L’oeuvre de l’alimentation de l’enfance

ONE 1918 640

L’O.N.E.

L’Œuvre Nationale de l’Enfance (ONE) est fondée en 1919, dans le souci de lutter contre la mortalité infantile et de venir en aide aux familles par une aide alimentaire. Elle entend poursuivre les actions mises en œuvre par le Comité national de Secours et d’Alimentation durant la Première Guerre Mondiale.

Dès sa création, cet établissement public – c’est-à-dire une institution dotée de la personnalité juridique et qui a pour objet un service d’utilité générale – dispose d’une large autonomie de gestion.

En matière d’organisation, on se trouve dans une logique de subsidiarité. Ce qui signifie que l’Œuvre encourage les initiatives locales (aides financières) et leur fixe un cadre de fonctionnement (agrément). L’ONE ne prend l’initiative qu’en cas de carence des œuvres. A l’époque, cette logique préside également dans tous les secteurs sociaux : les sociétés de retraites, les caisses d’épargne et de prévoyance, les mutuelles, les coopératives, les syndicats, etc.

La mission de l’ONE est définie dans l’article 2 de la Loi du 5 septembre 1919 qui précise que : L’Œuvre Nationale a pour attributions d’encourager et de développer la protection de l’enfance, et notamment : de favoriser la diffusion et l’application des règles et des méthodes scientifiques de l’hygiène des enfants, soit dans les familles, soit dans les institutions publiques ou privées d’éducation, d’assistance et de protection ; d’encourager et de soutenir, par l’allocation de subsides ou autrement, les œuvres relatives à l’hygiène des enfants ; d’exercer un contrôle administratif et médical sur les œuvres protégées. D’emblée les missions de l’ONE sont définies dans une optique d’éducation sanitaire, ce qui est relativement innovant pour l’époque.

La lutte contre la mortalité infantile est au centre de l’action des consultations pour enfants (« de nourrissons » disait-on à l’époque), des Gouttes de lait, des Colonies et des Centres de vacances. Et l’on constate effectivement, dans la plupart des pays industrialisés, une simultanéité entre le déclin de la mortalité infantile, l’amélioration des conditions de vie de la famille, et du niveau d’éducation scolaire des futures mères et la mise en place puis la généralisation de moyens efficaces permettant d’améliorer sensiblement la nutrition et l’hygiène des nourrissons.

(Sources : O.N.E.)

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© Etienne ELOY et Alain GUILLAUME – Octobre 2021.

Précisions sur Emile POULEUR, dit « Mon’dî »

Suite à l’article paru dans mon livre « ACOZ de A à Z » (tome 1, pages 40 à 45) et du dossier sur ce blog (LES SOBRIQUETS, catégorie « patrimonie, souvenirs » de janvier 2019), j’apporte quelques précisions :

Son prénom est EMILE et non ERNEST comme renseigné dans le livre.

Son père s’appelait Elisée (dit Eloi) POULEUR et sa mère Célinie MONDI(Y).

Ils habitaient à l’actuelle rue des Ecoles 5 (ancienne dénomination : rue du Centre 159). L’immeuble fut incendié le 24 août 1914.

Emile a tout d’abord épousé Amicie REMY (à Biesme le 30 avril 1910). De cette union sont nés deux fils : Fernand (né en 1912 et décédé en 1942) et Albert (né en 1917 et décédé en 1918).

Suite au décès d’Amicie en 1919, Emile s’est remarié à Anna MICHAUX (année inconnue).

Il connut un second veuvage et épousera Mathilde (H)ANCART le 10 février 1949.

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Sur base du livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18 » (Geneviève LUSIAUX et Guy ANTOINE), des archives de feu Joseph ELOY et archives personnelles.

© Alain GUILLAUME – Avril 2021.

Affiche du tirage au sort

Au XIXème siècle, jusqu’en 1909, le service militaire était fonction d’une loterie.

Le Hainaut était divisé en cantons de milice ; les conscrits se rendaient au siège de leur bureau de recrutement, où ils « tiraient » avec les jeunes gens de quelques autres localités.

Le tirage au sort désignait les miliciens appelés à servir dans l’armée. Seuls, les fils soutiens de famille, les mariés d’avant le tirage, et les ecclésiastiques étaient exemptés du service militaire.

Étaient aussi exemptés du service militaire tous ceux qui étaient handicapés physiques, les accidentés ou invalides, de même ceux reconnus déments.

Le degré d’instruction des conscrits n’était pas pris en considération ; qu’ils soient des plus instruits ou illettrés, le service militaire devait être accompli par tous les appelés par le sort.

TIRAGE AU SORT 640_InPixio

TIRAGE SORT ACOZ 150

© Alain GUILLAUME – Mars 2021.

Le café DAFFE-TENRET

Suite à la vente de leur maison familiale sise à la rue de Moncheret 137, Etienne et Luc ELOY, deux des enfants de Joseph et Francine ELOY-BOUSETTE, m’avaient invité à la visite des lieux.

La maison de la famille DAFFE 640

A la première approche, on découvre la trace d’une annonce peinte au-dessus de la porte d’entrée. On peut y deviner le mot « CAFÉ », les deux autres lignes sont très difficiles à déchiffrer, pouvant avec peine reconnaître quelques lettres.

ANNONCE CAFE WEB

En me replongeant dans mes archives… une affiche, jaunie par le temps et dépliée avec délicatesse, annonce la vente publique de sable, organisée par l’administration communale d’Acoz, le 18 décembre 1923. (Voir ce blog, catégorie « souvenirs », janvier 2021). Au dos de ce document, la mention manuscrite : « Du café DAFFE-TENRET ». Dans le dossier consacré à « la carrière de grès à Acoz » (voir ce blog, catégorie « Acoz d’antan », de mars 2019), on apprend que cette propriété appartenait au couple Sylvain et Aline DAFFE-TENRET, arrière-grands-parents maternels de Thérèse, Etienne, Luc, Anne, Béatrice et Xavier.

nouveau document 2020-01-06 22.16.50

Xavier DAFFE Adolphine MATHIEU 640

TENRET Théophile DEMEURE Hortense 640

On peut donc en déduire qu’Aline TENRET, épouse Sylvain DAFFE, y tenait un débit de boissons.

D’après les dires de Joseph et Francine, en ligne 3, il y serait inscrit « négociant en alcools et spiritueux ». On y devine encore le mot. « Négociant ».

Cette enseigne devait donc ressembler à cette reconstitution :

façade et annonce WEB

Une deuxième découverte

Lors de la visite de l’intérieur de l’immeuble, Etienne tenait à me montrer l’archelle à verres, toujours présente dans la pièce qui faisait office de café, ainsi qu’un vestige scellé dans la cave.

Vue intérieure 640

Horloge Daffe-Tenret 640

POMPE A BIERE 640

Les explications d’Etienne :

« Devant l’archelle à verres que tu as photographiée, il y avait un comptoir sur lequel était fixée une pompe à main qui servait à aspirer de l’air et l’envoyer dans cette cuve pour le stocker sous pression. Cette cuve était reliée au tonneau de bière par un petit tuyau le mettant sous pression afin d’envoyer la bière au comptoir. Lorsque la pression diminuait, la personne ne devait pas descendre à la cave pour en remettre, il lui suffisait d’actionner la pompe du bar.

Si on observe bien la cuve, on remarque un cercle au centre, qui est un couvercle avec joint afin de garantir l’étanchéité. De part et d’autre de ce couvercle, on voit 2 oreilles rectangulaires qui étaient traversées par une barre très rigide avec en son centre une grosse vis de pression pour maintenir le couvercle bien fermé.

On distingue aussi, 4 petites buselures qui servaient à recevoir les tuyaux d’entrée d’air et de sortie vers le ou les tonneaux ainsi qu’un manomètre.

En quelque sorte, c’est l’ancêtre de la bonbonne de gaz actuelle. »

Café Daffe-Tenret avant 1915 640

MAISON DAFFE-TENRET 640

L’activité du café doit avoir cessé vers 1926, date du décès d’Aline. Leur fille Lucie avait épousé Gaston BOUSETTE en 1919. Le couple habitera sous le toit familial. (Voir le livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18 – Geneviève LUSIAUX et GUY ANTOINE – pages 105).

BOUSETTE-DAFFE 640

 

L’annexe

L’annexe de cette grande demeure était occupée par les bureaux de la carrière de grès, gérée par Sylvain DAFFE jusqu’à la fin des activités vers 1929. Le bureau des postes y sera installé en 1952 jusqu’à sa fermeture en 1986. (Voir ce blog, catégorie « souvenirs « , d’octobre 2020.) Elle sera abattue le 12 décembre 2020. (Voir ce blog, catégorie « souvenirs « , de décembre 2020).

Le nouveau propriétaire

En ce début d’année 2021, j’ai fait la connaissance du nouveau propriétaire. Il s’agit de Julien MENEGUZZI. Il a grandi dans notre village, à la rue des Ecoles, voisin de la famille CHIF. Souvenons-nous, sa maman tenait un salon de toilettage pour chiens.

Il est indépendant et gère la sprl A.T.A., aménagements techniques et artisanat.

Julien MENEGUZZI 640

Les travaux vont bon train et la partie droite du bâtiment sera bientôt complètement rénovée.

Julien m’a expliqué qu’il avait remblayé la cave où se trouvait la cuve et où y étaient emmurés deux coffres forts. Avant le remblaiement, il y a déposé une lettre ainsi qu’une bouteille de trappiste ORVAL.

Ces coffres forts auraient-ils été placés lors de la constitution de la société de carrière de grès ?

Tournons-nous vers Etienne ELOY :

« Ils ont été placés après l’exploitation de la carrière. Papa était très précautionneux étant donné que le bureau de poste pouvait attirer les vols. On y déposait les documents importants, contrats d’assurance, carnet de mariage, actes notariés, clés du bureau de poste, etc…

Si le nouveau propriétaire a déposé une bouteille et une lettre, pour qu’un jour peut-être…

Papa, lui, avait l’habitude lors des travaux d’écrire sur les murs les dates de ceux-ci, le temps qu’il faisait ainsi que les événements marquants de la vie pendant les travaux. Parfois, il écrivait aussi sur une planchette qu’il déposait dans un gitage ou un faux plafond en fonction des travaux réalisés.

Quand nous avons vidé la maison, nous avons retrouvé un petit carrelage de sol sur lequel notre grand-père Gaston BOUSETTE avait lui aussi inscrit un commentaire :

CARRELAGE ELOY 400dpi légendée

C’était probablement une tradition dans la famille ELOY-BOUSETTE car je fais de même. »

 © Alain GUILLAUME – Février 2021.

Anciennes affiches

AF CURAGE CORS EAU 1922 640_InPixio

TIRAGE AU SORT 640_InPixio

TIRAGE SORT ACOZ 150

AF VENTE SABLE 1923 640_InPixio

AF VIANDE 640_InPixio

Le bâtiment sis sur la place de l’église, abritant les bureaux de l’administration communale d’Acoz, fut incendié le 24 août 1914. Il fallut attendre 8 ans avant de lancer la souscription en marché public en vue de sa reconstruction. Les bureaux avaient été transférés dans l’immeuble sis derrière l’église qui accueillait l’école gardienne et le presbytère.

AF RECONSTRCT COMMUNE ACOZ 1922 640_InPixio

© Alain GUILLAUME – Janvier 2021.

Les pionniers du pré-RAVeL

Le samedi 13 janvier 2001, à l’initiative de l’asbl GERPINNES ENVIRONNEMENT et de son président Walter MAURO, Philippe DE LAERE, Raphaël DEMUYNCK, David LUCCA, Alain PAQUET et Philippe FRERES se sont donné rendez-vous sur l’ancienne ligne de chemin de fer 138 Châtelineau-Florennes pour une journée de gestion du futur pré-RAVeL.

Ces menus travaux avaient pour but de débroussailler et d’élargir le petit sentier au départ de l’ancienne gare d’Acoz-Centre, en direction de Gerpinnes.

Journée Gestion 1 640

Journée Gestion 2 640

Journée Gestion 4 640

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Journée Gestion 8 640

Journée Gestion 11 640

Grâce à ces bénévoles, les amoureux de promenades et de la nature ont pu profiter de cet endroit calme, en dehors des inconvénients de la vie moderne.

Il aura fallu attendre avril 2011 pour le début des travaux et le dimanche 11 septembre de la même année pour l’inauguration officielle. (Voir l’article dans mon livre « ACOZ de A à Z, tome 2, pages 92 à 111).

© Alain GUILLAUME – Octobre 2020.

L’histoire des bureaux de poste d’Acoz

L’une des premières tâches du Gouvernement provisoire de la Belgique, institué au lendemain de la Révolution de 1830, est de constituer une « Administration nationale des Postes » chargée de coordonner les différents services et de les adapter aux nouveaux besoins d’expansion économique et culturelle du pays.

L’Administration générale des Postes est régulièrement réformée et souvent associée au télégraphe et aux chemins de fer. Elle fusionne, en effet, le 11 avril 1849, avec les services des chemins de fer et devient l’Administration des Chemins de fer, Postes et Télégraphes… P.T.T.

LOGO POSTE 1 320

En 1911, l’Administration des postes, déjà chargée de recevoir des dépôts d’espèce et d’effectuer des remboursements pour le compte de la Caisse générale d’Épargne et de Retraite, se voit confier la gestion de l’Office des Chèques postaux, créé par la loi du 28 décembre 1912, sous la dénomination « Service des comptes courants, chèques et virements ».

Par la loi du 6 juillet 1971, l’Administration des Postes est détachée du ministère des Postes, Télégraphe et Téléphone et est transformée en un organisme d’intérêt public sous le nom de Régie des postes, institution d’intérêt public de catégorie A.

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En 2010, La Poste devient « Bpost » avec un logo moderne tout en montrant les racines locales belges de l’entreprise, avec le « B ».

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En janvier 2011, le marché postal belge est entièrement ouvert à la concurrence. Le 21 juin 2013, Bpost fait ses premiers pas sur les marchés boursiers et devient une entreprise cotée en bourse.

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Le 25 novembre 1887, ouverture du premier bureau à Acoz. Aucune archive ne nous précisera l’endroit.

Au début du 20e siècle, vers 1910, Octave POULEUR et son épouse Aline PHILIPPE, font construire leur maison le long de la grand-route, l’actuelle rue de Moncheret 30. Une fois le couple installé, Aline y gérera le bureau de poste jusqu’à l’âge de la retraite vers 1940-1945.

Aline PHILIPPE 640

Commune et poste 1910 640

ACOZ, la poste, vers 1910 640

Le 24 août 1914, l’immeuble est incendié par l’armée allemande. Un an plus tard, c’est un imposant bâtiment tout en briques qui allait se dresser, en retrait de quelques mètres par rapport à l’ancien bâtiment.

POSTE ALINE PHILIPPE 1915 640

Après la seconde guerre mondiale, la « Villa Bolle » sise à la rue des Ecoles, en face de la ruelle Marie Chinon, allait accueillir le nouveau bureau de poste. La gestion est confiée à Flore BODART, épouse Louis SACRÉ, ancienne perceptrice d’Ermeton-sur-Biert. C’est en ces lieux, vers 1945, que Joseph ELOY, fraîchement engagé, allait y prester ses premières journées.

BUREAU POSTE 1940 640

Flore Bodart 640

Madame SACRÉ décédera en 1949, le bureau aurait été transféré en face, dans la maison familiale de Camille et Marie DEBERGH-CLEDA. La pièce de droite, au rez-de-chaussée, aurait été aménagée en bureau.

bureau poste DEBERGH 640

En 1950, Joseph ELOY, originaire de Presles, épouse Francine BOUSETTE et le couple s’installera dans la maison familiale de Gaston et Lucie BOUSETTE-DAFFE, à l’actuelle rue de Moncheret 137.

Joseph ELOY 17aout1974 640

Deux ans plus tard, suite à la proposition de Joseph, l’annexe de cette maison allait devenir le quatrième bureau de poste d’Acoz.  A noter que cette annexe avait déjà connu une activité commerciale puisque les bureaux de la carrière DAFFE y étaient installés jusqu’en 1929 (voir le dossier dans ce blog : « LA CARRIERE DE GRES » – catégorie « Acoz d’antan » – Mars 2019).

BUREAU POSTE ELOY 640

Ce lieu allait connaître une importante activité. Outre le bureau avec guichets destinés à accueillir la clientèle, un service de tri du courrier pour Acoz, Lausprelle, Villers-Poterie occupait une grande partie de la pièce. Trois facteurs y étaient affectés : Robert GRAMME pour Acoz, Robert PHILIPPE pour Villers-Poterie et Edgard BARBIAUX pour Lausprelle. Plus tard, Gougnies allait aussi dépendre du bureau d’Acoz.

Robert GRAMME 320x420

ROBERT PHILIPPE 320x420

Edgard BARBIAUX 320x420

Les sacs contenant le courrier non trié arrivaient par le premier train et plus tard par autobus, avant que la poste ne se dote de camions. A noter qu’il y avait 2 tournées de distribution du courrier : une très tôt le matin et la seconde dans l’après-midi. Le travail des facteurs consistait au tri et la distribution du courrier, le paiement des pensions, la vente de timbres postaux et fiscaux, le relevé des boîtes aux lettres publiques ainsi que l’expédition – par train et autobus – des sacs du courrier sortant.

Camionnette 1959 640

Vers 1975, Il y avait trois services : celui de Joseph ELOY et celui de Martine VAN LANGENHOVE. Le troisième consistait en un renfort lors des jours de paiement des pensions ; à cette époque, beaucoup d’Acoziens venaient y percevoir leur pension mensuelle.

Martine VAN LANGENHOVE 320x420

Le service de Joseph ELOY commençait très tôt, à 5 heures 15 pour la réception du camion-courrier et à 4 heures 50 le jour de paiement des pensions. Lors des congés et absences de Joseph ELOY, la responsabilité était confiée à Martine VAN LANGENHOVE.

Ce dernier bureau de poste a malheureusement été la victime de deux agressions : la première le 4 juin 1985, les malfrats emportant la somme de 150.000 francs belges ; la seconde avec coup de feu le 21 février 1986. Suite à ces hold-up, Joseph fut très affecté et sa carrière allait s’arrêter là. Il décédera en juin 1986, quelques mois seulement après avoir été victime du hold-up à main armée, sans avoir eu la moindre reconnaissance de la part de la régie postale.

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Des restructurations et modifications du bâtiment ont suivi les évènements. Le  bureau d’Acoz, qui a toujours dépendu de celui de Bouffioulx, disparaîtra en 1986.

Joseph ELOY vers 1970 640

LES FACTEURS DEPENDANT DU BUREAU D’ACOZ

Robert GRAMME (tournée Acoz)

Robert PHILIPPE (Villers-Poterie jusqu’en 1971)

André FAUCONNIER (tournée Acoz)

Edgard BARBIAUX (tournée Lausprelle)

Pierre CHERMANNE (tournées Lausprelle et ensuite Acoz)Pierre CHERMANNE 320x420

Michel GOFFIN (Villers-Poterie et Gougnies – serv. motorisé)                Michel GIFFIN 320x400

Raymond LOSSON (tournée et halte Gougnies – motorisation) Raymond LOSSON 320x420

Freddy VANESPEN (remplaçant- décédé très jeune dans un accident de moto à la Sarthe Châtelet)

André MICHAUX (remplaçant)

Robert TONNON (tournée Villers-Poterie)           ROBERT TONNON 320x420

Michel NANNAN (tournée Lausprelle)                 MICHEL NANNAN 320x420

Michel VAN MEERBEECKE dit « FESSE » (tournée Acoz)

Joseph HERCOT (remplaçant- décédé très jeune dans un accident de moto à Pont-de-Loup)

Pierre BEUGNIER (tournée à Acoz)

François COBUT (tournée Lausprelle)           FRANCOIS COBUT 320x420  

     

PERCEPTEURS ET GUICHETIERS DES BUREAUX DE POSTE D’ACOZ

Aline PHILIPPE

Flore BODART (Madame SACRÉ)

Joseph ELOY

Martine VAN LANGENHOVE (titulaire du guichet N° 2)

Thierry LOUIS                                                       Thierry LOUIS 320x420

Danielle BINON                                                      Danielle BINON 320x420

Marie-José ABBELOOS (épouse Emile MOUCHET)Marie-José ABBELOOS 320x420

Liliane HUBERT                                                     Liliane HUBERT 320x400

LE SERVICE TELEPHONIQUE

Le pupitre répartiteur manuel était installé dans la salle des guichets de la gare. Il assumait également le service du téléphone public. Lorsque la station d’Acoz fut fermée au trafic en 1959, les services télégraphiques et téléphoniques publics furent assurés par la poste locale. C’est ainsi qu’un appareil était mis à la disposition des Acoziens jusqu’en 1960, lors de l’installation des cabines publiques dans le village.

Paul ERNOULD 640

Ecritoire 640

Un autre aspect de service était la prise en charge et la distribution des express. Les envois CX (express) ne souffrant aucun retard, c’était le personnel du chemin de fer qui assurait le port à domicile. La fonction de porteur d’avis et télégrammes était également assurée par des garçons de 11-13 ans, après la fin des classes.

Dès 1867, la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite (C.G.E.R.) s’intéresse à l’épargne des écoliers et collabore pour ce faire avec le Ministère de l’Instruction publique. En 1870, l’administration des postes met ses 425 bureaux à disposition de la CGER, ce qui dote celle-ci d’un réseau à travers tout le pays.

SOUVENIRS

En 1957, lors de mes études primaires à l’école communale, notre instituteur Monsieur BEAURIR, gérait nos carnets d’épargne. Il se rendait personnellement à la poste pour y déposer nos petites économies. Il nous rendait notre carnet dans lequel le préposé de bureau de poste avait apposé des timbres de valeurs en francs belges.

LIVRET 640

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Tous mes remerciements aux personnes qui m’ont aidé à réaliser ce dossier, particulièrement à Etienne et Luc ELOY, Martine VAN LANGENHOVE et Michel GOFFIN.

© Alain GUILLAUME – Octobre 2020.

Une première philatélique à Acoz

Extrait des archives de Joseph ELOY ()

par Etienne et Luc ELOY    Etienne ELOY 150     Luc ELOY 150

 

Qu’appelle-t-on bureau de poste temporaire ?

C’est un bureau créé spécialement à l’occasion d’une manifestation commerciale philanthropique, philatélique ou autres de durée limitée et fonctionnant pendant la durée de celle-ci.

Généralement dotés d’un timbre à date spécial, souvent décoratif, les bureaux mis en service dans le canton datent surtout de 1962.

Le premier d’entre eux fut mis en service lors de la grande fancy-fair organisée à Acoz dans le parc du Château Pirmez en juillet 1937.

Cette fancy-fair était organisée au profit de la plaine de plein air du Bois Marcelle à Marcinelle.

Un feuillet-souvenir numéroté affranchi des timbres 447 à 454 (Souvenir de la reine Astrid) a été émis et vendu au bénéfice du même organisme.

timbres 640

 

© Alain GUILLAUME – juin 2020.

Qui se souvient des autobus «verts» à Acoz ?

Par Alain POSTIAU   ALAIN POSTIAU 2 100

 

En 1959, la société des Tramways Electriques du Pays de Charleroi et Extensions (TEPCE) décide d’exploiter une nouvelle ligne d’autobus entre Couillet et Acoz gare via Lausprelle et Joncret ; cette nouvelle ligne recevra l’appellation « CA ».

Le service commercial est lancé en avril 1959 et les «autobus verts» du dépôt Genson de Montignies-sur-Sambre sont affectés à cette nouvelle liaison.

Le nouveau type de véhicule retenu par les TEPCE est un châssis Brossel A88 DLM  carrossé par les firmes Jonckheere, Van Hool et Bostovo et motorisé par Leyland ; ces autobus étaient impressionnants par leur taille et par le bruit de la mécanique ;  une agréable odeur de cuir bleu recouvrant les sièges flottait dans l’air dès l’accès.

BUS STIC A Postiau 640

Au dépôt Genson, on retrouve la série des 12 autobus destinés entre autre à la nouvelle ligne ; la numérotation est indiquée sur l’avant de chaque véhicule (la numérotation TEPCE 31 à 42 leur a été attribuée).

Cette nouvelle liaison  Couillet – Acoz via Lausprelle et Joncret s’effectuait en un minimum de temps (voir l’horaire ci-après) et ce malgré le très mauvais état de la rue de Villers entre Lausprelle et l’IMTR. On se souviendra de l’extraordinaire maîtrise des véhicules par leurs conducteurs dans ces mauvaises conditions encore accentuées en période hivernale.

A Couillet Centre, les voyageurs disposaient d’une intéressante et immédiate correspondance avec le tram 8 vers Châtelet ou vers Charleroi Tirou et Gare du Nord. Les horaires de la nouvelle ligne étaient conçus pour une clientèle scolaire mais également offraient à tout un chacun la possibilité de se rendre en ville aux heures d’ouverture des bureaux, services et grands magasins, hôpitaux, piscine Solvay, marchés de Châtelet et Charleroi, cinémas et autres loisirs…

Et ce au départ de nos villages et hameau qui étaient dépourvus jusqu’à présent de transport en commun. Faut-il encore souligner que cette ligne était desservie tous les jours de la semaine ;  y compris les week-ends et jours fériés où une intéressante cadence d’un bus par heure et 30’ avait été planifiée !

Ci-après, un extrait des horaires de 1962 concernant la ligne Couillet – Acoz via Joncret.

horaire 640

En provenance de Couillet, les autobus de la nouvelle ligne faisaient arrêt sur la place Brasseur à Loverval.

Ils desservaient ensuite l’IMTR (nouvellement mis en service) ; la  place de Lausprelle et la place de l’église à Joncret.

Au retour, ils se dirigeaient vers la rue de la Raguette  (avec arrêt à la cité), la rue de Moncheret pour faire ensuite  un demi-tour devant la gare d’Acoz   (actuelle gare des bus TEC) et ainsi entamer un retour vers Couillet.

Cette desserte nouvelle par autobus fut très appréciée par la population locale pendant de nombreuses années.

Au 1er janvier 1962, la concession aux TEPCE arrivant à expiration, une nouvelle intercommunale vit le jour ; ce fut le règne de la STIC (Société des Transports Intercommunaux de Charleroi).

Par la suite, la voirie de la rue de Villers à Lausprelle fut rénovée jusqu’à l’IMTR ; la relation par autobus de la ligne 138b (SNCB) Florennes-Charleroi fut renforcée.

Ainsi, fut-il mis fin à notre ligne Couillet – Acoz.

Par la suite, au gré des différentes adaptations, la STIC mis sur pied une nouvelle liaison express entre Charleroi Beaux-Arts et Joncret via Nalinnes (ligne »E ») ; cette ligne « E » fut prolongée un peu plus tard jusqu’Acoz Centre, son terminus  étant situé rue des Ecoles en face du CPAS.

Actuellement, subsiste la relation Gerpinnes – Joncret – Acoz Centre – Chamborgneau – Couillet – Charleroi Sud et ce dans les deux sens (ligne 20 assurée par le TEC Charleroi). Les autobus actuels sont équipés d’une motorisation du type hybride et offrent un confort remarquable (technologie oblige !).

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Sources : crédit photo : avec l’aimable autorisation de  Mr M. REPS

Document horaire :  Indicateur tram & autobus STIC – Edition 1962 N°1. (www.zone01.be)

 

© Alain GUILLAUME  –  Mai 2020.

 

 

 

 

Une borne souvenir…

Par Philippe FRERES   PHILIPPE FRERES 450

 

Voici deux ans, ce 7 mai, je partais à pieds pour cinq mois d’aventure à travers la France et le nord de l’Espagne.

Couchage, tente, vêtements et nécessaire de survie sur le dos, je m’en allais franc battant avec les encouragements de ma compagne.

DEPART 640
Après deux ou trois semaines de marche, les douleurs musculaires disparaissaient.

Chaque matin, partant du camping, du gîte-étape, du couvent ou encore d’un jardin particulier, c’est avec une certaine avidité que je parcourais la vingtaine de kilomètres quotidienne qui me séparait de la halte suivante.

J’ai ainsi parcouru un peu plus de 2.700 kilomètres d’un chemin inoubliable.

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Bière pèlerin cathédrale Santiago 450

Pour ce deuxième anniversaire de mon départ vers Compostelle, je me suis offert une borne souvenir. J’ai choisi un modèle se rapprochant le plus de celles que l’on peut voir en Espagne. Mais « Le Chemin » est en fait jalonné de bon nombre de repères : GR, balises des amis de Compostelle, flèches jaunes ou montjoies.

BORNE 500

Elle est scellée sur le trottoir de mon habitation, non loin de l’église Saint-Martin à Acoz. Vous pouvez y lire la distance qui nous sépare de Santiago de Compostela, de Cabo Fisterra et de Muxia, en passant par Dinant, Reims, Le Vézelay, Le Puy-en-Velay, Saint-Jean-Pied-de-Port, le Camino del Norte et le Camino Primitivo.

Depuis bientôt un an, je suis en « confinement » forcé, suite à un accident de la route à vélo. Alors, si ça vous tente, lancez-vous avant qu’il ne soit trop tard !

                                                                                     Philippe, « El Coquî d’Ôco ».

 

Mon carnet de voyage contient 2.375 photos de diverses qualités, je n’avais qu’un smartphone comme appareil photo : 

https://www.memotrips.com/fr_FR/carnet-de-voyage/camino-de-santiago-393779

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Un dossier complet a été posté sur notre blog : catégorie « défi » de novembre 2018.

Alain GUILLAUME – Mai 2020.

Photothèque acozienne – plus d’un siècle en images (7)

SEPTIEME PARTIE

Cinquante nouvelles photos à découvrir. Je remercie vivement ceux et celles qui contribuent à compléter cette photothèque.

La première photo présentée m’a donné du fil à retordre pour les identifications. Les noms de famille y étaient inscrits ainsi que les initiales des prénoms. J’ai trouvé trace de la plupart des élèves dans l’ouvrage « ACOZ – 14-18 » de Geneviève LUSIAUX et Guy ANTOINE, ce qui a permis des identifications plus précises.

En vertu de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée, les personnes désireuses de ne pas être reconnues sur les photos publiées sur ce blog sont invitées à m’en faire part UNIQUEMENT par courrier ou courriel. Contact : Alain GUILLAUME – Rue de Moncheret 24, 6280 Acoz – a.guillaume@skynet.be

Pour compléter cette collection, je vous invite à me remettre vos photos que vous jugerez intéressantes. Le temps de les scanner, elles vous seront rendues sans tarder.

Vos remarques et précisions sont les bienvenues.

Ecole communale Acoz 1903 ident 640

FELICIEN CLEDA 640

FELICIEN CLEDA FAMILLE 640

FAMILLE CAMILLE DEBERGH 640

CELANT 1979 640

CENTENAIRE FANFARE 1965 P CHER 640

1979 CENTENAIRE DRAPEAU 640

Christian BURTON 1976 640

CLOCHE MONCHERET 640

COMMUNION PRIVEE 1986 1 CHERM 640

CORPS OFFICE VERS 1910 640

DECORES 1995 Deguelle 640

1979 CENTENAIRE DRAPEAU 640

ACOZ 1900 640

ACOZ EGLISE 1976 640

acoz neige4 640

Acoz-Chemin-Ste-Rolende 640

Acoz-ruisseau 640

ALAIN-FRANCIS 640

André Lucien SAINTHUILE 1958 1 640

André Lucien SAINTHUILE 1958 2 640

BENEDICTION DRAPEAU 1987 640

FANFARE 1965 SPELEERS CHERMANNE 640

Fanfare Ste-Cécile 1990 640

FETE ECOLE COUVENT 1967 640

GEORGES HANQUART 3 640

Isabelle YERNAUX 1970 640

J HENRIET 1979 640

Jacques MASSET 1985 640

Jean-Luc ZIZZO 1979 640

JL HENRIET 1970 640

JL HENRIET 1973 640

LES FLACHES 1978 CHERM 640

Lucien SAINTHUILE 1958 640

Marcel BAUDELET 640

MARIA DEMEURE 640

Michel GUILLAUME 1949 640

Nettoyeuses (P Chermanne 640

Octave PIRMEZ 640

ODETTE JOACHIM 640

Pentecote 2011 Lundi 100 640

Père Elie LAMOTTE 640

Sapeurs André FREDERICKX 1970 640

STE-CECILE 1973 SPELEERS-CHERMANNE 640

Ste-Cécile 1976 CHER 640

STE-CECILE VERS 1991 CHERM 640

STE-ROLENDE 1911 640

ST-ROCH 1908 640

TONY CAMMAERT 640

Tante Augusta 1950 640

© Alain GUILLAUME – Avril 2020.

Photothèque acozienne – Plus d’un siècle en images (6)

SIXIEME PARTIE

Cinquante nouvelles photos à découvrir. Je remercie vivement ceux et celles qui contribuent à compléter cette photothèque. Les identifications, parfois, en font souffrir plus d’un ! Mais quelle belle aventure !

Vos remarques et précisions sont les bienvenues.

En vertu de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée, les personnes désireuses de ne pas être reconnues sur les photos publiées sur ce blog sont invitées à m’en faire part UNIQUEMENT par courrier ou courriel. Contact : Alain GUILLAUME – Rue de Moncheret 24, 6280 Acoz – a.guillaume@skynet.be

Pour compléter cette collection, je vous invite à me remettre vos photos que vous jugerez intéressantes. Le temps de les scanner, elles vous seront rendues sans tarder.

1 Cortège 1930 1 640

2 Cortège 1930 2 ACOZ 640

5 tromblons 1991 640

6 MUSICIENS VERS 1950 640

7 MUSICIENS VERS 1950 640

2005 DRAPEAUX 640

2007 640

ACOZ vers 1990 640

Augustin MATHIEUX 1983 640

Acoz, place de l'église vers 1955 640

Ballodrome rue de Moncheret vers 1955 640

CENTENAIRE FANFARE 1965 640

CHEFS DE JEUNESSE 1920 640

Claude SAINTHUILE 640

CLEMENCE JACQUES 640

Damien RONDELEZ 1989 640

ALAIN GUILLAUME 1990 640

DEPART CURE DOUBLET février 1975 1 640

DEPART CURE DOUBLET février 1975 2 640

DOUBLET-POULEUR 640

F POULEUR bourgmeste 640

FANFARE 11.1968 640

FANFARE 1995 Deguelle 640

FERNAND DEGRAUX 1920 640

GARE avec abri 640

GEORGES HANQUART 1 640

GEORGES HANQUART 2 640

Georges Michel GUILLAUME 1949 640

GOUTER CHATEAU avril 1972 P Chermanne 640

LIGUE FEMMES 1950 640

J. DEGUELLE 1995 640

Léon TOUSSAINT 1950 640

LOUISE DELFERRIERE FERNAND DEGRAUX 640

Lucien BORBOUSE 1963 640

MARCEL BERNY 640

MARCEL DUMONT SOEUR CAMILLE 640

Michel VANDENDAEL 1963 640

MONIQUE BERNY 1 640

MONIQUE BERNY 2 640

MUSICIENS AVEc JONCRET VERS 1950 640

Musiciens inconnus 2 640

N DEGRAUX 1991 1 640

Omer TOUSSAINT 1963 640

St Eloi 2009 041 640

St Eloi 2009 042 640

Ste Cécile 1986 640

STE CECILE FALESSE VERS 1970 640

STE CECILE vers 1955 640

STE-CECILE NOVEMBRE 1998 640

STE-CECILE VERS 1971 640

© Alain GUILLAUME – Avril 2020.

Photothèque acozienne – Plus d’un siècle en images (5)

CINQUIEME PARTIE

Voici une nouvelle série de 50 photos relatives à notre folklore local. Vos remarques et précisions sont les bienvenues.

En vertu de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée, les personnes désireuses de ne pas être reconnues sur les photos publiées sur ce blog sont invitées à m’en faire part UNIQUEMENT par courrier ou courriel. Contact : Alain GUILLAUME – Rue de Moncheret 24, 6280 Acoz – a.guillaume@skynet.be

Pour compléter cette collection, je vous invite à me remettre vos photos que vous jugerez intéressantes. Le temps de les scanner, elles vous seront rendues sans tarder.

MARCHE ACOZ AVANT 1881 640

2 tambours PENTECOTE 640

3 présidents 2019 640

Acoz - Pentecôte 1928 640

Acoz - Zouave 1928 640

Acoz_Pentecôte_1985 640

Albert 1er (2) 640

ATTENTE ALBERT 1er Crypte 1932 640

ANNE VERONIQUE 1997 640

ANNE Véronique 1997 640

BAPTISTE DEGUELLE 640

BENOIT SALMON 1993 640

CHRISTIAN BURTON 1993 640

Corinne TOUSSAINT 2011 640

FANFARE VERS 1950-1955 640

FANFARE PENTECOTE 1992 640

Fanfare Pentecôte 1953

Fanfare d'acoz à Couillet 1939 640

FANFARE AVANT 1940 640

Fanafre Pentecôte 1977 640

Fanfare 1965 640

FRA_chef_1926_1945_et_1948_1958_Jules_Brasseur (2) 640

FRA_chef_1945_1948_Raymond_Gillot 640

FRA_chef_1958_1973_Camille_Vanesson 640

FRA_chef_1973_1988_Rene_Duflot 640

FRA_chef_1988_1993_Philippe_Toussaint 640

FRA_chef_1993_2007_Philippe_Freres 640

FRA_chef_2007_Olivier_Deguelle (2) 640

Olivier DELBART 640

Gabrielle WIAUX 640

Grand-père Jules 1955 640

Hanquart Major 1938 640

LUCIA WILLY 1997 640

MONIQUE FELIX 1997 640

Lundi Pentecôte 2010 014 640

Mardi-Pentecote-25.5.10-097 640

Nicolas Guilklaume 1979 640

PENTECOTE 1907 640

Pentecote 2011 Lundi 043 640

Pentecote 2011 Lundi 057 640

RUFIN BERTRAND VERS 1950 640

JEAN HOSPEL 640

St-ROCH 22.8.1954 640

ST-ROCH 1972 640

St-Roch 2010 - Lundi 015 640

St-Roch 2010 - Lundi 023 640

St-Roch Jacques VANWALLENDAEL 640

Une de mes préférées 640

WILLY BERTULOT et X 640

TOUR 10 JOURS 8.5.1999

© Alain GUILLAUME – Avril 2020.

Photothèque acozienne – Plus d’un siècle en images (4)

QUATRIEME PARTIE

Je vous invite à la visite de ce nouveau lot de 50 photos… en espérant booster notre moral atteint par ces moments difficiles.

En vertu de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée, les personnes désireuses de ne pas être reconnues sur les photos publiées sur ce blog sont invitées à m’en faire part UNIQUEMENT par courrier ou courriel. Contact : Alain GUILLAUME – Rue de Moncheret 24, 6280 Acoz – a.guillaume@skynet.be

Pour compléter cette collection, je vous invite à me remettre vos photos que vous jugerez intéressantes. Le temps de les scanner, elles vous seront rendues sans tarder.

ALBERT ET DOM TOUSSAINT 1962 640

3 adjudants 1996 640

BATTERIE 1988 640

Dimanche Pentecôte 2010 152 flou 640

CASSAGE VERRE ALAIN 2 640

CASSAGE VERRE ALAIN 1 640

CO 1976 640

DECORES VERS 1980 640

DRAPEAU 1956 640

Emile LECLERCQ RUE ECOLES 640

FERNAND DEGRAUX 1945 640

Fernand DEGRAUX avant 1950 640

GASTON COLLICHE 1956 640

GUILLAUME 2007 640

JEUNES SAPEURS M GERIMONT sepia 640

Joseph-5 640

Jules COLLICHE 1956 640

Jules DAVISTER 1956 640

Leonard CHARLIER 1956 640

Lundi St-Roch 1911 640

Olivier DEGRAUX 1978 640

OCTAVE GIGOT 1956 640

NICOLAS et BERTRAND 2010 640

MON'DÎ 1952-55 640

MICHEL GONZE VERS 1980 640

Michel DEGRAUX VERS 1950 640

MICHEL DEGRAUX 1955 640

MARYSE FRANCQ 1972 640

MARCEL HOUYOUX 640

MARCEL BERNY VOLTIGEUR 640

PRAIRIE EN FACE D'ABSIL 640

RANGEE SAPEURS 1979 640

SAINTHUILE HANQUART GERARD 640

Statue St-Frégo 1935 640

Stéphanie 2010 640

St-Roch - Dim. 17.08 2008 640

St-Roch 2007 2 059 640

St-Roch 2007 2 095 640

St-Roch 2007 2 148 640

St-Roch 2007 108 640

St-Roch 2009 Dimanche matin 031 640

St-Roch 2009 Dimanche matin 083 640

St-Roch 2009 Dimanche matin 090 640

St-Roch 2009 Dimanche matin 095 640

St-Roch 2009 Dimanche matin 099 640

St-Roch 2009 Dimanche matin 134 640

St-Roch Samedi 16.8.08 020 640

St-Roch Samedi 16.8.08 021 640

VERONIQUE ALAIN 1997 640

WILLY BERTULOT 1947 640

© Alain GUILLAUME – Mars 2020.

 

 

 

 

 

Le cacao de Laury

Profitant du confinement dû au virus « Coronavirus Covid-19 » qui sévit dans le monde entier, je me suis lancé dans le tri de mes archives, déposées ici et là au fil des années.
J’en ai ressorti deux photos prises dans l’église paroissiale par je ne sais qui, peut-être Zénon SPELEERS, correspondant local au journal « Le Rappel ».

Certaines identifications ont été très faciles, d’autres par contre, devenaient difficiles.
A quelle occasion ont-elles été prises et quand ?

FILLES EGLISE 640

GARCONS EGLISE 640

Ayant reconnu Rolande MAROIT et Anne-Marie HOTTAT, institutrices à l’école du Couvent, je les ai contactées. Leur mémoire nous a permis de remettre des noms sur certains et certaines mais aucune souvenance de l’évènement.

Je me suis tourné vers un des « figurants », à savoir Jean-Luc ZIZZO : « Vers 1972, le curé DOUBLET avait invité tous les enfants et adolescents du village, pratiquants ou non, à un goûter offert à l’école du Couvent. Nous avons dégusté d’excellentes gosettes aux pommes et du cacao qui avait été préparé par Laury DEBERGH, la maman de Marie-Chantal HUBAUT. L’abbé DOUBLET avait fait le tour des fermes du village pour récolter quelques litres de lait. Le service avait été assuré par les deux institutrices. Mais pour avoir accès au goûter, la présence à la messe du dimanche qui suivait la fête de Pâques était primordiale ! ».

Les dires de Jean-Luc ont été confirmés par mon filleul Philippe GUILLAUME.

Goûter 1972 1 640

Goûter 1972 2 640

LAURY DEBERGH 640

Un moment mémorable avec un curé, parfois sévère et dominateur… mais attentionné envers la jeunesse acozienne.

——

Merci à Rolande, Anne-Marie et Jean-Luc.

© Alain GUILLAUME – Mars 2020.

Les peupliers sur la RAVeL à Acoz

Lors d’une promenade sur le RAVeL, quand vous approchez d’Acoz-Centre, vous avez sûrement aperçu ces énormes peupliers qui bordent le Ruisseau d’Hanzinne. Vu le grand nombre de photos publiées sur les réseaux sociaux, ces arbres attirent l’attention, surtout l’hiver, lorsqu’ils sont dépourvus de leurs feuilles, laissant apparaître ces énormes boules de gui.

PEUPLIERS 1 640

Pierangelo SERRA 400

Marie DELFORGE 400

Le gui est une espèce de plante parasite qui ne possède pas de racines mais qui se fixe sur un arbre hôte dont elle absorbe la sève à travers un ou des suçoir(s).
Il s’agit d’un sous-arbrisseau de la famille des Santalaceae (source « Wikipédia »). Il pousse en touffes et ses feuilles toujours vertes sont charnues. Les baies blanchâtres sont vitreuses et remplies d’une viscosité collante. Les oiseaux transportent les graines collées à leur bec et c’est en le nettoyant sur une branche qu’ils sèment ces graines.
Plante sacrée ou sacrée plante… le gui n’en a pas fini de faire parler de lui.
Aujourd’hui encore, même si nous avons oublié ses bienfaits, le gui fait toujours partie de notre culture et de nos traditions : « S’embrasser sous une branche de gui, c’est un symbole de prospérité et de longue vie, au moment des fêtes de Noël et du jour de l’an. »

Mais revenons à nos peupliers ! J’en parlais dernièrement avec mon ami d’enfance, Jacques VANDENBOSCH. Tous deux, on se souvient qu’ils ont été plantés en 1958 (année précédant la construction de la maison des VANDENBOSCH (voir ce blog : « Une charronnerie à Acoz » – Août 2018 – catégories Acoz d’antan et souvenirs).
Le terrain faisait partie de la propriété de l’immeuble sis rue de la Tour Octavienne (angle de la chaussée menant à Villers-Poterie).

MAISON GOYVARTS 400

A cette époque, elle était occupée par Louisa FELENNE et son fils Marcel BAUDELET. Cette famille était originaire de Mettet et était employée au service des PIRMEZ, propriétaires du Château d’Acoz.

LOUISA FELENNE 2 640
Louisa FELENNE dans son jardin vers 1960. (La barrière donnait accès au petit sentier qui longeait le ruisseau pour atteindre la fontaine Sainte-Rolende).

Quant à Marcel BAUDELET, il était employé comme ’’serveur chez les châtelains’’ ; et petit à petit, il s’est lancé dans le service traiteur pour en arriver à organiser les plus chics banquets de la région de Charleroi, à cette époque prospère des charbonnages, verreries et industries diverses.
Victorine BEGON (épouse Camille SAUME) y travaillait. – On garde de très bons souvenirs d’elle notamment lorsqu’elle préparait bénévolement les dîners pour les Marcheurs de la Saint-Roch et Saint-Frégo, en compagnie de Monique JACQUEMIN (épouse Fernand COLLIN).

MARCEL et SERVEUSE 640
Marcel BAUDELET en service au château PIRMEZ.

MARCEL BAUDELET 640
Marcel BAUDELET devant la maison familiale.

Marcel décédera le 9 juin 1962, suite à une pénible maladie. Sa petite société a été reprise par le couple Henri et Marie-Paule VERLEYEN, ses employés,  qui se sont installés à Montignies-sur-Sambre, chaussée de Châtelineau. De nombreuses associations et sociétés de la région y ont organisé leurs banquets… la salle de réception portaient le nom de… « Les Peupliers ».

LOUISA FELENNE 1 640
Louisa avec son amie Domitilde CHENET et le couple Henri et Marie-Paule VERLEYEN.

LOUISA FELENNE 3 640
Louisa en compagnie de Marie GEERAERT (cuisinière, originaire de Châtelet), de Domitilde et de Henri VERLEYEN.

Quant à Louisa, avec son amie de toujours Domitilde CHENET, originaire de Villers-Poterie, elle a occupé la maison jusqu’à son décès le 1er août 1977. La propriété a été rachetée par la famille GOYVAERTS (parents de Jean-Marc et de Patrice).

Lors de la préparation de ce dossier, je me suis rendu à Montignies-sur-Sambre pour avoir plus de renseignements sur la famille de Henri VERLEYEN. Je connaissais l’endroit pour avoir participé à des banquets de famille dont la communion solennelle de mon fils en 1985.
Une dame dans une chaise roulante m’a accueilli et, de suite, j’ai reconnu Marie-Paule. Elle m’a annoncé que Henri était décédé il y a une douzaine d’années. Dans sa voix, j’ai reconnu la douceur de cette dame, parlant de façon calme et posée. Elle a sorti une boîte en carton avec des vieilles photos. Nous étions dans les années 60. Nous avons passé un merveilleux moment.

Anecdote

Suite à la tempête Ciara qui a traversé notre pays ces 9 et 10 février,  les vieux peupliers ont souffert. Sous la pression des vents forts et de rafales, de nombreuses branches n’ont pas résisté. Je constatais ces dégâts en compagnie d’une voisine, Mireille RAVASIO (veuve Michel SCIEUR). Elle s’est souvenue que, en 1975,  lors de son arrivée dans le quartier « de l’autre côté du pont » Louisa était venue lui souhaiter la bienvenue et lui avait offert une boîte de pralines. Elle avait déclaré que la plantation de peupliers était un placement pour son fils Marcel : « dans 30-40 ans, ils seront vendus à bon prix pour fabriquer le bois d’allumettes ». Authentique !

 

© Alain GUILLAUME – Mars 2020.

 

 

« La maison des jeunes mariés »

Sis à la rue de Moncheret, en face du monument dédié aux victimes civiles de la guerre 40-45, cet immeuble, incendié le 24 août 1914 et reconstruit en 1921, était la propriété de Raymond FONTAINE-LEMOINE, instituteur à l’école communale d’Acoz de 1924 à 1932. Ce dernier habitait avec son épouse dans l’imposante maison située sur la place de l’église, à côté de l’actuel local de la fanfare.

ACOZ 1914 640

Leur fils Roger, résidant à Bruxelles, a hérité du bien et l’a mis en location.

Le rez-de-chaussée était composé de deux pièces et d’un WC, deux chambres à l’étage, un grenier et une cave. Il n’y avait pas d’eau courante dans la cuisine.

J’ai retrouvé la trace de tous les locataires qui s’y sont succédé et j’ai remarqué qu’elle fut occupée par des ’’ jeunes ménages ’’ acoziens.

Albert et Lise DEMEY-SCIEUR : 1946-1950 – Leurs 3 filles, Nicole, Francine et Catherine y sont nées.

Fernand et Paulette MAHIEUX-LANDRAIN : 1953-1956

Henri et Marie-Paule VERLEYEN : 1957-1964

Emile et Claudine PAPART-DEGRAUX : 1964-1966

Léon et Micheline POULEUR-GANGOLF : 1966-1970

Roland et Annie FRANCQ-HOPENGARTEN : 1970-1973

Alain et Nadine GUILLAUME-BERTRAND : 1973-1975

Gérard KOCH : 1975-1995

Le bien fut vendu et un restaurant y fut ouvert. Ne répondant pas aux normes de sécurité et d’hygiène, l’AFSCA ordonna la fermeture.

L’immeuble est actuellement mis de nouveau en vente.

Maison des jeunes mariés 640

Anecdotes

  • Lors de notre séjour, vers 1974, la société BRUTELE vint installer le boîtier pour la télédistribution. J’avais remarqué que le service technique raccordait une boîte relais au poteau en face de notre maison. Curieux, je me suis approché et j’ai remarqué les images télés sur un moniteur. C’était donc opérationnel mais le hic, personne n’avait reçu le fil de raccordement à la télévision. Mac Gyver n’était pas encore de ce monde… un ancien fil d’antenne extérieure et deux bouts d’allumettes et l’image jaillit !… mais toujours pas d’eau courante à la cuisine.
  • Le samedi de la Saint-Roch et Saint-Frégo 1973, je me rendis au jardin pour la cueillette de prunes. Le terrain était situé à la rue du Centre (jouxtant l’actuelle propriété de Benoît LYES). Une chute m’occasionna une fameuse entorse. Quelle catastrophe !!! Le lendemain, c’était ma première sortie en tambour-major. Le Docteur RONDELEZ me prodigua les premiers soins… une infiltration… et quelques heures plus tard j’effectuais le « réveil » en mobylette. Un solide bandage me permit de tenir ma place sans problème.

© Alain GUILLAUME – Février 2020.

La « petite reine » de passage à Acoz

Souvenez-vous, nous sommes le 27 juin 1961 !

Les amateurs de cyclisme auront compris que je parle de vélo… et non de la future reine Mathilde de passage au château !

La troisième étape du Tour de France va passer dans le village cet après-midi.

La route Châtelet-Florennes a fait peau neuve pour l’occasion. Tout n’est pas terminé mais la chaussée est prête pour accueillir les grands coureurs du Tour.

On accourt d’un peu partout pour les voir passer. Et surtout la superbe « caravane » du Tour avec des véhicules ressemblant à des OVNI, des motards équilibristes, etc…

L’étape, partie de Roubaix, trouvait son épilogue à Charleroi. Venant de Gerpinnes, les coureurs ont pris la direction de Bouffioulx pour monter le « Meletri » (rue Longue) avant de plonger vers Couillet et Charleroi.

La petite vidéo, réalisée par ma tante Malvina BOUSETTE, nous montre la caravane du Tour et les coureurs lors de son passage sur l’actuelle rue de Moncheret.

Il faut rappeler qu’à l’époque le Tour se courait par équipes nationales et non commerciales comme actuellement.

Au début du reportage, on aperçoit les membres de ma famille, mon père Joseph ELOY, ancien percepteur des Postes ; Félix ELOY et Mathilde MOLLET, ses parents venus pour l’occasion de Presles ; ma mère Francine BOUSETTE. Quant aux enfants, il s’agit de ma soeur Thérèse, mon frère Etienne et moi-même. Dans le landau, notre soeur Anne, âgée d’un an. L’autre dame n’est pas identifiée.

                                                                                                            Luc ELOY.

 

 

—-

Haut de mes 10 ans, j’avais été impressionné par ces 3 motards qui, en passant au centre du village (au pied de l’actuelle rue Saint-Martin), se sont dressés sur leur engin. Une large ceinture de cuir avec l’inscription « CINZANO ». A cet endroit, la chaussée n’était pas encore macadamisée !

MOTOS CINZANO
(Source Internet)

 

Et Yvette HORNER, dans sa bulle, jouant de l’accordéon ! Mémorable !

Yvette HORNER web
(Source Internet)

 

Une foule compacte se pressait des deux côtés de la route.  Dans le quartier, le café « HANQUART » faisait recette.

L’étape du jour

Comme l’explique Luc, les coureurs sont partis de Roubaix, ce 27 juin 1961, pour boucler la 3e étape où l’arrivée était jugée à Charleroi, devant la caserne Trésignies (en face de l’actuel tribunal, avenue Général Michel).

Meletri 640
L’ascension de la côte de Meletri (rue Longue à Bouffioulx-Chamborgneau).

La course a été remportée par le belge Emile DAEMS, devançant deux compatriotes, Frans AERENHOUTS et Michel VAN AERDE. Jacques ANQUETIL portait le maillot jaune.

Emile_Daems,_Tour_de_France_1961_
(Source Internet)

CLASSEMENTS WEB
Le classement de l’étape et le classement général.

                                                                                                 Alain GUILLAUME.

© Alain GUILLAUME – Février 2020.

On aurait pu connaître un drame à Acoz

Boris HERMAND, passionné d’aviation, après avoir découvert l’article « Saint Nicolas en hélicoptère à Acoz », m’a contacté pour m’informer que l’hélicoptère qui a contribué au merveilleux souvenir du 1er décembre 1973 s’est écrasé 7 mois plus tard.

HELICOPTERE ACOZ
L’hélicoptère lors de son atterrissage à Acoz le 1er décembre 1973.

Voici le rapport officiel, ainsi que les photos y attenant…

Indicatif d’Appel: OO-EAU

Fabricant: Schweizer

Modèle: 269C

Date: samedi 13 juillet 1974

Heure (UTC): 10: 29h

Emplacement: Jambes

Phase de vol: Vol

Cause : technique

Victimes : équipage (indemne) 1 – passagers (indemnes) 2

Description :

Le pilote était à Jambes pour une série de vols publicitaires pour la chaîne de supermarchés Sarma. Les vols partiraient du parking Sarma. Le pilote est venu d’un site privé de Bouge avec deux organisateurs. Lors de l’approche finale du parking Sarma, l’entraînement s’est déconnecté de la tête du rotor, de sorte qu’il n’a plus été conduit.

Le pilote a dû effectuer un atterrissage en autorotation obligatoire sur un site de l’école de filles juste derrière le supermarché. La rotation des voitures ne s’est pas très bien passée; mais les trois passagers sont sortis indemnes de l’épave.

Conclusion :

La cause de l’accident est la défaillance de l’un des deux roulements à rouleaux responsables de l’entraînement et du fonctionnement libre des pales du rotor. Cela a provoqué une déconnexion de l’entraînement des pales du rotor de sorte que les pales du rotor n’étaient plus entraînées.

Le pilote a donc dû effectuer une rotation obligatoire de la voiture, ce qui a entraîné un accident.

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Sept mois plus tôt et c’était la catastrophe à Acoz…   Merci saint Nicolas !

Grand merci à Boris pour avoir permis cette découverte. (Je vous invite à admirer les merveilleuses photos d’aviation militaire publiées sur le mur de Boris : Facebook  Boris HERMAND).

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© Alain GUILLAUME – Décembre 2019.

Saint Nicolas en hélicoptère

Le club des jeunes d’Acoz

En 1973, le Comité des Jeunes d’Acoz qui avait jusqu’ici déjà organisé pas mal d’activités au profit des habitants du village a envisagé cette fois de mettre sur pied la Saint-Nicolas pour les enfants.

Saint Nicolas à Acoz le 1er décembre 1973

Après réflexion et échange d’idées, il fut décidé que la fête aurait lieu le 1er décembre. La date étant ainsi fixée, l’ensemble des membres commença à affiner le projet.

Nous nous sommes dit : « Tiens, pourquoi ne pas donner rendez-vous aux enfants et à leurs parents dans le parc du château Pirmez pour attendre l’arrivée du grand saint ? ». Cette idée rencontra l’adhésion de tous. Elle fut donc retenue. C’était un premier point.

Nous nous sommes ensuite penchés sur une manière originale de faire arriver saint Nicolas dans le parc du château… Nous voulions faire en sorte que les enfants soient vraiment émerveillés et gardent le souvenir en mémoire pour très longtemps. Comment faire ? Certes, l’arrivée du grand saint accompagné de son âne et de père fouettard dans le cadre enchanteur du château Pirmez aurait déjà suscité l’émerveillement des enfants. Mais nous en voulions plus … beaucoup plus ! 

Emergence d’une idée un peu folle

C’est à ce moment-là qu’une idée commença à germer dans nos esprits. On imagina l’arrivée de saint Nicolas par le ciel ! En hélicoptère ! Un peu fou non ? Il faut avouer que nous l’étions un peu toutes et tous à cette époque ou tout au moins étions nous utopistes, enthousiastes et pleins de confiance dans notre destin. Pour la plupart, nous avions tous entre 16 et 18 ans et ne doutions de rien et surtout pas de l’impossible ! Car en effet, si aucune ni aucun d’entre nous ne se souvient aujourd’hui de qui a eu cette idée insensée, personne, absolument personne ne se souvient non plus avoir entendu quelqu’un dire que ce ne serait pas possible !

A ce stade, nous n’avions aucune autorisation des propriétaires du château ni celle des autorités communales. Nous n’avions pas la moindre idée du coût et des moyens à engager pour réaliser notre projet. Il restait aussi à trouver un hélicoptère, obtenir le plan de vol, négocier le prix, trouver des cadeaux pour les enfants. Mais bref, le scénario était bel et bien sur la table. Il était impossible de reculer, c’était juré : saint Nicolas arriverait le 1er décembre au château Pirmez en hélicoptère !

Les démarches

Dans les jours qui ont suivi nous avons demandé à rencontrer M. le Baron Edouard PIRMEZ chez qui nous avons reçu un accueil favorable. Il nous a donné son accord pour accéder au parc et pelouses du château.

Nous nous sommes ensuite rendus à la maison communale afin d’exposer notre projet au bourgmestre. Et tant que nous y étions, nous avons sollicité la mise à notre disposition de la salle communale des fêtes. Il nous a été demandé d’introduire une demande par écrit et quelques jours plus tard, nous recevions le feu vert des autorités.

Monsieur le Curé

Une autre idée nous vint également à l’esprit : « pourquoi ne pas solliciter Monsieur le Curé (L’abbé Albert DOUBLET) afin d’accueillir saint Nicolas à son arrivée ? ». Nous nous sommes donc rendus à la cure pour une fois encore expliquer notre projet. De suite, il adhéra à notre proposition et nous assura de sa participation.

L’hélicoptère

Il nous fallait à présent trouver un hélicoptère et ce n’était pas chose aisée dans ces années-là ! Nous nous sommes rendus à Gosselies sur le site de ce qui n’était qu’un petit aérodrome à l’époque. En effet, en 1973 Gosselies n’était pas encore Brussel South Airport avec ses millions de passagers transportés, ce n’était qu’un petit aérodrome fréquenté par quelques CESSNA, MARCHETTI et PIPER occupant un modeste terrain situé à côté de la SABCA : une seule piste, une tour de contrôle et quelques hangars, c’est tout !

On nous dirigea vers la tour de contrôle et on nous présenta un pilote avec qui, après négociations, nous avons conclu un accord (verbal) pour un voyage en hélico de Gosselies à Acoz le 1er décembre 1973 avec un décollage prévu vers 14 h. Cet accord prévoyait la remise préalable de photographies détaillées du lieu d’atterrissage afin de guider le pilote. Non, Google Earth et son Street View n’existait pas encore, pas plus qu’Internet, d’ailleurs ! Le dossier photos a été assuré par Gaby STEVAUX.   

Le casting

Il restait à « embrigader un saint Nicolas ainsi qu’un père fouettard » dans cette aventure car après tout, l’engagement d’un hélico c’était bien beau, mais nous n’avions pas encore trouvé les acteurs principaux.

Ce fut chose faite quand René MOURIALMÉ (gérant de l’épicerie « Louis Delhaize » sise à l’actuelle rue de Moncheret) accepta avec enthousiasme le rôle de saint Nicolas. Jean-Carlo ALBORGHETTI le seconda comme père fouettard dont le grimage fut assuré par Christine TOUSSAINT. C’était du costaud … personne ne l’a reconnu.

Enfin, il a été convenu que le transport de nos acteurs vers l’aérodrome de Gosselies serait assuré en voiture par Paul BRIOLA. Il faut savoir qu’à cette époque, très rares étaient les jeunes qui possédaient une voiture. La plupart d’entre nous se déplaçaient en vélo ou à pied et seuls ceux qui avaient commencé à travailler possédaient un vélomoteur.

Heureusement, les dieux étaient avec nous … 

Les grandes lignes de la fête étant tracées, on s’y prépara dans les détails : la recherche des costumes et des cadeaux à offrir aux enfants, passer les commandes à l’Horeca, préparer le trône à la salle communale, etc… Enfin, le 30 novembre, tout était fin prêt, le soleil brillait, nous étions confiants …

Le lendemain 1er décembre, le village se réveille … sous la neige ! Il fallait croire que les dieux étaient avec nous ! Nous étions loin d’imaginer un hélicoptère atterrir sous la neige dans le parc du château d’Acoz … difficile d’imaginer plus féerique !

Donc vers 12h30, nous partons confiants pour Gosselies en compagnie de saint Nicolas et de père fouettard.

… mais le diable s’en mêle une première fois !

À notre arrivée, un petit hélicoptère blanc est posé au pied de la tour de contrôle. Alain POSTIAU qui avait mené les négociations jusque-là, gravit l’escalier permettant d’accéder au poste de commandement, salue notre pilote et lui demande si tout est en ordre. Et là, c’est la douche froide : le pilote déclare que le vol est annulé à cause des mauvaises conditions météorologiques (neige et brouillard). Alain reste sans voix quelques instants mais, reprenant aussitôt ses esprits, lui explique que cela n’est pas possible, que plus de 50 enfants et leurs parents attendent dans le parc du château et… qu’il n’y a pas de brouillard sur Acoz et qu’il n’a pratiquement pas neigé … Notre pilote hésite, mais comprenant que tous nos efforts jusqu’ici allaient être ruinés dit qu’il devait contacter les services météo de la base aérienne de Florennes pour obtenir l’autorisation de décoller.

… Wait and see.

Alain descend sur le tarmac afin d’expliquer la situation ubuesque qui est en train de se dérouler. Après un long moment d’attente dans l’angoisse, notre pilote nous rejoint et accepte finalement d’assurer le vol vers Acoz.

Ouf !

… puis, le diable encore une fois s’en mêle !

Il n’y a qu’une seule place de passager disponible à bord de l’hélicoptère !

Cela complique donc les choses. Que faire ? Nous décidons de faire embarquer saint Nicolas à bord de l’appareil tandis que père fouettard rentrera à Acoz en voiture avec nous. Mais pour le bon déroulement de l’évènement, l’hélico ne doit pas se poser sur les pelouses du château avant notre arrivée puisque père fouettard est sensé accompagner saint Nicolas dans l’appareil.

Donc voilà la consigne donnée au pilote : il devra suivre nos deux voitures à vue ! Oui, oui, à vue car en 1973 pas de GSM ni de smartphone ni d’autre GPS et pas encore de ring à Charleroi non plus. Il fallait absolument traverser la ville, suivi par l’hélicoptère, donc. Heureusement la circulation n’était pas encore celle qu’elle est aujourd’hui.

Le départ de Gosselies s’est effectué avec un peu de retard mais le trajet s’est fait sans complication.

Il restait à s’arranger pour que notre père fouettard, planqué sous une couverture sur le plancher de la voiture de Paul rejoigne discrètement saint Nicolas à sa descente d’hélicoptère qui allait se poser dans quelques secondes. C’est la neige qui nous a sauvés car l’hélico en s’approchant du sol a soulevé un tel tourbillon de neige que l’on ne voyait plus grand-chose et Paul en a profité pour approcher sa voiture au plus près de l’aire d’atterrissage. Et comme les enfants n’avaient d’yeux que pour l’hélicoptère et pour saint Nicolas, le tour de magie a parfaitement fonctionné. 

Un triomphe !

L’arrivée au château fut triomphale… les nombreux enfants et leurs parents assistèrent médusés, les yeux brillants à l’atterrissage de l’hélicoptère duquel sont sortis notre grand saint… et son fidèle père fouettard. Même notre bon curé Doublet s’est prêté au jeu ! Il s’est avancé, amorçant une rapide génuflexion devant le grand saint et simulant un baiser sur sa grosse bague surmontée d’un faux rubis, « officialisant » ainsi l’évènement.

Succès total, un triomphe !

Le cortège a ensuite quitté le château pour se diriger vers la salle des fêtes de la rue des Écoles où saint Nicolas a distribué cadeaux et friandises aux enfants. Un goûter a été également offert. Cependant, les enfants étaient plus nombreux que prévu, nous avons dû partir en hâte à la recherche des joujoux manquants ; le magasin « Chez Lorette » de la rue de la Raguette nous est venu en aide immédiatement devant notre désarroi. Opération éclair réussie également puisqu’aucun enfant n’est reparti les mains vides.

Notre photographe de service a réalisé l’important travail de photographie de l’arrivée de saint Nicolas au château et de la remise des cadeaux aux enfants. Un album photographique illustrant l’ensemble de cette journée mémorable été réalisé, des épreuves ont été déposées chez les commerçants du village chez qui parents et enfants ont pu en obtenir une copie.

CHATEAU

HELICOPTERE