Bien jolie carte postale

Le bâtiment situé au bas de la rue de la Raguette, sur l’actuelle rue de Moncheret, se trouvait placé au carrefour où se coupaient les rues de Châtelet et l’ancienne route de Villers-Poterie.

Vers 1935, il fut occupé par le couple Arthur et Laure BERNET-LECLERCQ qui y exploitait une station sous le nom de « STATION SERVICE MODERNE ». Au décès de son mari vers 1950, Laure gérera le commerce jusqu’aux environs de 1955-58.

On peut situer la date de la prise de vue quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, en faisant référence à la voiture de marque « FORD CHEVROLET » qui a été commercialisée vers 1937-38.

Etienne et Luc ELOY, qui n’habitaient pas loin, se souviennent : Laure avait un petit chien noir qui s’échappait souvent. Tous les soirs elle criait « Gamiiiine ! » dans tout le quartier pour qu’il rentre. 

Jouxtant la station BERNET, on aperçoit le bâtiment qui abritait le moulin à farine, datant du 16e siècle. Le bief se situait à l’arrière du bâtiment sur le cours d’eau « Ruisseau d’Hanzinne ».

On aperçoit la construction métallique qui, à l’aide d’une poulie, permettait de monter les sacs de céréales à l’étage supérieur pour moudre le grain.

La carte postale a été envoyée en 1953. Laure LECLERCQ y commandait une tonne de bois à brûler à la « SCIERIE DAFFE » qui était située sur l’actuelle place du marché hebdomadaire à Gerpinnes-Centre.

 

PETIT RAPPEL

En se référant à la photo ci-dessous de 1910, on remarque que le bâtiment possédait deux façades principales réunies par un pignon largement coupé où se trouvait la porte d’entrée. Cette dernière est vitrée de trois éléments garnis de fers forgés dont celui du dessus avec les initiales « CD », sans doute celles de son propriétaire, suivies du millésime « 1870 », l’année de la construction.

Vers 1910, on y exploita un café « A LA VILLE DE THUIN ».

Dans ma jeunesse, je me souviens que mes parents désignaient cette maison « El maujo aux spès rideaux » (« La maison aux épais rideaux »). Je ne comprenais pas…

 

En juin 1994, l’édifice sera une nouvelle fois réaffecté en commerce d’épicerie et de fleurs tenu par Philippe FRÈRES, à l’enseigne « LES QUATRE SAISONS », en faisant référence à la cloison du sas d’entrée qui était composée de quatre vitres sablées à l’acide représentant les quatre saisons. (Voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 4, page 37).

Actuellement, plusieurs appartements y sont loués.

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Je remercie Philippe BUSINE de m’avoir transmis cette carte postale, témoin du passé.

 

© Alain GUILLAUME – 30 octobre 2026.