Le cercle dramatique « Nos Loisirs »

Suite à la publication sur notre blog en février dernier d’un dossier consacré à la chorale « Sainte-Cécile », l’idée m’est venue de vous présenter le cercle dramatique « Nos Loisirs » qui se produisait en la salle du couvent dans les années 30-40. Il était composé exclusivement d’éléments masculins.

Le 25 décembre 1937, il a interprété « La Lumière dans le Tombeau «  (« Gott Mit Uns »). Cette pièce de René BERTON évoque un épisode de la grande guerre, en Champagne, au mois de mai 1918. Dans un abri souterrain, Caussade, un capitaine français et Hermann, un soldat allemand se trouvent, soudain, en présence. Un tableau saisissant de la vie des tranchées, un drame psychologique rehaussé d’un soupçon de philosophie.

La lumière dans le tombeau légendes 640

D’autres photos ont été retrouvées mais malheureusement nous n’avons aucunes précisions quant aux dates et drames interprétés.

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Merci à André SAINTHUILE, Françoise PHILIPPE et Geneviève LUSIAUX.

 

©  Alain GUILLAUME – Mai 2019

L’ancien site des « Usines de Moncheret » à Acoz

En décembre 1891, suite à la faillite de la Société Anonyme des Forges d’Acoz, les installations sises dans les Fonds d’Acoz sont reprises dans la Société Anonyme des Usines de Moncheret.

MONCHERET 1910-1911
Le site des Usines de Moncheret vers 1910.

En 1918, ce site est complètement démantelé et l’activité sidérurgique est transférée sur le territoire de Bouffioulx.

USINES MONCHERET ACOZ - NOV 1918 640

A l’avant-plan, les mulets d’un convoi militaire australien qui a occupé les lieux. On remarquera que deux cheminées sont préservées dont l’une est toujours présente de nos jours et accueille les antennes-relais pour la téléphonie mobile.

Cette vue a été prise en novembre 1918, de la toiture du château de Moncheret qui était occupé par Henri DUPUIS,  le directeur de l’usine. On a gardé aussi le souvenir d’un appelé Georges DAL.

ANCIEN MONCHERET 1905 640 + légende

Château de Moncheret 1909 640

Le château fut démoli et la propriété fut acquise par Adolphe KAKONE. Fin des années 50, début 60, un scandale éclate suite à la découverte de « ballets roses ». (Adolphe Kakone était également propriétaire d’un magasin de vêtements, les ’’GALERIES KAKONE’’ et d’un cinéma que l’on qualifiait à l’époque de « cochon », ’’LE BLED’’, situés tous deux à Charleroi Ville-Basse. Bâtiment majestueux, il fut cependant démoli dans les années 60 afin de permettre la construction du « CENTRE ALBERT ».)

La société COGEFER y a ensuite ouvert une activité de récupération de métaux jusque dans les années 80.

Actuellement le site est devenu la propriété de la société GROSJEAN.

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MONCHERET 1910-1911 640

© Alain GUILLAUME – Avril 2019.

La carrière de grès à Acoz

Lors de la cérémonie d’hommage à nos combattants 14-18 organisée en novembre dernier au cimetière d’Acoz, j’y ai rencontré Etienne et Luc ELOY, venus se recueillir sur la tombe de leur grand-père maternel, Gaston BOUSETTE, (voir le livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18, Geneviève LUSIAUX, pages 105 et 106).
Une conversation s’est engagée et nos échanges se sont concentrés sur l’histoire de notre village. J’ai été agréablement surpris lorsqu’ils m’ont appris que leur père, Joseph, avait gardé certaines archives.

Parmi leurs souvenirs, ils m’ont fait part de l’existence, au 19e siècle, d’une carrière de grès située juste derrière la gare d’Acoz, sur la rive droite du ruisseau, le site étant à cette époque la propriété des communes d’Acoz et de Joncret.

Profitant du nettoyage de l’assiette des anciennes voies de chemin de fer qui va bientôt accueillir le RAVeL, je me suis rendu sur place et j’ai découvert, toujours intact, un pont qui enjambait le ruisseau. De suite, j’ai compris que ce dernier avait été construit pour accéder à cette carrière. Des vestiges de cette exploitation sont encore à peine visibles, la végétation ayant envahi l’endroit.

 J’ai retrouvé une photo datant du 19e siècle représentant le site de la gare. Sa très bonne qualité m’a permis de découvrir cette carrière en pleine exploitation.

Site de la gare 640Carrière agrandie 640

A droite, on y distingue un wagon qui se dirige vers le pont permettant l’accès au concasseur qui calibrait les pierres destinées à l’empierrement des chemins communaux de la région.

En 1880, la carrière était exploitée par MM. HOFFMAN et LAMBERMONT. Une location des bois fut ensuite signée le 30 septembre 1906, pour 18 ans, avec la famille DAFFE ; une prolongation à 27 ans eut lieu le 30 mai 1910.

Je découvre aussi dans un dossier émanant de l’ancienne Régie des Postes, Téléphones et Télégraphes, la liste des premiers abonnés au téléphone et le numéro ’’50.10.29’’ était attribué aux carrières de grès tenues par Sylvain DAFFE (°1864-†1948).
Je visite alors le livre de Geneviève pour faire la connaissance de sa famille. Sylvain avait épousé Aline TENRET (°1866-†1926). De leur union sont nés trois enfants : Léon (°1887-†1959), Lucie (°1889-†1925) et Adolphe (°1896). Lucie a épousé Gaston BOUSETTE (°1889-†1955), ils ont eu deux filles : Malvina (°1920-†2017) et Francine (°1925-†2014) qui a épousé Joseph ELOY le 3 octobre 1950 ; de leur union sont nés six enfants : Thérèse, Etienne, Luc, Anne, Béatrice et Xavier.

Sylvain Daffe locomotive_InPixio 640Sylvain DAFFE dans la carrière devant la petite locomotive qui tirait les wagonnets.

Wagonnets carrière Daffe_InPixio 640

Ce dossier m’apprend également que les bureaux de la carrière étaient installés dans l’annexe de l’immeuble de la famille DAFFE sis à la rue de la Station 55 (actuellement rue de Moncheret 137). Cette annexe allait accueillir vers 1950 le bureau des postes, dirigé par Joseph Eloy, sous-percepteur.

La maison de la famille DAFFE 640

La maison familiale avec, sur la gauche, l’annexe qui abritait les bureaux de la carrière et qui allait, plus tard, accueillir le bureau des postes.

Etienne et Luc me signalent que Sylvain DAFFE y avait fait aménager des mansardes dans le grenier pour y loger des ouvriers carriers.

CARRIERES DAFFE 1913 1 640

Sur cette photo datant de 1913, seul l’adolescent, bouteille à la main, a pu être identifié. Il s’agissait d’un nommé Georges VANHERCK de Lausprelle. Quant à l’ouvrier de gauche, montrant une pièce de monnaie, il semble dire : « voyez comme nous gagnons notre vie ! ».

L’activité de la carrière cessera en 1929. La cause exacte n’est pas connue, due peut-être à la la retraite de Sylvain DAFFE, ou au décès de son épouse en 1926 ou encore à un conflit avec les communes d’Acoz et de Joncret.

Plan 1 640

Plan 2 640

 

Deux articles relatifs à l’immeuble familial sont en préparation et seront publiés prochainement.

 

© Alain GUILLAUME – Mars 2019.

Le passage à niveau d’Acoz-Centre

Etienne et Luc ELOY m’ont récemment proposé la publication d’un petit dossier émanant de leur père Joseph…

Premier état du passage à niveau d’Acoz-Centre

Sur le poteau devant la deuxième femme, se trouvent la manivelle et le treuil actionnant la lisse servant de barrière lors du passage d’un convoi.

Nous ne voyons pas de voie ferrée, sans doute le rail-way est-il encore sur l’assiette de Morialmé-Châtelineau, le long de la route. Par contre, la grande surface plane à l’avant serait peut-être l’assiette de la future ligne de l’Est vers Florennes. On peut situer cette photographie vers 1850-1855.

                                                                                                  (Note de Joseph ELOY).

Barrière Acoz-Centre 300_InPixio 640

Reconstitution barrière 640

Reproduction du treuil 640

MONCHERET 1909-1910 640
Sur cette photo, à l’avant-plan, on distingue les vestiges du rail-way de l’assiette Morialmé-Châtelineau. A gauche, entre les palissades et les usines de Moncheret, la maison du chef de la station de la « Compagnie de Chemin de Fer de Morialmé à Châtelineau ». (Photo prise 1910-1911)

© Alain GUILLAUME – Mars 2019.

Carlo Alconetti

Dernièrement, j’ai publié l’avis de décès de Carlo ALCONETTI (ALCUNITI).

J’ai retrouvé cette photo datant de 1955, lors de la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo.

Carlo Roméo ALCONETTI 400
De gauche à droite : Carlo avec son frère Roméo.

© Alain GUILLAUME – Mars 2019.

 

La chorale Ste-Cécile de la paroisse St-Martin

Avant la seconde guerre mondiale, la chorale paroissiale Sainte-Cécile, dirigée par Alix BUSINE, s’est produite à plusieurs reprises en la salle du couvent. A noter qu’elle était composée uniquement d’éléments féminins.

CHANTEUSE DE RUE web

AME D'ESCLAVE web

KERMOOR web

Acoz_Ste Cécile_1936-12-06 640

Certains d’entre nous ont connu : Anne-Marie Madeleine DESSINIUS (dite Madeleine), Suzanne SAINTHUILE, Elisabeth GIGOT, Luce SAINTHUILE, Juliette LEFEVRE, Gisèle CAUSSIN, Suzanne DEGRAUX, Marthe SERMEUSE, Augusta LOSSON, Nicole LIEN, Anne-Marie PATIGNY, Laury DEBERGH, Renée STEVAUX (sœur d’Albert, décédée en 1948), Suzanne LEFEVRE, Suzanne DESSINIUS, Lise SCIEUR, Rolande PHILIPPE, Claire SIMONS, Emilie BOURBOUSE, Olive MATHIEUX, Victorine BEGON, Fernande COLLICHE, Marie-Julie TENRET. Cette dernière est la seule toujours en vie et fêtera son 97e anniversaire le 22 mai prochain.

Les initiales « A.M.D.G. » reproduites sur les programmes signifiaient « Ad majoren dei gloriam » (« Pour une plus grande gloire de Dieu »).

 

© Alain GUILLAUME – février 2019.

Cérémonies marquant le centenaire de l’arrivée des Sœurs de la Providence de Champion

En 1967, d’imposantes cérémonies ont marqué le centenaire de l’arrivée des Sœurs de la Providence au couvent d’Acoz.
Partant de la cour de l’école, un cortège a conduit les participants, accompagnés par la Fanfare Royale, pour le dépôt d’une gerbe au Monument aux Morts.
Dans l’église Saint-Martin, une messe d’action de grâce a été célébrée par l’Abbé Albert DOUBLET, curé de la paroisse.
Parmi l’assistance on remarquait une forte délégation des Sœurs de Champion, le Conseil de la Fabrique d’Eglise représenté par le Baron Edouard PIRMEZ, Marcel DUMONT, Joseph ELOY et Henri VANDEPUT. L’Administration communale était aussi présente avec Franz PHILIPPE, Joseph ELOY et Jean HOSPEL ainsi que le Comité scolaire avec son président Albert STEVAUX. Etaient également présentes Madame GENOT, directrice de l’Ecole des Sœurs, Mesdames GERARDS, GALAND et HONTOIR ainsi que Mademoiselle HOTTA, pour le corps enseignant.
André BEAURIR et son épouse, instituteurs de l’Ecole Communale du Centre, étaient également présents ; sans oublier la délégation d’anciens combattants représentée par Alexis DEBERGH, Henri SIMONS, Augustin MATHIEUX, Georges BERGER et Georges GUILLAUME.
Aux orgues, Jean HOSPEL, et la chorale dirigée par Zénon SPELEERS ont animé l’office.

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La sortie de l’office religieux.

Une réception fut ensuite organisée à la Maison communale où le Bourgmestre Fernand POULEUR prononça une allocution et il ne manqua pas de relater les faits héroïques de Sœur Irma, Supérieure du couvent, lors de la Première Guerre mondiale, ainsi que son geste hors du commun lorsqu’elle déploya le drapeau national sur le cercueil d’Hector POULEUR, lâchement abattu par les rexistes en 1944. Pareils faits, ajoutés aux qualités de leur enseignement, ont porté à un haut degré l’estime de la population acozienne pour les religieuses.

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La réception à l’Administration Communale.

Le cortège regagna ensuite le couvent où une séance fut présentée par les enfants de l’école, suivie par un concert interprété par la fanfare locale.

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CENTENAIRE SOEURS 3 1967 640 cc

(Recueilli dans des articles publiés dans la presse régionale).

Identification : Rolande MAROIT et Alain GUILLAUME.

© Alain GUILLAUME – Février 2019.