La crypte de l’église Saint-Martin d’Acoz

En 1849, lors de la construction de l’église paroissiale Saint-Martin à Acoz, une crypte fut aménagée côté de la petite nef gauche, en-dessous de la deuxième sacristie qui, en fait était l’ancienne tribune de la famille de DORLODOT. La sacristie était accessible par l’extérieur en empruntant la petite enclave pour atteindre la porte d’entrée.

Site de la crypte 640

Cette crypte renferme les corps de la famille de DORLODOT, ainsi que celui de l’abbé Eugène DRUET, curé de la paroisse.

Elle se compose de 5 niches de 3 niveaux se trouvant en réalité sous l’ancien cimetière.

Lors du déblaiement en 1959, les 5 niches supérieures ont été mises à jour. La solution était de construire un trottoir pour la conservation de celles-ci.

Il fallut enlever la grande dalle en pierre pour accéder au lieu et on y a découvert un caveau au centre de la salle. Celui-ci est constitué de 3 rangées de 2 emplacements. Les 5 niches emmurées sont construites sur 3 étages. Le plafond est une solide voûte en briques. Entre les cercueils superposés et ladite voûte il existe un espace de 80 centimètres à 1 mètre.

Niche 1 Fabrique 640

Niche 2 FabrIque 640

Niche 3 Fabrique 640

Profitant de l’ouverture, la famille de DORLODOT a exhumé plusieurs cercueils qui ont été transférés dans la crypte de l’église paroissiale Saint-Léon de Lausprelle.

Selon les écrits de Marcel DEBERG, actuellement la crypte renfermerait 9 corps : 6 dans la salle (caveau) ; 1 dans la rangée supérieure des niches (dans la fond) où repose le corps de l’abbé DRUET ; 2 dans la rangée du dessous.

Plan Alain

Le 24 août 2014, pour commémorer le 100ème anniversaire de la mort de l’abbé DRUET, le Conseil de la Fabrique d’Eglise a scellé une plaque commémorative au mur de l’église, à l’emplacement de la crypte où repose le corps du martyr.

DRUET 24.8.2014 031 640

DRUET 24.8.2014 041 500

ABBE DRUET 640

Le corps de l’Abbé DRUET fut placé dans un double cercueil et inhumé, soit dans le cimetière près de l’église, soit dans celui de la rue de la Scavée.

Sans connaître la date exacte, Fernand SAINTHUILE, fossoyeur à Acoz, procéda à l’exhumation du cercueil pour le placer définitivement dans la crypte des de DORLODOT.

En mai 2019, le service des travaux de la commune de Gerpinnes a procédé au déblaiement du trottoir le long de l’église ce qui a permis de mettre à jour 3 niches supérieures. Avec l’aide de Didier BRISON et Camille DIERICKX,  on a pu s’introduire à l’intérieur de la crypte pour y prendre quelques photos :

Niches extérieures 640

Niche 4 640

Niche 5 640

Niche 6 640

Niche 7 640

Le trottoir fut remplacé par des bacs à fleur du plus bel effet.

Bacs à fleurs 640

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© Bernard ALEXANDRE et Alain GUILLAUME – Novembre 2022.

Décès d’André CHERMANNE

On nous prie de vous annoncer le décès de

André CHERMANNE

André CHERMANNE 400

né à Acoz le 8 août 1944, survenu à Loveral le 25 octobre 2022.

Les funérailles religieuses seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz le mercredi 2 novembre 2022 à 10 heures 30, suivies de la crémation à Gilly à 12 heures. Le retour de l’urne funéraire est prévu à 15 heures au cimetière d’Acoz.

Dans l’attente, les visites sont souhaitées les vendredi 28 et samedi 29 octobre ainsi que le mardi 1er novembre de 17 à 19 heures, au funérarium CRISPIN-POSTIAU, rue de la Scavée 32 à 6280 Acoz.

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Alain GUILLAUME – 25 octobre 2022.

Pierre PONCELET, dit « El Nwâr Piér »

En février 2016, j’avais publié la reproduction du document relatif au 100ème anniversaire de l’indépendance de la Belgique qui fut réalisé par la famille de DORLODOT. On y découvre les listes des différents bourgmestres, échevins et conseillers qui se sont succédé. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 162-163).

Famille de DORLODOT

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai reçu un courriel émanant de France.

En voici sa teneur :

Cher Monsieur,

Je suis un arrière-arrière petit-fils de Pierre PONCELET, échevin d’Acoz à la fin du 19ème siècle, et dont vous signalez sur votre blog qu’il était surnommé « El Nwâr Piér’ ». Savez-vous d’où lui vient ce surnom, et d’où vous vient cette information ?

Je suis en contact depuis quelques temps avec Geneviève LUSIAUX, qui m’a pas mal aidé sur la partie généalogique. Je viens d’ailleurs de lui transmettre cette photo (ci-jointe), lui disant qu’il s’agissait vraisemblablement de Pierre et Hortense PONCELET et de leur famille, a priori réunie à Acoz (reconnaissez-vous cette maison ?). Cette photo ne m’appartient pas ; je l’ai récupérée chez les descendants de Valérie PONCELET, la fille de Pierre (je suis quant à moi un descendant de Cyrille PONCELET, fils de Pierre et frère de Valérie).

Pierre PONCELET travaillait aux forges d’Acoz et semble avoir été un homme de confiance du baron de DORLODOT (le fils, Eugène-Charles). Ce dernier l’a d’abord envoyé avec toute sa famille à Trith-Saint-Léger près de Valenciennes, vers 1876, à l’époque où avait investi dans l’usine du Poirier (créée par les LECLERCQ, avec lesquels la famille de DORLODOT avait noué des alliances). Lorsque le baron se lança dans l’aventure des Aciéries de France dans les années 1880, Valérie, mariée, resta à Trith, l’aîné (Jules PONCELET) fut envoyé aux forges de Grenelle à Paris, tandis que tout le reste de la famille partit à Isbergues (Pas-de-Calais) pour démarrer la nouvelle aciérie. Pierre apparaît dans le recensement d’Isbergues en 1886 comme cabaretier, ce qui nous intrigue. Il rentra ensuite à Acoz dans les années 1890 et c’est alors qu’il exerça comme échevin (sachant qu’il ne savait ni lire ni écrire lors de son mariage…).
Cyrille se fixa un temps à Isbergues (où naquit mon grand-père), avant de partir à Neuves-Maisons puis à Herserange-Longwy, dans le bassin sidérurgique lorrain. Il commença comme tourneur sur fer (puis fut chef-tourneur, puis chef des laminoirs), et reçut une médaille d’argent à l’exposition universelle de 1900 à Paris. Hormis Marguerite qui épousa un DANNIAU de La Louvière, tous les enfants de Cyrille se sont établis en France, où se trouvent les descendants. Mon grand-père Ernest PONCELET est le seul des fils à n’avoir pas travaillé dans la sidérurgie ; il s’installa à Lille, où je suis né.

De nombreuses inconnues persistent, d’autant que nous n’avons pratiquement pas d’archives familiales.

Je vous remercie par avance de votre aide.

Bien cordialement,
                            Hervé WATIER
                            Professeur à la Faculté de Médecine et au CHU de Tours

                            11 novembre 2019.

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Pierre PONCELET (1835-1920) et Hortense RIGAUX (1840-1911) sont assis au premier rang et au centre, entourés de leurs cinq enfants (Jules, Valérie, Cyrille, Camille et Eugène) et beaux-enfants, et de leurs 15 petits-enfants (les deux plus jeunes sont absents). La photo a été prise vers 1909, très probablement à l’occasion de leurs noces d’or (ils se sont mariés à Acoz le 7 mai 1859).

Pierre, « El Nwâr Piér », travaillait aux forges d’Acoz. Il fut 2ème puis 1er échevin d’Acoz dans les années 1890.

Son arrière-arrière-petit-fils (descendant de Cyrille) vit en France et n’a découvert l’existence d’Acoz que très récemment. Il a découvert cette photo chez les descendants de Valérie PONCELET qui vivent également en France et qui ont aimablement accepté qu’elle soit mise en ligne.

Pierre PONCELET a donc eu des fonctions de 1er et de 2ème échevin, mais il y a encore plus intéressant dans le document, il y a un E. PONCELET receveur. Il s’agit très certainement d’Eugène PONCELET, le dernier fils de Pierre (1874-1959), qui avait épousé Céline RIDELLE (1874-1946) et qui a longtemps gardé une adresse à Acoz. Dans les années 1920, il y était « employé ». Je sais qu’il y a des descendants de ce côté, mais je n’ai pas encore réussi à les localiser… Ce qui m’étonne un peu, c’est de ne pas retrouver de PONCELET dans le conseil de fabrique ; c’était une famille très pratiquante, mais peut-être pas assez argentée pour présider aux destinées matérielles de la paroisse… 

Je vous remercie très sincèrement de cet échange.

Bien cordialement,

                                                                     Hervé WATIER

                                                                     12 novembre 2019.

 

Voici ce que je peux ajouter sur Pierre PONCELET. Originaire de Bioul près de Namur, il est sans doute arrivé à Acoz autour de 1858 âgé de 23 ans, au moment où Eugène Charles de DORLODOT prenait les rênes des forges d’Acoz à l’âge de 35 ans. Il ne tarde pas à rencontrer Hortense RIGAUX et à l’épouser en 1859, épousant ainsi le petit monde des forges d’Acoz puisque les familles RIGAUX et CORNET comptent de nombreux forgerons, marteleurs, tourneurs, lamineurs et autres puddleurs. C’est probablement parce qu’il a été vite accepté de la communauté acozienne que le baron de DORLODOT compta sur lui pour maintenir la cohésion au sein de la communauté acozienne émigrée à Trith puis à Isbergues, d’où peut-être le métier de cabaretier qu’il occupe alors. On sait qu’il habitait dans les années 1880 dans le « coron des Belges » à Isbergues, mais le cabaret n’est pas identifié. Son retour à Acoz vers 1894 correspond à sa prise de fonction comme échevin, une fois encore au service de la communauté. Même pour Cyrille PONCELET mon arrière-grand-père qui avait épousé la fille d’un fermier d’Isbergues, Acoz restait le port d’attache familial. Geneviève LUSIAUX, que je remercie une fois encore, avait trouvé un billet daté de 1920 et signé de Cyrille PONCELET en annexe des registres de population d’Acoz 1910-1920 : il y mentionne tous ses enfants, comme s’il voulait qu’ils soient eux aussi des enfants d’Acoz. Son fils Ernest, mon grand-père avait d’ailleurs opté pour la nationalité belge à sa majorité.

DCF 1.0

Un dernier élément résonnant avec la triste actualité se rapporte à l’expertise sidérurgique de la main d’œuvre carolorégienne très réputée et très demandée. Elle fut d’abord exportée en France, mais aussi en Ukraine, dans l’actuel Donbass, au début du 20ème siècle. On sait que Cyrille PONCELET a failli y partir avec ses fils, mais on ignore ce qui l’a finalement retenu en France. Camille PONCELET par contre, enfant d’Acoz, est parti vivre en Ukraine plusieurs années avec sa famille, et ses descendants détiennent encore un laisser-passer signé du tsar.

                                                                  Hervé WATIER
                                                                  30 avril 2022.

La seconde photo transmise par Monsieur WATIER, qu’il a justement obtenue des descendants de Camille PONCELET (1867-1943), le 3ème fils de Pierre, allait m’aider dans ma recherche de localisation.

Photo Acoz, début 20è 640

La photo a été prise devant leur demeure sise à l’actuelle rue de Moncheret 199, jouxtant le bâtiment de l’ancienne brasserie, propriété à l’époque de la famille de DORLODOT.

Rue Moncheret 199 640

Quant à Eugène PONCELET, j’ai découvert que le couple résidait à la rue des Ecoles, actuellement 43.

RUE DES ECOLES 43 640

Le couple a eu une fille prénommée Jeanne (1897-1954).

DCF 1.0

Roland BIRON conforte mes dires, se souvenant que cette maison était appelée « maison PONCELET » et qu’une dame âgée y résidait avant 1950. Il s’agissait de Jeanne.

Hervé WATIER 2 300

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Réaction de Philippe CHERMANNE

Philippe précise que la maison de la famille Eugène PONCELET se situait au numéro 42 et non 43. Il joint ce document, extrait d’un acte de vente.

ACTE DE VENTE 640

Rue des Ecoles 42 640

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© Alain GUILLAUME – Mai 2022