Les processions religieuses à Acoz

LA PROCESSION DU SAINT-SACREMENT

C’était une procession publique où l’hostie sainte était portée en grande pompe à travers les rues du village au cours d’une déambulation, entrecoupée de stations et de prières à des autels provisoires et chapelles que l’on appelait pour la circonstance des reposoirs. Tous les paroissiens du village y participaient.

Elle était organisée chaque année le dimanche qui suit la Fête-Dieu (le jeudi qui suit la Trinité).

Dans notre village, comme dans d’autres où l’on marche à la Sainte-Rolende, la Compagnie de Marcheurs participait à la procession. Tambours, fifres et fanfares animaient  la sortie. Suite à la disparition de la Compagnie d’Acoz à la Pentecôte en 1949, le cortège religieux était constitué du curé accompagné des marguilliers de la Fabrique d’Eglise qui portaient le dais (dans les années 50-60 : Jean HOSPEL, Joseph GENOT, Marcel DUMONT, Albert STEVAUX, Joseph ELOY, Marcel DEBERGH, Baron Edouard PIRMEZ) le protégeant du soleil ou des diverses intempéries ; et des deux côtés, les hommes l’escortaient, tenant en main un flambeau, signe de dévotion et de respect.

Procession dais 500

Les petites filles ayant fait leur « petite communion » dans l’année ouvraient le cortège en parsemant le chemin de pétales de fleurs, suivies par les plus âgées ayant accompli leur profession de foi, revêtues de leur belle robe blanche.

Les révérendes sœurs de la Providence (Soeurs Irma, Camille et Julienne) ainsi que les institutrices de l’Ecole du couvent accompagnaient les enfants porteurs de diverses bannières et oriflammes.

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St-Sacrement 1945-46 6 640 NB

 

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1946-47 – Les enfants de choeur, de gauche à droite : Charles DUMONT, Joseph THYS, Michel JACQUES et Roland BIRON. On y reconnaît Elisabeth GIGOT (mère de Roland BIRON), Madame GENOT (institutrice à l’école du couvent) et la Révérende Soeur Supérieure Irma.

Les Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre étaient aussi présents avec leurs drapeaux tricolores.

Venait ensuite la statue de la Vierge Marie, portée par les jeunes filles célibataires.

Notre garde-champêtre Marcel BERNY (voir le livre ACOZ de A à Z, tome 1, pages 6-11) réglait la circulation, alors encore assez fluide.

A la sortie de la grand-messe célébrée en l’église paroissiale Saint-Martin, le cortège religieux se mettait en route en empruntant un parcours bien défini.

 

MONIQUE BERNY 500
Monique BERNY vers 1952-53.

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1946-47 – Claire BERTULOT entourée de petits anges.

La première halte avait lieu à la rue des Ecoles, à la chapelle Saint-Roch appartenant à la famille MATHUES. Après quelques prières et une première bénédiction, la procession se se dirigeait vers le Calvaire DEMEURE, à droite en montant la Raguette. (Cette chapelle fut rénovée en 1993 par la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo et fut dédiée à ce moment à saint Frégo (voir le livre « ACOZ de A à Z, tome 1, pages 186-205). C’était ensuite la chapelle Saint-Roch (dite « chapelle SCIEUR »), sise à la rue de Moncheret, qui accueillait les pèlerins. Un dernier arrêt était programmé à la chapelle Sainte-Rolende du château d’Acoz, avant la rentrée solennelle et la dernière bénédiction sur le parvis de l’église Saint-Martin.

Chapelle Mathues 500
Rue des Ecoles – La chapelle Saint-Roch, propriété de la famille MATHUES. (Elle fut abattue vers 1960 pour faire place à un garage. Remplacée par une potale toujours visible de nos jours).
CHAPELLE ST-FREGO 640
L’actuelle chapelle Saint-Frégo.
Chapelle saint-Roch 640
La chapelle Saint-Roch (dite « chapelle SCIEUR »), sise à la rue de Moncheret).
CHAPELLE CHATEAU 640
La chapelle dédiée à sainte Rolende, à l’intérieur du château d’Acoz.
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1955-56 – La procession à la sortie du château d’Acoz.

St-Sacrement 1955-60 1 400
1955-56 – La Fanfare Royale d’Acoz. On y reconnaît : Jean-Claude CASTIN, René DUFLOT, Léonard CHARLIER, Albert TOUSSAINT et Georges CHARLIER.
St Sacrement 1950 640
1950 – La Fanfare Royale d’Acoz à la rentrée de la procession. Au premier plan, de gauche à droite : Fernand DEGRAUX (secrétaire communal), Michel GANGOLF (secrétaire de la fanfare) et X WAUTELET (vice-président de la fanfare).

Thierry Bertulot page 640

LA PROCESSION DU 15 AOUT

Celle-ci était organisée le 15 août, jour de la fête de l’Assomption, dédiée à la Vierge Marie. Moins imposante que celle du Saint-Sacrement et appelée « petit tour » en raison du fait que l’on ne passait pas au château.

FETE ASSOMPTION 640
Vers 1953 – On y reconnaît, de gauche à droite : X, Christiane ERNOULD, Lucy CESARATO, Anna (Anaïs) CREMELIE et Claudine DEGRAUX. A l’arrière plan : le curé FLEURQUIN et le garde-champêtre Marcel BERNY. (A gauche avec le volet mi-baissé : la boucherie tenue par Michel et Suzanne GANGOLF).

Dans le début des années 70, comme un peu partout, ces manifestations religieuses ont disparu.

ANECDOTE

En 1956, lors de la construction des premières cités le long de la rue de la Raguette, l’abbé Albert DOUBLET avait décidé d’allonger le parcours en passant devant ces nouvelles habitations. Il ne fallait pas chercher très loin pour comprendre le pourquoi. Une grande rivalité existait entre notre curé et le pouvoir communal de l’époque dirigé par Fernand POULEUR, initiateur de ces récentes maisons qui abritaient une grande majorité de familles socialistes. Mais tout cela s’est passé sans problèmes et… la procession  terminée, la plupart des paroissiens se retrouvaient attablés au café « CHEZ LIEN ». Notre bon curé DOUBLET n’a pu s’empêcher de rejoindre le « CAFE HANQUART » pour « taquiner  son ennemi de cœur » à savoir le bourgmestre Fernand POULEUR. (Voir le livre ACOZ de A à Z, tome 1, page 61).

 

LES ROGATIONS

Les processions des rogations étaient au nombre de trois et avaient lieu les trois jours précédant le jeudi de l’Ascension, c’est-à-dire les 37e, 38e et 39e jours après Pâques.

A la demande des agriculteurs locaux, leur but était de prier pour protéger les animaux, les champs et les cultures.

rogations

Enfant de chœur vers 1958-59, les souvenirs sont toujours présents dans mon esprit : après la messe célébrée vers 07 heures du matin, la procession se formait,  la grande croix en tête, portée par un enfant de chœur. Le curé en surplis, chapelet en mains, récitait des prières en communion avec les pèlerins. Les différentes familles de cultivateurs étaient présentes.  Chaque jour, le trajet différait ;  on empruntait l’actuelle rue de la Scavée pour atteindre la prairie juste en face du cimetière. Sur place,  le prêtre chantait en latin la litanie des saints. Après chaque citation, les pèlerins reprenaient en chœur : « Te rogamus audi nos » ce qui signifiait « Nous te demandons de nous entendre » et « Ora Pro Nobis » (« Priez pour nous »). La cérémonie se terminait par la bénédiction du lieu avant de reprendre le chemin de l’église. Le lendemain, on prenait la direction du chemin de Joncret jusqu’au lieu-dit « Le Grand Arbre » (voir ce blog : « Toponymie » dans la catégorie « patrimoine » – avril 2018), et le dernier jour celle qui menait au lieu-dit « La Croix d’Acoz », à la sortie du village en allant vers Gerpinnes.

Joseph THYS, enfant de chœur vers 1950, se souvient que le curé FLEURQUIN bénissait des bouts de bois que les paroissiens plantaient dans leur jardin en guise de protection contre le mauvais temps, espérant une bonne récolte de légumes.

Au cours des années, les fermes ont disparu une à une, les processions n’attiraient plus beaucoup de pèlerins et seront supprimées vers 1965.

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Mes remerciements à Monique BERNY, Francine DEMEY, Roland BIRON, Joseph THYS, Michel et Claude JACQUES pour l’aide apportée à la rédaction de ce dossier.

 

© Alain GUILLAUME – Octobre 2019.

 

Les processions religieuses à Acoz (suite)

Suite à la publication du dossier relatif aux processions à Acoz, Gaby STEVAUX me signale que son père Albert avait l’honneur de porter le dais qu’il désignait par le vocable « baldaquin », appelé aussi pavillon ou parasol liturgique. Albert n’était pas membre de la Fabrique d’Eglise mais avait en charge la comptabilité, l’organisation et la gestion des biens du couvent ; il veillait donc aux intérêts des sœurs de la Providence. Il était en quelque sorte un régisseur que les religieuses aimaient à appeler pompeusement « Monsieur le Président »… ce qui le faisait sourire.

Gaby se souvient que les jours de procession, son papa portait un pantalon gris rayé, des chaussures vernies noires, une chemise blanche, une cravate gris clair attachée par une épingle surmontée d’une perle et surtout qu’il portait une veste queue-de-pie noire, appelée aussi frac-à-pans.

Lors du passage de la procession, la rue des Ecoles et celle de la Raguette étaient, à l’instar des autres rues du village parsemées de pétales de fleurs mais aussi de dessins réalisés au pochoir à l’aide de poudre de craies multicolores finement broyée ou de sable blanc.

Il ajoute que les jeunes enfants s’habillaient au couvent dans la classe de l’école maternelle, les classes primaires étant réservées aux communiantes.

GABY PETIT PAGE 640

A noter que lorsque les garçons avaient fait leur profession de foi, devenus jeunes adolescents, ils processionnaient en costume et cravate et portaient un flambeau. L’objet en question était constitué d’un manche en bois long d’un bon mètre, peint en noir sur lequel il était fixé une pièce en laiton en forme de U qui supportait une lanterne en verre protégeant du vent une bougie allumée, de sorte que la lanterne se balançait au rythme des pas des pèlerins. L’ensemble était décoré de pièces de laiton ouvragé.

LANTERNES 450

ANECDOTE

Une année, au cours d’une de ces processions, son inséparable ami (dont il taira le nom par discrétion), rêveur et toujours en quête d’idées novatrices à expérimenter, n’avait rien trouvé de mieux que de jouer avec son flambeau et de l’incliner de façon à ce que la flamme de la bougie lèche dangereusement le cylindre en verre pour le noircir … « pour voir ce que ça faisait » comme on disait. Mais tout absorbé qu’il était par sa captivante et ingénieuse expérience, il a oublié de regarder où il mettait les pieds et a trébuché. Il va sans dire – à son grand étonnement – que le verre de la lanterne n’a pas résisté à l’expérimentation !

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Merci Gaby.

© Alain GUILLAUME – Novembre 2019.

 

 

 

 

 

Le moulin « Scieur » à Acoz

Le moulin d’Harnenvaulx, ou moulin Syeûr (en wallon), ou moulin de Bruges ou encore moulin Pirmez, était un moulin à eau bâti au lieu-dit « Au Moulin » – rue de Moncheret (route de Gerpinnes) – au bout d’une impasse, à mi-distance entre Acoz et Gerpinnes (plan parcellaire de Pop, section C n° 126).

Moulin Scieur 1909 640

Naturellement, il se trouve sur le cours d’eau appelé anciennement « La Biesme d’Acoz », actuellement dénommé « Ruisseau d’Hanzinne ».

L’alimentation du moulin se faisait par l’intermédiaire d’une dérivation dont le départ se situait à environ 600 mètres en amont du moulin, au lieu-dit « La Batte ».

LA BATTE 640

RUISSEAU (LA BATTE) 640

Cette dérivation suivait le versant gauche de la vallée et a probablement dû être déplacée ou aménagée suite à l’établissement de la voie de chemin de fer qui suit le fond de la vallée.

On peut toujours découvrir les vestiges du bief qui se détache du cours d’eau là où celui-ci passe du côté Est de la voie ferrée (actuellement le RAVeL).

PONT BIEF 640

Il suit ensuite le talus de l’assiette de cette dernière avant de passer sur le côté Ouest, tandis que la rivière continue encore sur une centaine de mètres sur le côté Est. Ensuite, ce bief prend la courbure du versant avant de déboucher contre le pignon formant l’extrémité Sud de l’ensemble ferme-moulin. Ce dernier constitue un très bel exemple de l’association des réseaux hydrauliques avec d’autres équipements, notamment ferroviaires, de fond de vallée.

LE TRACE DU BIEF 300Dpi (2)

Le bief alimentait un petit étang. L’eau s’engouffrait dans une canalisation d’un diamètre de 50 centimètres pour remplir un réservoir métallique. C’est de ce dernier que le courant d’eau lâché actionnait la roue.

ETANG 1960 500

CHUTE D'EAU 640

ancienne chute 550

ACCES TUNNEL 500

Etang asséché 640

Mais, s’agitait-il d’une roue ou bien de deux ?
En regardant les deux peintures de l’artiste gerpinnois Henri DEGLUME (1865-1940), on en aperçoit deux ; malheureusement, aucune photographie ne peut nous éclairer.

Peinture DEGLUME 1 840

Peinture Degmule 2 840

Il fallait donc se rendre sur place pour, peut-être, y découvrir des vestiges.

Lors de ma visite, Patrick et Anne, les actuels propriétaires, m’ont très gentiment reçu et permis de découvrir sur le pignon l’emplacement de deux axes, ce qui conforte la présence de deux roues. Ces dernières auraient été enlevées dans les années 50.

2 axes 840

Ensuite, ils m’ont invité à visiter l’annexe qui renfermait le mécanisme. Ce dernier a complètement disparu mais une des grosses meules est toujours en place, scellée dans le sol. Et la seconde ? Patrick et Anne m’ont conduit dans la cour intérieure où j’ai pu la découvrir, installée confortablement dans un parterre accueillant de belles plantations.

Meule intérieure 640

Meule extérieure 640

Dans la prairie jouxtant le moulin, un tunnel en pierre, bien conservé, servait de trop-plein au bief et amenait l’eau excédentaire retrouver le ruisseau. Au même endroit une source coule toujours en permanence et abreuve le cheptel.

PLAN AERIEN 640

Tunnel trop plein 640

SOURCE MOULIN 640

Le moulin fait partie d’une exploitation agricole assez considérable. On y distingue notamment une vaste grange portant le millésime 1826 ; elle est établie contre le versant gauche de la vallée et de larges baies percées dans la façade lui donnent une physionomie particulière. Epousant la courbure de la vallée, une aile regroupant une écurie, le corps de logis et le moulin proprement dit se situe dans le prolongement de la grange. C’est la position de ces divers bâtiments contre le talus formant le bord de la vallée qui explique la dénivellation entre les deux façades de cette longue aile. Le rez-de-chaussée, côté talus, correspond de cette manière à l’étage, côté cour. Malgré ses fonctions diverses, toute l’aile de bâtisse présente une hauteur constante, ce qui assure une large étendue à l’étage habité. On se souviendra que ce qui apparaît ainsi comme un étage du côté cour, correspond au rez-de-chaussée du côté du talus.

1826 640

1826 2 640

Le moulin proprement dit se trouve à l’extrémité de cette aile. Un double élargissement, côté cour, se manifeste dans ce secteur. Le premier correspond à un débordement d’un bon mètre par rapport à l’alignement du corps de logis ; le second élargissement va nettement plus loin. Il est couvert d’une toiture en appentis dans le prolongement de la toiture en bâtière. Une entrée en oblique relie les deux alignements. Au-dessus de la porte (encadrée de piédroits et de claveaux en pierre de taille), une niche abrite la statue de sainte Catherine, patronne des meuniers.

corps logies 640

Minoterie 640

Potale 640

SON HISTOIRE

Sans doute un des plus vieux moulins à eau de la région car on en parlait déjà en 1339, étant la propriété de Otton de Loverval.

En 1350, il appartint au Comte de Namur et en 1547,  à Remy le Foulon qui le transforma en moulin à farine.
En 1554, il fut cédé en location à Hélène BERTRAND-DELVAUX et ensuite à son fils Michel DELVAUX.
En 1566, il portera le nom de « moulin d’Hernivaulx ou moulin d’Harnenvaulx ».

Vers 1603, il fut vendu à un certain Etienne POILVACHE pour la somme de 2.200 florins.

Ferraris moulin Acoz 1701 840

C’est en 1826 qu’une annexe fut construite et tout l’ensemble devint la propriété de la famille de BRUGES.

Vers 1920, le moulin devint la propriété de la famille PIRMEZ qui la mit en location à Joseph et Luce BEGUIN-BERLIER (de 1903 à 1919). Le couple employait Désiré DIMANCHE, Germaine VANGYSEL et Marthe LIBERT.

Octave et Anne-Marie COLLET-DUBUISSON, originaires de Pont-de-Loup, sont arrivés au moulin en 1919. A ce moment, le moulin était toujours en activité et c’était un certain CHEVALIER qui s’occupait de moudre le grain jusqu’en 1920, date de l’arrêt définitif du moulin. Octave et Anne-Marie ont eu 8 enfants dont 4 sont nés à Acoz et en 1927, ils déménageaient à Villers-Poterie, pour tenir la ferme ‘’ Fraiture’’, propriété de la famille PIRMEZ. D’après Franz COLLET, un des fils, ses parents avaient signé un contrat de métayage (Le métayage était un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un métayer le soin de cultiver une terre en échange d’une partie de la récolte).

OCTAVE COLLET ANNE-MARIE DUBUISSON 660

6 FRERES COLLET 660

 

Nombreux locataires se succédèrent à Acoz : Henry DUMONT en 1928 et ensuite un appelé Romain DELYSSE.

 

Georges BERGER et son épouse Pauline VANACKER ont repris la ferme du moulin en 1932, aidés de leurs 4 fils : Marcel, Léon, Fernand et René. Après la guerre, Marcel et Fernand leur ont succédé.

Marcel Florence BERGER 640

Marcel et Michel BERGER 400

René BERGER 400

René BEREGER 2 640

René BERGER avait épousé Alice TENRET. Ils tenaient une ferme dans le centre de Villers-Poterie. Ils ont eu trois enfants : Michèle, Guy et Martine.

Georgette BERGER, fille de Marcel, avait épousé André TENRET. Ils tenaient une ferme sise à la rue des Ecoles à Acoz (actuellement propriété de la famille CHIF). Ils ont eu trois enfants : Philippe, Marc et Rita.

 

En 1953, Aloïs CREMELIE, venu des Flandres, s’y installa avec son épouse Elza VAN LAERE. Ce couple eut 8 enfants. En 1973, leur fils Gérard  et son épouse Andréa VAN DE VELDE rachetèrent la propriété et c’est actuellement leur fils Patrick et son épouse Anne VAN DOOREN qui y résident avec leurs trois enfants.
Patrick gère un fameux cheptel de 400 bêtes qui profitent des nombreuses pâtures avoisinantes. Début 2017, il décide de se tourner vers la culture. Il vend tout le cheptel et les pâtures font place à la culture de maïs et autres froments sur une superficie de 120 hectares.

ALOIS ET ELZA 1932 MARIAGE web

ELZA VAN LAERE 1953 web

FAMILLE CREMELIE 1959 web

GERARD et Andréa WEB

Patrick CREMELIE web

 


Je tiens à remercier Franz COLLET, Philippe TENRET, la famille CREMELIE, Christian DENEFFE pour l’aide précieuse apportée  lors de la préparation de ce dossier.

JUIN 2019 640

© Alain GUILLAUME – Septembre 2019

Les tambours-majors à Acoz

EMILE LECLERCQ 200GASTON COLLICHE 200Wilhem BERTULOT 200Fernand TAMINES 200LUCIEN SAINTHUILE 200Maurice COLLICHE 200GEORGES CHARLIER 200Francis GONZE 200Alain GUILLAUME 200Damien BAYET 200

Emile LECLERCQ a été tué en France lors de l’évacuation en 1940. Avec ses parents, il gérait la ferme située à la rue des Ecoles, actuellement propriété de la famille CHIF.

Dans les années avant-guerre, Jean CORNIL aurait aussi marché tambour-major. Avec sa famille, il gérait une ferme située à l’actuelle rue de Joncret. Malheureusement, pas de photo.


 

© Alain GUILLAUME – Août 2019.

 

L’orchestre « Les Félins »

Il a fait danser toute la région

Mil neuf cent soixante ! Les années sixties avec des jeunes chanteurs et orchestres internationaux !
 Le « 45 tours » explosait, les festivals teenagers et l’époque yéyé naissaient, le rock’n’roll envahissait l’Europe, c’était l’époque du baby-boom et du plein emploi…
Elvis Presley, Les Beatles, Johnny Hallyday, Dick ­Rivers et « Les Chats Sauvages », Eddy Mitchell et « Les Chaussettes Noires », Jacques Dutronc, Sheila… sans oublier nos petits belges avec Salvatore Adamo et Robert Cogoi.

 

Dans notre région, de talentueux musiciens se sont rencontrés. Quelques répétitions, des mises au point, l’achat de matériel moderne avec guitares électriques et amplis…
« LES FELINS » se lançaient dans la révolution.

LES-FELINS-web

Autographes-LES-FELINS-web

Les premiers bals dans les salles de fêtes et les dancings de la région leur ont permis de se faire un nom et le succès grandissant les ont amenés à prester dans le nord de la France. Leur répertoire était varié et son leader, Georges REMY, dit « Le Grand Georges » avait bien compris qu’il fallait diversifier l’offre sans oublier l’ancienne génération, toujours demandeuse du musette. Il allait rencontrer le réputé accordéoniste Hector DELFOSSE pour apprendre à jouer de ce mythique instrument. Le « piano du pauvre » ou « piano à bretelles » venait ainsi compléter l’éventail et apporter cette petite touche de musette, toujours appréciée par une génération aimant les tangos, valses et farandoles.
C’était l’orchestre qui remplissait les salles, chapiteaux et autres lieux de musique et de danse. La venue des « FELINS », c’était la grosse recette assurée !
Les nostalgiques se souviendront des soirées aux dancings « Les Deux Baudets » à Châtelet et « Au Belle-Vue » à Gerpinnes.

LES FELINS avec Pierre CHERMANNE 640

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Acoz a eu aussi sa part avec les bals en la salle « Tenret » et sous les chapiteaux, lors des fêtes communales organisées par les comités de jeunes, de la balle pelote, de la Marche et de la Fanfare.
Leur dernière prestation acozienne eut lieu en 1975 lors d’un bal organisé par le comité de jeunes, présidé par Alain POSTIAU.

GEORGES DES FELINS web

LES FELINS LAUSPRELLE 640 JACQMIN

A la fin des seventies, un nouveau phénomène allait progressivement décimer ces orchestres de jeunes : les disc-jockeys.
Fin 1985, après avoir fait danser pendant plus de 20 ans, l’orchestre était dissous.

BAL LES FELINS web

Avec son synthétiseur, « Le Grand Georges » continuera quelques années à animer des soirées dansantes. Son talent et sa gentillesse étaient toujours au rendez-vous.
Le 21 décembre 2001, Georges nous quittait des suites d’une longue maladie. Son urne funéraire est scellée dans une niche du columbarium du cimetière de Loverval.

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Arthur DETANT est décédé le 10 juillet 1984 à l’âge de 54 ans.

Robert DE MEY nous a quittés le 13 mars 2016 à l’âge de 76 ans.

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Je me souviens du générique de fin de bal. Il s’agissait de « Stalactite » du groupe suisse « Les Aiglons »…

 


 

 

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Merci à Jacquy ERGO, Olivier RIMBAUT, Rose-Marie-COLLART, Jean-Claude NEUMANN pour leur collaboration.

© Alain GUILLAUME – Août 2019.

Décès de Philippe TOUSSAINT

Deces Toussaint Philippe - Alain

Les funérailles religieuses, suivies de l’incinération au crématorium de Charleroi-Gilly, seront célébrées en l’église Saint-Martin d’Acoz le VENDREDI 5 JUILLET 2019 A 12 HEURES.    

La crémation est prévue à 14 heures. L’urne funéraire sera inhumée dans le caveau familial au cimetière d’Acoz.

Dans l’attente des funérailles, Philippe repose au funérarium GABRIEL POSTIAU, rue de la Scavée 32 à 6280 Acoz, où un ultime hommage peut lui être rendu ces mercredi 3 juillet de 18 à 20 heures et jeudi 4 de 17 à 20 heures.

Le jour des funérailles, réunion en ce même établissement à 11 heures 15. La levée de corps est prévue à 11 heures 50.

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Pompes funèbres SPRL GABRIEL POSTIAU

Rue de la Scavée 32 – 6280 ACOZ
Succursale :
Rue de Philippeville 134 – 6120 NALINNES
Tél/Fax 071 50 40 65 – GSM 0495 26 12 12