Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1944

Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le « JOURNAL DE CHARLEROI ».

 

25 janvier 1944

SÉANCE DE CHANSONS

Les deux chanteuses et les trois diseuses qui se produisirent récemment lors d’une séance consacrée à l’entraide aux familles de prisonniers réussirent à créer un moment l’ambiance du cabaret, de ce bon vieux cabaret que la plupart de nos concitoyens ignorent malheureusement.

Ceci dit, il convient que nous félicitions Mesdemoiselles Madeleine DESSINIUS et Juliette LEFÈVRE de leurs bonnes interprétations en solo de « Tchip Tchip », « Tout Passe », « Pierrette », « Le Cœur de ma Mie », etc… et leur accompagnateur Monsieur Jean HOSPEL.

Nos félicitations également à Mesdemoiselles Suzanne DESSINIUS, Irène HISTACE et Anne-Marie PATIGNY qui nous détaillèrent à ravir quelques poésies d’une certaine importance.

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2 février 1944

PETITE BALLE AU TAMIS

Enfin, ce que nous avons toujours préconisé se réalise, c’est-à-dire l’union dans le jeu de pelote des deux localités sœurs de Bouffioulx et Acoz. Certes, cette union n’existe pas sur le papier entre les deux sociétés puisque celle d’Acoz n’existe plus, mais cette union se réalisera de par l’introduction dans l’équipe de division 1 des « Potits » de trois joueurs acoziens qui entraîneront à leur suite les amateurs de leur localité.

Les Roger POULEUR, Léon DEGRAUX et Jean RIDELLE sont trois jeunes éléments pleins de talents qui, sous la conduite du dévoué et compétent M. Fernand BRUYR président et du conseiller bénévole M. Hector POULEUR, réaliseront de belles choses. Les deux autres éléments sont bien doués également. Nous dirons prochainement leurs noms. On est donc en droit d’espérer un bon comportement de cette juvénile équipe… qui, nous dit-on, sera bientôt dotée d’un beau ballodrome.

Il est à souhaiter enfin que le ballodrome d’Acoz accueille une bonne fois ou deux l’équipe des « Potits » qui nous touche de si près.

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5 février 1944

UNE SÉRIE DE VOLS A ACOZ

Pendant la nuit du 2 au 3, des voleurs ont opéré à l’aide de fausses clefs dans diverses remises d’habitations d’Acoz.

Chez M. Dominique VANHEDDEGEN, 87, rue de Villers, ils ont pris un vélo ; chez M. Paulin DELESPINETTE, 117, même rue, quatre poules, un coq et quatre lapins ; chez M. Clément VAN ONDY, 108, même rue, deux lapins.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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11 février 1944

UN DEUIL AU F.C. ACOZ

Albert GIGOT est mort ! Telle est la triste nouvelle qui se répandit comme une traînée de poudre dans la localité. Bien que sérieusement malade depuis un certain temps déjà, rien ne faisait prévoir une fin aussi rapide de l’ex-capitaine du F.C. Acoz. Nous disons ex-capitaine, c’est une façon de parler, car s’il avait cédé sa place, c’est en raison du mal qui le minait ; il en était toujours le capitaine spirituel.

Ainsi donc, la fatalité implacable et maudite veut que de vieux parents soient frappés dans leurs affections les plus chères et à jamais privés de celui qui aurait encore pu être leur soutien. La solidarité heureusement n’est pas un vain mot. A côté des premiers beaux gestes, nous ne doutons pas que d’autres témoignages ne manqueront pas de se manifester, si ce n’est déjà fait.

Tous les amateurs, tous les joueurs de football et de pelote garderont un bon souvenir d’Albert GIGOT. C’était un excellent garçon, au coeur bon et sincère.

A ses vieux parents, à ses frères et sœurs, à sa famille que sa mort afflige, nous présentons l’expression émue de nos vives condoléances. Au Football Club Acoz, nous exprimons également notre sympathie, à l’occasion du deuil qui le frappe.

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18 février 1944

TENTATIVE DE MEURTRE A ACOZ

La nuit de mercredi à jeudi, Daniel VOLTAN, ouvrier d’usine, âgé d’une cinquantaine d’années, et domicilié rue de Gerpinnes à Acoz, dormait avec son fils Félicien, dit « Marcel », âgé de 21 ans.

Vers 1 heure du matin, celui-ci entendit son père crier. Il se leva précipitamment, descendit et alla se cacher dans le w.c. du voisin.

Vers 5 heures, il se risqua dans la maison, remonta dans la chambre et découvrit son père baignant dans une mare de sang.

Daniel VOLTAN était blessé à la tête.

Un médecin fut mandé d’urgence. Il constata que le malheureux était atteint d’une fracture du crâne, fracture provoquée par un objet contandant.

Transporté à l’hôpital Sainte-Thérèse à Montignies-sur-Sambre, il a été admis en traitement.

La gendarmerie de Gerpinnes et la police judiciaire de Charleroi enquêtent au sujet de cette affaire assez abracadabrante.

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29 mars 1944

GRAND CROCHET A ACOZ-LAUSPRELLE

Ce dimanche 2 avril, à 17 heures, aura lieu dans la salle de M. Léon MORIAMÉ, grand-place, un grand crochet pour amateurs, avec le concours de vedettes de la chanson. Il y aura de nombreux intermèdes et les spectateurs auront le plaisir d’entendre les derniers succès du jour. C’est un spectacle de bonne humeur.

Pour le crochet, les concurrents peuvent s’inscrire chez M. MORIAMÉ.

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25 avril 1944

UN ACTEUR N° 1

Il nous est toujours agréable de dénicher dans l’un ou l’autre coin de chez nous, un bon acteur de théâtre, car on n’en fait pas beaucoup, pour la raison qu’on n’a jamais cultivé l’art théâtral. Ceux qui sont arrivés n’en ont que plus de mérite puisqu’ils ont dû travailler d’eux-mêmes et prendre des leçons ailleurs. Tel est le cas de Léon MORIAMÉ, qui perche sur la Butte de Lausprelle.

Son histoire est simple. Attiré par le théâtre, il s’affilia au cercle « Le Progrès » dont le renom s’est solidement établi au cours de ses 35 ans d’âge. Léon MORIAMÉ y monta donc sur les planches, et comme il avait une bonne instruction et beaucoup de goût, il se hissa rapidement au-dessus du commun des jeunes acteurs. Son application tenace, les cours de théâtre qu’il suivit… et aussi l’autorité et la compétence de M. Maurice HISTACE, ce vétéran dont nous vous entretiendrons un de ces prochains jours, eurent tôt fait de le sacrer vedette-amateur.

Son premier grand mérite est de se mettre avec beaucoup d’adresse dans la peau de ses personnages. Son jeu est spontané, varié, humain. Son visage reflète toujours avec exactitude les sentiments dont les auteurs animent les personnages, qu’ils soient comiques ou dramatiques. Il se plie avec une rare souplesse à toutes les exigences de l’interprétation. Tout est au point dans la technique et dans le style. Pourtant il est difficile – beaucoup plus difficile qu’on ne pense – d’incarner un personnage qui ne cherche pas, qui ne veut pas chercher à paraître exceptionnel. Pour réussir, il faut une dose de tact peu commune, un sens d’observation très développé, une force d’adaptation extrêmement subtile.

Son calme naturel lui est aussi d’un précieux appoint. Et il ne faut pas croire que Léon MORIAMÉ se confine dans l’exécution de pièces ordinaires. Il lui faut toujours du relevé en français comme en wallon. Car il est à l’aise dans les deux genres et ceci n’est pas son moindre mérite. C’est très bien à lui de mener de front les théâtres français et wallon, ce dernier ne disposant pas de beaucoup de bons acteurs. Aussi renseignons-nous Léon MORIAMÉ à ceux qui se sont attelés à la noble tâche d’assurer l’existence du théâtre patoisant et de le hisser toujours plus haut.

Et en terminant disons que la carrière de Léon MORIAMÉ se déroule dans une atmosphère de lumière, de ferveur et de fidélité.

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14 juillet 1944

VOL ET ABATTAGE D’UNE BREBIS

Mercredi après-midi, vers 14 heures 30, Madame Joseph GAUTHIER, fermière, domiciliée à Acoz, a constaté que des inconnus avaient volé et abattu sur place une brebis lui appartenant.

Celle-ci se trouvait en pâture au lieu-dit « Fonds Charnoy », à Acoz.

Madame GAUTHIER a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes qui enquête.

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17 juillet 1944

ARRESTATION DE L’AUTEUR DU VOL ET DE L’ABATTAGE D’UNE BREBIS

Nous avons relaté, vendredi, qu’une brebis avait été volée et abattue au préjudice de Madame Oliva MORIAMÉ, fermière à Acoz.

Nous apprenons aujourd’hui que l’enquête menée à ce propos par la brigade de gendarmerie de Gerpinnes vient d’aboutir à l’arrestation de l’auteur de ce méfait.

Il s’agit de Roger FERY, domicilié rue de l’Eglise à Bouffioulx. L’individu a été mis à la disposition du Parquet de Charleroi, vendredi matin.

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26 juillet 1944

DOUBLE ASSASSINAT A ACOZ-LAUSPRELLE

Lundi 24 juillet vers 17 heures 15, quatre inconnus armés de revolvers pénétrèrent au numéro 110 de la rue de Villers à Acoz-Lausprelle, habité par M. DESCARTES Adelin-Constant, né à Couillet le 6 juin 1891, et son épouse LORENT Louise-Marie-Ghislaine, née à Acoz le 6 février 1893.

Sans mot dire, ils tirèrent sur le propriétaire qui fut tué net. La femme put appeler au secours avant d’être abattue à son tour.

Les quatre hommes ont pu s’enfuir avant l’arrivée des voisins accourus pour porter secours aux victimes. Le crime n’a pas eu le vol comme mobile.

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1er août 1944

ASSASSINAT D’UN ÉCHEVIN D’ACOZ DANS LE BOIS DE LA FERREE A NALINNES

Vendredi 28 juillet vers 18 heures 15, trois bandits arrivés en voiture pénétrèrent chez M. Hector POULEUR, échevin d’Acoz, 60, rue de Gerpinnes à Acoz. Ils l’obligèrent à les suivre dans leur automobile qui partit en flèche vers le bois de la Ferrée à Nalinnes.

Vers 19 heures, le corps du précité était retrouvé dans le bois par les gendarmes de Charleroi alertés par les voisins qui avaient entendu des détonations. La victime fut tuée d’une balle au front ainsi que le prouve les premiers résultats de l’enquête.

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11 août 1944

VAINE TENTATIVE DE VOL A MAIN ARMÉE DANS UNE FERME

Au cours de la nuit, dix individus qui tentaient de s’introduire dans une écurie de la ferme Théophile ADAMS d’Acoz Lausprelle ont été dérangés par les propriétaires éveillés et postés à une fenêtre de l’étage de la maison.

Les voleurs se sont enfuis sans rien emporter, en tirant des coups de feu dans la direction de la fenêtre.

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27 octobre 1944

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11 novembre 1944

VOL

On a volé 2 brebis et 11 poules chez Emerance DEMIERBE, rue de Lausprelle, 17.

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12 décembre 1944

GESTE ÉMOUVANT

Dimanche 3 décembre, une importante délégation du G.R.F.N.C. avec drapeaux, conduite par M. DUQUENNE, a rendu un suprême hommage à la mémoire de son camarade Hector POULEUR, lâchement assassiné par les rexistes, le 28 juillet dernier.

Reçue à l’entrée du village par la section locale, la délégation s’achemina vers le cimetière, où l’attendait deux échevins.

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 306-309).

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© Alain GUILLAUME – 15 février 2025.

Le mariage de René DUFLOT

Le samedi de Pâques 13 avril 1974, René DUFLOT, directeur musical de la Fanfare Royale d’Acoz et sergent-sapeur de la Marche d’Acoz, a épousé Marie-Louise ERNOULD.

Les membres de ces comités ont été invités à la réception offerte dans la salle d’accueil du circuit de Mettet.

Jean-Louis HENRIET m’a transmis cet album souvenir qui nous remet en mémoire de nombreuses personnes disparues.

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© Alain GUILLAUME – 5 février 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1943

 Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le  « JOURNAL DE CHARLEROI ».

26 janvier 1943

SEANCE SCOLAIRE

Samedi, les enfants des écoles du Centre assistèrent à une curieuse séance de prestidigitation donnée par le célèbre « William TRUC ».

Toute la galerie prit grand plaisir à le voir exécuter ses tours sur la scène du couvent. Les grandes personnes présentes éprouvaient un malin plaisir à être les complices de l’artiste et riaient en voyant l’émerveillement des jeunes. C’était très beau. On voudrait revoir cet artiste qui fut follement applaudi.

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29 janvier 1943

CARNAVAL

Le 9 février prochain, nous célébrerons l’anniversaire de l’ouverture du défunt carnaval d’Acoz. En réalité, celui-ci ne présentait aucun caractère folklorique. Il consistait tout simplement en visites et farces toutes personnelles, sous le couvert du masque, qui se prolongeraient assez tard. Cependant, le jour du mardi gras était toujours favorablement accueilli, surtout par la jeunesse qui faisait un extra. Le peuple s’amusait fermé. Les « masqués » étaient reçus à bras ouverts dans les foyers où on leur donnait des œufs, du lard pour la « fricassée » monstre du soir, qui se faisait dans un cabaret où l’on convertissait en chopes et en « gouttes » l’argent reçu.

PROBITÉ

Le jeune Fernand HANQUART, fils de Georges, demeurant rue des Ecoles, a trouvé récemment un porte-monnaie contenant une certaine somme d’argent. Il s’empressa de confier sa trouvaille à l’administration communale afin qu’elle en recherche le propriétaire.

Nous félicitons de tout cœur ce brave gamin pour son bel acte de probité, ses parents pour l’avoir si bien élevé et son instituteur de l’avoir si bien éduqué. Donc, bravo Fernand ! A l’heure actuelle un geste tel que le vôtre console beaucoup.

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3 mars 1943

PLANTEZ DES ARBRES FRUITIERS

C’est le meilleur placement pour l’avenir. Devis sur demande : F. DEMET, jardinier, Acoz-Centre.

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13 mars 1943

LA SAINT-GREGOIRE

Vendredi, les petits écoliers d’Acoz ont fêté saint Grégoire, leur patron. Certes ils  n’ont plus enfermé leur magister dans la classe en sollicitant un congé. Naguère ils le faisaient et ne relâchaient leur maître que lorsqu’il avait cédé, de bonne grâce d’ailleurs, à leur caprice.

Mais ils ont fait le tour du village en quêtant des victuailles bien rares aujourd’hui. Ils reçurent surtout de l’argent. Ils chantaient leur complainte habituelle. Leur tournée finie, ils se regroupèrent pour partager leur butin.

Mais étant donné la situation présente, ils furent raisonnables. Autrefois, si l’obole était trop maigre à leur gré, ils lançaient en chœur cette apostrophe : «  Pourris les oignons !… », car un vieux dicton prétend qu’il faut semer les oignons à la Saint-Grégoire, même dans la boue.

C’est une bien curieuse coutume que cette fête enfantine.

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22 mars 1943

ACCIDENT DE TRAVAIL

Fernand MATHIEU, paysagiste amateur, premier fifre des Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse et ouvrier d’usine, s’est blessé gravement à la main gauche au cours de son travail. Il sera réduit à l’inaction forcée un certain temps.

ACCIDENT DE ROULAGE

Le cheval d’un brave vieux qui transporte des terres plastiques pour les poteries, ayant glissé sur de l’asphalte de la route, est tombé et s’est brisé une jambe. Le vétérinaire mandé d’urgence ordonna l’abattage de la bête, à la grande tristesse de son vieux compagnon.

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23 mars 1943

ACCIDENT DE JEU

Le jeune Albert TOUSSAINT s’est blessé à la figure en tombant dans la cour de l’école communale du Centre.

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27 mars 1943

LES PRAIRIES

Le pourcentage maximum de prairie autorisé par rapport à l’étendue des cultures est de 66 %.

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29 mars 1943

COLLECTE

La collecte organisée du dimanche 14 mars en l’église Saint-Martin a rapporté la coquette somme de 1.908 francs. Cette somme sera répartie entre les familles de nos prisonniers de guerre. Merci et félicitations aux généreux donateurs.

DES ORANGES !…

Les élèves des écoles viennent de recevoir chacun la moitié d’une grosse orange. Ces fruits d’or sentant bon l’Espagne déclenchèrent la joie dans le monde de nos jeunes potaches qui se délectèrent de leur jus exquis. Dommage que de telles distributions ne soient pas faites plus souvent.

JOURNEE DU PRISONNIER DE GUERRE

Dimanche, les offices religieux célébrés en l’église Saint-Martin du Centre furent dédiés aux prisonniers de guerre. Un prêtre, ex-prisonnier de guerre, démontra en un langage clair, châtié et persuasif que les prisonniers, en raison de leur état, doivent tenir la plus grande place dans nos cœurs. Depuis bientôt trois longues années, ils souffrent pour nous tous. Il promulgua que les prières et les offrandes doivent leur être dédiées tout d’abord car ils sont les plus grands « souffreteux moraux ». Les paroles portèrent et la collecte fut fructueuse.

BONNE COLLECTE DE LA SAINT-GRÉGOIRE

Les gamins ont récolté chacun, lors de la Saint-Grégoire, 24 francs et une tartine et demie ou 19 francs et un œuf.

C’est que les gens furent « larges » envers les jeunes gamins qui collectaient selon le rite habituel. Au château, ils reçurent un beau billet de 50 francs. Ils en garderont un bon souvenir.

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31 mars 1943

LA SAINT-GRÉGOIRE

Fidèles à la tradition, les gamins des écoles communales ont fêté, selon le rite consacré, leur saint patron, saint Grégoire.

Naguère ils enfermèrent leur maître dans la classe et menaçaient de le laisser là et d’emporter les clefs s’il ne leur accordait pas le congé demandé. Le maître protestait, les enfants criaient plus fort et se faisaient plus menaçants, jusqu’à ce que l’instituteur – s’y prêtant de bonne grâce – eut prononcé le « oui » de rigueur.

Ce rite est maintenant perdu, mais les gamins collectèrent encore en chantant : « Saint-Grégoire c’est aujourd’hui, c’est pourquoi nous sommes ici, c’est pour boire de la bonne bière, pour avaler toutes poussières. Marie-Claire, mèmère, donnez-nous vos p’tits restants. Nous prierons Jésus-Christ pou qu’vos pouyes pennuchent toudi, pou qu’vos vatches donnuchent toudi. Amen ! Amen ! enne bonne tcherraye di farène ».

Avant la guerre on leur donnait des œufs, de la farine, du lard, etc… Aujourd’hui c’est surtout de l’argent qu’ils reçurent.

Qu’importe puisque la coutume est consacrée. Mais si, par hasard, quelque grincheux a refusé son obole, les enfants lui ont lancé l’anathème de circonstance : « Ail pourris oignons », puis ont détalé prestement par crainte de représailles.

Selon la coutume on a semé les oignons car un proverbe déclare : « A l’Saint-Grégoire, c’est l’d’jou qu’on sème les oignons, min.me dins les brous ».

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12 avril 1943

VOL

Dans la nuit du 6 au 7, des voleurs se sont introduits dans la ferme de M. MULKENS, au hameau de Lausprelle, et y ont emporté la somme de 500 francs, de la viande dans le saloir et divers autres produits comestibles.

28 mai 1943

VOL ET ABATTAGE D’UNE VACHE

Pendant la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont emparés d’une vache qui se trouvait dans une prairie située à proximité du cimetière. Ils l’on ensuite abattue et dépecée dans une sablonnière voisine. Le préjudicié, M. Théophile ADAMS, fermier, domicilié à Acoz-Lausprelle, a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes.

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5 juin 1943

LA PELOTE A LAUSPRELLE

Sur les hauteurs du hameau de Lausprelle, une poignée de dévoués ont mis sur pied une série de concours et luttes au jeu de balle pelote qui a enfin acquis droit de cité en ce lieu où il y a quelques années encore, on faisait fi de ce sport passionnant. Il est à espérer que les adversaires du quintette local escaladeront nombreux la butte lausprelloise et qu’ils feront ensemble de l’excellente besogne et de la bonne propagande.

Nous pouvons dire que l’on envisage la formation d’une « partie » de promotion pour la saison prochaine. Il y a un trio de fameux joueurs là-bas. Il faut que cette idée se réalise et pour cela il importe que l’on y travaille sérieusement dès maintenant.

Lausprelle est un bon coin pour le jeu  de balle ! Allons-y donc avec cœur !

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25 juin 1943

RETRAITE

Madame Aline PHILIPPE, épouse d’Octave POULEUR, qui depuis une quarantaine d’années occupait le poste de sous-perceptrice du bureau des Postes d’Acoz, vient de prendre une retraite après une longue carrière au service de l’administration et de la communauté.

Nous lui souhaitons une heureuse retraite.

Aline PHILIPPE 640

FANCY-FAIR

Nous apprenons qu’en juillet prochain une grande fancy-fair sera organisée dans les dépendances du château d’Acoz. On s’occupe actuellement de la mettre au point.

Nous y reviendrons prochainement.

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3 juillet 1943

ŒUVRE NATIONALE DU SERVICE SOCIAL AUX FAMILLES DE MILITAIRES

Château d’Acoz

Dimanche 4 juillet 1943 à 11 heures, grande fête champêtre au profit des enfants de prisonniers et des fillettes débiles du « Foyer Princesse Joséphine Charlotte » de Couillet : corso fleuri, fête nautique, tournois, bridge, jeux, intermèdes de chants.

Théâtre de verdure, à 15 heures, « Les Céns d’el Ville », comédie gaie en 3 actes par la Société Royale Cercle et Théâtre Wallon de Charleroi. Théâtre de marionnettes, orchestre, grande tombola… Entrée 5 francs ; 2 francs pour les enfants.

Autorisé par arrêté du Chef du Département Intérieur et de la Santé Publique en date du 15 juin 1943. N. 5680.

TRAINS : vers Acoz : Charleroi 14 heures 35, Châtelineau 14 heures 55, Acoz 15 heures 11. Florennes 13 heures 40. – Retour d’Acoz : vers Charleroi : Acoz 20 heures 46, Châtelineau 21 heures 03, Charleroi 21 heures 25. Vers Florennes : Acoz 19 heures 40.

DEMAIN 4 JUILLET, L’« HIPPOCAMPE CLUB » SERA A ACOZ

C’est donc demain que, à l’occasion de la grande réunion de charité mise sur pied au château d’Acoz au profit des enfants des prisonniers et des fillettes débiles, l’« Hippocampe Club » évoluera dans la piscine privée du Baron PIRMEZ.

Et si le temps reste propice, il est à présumer que des milliers de personnes se donneront comme but cette magnifique promenade de charité.

Au programme, une variété de courses mais aussi des numéros de toutes sortes qui contenteront les plus difficiles. Tout ce programme encadré de réjouissances de toutes sortes : corso fleuri, etc…

Début de la réunion nautique à 15 heures. Pour rappel, un départ en train spécial aura lieu pour tout le monde. Départ de la gare de Charleroi-Sud à 14 heures 30.

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16 juillet 1943

ARRESTATIONS

La gendarmerie de Gerpinnes a arrêté à Acoz le nommé Alphonse STIL, domicilié rue de Gerpinnes, et le nommé Vincent JORIS, demeurant rue de l’Eglise à Acoz.

Le premier a volé et tué une brebis sur le territoire de Stave. Quant au second, il est accusé de recel.

Ils sont poursuivis également pour maraudage à Gerpinnes et environs.

Ils ont été mis à la disposition du Procureur du Roi de Dinant.

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5 octobre 1943

UN CINQUANTENAIRE

Jeudi dernier, l’étranger de passage de matin dans le village s’est demandé ce qui pouvait bien s’y passer en voyant tous ces gens endimanchés et animés se presser vers l’église Saint-Martin et les enfants joyeux s’y rendre sous la conduite de leurs maîtres et maîtresses. Il devait y avoir quelque chose d’extraordinaire, mais quoi ? Les conversations eurent tôt fait de le fixer. On chantait une grand-messe solennelle d’actions de grâce pour célébrer le cinquantième anniversaire de la venue au Couvent des Sœurs de la Providence, à Acoz, de la Révérende Sœur Supérieure, Sœur Irma, ainsi que l’appellent familièrement les bonnes gens du village qui lui vouent d’ailleurs un véritable culte de l’amitié. Sœur Irma est, en effet, tant pour le poste qu’elle occupe qu’en raison de sa grande affabilité, une des figures les plus nobles et les plus populaires de la localité.

Songez un peu, depuis cinquante ans Sœur Supérieure se dévoue corps et âme à la formation intellectuelle et morale de la jeunesse féminine d’Acoz. Trois générations sont passées par ses mains habiles, auxquelles elle a inculqué la science, trois générations auxquelles elle a appris la persévérante activité, la volonté énergique, la modestie des prétentions et l’esprit de discipline, donnant elle-même l’exemple, tous ses actes étant inspirés de ces qualités maîtresses. Malgré ses 74 ans, elle n’a point fléchi. Bien qu’en principe, elle ne professe plus, Sœur Supérieure, directrice du Couvent, met encore très souvent la main à la pâte avec sa grande autorité. Rien ne lui échappe, d’ailleurs. Sa sage politique de la main de fer dans un gant de velours lui a valu de bien grandes satisfactions car elle en a tiré d’excellents résultats. Malgré cela elle est le bon ange de ses élèves. Toutes les anciennes lui conservent une grande amitié et un profond respect, bien que les hasards de la vie soient parfois bizarres. Il est vrai qu’elle a toujours affiché une saine compréhension de cette vie pleine d’embûches mais sur laquelle plane la grande, l’incomparable bonté du Christ sauveur…

Sœur Supérieure a aussi réussi à faire de son modeste couvent une bonne école grâce à son inlassable activité et sa haute compétence.

Là ne se borne pas son activité, elle dirige la Chorale Sainte-Cécile qui rehausse les offices et organise depuis une quinzaine d’années des soirées récréatives hivernales. En ces occasions, Sœur Supérieure montre sa parfaite compréhension de la jeunesse avec laquelle elle rit de bon cœur.

Elle est toujours alerte, Sœur Supérieure. Elle ne paraît pas avoir changé sous le poids des ans et Dieu sait pourtant si elle a travaillé dur, physiquement et moralement. Son secret de jouvence c’est sa volonté toujours triomphante. Au creuset du labeur, son âme s’est fortifiée encore sans perdre de sérénité, sa blancheur… C’est cette sérénité que reflètent ses yeux purs et bons dans sa figure calme et belle sous sa coiffe noire couvrant son serre-tête blanc.

Ce jeudi donc, après l’office religieux impressionnant, une cérémonie intime se déroula au couvent, au cours de laquelle la bonne Sœur Supérieure reçut les hommages parlés et chantés de ses élèves grandes et petites. Elle en fut particulièrement émue, tellement émue que ses remerciements furent entrecoupés de sanglots. Puis on se sépara…

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 46-51)

SOEUR IRMA

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8 octobre 1943

VOL DE 700 KILOS DE FROMENT

Pendant la nuit de mercredi à jeudi, des inconnus se sont introduits, par’effraction, dans les magasins de Vital BELGEONNE, distributeur agréé de froment, demeurant au hameau de Lausprelle.

Ils ont volé environ 700 kilos de froment et plusieurs lapins, ce qui laisse supposer qu’ils avaient un camion à leur disposition.

La brigade de gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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14 octobre 1943

UN OUVIER D’USINE BLESSÉ MORTELLEMENT

Un grave accident qui a coûté la vie à un brave ouvrier d’usine s’est produit hier matin, vers 8 heures 30, sur les chantiers des établissements DESMAELE, fers et métaux, situés rue de la Boulonnerie à Marchienne.

Joseph POMAT, manœuvre, âgé de 62 ans, et domicilié à Acoz, était occupé à charger un wagon en compagnie d’un camarade, sur les chantiers précités. Il suivait des yeux, notamment, la trajectoire d’une tôle qu’une grue venait de soulever. Au moment où cette feuille de métal, suspendue, descendait dans le wagon, une secousse se produisit dans les câbles d’élévation, de sorte que la pièce se mit à balancer. M. POMAT ne fut malheureusement pas assez rapide pour éviter la masse de fer. Celle-ci, en effet, lui coinça la tête entre la paroi du wagon et son poids. Grièvement blessé, l’ouvrier s’affala. On se précipita à son secours et un médecin, M. HUSTIN, de Marchienne, fut mandé d’urgence.

Quand le docteur arriva un quart d’heure après, Joseph POMAT avait cessé de vivre. Il ne put que constater le décès, dû à une fracture du crâne.

La police de Marchienne a procédé aux constatations d’usage.

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18 octobre 1943

UN MUSICIEN DE VALEUR

Acoz est sans musique. Cela se comprend, l’époque n’étant pas propice aux éclats de fanfares.

Nos musiciens ont donc remisé leurs instruments… et on ne fait plus de jeunes musiciens, ce qui est regrettable… On devrait penser à l’avenir de notre Fanfare Royale tant de fois remarquée par la qualité de ses réalisations musicales, au cours de sa longue expérience.

Nous croyons qu’il serait possible de former un bon contingent de jeunes musiciens. M. Jules BRASSEUR, directeur de la fanfare, pourrait reprendre ses cours par lesquels il instruirait et éduquerait ceux qui doivent constituer l’avenir de notre société. L’art musical ne doit pas sombrer. Naturellement c’est le comité dirigeant qui doit prendre position en cette affaire, c’est-à-dire de juger de l’opportunité ou de la non-opportunité de reprendre ces cours et de se rendre compte si le recrutement est possible.

Aujourd’hui, M. BRASSEUR est en chômage… musical. Nous espérons qu’il pourra reprendre bientôt la baguette.

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27 octobre 1943

ATTAQUÉS A COUPS DE BARRE DE FER, DES BANDITS PRENNENT LA FUITE

Alors qu’il se trouvait chez lui dans la soirée de mardi, M. Auguste WILLIAME, cultivateur, domicilié au hameau de Lausprelle, eut son attention attirée vers 21 heures, par des bruits suspects provenant de la grange de la ferme.

Afin de savoir ce qui se passait là, M. WILLIAME quitta son habitation et se dirigea vers le hangar.

Ce fut pour se trouver nez à nez avec 6 individus masqués et armés qui avaient fracturé la porte. Ne perdant pas son sang-froid, le fermier se saisit d’une barre de fer servant à fermer cette porte, se précipita vers le groupe et envoya un solide coup de son arme improvisée dans le ventre de l’un des malandrins.

Celui-ci fut atteint, s’affaissa sur le sol, perdant son masque, sa fausse moustache et son revolver.

WILLIAME n’eut toutefois pas le dessus. Un autre bandit se glissa derrière lui et lui porta un coup de crosse de revolver à la tête. Le fermier fut assommé.

Quand il reprit ses sens, tous les bandits avaient disparu sans rien emporter.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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25 novembre 1943

POUR LES PRISONNIERS

Nous sommes entrés dans « la Quinzaine du Prisonnier » qui a débuté par deux messes au cours desquelles des collectes furent faites au profit de ceux de chez nous qui sont encore dans les oflags et les stalags. De plus, dans les écoles, les maîtres et les maîtresses recueillent des mains de leurs élèves tous les dons en espèces et en nature en vue de la confection de colis qui seront envoyés là-bas.

Jusqu’ici, nous dit-on, la recette est bonne. Il est à espérer qu’elle ira croissant, aucun Acozien ne voulant faillir à son devoir.

LA SAINTE-CÉCILE

Nos musiciens de la Fanfare Royale ont-ils pensé à leur vénérée patronne, sainte Cécile ? Nous le croyons car ils ne sont pas oublieux.

Naturellement notre fanfare qui, forcément, s’est tue, autrefois vibrante, a délaissé momentanément la messe, et les animateurs gardent dans leur cœur un peu de nostalgie des fêtes populaires et des démonstrations vibrantes et solennelles.

Et ce traditionnel banquet ! Ah ! Ces réjouissances gastronomiques empreintes de joie, de cordialité, de bonne humeur, présidées par les « grosses légumes ». Et l’animation allait crescendo. Les hostilités pantagruéliques se clôturaient très tard et l’on faisait « ribote » jusqu’à l’heure où les « gens vertueux aiment à voir lever l’aurore ».

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18 décembre 1943 

LA SOLIDARITÉ

Nous avons reçu, cette semaine, d’un lecteur anonyme : 100 francs ; d’une lectrice anonyme de Rance « afin que sainte Aldegonde me protège » : 100 francs, 6 points de textile, des tickets de fil et de bas ; d’une lectrice d’Auvelais, épouse d’un prisonnier : 100 francs (cas n. 32 et 33) ; de A/B. « pour que F.I. surmonte tous les obstacles et obtiennent gain de cause » : 50 francs (cas n. 34) : de Madame Georges DEMARTHE, à Acoz « pour que mon fils et mon petit-fils reviennent en bonne santé » : 50 francs (cas n. 32) ; d’un anonyme de Gilly : 50 francs…

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23 décembre 1943

A VENDRE

1 camion bâché pour un cheval, 1 turbine « Mélotte », 1 barate, 1 brabant, 1 hache betteraves.

Contactez René BOES, rue Dessus-du-Bois, 20, à Acoz.

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© Alain GUILLAUME – 7 janvier 2025.

Vestiges de la ligne 138

Il m’a semblé intéressant de nous remettre en mémoire la ligne de chemin de fer 138 Châtelet-Florennes Gare de l’Est. D’une longueur de 24 kilomètres, elle fut inaugurée le 14 juin 1855.

La fermeture du service « voyageurs » date du 4 octobre 1960, celle du service « marchandises » est intervenue le 1er juin 1991. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 174-179).

Le tronçon Acoz-Gerpinnes fut démonté en 1986. Seule la ligne 137 (Acoz-Mettet) était toujours active pour desservir les marbreries de Gougnies.

Quelques promeneurs nostalgiques lui rendaient régulièrement visite. Christian DENEFFE, photographe médical du CHU Godinne, nous offre son reportage qui date de janvier 2008.  A noter que les photos de la gare d’Acoz remontent bien avant 2008.

Christian DENEFFE cédré

Christian DENEFFE, photographe médical du CHU GODINNE

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Depuis 2017, le Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes a oeuvré, avec la collaboration de l’administration communale, à la remise en place et à la restauration des anciennes signalétiques présentes sur nos RAVeL. Ce genre de synergie est plutôt rare. Elle a été saluée par l’asbl Chemins du Rail, qui y a dédié un article dans son périodique en juin 2022.

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© Alain GUILLAUME – 14 décembre 2024.

L’électrification d’Acoz et de Lausprelle

Après vous avoir publié un dossier relatif à l’histoire de la distribution d’eau dans le village d’Acoz et son hameau de Lausprelle (voir « ACOZ de A à Z » , tome 1, pages 118-149), il m’a semblé intéressant de me lancer dans les recherches concernant l’électrification.

C’est en 1885 que la toute première centrale du pays est installée à Bruxelles, servant exclusivement à l’éclairage des magasins de la rue Neuve. Au départ, la production d’électricité était en courant continu.

Au début du 20e siècle, une centrale de production à courant alternatif est installée à Velaine-sur-Sambre. Il s’agit d’une centrale de charbonnage équipée de deux machines à piston « PREUDHOMME » de 250 kW. Quelques années plus tard, on y installe le premier groupe turbo-alternatif de Belgique qui développe une puissance de 800 kW.

Machine PREUDHOMME 650

En 1911, la direction du charbonnage, propriétaire de cette centrale où un nouveau groupe de 1.500 kW vient d’être mis en service, passe accord avec le fournisseur d’énergie électrique en bloc à un groupe de communes de la Basse-Sambre et de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Ensemble, ils fondent la S.A. Centrales Electriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse (C.E.E.S.M.) qui développe ses premiers réseaux à la veille de la guerre 14-18.

La société prend de l’extension et, en 1914, la centrale électrique devient indépendante du charbonnage. De nouveaux bâtiments sont construits à Auvelais, au bord de la Sambre. Le groupe de 1.500 kW est « descendu » de Velaine-sur-Sambre et l’installation d’Auvelais démarre le 29 janvier 1915. 

Auvelais 650

Pour en savoir plus sur l’installation du réseau à Acoz et à Lausprelle, un document transmis par Baudouin TAMINES, le fils de Victor, le correspondant local de plusieurs journaux régionaux, allait me faciliter les recherches.

Electrification d'Acoz (4)_Page_1 650

Electrification d'Acoz (4)_Page_2 650

ACOZ 1914 650

CABINE ELECTRIQUE ABATT. 2017 650

Ancienne cabine Lausprelle 650

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En 1952, suite au décès du lausprellois Aurélien POULEUR (dit «El Siyen »), la responsabilité du réseau d’Acoz, Lausprelle, Joncret, Gougnies, Villers-Poterie, Gerpinnes et ses hameaux a été confiée à Nestor FOURNIER, dit « Nestor le cabinier », originaire de la région de Wagnelée. Il s’était installé avec son épouse Marguerite et leur fils Jean à l’actuelle rue de Moncheret au numéro 5.

Aurélien POULEUR 650

Lors d’un orage ou d’une tempête, grosses chaussures aux pieds, le béret alpin, le bâton de randonnée, Nestor se mettait en route pour arpenter toutes les rues du réseau pour vérifier les lignes et y détecter d’éventuels dégâts.

Vers 1960-1965, parti à la retraite, il fut remplacé par André MALOTIAUX de Gerpinnes (cabinier), par Gilbert CHEVALIER d’Hanzinne. et Emile PAPART d’Acoz (aide-cabiniers). Ces deux derniers deviendront cabiniers lors du départ d’André MALOTIAUX, appelé à d’autres tâches à Auvelais.

GILBERT ANDRE EMILE 3x217

Outre les entretiens et réparations, tous les deux mois, les relevés des compteurs leur étaient confiés ; ils procédaient à cette tâche et encaissaient les paiements des redevances contre remise d’une quittance.

Reçu 1 et 2 650

Sacoche 640

Cabine rue du Centre 650

Nouvelle cabine Lausprelle 650

HISTORIQUE

En 1915, la centrale électrique d’Auvelais est mise en production. Elle remplace la centrale du charbonnage ELISABETH située à Velaine-sur-Sambre.

En 1933, 579 communes sont alimentées par la centrale d’Auvelais. Fusion de la C.E.E.S.M. et de la S.E.R.M.A. pour former une nouvelle société qui porte le nom d’ESMA (Société Electrique de Sambre et Meuse et des Ardennes).

En 1960, ESMA devient ESMALUX (Société Electrique de Sambre et Meuse, des Ardennes et du Luxembourg).

En 1976, ESMALUX devient UNERG et ensuite ELECTRABEL.

En 1985, arrêt de la centrale électrique.

Actuellement tous les réseaux sont gérés par ORES.

Précisions d’Etienne ELOY
Je désire apporter une précision concernant la gestion du réseau. 
ORES n’est pas le seul gestionnaire, il y en a 7 .
Certaines provinces peuvent avoir 2 gestionnaires.
 
Ceci est arrivé lors de la libéralisation du marché de l’énergie.
Il y a maintenant les fournisseurs d’énergie (Engie, Luminus etc… ), les gestionnaires de réseaux (ci-dessous) et le transport. (ELIA) les lignes à très H.T. 
  1. ORES, détenant 75% de la Région wallonne ;
  2. Resa en province de Liège ;
  3. REW à Wavre ;
  4. AIESH, détenant quelques communes en province du Hainaut ;
  5. AIEG, détenant quelques communes dans les provinces de Namur et du Hainaut ;
  6. Sibelga à Bruxelles ;
  7. Fluvius en Flandre

ANECDOTE

A l’époque, les fils électriques en cuivre n’étaient pas gainés et les agents étaient parfois appelés pour neutraliser ceux qui s’étaient rompus suite aux accidents de la circulation et de grands vents.

J’ai souvenance des parties de foot avec les copains sur la place de l’église. Une rangée de fils traversait l’endroit pour alimenter le bâtiment de la commune. Ce qui devait arriver arriva, notre ballon percuta plusieurs fils et ceux-ci se sont abattus sur notre terrain de jeu. On les voyait, serpentant le lieu avec des crépitements et étincelles. On alla prévenir l’ami Emile qui se lança dans une litanie de mots d’oiseaux qu’il n’est pas nécessaire de décrire ici. L’échelle en bois sur l’épaule, il est venu réparer nos bêtises… et on en restait là… oubliant de le remercier !

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Merci à Baudouin TAMINES, Etienne ELOY, Emile PAPART, Joël MALOTIAUX et Jean-Pierre LAMORT pour l’aide apportée à la rédaction de cet article.

© Alain GUILLAUME – 11 novembre 2024.