Notre maison autrichienne a perdu son millésime

Suite à la fermeture du café « El Coquî » (voir le livre « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 92 à 105), le bâtiment a été mis en vente et a été complètement rénové par les nouveaux propriétaires.

Cette ancienne bâtisse que l’on surnomme « la maison autrichienne » date de 1758. On pouvait y découvrir le millésime ancré dans la façade arrière, visible lors du passage sur le RAVeL.

Grande déception ce dimanche 27 octobre 2019 lorsque j’ai remarqué que ce témoignage du passé avait disparu lors de la réfection extérieure.

Maison autrichienne 1758

MAISON AUTRICHIENNE 2019

J’ai rencontré les propriétaires qui ont été très attentifs à ma remarque. Patientons, cela va s’arranger.

© Alain GUILLAUME – Octobre 2019

 

 

 

Les sobriquets d’Acoz

Sur base d’un dossier rédigé par Joseph ELOY en 1984, complété et mis à jour par Alain GUILLAUME

Joseph THIRIAUX : El Cadeau (grand-père maternel de Michel et Bernadette GERIMONT). En 1913, Joseph THIRIAUX se rend à l’administration communale d’Acoz pour y déclarer la naissance de son fils Marcel (voir livre « ACOZ de A à Z » Alain GUILLAUME – tome 1, page 31). Tout heureux d’avoir un fils, il déclare « C’èst.in cadeau du Bon Diè ! ».

Laure LEFEVRE : Laure Carreau

Emile POULEUR : Mon’dî (du nom de sa mère Célinie MONDI(Y)).

Laure STEVAUX : Laure Broc

Famille MATHIEUX : Les Quètins (apparentée avec la famille DAFFE).

Laure BOURBOUSE : Laure Babette (de sa mère Elisabeth).

Zélie MATHIEUX : Zélie Chuchet (arrière-grand-mère de Philippe, Christine et Sylvie TOUSSAINT).

Fernand, Florent, Augustin MATHIEUX : Les Cages (voir livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, page 35).

Omer ABSIL : El Briqu’teus (en français : briqueteur). Il habitait la maison à la limite d’Acoz et Lausprelle, à gauche, non loin du ruisseau « la Blanchisserie ».

Juliette JUSTIN : El Nwâr’ Julièt’

Jean-Baptiste HOUYOUX : El Chî

Achille BOLLE : Magain

Julia BOLLE : Julia Titine

Victor HOUYOUX : D’jean Baule

Aline PHILIPPE : Aline Gustine (de sa mère Augustine) (grand-mère maternelle de Charles, Bernard et Chantal DUMONT).

Sylvain PHILIPPE : Sylvain Mayanne

Amand PHILIPPE : Amand Turlot

Aurélien POULEUR : El Siyen

Georges HANQUART : Can’drî (voir livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, page 15).

Alice DUPANLOUP : Alice du Ramoneû

Emile LOSSON : Jèjèt’

Edouard PHILIPPE : Douard Martin

Elise PERSIN : Elise del Cabane (elle aurait habité la maison de perception, au coin des rues des Ecoles et du Centre – actuellement statue Notre-Dame du Carrefour).

Ida HUBERT : Ida d’Onhaîye (grand-mère de Gérard VAN WALLENDAEL) (originaire d’Onhaye).

Victor TENRET :  El Madjustêr (arrière-grand-père maternel de Charles, Bernard et Chantal DUMONT). Voir ce blog, catégorie « Patrimoine » 30 avril 2018.

Famille VAN ESPEN : Les Pines

Gustave BIRON : Gustave du Roncin (oncle de Joseph TENRET).

Jules POULEUR : Jules du Baudet

Charles CLOESEN : Châles Chaupîye

Famille DUBOIS : Al Viole

Emile TOUSSAINT : Emile del Pompe (ouvrier SNCB, responsable de la pompe annexe au château d’eau de la gare).

François GUYAUX : Tchantchèt

Henriette LEBON : Riyète du Chanty

Céleste CHARLIER : Céleste du Toquet (grand-mère de Marie-Louise et Christiane ERNOULD). Proviendrait de son arrière-grand-père Nicolas CHERMANNE).

Marie GILLAIN : Marîye Zèzète

Alice LIGOT : Alice de l’Abeille (magasin de la société « L’Abeille » à Lausprelle).

Léonie : Lèyonîye à Gayes

Joseph PARIS : Djosèf du Chabotî (de son père sabotier)

Joséphine TENRET : Fine del Gate (élevait des chèvres)

Jean-Baptiste LIEN : Piér’ di Spy (de sa localité d’origine)

Pierre PONCELET : El Nwâr Piér’

Maria, Marie et Mariette MORANVILLE : Les filles Kaber

Augustin DELPORTE : El Manau

Auguste WAYENS : El Cuch’

Edouard BOURBOUSE : Douard Babette (tenancier du café, vers 1945-1950, qui deviendra plus tard « El Coqui »).

Georges BROZE : Fifîye

COLLICHE : El Bossu Collich’

René DEGRAUX : El Bèrô (grand-père de René et Michel).

HUDLOT : El Tchat

Léon PHILIPPE : El Méss’ (instituteur à l’école communale d’Acoz).

Alexis SIMONS : El Piqueûr (ouvrier SNCB. Dans les chemins de fer, le piqueur était un agent technique qui avait pour tâche de seconder le conducteur de travaux, de surveiller les équipes d’ouvriers et la bonne marche des travaux).

Famille VANHERCK : Au Lauceau

René BIRON : Li P’tit Mayeûr (père de Roland). La famille BIRON est originaire de Bouffioulx-Chamborgneau).

Marcel TENRET : Marcel Pèrinne (grand-père maternel de Jacqueline, Jacques et Jean VANDENBOSCH).

Arthur BESOMBE : Fifi

Sylvain BOLLE : El Pètit Sylvain ou Tintin (dû à sa petite taille)

Léon BAILY : El Fî du Prêlî (ancien combattant 14-18). Voir le livre « ACOZ ET LA GUERRE 1914-1918 », Geneviève LUSIAUX, page 101.

Alfred DEBAUCHE : Frèdi du Maçon

Vital BERTULOT : Tchôdourt ou Tchodôr  (père de René, Andrée et Yvette).

Calixte BERTULOT : Calixte d’In Mèt’ (père de Vital BERTULOT). De petite taille.

Willem BERTULOT : Buloque ou Barabas (père de Willy BERTULOT). Contremaître aux Laminoirs de Moncheret.

Willy BERTULOT : l’Agace ou l’Agasse (la pie). Contremaître aux Laminoirs de Moncheret.

Arthur LEFEVRE : Li Nwâr Congolès (a vécu au Congo avec sa famille).

Rosita DUBOIS : Rosita Nan.nan (épouse d’Alphonse MATHUES)

Rosa MABILLE : Rosa Nan.nan (avait épousé Georges DUBOIS, frère de Rosita).

Madame LOUIS : El Fîye des Quatôzes Fèsses (provient d’une famille de 7 filles).

Oscar BERTRAND : Papaye (a travaillé comme ouvrier communal à Acoz).

Edouard PIRMEZ : Cabillaud (sobriquet provenant de l’école de Maredsous).

André PIRMEZ : Rose (sobriquet provenant de l’école de Maredsous). Voir le livre « ACOZ de A à Z – Alain GUILLAUME – tome 2, page 113.

Octave PIRMEZ : Cougnou (frère jumeau de Marie-Louise). Sobriquet provenant de l’école de Maredsous).

Nestor FOURNIER : El cabinié (responsable du réseau électrique d’Acoz et Environs)

Arthur CORDIER : Pèpère Lolotte (grand-père maternel de Pierre et Noël BERNARD). « Lolotte » était le nom de son chien.

© Alain GUILLAUME – Janvier 2019.

L’abri anti-aérien de la gare d’Acoz

Par un après-midi ensoleillé de ce début d’octobre,  me voilà parti rejoindre le quartier de la gare pour y découvrir le débroussaillage, première étape des travaux du prolongement du RAVeL qui rejoindra d’ici peu les Fonds d’Acoz.

Sur les lieux, je rencontre Jean BLASZCZYK, résidant dans le quartier depuis une quarantaine d’années.  C’est la personne toute désignée pour m’aider à retrouver ce que je recherche : l’abri anti-aérien construit à proximité de la gare.
Et Jean m’invite à le suivre sur l’ancienne ligne de chemin de fer, le long du ballodrome.
A quelques mètres de la vieille gare merveilleusement transformée, on y retrouve les traces du quai et l’endroit recherché, discret, camouflé par une végétation étouffante.

Jean BLASZCZYK 150
Jean BLASZCZYK n’a pas hésité pour me conduire devant l’abri.

Bien conservé, ce vestige de la seconde guerre mondiale aurait été creusé par Omer TOUSSAINT (grand-père paternel de Philippe, Christine, Sylvie, ainsi que de Dominique), ouvrier à la S.N.C.B. et employé à la gare d’Acoz.

OMER TOUSSAINT 840

Vers 1950, Omer TOUSSAINT et deux collègues, employés à la gare d’Acoz, dégustent la « Belge Delbruyère » au café « Chez Berny » tenu par Arthur et Ida BERNY-BRASSEUR (parents de Marcel « El Champèt' » – voir le livre « ACOZ de A à Z » – Alain GUILLAUME – tome 1, pages 6 à 11).  L’immeuble, sis à la rue de Moncheret, est actuellement la propriété de Christophe AVOLEDO.

Cet abri est un cylindre, d’un diamètre de plus de 2 mètres sur une longueur de 4 mètres ; le béton a été coulé sur place, d’une épaisseur de 15 centimètres. Il possède un trou d’aération qui, à mon avis, pouvait aussi servir d’évacuation en cas d’ensevelissement. A l’entrée, un muret, en guise de sas, a été construit dans le but de protéger les occupants des éclats de bombes éventuels.

ENTREE ABRI 840

ENTREE ABRI 2 840

INERIEUR 1 840

INTERIEUR 2 840

BOUCHE D'AERATION 840

INTERIEUR 3 400

Faisant partie du patrimoine de notre village, l’idée d’une sauvegarde de ce site serait à envisager… et pourquoi pas son classement ? Une petite visite lors de promenade sur le futur RAVeL rappellerait cette triste et douloureuse période de la seconde guerre mondiale.

ACCES 840

L’aménagement du futur RAVeL est une opportunité à saisir.

Wait and see !

© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.

Toponymie (suite)

El Rindjîye des Lami.nwèrs ou El Rindjîye des Amis Nwèrs

Dans le récent dossier consacré à la toponymie d’Acoz, j’ai omis d’y signaler un quartier qui a connu, fin du 19e et début du 20e siècle, une importante activité due aux Usines de Moncheret qui y avaient implanté leur site, avec hauts fourneaux, forges et laminoirs.

La rangée de maisons a été construite de l’autre côté de la route pour y loger des ouvriers métallurgistes.

Rindjiye des Lami.nwèrs 150

ANCIEN MONCHERET 1905

Plus d’un siècle sépare ces deux photos. On peut remarquer que le portique d’entrée et le bâtiment de gauche sont toujours bien présents.

ACOZ GROSJEAN

SITE ANCIEN MONCHERET

J’avais contacté Michel ROBERT pour avoir la bonne traduction wallonne. Il m’a fait remarquer que l’on pourrait aussi employer le terme « El Rindjîye des Amis Nwèrs » en faisant référence aux ouvriers qui travaillaient dans de dures conditions.

Précisions

En wallon le terme pour « laminoir » est « aminwêr », c’est par influence du français qu’il est devenu « laminwêr » ; la formulation « amis nwêrs » est une « étymologie populaire ».
J’ai déjà eu l’occasion de signaler que c’était l’article « li » qui était de mise à Acoz ; le passage à « èl » résultant d’une influence du « carolorégien ».

Cordialemement.

Jean-Luc FAUCONNIER.

© Alain GUILLAUME – Octobre 2018.