Acoz et Lausprelle dans la presse régionale de 1906 à 1910

3.2.1906

VENGEANCE CRIMINELLE

Depuis un an, plusieurs vols importants de matériel ont été commis au préjudice des carrières BASTIN et ROELANDTS, à Acoz.

Pendant la nuit du 31 janvier, un individu, accompagné d’une femme, a démonté des aiguilles du chemin de fer, enlevé des freins de wagons et décalé certaines pièces de cabestan, ce qui aurait pu occasionner de graves accidents.

Plainte ayant été déposée à la police, celle-ci s’est mise en devoir de surveiller l’exploitation, et la nuit suivante la garde-champêtre a surpris en flagrant délit un nommé Léon T…, d’Acoz, porteur de la seule aiguille qui était restée attachée au chemin de fer. Les autres ont été démontées par prudence.

Procès-verbal a été dressé à charge de T…, qui est un employé des carrières.

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19.2.1906

BROYÉ PAR UN TRAIN A ACOZ

Dimanche matin, le nommé Sylvain JONET, âgé de 35 ans, père de trois enfants, en revenant de son travail, a été tamponné par un train près du passage à niveau. Jeté sur le rail, le train lui passa tout entier sur le corps qui a été tout broyé.

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21.2.1906

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

AFFAIRE DE MŒURS

Jules GUYAUX, de Mont-sur-Marchienne, poursuivi pour attentat à la pudeur, à Acoz, sur une fillette de 6 ans, est condamné à 2 ans de prison et à l’interdiction de ses droits.

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28.2.1906

INONDATIONS

La Sambre a débordé dans la région de Charleroi et couvre tous les terrains environnants. A Acoz, la pluie a occasionné des éboulements assez importants qui ont interrompu la marche des trains. En résumé, les inondations ont causé partout des dégâts considérables.

On craint que par suite de l’arrivée des eaux françaises, la crue des eaux ne soit encore plus formidable.

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12.8.1906

AVIS AUX CULTIVATEURS

Si vous voulez avoir de bonnes poules pondeuses, adressez-vous à P.-Jh BELGEONNE, éleveur à Acoz (Lausprelle).

Il y a toujours des poulettes de 1er choix.

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11.2.1907

DERAILLEMENT

Un train de marchandises ayant déraillé entre Acoz et Bouffioulx, les voyageurs des lignes de Mettet et Gerpinnes ont dû descendre à Bouffioulx et se sont rendus à Acoz, où des trains de transbordement ont été organisés.

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7.5.1907

POPULATION D’ACOZ : 1.400 habitants

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3.7.1907

TOMBOLA DE CHAIR HUMAINE

Les lots sont exclusivement composés de jeunes gens pauvres

TIRAGES AU SORT

ACOZ

Bidet : 86 – Plus haut : 273

BEAURAIN 254, BORBOUSE A. 88, BORBOUSE L. 231, BOSHOUWERS 184, CHERMANNE 199, DAFFE 252, DUCLOS 168, GILLAIN 129, GILLOT 235, HERMANT 167, JACQMIN 112, LEPAGE 95, MARCIL 223, MATHIEU 140, MEUNIER 135, MOFROID 238, POULEUR 255, SANDERMANS 109, VAN BELLINGHEM 200.

Au 19e siècle jusqu’en 1909, le service militaire était fonction d’une loterie.

Le bidet était le numéro le plus bas au tirage au sort ou nombre immédiatement supérieur à celui des miliciens ajournés.

Dans le cas ci-dessus à Acoz, les numéros entre 86 et 273 désignaient les « mauvais numéros », ce qui signifiait que ces jeunes gens devaient donc accomplir leur service militaire. Il arrivait que les plus aisés, contre une certaine somme d’argent, pouvaient se faire remplacer par des jeunes pauvres et illettrés.

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13.8.1907

ACCIDENT

Un terrible accident est arrivé hier vers 5 heures aux usines de Thy-le-Château, à Marcinelle. Un ouvrier, Pierre VANDERLINGEN, âgé de 19 ans, habitant à Acoz, manoeuvrait une longue barre de fer rougi à blanc. Par suite d’un faux mouvement, il reçut la barre dans la poitrine et fut atteint jusqu’au poumon droit.

Il reçut les premiers soins des docteurs de l’usine qui le firent transporter mourant à l’hôpital. On n’a guère d’espoir de le sauver.

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13.10.1907

BREVET

Par arrêté ministériel du 16 septembre 1907, un brevet a été délivré à L. FENSIE pour pompe aspirante destinée à vider automatiquement l’eau d’un bateau.

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31.12.1907

VOL

On a volé hier, au hameau de Lausprelle, chez M. CHERMANNE-DEGOTTE, une montre, une chaîne sautoir, un bracelet et une paire de boucles d’oreilles, le tout en or.

La police a ouvert une enquête.

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28.4.1908

ACTE OFFICIEL – PENSION

Par arrêté royal de février 1908, la pension a été accordée à Mme BRICHANT-PIRAUX C.-O., ancienne institutrice communale à Acoz, 1.116 francs.

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16.5.1908

NECROLOGIE

Nous apprenons la mort de M. Augustin PHILIPPE, époux d’Augustine HEBRANT, né à Villers-Poterie le 26 mai 1836, décédé à Acoz le 14 mai 1908.

L’enterrement aura lieu le lundi 18 courant, à 10 heures.

Réunion à la mortuaire, place de Lausprelle, à 9 heures 30.

Les amis et connaissances qui, par oubli, n’auraient pas reçu de lettre de faire-part, sont priés de considérer le présent avis comme en tenant lieu.

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20.7.1908

ACOZ – TAXES COMUNALES

Un arrêté royal du 2 juillet 1908 autorise le Conseil communal à percevoir des taxes sur les établissements industriels, par personne occupée.

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10.8.1908

Petite Revue Industrielle et Financière

USINES DE MONCHERET

L’exercice écoulé a rapporté un important bénéfice sur vente de minières, mais la fabrication n’a rien produit et il n’y aura pas de dividende.

Grâce au produit de la vente des minières, d’importants travaux d’améliorations ont été effectués à Acoz.

16.10.1908

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BALLE PELOTE

Une bonne partie de seconde catégorie jouant à la demi-dure vient de se former à Acoz. Elle sera composée de Eugène PONCELET et Albert LAFAILLE, cordiers ; Alexandre BEAURAIN, petit milieu ; Alphonse HEUREUX, grand milieu ; Léon BAUDELET, derrière.

Cette équipe comportera trois joueurs d’Acoz. Elle se recommande aux commissions organisatrices pour luttes et concours.

Correspondant : Léon BAUDELET, à Acoz.

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6.1.1909

UN FŒTUS

La gendarmerie de Gerpinnes a découvert avant-hier vers 8 heures du soir, sur le territoire d’Acoz, un fœtus de sexe masculin, paraissant avoir 5 mois. Le parquet a été prévenu.

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21.1.1909

AUDACIEUX VOL

Mardi dernier, en rentrant par le train de 9 heures, M. Camille PIRON fut prévenu par des voisins que depuis un bon moment son chien aboyait furieusement dans le chalet qu’il habite non loin de la gare.

M. PIRON entra dans son jardin et en passa l’inspection avant de pénétrer chez lui ; quand il découvrit soudain un voleur dans… un petit endroit discret.

Avant qu’il n’eut pu se défendre, M. PIRON reçut un coup de poing qui le renversa, et le voleur prit la fuite après avoir tiré un coup de revolver pour effrayer M. PIRON, qui s’était rapidement relevé.

A son tour, Monsieur PIRON tira dans la direction du cambrioleur qui ne fut pas atteint et disparut dans la nuit.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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22.1.1909

UNE DAME ETRANGLEE A ACOZ

Une dame de Braine-le-Comte, Maria D., âgée de 35 ans, qui habitait avec son mari une villa à Acoz, a été trouvée morte mardi, par son mari qui s’était absenté dans la journée.

Mme D. portait au cou des traces noirâtres semblant produites par la strangulation.

Le parquet a fait une descente et ordonné l’autopsie.

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7.2.1909

ACOZ – TIRAGE AU SORT

Bidet : 97 – Plus haut : 300

BIRON 299, BOLLE L. 202, BOLLE S. 239, DELMELLE 163, FONT 199, GILLOT 176, HENOCQ 136, LEGENDRE 189, MATHIEUX 230, OVANDO 120, POULEUR 112, SANDERMANS 161, TENRET 226, WAUTELET 206.

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15.2.1909

ACOZ ET ENVIRONS

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18.5.1909

POPULATION

En 1809, Acoz comptait 369 habitants. Il en possède aujourd’hui 1.417.

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24.5.1909

IL Y A CENT ANS

A Acoz, M. DUDEKEM était maire et M. MARLIER était son adjoint.

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10.6.1909

GRAVE ACCIDENT A FLORENNES

Avant-hier après-midi, vers 3 heures, un ouvrier de la brasserie de DORLODOT, à Acoz, nommé Julien HERMAN, 30 ans, qui était allé livrer de la bière chez un commerçant de la rue de la Station, voulut remonter sur son siège alors que le véhicule était en marche. Il manqua son élan et tomba sous les roues du lourd camion qui lui écrasèrent les deux jambes. Le malheureux a reçu des soins du Docteur ROBIN, qui craint que l’amputation des deux jambes soit nécessaire.

HERMAN était originaire de Villers-Poterie.

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2.7.1909

OFFRE D’EMPLOI

On demande une bonne demi-table de briquetiers et une bonne brigade à la presse chez François HUBERT, maître briquetier, à Acoz-Lausprelle.

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9.7.1909

AFFAIRE GRIMONT ETIENNE ET HUBERLAND AIMÉ

Le témoin PIRON, d’Acoz, absent à l’audience précédente, dépose. Il a été victime d’une tentative de vol le 19 janvier vers 0 heures du soir.

Il allait rentrer chez lui quand un voisin lui dit que son chien aboyait depuis longtemps. Il pénétra chez lui, fouilla toute la maison et comme il ouvrit la porte du w-c, il reçut un coup de poing. Le témoin riposta par un coup de revolver auquel les voleurs répondirent en fuyant et en tiraillant.

Le Président fit lever les prévenus et le témoin dit ne pas pouvoir les reconnaître. Il pense que ses agresseurs étaient plus grands.

Les voleurs, dit le témoin, n’avaient pas pénétré dans la maison. Seule, la porte du poulailler avait été ouverte.

HUBERLAND et GRIMONT nient s’être introduits chez PIRON. Ils ne sont jamais allés à Bouffioulx, ils n’y ont pas de connaissance.

LE PRESIDENT. – Mais des témoins vous ont vus. Y êtes-vous déjà allés ?

LES PREVENUS. – Ca se peut.

LE PRESIDENT. – Mais en janvier avez-vous été ?

GRIMONT. – J’ai déjà été à Bouffioulx.

LE PRESIDENT. – Quand ?

GRIMONT. – Cela reste à savoir.

LE PRESIDENT. – Chez qui alliez-vous ?

GRIMONT. – Je ne saurais le dire.

L’affaire est renvoyée en continuation à samedi.

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19.9.1909

TERRIBLE ACCIDENT MORTEL

Hier après-midi, le nommé Jules MATHYS, âgé de 34 ans, ouvrier manœuvre aux Usines Moncheret, était occupé à la grue à vapeur pour le transport du laitier. A un certain moment, son bourgeron fut happé par les griffes de la grue. Le malheureux fut pris dans l’engrenage et atrocement déchiqueté. La mort fut instantanée.

Le cadavre a été reconduit au domicile de l’infortuné à Denée-Maredsous. MATHYS était marié et père de trois enfants.

La gendarmerie a ouvert une enquête.

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1.10.1909

ACOZ-LAUSPRELLE

Dimanche prochain 3 octobre, course vélocipédique organisée par M. Désiré VANDEMAELE, pour tous débutants n’ayant pas encore obtenu de premier prix.

Prix : 12,50 – 7,50 – 5 – 3 – 2 francs et trois autres prix en objets divers.

Droit d’inscription : 1 franc. S’inscrire chez M. Désiré VANDEMAELE à Lausprelle.

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9.11.1909

HISTOIRE DE CHIENS

Arthur D., de Charleroi, a « recentré » un chien écossais appartenant à un habitant de Montignies-sur-Sambre.

Il prétend avoir trouvé ce chien. Il alla le donner à son beau-frère à Acoz et celui-ci le dénonça à la police.

M. D., en outre, est prévenu de coups et menaces à son ancienne maîtresse.

Ces différentes préventions lui valent 8 jours de prison et 56 francs d’amende, conditionnellement.

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17.2.1910

A LA CHAMBRE

De notre correspondant bruxellois :

Aujourd’hui M. WAUTERS a affirmé qu’à Acoz, un instituteur avait perdu sa femme et sept de ses enfants tant les locaux d’école étaient insalubres.

C’est là une grave responsabilité pour le gouvernement.

En faveur de l’instruction obligatoire, M. WAUTERS a eu d’excellents arguments. Elle mettrait fin à l’absentéisme qui sévit d’une façon parfois déplorable.

Dans les campagnes, lors de la récolte de pommes de terre ou du démarrage des betteraves, tous les enfants quittent l’école et se livrent au travail des champs.

En 1905, 170.000 enfants quittaient l’école dont 118.000 n’avaient reçu qu’un enseignement primaire minimum et 29.200 n’avaient par même reçu cet enseignement.

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28.1.1910

ACOZ – UN HORRIBLE SUICIDE

Un camionneur de la firme « L’ABEILLE » traversait la localité, quand soudain, il aperçut à l’endroit dit « Côte d’Acoz », au milieu de la route, le cadavre tout carbonisé d’un homme, le visage méconnaissable. A côté du cadavre, il y avait une bouteille ayant contenu du pétrole, une boîte d’allumettes et une pipe.

On n’allait pas tarder à pouvoir reconstituer l’horrible scène.

Les habitants d’Acoz se rappelaient avoir vu passer dans leur localité un homme paraissant souffrir de l’asthme et se traînant péniblement.

N’est-ce pas ce malheureux qui, finalement, las de souffrir, se trouvant sur la route, isolé, avait eu le courage de verser sur lui le pétrole et d’allumer la torche vivante, cherchant dans la mort un soulagement à son martyre ?

C’est bien l’affreuse scène qui avait dû se passer. Ajoutons que dans une des poches de son veston que le feu avait épargnées, on a trouvé deux enveloppes au nom de A.S. de Monceau. Ce sont bien les initiales de ce malheureux qui était en traitement à l’hôpital de Châtelet.

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17.3.1910

UN CHOURINEUR

Un dangereux individu de Montignies-sur-Sambre, Jules CASTIAUX, s’était rendu à Acoz et dans un café, pour terroriser les consommateurs, il planta un poignard dans une table en disant : « C’est moi CASTIAUX, je n’ai peur de personne ».

On se garda bien de relever la provocation du bandit, ce qui n’empêcha pas CASTIAUX de varier ses exercices en enfonçant son arme dans le côté de Léon GÉRARD…

Le chourineur est condamné à 4 mois de prison et de 100 francs d’amende, et à 250 francs de dommages-intérêts.

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15.4.1910

VOIRIE

Question de voirie, il en est une qui intéresse bon nombre de voituriers de Bouffioulx et environ, et dont la solution est prochaine si pas chose faite, c’est la reprise par l’Etat de la concession de la route de Châtelet à Acoz. La fin de cette concession entraîne la suppression du péage et la disparition de la barrière.

(Voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 4, pp. 86-89).

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19.5.1910

ACOZ PUBLICITE

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27.7.1910

LA BENEDICTION DES DRAPEAUX

Il y a quinze jours, M. PIRMEZ, représentant catholique de l’arrondissement de Charleroi, a fait bénir en grande pompe, dans l’église d’Acoz, le drapeau de la société des anciens militaires de cette commune, société dont il est le président d’honneur.

En agissant ainsi, cet homme politique a atteint son but : mettre les anciens militaires d’Acoz qui n’appartiennent pas à la religion catholique, apostolique et romaine, dans l’impossibilité de faire partie de la société.

Ancien officier de l’armée, homme qui se pique de loyalisme et de loyauté, M. PIRMEZ exclut d’une société patriotique ceux qui ne partagent pas ses croyances confessionnelles ; alors qu’il sait pertinemment que le Roi n’accorde ce drapeau aux anciens militaires qu’à la condition que leur cercle soit ouvert à tous, sans distinction politique ni religieuse.

Dans mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 1, page 161, je vous présentais ce drapeau qui avait été retrouvé dans le grenier de Madame MORIAMÉ de Lausprelle. Cette dame en avait fait don à Joseph ELOY pour qu’il figure au nombre des souvenirs du Cercle de Recherches Historiques d’Acoz. Suite au décès de Joseph ELOY, c’est Jacques FRANCOIS, le dernier vivant du cercle, qui en assura la garde. Il figura ensuite dans l’héritage de ce dernier et j’ai retrouvé sa trace chez l’un de ses fils qui résidait à plus de 30 kilomètres de notre village. Après de nombreux épisodes de tentatives infructueuses, c’est finalement Thierry FRIPPIAT, l’actuel président du Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes, qui a réussi à ce que ce drapeau rejoigne nos murs. Il est donc gardé en lieu sûr, au grand soulagement des amoureux de notre terroir.

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3.8.1910

LA MORT TRAGIQUE DU CHEF DE GARE

Au moment où la nouvelle nous parvenait du terrible accident qui venait d’arriver à la Planche, on nous disait son extrême gravité mais elle est plus horrible encore.

En effet, M. MORIAMÉ qui avait été atteint par une locomotive au moment où il longeait la voie pour rentrer chez lui, a succombé.

Il était marié et père de deux enfants. Autrefois, il avait été chef de gare à Acoz et c’est depuis peu qu’il était à Dampremy-Planche.

Nous n’insisterons pas sur l’émotion persistante causée par ce terrible malheur.

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6.8.1910

LE PAVÉ DE L’OURS

M. PIRMEZ, l’ancien officier de cavalerie qui a donné sa démission pour s’occuper de politique, a fondé, comme nous l’avons appris à nos lecteurs, une société d’anciens militaires à Acoz. Quand elle a eu un an d’existence, M. PIRMEZ a demandé pour elle au Roi un subside destiné à l’acquisition du drapeau national.

M. PIRMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi n’accorde ce subside qu’à la condition que la société soit absolument étrangère à toute question d’ordre politique ou religieux. M. PIMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi exige que les sociétés d’anciens militaires soient ouvertes à tous ceux qui ont honorablement servi dans l’armée. Cela est tellement vrai que si une seconde société d’anciens militaires se fondait à Acoz, elle n’obtiendrait plus de subside : le Roi ferait inviter ses membres à entrer dans la première.

Violant l’engagement tacite qu’il avait pris envers le Roi, M. PIRMEZ a fait porter, dès qu’il l’a eu en sa possession, le drapeau à l’église, et il a aggravé son incorrection en faisant bénir ce drapeau, c’est-à-dire en en disposant avant que le Roi le lui eût fait remettre officiellement.

Nous avions pensé que M. PIRMEZ ne trouverait aucun défenseur dans la presse ; nous nous trompions : il s’en est rencontré deux : le « Pays Wallon » reconnaît que le Roi interdit aux sociétés d’anciens militaires tout incursion dans le domaine religieux, mais qu’il ne leur interdisait pas de faire bénir le drapeau à l’église !

Le « Pays Wallon » raisonne comme le pacha de Fatinitza, qui buvait du champagne en disant : « Le Coran interdit le vin, mais il n’interdit pas le champagne ».

Le « XXe Siècle » essaie d’excuser M. PIRMEZ en nous racontant que tous les anciens militaires d’Acoz étaient d’accord pour faire bénir leur drapeau. Eh bien ! tous sont alors coupables, car tous ont été à l’encontre de la volonté du Roi. Et s’il n’y a aujourd’hui que des anciens militaires catholiques à Acoz, il peut en venir demain dans cette commune qui voudront demeurer étrangers à la religion catholique. A ceux-là, la société des anciens militaires d’Acoz sera fermée, puisqu’elle arbore un étendard nettement catholique.

Que dirait le « XXe Siècle » si une société d’anciens militaires, après avoir obtenu, en le trompant sur ses intentions, un drapeau du Roi, c’est-à-dire du gouvernement, soumettait ce drapeau à des pratiques maçonniques, dans une loge, endroit abhorré des catholiques ?

Quant aux officiers retraités, auxquels le « XXe Siècle », qui essaie d’un dérivatif, fait allusion, ils ne sont pas en cause :

1. parce qu’ils n’ont pas de drapeau ;

2. parce qu’il s’agit de M. PIRMEZ et de sa société d’Acoz, non d’une autre.

Nous savons que, en haut lieu, des mesures seront prises pour éviter le retour de pareils abus.

Nous apprenons qu’une autre société d’anciens militaires est en voie de formation à Acoz, et il faudra bien que le gouvernement lui accorde aussi un subside, puisque le premier drapeau a été compromis dans une manifestation religieuse.

Les explications du « Pays Wallon » et du « XXe Siècle » sont des pavés de l’ours dont M. PIRMEZ se serait volontiers passé.

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20.10. 1910

SUCCES UNIVERSITAIRE

M. Léon PARADIS, d’Acoz, vient de subir avec succès l’examen lui conférant le diplôme d’ingénieur des industries de fermentations.

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20.11.1910

UNIS DANS LA MORT A ACOZ

Près de la gare habitaient les époux Stanislas FONTAINE-GILLOT. Hier, M. FONTAINE, indisposé depuis quelques jours, expirait. Peu après, son épouse, prise de saisissement, mourait à son tour. M. FONTAINE était âgé de 80 ans ; sa femme en avait 69.

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21.12.1910

INCENDIE A ACOZ

Un incendie s’est déclaré dans la maisonnette de chemin de fer, occupée par ROUVROY, au passage à niveau, près du moulin d’Acoz, sur la ligne de Givet.

En très peu de temps, la toiture, les boiseries, le mobilier ont été détruits ; il ne reste plus que les murs du bâtiment.

Les voisins sont accourus pour combattre l’élément destructeur mais ils ont été impuissants.

Personne ne se trouvait dans la maison.

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© Alain GUILLAUME – 14 septembre 2025.

 

 

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale de 1900 à 1905

24.1.1900

TIRAGE AU SORT DES MILICIENS

ACOZ : BOLLE 187, BOSHOUWERS 178, CHERMANNE 181, DECAMPS 270, HENOQ 183, MARIT 95, RIGAUX E.183, RIGAUX F. 227, SAINTHUILE 271, THONE 260.

23.5.1900

UN MEETING MOUVEMENTÉ

Un véritable traquenard avait été tendu à Acoz-Village pour la réception des propagandistes socialistes DETRAIN, BAILY et SERVAIS. Il était environ 5 heures de relevée quand le citoyen DETRAIN commença à parler en plein air sur la place communale, près de l’église. Aussitôt un individu qui, d’après ce qu’on nous rapporte, n’était autre que le garde d’écurie de Monsieur PIRMEZ, donna le signal du vacarme et aussitôt on se mit à battre plusieurs tambours, tandis que le varlet disait aux orateurs : « Vous ne parlerez pas, c’est défendu ! ».

Pour éviter une bagarre et après beaucoup d’efforts, nos amis se rendirent dans un café des environs pour y continuer le meeting. Mais là, afin sans doute de bien affirmer la volonté de son maître, le meneur du boucan intima l’ordre au cabaretier d’interdire aux socialistes de parler !

Cette manœuvre ne réussit pas et le meeting put avoir lieu, pendant que le provocateur du désordre allait chercher du renfort,  à l’aide duquel il escorta nos propagandistes, en renouvelant ses cris et injures.

Les habitants étaient indignés de ces odieuses manœuvres et plusieurs marquèrent leur indignation en demandant aux socialistes de revenir. Ce que ceux-ci feront jeudi prochain, malgré tous les valets de Monsieur PIRMEZ.

4.6.1900

SOCIETE MUTUALISTE

La reconnaissance légale est accordée à la société mutualiste « La Prévoyance de Saint-Martin », établie à Lausprelle, commune d’Acoz.

20.9.1900

PRIME OCTROYEE

Une prime a été octroyée à M. LORY, instituteur à Acoz, pour une calotte de miel.

24.2.1901

TERRIBLE ACCIDENT A ACOZ

Hier matin, un terrible accident s’est produit à la gare d’Acoz. Un nommé Albert PIERRAUT, d’Hanzinelle, garde excentrique, était allé mouvoir un excentrique situé à l’écart, près des laminoirs.

Quelques temps après, ses compagnons, ne le voyant pas revenir, coururent à l’endroit où il s’était rendu et trouvèrent son cadavre coupé en deux.

Le malheureux aura sans doute glissé au moment du passage du train qu’il aiguillait. Il laisse une veuve et un orphelin.

4.5.1901

RENCONTRE D’UN TRAIN ET D’UN CAMION DU BRASSEUR

Vendredi matin  vers 6 heures, un camion de la Brasserie d’Acoz attelé de trois chevaux traversait le passage à niveau du Chemin de Fer de l’Etat au lieu-dit « La Brockmann » à Bouffioulx. Les deux camionneurs étaient assis sur le siège de la voiture et celle-ci allait au pas. Le passage à niveau se trouvant à l’entrée d’une forte courbe, les conducteurs ne purent voir le train de voyageurs allant de Châtelineau à Givet. Celui-ci prit la voiture en écharpe vers le milieu ; camion et tonneaux furent complètement détruits, les chevaux furent blessés et apeurés. Quant aux domestiques, ils reçurent des contusions qui, pour le moment, ne présentent aucune gravité. L’accident est dû à la négligence de l’Etat Belge, les barrières étant ouvertes au passage du train. Il est à remarquer que le personnel du chemin de fer a établi dernièrement des nouvelles barrières qui ne laissent plus qu’un passage exigu et dangereux et qu’il est absolument nécessaire de modifier.

22.6.1901

VOLEUR D’EGLISE

La gendarmerie de Châtelet a arrêté hier matin pour le conduire à la prison de Charleroi un certain Célestin DRIEN, âgé de 35 ans, de Falisolle, qui avait été surpris à l’église d’Acoz à dévaliser les troncs de saint Frégo.

20.8.1901

ACOZ – LE TELEPHONE

Une bonne nouvelle pour les habitants des communes d’Acoz, Joncret, Bouffioulx, Gerpinnes et Gougnies : Monsieur le Ministre des Chemins de Fer vient d’approuver la création d’un réseau téléphonique à Acoz qui sera relié au réseau de Charleroi.

14.2.1902

TERRIBLE ACCIDENT

Mercredi, dans la journée, un machiniste des usines d’Acoz, le nommé J. LIBOIS, a été tué par la chute d’un contrepoids d’une vingtaine de kilos, et qui lui est tombé sur la tête.

L’accident est arrivé par suite du bris d’un boulon qui retenait le contrepoids à une glissière.

Le malheureux LIBOIS était marié et père de deux enfants.

23.4.1902

ACOZ

Soirée musicale et dramatique donnée par la Société des Fanfares. Au programme : « L’fîe du Champette » et « Yun qu’a du Toupet » de Clément DEFOREIT.

17.7.1902

ACOZ – FEMME BRULEE

Mercredi vers 11 heures du soir, comme finissait la retraite aux flambeaux qui clôture les fêtes, un incident a surgi qui a jeté profonde émotion. La femme Alice MINEUR vit la flamme d’une bougie communiquer le feu à ses vêtements. Elle fut immédiatement entourée de flammes mais heureusement on parvint à la dégager.

Ses vêtements ont été réduits en cendres et la malheureuse est grièvement brûlée à la figure.

6.11.1902

ENCORE DES FUNERAILLES TROUBLEES

Une personne digne de foi communique le fait suivant :

Lundi dernier avaient lieu à Acoz les funérailles de Gustave BOLLE, garde-convoi aux chemins de fer de l’Etat. La messe d’enterrement avait été commandée pour 9 heures ; ce n’est qu’après bien des supplications de la part des parents du défunt que Monsieur le Curé consentit à attendre les délégations du chemin de fer arrivant par le train de 9 heures 20, pour commencer l’office.

Cette cérémonie terminée, des collègues du défunt se disposèrent à prendre la tête du cortège funèbre avec le drap mortuaire. C’est alors que Monsieur le Curé d’Acoz, sortant de la sacristie, arriva d’un air furibond et s’écria avec force : « Je défends de prendre le drap. »

Il est à noter que ce poêle(1) est un cadeau de feu Monsieur Fernand PIRMEZ à la jeunesse d’Acoz.

Revenant à la charge et frappant des deux mains sur le cercueil, le curé répéta : « Encore une fois, je vous le défends, sinon je n’irai pas au cimetière. »

Malgré l’intervention de Monsieur et Madame Maurice PIRMEZ, le prêtre ne crut pas devoir changer de résolution, troublant seul par ses cris et gestes le silence du saint lieu.

Dans une bousculade qui amena la chute du prie-Dieu, assistants et curé se disputèrent le drap mortuaire. Monsieur et Madame PIRMEZ, indignés de ce qui se passait, quittèrent immédiatement l’église.

Force resta néanmoins au bon pasteur qui ainsi accompagna le cercueil au champ de repos.

Ces faits font l’objet de toutes les conversations à Acoz.

(1) Drap mortuaire

17.12.1902

GRAVE AFFAIRE DE MŒURS

Une instruction est ouverte à propos du viol d’une fillette de quatre ans par un gamin habitant Acoz.

3.6.1903

ACTE DE BANDITISME

On est sur la trace de l’auteur de banditisme commis vendredi à Acoz chez Madame LAMBERT. Un mandat d’arrêt a été lancé hier dans le Centre où habite l’individu.

4.6.1903

UN AUDACIEUX VOL

En l’absence de Monsieur Jh RADEAU, des voleurs ont pénétré dans sa demeure et y ont enlevé 6 obligations d’Anvers 1887, 2 obligations de Liège 1897, 4 de Bruxelles 1886.

Les numéros des titres ont été transmis aux diverses polices et aux agents de change.

17.6.1903

DECORATION CIVIQUE

La Croix Civique de Seconde Classe est accordée à M. L. FAYT, échevin de la commune.

19.6.1903

DONATION A LA FABRIQUE D’EGLISE

Le « Moniteur » publie un arrêté royal autorisant la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, à accepter la libéralité de Mademoiselle Maria de DORLODOT, sans profession, demeurant à Suarlée, agissant en son nom et comme se portant fort pour MM. Henri de DORLODOT, chanoine, professeur à l’université de Louvain, Sylvain de DORLODOT, conseiller provincial, demeurant à Floriffoux, et Joseph de DORLODOT, sans profession, demeurant à Floreffe, portant donation à la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, d’un capital de 11.120 francs en fonds publics belges 212 p.c., à charge de la dite fabrique de faire célébrer annuellement et à perpétuité deux obits chantés et quarante messes basses aux époques et aux intentions indiquées dans l’acte, et d’employer chaque année une somme de 28 francs à faire recommander au prône de l’église précitée, suivant les usages établis dans la paroisse, les âmes des personnes désignées.

22.6.1903

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

Audience du 25 février – Rébellion

Les nommés VANGODSTSNOVEN Désiré, VANGODSTSNOVEN Alphonse, M. VICTOR, LOUIS R., Y. FRANCOIS, ACHILLE F., EDOUARD  N., LEON V. et CHRISTOPHE Jules, sont poursuivis pour, se trouvant à Acoz le 28 juillet 1902, avoir attaqué les gendarmes MATHY et BILY.

Le premier est condamné à 2 mois de prison, le second à 1 mois, CHRISTOPHE à 2 mois, M.R., Y.F. à 1 mois conditionnellement, N. et V. à 2 mois avec sursis.

28.6.1903

ACTE DE BANDITISME

Le long de la route de Châtelet-Gerpinnes, à 200 mètres de la gare d’Acoz, habitent Madame veuve MASSART et sa fille Rosalie, âgée de 22 ans, mariée à Isidore LAMBERT, piocheur au chemin de fer.

Vendredi vers 4 heures, pendant que son mari se trouvait au travail et sa mère sortie pour des courses, Madame Rosalie LAMBERT sommeillait sur une chaise tenant son enfant âgé de 22 mois sur les genoux.

Tout à coup elle se réveilla et aperçut un homme devant elle qui lui porta des coups de poing à la tête et l’assomma.

L’escarpe la ligota à l’aide d’une corde, lui mit un bâillon sur la bouche et lui passant la corde au cou la tira dans la cave. A l’aide d’un cordon d’un tablier l’individu serra le cou de l’enfant qu’il déposa près de la mère.

A 5 heures 30, Madame veuve MASSART rentra et trouva sa fille et l’enfant inanimés. Elle appela au secours. Les voisins accoururent et prodiguèrent leurs soins. Après une demi-heure d’efforts, Madame LAMBERT et son enfant reprirent connaissance.

On s’aperçut alors que l’individu était monté à l’étage, avait fouillé tous les meubles et enlevé une somme de 204 francs qui se trouvait dans le tiroir d’un meuble.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête. On est sur la trace du coupable.

8.1.1904

AVIS RELATIF A L’ENSEIGNEMENT – ACOZ (HAINAUT)

Centre, école mixte –  Instituteur – Traitement : 1.200 francs + logement et jardin + indemnité de 150 francs pour cours d’adultes. Eventuellement, section de Lausprelle, école mixte – Instituteur : même traitement et mêmes avantages.

Demander à l’administration communale avant le 10 janvier.

8.1.1904

CHEMIN DE FER DE MONTIGNY-SUR-SAMBRE A ACOZ

L’Etat a commencé l’emprise des terrains nécessaires à l’établissement du chemin de fer de Montigny-sur-Sambre à Acoz. Il y a longtemps qu’il était question de la construction de cette ligne ; elle fit un moment partie du réseau de la Compagnie des Bassins Houillers du Hainaut, mais son tracé offrait tant de difficultés qu’elle fut abandonnée. Elle partait de la gare de formation de Couillet-Montigny ; un pont était jeté sur la Sambre et la ligne allait de là pour se diriger vers Acoz en traversant Boubier et Bouffioulx.

Il y aura une grande station dans cette dernière localité dans le but de faciliter le service de la gare de Châtelineau, toujours très encombrée.

Acoz recevra les transports de la ligne du Luxembourg qui seront expédiés par Montigny à Charleroi et Marchienne. De cette façon Châtelineau perdra une partie de l’important trafic qui lui vient de la ligne du Luxembourg. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tracé de la nouvelle ligne pour se rendre compte de la dépense qu’elle occasionnera, mais d’autre part elle rendra au chemin de fer des services incalculables, qui compenseront largement ce qu’elle aura coûté.

3.3.1904

L’ART DE GUERIR

Décidément, si l’on meurt encore dans l’arrondissement de Charleroi, ce n’est pas faute de médecins et de pharmaciens. Nous ne comptons pas les dentistes, les droguistes, les sages-femmes et les vétérinaires ; cela nous mènerait trop loin.

… Acoz : 1 médecin, 1 pharmacien …

30.5.1904

PENSIONS

Par arrêtés royaux des 2 décembre 1903 et 5 mars 1904, les pensions suivantes sont accordées à : …  Monsieur LORY (L.L.), ancien instituteur communal à Acoz, 1.597 francs.

4.6.1904

11.4.1904

14.6.1904

MANIFESTATION PIRMEZ

De notre correspondant de Charleroi :

Dimanche a eu lieu à Acoz, la manifestation en l’honneur de M. Maurice PIRMEZ, nouveau député. Quatre mille personnes figuraient dans le cortège qui s’est formé à la gare ; vingt-six sociétés étaient présentes, groupées autour de nombreux drapeaux et cartels. Malheureusement la pluie est tombée sans discontinuer. On remarque de nombreux groupes de la Jeune Garde Catholique, des députations des cercles industriels de Charleroi, des cercles catholiques du Bassin, des sociétés mutuellistes de Charleroi, Châtelet, Couillet, Gilly, Montigny, Marchienne, etc.

Toute la population des environs prend part à la fête.

De nombreux discours ont été prononcés dans la cour du château. Les cris de «  VIVE PIRMEZ ! » ont retenti sans discontinuer.

31.8.1904

Le sieur Oscar NIHOUL, domicilié à Acoz, prévient le public qu’ayant quitté Acoz pour se rendre à Marchienne-au-Pont où il travaille et habite, il ne reconnaîtra pas les dettes que son épouse Elisa YERNAUX, a pu ou pourrait contracter.

6.11.1904

EXTRAIT

D’un exploit des 2 et 3 novembre 1904, de l’huissier SUAIN, de Charleroi, il appert que la dame Augustine BOREUX et son époux Désiré HENRY, taillandier, ayant comme dernière résidence connue Grenelle-lez-Paris ; 2° Mathilde BOREUX, ménagère, et son époux Achille MARTIN, coupeur d’habits, sans résidence connue, ont été sommés de prendre communication en l’étude du notaire BAYET, de Gerpinnes, du cahier des charges dressé pour arriver à la vente publique de la nue-propriété de certains immeubles leur appartenant par indivis et situés à Acoz et à Ave et Auffe et de se trouver le lundi 21 novembre 1904, à 2 heures l’après-midi, chez Philippe CHAPEAUX, à Acoz, et à toutes les autres séances d’adjudications pour assister à la dite vente.

                                               Extrait conforme, Léandre SUAIN.

6.11.1904

LE MAUVAIS ŒIL

Le triomphe de Monsieur PIRMEZ a été l’occasion de plusieurs incidents macabres.

D’abord, lundi plusieurs habitants de la commune ont été blessés en tirant des cambres en l’honneur du nouvel élu.

Ensuite hier mardi, son arrivée à Acoz a été attristée par un singulier cas de mort subite. Le nouveau député avait pris, à Châtelineau, le train de 11 heures 10 pour Acoz où l’attendaient des manifestants, une musique et un échevin, Monsieur Firmin MENGEOT, porteur d’un bouquet et qui devait prononcer un discours. Le pauvre homme n’a pas eu le temps d’en tirer le premier mot. Il est tombé raide mort aux pieds du nouvel élu. Néanmoins, dit le « Pays Wallon » qui rapporte le fait, un nombreux cortège conduisit Monsieur PIRMEZ jusqu’à sa demeure. Le sympathique nouveau député de Charleroi remercia chaleureusement pour les marques de sympathie dont il était l’objet. Il invita les manifestants à cesser toute manifestation, déplorant la mort de Monsieur MENGEOT, et il engagea vivement tout le monde à prier pour le repos de son âme. Monsieur MENGEOT avait 60 ans.

9.12.1904

DECORATIONS CIVIQUES

Par arrêté royal, la décoration civique est décernée, en récompense de services rendus à l’occasion de maladies épidémiques. La Croix de 2e Classe a été décernée à Ed. LAURENT, docteur en médecine à Acoz.

13.2.1905

ACOZ – TIRAGE AU SORT

BESOMBES 160 – CREPIN 205 – HOUIOUX 186 – LEGENDRE 176 – MATHIEUX 239 – MEUNIER 226 – POULEUR 245 – ROUVROY 170 – SAINTHUILE 184 – STAQUET 96 – WATRICE 153.

29.3.1905

VOL A ACOZ

L’avant-dernière nuit, des voleurs, après avoir fracturé la fenêtre du magasin de chaussures de Madame MENGEOT, à Acoz, se sont emparés d’une trentaine de paires de chaussures.

22.4.1905

LES PETITES FAVEURS

Nos lecteurs auront pu voir dans notre dernier numéro, les modifications introduites dans le service des trains de voyageurs à dater des 1er mai et 1er juin prochains. Ils auront remarqué qu’un nouveau train, – aller et retour -, desservira la ligne de Châtelet-Châtelineau à Acoz. Les voyageurs habitués de cette ligne s’en féliciteront. Le nouveau train n’est donc pas créé pour leur faire plaisir ? Il est mis en marche uniquement pour donner toutes ses aises au député clérical, Monsieur PIRMEZ. Monsieur le Ministre des chemins de fer n’a rien à  refuser au châtelain d’Acoz, même un train pour son usage presque exclusivement personnel.

Pendant ce temps-là, on réclame vainement la mise en marche de nouveaux trains sur certaines lignes beaucoup plus importantes. Ils rendraient de grands services à de nombreux voyageurs, et donneraient un supplément d’activité aux affaires. Mais le gouvernement s’en fiche !

2.7.1905

CHRONIQUE JUDICIAIRE – TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

AUDIENCE DU 1er JUILLET

Dangereux individus

En avril dernier, Emile RAINCHON de Charleroi et Pierre DELEUW de Marcinelle, commettaient à Acoz, un vol au préjudice de M. ABSIL, avec une audace peu commune. Ils étaient entrés dans la maison, en plein jour, à 10 heures du matin, en ouvrant la porte à l’aide de fausses clefs. Madame BELGEONNE avait vu les individus et savait sa fille, Mme ABSIL, absente, elle voulut voir ce que venaient faire ces singuliers visiteurs. Elle tenta vainement de pénétrer dans l’habitation : la porte était solidement calée. A la fin, elle parvint cependant à y entrer, se voyant dérangés, les escarpes s’enfuirent en emportant 1.200 francs en valeurs et en argent. Ils escaladèrent la clôture du parc de Monsieur de DORLODOT et allèrent cacher les valeurs dérobées et les outils de cambrioleurs qu’ils possédaient.

Heureusement, le garde Camille LORENT les arrête bientôt.

Les deux voleurs avaient certainement prémédité leur coup : depuis plusieurs jours, on les avait vus rôdant à Acoz, autour de la maison ABSIL. DELEUW y avait même pénétré sous prétexte d’acheter un cheval.

Ce sont deux redoutables mauvais sujets. On les soupçonne des vols commis le 2 avril à Thuin et à Biesme-sous-Thuin ; mais l’accusation a dû abandonner cette prévention, faute de preuves suffisantes. Ils sont accusés de vol, de vagabondage spécial, de port d’armes prohibées, et RAINCHON, de rupture de ban de jurisprudence.

RAINCHON a été condamné à 3 ans et 4 mois de prison, et DELEUW à 3 ans et 3 mois.

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© Alain GUILLAUME – 10 août 2025.

Octave PIRMEZ

Il m’a semblé intéressant de vous présenter un article relatif à Octave PIRMEZ, publié dans la presse régionale en date du 27 janvier 1904.

Nous signalions récemment dans le dernier fascicule de la « Biographie PIRMEZ » la notice consacrée à Octave PIRMEZ par M. Maurice WIMOTTE, au moment où l’association des écrivains belges prépare une anthologie de cet écrivain, du châtelain d’Acoz, comme on se plaît à l’appeler, l’esquisse de sa vie est d’actualité, et elle offre d’autant plus d’intérêt qu’elle implique en quelque sorte l’appréciation de ses œuvres, aussi, nous en tenons-nous là, quelle que soit la valeur de ce compliment :

Octave PIRMEZ, écrivain, né à Châtelet, le 19 avril 1832, mort à Acoz, le 30 avril 1883, d’un père gentilhomme campagnard, dont l’unique plaisir était la chasse, et d’une mère chrétienne et lettrée, qui exerça sur l’éducation de ses fils une influence considérable. Il avait deux frères, dont l’un, Emile PIRMEZ, fut le père de Maurice PIRMEZ, et dont l’autre, Fernand, mourut comme lui, célibataire à l’âge de 28 ans et, comme lui, consacra sa vie à l’étude et à la méditation.

Octave PIRMEZ éprouva, dès l’enfance, un goût intense pour la solitude et les plaisirs de la vie agreste. Il nous rapporte qu’il passait tout son temps « à errer dans un vaste jardin dont la vue s’étendait, au loin, vers le village de Pont-de-Loup ». Et il ajoute : « Vagabonder par les prés, le long des eaux courantes, tout observer, jusqu’au balancement insensible des herbes, me causait un charme indicible. Mais les instincts meurtriers, naturels à l’enfance libre, le mêlaient parfois à ma curiosité… plus tard, ces instincts se développèrent en une passion pour la chasse que je ne pus jamais maîtriser ».

Il accompagnait son père dans ses pérégrinations à travers bois, et, déjà curieux des choses de la nature, il notait dans son « cahier d’histoire naturelle les ruses des lièvres, des renards et des belettes » ; il y faisait « des illustrations, et toutes les marges étaient ornées de vignettes » ; il y notait le passage des oiseaux de tenderie, les époques de l’an où les chanteurs ailés des bois viennent en dissiper la mélancolie : « C’est en ces heures-là, je crois, que je m’enamourai de la nature au point de vouloir un jour exprimer ses attraits par ma plume. Que m’importait alors la vie des hommes illustres de Plutarque. La biographie et les faits et gestes de Chareau, Ramette, Rustaud, Blandier étaient pour moi d’un bien autre intérêt ». Ainsi s’expliquent les pages descriptives qui, dans sa correspondance, et particulièrement dans « les Lettres à José », se mêlent aux effusions tendres et aux réflexions graves ; ainsi s’expliquent aussi, dans ses recueils de pensées, les nombreuses comparaisons et métaphores empruntées à la nature, aux plantes, aux arbres, aux animaux.

L’éducation d’Octave ne ressembla guère à celle des jeunes gens de sa classe et de son âge. Elle fut libre et spontanée, à l’exception d’une année d’études qu’il fit au Collège Saint-Michel, à Bruxelles, et dont il semble avoir conservé un souvenir plutôt amer : « C’était mon chagrin de ne plus voir s’étendre devant mes pas un vaste espace pour m’y livrer à mes courses folles, comme je l’avais fait si souvent dans un véritable délire de liberté, et me sentant comme des ailes aux pieds… Je ne fus pas un brillant élève. Mon imagination était trop ardente, mon esprit d’observation trop éveillé, ma préoccupation des caractères trop constante pour que je pusse réciter de longues pages de mémoire.

La musique me fut une consolation. J’avais obtenu d’y consacrer une heure par jour, et plusieurs fois par semaine je recevais des leçons de professeurs du conservatoire ».

Dans « Un Regard sur ma Vie », PIRMEZ nous apprend qu’il devint, de la sorte, dès l’âge de 12 ans, un petit virtuose, dont la précocité étonnait un auditoire d’amis : « Plus tard, je ne voulus plus d’auditoire, et je m’enivrais seul dans mon ramage. Je me sentais transfiguré par la vibration de mes cordes, qui traduisaient avec violence une émotion intime – l’âme chante avant de pouvoir exprimer – et mes émotions étaient partagées par celui dont j’étais l’élève, âme ardente et bien née de la musique, le seul art dans lequel on puisse faire vivement ressentir toute sa tendresse et son humanité ».

Ses parents consentirent à le retirer du collège et à le confier à un précepteur, « ancien professeur de poésie dans un séminaire », qui fut pour lui « plutôt un ami qu’un maître ». Il devint bon latiniste ; en revanche, il n’eut jamais qu’une connaissance superficielle et très incomplète des langues et des littératures modernes ; on ne peut même excepter tout à fait la littérature française, où ses lectures se restreignirent à certaines catégories d’œuvres qui lui plaisaient, parce qu’elles étaient en conformité, soit avec ses convictions religieuses, soit avec son tour d’esprit. Dans ce nombre, sont « les Essais de Montaigne, les pensées de Pascal » pour lesquels il eut une prédilection particulière, certains écrits de Bossuet et des apologistes chrétiens, et parmi les modernes, Chateaubriand, Lamartine et Victor Hugo, qu’il aima et dans l’intimité de qui il vécut longtemps. Il confesse aussi avoir, dans sa jeunesse, connu des poésies de Heine et de Baudelaire, mais il en vint à les détester, comme, en général, toutes les œuvres dont le pessimisme ou l’ironie lui paraissaient malfaisants. Son antipathie pour Béranger, qu’il apparie toujours au latin Horace, procédait de motifs analogues. Il n’avait guère lu les grands romanciers du 19e siècle, et il s’en consolait aisément. Son exclusivisme n’épargne ni Corneille, ni Racine, ni Molière; de même les grands classiques du 18e siècle doivent l’avoir laissé indifférent, et, lui qui a tant d’obligations à J.-J. Rousseau et qui offre tant d’affinités de nature avec l’auteur d’ « Emile », le nomme au plus une ou deux fois dans ses écrits. Des retranchements si considérables, et qui étaient volontaires, ne pouvaient ne pas influer sur le cercle de pensées où se mut Octave PIRMEZ, il en advint, comme de nécessité, qu’il fut un contemplatif, tourné vers le divin, vers la nature et d’une sensibilité directe et toujours éveillée ; qu’il n’eut guère d’attraction vers l’artificiel dans les arts, et vers les créations fines, gracieuses, ornées et complexes, dont le talent est la source unique.

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© Alain GUILLAUME – 6 juillet 2025.