Toponymie d’Acoz

Les Fonds d’Ôco (Les Fonds d’Acoz)

Fond de la vallée acozienne, au nord du village, à la limite de Bouffioulx.

FONDS D'ÔCO EL BRESSENE

Les Fonds d'Ôco 200Dpi

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El Brèssène (la Brasserie) 

Quartier dans les Fonds d’Acoz, à l’endroit de l’ancienne brasserie d’Acoz (voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – Tome 2 – Pages 172 à 175).

El Brèssène 200Dpi

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El D’zeû l’Bos (le Dessus du Bois)

Au nord-ouest du village, en direction de Joncret et du hameau de Lausprelle. Point culminant du village.

El D'zeu l'Bos 640

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El Courtî (le Courtil)

Ancien sentier reliant l’actuelle rue de la Scavée (en face du n° 7) à la rue de la Raguette. Disparu vers 1970.

EL COURTI 640 1

El Couti scavée 640

COURTIL MINIERES TOURETTE OK

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Li Scavéye (la Scavée)

Chemin démarrant à la Tourette, passant devant le cimetière, pour atteindre les 4 bras des rues des Ecoles et du Centre. Nom venant de terre chavée signifiant en géomorphologie une dépression, une ligne de points bas d’un relief.

LI SCAVEYE 640

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Les Minières

Terrain situé sur la gauche de la rue de la Scavée, après le cimetière. Extraction de minerai de fer (voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – Tome 2 – pages 114 et 115).

LES MINIERES 640

COURTIL MINIERES TOURETTE OK

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A Vôbièsme (Le Vaulx Biesme)

Vallée située au nord du village, après la gare en direction de Châtelet, avant « Les Fonds d’Acoz ». Terme venant sûrement du nom primitif du « Ruisseau d’Acoz » appelé « La Biesme » et « vô » qui signifiait val, vallée.

VÔS BIESME MÂRTIA

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Ô Mârtia (au Marteau)

Versant boisé situé dans la vallée, entre les actuelles cités Hector Pouleur et la rue de Moncheret. Nom dû à l’existence d’une forge sur le dessus du village, non loin de la place du Dessus du Bois.

MARTIA 640

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Ô Tiène del VôBièsme (le Tienne du Vaulx Biesme) 

Sentier qui partait de la rue de la Raguette, situé à l’emplacement de l’actuelle rangée de la cité Hector Pouleur (la rangée de droite en montant) et qui aboutissait à « la Brasserie ». Lors de la construction de ce bloc de maisons sociales, le sentier fut supprimé.

TIENNE DEL VOBIESME 640

A noter qu’il était appelé par certains « Le Tienne Nannan ».

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El Crwê d’Ôco (la Croix d’Acoz)

Au sud du village, à la limite de Gerpinnes. Une croix aurait existé au pied de la côte, dans le premier virage, à droite en montant sur Gerpinnes, non loin de l’ancien passage à niveau de la ligne de chemin de fer Châtelet-Mettet.

El Crwê d'Ôco 640

CRWE ÔCÔ BANC D'FIER MOULIN

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El Moulin Sciyeur (le Moulin Scieur)

Appelé aussi « li Moulin dÔco » (le Moulin d’Acoz) . Il possédait 2 roues. Le long du Ruisseau d’Hanzinne et du RAVeL, au sud du village.

MOULIN SCIEUR 640

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El Bate dou Moulin d’Ôco (la Batte du Moulin d’Acoz)

Barrage sur « le Ruisseau d’Hanzinne », à la limite entre Gerpinnes et Acoz. il était destiné à dévier les eaux de la rivière pour le bief qui alimentait le moulin. Ce lieu est visible en empruntant le RAVeL (à 200 mètres de Gerpinnes,  au niveau du pont qui surplombe la rivière).

EL BATE DOU MOULIN D'ÔCO 640

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Ô Banc d’Fièr (au Banc de Fer)

Campagne entre Gerpinnes et Acoz, au-dessus de « la Croix d’Acoz ». Ancien terrain de football de l’équipe d’Acoz (voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 2 – Pages 55 et 56)

Ô Banc d'Fièr 640

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El Courtî Morète (Le Courtil Morette)

Chemin campagnard longeant l’Ecole Libre d’Acoz pour atteindre la rue de la Chapelle à Joncret. Emprunté par la châsse Sainte-Rolende et les pèlerins lors de la Pentecôte.

COURTIL MORETTE 640

MORETTE BOSQUET ARBRE GUICHOUX 150

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El Bosquèt Demeûr (le Bosquet Demeure)

Petit bois situé sur la route de la rue de Moncheret en direction de Gerpinnes, jouxtant le « Rî des Guichoux ». Du nom de la famille « Demeure » propriétaire du lieu.

Le bosquet Demeure 640

BOSQUET DEMEURE AERIEN 640

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Au Fond des Guichoux 

Campagne  jouxtant « El Bosquèt Demeûr » le long du « Rî des Guichoux ». Signifiant marais.

Fond des Guichoux 640

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El Rûwe dou Grand Âbe (la Rue du Grand Arbre)

Actuellement rue de Joncret. Dénomination due à un arbre appelé « Le solitaire » (dit « Le grand arbre ») qui était situé à la rue des Ecoles à Joncret (à la limite d’Acoz). Il a été déraciné le dernier dimanche de juillet en 1939 (fête à Lausprelle), suite à une tempête entre 22h30 et 23h.  (Source : site www.fagnet.be – Max Ridelle).

Ruwe du Grand Abe 640

Le Grand Arbre 405

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Rûwe du Madjustêr

Dû au fait que le chantre clerc, c’est-à-dire l’organiste liturgique de la paroisse Saint-Martin d’Acoz, habitait rue du Centre (actuellement le n° 2). Il s’agissait de Victor-Joseph TENRET (°1861 – +1924). C’était le grand-père maternel de Marcel et Maurice DUMONT.

« Madjustêr » : mot wallon du français « chantre-clerc ».

Rue du Madjuster 640

RUISSEAU MADJUSTER TRIANO

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El Triano

Actuellement rue Saint-Martin. D’après Jacques François (membre du cercle d’histoire et d’archéologie d’Acoz), cette dénomination est due aux grands peupliers qui se trouvaient plus haut que la chapelle (qui deviendra l’église Saint-Martin).  Par grands vents, les feuilles tremblaient, « trianaient » (voir la reproduction d’Adrien de Montigny, réalisée pour l’album du duc Charles de Croy). (Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 2 – pages 192 et 193).

O TRIANO 640

 O TRIANO PLAQUE 640

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El Rî d’Ôco (le Ruisseau d’Acoz)

Ruisseau traversant le village. Il prend sa source à Hanzinne (d’où le nom actuel de « Ruisseau d’Hanzinne ». Il fut aussi appelé « La Biesme ».

Ruisseau d'Acoz 640

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El Rî d’Bouyon (le Ruisseau Bouillon)

Petit ruisseau qui descend de Villers-Poterie, traverse le parc du château d’Acoz (sous terre), aboutit à l’ancien jardin du château, passe près de la fontaine Sainte-Rolende et se jette dans le Ruisseau d’Hanzinne en aval du pont de la rue de la Tour Octavienne. (Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 2 – Pages 186 et 187).

EL RI BOUYON 640

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El Rî des Guichoux (le Ruisseau « Les Guichoux »)

Petit ruisseau qui prend sa source au lieu-dit « L’Ormaleau, entre Gerpinnes-Centre et Les Flaches, traverse Joncret, passe sous la rue de Moncheret à Acoz-Centre et se jette dans le « Ruisseau d’Hanzinne » (voir le pont sur le RAVeL à Acoz-Centre). Nom officiel : « L’Ormaleau ».

BOSQUET MORLERES RI GUICHOUX

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Les Môrléres  (les Marlaires)

Terrain vague situé à gauche sur le RAVeL en partant d’Acoz, avant la grande prairie du moulin. Dû à l’extraction de la Marne qui servait à enrichir les terres. Terrain où de nombreuses générations de jeunes ont « joué ». Beau panorama du village. D’après mes renseignements : terrain communal qu’on pourrait exploiter. (voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – Tome 2 – pages 166 à 171).

Les Môrléres 150

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Le Mont Brival

Lieu-dit entre Acoz et Villers-Poterie, rue la Tour Octavienne (où est sise la chapelle du même nom) jouxtant le parc « Mon Plaisir ». (Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – Tome 1 – Pages  164 à 169).

LE MONT BRIVAL 640

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Ô Bierlu

Vaste campagne entre Villers-Poterie et Acoz, des deux côtés de l’ancienne ligne de chemin de fer Acoz-Mettet.

Ô Bierlu 640.jpg

O Bierlu 2023 650

Ô BIERLU MONT BRIVAL CH STE ROLENDE OCTAVIENNE

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El Blanchisserîye (la Blanchisserie)

Ruisseau venant de Joncret et qui traverse la rue de Villers. Frontière entre Acoz et Lausprelle.

El Blanchisserîye 640

RUE GRAND ARBRE BLANCHISSERIE 150dpi

Cette liste n’est pas exhaustive.

Sources :

– « Toponymie des Communes d’Acoz et de Joncret » – Joseph ROLAND – 1947

– Site « www.fagnet.be » – Geneviève LUSIAUX

– Archives personnelles – Alain GUILLAUME

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© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.

La croix près de « La Tourette »

Quelle est donc l’origine de cette croix sise en face de « La Tourette », dite « Tour Léonienne », non loin de l’immeuble du Docteur Bernard ALEXANDRE ?

On peut lire dans les archives de la Fabrique d’Eglise de la paroisse Saint-Martin d’Acoz :

« … Don de Eugène-François de Dorlodot, Maître de Forge, ayant sa fonderie à la rue de Moncheret à Acoz, à 200 mètres de la gare.

Le  Baron de Dorlodot a a également fait don du Christ sur la croix au cimetière, ainsi que de 4 petits Christs de 50 centimètres pour les quatre points cardinaux… ».

Dans l’ouvrage écrit par Jacques FRANCOIS, à l’occasion des 75 ans de l’église de Lausprelle. On y lit :

« Il ressort des renseignements fournis en 1979 par Miche1 TOURNAY de Loverval, fils du pharmacien de ce lieu et ancien propriétaire de la villa  « Les Lutins », rue de la Raguette à Acoz, que sa famille descend en ligne directe des HELSON, eux-mêmes apparentés aux DEMERBE. Selon lui, un HELSON, originaire d’Acoz, devint directeur des Forges et Hauts Fourneaux de La Providence à leurs débuts en 1838. Celui-ci aurait décidé que la première coulée de fonte servirait à fabriquer quatre « Christ » identiques, pour être placés aux alentours d’Acoz et Lausprelle. Afin de concrétiser ses intentions, quatre calvaires furent installés aux endroits suivants :

  • le premier, en face de « La Tourette » des de DORLODOT, dite « Tour Léonienne » (en bordure de la propriété du Docteur ALEXANDRE, proche de l’embranchement de la rue de la Scavée), entouré de 2 pins sylvestres abattus en 1980 ou 1981. C’est le seul qui soit demeuré en place, argenté et fixé sur une croix en béton ;
  • un second appelé « Le Grand Bon Dieu », cloué sur croix et fixé au tronc d’un énorme chêne, à mi-côte de la rue du Petit Floreffe et à proximité de la barrière de Mademoiselle de DORLODOT. Lorsque cet arbre fut abattu vers 1980, des voisins auraient, paraît-il, identifié la personne ayant emporté ce Christ ;
  •  un troisième dit « Croix Michel », situé en un lieu appelé « Le Grand Arbre », sur la  route allant de Joncret vers Acoz. Le pharmacien TOURNAY ayant appris que cet arbre venait d’être abattu par la foudre, vers 1925, vint récupérer le Christ, qui a depuis lors été replacé sur le caveau de sa famille, au cimetière de Gilly ;
  • un quatrième Christ se trouvait dressé à l’entrée de Lausprelle, en direction de Couillet. 0n en a gardé un vague souvenir, car disparu depuis très longtemps ».

Revenons à celle qui était abritée sous deux magnifiques pins parasols, non loin du cimetière. Bernard ALEXANDRE se souvient qu’elle fut volée un samedi matin par des gens venus sur place avec une remorque. L’opération fut très rapide. Ce vol eut lieu vers 1986.

Croix d'Acoz_1 1000_InPixio

La croix actuelle (en pierre) a été fixée par Léon GERARDS ; son beau-frère Roland BOLLE, fossoyeur, l’avait récupérée au cimetière. Elle a subi l’œuvre de vandales mais Léon GERARDS l’a réparée et refixée.

CROIX EN PIERRE

Autres précisions :

  • cette croix fut implantée sur une enclave de terrain appartenant à la famille de DORLODOT, ce qui peut apporter un argument à l’origine de cette famille de toutes les croix  ;
  • quant aux deux pins parasols, ils ont été abattus fin 1984.

Le Christ du cimetière d’Acoz

Ayant appris l’existence de ce Christ, je me suis rendu au cimetière… et miracle ! Il est toujours bien présent, fixé sur une croix en bois. J’avoue n’avoir jamais pris attention à lui.

CHRIST CIMETIERE

Vous pouvez le découvrir sans difficulté, au bout de l’allée centrale du « vieux cimetière ».  Recouvert d’une couche de peinture que les intempéries tentent d’effacer, il attend patiemment un brin de toilette.

Alain GUILLAUME – Juillet 2018.

Octave PIRMEZ et la Tour Octavienne

(Notes de feu Joseph ELOY, écrites vers 1980).

Joseph ELOY était une figure marquante de notre village.

Sous-percepteur des Postes au bureau d’Acoz, il s’était lancé dans la politique locale d’abord comme conseiller communal pour ensuite devenir échevin des travaux de 1971 à 1976.

Il était aussi conseiller à la Fabrique d’Eglise de la paroisse Saint-Martin.

Vers 1965, il avait fondé le C.R.H.A. (Cercle de Recherche Historique d’Acoz) avec Marcel MEUNIER et Jacques FRANCOIS. A eux trois, ils ont recueilli de nombreux documents, photos anciennes et archives d’une grande valeur pour notre patrimoine..

Le 25 octobre 1980, lors de l’inauguration de la stèle de la famille d’Udekem d’Acoz, le cercle historique avait organisé une exposition au château d’Acoz où l’on a pu se rendre compte du précieux travail que ces trois personnes avaient réalisé.

Malheureusement, à leur mort, toute cette richesse locale a «  disparu »… quelques documents furent « sauvés » par le Centre Culturel de Gerpinnes.

                                                                                               Alain GUILLAUME.

 

…Qui n’a pas entendu parler d’Octave Pirmez, cet écrivain de talent qui a marqué son époque d’une empreinte profonde ?

Il était né à Châtelet en 1832. Domicilié au château d’Acoz, il y décédera le 1er mai 1883, des suites d’un refroidissement.

Il se retirait volontiers dans une tour située à l’écart, dans un milieu sylvestre, qu’il fit construire en bordure de l’ancien chemin qui conduisait à Villers-Poterie. L’endroit était propice au recueillement et à l’inspiration.

Cette tour fut dénommée par la suite « la Tour Octavienne ».

Il ne s’agit pas d’une tour ayant un quelconque intérêt militaire. C’est avant tout un ermitage vertical, du type moyenâgeux car Octave PIRMEZ était un romantique. Le style est gothique mais avec des meurtrières… ogivales ! Elle possède un porche Louis XVI dans le détail mais de proportions… romanes ! Il n’y a donc rien de valable ni par ancienneté ni par unité de style d’époque.

En fait, cette tour pourrait très bien se situer entre le « pigeonnier » du XVIIIe et le donjon de guerre du XIIe.

Actuellement, ce bâtiment est tombé dans un état de décrépitude et d’abandon, et les descendants du poète se désintéressent totalement de son maintien ou de sa restauration. Nous sommes loin de l’engouement qui marqua les festivités du centenaire de la naissance de l’écrivain, cérémonies qui furent honorées de la visite de Sa Majesté le Roi Albert 1er.

Mais revenons au poète. Il a écrit, entre autres, « Les Feuillées », « Heures de Solitude », « Pensées et Maximes », « Rémo, Souvenirs d’un Frère ». Il excellait aussi dans le dessin et le croquis mais ceux-ci sont demeurés inédits jusqu’à ce jour

Un autre trait de la personnalité d’Octave PIRMEZ était l’indépendance. Celui que l’on a appelé « le Solitaire d’Acoz » était demeuré célibataire mais on lui a connu des maîtresses. Il en a entretenu jusqu’à trois en même temps. D’un heureux caractère, il aimait les facéties. Ce pince-sans-rire ne se privait nullement de faire des blagues, même aux dépens de ses maîtresses. N’avait-il pas imaginé un beau jour d’offrir une toilette identique à chacune d’elles et de les inviter toutes trois à un seul et même rendez-vous à la sortie de la grand-messe du dimanche célébrée en l’église d’Acoz. Lui seul, bien entendu, était absent, bien dissimulé à peu de distance de là pour observer ce qui allait se passer. Décrire la scène serait inutile, on peut facilement imaginer l’embarras des donzelles, sans parler des habitants d’Acoz qui s’en firent des gorges chaudes pendant longtemps…

(Voir l’ouvrage « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME –  tome 1 – pp. 210 à 213).

 

Alain GUILLAUME – Juin 2018.

Le monument dédié à Eugène-François de DORLODOT

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Ce monument a été érigé sur la place de l’église en 1930 (et non 1830 comme publié dans certains articles sur le net), probablement à l’occasion du centenaire de l’indépendance de la Belgique.

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Ce buste en bronze représente une personnalité marquante de la localité, à savoir Eugène-François de DORLODOT(1783-1869).

Descendant de maîtres-verriers implantés à Charleroi depuis le XVIIe siècle, Eugène-François de DORLODOT s’oriente vers une activité sidérurgique après son mariage, en 1819, avec Thérèse HOUYOUX, fille d’un important maître de forges d’Acoz.

Le couple réside dans la « Villa » située à Lausprelle et qui portera le nom de « Château » à partir de 1877.

Engagé dans cet autre métier du feu où les progrès techniques sont considérables, Eugène-François de DORLODOT fait venir un technicien d’Angleterre, Thomas BONEHILL, qui va moderniser les forges d’Acoz dès 1825 et leur procurer un développement considérable (quatre hauts-fourneaux et deux laminoirs au milieu du XIXe siècle).

À la tête de « l’établissement sidérurgique le plus considérable de tous ceux possédés dans l’arrondissement de Charleroi par un particulier », l’entrepreneur subit la crise de 1840 de plein fouet et installe un nouvel outil près de Maubeuge, de l’autre côté de la frontière (le laminoir de Bois-le-Tilleul). Parallèlement, le patron d’industrie se voit confier les rênes de la commune d’Acoz dès les premiers jours de l’indépendance belge, en 1830. Il passe la main en 1858, mais il conserve encore jusqu’en 1863, le mandat de sénateur qu’il a conquis en 1850, en tant que représentant du parti catholique, pour l’arrondissement de Charleroi.

C’est à leur premier bourgmestre que les habitants d’Acoz, soutenus par les autorités communales, rendent hommage en lui élevant un buste. Sur le socle, leurs motivations transparaissent à travers l’inscription qui dévoile le statut de celui qu’ils veulent honorer, à savoir le politique d’abord, l’industriel ensuite :

BOURGMESTRE D’ACOZ

SENATEUR

LE PREMIER BOURGMESTRE

DE LA BELGIQUE INDEPENDANTE

29 SEPTEMBRE 1830

 INSCRPTION 3 660 web.jpg

 

INSCRIPTIONS 1 660.jpg

Le buste est l’œuvre du sculpteur-médailleur Godefroid DEVREESE (1861-1941).

SIGNATURE 660 WEB.jpg

Qui est Godefroid DEVREESE ?

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Après avoir commencé sa formation à l’Académie de Courtrai, l’artiste s’installe à Bruxelles et y poursuit sa formation à l’Académie Royale des Beaux-Arts de 1881 à 1886, ayant comme professeurs les sculpteurs Eugène SIMONIS et Charles VAN DER STAPPEN.

En 1884, il s’installe à Schaerbeek qu’il ne quittera qu’en 1939. Il voyage beaucoup, entre autres en Angleterre, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas et à Paris. Il devient réputé comme sculpteur et comme médailleur et à ce titre participe à de nombreuses expositions. Sa carrière est récompensée par de nombreux prix et distinctions honorifiques. Considéré en Belgique comme novateur dans l’art de la médaille, il en crée plus de 400.

Godefroid DEVREESE participe avec Victor HORTA à la réalisation de plusieurs monuments. C’est ce dernier qui dessine les plans de l’atelier qu’occupera Godefroid DEVREESE à la rue des Ailes à Schaerbeek.

Notre artiste réalise de nombreuses œuvres dont certaines sont monumentales. De son époque à Courtrai, on retiendra le Monument des Eperons d’Or ou encore, le Monument des Bienfaiteurs à Schaerbeek et le Monument à Emile HENRICOT à Court-Saint-Etienne. Il est aussi l’auteur de nombreux bas-reliefs, statues et fontaines.

Il sculpte un vase en bronze (le Vase des Bacchanales) situé avenue Louis BERTRAND à Schaerbeek, offert à la commune par un mécène hennuyer, Raoul WAROCQUE.

La commune de Schaerbeek possède plusieurs œuvres de Godefroid DEVREESE :

  • le Monument des Bienfaiteurs et le Vase des Bacchanales ;
  • 25 sculptures dont les principales sont : Paysanne schaerbeekoise ; La Charité ; L’Enfant au canard ; Cheval sellé ; Deux enfants sur un banc ; Le Lévrier ; Picador ; Maurice Van Ysendijck ; Jules Van Ysendijck ; Danseurs ; Amazone ;
  • 75 médailles dont, entre autres, la médaille de Parsifal (opéra joué au Théâtre de la Monnaie le 21 janvier 1914) et celle, plus imposante et ronde, de La Belgique reconnaissante de 8cm de diamètre.

 

LES BIENFAITEURS SCHAERBEEK 660 WEB.jpg

VASE DES BACCHANALES 660 WEB.jpg

D’autres œuvres sont visibles à Bruxelles, parmi lesquelles :

  • le Buste du Docteur DEPAGE situé à l’Hôpital Saint-Pierre ;
  • Le Condor, au Jardin du Botanique de Bruxelles ;
  • Les Chimères du Monument Anspach ;
  • Le Pêcheur au Palais du Heysel ;
  • les sculptures de la Maison du Cornet à la Grand-Place de Bruxelles.

LE CONDOR JARDIN BOTANIQUE 660 WEB.jpg

RRSTAURATION MAISON DU CORNET 660 WEB.jpgMONUMENT DES EPERONS D'OR COURTRAI 660 WEB.jpg

Alors, chers Acoziens, lorsque vous passerez sur la place de l’église, un petit arrêt devant cette personnalité serait une marque de reconnaissance.

Alain GUILLAUME – Mars 2018.

La guéguerre de DORLODOT – POULEUR

Mon regretté oncle Michel GUILLAUME m’avait raconté la petite histoire du monument érigé en hommage aux victimes acoziennes des guerres 14-18 et 40-45.

Doté d’une excellente mémoire, c’était un charme de l’écouter lorsqu’il narrait avec des incroyables précisions des faits qui s’étaient passés à Acoz. J’ai retenu celui relatif à ce monument.

Il est érigé en 1951, adossé au mur de l’église paroissiale, à quelques mètres du buste d’Eugène-François de DORLODOT.

2 MONUMENTS 1955 660 web2.jpg

Fernand POULEUR, fils d’Hector qui fut assassiné par les Rexistes en 1944, conduit depuis quelques années la liste du Parti Socialiste local. En 1952, son parti remporte les élections communales, prend donc le pouvoir dès janvier 1953 et devient bourgmestre d’Acoz.

DE DORLODOT POULEUR 660 WEB.jpg

Fernand n’a jamais caché son antipathie pour la famille de DORLODOT. Il n’accepte pas de voir les deux monuments sis au même endroit. En 1955, lors de la réfection de la place communale, il fait déplacer cette pierre commémorative en la scellant à la façade avant de l’église, côté gauche. Ce geste politique a été très mal digéré par René de DORLODOT. A noter le mutisme du Curé DOUBLET !

Vers 1990, ce monument est à nouveau déplacé vers le côté droit des escaliers, pour faire place à une rampe d’accès réservée aux handicapés.

MONUMENT 2018 660 web.jpg

C’est à cet endroit que les hommages sont rendus le 11 novembre par les autorités communales, les associations patriotiques et les élèves de l’Ecole de la Providence, ainsi qu’au mois d’août par la Marche Royale Saint-Roch et Saint-Frégo.

 

Alain GUILLAUME – Mars 2018.