ACOZ – 0479 71 07 83 (uniquement par SMS)

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Alain GUILLAUME – 27 mars 2024.

Le gardien du souvenir tire sa révérence

Il fut planté en septembre 1951, juste à côté du monument dédié aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale. D’année en année, on a suivi sa croissance, gagnant ainsi sa place en protégeant l’œuvre d’art signée Zéphir BUSINE.

1 Monument Moncheret 640

De ses 25 mètres, ce peuplier a dominé le quartier du centre d’Acoz, défiant le clocher de l’église Saint-Martin. A combien de moments sacrés il aura assisté, les cérémonies patriotiques du 11 novembre, les dépôts de fleurs des Compagnies de Marcheurs, les hymnes nationaux, les visites de nos jeunes écoliers…

Il aura rempli sa tâche en protégeant le lieu sacré de son imposante carrure, bravant vents et intempéries. Bien que toujours en parfaite santé, les bases ne suivaient plus à assurer sa stabilité nécessaire et la dramatique et logique décision devait suivre.

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« Adieu, l’ami, on t’aimait bien, tu sais… c’est dur de mourir au printemps, tu sais ».        (Jacques BREL)

Souvenir…

9 SOUVENIR PEUPLIER 650

Espérons maintenant un nettoyage haute pression du monument et la suppression des 2 emplacements de parking…

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© Alain GUILLAUME – 7 mars 2024

Première journée de plessage à Acoz


Terra Nostra Gerpinnes

Une trentaine de mètres d’aubépine ont été plessés ce samedi 2 mars 2024 le long du Courtil Morette, à deux pas du Marais des Guichoux et du verger de Terra Nostra Gerpinnes.

Bravo à tous les participants d’avoir bravé le vent et les épines pour faire revivre cette belle tradition paysanne ! Merci à Pierre GOFFIOUL pour la qualité de la formation et merci aux 82 grues cendrées qui ont survolé le chantier pour nous encourager !

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Les haies plessées sont des clôtures vivantes qui servaient jadis à contenir le bétail. Avant l’apparition du fil barbelé et de l’agriculture industrielle, un réseau de haies bocagères, entretenues par les paysans, structurait nos paysages et permettait l’épanouissement d’une vie sauvage exceptionnelle !

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                                                              Hervé DE MORI

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Alain GUILLAUME – 4 mars 2024.

Les pèlerinages à Lourdes

Dès son arrivée à la paroisse Saint-Martin d’Acoz en 1954, le curé DOUBLET s’est intéressé aux pèlerinages annuels à Lourdes. Organisés par le diocèse de Tournai, l’objectif était de préparer et d’animer spirituellement les pèlerinages proposés chaque année dans le but de permettre aux pèlerins valides, malades ou en difficulté, jeunes ou plus âgés, de se rendre sur ce lieu saint. Le voyage s’effectuait en train.

L’abbé DOUBLET préféra rejoindre le mouvement carolorégien « F.P.L. – FAMILLES POPULAIRES LOURDES ». Il organisait une tombola qui, pour une somme modique, permettait à quelques paroissiens d’être tirés au sort pour la gratuité du voyage. Avec les bénéfices réalisés, un malade de la paroisse bénéficiait lui aussi de la gratuité. Bien sûr certains paroissiens malchanceux participaient régulièrement en s’acquittant des frais requis.

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Le curé était chaque année de la partie. Les pèlerins participaient aux diverses cérémonies : les messes matinales, les vêpres, les processions la nuit tombante où des milliers de pèlerins se rassemblent et marchent en chantant, flambeau à la main, de la Grotte des Apparitions à l’esplanade de la basilique Notre-Dame du Rosaire,  sans oublier les offices à la grotte et la visite à la fontaine pour y boire l’eau miraculeuse. Certains accédaient à la piscine pour y être immergés brièvement.

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Notre curé aimait aussi l’animation en dehors du sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes et certains récits faisaient mention de moments assez arrosés aux terrasses ensoleillées…

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Clémence Aline 650

Les souvenirs et anecdotes de Gérard WERTZ

J’ai rendu visite à Gérard WERTZ qui a participé au pèlerinage de 1969 :

« Nous sommes partis de la gare de Charleroi. Le convoi était constitué de voitures de la S.N.C.F. ; c’est une motrice diesel de la S.N.C.B. qui nous amena au point frontière de Quévy. Sur le territoire français, une motrice électrique française allait nous amener à Lourdes. Mais le voyage n’a pas été facile : nous étions le 21 juillet, une journée sous une chaleur étouffante ; nous voici dans la banlieue de Paris et notre convoi fut dirigé sur une voie annexe dans un endroit désert ; nous y sommes restés quelques heures dans une fournaise insoutenable ; heureusement que nous avions emporté quelques bouteilles d’eau dans nos bagages ! Le 21 juillet 1969 : le premier pas de l’homme sur la lune, premier maillot jaune de notre Eddy national et… des pèlerins acoziens égarés sur les routes françaises ! »

« A notre arrivée à l’hôtel, le curé DOUBLET me demanda de partager sa chambre, prétextant les insomnies occasionnées les années précédentes par les ronflements de Edgard TENRET ».

« Notre garde champêtre Marcel BERNY était des nôtres mais malheureusement son séjour s’est passé en chambre suite à des problèmes de santé. »

« Nous portions une cocarde aux couleurs nationales belges et suite au podium d’Eddy MERCKX, on avait droit à de nombreuses marques de sympathie de la part des Français : « Allez les p’tits belges » ! ».

« En fin de journée, après les divers offices au sanctuaire, le curé DOUBLET nous conviait à le rejoindre en terrasse pour un moment de détente… Il appréciait le Picon et le vin blanc… ».

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Souvenir de Baudouin TAMINES

CANIF Baudouin TAMINES 650

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© Alain GUILLAUME – 19 février 2024.

Atelier « haies plessées » à Acoz

Une première dans le Hainaut !

Le samedi 2 MARS, TERRA NOSTRA GERPINNES organise une journée de FORMATION consacrée au plessage des haies champêtres… Venez (re)découvrir ce savoir-faire ancestral exceptionnel !

La formation sera donnée par notre ami Pierre GOFFIOUL, figure désormais incontournable du plessage en Wallonie.

Au programme (9h30-16h30) : exposé théorique + atelier pratique (plessage d’une trentaine de mètres de haie d’aubépine et d’autres essences).

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Infos pratiques : PAF : 20 €/pers. Places limitées (10 maximum). Réservation obligatoire : herve@terranostragerpinnes.be

Prendre son pique-nique et des vêtements adaptés à la météo.

Matériel requis : gants épais, lunettes de protection + outils de taille (serpe et/ou scie égoïne, sécateur, coupe-branches…)

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Heure et lieu de RDV : 9h15, place d’Acoz (rue Saint-Martin).

Au plaisir de vous y voir !

TERRA NOSTRA cultive le feu sacré : s’inspirer des Anciens, collaborer avec la Nature, agir pour les générations futures.

Merci à Davide ARCA pour son aide et ses photos.

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Recueilli par Alain GUILLAUME – 15 février 2024.

Les arbres remarquables

Suite à l’article publié sur ce blog relatif aux « Inséparables », Alain PAQUET, chargé d’études chez Natagora et ancien Acozien, m’a fait part de la présence d’arbres classés « arbres remarquables » dans le village.

Pour présenter un dossier complet, j’ai fait appel à André BAILY, Chef de Brigade d’Encadrement des Eaux et Forêts, aujourd’hui à la retraite. Ce dernier s’est dit honoré et a de suite lancé les recherches d’archives et de documents officiels.

Voici ses conclusions :

Dans l’écrin de verdure que constitue le village d’Acoz, la présence d’arbres dits « remarquables » n’a rien d’étonnant.

Mais qu’est-ce donc un arbre remarquable d’un point de vue législatif ?

La réponse se trouve dans le Code de Développement Territorial – CoDT – Wallonie entré en vigueur le 01/06/2017.

Je me limiterai à un bref énoncé de la législation actuelle, les puristes trouveront les précisions qu’ils souhaiteraient en consultant l’ouvrage susmentionné.

Sont considérés comme arbres remarquables :  les arbres et arbustes remarquables répertoriés individuellement, en groupe ou en allée, pour leur intérêt paysager, historique, dendrologique, folklorique ou religieux, de curiosité biologique, leur taille exceptionnelle ou le fait qu’ils constituent un repère géographique, sur des listes établies conformément à la législation POUR AUTANT qu’ils soient visibles dans leur entièreté depuis un point de l’espace public.

En outre, ils doivent avoir, à 1 mètre 50 du sol, une circonférence minimale de 150 centimètres.

Il existe, de plus, une liste officielle d’arbres, d’arbustes et de haies remarquables mise à jour tous les 3 ans suivant une procédure spécifique.

Actuellement, à Acoz, 4 arbres sont repris dans cette liste des arbres et haies remarquables de Wallonie.

Carte arbres Acoz 650

Dans le parc du château d’Acoz (entre les deux étangs), un aulne glutineux (alnus glutinosa) d’une circonférence de 2 mètres 64 (observation officielle 1992), une taille exceptionnelle pour un arbre de cette essence. (Voir carte position 7/2).

Aulne glutieux 650

Aulne-glutineux-Alnus-glutinosa 650

Egalement, à l’intérieur du même parc (derrière le château, à l’orée du bois), un hêtre commun (fagus sylvatica) d’une circonférence de 4 mètres 35. (Voir carte position 7/1).

Hêtre commun 650

Malheureusement, cet arbre est mort depuis quelques années, foudroyé par l’orage.

Mais ce n’est pas parce qu’un arbre meurt que la vie le déserte. Bien au contraire, il sert, notamment, d’habitat et de nourriture à de nombreuses espèces végétales et animales, insectes, oiseaux, mammifères.

Il devrait continuer encore de nombreuses années à favoriser la biodiversité. En effet, son propriétaire, Tony CAMMAERT, a pris la décision de le conserver sur pied un maximum de temps. 

MM. CAMMAERT ET BAILY 650

Vous aurez la possibilité de découvrir ces deux arbres lors des festivités de Pentecôte à l’occasion du passage de la châsse de sainte Rolende au château.

PLAN CHATEAU 650

Deux arbres, en bordure du chemin emprunté par les Marcheurs et pèlerins lors de la Sainte-Rolende et de son tour au mois d’octobre, qui part de la rue de la Tour Octavienne pour rejoindre le Calvaire de Villers-Poterie (à gauche dans le premier virage, vous ne pouvez pas les manquer).

Plan chemin Ste-role,de 650

Un tilleul à petites feuilles (tilia cordata) d’une circonférence de 6 mètres 90 (observation 1992). (Voir carte position 8/1).

Rue Tour Octavienne Acoz 650

Un chêne pédonculé (quercus robur) d’une circonférence de 4 mètres 53 (dimension relevée le 2 février 2024, la dernière observation officielle date de 1992 et l’arbre mesurait alors 4 mètres 10). (Voir carte position 8/2).

Chene pédonculé 650

Chêne pédonculé 650

Tilleul chêne 650

Espérons que bientôt d’autres arbres remarquables soient ajoutés à cette liste, plusieurs le méritent assurément.

                                                                            André BAILY.

Les « oubliés »

Les deux « inséparables » situés le long du RAVeL (voir le dossier « Les Inséparables » du 26 décembre 2023) ne sont pas repris dans la liste officielle mais sont remarquables au sens de la loi. André BAILY l’explique très bien dans la définition au début de ce dossier.

Philippe WENKIN 1 650

Il est à souhaiter qu’ils méritent plus d’attention.

« Le Bonsaï »

Voici un de leur voisin qui mériterait lui aussi une reconnaissance. Alain PAQUET m’en a fait la remarque dernièrement : « Autre arbre remarquable, « mon grand chêne », celui de mon enfance, à l’ancien passage à niveau de la ligne 137, en bas de la « Croix d’Acoz », non loin de l’ancienne propriété de mes parents ; un chêne qui a eu l’idée saugrenue de pousser sur un rocher, sa silhouette ronde avec branches basses est particulièrement jolie ». 

Celui-ci est surnommé « le bonsaï » par bon nombre d’Acoziens.

Bonsai Alain 650

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Dans l’attente d’une reconnaissance officielle, je vous propose d’admirer les splendides clichés signés Christian DENEFFE qui l’avait repéré depuis bien longtemps.

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Montage 4 saisons 650

Peinture réalisée par l’artiste-peintre gerpinnois Charles HISTACE (Collection privée Jean-Louis HENRIET).

BONSAÏ Histace 650

Je tiens à remercier vivement André BAILY, Tony CAMMAERT, Christian DENEFFE et Jean-Louis HENRIET pour l’aide précieuse apportée lors de la création de ce dossier.

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© Alain GUILLAUME – 12 février 2024.

Le pertuis dans les Fonds d’Acoz

Réalisé par la province de Hainaut en 2023, ce pertuis est un ouvrage qui re-canalise « le Ruisseau du Charnoy » depuis la propriété de DORLODOT au « Ruisseau d’Hanzinne », dans les Fonds d’Acoz.

Il traverse la N975, le RAVeL et la propriété de M. et Mme BOSSIS (société DECO-CHALET).

L’ancien voûtement en brique, datant des débuts de la sidérurgie à Acoz, était en très mauvais état. Il était effondré à certains endroits et pratiquement obstrué, ce qui provoquait les inondations que l’on a connues  en ce lieu ces dernières années.

             Philippe BUSINE, Bourgmestre de Gerpinnes

1 Plan Pertuis 650

2 Empierrement 650

3 Pertuis souterrain 650

4 Sortie pertuis 1 650

5 Sortie pertuis 650

6 Dominique BOSSIS 650

7 Inondations 22.8.2011

Je tiens à remercier Philippe BUSINE pour son attention à ma demande de renseignements concernant ces travaux.

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© Alain GUILLAUME – 6 janvier 2024.

Les inséparables

Depuis des décennies, voire des siècles, ces deux géants, robustes et majestueux, dominent la plaine à la sortie du village, non loin de l’actuelle chèvrerie du moulin.

De nombreux animaux y ont établi refuge. Les écureuils y bourrent les glands en prévision de l’hiver. Sur les plus hautes branches, les rossignols ont dressé leur nid. Entre leurs énormes racines, gîtent les lapins à l’abri de tous les dangers…

Sur le RAVeL de l’ancienne ligne de chemin de fer Châtelet-Florennes, les photographes, amoureux de la nature, les ont vite repérés et les immortalisent en toutes saisons.

Les troncs plissés et ridés nous rappellent les blessures encourues lors des nombreux excès de la nature qui, en toute saison, les ont agressés.

Ils ont assisté aux deux grands malheurs qui ont affecté notre village : l’incendie du centre le 24 août 1914, les furies du « Ruisseau d’Hanzinne » tout proche qui ont provoqué les inondations ravageuses du 24 août 1987.

Personnellement, je les ai toujours connus, lorsqu’avec les copains on passait non loin d’eux pour rejoindre « Les Marlères », notre terrain de jeux préféré (voir « ACOZ de A à Z, tome 2, pp. 166-171). Ils étaient trois, abritant et protégeant la brave Joséphine TENRET, dite « Fine del Gate», qui y faisait paître ses chèvres, ainsi qu’Alphonse STIL qui y tombait souvent dans les bras de Morphée, délaissant la surveillance de ses moutons.

Dans les années 60, un violent orage eut raison d’un d’entre eux qui allait y perdre vie. Les deux survivants ont vraisemblablement conservé les souvenirs du passé dont les nombreux passages des locomotives à vapeur et diesel ainsi que les plus discrètes michelines. Ils doivent bien se demander où ces convois sont passés. Ils se contentent maintenant des promeneurs bien plus reposants.

Lorsque vous les rencontrerez, arrêtez-vous quelques instants… ils adorent ça.

Ah, j’oubliais, je les ai surnommés « les inséparables ».

André ROMAIN 650

Christian DENEFFE

Véronque DEGUELLE 1 650

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Véronique DEGUELLE 3 650

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Dany ROUARD 1 650

Dany ROUARD 2 650

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Jean RENSON 650

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Les inséparâbes

Qwè ç’qui c’èst deûs-âbes, ô payis èyu ç’qui gn-a tél’mint… ?
C’èst quasimint lès nosses ! Is sont ène mièyte da nos-ôtes, lès routeûs, lès pèstèleûs, dès tch’mwins di no campagne èyèt du Ravel ! On passe adé zéls dès dijènes di côps par mwès, a toutès sésons, pa tous lès tins…
On s’arête voltî pa d’vant leû majèstè ! Dji m’ seû d’ja surpris a leû tapér ène divisse…
Dji n’ sé passér wout’… Dji lès prin en foto… Dj’èn-é dès dijènes èt dès dijènes…
C’è-st-in pwint di ricon’chnance…
Aléz a d’mwin les inséparâbes !
                                                                                 Cabu

Qu’est-ce que c’est, deux arbres au pays où il y en a tellement… ? C’est quasiment les nôtres ! Ils sont un peu à nous, les promeneurs, les marcheurs des chemins de notre campagne et du Ravel ! On passe à côté d’eux des dizaines de fois par mois, à toutes saisons, pas tous les temps… On s’arrête volontiers devant leur majesté ! Je me suis déjà surpris leur parlant… Je ne sais passer outre, Je les prends en photo… J’en ai des dizaines et des dizaines… C’est un point de reconnaissance… Allez, à demain les inséparables !

                                                                               Cabu

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© Alain GUILLAUME – 26 décembre 2023.

La restauration de la statue de saint Roch

En 1866, une nouvelle épidémie de choléra sévit dans notre région ; ce n’est pas la première durant ce XIXe siècle, mais la précédente en 1849 a laissé de très mauvais souvenirs avec plusieurs décès observés, dont celui de Thérèse HOUYOUX, l’épouse du Baron Eugène de DORLODOT.
Il n’est donc pas étonnant que la population se mobilise pour tenter cette fois de juguler au mieux le risque. En plus de saint Frégo qu’on invoquait de manière traditionnelle dans le village, on décide de s’adresser également à saint Roch, bien connu et beaucoup prié dans les environs. Une statue est donc acquise, et pour la première fois, les habitants vont la promener à travers le village afin que le saint protège toute la population. Et le saint accorda sa protection…
Ainsi, depuis 1866, chaque année, la statue de saint Roch est promenée à travers le village « jusque Lausprelle », comme s’y est engagé le comité en 1884.

St avant rénovation 500 150

Malheureusement, probablement dans les années 1970, des Marcheurs laissent tomber la statue lors de la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo. Une nouvelle statue remplace la première, mais la Fabrique d’Eglise décide de tenter la réparation de la statue originale et la confie à l’Institut Saint-Paul de Florennes, section « bois ».
La cassure siège surtout au niveau de la tête qui est détachée du tronc ; les professeurs et étudiants parviennent à refixer parfaitement la tête, moyennant une utilisation prolifique de mastic, dont ils font encore usage pour combler d’autres anomalies, fissures ou lacunes observées. Si bien que la statue ne peut plus être exposée, et que la couche picturale qui la recouvre ne peut plus être rétablie. La statue est ainsi rendue à Marcel DEBERG, trésorier à l’époque, qui la conserve chez lui.

Les années passent, on oublie la statue, le conseil se renouvelle, mais Marcel DEBERG est toujours présent. Un soir, lors d’une réunion de la Fabrique d’Eglise, Marcel nous apporte la statue… Tous, nous sommes sidérés : nous connaissions l’histoire de la statue, mais tous, nous pensions qu’elle avait été éliminée après l’accident. Et la voilà devant nous, entière, mais complètement maculée de mastic blanc.

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Le soir même, la décision est prise : la statue sera confiée à l’Ecole de la Cambre, à Madame DECROLY, responsable de la restauration des sculptures, et qui a déjà restauré nos bustes-reliquaires en 2005-2006. Le dépôt est officialisé en juin 2008.
Le travail sera long car, au départ, peu gratifiant pour les étudiants : il faut commencer par dissoudre le mastic et le retirer petit à petit sans altérer la couche picturale sous-jacente. Et puis vient seulement le travail de restauration proprement dit, qui répare les lacunes, les fissures ou les dégâts provoqués par des insectes xylophages, et corrige les altérations de la polychromie.

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Après  15 années de travail réalisé par une vingtaine d’étudiants, ce 11 octobre 2023, nous récupérons enfin notre statue de saint Roch, remise à neuf, telle qu’elle était en 1866, lorsque les Acoziens la promenèrent pour la première fois dans les rues d’Acoz…

Cette statue de saint Roch est à nouveau exposée dans notre église, mais pour lui éviter de vivre à nouveau une mauvaise aventure, c’est toujours la statue de plâtre qui sortira lors de la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo…

 

Caractéristiques de la statue

Datation : entre 1851 et 1900, selon l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA)
Composition : statue de bois (tilleul), évidée afin d’éviter les fentes de cœur, et refermée par une planche à l’arrière.
Polychromie : la polychromie actuelle est la troisième appliquée sur la statue ; sur le dos du manteau, deux petites plages laissant voir les polychromies antérieures ont été conservées.

Exemple de restauration : index de la main gauche

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© Bernard ALEXANDRE – 29 novembre 2023.

Acoz dans la presse régionale au 19e siècle

Pour une bonne lisibilité, j’ai retranscrit toutes ces coupures de la presse régionale : LE JOURNAL DE CHARLEROI,  LA GAZETTE DE CHARLEROI, L’INDEPENDANCE.

ACOZ – octobre 1848 – Nomination des bourgmestres et échevins – Province de Hainaut – Arrondissement de Charleroi – ACOZ : bourgmestre, de DORLODOT E ; échevins PHILIPPE M. et SCIEUR A.

ACOZ – 5 avril 1849 – Un événement bien triste est arrivé mercredi dernier à Biercée près de Thuin. Le nommé Dieudonné PATIGNY, âgé de 33 ans, cabaretier, domicilié à Acoz, revenait de Maubeuge avec deux chevaux de luxe adressés à M. de DORLODOT d’Acoz. Ce malheureux avait eu l’imprudence de se lier au poignet, au moyen d’un noeud coulant, le licou de sangle avec lequel était bridé le cheval qu’il tenait à la main. Sur la grande route de Biercée, ce cheval s’emporta et entraîna à une telle distance que son infortuné conducteur que, lorsqu’on arriva pour porter secours à celui-ci, on ne trouva plus qu’un cadavre horriblement mutilé. Il avait, suivant la déclaration de M. MAILARD, médecin, le cou rompu, et la mort a dû être presqu’instantanée.

Il fut inhumé dans l’ancien cimetière d’Acoz. On trouve toujours trace de sa plaque scellée au mur de l’église paroissiale Saint-Martin.

PLAQUE PATIGNY 600

ACOZ – 22 juillet 1849 – JUSTICE – Par jugement du tribunal correctionnel de Charleroi, du 19 juillet courant, Jean-Hubert MORIAMÉ, mineur, domicilié à Acoz, a été condamné à 7 mois de prison, pour sévices envers sa mère légitime et sa soeur.

ACOZ – 15 octobre 1852 – Un bien triste accident est arrivé avant-hier, vers 11 heures du matin, à Acoz. Les nommés Célestin et Célina POULEUR, âgés repectivement de 8 et 10 ans, enfants du nommé Célestin POULEUR, journalier demeurant dans cette commune, jouaient dans une sablière lorsque tout à coup est survenu un éboulement considérable. Ils furent recouverts de 8 pieds de terre. Retirés 2 heures après, ils ne donnaient plus aucun signe de vie.

ACOZ – 14 avril 1856 –  On nous écrit qu’un bel orgue dû à la générosité de M. de DORLODOT, bourgmestre et sénateur, a été placé dans l’église de cette commune. L’instrument est à 6 jeux format 7 registres et d’une puissance et d’une égalité de sons remarquables. Chaque jeu parle bien de son vrai caractère, et les jeux doux ont un moelleux des plus agréables.

ACOZ – 6 juin 1856 – Par arrêté en date du 19 mai 1856, le ministère de la justice approuve une délibération du conseil de fabrique de l’église d’Acoz tendant à accorder au sieur Eugène-François de DORLODOT, à Acoz, pour lui et sa famille, la concession d’une tribune dans ladite église, et ce, en considération des bienfaits dont il a gratifiés à cette église.

ACOZ – 4 septembre 1859 – On a découvert à Acoz dans une propriété appartenant à Madame la douairière Benjamin PIRMEZ-DRION des armes antiques, des urnes, des vases et d’autres objets ; malheureusement hormis les urnes, les autres trouvailles ont été brisées par la pioche des ouvriers.

ACOZ – 15 octobre 1896 – REVUE DES PERMISSIONNAIRES – Le commandant de gendarmerie ARCHAMBEAU, de Charleroi, passera la revue des permissionnaires de ce district aux dates, heures et endroits désignés ci-après : lundi 2 novembre à 7 heures 30 à Acoz, école communale des garçons, pour les communes de Acoz, Bouffioulx, Gerpinnes, Gougnies, Joncret, Nalinnes, Presles et Villers-Potteries.

ACOZ – 18 janvier 1860 – En 1846 l’on avait découvert à l’extrémité de bois de Châtelet, sur le territoire d’Acoz, un filon de minerais de cuivre qui, soumis à l’analyse, donna un rendement de 22 %. Une société d’industriels se constitua alors pour l’exploiter et l’on fit tous les travaux de recherches nécessaires mais l’on n’en trouva par la continuation. Ce qu’on avait mis au jour dans le principe était une poche telle qu’on en rencontre dans les exploitations de minerais de fer, et une fois épuisée il avait été impossible  de retrouver le minerais précieux, et bientôt les recherches furent abandonnées. Il paraît qu’on va les reprendre incessamment, et cette fois espère-t-on, elles seront couronnées de succès. C’est jusqu’aujourd’hui le premier filon de minerais de cuivre qu’on trouve dans le bassin de Charleroi.

ACOZ – 21 mars 1865 – Une triple prévention pèse sur Gustave BOLLÉ, âgé de 21 ans, ouvrier lamineur, né à Biesme, demeurant à Acoz. Dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier, il fut trouvé, en compagnie d’un autre individu, chassant dans un bois appartenant au prince de Ligne. A l’approche des gardes, le compagnon prit la fuite et ne put être rejoint par les agents forestiers ; moins heureux, BOLLÉ fut arrêté. Le délinquant aurait, d’après les gades cherché, en se débattant, à leur porter des coups de pieds mais sans pouvoir les atteindre. L’instruction avait, en outre, établi que l’un des braconniers était porteur d’un fusil se démontant à la minute. Le tribunal correctionnel de Tournai condamna Gustave BOLLÉ, pour le fait de complicité de délit de chasse, à une amende de 100 francs, plus à payer une somme de 20 francs à titre de dommages-intérêts envers le propriétaire qui s’était porté partie civile. Le tribunal, par son jugement, écarta la prévention et celle d’avoir été trouvé porteur d’une arme prohibée. Le cour d’appel de Bruxelles a confirmé le jugement.

ACOZ -24 décembre 1865 – A vendre un coupé et phaeton. S’adresser à Louis, cocher, à Acoz.

ACOZ – 16 février 1869 – On nous écrit d’Acoz, le 12 février. Monsieur le Directeur, dans vitre numéro du 10 janvier vous avez annoncé qu’une députation du conseil communal d’Acoz devait se rendre à Ligne pour offrir en cadeau 6 services en argent et une pendule en marbre noir, à Monsieur LENOIR, ancien curé d’Acoz. Ces objets n’étant pas prêts, le départ dû être retardé jusqu’au 7 février. Lorsque la députation du conseil communal et les quelques habitants d’Acoz qui l’avaient accompagnée arrivèrent à Ligne, toutes les cloches se mirent en branle. Nous nous sommes immédiatement rendus dans un estaminet près de l’église, où nous avons exposé nos présents, afin de faire apprécier aux habitants de Ligne combien Monsieur LENOIR était ailé à Acoz. Les 6 services portaient l’inscription suivante : « hommage des habitants d’Acoz à M. LENOIR, curé – Décembre 1868 ». Il était gravé sur la pendule : « Acoz reconnaissant – 1869 ». Nous nous sommes ensuite dirigés vers la cure où Monsieur LENOIR nous reçut à bras ouverts. Monsieur Xavier DEMEURE, premier échevin, a prononcé un discours.

ACOZ – 10 mars 1869 – On nous signale un accident survenu à Acoz. Un ouvrier des carrières de MM. de DORLODOT frères, un nommé Joseph MOREAU, père de famille, a été renversé par un énorme bloc de grès, qui lui a cassé une jambe.

ACOZ – 21 avril 1869 – La mort vient de terminer la belle et laborieuse carrière de Monsieur Eugène de DORLODOT père, ancien sénateur, décédé hier à Bruxelles, à l’âge de 87 ans. M. de DORLODOT était un des plus anciens et des plus considérables industriels de notre arrondissement. I y a pour sa part contribué puissamment à l’introduction dans le pays et au succès de deux de nos principales industries : la verrerie et la forgerie. Le service funèbre sera célébré demain mercredi 21 avril à Acoz. Le samedi 24 avril, un second service aura lieu à Saint-Josse-ten-Noode lez-Bruxelles. Un train spécial partira demain mercredi à 10 heures du matin, de Châtelineau pour Acoz.

ACOZ – 30 janvier 1870 – On a perdu jeudi à midi, près de la station à Châtelineau, un chien d’arrêt pointer, blanc et jaune, de forte taille. Bonne récompense à celui qui le ramènera à M. Octave PIRMEZ.

ACOZ – 2 octobre 1871 – Etude de Me PIRET, notaire à Châtelet.  Vente de taillis et peupliers à Acoz. Le lundi 2 octobre 1871, à 3 heures, chez le sieur  Xavier GILOT, cabaretier à Acoz. A la requête de Monsieur Octave PIRMEZ, il sera procédé par le ministère de Me PIRET, notaire à Châtelet, à la vente de taillis croissant sur le bois du moulin et le bois Bierlu, contenant ensemble 2ha 59a 93ca et de 13 lots de peupliers. Pour renseignements, s’adresser à Félicien TOUSSAINT, garde au château d’Acoz.

ACOZ – 4 octobre 1872 – Nous vous avons annoncé la perte cruelle que vient de faire l’une des plus honorables familles de ce pays. Monsieur Ferdinand-Louis-Benjamin PIRMEZ d’Acoz, au début d’une carrière qui s’offrait à lui sous les auspices les plus brillants et des plus heureux, vient d’être frappé, à Liège, frappé d’une mort subite, dans sa vingt-huitième année. Les nombreux amis de la famille PIRMEZ compatiront vivement à la terrible désolation qui l’atteint d’une manière si inattendue. Un premier service, le corps présent, a été célébré en l’église Saint-Vincent à Liège, le 1er octobre. L’inhumation a eu lieu à Acoz, le 2 octobre. Un second service sera célébré en l’église d’Acoz, demain samedi 5 octobre à ?? heures. Les amis et connaissances de la famille qui par oubli, n’auraient pas reçu de lettre de faire-part, sont priés de considérer le présent avis comme en tenant lieu.

Il s’agit du frère d’Octave. Il serait décédé suite à une blessure provoquée par une arme à feu (accident ou suicide ?).

Fernand Pirmez

ACOZ – 3 juillet 1872 – Elections communales du 1er juillet 1872.  Ont été élus : Eugène de DORLOD0T 82 voix ; Xavier DEMEURE 81 voix ; Jean-Baptiste PHILIPPE 78 voix ; Xavier GILLOT 78 voix ; Jacques MATHIEU 70 voix ; Alexandre FAUVILLE 70 voix ; Jacques HELSON 70 voix ; Jean-Baptiste BARRA 65 voix ; Célestin DEMIERBE 70 voix. 4 bulletins blancs.

ACOZ – 3 août 1874 – Hier vers 7 heures du soir, une femme étrangère, âgée d’une vingtaine d’années, se trouvait au bout de la rue de Montigny à Charleroi, en proie aux premières douleurs de l’enfantement. La police, prévenue par des passants, arriva bientôt et conduisit cette femmes dans une auberge de la rue du Comptoir. Là, on fit vernir une sage femme, et deux heures après, une jolie petite fille voyait le jour ! L’accouchements accompli heureusement, on interrogea la mère qui prétendait être mariée depuis 6 mois et habiter Acoz. La nuit, une voisine promet de venir soigner l’accouchée. En effet, vers 2 heures du matin, elle vint encore lui donner à boire. Quelle ne fut pas la surprise des aubergistes et des voisins, quand, ce matin, on ne trouva plus ni l’étrangère ni son enfant ! Qu’étaient-ils devenus ? Que l’on se rassure, il n’y a eu ici ni crime ni un drame. La jeune mère est allée porter son enfant chez une vieille dame qui tient une école gardienne rue Puissant. Elle a promis de payer sa pension à raison de 25 francs par mois, puis elle est partie. On l’a reconnue d’ailleurs, il y a déjà quelque temps qu’elle vient à la journée à Charleroi.

ACOZ – Le 8 janvier 1896 – La fédération socialiste organise une conférence pour le samedi 15 août à 4 heures, chez le citoyen Léon GILOT, place de l’Eglise à Acoz. Orateurs : GODFRIAUX et Emile DUFRANE. Sujet : la mutualité, organisation syndicale, militarisme.

ACOZ – 24 janvier 1896 – TIRAGE AU SORT – ABSIL A. 276 ; BERNY E. 292 ; BAUSHAUWERS F. 283 ; CHARPENTIER O. 227 ; CRÉPIN G. 223 ; DAFFE V. 202 ; de DORLODOT L. 180 ; DEMEURE Joseph 225 ; DEMEURE Jules 180 ; GUYAUX F. 135 ; MEULEMANS E. 268 ; MOLFROID C. 275 ; PARIS J. 189 ; PECTOR D. 212 ; RIDELLE F. 218 ; VANESPEN A. 220.

ACOZ – 21 février 1896 – Par arrêté royale du 15 février 1896, la médaille civique de 1ère classe est décernée à Monsieur L. PHILIPPE, ancien instituteur communal à Acoz, en récompense des services qu’il a rendus à l’enseignement primaire dans le cours d’une carrière de plus de trente années.

ACOZ – 3 avril 1896 – BREVETS – DELCHARLERIE J.-B., à Acoz, pour fabrication d’un mortier pour les travaux d’ardoisage, pignons, faitières, cheminées, etc…

ACOZ – Le 10 mai 1896 – Un accident à Acoz. Hier vers 9 heures 30 du matin, le sieur MARY Emmanuel, chef piocheur au chemin de fer de l’Etat, a trouvé la mort sur la ligne d’Acoz à Mettet. La victime est âgée de 70 ans. Elle a7 enfants dont 3 ne sont pas mariés. Les agents de l’Etat prétendent que la mort provient de la rupture d’un anévrisme, tandis que les parents pensent qu’il y a eu un accident. J’ai constaté avec les sieurs Gustave CAMBERLIN de Villers-Potteries, et de Jules TASSIN d’Acoz, qu’il y avait une plaie à la tête et je suis repassé par Gerpinnes pour prier M. le Docteur VINCENT et M. l’Avocat EVRARD de bien vouloir visiter la victime. (Signé Isidore PIRET).

ACOZ – 19 juillet 1896 – JUSTICE – VIGNERON Ghislain-Joseph, maréchal, né à Acoz, domicilié à Villers-Potteries : coups et blessures à DELFORGE Joseph, avec incapacité de travail. La scène s’est passée à Châtelet. Le plaignant a reçu des coups de marteau dans le dos et dans la nuque. Il est resté assez longtemps  sans reprendre son travail. Le prévenu nie les faits mis à sa charge et fournit un alibi, mais des témoignages infirment l’alibi. Il s’agirait, d’après l’accusation d’une vengeance. Le défenseur soutient que le prévenu s’est porté lui-même les coups. Jugement : 1 mois de prison.

ACOZ – 30 novembre 1896 – Une nommée HIERNAUX, qui était disparue de son domicile depuis le 25 courant, a été découverte à l’état de cadavre dans les campagnes par un chasseur. Elle avait la tête criblée de coups de couteau. Le parquet de Charleroi a été prévenu.

ACOZ – 1er décembre 1896 – CRIME A ACOZ – TUÉE A COUPS DE MARTEAU – Comme on vous l’avait annoncé dimanche, la nouvelle que nous avons donnée à nos lecteurs de la découverte d’un cadavre d’une femme dans les campagnes aux environs d’Acoz. Voici à ce sujet les nouveaux détails : c’est un chasseur qui, passant dans un champ, à 200 mètres de la direction de Joncret, a découvert le corps de Antoinette ADAM, âgée de 44 ans, épouse HIERNAUX. Celle-ci était modestement vêtue, portant un châle sur les épaules, point de chapeau, telle enfin qu’elle était sortie de chez elle le 25, jour de sa disparition. Le cadavre était couvert de coups, d’ecchymoses ; on eut dit qu’elle aurait été piétinée et la tête portait trace de coups de marteau ayant occasionné une fracture du crâne. Les vêtements en désordre , le sang qui avait ruisselé sur le visage, montrait assez qu’il y avait eu une scène violente entre la victime et l’assassin et que celui-ci avait dû s’acharner sur elle avec une rage inouïe. Le chasseur ayant fait part à l’administration communale de sa lugubre découverte, on dépêcha des brancardiers qui rapportèrent le cadavre au domicile du mari. Celui-ci est, paraît-il, un ouvrier travaillant aux usines de Couillet. Le ménage était purement de convention, c’est-à-dire que malgré la vie en commun, l’épouse, tout le monde le savait, avait une vie irrégulière.  Le parquet, composé de MM. ECKMAN, procureur du roi, MINEUR, juge d’instruction, COLLIN, greffier, et de MM. MIOT et Moreau, médecins-légistes, a fait une descente lundi matin pour indaguer. Le corps de Antoinette ADAM a été transportée à la maison communale où a été pratiquée l’autopsie. Les magistrats sont restés sur les lieux toute la journée. De nombreux témoins ont été entendus. Un grand mystère plane sur ce dramatique événement qui a mis en émoi le hameau de Lausprelle et les environs. Toutefois, on a de graves soupçons sur un individu dont nous devons taire le nom.

ACOZ – 15 décembre 1896 – ACCIDENT – Un garde du Grand Central belge, de Florennes, voulant descendre d’un convoi en marche au passage à Acoz, a glissé sous les roues. On a relevé le pauvre garçon grièvement blessé.

ACOZ – 16 décembre 1896 – La conférence annoncée eut lieu dimanche, malgré les efforts des réactionnaires pour l’empêcher. A l’heure dite, le citoyen DESTRÉE, député de Charleroi, est arrivé et à parlé chez François RIDELLE, conseiller communal, devant une centaine de personnes, de la situation politique et la nécessité de se grouper. Le village important d’Acoz et son voisin Joncret sont encore à cet égard dans un état d’infériorité et d’indifférence. Nous espérons que le discours du citoyen DESTRÉE, très sympathiquement accueilli et applaudi à diverses reprises, aura pour effet de modifier cette situation et que les socialistes chercheront à augmenter leurs forces par l’association.

ACOZ – 3 septembre 1897 – NE TOUCHEZ PAS AUX CURÉS… Un arrêté royal du 27 août 1897, accueillant le recours formé par le conseil communal d’Acoz contre une décision de la députation permanente du conseil provincial  du Hainaut, maintient une allocation de 700 francs inscrite à l’article 33c des dépenses du budget de cette commune, pour l’exercice 1897, à titre d’indemnité de binage du desservant. Cette réformation est fondée, dit l’arrêt, sur ce que l’utilité d’une seconde messe, les dimanches et jours de fête, n’est pas contestée et que le desservant jouissait précédemment, sur les fonds communaux, d’une indemnité de 700 francs.

ACOZ – 30 mars 1898 – LA SUPPRESSION DES 1ères CLASSES – La suppression des 1ères classes sera appliqué à partir du 3 janvier, sur toutes les lignes indiquées ci-après ; les rails ne comporteront plus que des voitures 2e et 3e classes : Ermeton-sur-Biert, Florennes, Mettet, Acoz…

ACOZ – 31 mars 1898 – Un arrêté royal en date du 25 mars 1898 réforme l’arrêté du 7 janvier précédent par lequel la députation permanente du conseil provincial du Hainaut à :

1. Réduit à 431 francs la somme de 45 francs inscrite à l’article 17 (supplément de la commune pour les frais ordinaires du culte) des recettes du budget, pour l’exercice 1898, de la fabrique d’église Saint-Martin à Acoz ;

2. Supprime le crédit de 15 francs inscrit à l’article 39 (honoraires des prédicateurs) des dépenses du même budget. Une allocation de 15 francs est inscrite à l’article 39 des dépenses.

ACOZ – 16 mai 1898 – ACTES OFFICIELS – Un arrêté royal du 3 mai 1868 autorise le conseil communal d’Acoz à percevoir des centimes additionnels au principal des contributions foncière et personnelle, ainsi que du droit de patents.

ACOZ – 16 mai 1898 – ACTES OFFICIELS – Des arrêtés royaux autorisent les conseils communaux ci-après à percevoir une taxe sur les chevaux : … Acoz …

ACOZ – 27 juin 1898 – La population de la commune d’Acoz (arrondissement de Charleroi) est de 1.263 habitants.

ACOZ – 17 septembre 1898 – Acoz est autorisé à percevoir, à charge des exploitations industrielles, une taxe par personne qu’elles occupent.

ACOZ – 17 septembre 1898 – ENCORE UN ACCIDENT CYCLISTE – Le parquet de Charleroi vient d’ouvrir une instruction au sujet d’un accident occasionné par un cycliste imprudent qui, passant sur la route à vive allure, aurait renversé une vieille dame de 83 ans. La victime aurait été grièvement contusionnée. Quant au cycliste, il a filé à toutes pédales, mais on le recherche.

ACOZ – 30 octobre 1898 – TRIBUNAL – Accident de travail : le tribunal a rendu son jugement dans une affaire survenue à Acoz. Un ouvrier avait eu la main prise dans un engrenage. Le tribunal condamne pour blessure par imprudence M. DEGOSSER, conditionnellement de 2 peines de 59 francs d’amende.

ACOZ – 14 février 1899 – Cour d’assises du Hainaut – TENTATIVE D’ASSASSINAT A BOUFFIOULX  – La cour d’assises du Hainaut sous la présidence de M. le Conseiller BAREEL, a jugé, à l’audience de ce 13 février, une tentative d’homicide avec préméditation, mise à charge de Camille MOREAU, né à Couvin le 1 janvier 1870, mouleur en sable, demeurant à Bouffioulx. Le crime a été commis dans les circonstances suivantes, exposées dans l’acte d’accusation. L’accusé avait été en logement chez les époux Pierre LYES, habitant à Bouffioulx, il les avait quittés, mais fréquentait encore la maison. Au mois de juillet 1898, une scène de violence avait éclaté entre l’accusé et Pierre LYS. A la suite de cette scène, il avaient tous deux, comparu le 30 novembre devant le tribunal de police de Châtelet et tous deux y avaient été condamnés du chef de coups réciproques. Après cette scène, l’accusé avait acheté revolver ; après l’audience au tribunal, il avait proféré contre LYES des menaces de mort. Le même jour, les époux LYES le chemin de Bouffioulx à Acoz. L’accusé les précédait, accompagné de sa soeur. Tout à coup, l’accusé se retournant aperçut Pierre LYES et sa femme. Il revint sur ses pas, passa entre eux et tirant brusquement son revolver de sa poche, il fit feu presque à bout portant sur Pierre LYES. Celui-ci, en se voyant menacé, l’avait frappé sur le bras ; grâce à cette circonstance,  LYES ne fut pas atteint mais son veston fut brûlé par le jet de la flamme qui s’échappa de l’arme. L’accusait braquait à nouveau son revolver sur son ennemi mais celui-ci, s’élançant sur lui, le fit tomber et l’arme échappa de ses mains. L’accusé prétend qu’il n’a jamais menacé de mort, LYES ; qu’il était ivre le jour du fait ; qu’il n’a pas eu l’intention de tuer LYES. M. MINEUR, juge d’instruction à Charleroi expose les devoirs d’instruction qu’il a posés. Quelques témoins sont encore entendus qui font des dépositions insignifiantes, ils déclarent tous que l’accusé était fort ivre. M. le substitut JONNART soutient l’accusation. MOREAU est défendu par Me GUYAUX du barreau de Charleroi. Pendant que M. le substitut JONNART requiert, l’attitude de l’accusé est très inconvenante. Deux questions ont été posées au jury qui a répondu affirmativement à la première. La cour d’assise a condamné MOREAU à 7 ans de réclusion.

ACOZ – 16 mars 1899 – CHRONIQUE JUDICIAIRE – Tribunal correctionnel de Charleroi – Audience du 15 mars – Voleur et escroc – Armand TOUPET, de Marcinelle a un nom prédestiné. La prévention lui reproche d’avoir détourné des fûts au préjudice des Usines de Moncheret à Acoz, et d’avoir une autre demi-douzaine de fûts aux Hauts-Fourneaux du Sud à Châtelineau. Ce vol a été accompli dans des circonstances qui démontrent clairement que le voleur ne manquait pas de toupet… TOUPET avait commandé un charretier, l’avait fait entrer aux Hauts Fourneaux du Sud et là, sans plus de gêne et en se faisant aider même par des ouvriers de l’établissement, il chargea les fûts et les emporta ! Le tribunal le condamne par défaut, à défaut, des deux chefs de la prévention, à 7 mois de prison et à 78 francs d’amende et ordonne son arrestation immédiate.

ACOZ – 11 avril 1899 – DELIT DE PECHE – Deux individus de Marcinelle ayant pêché pendant la fermeture, dans le ruisseau à Acoz,  sont condamnés chacun à 50 francs d’amende. La peine est conditionnelle  pour l’un d’eux, qui comparaissait seul. L’autre prévenu faisait défaut.

ACOZ – 24 juillet 1899 – Sablière à louer située à Acoz (Moncheret) renfermant sable pour glaceries, scieries, hauts-fourneaux, laminoirs, etc… – Prendre adresse au bureau de La Gazette.

ACOZ – 20 août 1899 – On demande pour la Russie (Donetz) 2 bons dessinateurs (partie mécanique). Ecrire références et présentations A.G., poste restante à Acoz.

ACOZ – 4 octobre 1899 – L’AGRICULTURE A L’ECOLE – Un arrêté royal du 19 avril 1899 porte que chaque année des primes en argent seront distribuées aux instituteurs qui seront particulièrement distingués dans l’enseignement des notions d’agriculture. Le Moniteur d’hier contient une longue liste d’instituteurs qui reçoivent des primes variant de 50 à 100 francs. Nous extrayons de cette liste les noms des instituteurs appartenant au ressort d’inspection principale de Charleroi : L. LORY, à Acoz : 50 francs…

ACOZ – 13 novembre 1899 – L’EPARGNE POPULAIRE – Comme suite à l’article que nous avons publié ces jours derniers, relativement à la Caisse d’Epargne, nous publions ci-après le chiffre des dépôts sur livrets existant à la fin de décembre 1898 dans les bureaux des postes du pays de Charleroi : Acoz : 108,154…

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© Alain GUILLAUME – 17 novembre 2023.

La ducasse du Dessus-du-Bois

Suite au dossier posté sur le blog concernant les fêtes communales d’Acoz, Olivier GUILLAUME m’a confié deux coupures de presse parues dans la presse régionale au début des années 60.

A propos de la ducasse du Dessus-du-Bois

Naguère, au début septembre, se déroulait dans une ambiance extraordinaire et au milieu de la bonne odeur des tartes aux prunes « Altesse » la ducasse du Dessus-du-Bois. Elle connaissait un grand succès puisqu’elle était la plus achalandée de toute la contrée. En a-t-on parlé de « L’Ducasse du d’Seu-du-Bos » ! Et y est-on accouru de partout avec joie, avec enthousiasme !
C’est loin tout cela puisqu’elle est disparue depuis quarante ans.
Après la Seconde Guerre mondiale, celle de la rue des Ecoles prit sa succession, mais elle ne dura que ce que durent les roses… malgré le succès qu’elle remportait.
Il n’y a rien d’étonnant à cela nous dira-t-on puisque la télévision et les voyages ont pris le pas sur les anciennes activités récréatives.
La TV, parlons-en… à propos des ducasses. Ne voit-on pas des tas de gens s’asseoir devant leur poste de télévision pour suivre les « Jeux Sans Frontières » dont les jeux dits sportifs ne sont que des jeux de ducasses en plus grand, nous pouvons le dire. Alors pourquoi se passionner pour ces jeux sans frontières et se désintéresser des ducasses ?… avec la « perche à savon », les courses « en sac » et autres jeux populaires. Et aussi le jeu de balle, le feu d’artifice et même un concert. Sans compter qu’un bal champêtre « sur piste » aurait encore du succès, croyez-le bien. Mais pour cela il faudrait des organisateurs et de l’argent.

17 Fete Dessus-du-Bois 1924 640

16 Villa Mon Caprice 1925 640

ACOZ – Pour une restauration des ducasses régionales

Ducasse ! Naguère le jour de la ducasse à Acoz, Villers-Poterie, Gougnies, Joncret était une cité du rire et de la vie trépidante, on oubliait le chant des oiseaux, la solitude des campagnes, le travail à la carrière, le tonnerre de l’usine. La fanfare régnait en maître dans les rues ou sur le kiosque. On jouait à la balle au gant dans la rue des Bèguènes à Acoz, au Baty à Villers, sur la place à Gougnies, et l’on adorait surtout le tamis dans la « rue » à Joncret. La Fanfare d’Acoz y donnait un concert car partout en ces patelins on l’aimait bien. Les chevaux de bois tournaient en emportant sur leurs harnais les petits cavaliers. Les marchands de frites et de crème glacée étaient pris d’assaut par une ribambelle de gamins en courte culotte. Tirs aux pipes, tirs aux chandelles avec des mousquetons de Marcheurs… Bals au son d’un orchestre de bals champêtres sous les guirlandes de lanternes vénitiennes, jusque fort tard. Valses, polkas, quadrille des lanciers. Jeu de balle au gant, bal champêtre et encore attractions foraines le lundi. « Tour de la jeunesse » aussi, autre concert aussi peut-être par une musique amie. Amusements divers selon les patelins. Mémorable ducasse du Dessus-du-Bois, la plus pimpante, la plus populaire aussi que personne n’aurait voulu manquer. Le mardi, jeux populaires, bal et brûlage de la ducasse. Mercredi, regret que c’était fini déjà… Ah ! Les ducasses d’antan ! Où sont-elles ? Les jeunes qui ne les ont pas connues ne se font aucune idée de leur charme, de l’entrain et de la joie qu’elles provoquaient chez les vieux autant que chez les jeunes.
Aussi, on est en droit de se demander si l’on ne devrait pas mettre tout en œuvre pour restaurer ces ducasses en les mettant au goût du jour, sans renier l’orchestre itinérant irremplaçable, on doit le savoir, le concert, le jeu de balle et autres distractions modernes parmi quelques amusements anciens… qui ne déplairaient pas aux jeunes et vieux. Avec, comme attraction sportive, du jeu de balle, le sport roi des ducasses dans la région, celui dont aucune ducasse ne peut se passer. Et des bals avec orchestre qui jouerait aussi bien pour faire danser les vieux que les jeunes. Sans oublier les innovations qui s’imposent parce qu’elles sont en rapport avec les goûts de notre époque.
Oui, en procédant de la sorte, un comité de jeunesse pourrait prétendre rénover la ducasse de son patelin pour la plus grande joie de toute la population.

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© Alain GUILLAUME – 9 novembre 2023.

Dénomination de la « maison autrichienne »

Cet imposant bâtiment est sis le long de l’actuelle rue de Moncheret 36 et 38, à deux pas du RAVeL de l’ancienne ligne de chemin de fer (ligne 138) Châtelet-Florennes, non loin du château d’Acoz.

Avant 2019 650

MAISON AUTRICHIENNE côté rue 650

D’après le millésime ancré dans les pierres de la façade arrière, il a été construit en 1758.

C’était du temps du bon Charles de Lorraine, prince lorrain au service de l’Autriche, qui a été gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (de 1741 à 1744 et de 1749 à 1780).

La maison a hébergé l’intendance de Michel-Joseph d’Udekem (1684-1771), seigneur de Guertechin, lieutenant au régiment de la Marck.

A noter qu’en 1759 le château d’Acoz passa par héritage à la famille de Michel-Joseph d’Udekem. Ce qui explique peut-être l’existence du pont en pierre qui enjambe le Ruisseau d’Hanzinne reliant la propriété du château à la maison autrichienne.

Pont 650

Lors des importantes transformations apportées en 2019 par les nouveaux propriétaires, une annexe a été construite, cachant une partie de la façade.

4 chiffres 640

Son millésime « agressé »

Suite à la fermeture du café « El Coquî » (voir le livre « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 92 à 105), le bâtiment a été mis en vente et a été complètement rénové par les nouveaux propriétaires.

Grande stupéfaction le dimanche 27 octobre 2019 lorsque j’ai remarqué qu’une partie du millésime (chiffres 1 et 7) était disparue lors de la réfection de la façade arrière.

Millésime disparu 650

J’ai immédiatement pris contact avec les propriétaires qui se sont vus navrés et qui ont accepté que l’on replace ces deux chiffres.

Une petite visite à Gerpinnes chez mon ami Charles CHAPELLE… et je suis revenu à Acoz avec les nouvelles ferrures qu’il a forgées gracieusement.

Charles CHAPELLE 650

Le placement a été réalisé par Michel THIRY, originaire d’Acoz, qui, souvenons-nous, a réalisé la toiture de la potale dédiée à sainte Rolende.

Michel THIRY 650

Me voilà satisfait et heureux…

Grand merci à Charles et Michel.

Deux articles avaient été postés au sujet de ce millésime :

LA MAISON AUTRICHIENNE A PERDU SON MILLESIME – 27 octobre 2019

LA MAISON AUTRICHIENNE A RETROUVE SON MILLESIME – 23 mars 2022

Description du bâtiment

Maison en moellons réglés datée par ancres de 1758. Cantonnée de chaînes d’angle harpées, façade de deux niveaux de cinq travées identiques à l’origine, malencontreusement transformées à droite au rez-de-chaussée.

Baies à linteau cintré à clé passante et montants entre deux harpes.

Pignon essenté d’Eternit flanqué au 20e siècle d’une banale annexe à toit plat en blocs de béton.

A l’arrière (côté rue), une travée centrale originelle de petites baies à épais linteau échancré sur montants monolithes.

Sur la gauche, deux travées d’époque aux linteaux semblables et montants entre deux harpes, murées et récemment repercées. Autre fenêtre tardive à droite.

Bâtière d’Eternit et de tuiles à coyaux sur corniche de pierre en cavet.

Trous de boulin. E.G.[807]

Sources :

TANGHE, Acoz dans L.F. GENICOT (dir.), Le Grand Livre des châteaux de Belgique. Châteaux de Plaisance, Bruxelles, 1977, p. 37; E. POUMON, Le Hainaut. L’Architecture, Vilvorde, 1956, p. 31 et 48; IDEM, Châteaux en Hainaut, Charleroi, 1971, p. 41; J. ELOY, Voirie et Quartier du château d’Acoz dans L.V.C., n° 25, 1985, p. 131- 138. E.G.[806]

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© Alain GUILLAUME – 30 octobre 2023.

Petite photothèque de la Fanfare Royale d’Acoz

FANFARE VERS 1980 650

FANFARE VERS 1976 650

FANFARE VERS 1968-1969 650

Ste-Cécile 21.11.1971 650

FANFARE Ste-Cécile 1983 650

FANFARE JEUNES DEC 1983 650

FANFARE JEUNES 1984 650

FANFARE 1984 Ste Cécile 650

FANFARE 1984 650

FANFARE 1976 2 650

FANFARE 1976 1 650

FANFARE 23 NOV. 1985 650

FANFARE 3 FEVRIER 1976 650

4 MUSICIENS 1955 650

DUFLOT-CHARLIER 650

Banquet Ste Cécile 1960 640

Morialmé 1978 640

Le décès de Jules GIGOT

Le 18 juillet 1975 s’éteignait à l’âge de 74 ans une personne estimée des Acoziens : Jules GIGOT n’est plus.

Issu d’une grande famille du village, il épousait Philomène STIL. Le couple quitta Acoz pour Châtelineau, non loin de l’usine métallurgique où il était engagé depuis son plus jeune âge.

Il resta toujours attaché à ses racines en participant chaque année aux festivités de la Saint-Roch et Saint-Frégo en occupant la place de major jusque dans les débuts 60.  La Fanfare Royale d’Acoz prenait aussi une grande place dans son cœur et c’est ainsi qu’il devint président en 1970, suite au décès de Vital BERTULOT.

A l’âge de la retraite, le retour à son cher Acoz n’a pas tardé et il aménagea à l’actuelle rue de Moncheret 24. Ce fut une période animée, participant à toutes les activités folkloriques, musicales et culturelles.

On se souviendra de sa participation au week-end passé en mars 1974 à Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace) avec la Marche d’Acoz où il allait vêtir le costume de grenadier 1er Empire. Ce sera sa dernière sortie avant ses premiers problèmes de santé.

Julles GIGOT 1965 500

Le 20 juillet 1975, les Acoziens ont tenu à lui rendre hommage. La fanfare locale l’a accompagné vers sa dernière demeure. Lors de la levée du corps, Michel GUILLAUME, secrétaire de la fanfare, prit la parole pour retracer sa vie.

La population d’Acoz et celle de la région conservera un excellent souvenir de Jules, un homme à la fois simple, aimable et toujours souriant.

FUNERAILLES 1 650

FUNERAILLES 3 650

Musique funérailles J. GIGOT 650

FUNERAILLES 4 1 650

FUNERAILLES 4 2 650.jpg 650

FUNERAILLES 5 650

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© Alain GUILLAUME – 11 octobre 2023.

Décès de Béatrice CHARLES

Nous venons d’apprendre le décès de

Béatrice CHARLES

B&trice CHARLES 500

née à Charleroi le 2 septembre 1955 et survenu à Acoz le 8 octobre 2023.

La cérémonie religieuse, suivie de la crémation, sera célébrée au crématorium de Gilly le jeudi 12 octobre 2023 à 10 heures 30.

Réunion au funérarium à 9 heures 30.

Départ pour le crématorium à 10 heures.

Dans l’attente des funérailles, vous pouvez rendre un dernier hommage à Béatrice les lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 octobre de 17 à 19 heures au funérarium Crispin-Postiau, rue de la Scavée 32 à Acoz

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Alain GUILLAUME – Le 8 octobre 2023.

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Eloge funèbre lors des funérailles de Victor TENRET

Il fut prononcé par l’Abbé François FLEURQUIN, curé de la paroisse Saint-Martin à Acoz lors des funérailles de l’organiste Victor TENRET, le 20 septembre 1924.

Victor TENRET 650

Je tromperais votre attente, si, au cours de la cérémonie funèbre qui nous réunit en ce moment, je ne vous adressais quelques mots.

Depuis 48 ans, Victor TENRET a été associé à tous les événements religieux de votre vie : il était près du prêtre au jour de votre baptême ; il a chanté avec joie au jour de votre première communion ; il était près du prêtre au jour de votre mariage et il a chanté avec tout son art aux funérailles de vos proches ; il a sonné pour toutes vos joies et pour tous vos deuils. Il a bien mérité qu’en votre nom, je lui dise un grand, un solennel merci.

Certes, tous nous l’aimions, notre « madjustêr », sans doute un peu pour son caractère jovial et ses réparties spirituelles, mais surtout pour les belles qualités qu’il craignait trop d’étaler au grand jour. Je ne veux pas faire l’éloge de ce bon chrétien que vous connaissiez si bien et dont la mort fut accueillie avec une émotion si vraie, si unanime ; je veux seulement faire ressortir devant vous la leçon qui se dégage de la vie et de la mort de notre ami, car pour reprendre le bon vieux mot que vous avez employé si souvent, il fut bien pour nous tous un « madjustêr », c’est-à-dire un homme qui donne une leçon, qui enseigne ; il a, en effet, et vous me permettrez de reprendre ici les mots de notre évêque vénéré : « il a bien mérité de la religion et de l’Eglise pendant les 48 années qu’il a consacrées au service des autels, édifiant les fidèles par sa piété, sa dignité et son exactitude dans l’accomplissement de ses honorables fonctions ».

Il a aimé ses fonctions qui le rapprochaient de l’autel et du bon Dieu ; il a aimé les cérémonies du culte auxquelles il participait volontiers parce qu’il aimait l’Eglise et ses offices. Son exactitude était extrême, et tous les prêtres dont il fut le collaborateur intelligent et attaché n’ont pu que louer cette régularité constante et l’attention incessante pour tout ce qui concernait ses fonctions. Connaissant bien les règles de la liturgie, il observait fidèlement ; en un mot, il était dévoué à l’Eglise et il avait communiqué aux siens un même attachement et un égal dévouement pour tout ce qui intéresse l’autel et le culte sacré. D’ailleurs, sa profonde piété ne lui eut pas permis d’agir autrement ; piété solide et intelligente qui ne se perdait pas dans l’accessoire mais allait droit au but, c’est-à-dire à Dieu. Tous les matins,  je n’oublierai pas ce détail,  je l’ai vu s’agenouillant longuement au pied de l’autel, offrant à Dieu sa journée, lui recommandant ses intérêts et ceux de sa famille avant d’aller joyeusement à ses occupations.

Pour le bien apprécier, il faut certes tenir compte de sa serviabilité de ce caractère heureux qui l’a rendu populaire et sympathique ; mais surtout, il fallait le voir de près et dans l’intimité : homme de bon sens, de bon jugement et de bon conseil, d’une honnêteté scrupuleuse. Avec toutes ces qualités, il était facilement heureux, étant, comme il le disait il y a quelques jours, « en paix avec tout le monde » parce qu’il était d’abord en paix avec Dieu.

Voulez-vous mesurer sa piété et la force de ses convictions chrétiennes ? C’est une bonne et belle leçon qu’il nous a donnée et je veux que vous puissiez en tirer profit. Sa maladie qui semble-t-il le guettait depuis quelques temps, le terrassait il y a quinze jours. C’est une maladie grave, il le sait, et toutefois on espère bien que l’issue en sera heureuse et la guérison rapide. Mais son intelligence et sa piété veillent ; au cours de sa longue carrière, il a vu de près bien des maladies et il ne sait que trop bien que la maladie dont il souffre amène souvent des surprises et des dénouements rapides. Aussi, de lui-même, il fait appeler le prêtre et reçoit le Sacrement de Pénitence et l’Eucharistie ; il ne veut pas, je vous redis ses paroles, « que le prêtre arrive quand la fièvre ou l’abattement ne permettent plus de recevoir les sacrements avec la pleine connaissance de ce que l’on fait ». Et voulant aussi, je reprends encore ses paroles : « que l’on sache bien qu’il a reçu la Sainte Communion et que l’on apprenne à son exemple à recevoir à temps les secours de la Religion ». Et le bon Dieu, au service duquel Victor s’était dévoué si longtemps, lui assura la réception de l’Extrême-Onction quelques minutes avant la mort alors qu’on ne pensait pas la fin si proche. Victor aida le prêtre pour cette cérémonie si touchante comme tant de fois il l’avait aidé au chevet des malades de la paroisse ; et quand il a reçu l’Extrême-Onction, toujours calme, il baise la croix avec une foi ardente. Quelques minutes plus tard, sans crise ni angoisse, bien doucement, il rend son âme à Dieu.

N’avais-je pas raison de vous dire que Victor TENRET fut un bon « madjustêr » et qu’il nous a donné de bonnes leçons ? C’est pour l’en remercier que vous êtes ici si nombreux, c’est pour reconnaître les services rendus à l’Eglise que Monsieur le Doyen préside la cérémonie présente.

Pour être pratiques, décidons aujourd’hui de vivre toujours mieux de notre Sainte Religion, sans respect humain, simplement amis loyalement. Proposons-nous de réclamer à temps le secours de la Religion, pour les nôtres comme pour nous.

Et pendant le chant du « Libera me » que notre ami chantait toujours avec soin et grande émotion, demandons au bon Dieu d’introduire au plus tôt dans la douce lumière du paradis, celui qui tant de fois a réclamé cette grâce pour les nôtres.

« Seigneur, accordez-lui l’éternel repos et que la lumière éternelle du paradis brille bientôt pour lui. Ainsi soit-il ».

21 CURE F. FLEURQUIN VERS 1955 640

Ce dossier complétera celui posté en mars 2018 intitulé « Précisions sur « El ruwe du Madjustêr »

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© Alain GUILLAUME – 2 octobre 2023.

A propos du projet de déménagement de la première maison communale d’Acoz

 

Je viens de découvrir un article datant du 18 novembre 1963, édité dans « Le Journal de Charleroi » qui complétera le dossier « La première maison communale d’Acoz » posté sur notre blog en février 2023.

 

A propos d’un hôtel communal

On en conviendra, il est regrettable de voir l’aspect dérisoire de notre minuscule (c’est bien le mot) maison communale étouffée par les maisons voisines qui ont, d’autre part, un cachet bien plus beau que le sien.

Elle qui devrait être le palladium des citoyens est là, toute petite et honteuse, on dirait, en face de la masse imposante de l’église et à deux pas de l’aristocratique et beau château.

En fait de palladium, de symbole des libertés communales, c’est plutôt minable. Et  minable, elle le devient de plus en plus à l’égard de l’ensemble des bâtisses de plus en plus belles et de plus en plus nombreuses que comporte la commune et des conceptions de plus en plus modernes qu’ont les gens qui peuplent ces maisons. La maison commune n’est pas uniquement le centre administratif du patelin (dont l’importance ne cesse de s’amplifier), mais elle est devenue le centre de gravité de toute la vie locale. Il lui faut un cabinet (bien insonorisé) pour le bourgmestre, et aussi pour les échevins, un bureau pour le secrétaire et le receveur, un pour la police, un local pour les archives, une salle pour les mariages (ceux-ci étant plus pompeux à notre époque), qui pourrait aussi servir de salle de réceptions. C’est la raison pour laquelle l’administration communale a décidé de désaffecter l’actuelle maison commune de sa destination première et de faire aménager en hôtel communal l’ancienne maison d’école qui se prête très bien à cela vu les pièces dont elle dispose et aussi, en raison de son cachet extérieur. Bien sûr, il faudra l’aménager intérieurement, mais étant donné les raisons exposées ci-dessus, il faut faire la dépense. Acoz ne peut continuer à faire figure de parent pauvre, l’importance qu’il a prise le lui interdit.

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© Alain GUILLAUME – 21 septembre 2023.

 

 

 

Le drapeau des anciens militaires d’Acoz

En novembre 2007, j’avais publié un petit article qui fut repris dans mon ouvrage « Acoz de A à Z », tome 1, page 161 :

« Ce drapeau tricolore a été retrouvé à Lausprelle, dans le grenier de Madame MORIAMÉ. Cette dame en avait fait dont jadis à Joseph ELOY pour qu’il figure au nombre des souvenirs du Cercle de Recherches Historiques d’Acoz qui n’existe plus aujourd’hui.

Nous ignorons tout de ce groupement créé en 1910. Il pourrait cependant avoir son origine en rapport avec des militaires ayant accompli leur service personnel et obligatoire, pour la première fois, après que le tirage au sort eut été aboli le 18 novembre 1909 ».

Drapeau-anc-mili-1910 650

Dernièrement, j’ai retrouvé trace de courrier envoyé par Joseph ELOY à diverses associations patriotiques :

« … Nous recherchons depuis un certain temps des informations sur les sociétés locales des anciens militaires d’Acoz dont nous possédons le drapeau de 1910. Hélas, nos recherches sont vaines. Le Musée de l’Armée n’est pas en mesure de nous fournir la moindre source de renseignements. Chez nous, plus de trace de cette activité dans les souvenirs des plus âgés. Rien à espérer du côté des archives communales brûlées dans l’incendie de 1914…

Si vos recherches vous ont fourni assez d’informations sur cette société, vous nous serez très agréables de nous les communiquer car nous pensons que ces sociétés sont issues d’une même idéologie… ».

Un courrier émanant d’Arthur CAUDRON de Mons (Jemappes) a retenu toute l’attention de notre historien local :

« C’est avec grand plaisir que je vous transmets les éléments que j’ai recueillis :

Sociétés Royales des Anciens Militaires

Je crois que c’est au cours des dix dernières années du règne de Léopold II que la plupart des cercles ont été créés.

Je ne vous apprendrai rien de notre ancien roi, tout comme son père, le fondateur de notre dynastie, était inquiet de la tournure des événements internationaux (visées annexionnistes de Napoléon III, entrevue dramatique en janvier 1904 avec GUILLAUME II, sans oublier les troubles sociaux exacerbés avec la naissance du P.O.B. et de la D.C.).

Mais notre souverain se heurta à l’aveuglement d’une partie de la majorité parlementaire et à l’antimilitarisme de la « vieille droite », renforcé après la débâcle française à Sedan (G.H. DUMONT, « Histoire de Belgique » pp. 421 et suivantes).

Ne serait-ce pas la cause profonde de la création, par volontaires interposés, de « fraternelles » afin de contrebalancer l’esprit défaitiste de politiciens naïfs ?

N’oublions pas que le principe du service militaire personnel (un fils par famille) adopté par la Chambre par 100 voix contre 68, fit contresigné in extremis par Léopold II le 15 décembre 1909, c’est-à-dire 3 jours avant sa mort (op. cit. 441). »

Le 12 août 1980.

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Ce drapeau avait « quitté » notre village après bien des péripéties. J’en avais retrouvé la trace et Thierry FRIPPIAT, l’actuel président du Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes, l’a récupéré. Dans un très bon état de conservation, il « repose » aux bons soins du Cercle d’Histoire.

Un grand merci à Thierry.

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© Alain GUILLAUME – 19 septembre 2023.

Décès de Paolo IONATA

La famille nous prie de vous annoncer le décès de

Paolo IONATA

Paulo OIONATA 500

né à Agnone (Italie) le 4 novembre 1955, survenu à Gilly le 29 juin 2023.

La cérémonie religieuse sera célébrée en l’église paroissiale St-Martin d’Acoz le mardi 4 juillet 2023 à 10 heures, suivie de la crémation au crématorium de Gilly.

Levée du corps à 9 heures 30.

Paolo repose au funérarium CRISPIN-POSTIAU, rue de la Scavée 32 à Acoz où un ultime hommage peut lui être rendu en présence de ses proches les vendredi 30 juin, samedi 1er, dimanche 2 et lundi 3 juillet de 17 à 19 heures.

Funérailles CRISPIN-POSTIAU, rue de la Scavée 32, 6280 Acoz

071 36 08 37 http://www.crispin-Postiau.be

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Alain GUILLAUME – 30 juin 2023.

Les fêtes communales d’Acoz avant la Seconde Guerre mondiale

Jean-Louis HENRIET nous a transmis ces deux affiches relatives aux fêtes communales d’Acoz de 1936 et 1938.

AF FETES ACOZ 1936 640

AF FETES ACOZ 1938 640

Le comité de l’époque

Paul ERNOULD 300Arthur JOACHIM 300Achille SAINTHUILE 300Jules GIGOT 300

Relatons les souvenirs

Elles étaient organisées par les comités de jeunesse, ceux-ci étant réservés aux jeunes hommes célibataires, appelés « chefs de jeunesse ». Ils étaient reconnaissables à la cocarde multicolore épinglée au revers de la veste.

CHEFS DE JEUNESSE 1920 640

2-chefs-de-jeunesse 640

23 Fete Acoz juillet 1959 640

Les fêtes communales acoziennes étaient traditionnellement organisées le deuxième dimanche de juillet. Elles étaient en partie financées par la collecte en porte-à-porte à travers tout le village et les listes de souscription affichées dans les divers cafés.

Les activités principales étaient concentrées sur la place de l’église où le kiosque était monté en plein centre, entouré d’une piste réservée à la danse. Cette piste en bois attirait toutes les attentions en subissant un traitement à la cire ou au talc, très apprécié des valseurs. De longues guirlandes lumineuses avec 200, voire 400 ampoules, étaient pendues au-dessus du lieu. On ne connaissait pas encore la crise énergétique !

Le programme présenté ne changeait guère d’année en année avec les concerts des fanfares d’Acoz et parfois celles de phalanges musicales régionales, les rencontres de balle pelote, des jeux dans les divers quartiers, la messe de la jeunesse en l’église paroissiale…

Ces 3 jours de fête, étalés du dimanche au mardi, étaient l’occasion de retrouvailles familiales et amicales.

Les fanfares d’Acoz

Leurs statuts stipulaient l’obligation d’offrir un concert aux fêtes communales et une prestation annuelle dans les rues du village.

Les bals

L’accès y était gratuit. L’ambiance était assurée par de petits orchestres avec accordéon, batterie, saxophone, trompette. Souvent les musiciens provenaient de la localité ou des villages avoisinants. Les valses, tangos et marches étaient les plus appréciés.

Le bal renversé

Il était de bon usage que les jeunes hommes se présentent devant les parents de la jeune fille avec laquelle ils désiraient danser. Dans les années 60, Salvatore ADAMO n’y était pas insensible et nous le rappelait, avec la chanson qui remporta un succès international : « Vous permettez, Monsieur ».

Un moment apprécié par certaines… le bal renversé donnait l’occasion aux jeunes filles d’inviter. Le moment redouté par certains qui préféraient s’éclipser !

La sortie musicale du lundi

Elle était confiée à un petit groupe de musiciens, généralement du village, qui déambulait dans les rues, visitait les nombreux débits de boissons et était parfois invité chez les particuliers.

FETE COM. ACOZ vers 1920 640_InPixio

18 Fête d'Acoz vers 1955-1958 640

Le concert des mirlitons

Appelé aussi « concert extraordinaire », c’était le moment tant attendu des fêtes communales. « Monsieur tout le monde » se présentait sur le kiosque et interprétait des airs connus au moyen d’un instrument original, allant du simple tuyau au mirliton, instrument de musique dans lequel le souffle humain fait vibrer une membrane afin de modifier la voix qui parle ou chante.

Mirliton 640

La présentation était confiée à Emile LECLERCQ, l’amuseur du village (voir le blog, « Monument aux Morts », catégorie « patriotisme », janvier 2020).

EMILE LECLERCQ 640

Les forains

Ils occupaient les endroits proches de la place de l’église. Le carrousel enfantin était attendu autant par les parents que par les enfants. Qui ne se souvient pas du ballon avec la floche que l’on essayait de saisir à chaque passage près de la caisse ? L’heureux gagnant avait droit à un tour gratuit. Les balançoires à nacelles, les tirs à pipe avec les imposants lots à gagner, la pêche aux canards… sans oublier la baraque à frites. Ces frites, cuites à la graisse de bœuf ou de cheval, étaient servies en sachet conique ; les sauces moutarde et mayonnaise étaient gratuites et versées directement sur les frites. A noter que les tenanciers de débits de boissons ne voyaient pas d’un bon œil les « satchos d’frites » qui laissaient des traces grasses sur le bord des verres, responsables des cols sans mousse.

Les mardis, les enfants attendaient avec impatience le passage des « chefs de jeunesse » pour la distribution gratuite des tickets aux différentes loges foraines.

Carrousel 640

floche 640

BALANCOIRES 640

tir à pipes 640

peche canards 640

sachet de frites 640

L’enterrement de la tarte

Pour clore les festivités, toute la population se réunissait sur la place de l’église le mardi avant minuit. Moment festif avec les « chefs de jeunesse » qui creusaient un trou au pied du kiosque (la place n’était pas encore asphaltée) pour y déposer une tarte en signe de fin des festivités ; tout cela bien sûr avec l’ambiance musicale assurée par « l’orchestre de la ducasse ».

 

Dans les années 50, le corps d’office de la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo organisait une sortie le dimanche après-midi. Parfois, la fanfare les accompagnait en visitant les divers cafés du village.

Vers 1975, le comité de jeu de balle pelote « Acoz les Coquis » dirigé par Fernand HANQUART, tenancier du café « Au Voltigeur », reprend les rênes des fêtes communales avec l’implantation d’un chapiteau sur l’emplacement du magasin « Louis Delhaize », abattu pour faire place à l’imposant bâtiment qui abritera les installations de la RTT (actuellement « Proximus »).

En juillet 1987, un dynamique comité des jeunes relance la ducasse avec de nombreuses activités durant les trois jours (voir ce blog : « 35 ans plus tard… », catégorie « comité des jeunes », mars 2023).

Vers 2001, un nouveau comité de jeu de balle pelote voit le jour et relance les festivités, d’abord sur la place supérieure du centre avant de rejoindre les abords du ballodrome situé au quartier de l’ancienne gare.

Voilà plus de 20 ans que les fêtes communales d’Acoz ne sont plus organisées, contrairement aux villages avoisinants où cette tradition est toujours d’actualité. Peut-être un jour…

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© Alain GUILLAUME – Juin 2023