Le pertuis dans les Fonds d’Acoz

Réalisé par la province de Hainaut en 2023, ce pertuis est un ouvrage qui re-canalise « le Ruisseau du Charnoy » depuis la propriété de DORLODOT au « Ruisseau d’Hanzinne », dans les Fonds d’Acoz.

Il traverse la N975, le RAVeL et la propriété de M. et Mme BOSSIS (société DECO-CHALET).

L’ancien voûtement en brique, datant des débuts de la sidérurgie à Acoz, était en très mauvais état. Il était effondré à certains endroits et pratiquement obstrué, ce qui provoquait les inondations que l’on a connues  en ce lieu ces dernières années.

             Philippe BUSINE, Bourgmestre de Gerpinnes

1 Plan Pertuis 650

2 Empierrement 650

3 Pertuis souterrain 650

4 Sortie pertuis 1 650

5 Sortie pertuis 650

6 Dominique BOSSIS 650

7 Inondations 22.8.2011

Je tiens à remercier Philippe BUSINE pour son attention à ma demande de renseignements concernant ces travaux.

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© Alain GUILLAUME – 6 janvier 2024.

Les inséparables

Depuis des décennies, voire des siècles, ces deux géants, robustes et majestueux, dominent la plaine à la sortie du village, non loin de l’actuelle chèvrerie du moulin.

De nombreux animaux y ont établi refuge. Les écureuils y bourrent les glands en prévision de l’hiver. Sur les plus hautes branches, les rossignols ont dressé leur nid. Entre leurs énormes racines, gîtent les lapins à l’abri de tous les dangers…

Sur le RAVeL de l’ancienne ligne de chemin de fer Châtelet-Florennes, les photographes, amoureux de la nature, les ont vite repérés et les immortalisent en toutes saisons.

Les troncs plissés et ridés nous rappellent les blessures encourues lors des nombreux excès de la nature qui, en toute saison, les ont agressés.

Ils ont assisté aux deux grands malheurs qui ont affecté notre village : l’incendie du centre le 24 août 1914, les furies du « Ruisseau d’Hanzinne » tout proche qui ont provoqué les inondations ravageuses du 24 août 1987.

Personnellement, je les ai toujours connus, lorsqu’avec les copains on passait non loin d’eux pour rejoindre « Les Marlères », notre terrain de jeux préféré (voir « ACOZ de A à Z, tome 2, pp. 166-171). Ils étaient trois, abritant et protégeant la brave Joséphine TENRET, dite « Fine del Gate», qui y faisait paître ses chèvres, ainsi qu’Alphonse STIL qui y tombait souvent dans les bras de Morphée, délaissant la surveillance de ses moutons.

Dans les années 60, un violent orage eut raison d’un d’entre eux qui allait y perdre vie. Les deux survivants ont vraisemblablement conservé les souvenirs du passé dont les nombreux passages des locomotives à vapeur et diesel ainsi que les plus discrètes michelines. Ils doivent bien se demander où ces convois sont passés. Ils se contentent maintenant des promeneurs bien plus reposants.

Lorsque vous les rencontrerez, arrêtez-vous quelques instants… ils adorent ça.

Ah, j’oubliais, je les ai surnommés « les inséparables ».

André ROMAIN 650

Christian DENEFFE

Véronque DEGUELLE 1 650

Véronique DEGUELLE 2 650

Véronique DEGUELLE 3 650

Véronique DEGUELLE 4 650

Dany ROUARD 1 650

Dany ROUARD 2 650

Dany ROUARD 3 650

Christian DEVOS 650

Gwenaël NAVEZ 2 650

Gwenaël NAVEZ 650

Jean RENSON 650

Jeanine DUMONT 650

Michel ROBERT 1 650

Michel ROBERT 2 650

Michel ROBERT 3 650

Michel ROBERT 4 650

Michel ROBERT 5 650

Michel ROBERT 6 650

Michel ROBERT 7 650

Mike MARTIN 650

Myriam BRYS 1 650

Myriam BRYS 2 650

Myriam BRYS 3 650

Myriam BRYS 3 650

Philippe WENKIN 1 650

Philippe WENKIIN peinture 650

Réseaux sociaux 1 650

Réseaux sociaux 2 650

Thierry LOUIS 650

B. LYES 650

Les inséparâbes

Qwè ç’qui c’èst deûs-âbes, ô payis èyu ç’qui gn-a tél’mint… ?
C’èst quasimint lès nosses ! Is sont ène mièyte da nos-ôtes, lès routeûs, lès pèstèleûs, dès tch’mwins di no campagne èyèt du Ravel ! On passe adé zéls dès dijènes di côps par mwès, a toutès sésons, pa tous lès tins…
On s’arête voltî pa d’vant leû majèstè ! Dji m’ seû d’ja surpris a leû tapér ène divisse…
Dji n’ sé passér wout’… Dji lès prin en foto… Dj’èn-é dès dijènes èt dès dijènes…
C’è-st-in pwint di ricon’chnance…
Aléz a d’mwin les inséparâbes !
                                                                                 Cabu

Qu’est-ce que c’est, deux arbres au pays où il y en a tellement… ? C’est quasiment les nôtres ! Ils sont un peu à nous, les promeneurs, les marcheurs des chemins de notre campagne et du Ravel ! On passe à côté d’eux des dizaines de fois par mois, à toutes saisons, pas tous les temps… On s’arrête volontiers devant leur majesté ! Je me suis déjà surpris leur parlant… Je ne sais passer outre, Je les prends en photo… J’en ai des dizaines et des dizaines… C’est un point de reconnaissance… Allez, à demain les inséparables !

                                                                               Cabu

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© Alain GUILLAUME – 26 décembre 2023.

La restauration de la statue de saint Roch

En 1866, une nouvelle épidémie de choléra sévit dans notre région ; ce n’est pas la première durant ce XIXe siècle, mais la précédente en 1849 a laissé de très mauvais souvenirs avec plusieurs décès observés, dont celui de Thérèse HOUYOUX, l’épouse du Baron Eugène de DORLODOT.
Il n’est donc pas étonnant que la population se mobilise pour tenter cette fois de juguler au mieux le risque. En plus de saint Frégo qu’on invoquait de manière traditionnelle dans le village, on décide de s’adresser également à saint Roch, bien connu et beaucoup prié dans les environs. Une statue est donc acquise, et pour la première fois, les habitants vont la promener à travers le village afin que le saint protège toute la population. Et le saint accorda sa protection…
Ainsi, depuis 1866, chaque année, la statue de saint Roch est promenée à travers le village « jusque Lausprelle », comme s’y est engagé le comité en 1884.

St avant rénovation 500 150

Malheureusement, probablement dans les années 1970, des Marcheurs laissent tomber la statue lors de la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo. Une nouvelle statue remplace la première, mais la Fabrique d’Eglise décide de tenter la réparation de la statue originale et la confie à l’Institut Saint-Paul de Florennes, section « bois ».
La cassure siège surtout au niveau de la tête qui est détachée du tronc ; les professeurs et étudiants parviennent à refixer parfaitement la tête, moyennant une utilisation prolifique de mastic, dont ils font encore usage pour combler d’autres anomalies, fissures ou lacunes observées. Si bien que la statue ne peut plus être exposée, et que la couche picturale qui la recouvre ne peut plus être rétablie. La statue est ainsi rendue à Marcel DEBERG, trésorier à l’époque, qui la conserve chez lui.

Les années passent, on oublie la statue, le conseil se renouvelle, mais Marcel DEBERG est toujours présent. Un soir, lors d’une réunion de la Fabrique d’Eglise, Marcel nous apporte la statue… Tous, nous sommes sidérés : nous connaissions l’histoire de la statue, mais tous, nous pensions qu’elle avait été éliminée après l’accident. Et la voilà devant nous, entière, mais complètement maculée de mastic blanc.

2 non restaurées 640 2

Le soir même, la décision est prise : la statue sera confiée à l’Ecole de la Cambre, à Madame DECROLY, responsable de la restauration des sculptures, et qui a déjà restauré nos bustes-reliquaires en 2005-2006. Le dépôt est officialisé en juin 2008.
Le travail sera long car, au départ, peu gratifiant pour les étudiants : il faut commencer par dissoudre le mastic et le retirer petit à petit sans altérer la couche picturale sous-jacente. Et puis vient seulement le travail de restauration proprement dit, qui répare les lacunes, les fissures ou les dégâts provoqués par des insectes xylophages, et corrige les altérations de la polychromie.

2023 St Roch 500 72dpi

Après  15 années de travail réalisé par une vingtaine d’étudiants, ce 11 octobre 2023, nous récupérons enfin notre statue de saint Roch, remise à neuf, telle qu’elle était en 1866, lorsque les Acoziens la promenèrent pour la première fois dans les rues d’Acoz…

Cette statue de saint Roch est à nouveau exposée dans notre église, mais pour lui éviter de vivre à nouveau une mauvaise aventure, c’est toujours la statue de plâtre qui sortira lors de la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo…

 

Caractéristiques de la statue

Datation : entre 1851 et 1900, selon l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA)
Composition : statue de bois (tilleul), évidée afin d’éviter les fentes de cœur, et refermée par une planche à l’arrière.
Polychromie : la polychromie actuelle est la troisième appliquée sur la statue ; sur le dos du manteau, deux petites plages laissant voir les polychromies antérieures ont été conservées.

Exemple de restauration : index de la main gauche

DOIGTS 640

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© Bernard ALEXANDRE – 29 novembre 2023.