La première maison communale d’Acoz

Suite à l’indépendance de la Belgique en 1830, des bâtiments vont être construits pour accueillir les maisons communales, le plus souvent au centre géographique du territoire local. Acoz, comme bien d’autres, va ériger la sienne sur la place du village dans la seconde moitié du XIXe siècle, à quelques mètres de l’église paroissiale Saint-Martin édifiée en 1844.

ACOZ, maison communale et poste, vers 1910 640

C’est le lieu administratif qui recense la population, distribue tout document officiel, gère les lieux publics, les questions culturelles, sociales et de santé pour la population ressortissante de la commune. C’est aussi le siège de l’autorité communale et le lieu où se réunissent le collège des bourgmestre et échevins ainsi que le conseil communal.

D’une superficie totale de 69 m2 (11,50m de façade sur 6m), elle comporte 3 étages : les caves au niveau de l’actuelle rue de Moncheret, le rez-de-chaussée au niveau de la place de l’église et le grenier pour entreposer les archives.

Bâti dans le deuxième tiers du XIXe siècle dans le style néo-classique, ancien bâtiment de l’administration communale en pierre et briques malheureusement décapées. Sur un soubassement de moellons réglés qui devient niveau de cave à l’arrière par la déclivité du terrain, porte axiale en léger ressaut, sous plein cintre à clé sculptée, flanquée de pilastres soutenant une frise nue. Fenêtres en plein cintre également, à l’allège décorée d’un panneau de pierre moulurée. A l’arrière simplifié, portes des caves dans l’axe des fenêtres, au linteau légèrement échancré sur montants monolithes. Bandeau de pierre sur toutes les faces délimitant l’entablement sous la bâtière de tuiles à croupes.

(Inventaire du patrimoine immobilier culturel).

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Le 24 août 1914, les Allemands boutèrent le feu à une cinquantaine de maisons d’Acoz dont le couvent des sœurs françaises (actuellement « PHARMACOZ »), le bureau de poste (à l’actuelle rue de Moncheret 30), l’école gardienne (située à l’époque derrière l’église) et la maison communale.

Pour ce bâtiment public, il fallut attendre 8 ans avant de lancer la souscription en marché public en vue de sa reconstruction. Les bureaux avaient été transférés dans l’immeuble sis derrière l’église qui accueillait l’école gardienne.

Acienne école gardienne 900

Le 1er juillet 1922, le conseil communal approuve les plans et le cahier des charges dressés par l’architecte DUCHATELET de Marcinelle pour un montant de 22.056,65 francs.

La commune ne dispose pas de trésorerie et « ne peut et ne veut obliger les habitants à supporter des réparations qu’ils n’ont pas à payer » (29 juillet 1922). Estimant que le Traité de Paris prévoit « réparation pleine et entière des dommages causés », le conseil ne se pose pas la question du budget. Une première adjudication du travail est accordée à Joseph CHIF-BAUMAL de Châtelineau le 31 août 1922, mais comme le montant définitif des « dommages de guerre » reste flou, la commune se réserve le droit d’arrêter les travaux quand le subside sera épuisé. L’entrepreneur se désiste.

Le 14 septembre 1927, le conseil décide de contracter un emprunt pour terminer les travaux de reconstruction et le 7 octobre 1934, il approuve la soumission de Louis LIBOUTON d’Aisemont. La maison communale sera à nouveau opérationnelle en 1935. (Extrait du procès-verbal du conseil communal d’Acoz en date du 29 août 1922).

AFFICHE COMMUNE 1922

Après la guerre 40-45, le bâtiment se composait comme suit :

  • le sous-sol, au niveau de l’actuelle rue de Moncheret, comportait 3 caves : celle de gauche était réservée au matériel du service des eaux et à la sirène d’alerte, opérationnelle à l’issue de la seconde guerre mondiale ; celle du centre aux outils et matériel des cantonniers ; celle de droite aux sanitaires et stock de charbon ;
  • le rez-de-chaussée avec l’entrée principale, au centre de la façade, donnait accès à un guichet où les administrés pouvaient communiquer avec le garde-champêtre ou le secrétaire communal. C’était aussi le lieu où les demandeurs d’emploi se présentaient chaque jour ouvrable pour apposer « le cachet de présence » sur leur carte de pointage. La pièce principale (2/3 de la superficie) était réservée aux réunions du collège et du conseil et accueillait aussi les cérémonies de mariages. Le 1/3  restant, séparé par un mur, était réservé aux bureaux du bourgmestre et du secrétaire communal. Une fois par semaine, le receveur communal venait y tenir les comptes financiers et effectuer les paiements.                                                                                                                               

    Impression

  • Le grenier stockant les archives était accessible par une trappe que l’on atteignait à l’aide d’une échelle.

Vers 1965, Acoz ayant pris de l’extension suite à la construction des cités à la rue de la Raguette et à la vente de nombreuses parcelles à bâtir à la rue Trieu du Charnoy, les locaux administratifs devenus exigus, les bureaux de l’administration communale seront transférés dans l’ancienne maison de l’instituteur de l’école communale, rue des Ecoles, jusque fin 1976, date de la fusion des communes.

Maison de l'instituteur 900

Le bâtiment sur la place de l’église sera transformé pour accueillir le local de la Fanfare Royale d’Acoz.

Arriière 900

PIGNON COMMUNE 500

Un « petit endroit » discret

Présent depuis des décennies, cet urinoir est situé au coin de la place, adossé à l’ancienne maison communale…  « Visité » régulièrement par nos amis musiciens et très « prisé » les jours des festivités Sainte-Rolende et Saints-Roch-et-Frégo !

Urinoir 640

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© Alain GUILLAUME – Février 2023.

 

 

Je viens de découvrir un article datant du 18 novembre 1963, édité dans « Le Journal de Charleroi » qui complétera le dossier « La première maison communale d’Acoz » posté sur notre blog en février 2023.

 

A propos d’un hôtel communal

On en conviendra, il est regrettable de voir l’aspect dérisoire de notre minuscule (c’est bien le mot) maison communale étouffée par les maisons voisines qui ont, d’autre part, un cachet bien plus beau que le sien.

Elle qui devrait être le palladium des citoyens est là, toute petite et honteuse, on dirait, en face de la masse imposante de l’église et à deux pas de l’aristocratique et beau château.

En fait de palladium, de symbole des libertés communales, c’est plutôt minable. Et  minable, elle le devient de plus en plus à l’égard de l’ensemble des bâtisses de plus en plus belles et de plus en plus nombreuses que comporte la commune et des conceptions de plus en plus modernes qu’ont les gens qui peuplent ces maisons. La maison commune n’est pas uniquement le centre administratif du patelin (dont l’importance ne cesse de s’amplifier), mais elle est devenue le centre de gravité de toute la vie locale. Il lui faut un cabinet (bien insonorisé) pour le bourgmestre, et aussi pour les échevins, un bureau pour le secrétaire et le receveur, un pour la police, un local pour les archives, une salle pour les mariages (ceux-ci étant plus pompeux à notre époque), qui pourrait aussi servir de salle de réceptions. C’est la raison pour laquelle l’administration communale a décidé de désaffecter l’actuelle maison commune de sa destination première et de faire aménager en hôtel communal l’ancienne maison d’école qui se prête très bien à cela vu les pièces dont elle dispose et aussi, en raison de son cachet extérieur. Bien sûr, il faudra l’aménager intérieurement, mais étant donné les raisons exposées ci-dessus, il faut faire la dépense. Acoz ne peut continuer à faire figure de parent pauvre, l’importance qu’il a prise le lui interdit.

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© Alain GUILLAUME – 21 septembre 2023.

 

 

Décès de Guy FEYERS

NOUVEL AVIS DE DECES :

Guy FEYERS

Guy FEYERS web

né à Acoz le dimanche 9 février 1947 et décédé à La Louvière le dimanche 22 janvier 2023 à l’âge de 75 ans.

La crémation aura lieu au crématorium de Gilly le samedi 28 janvier 2023 à 10 heures, suivie de la dispersion des cendres au jardin du souvenir.

La levée du corps avec bénédiction est prévue à 8 heures 45 funérarium DONATO, rue Victor Parin 55 à La Louvière.

Les visites sont souhaitées de 18 à 19 heures 30.

Guy a exploité de nombreuses années la ferme agricole sise derrière « la Tourette », rue de Villers à Acoz.

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Alain GUILLAUME – 22 janvier 2023

Décès de Marie-Louise ERNOULD

La famille nous prie de vous annoncer le décès de

Marie-Louise  ERNOULD

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née à Acoz le mardi 30 janvier 1934 et survenu à Gerpinnes ce mercredi 18 janvier 2023 à l’âge de 88 ans.

Marie-Louise repose au Funérarium Donati, avenue Albert 1er 25 à 6280 Gerpinnes où les visites sont souhaitées les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 de 17 à 19 heures.

Les funérailles religieuses seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz le jeudi 26 janvier 2023 à 9 heures 30, suivies de l’incinération au crématorium de Gilly à 11 heures.

Levée du corps au funérarium à 9 heures 10.

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Alain GUILLAUME – 19 janvier 2023.

Décès de Robert ADAM

Je viens d’apprendre le décès de

Robert ADAM

Robert ADAM web

survenu à Montignies-sur-Sambre le 12 janvier 2023 à l’âge de 73 ans.

Robert et sa famille résidaient dans les anciennes cités sises rue de la Raguette.

Dans les années 60, avec ses frères Claude et Gérard, il fréquentait l’école communale d’Acoz.

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Alain GUILLAUME – 19 janvier 2023.

Décès de Monique BERNY

La famille nous prie de vous annoncer le décès de

Monique BERNY

Veuve de Willy BERTULOT

née à Acoz le 1er février 1940, survenu à Gilly le 9 décembre 2022.

Monique BRERNY 2

Les funérailles religieuses, suivies de l’inhumation dans le caveau familial, seront célébrées en l’église paroissiale Saint-Martin d’Acoz le mercredi 14 décembre 2022 à 10 heures.

Monique repose à son domicile, rue des Ecoles à Acoz où les visites sont souhaitées les samedi 10, dimanche 11, lundi 12 et mardi 13 décembre de 16 à 19 heures.

Le jour des funérailles, réunion à la maison mortuaire à 9 heures.

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Pompes Funèbres CRISPIN-POSTIAU, rue de la Savée 32, 6280 Acoz

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Alain GUILLAUME – 10 décembre 2022.