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Alain GUILLAUME.
Vie locale d'un village au coeur de l'Entre-Sambre-et-Meuse
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Alain GUILLAUME.

866 : SCOTA – 868 : SCOTE – 1160 : ACOCE – 1212 : AIECOCH – 1265 : ACOCHE – 1294 : AUKOCHE – 13ème siècle : AUCOCHE – 1320-1350 : ACOS, ACOZ ou AUCOZ.
Les formes du 9ème siècle montrent que le primitif n’a pas de « A » initial. Elle correspond au moyen néerlandais « SCHOT » : ENCLOS.
En wallon : ÔCO.
Née du démembrement du domaine carolingien de Gerpinnes, la seigneurie d’Acoz comprenait deux alleux : Acoz-Centre et Lausprelle qui furent réunis au 16ème siècle par Jean MAROTTE. La seigneurie d’Acoz qui relevait du comté de Namur passa des MAROTTE aux d’UDEKEM.
Acoz est sis à l’extrémité orientale de la province de Hainaut, sur la pente d’une colline et au fond d’une vallée, le hameau de Lausprelle occupant le plateau à l’ouest de la localité mère.
Son territoire occupe une superficie de 692 hectares suivant une forme géométrique qui rappelle un peu le bonnet phrygien.
Les points culminants se trouvent à l’extrémité nord-est au lieu-dit « Crouptia » de Villers (219 mètres) et à l’extrémité nord-ouest au lieu-dit « Tchôrnwè » (222 mètres).
La localité est située par la route à 1,5km de Gerpinnes, à 6km de Couillet, à 7,5km de Charleroi, à 8 kilomètres de Châtelet, à 15km de Florennes, à 16km de Fosses-la-Ville, à 24km de Philippeville, à 34km de Namur, à 38km de La Louvière, à 40km de Dinant, à 60km de Bruxelles, à 90km de Liège.
Au sud de Charleroi, le Pays d’Acoz fait la transition entre le Condroz et la Thudinie.

La commune se trouve directement bornée au nord par Chamborgneau et Bouffioulx, à l’est par Villers-Poterie, au sud par Gerpinnes, à l’ouest par Joncret et au nord-ouest par Loverval.
Sous un climat continental, les vents dominants se situent dans les secteurs nord et nord-ouest. Les gelées blanches font habituellement leur apparition fin septembre, début octobre. Les brouillards sont assez rares et peu répandus.
Ne possédant d’aucune donnée météorologique pour les années écoulées, nos souvenirs ne nous permettent que des considérations d’ordre général quant aux aléas résultant de complicité « temps-configuration de notre sol ».
Comparativement aux agglomérations voisines du nord et de l’est, considérées comme points chauds, le hameau de Lausprelle est sans contredire un point froid, beaucoup plus exposé aux bourrasques et tempêtes. Alors qu’en bien des endroits les neiges disparaissent assez rapidement, Acoz et Lausprelle gardent imperturbablement leur manteau blanc. D’où que l’on vienne, à peu près toutes les voies d’accès sont des chemins découverts ou encaissés, peu protégés et propices à la formation de congères.

Durant les fortes gelées ou par temps de verglas, les routes communales de l’assiette peu solide ne sont plus à même de recevoir le charroi quotidien. Il en résulte des dégradations des routes et les mesures préventives au moment des barrières de dégel (limitation de vitesse et de tonnage) sont autant d’obstacles qui ne font qu’aggraver l’isolement de notre hameau. Il en est résulté habituellement une perturbation très ressentie dans le domaine des transports en commun.
Oui, nous pouvons le dire sans aucun chauvinisme, nous sommes à cet égard des privilégiés ! Aussi bien Acoz est dissimulée dans sa vallée que Lausprelle étalée sur le plateau, l’ensemble de notre commune, avec son cadre de verdure et son air pur, est un oasis, un havre de paix. Parfois, au-delà de la ceinture des bois du côté du nord, soupçonne-t-on à l’horizon une fumée lointaine, seule manifestation du Pays Noir.

Chez nous, les quatre saisons, du point de vue charme et beauté, prennent toute leur force et toute leur signification. On pourrait se croire dans une petite Suisse. Mais nos yeux accoutumés au gai décor seraient-ils, à bien des égards, blasés au point de ne plus rien voir, ni ressentir ? Alors, l’avis d’un étranger de passage viendrait à coup sûr nous rappeler aux réalités qui nous entourent.
Notre intention n’est pas d’énumérer tous les animaux et les oiseaux demeurant ou séjournant dans notre contrée ; ce serait là chose impossible tant il y en a. Mentionnons des rats musqués dans nos ruisseaux, des belettes rencontrées assez régulièrement, des hérons sur les berges des étangs PIRMEZ, des alouettes dans nos labourés, des pies, des geais, des coucous, l’accenteur mouchet au printemps et l’hirondelle en régression depuis quelques années. Tous ont droit à une place au soleil, la sélection se faisant d’elle-même.
Dans un ordre d’idées, nous ne pouvons qu’applaudir à la décision ministérielle de suppression de la tenderie ainsi qu’à celle non moins louable de la commune d’Acoz de ne pas renouveler, fin 1972, la location des chasses communales.
Dans le cadre de la protection de la nature, une réserve naturelle doit y être aménagée avec promenades autorisées. C’est dans cette perspective que les enfants de l’école de Lausprelle ont déjà fabriqué plusieurs dizaines de nichoirs.
Quelques plantes d’eau et quelques essences d’arbres retiendront spécialement notre attention : la fève des marais, le cresson, la menthe à feuilles rondes, le myosotis des marais, la reine des prés, le jonc et la caltha des marais (plante vénéneuse).
En ce qui concerne les arbres, nous notons une bonne représentation pour le charme, le hêtre, l’aune et le bouleau ; la présence du chêne n’est pas négligeable et quelques châtaigniers sauvages dans le bois du Baron de DORLODOT font la joie des écoliers.
Les problèmes posés par la pollution ne nous ont pas encore fort heureusement affectés mais nous devons toutefois restés vigilants. Tout au plus a-t-on pu constater jusqu’à présent quelques déversements nocturnes et anonymes dans nos fossés ou à l’orée des bois.
Au début du 17ème siècle, d’après le recensement des chefs de famille et en appliquant le coefficient 4 généralement admis, on estime que la population d’Acoz se montait à cette époque à environ 125 habitants.
Selon l’almanach de la province de Hainaut, pour l’an 1819, la localité avec son hameau compte 375 habitants.
Pour l’année 1831, le dénombrement de l’Abbé BARNIER dans son registre paroissial de Saint-Martin renseigne 435 habitants.
Vers les années 1870-1880, on enregistre 1.050 habitants répartis dans 104 maisons.
C’est à partir de 1960 que la population d’Acoz fait un important bond en avant avec des apports substantiels en jeunes ménages venus de l’extérieur, attirés par l’aliénation de terrains communaux à bâtir et aussi par la politique de primes à la construction.
En 1961 : 1.478 habitants. En 1970 : 1.824 habitants.
Compte tenu des naissances, décès, entrées et sorties, les registres communaux arrêtés au 31 décembre 1971, présentent un total de 1.804 habitants.
Il faut encore souligner que les diverses nationalités étrangères, italienne, allemande, française, polonaise et russe se trouvent représentées dans la commune.
Au point de vue linguistique, les parlers d’Acoz et de Lausprelle appartiennent à une zone intermédiaire entre le domaine du centre-wallon et le domaine de l’ouest wallon.
Avec la disparition progressive des aînés, on constate à regret que notre culture wallonne est en voie de lente régression. Les jeunes générations ne parlent plus, mal ou très peu la langue de leurs ancêtres.
Le dictionnaire wallon-français, volume 1 d’Arille CARLIER signale que le surnom populaire des habitants d’Acoz serait « les chînards et chînaudes » qui signifie « les moqueurs ».
Un habitat néolithique dont l’aire de dispersion s’étend sur plusieurs hectares a été signalé à Lausprelle sur la campagne du « Tchôrnwè ». On y a trouvé quantité de silex taillés, lames, poinçons, grattoirs ainsi que des nucléis et des déchets de taille, en silex gris-châtain.

En outre, nous nous devons d’attirer l’attention sur les trouvailles de Madame Oscar PARIS, dues à la bonne fortune du hasard, vers les années 1935-36. Elles consistaient en deux haches polies, l’une de grand format, découverte dans un fossé proche de sa maison de la rue des Dames ; la seconde, plus petite, trouvée au vieux chemin de Chamborgneau, sur la berge du petit ruisseau nommé « Ry du Bâtche », actuellement canalisé.
La première de ses deux haches était en silex gris clair, pareil à celui que l’on rencontre dans la région montoise (Spienne et Saint-Symphorien) ; elle a été brisée accidentellement et n’a malheureusement pas été conservée. Quant à la seconde (peut-être d’époque robenhausienne), elle est de teinte gris-châtain, le côté du tranchant à courbure régulière et à pans triangulaires, parfaitement polie sur la partie antérieure. Sa partie postérieure est moins polie. On y remarque les nombreuses traces de percussion, conservées, croyons-nous pour permettre le logement à serrage, soit dans un bois de cerf, soit dans la masse supérieure, renflée et noueuse d’un gourdin. Ses mensurations ont été prises au moyen d’un pied à coulisse et d’un mètre ruban.
Comparativement à la plupart des haches en pierre du même genre, nous constatons qu’elle est de grandeur moyenne et que par conséquent elle fut vraisemblablement utilisée pour la chasse et pour la guerre ; les plus grands formats étant plutôt destinés à l’abattage du bois.
Considérons encore que vu son étendue, le site préhistorique du Charnoy ne peut avoir été l’atelier d’un seul ou de deux individus mais bien d’un groupe organisé, voire d’une communauté ou tribu. L’acheminement de la matière première, du lieu d’extraction au lieu de façonnage, l’artisanat local et le commerce en résultant, nous ouvrent des perspectives quant à la vie sociale en cette période très éloignée.
Situé à proximité immédiate du domaine gallo-romain de Gerpinnes, en fait à environ 200 mètres à vol d’oiseau de celui-ci, il est certain que le territoire d’Acoz fut occupé à cette époque. Nous n’en voulons pour preuve que la découverte effectuée non loin du parc du château PIRMEZ, au mois d’août 1876, d’une olla en terre contenant 150 pièces de monnaies romaines. Elles étaient pour la plupart en mauvais été de conservation. Elles portaient les effigies de Néron (54-68) ; de Verspasien (60-76) ; de Domitien ((81-96) ; d’Hadrien (117-138) ; d’Antonin, Faustine et Sabine. Le trésor fut en grande partie dispersé et sur le nombre total, 10 monnaies seulement furent déposées au musée de Charleroi.
Nous vous en donnons ci-après une plus ample description :
Pour être plus complet et précis sur ces découvertes, il me fallait l’avis d’un numismate. Je me suis adressé à Jacques DRUART qui m’a gentiment transmis le fruit de ses recherches. Il est historien orientaliste, paléographe, l’un des cinquante membres titulaires de la Société royale de Numismatique de Belgique, membre de l’Oriental Numismatic Society, numismate expert auprès des Musées royaux (Albertine, Cinquantenaire) et autres.
Alain GUILLAUME.










Remarques importantes :
Il ne nous a pas été possible d’avoir accès aux monnaies de la trouvaille. Les illustrations présentées ici sont dès lors une sélection parmi les plus beaux exemplaires connus.
D’autre part, il faut savoir que, pour le bronze, le système monétaire romain était basé sur l’as et il en fallait quatre pour faire un sesterce. Il existe également des dupondius (dupondii) valant deux as mais, contrairement à ce que cette étymologie inspire, leur poids n’est pas double ; ils ont le même volume que les as mais ils sont composés de laiton et sont surtout reconnaissables par le fait que l’effigie des empereurs est toujours coiffée d’une couronne radiée.
Malheureusement, il existe de nombreux sesterces en tous points semblables aux as dont la description est évidemment identique. Nous n’avons donc représenté ici que des sesterces par défaut.
Références bibliographiques :
Sear : Davis R. Sear – Roman Coins and their Values – 5 vol. – London 2002
RIC : H. Mattingly, E.A. Sydenham, etc – The Roman Imperial Coinage – 10 vol. – London 1924 (1997)
BMC : H. Mattingly, R.A.G. Carson – Coins of the Roman Empire in the British Museum – 6 vol. – London 1923 (1962)
C : H. Cohen – Description historique des monnaies frappées sous l’Empire romain – 8 vol. – Paris 1880
Jacques DRUART.
Feu Octave PIRMEZ, en son temps membre de la Société Archéologique de Charleroi et auteur d’ouvrages de philosophie morale fort estimés, découvrit jadis un cimetière franc très important à la périphérie de l’enclos de son château, plus exactement dans le parc de Monplaisir. Qui aurait cru que sous la feuillée reposait une tribu de francs mérovingiens ? Comme c’est habituellement le cas, c’est grâce à des travaux consistant à creuser un chemin de sortie près du mur qui longe extérieurement l’ancienne route d’Acoz/Villers-Poterie que cette nécropole fut connue.

Plusieurs tombes y furent d’abord mises à jour sur une longueur de 10 à 12 mètres et, déjà en 1865, l’on avait ouvert 20 à 25 sépultures. Les fouilles furent entreprises de manière discontinue durant plusieurs années. Quant au produit des fouilles, il sera distribué et dispersé à gauche et à droite à des amis et connaissances. Le propriétaire fit également don au musée de Charleroi d’un certain nombre d’objets provenant de ce cimetière. Très peu de pièces sont restées au château, sauf quelques menus objets sans grande importance.
Les ossements humains exhumés furent rassemblés dans un caveau que fit construire Octave PIRMEZ, caveau surmonté d’un monument, en l’occurrence d’une pierre plate d’environ 2 mètres de hauteur. (voir « ACOZ de A à Z » tome 2 – pages 44 à 47).
Il resterait encore à l’heure actuelle une mince portion de terrain à explorer mais les taillis qui couvrent cette aire de recherches rendront le travail très malaisé. Malgré cela, la Société d’Histoire d’Acoz est disposée à reprendre les fouilles aux prochaines vacances, une fois les autorisations indispensables accordées.
Mais à part les armes et les divers objets dont nous allons donner description, faisaient également partie du mobilier funéraire, de petits vases carénés, typiques de cette période.
Armes :
Ornements militaires :
Le bois communal d’Acoz et de Joncret se situe sur l’ancienne commune d’Acoz, laquelle fait partie, depuis le 1er janvier 1977, de l’entité de Gerpinnes. Placé dans le talon de la botte du Hainaut, il appartient au bassin de la Sambre et voisine avec la province de Namur. Les coordonnées prises au centre du bois sont : latitude Nord : 50° 22’ ; longitude Est : 4° 32’ 13’’.

Il est limité
Sa superficie globale est de 47ha 24a 15ca.
Les principales sablières se trouvaient situées de part et d’autre de la route de Joncret ainsi qu’à l’extrémité de la rue des Hauts Droits à Lausprelle. Elles appartenaient en majeure partie à des privés dont l’une au baron de DORLODOT. On y extrayait un sable gras, de teinte jaune-orangé, principalement utilisé en fonderie mais qui pouvait aussi convenir en maçonnerie. Il nous revient que durant la dernière guerre (1940-1945), le sable de Lausprelle, expédié par trains entiers par les soins de personnes peu scrupuleuses, entra pour une large part dans l’édification du mur de l’Atlantique Nord. (Voir ce blog – catégorie « Acoz d’antan » – Mars 2021).
A Acoz, les carrières à grès étaient situées dans le bois communal d’Acoz et de Joncret et étaient gérées par la famille DAFFE, exploitées de 1880 à 1929. (voir ce blog – catégorie « Acoz d’antan » – septembre 2019).

A Lausprelle, une petite carrière située au Charnoy, momentanément exploitée durant la guerre 1914-1918 pour le rechargement des routes.
Cette industrie très ancienne est attestée sur le territoire de la commune d’Acoz par de larges disques noirs décelables à la surface des terres labourées.
On en fait déjà mention au 12ème siècle jusque la première moitié du 19ème siècle. Le filon se situait dans la petite vallée située entre les cités de la rue de la Raguette et la rue de la Scavée. (voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 114 et 115).

Des bas-fourneaux sont mentionnés au 13ème siècle et seront remplacés, à la moitié du 15ème siècle par des hauts-fourneaux. Le site d’Acoz se situait au lieu-dit « Fonds d’Acoz » le long du Ruisseau d’Hanzinne. Au milieu du 16ème siècle, il était constitué de 3 usines, de 2 marteaux et d’un fourneau. Les forges sont apparues au milieu du 17ème siècle. Le premier laminoir fut installé au début du 19ème siècle. En 1918, le site d’Acoz fut démantelé pour migrer sur le territoire de Bouffioulx . (voir ce blog – catégorie « Acoz d’antan » – Avril 2019).

Sise elle aussi dans les Fonds d’Acoz, à main gauche en direction de Bouffioulx, elle fut fondée vers 1850 par la famille de DORLODOT. Elle fut vendue aux époux NOEL-DEMERBE en 1859. Mise en faillite, elle fut rachetée par le baron Léon de DORLODOT. Le bâtiment industriel fut démonté vers 1922. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 172 à 175).

Plusieurs moulins étaient en activité dans la commune :
→ « Le Moulin SCIEUR » – Sans doute un des plus vieux moulins à eaux de la région car on en parlait déjà en 1339, étant la propriété de Otton de Loverval. Le moulin d’Harnenvaulx, ou moulin Syeûr (en wallon), ou moulin de Bruges ou encore moulin Pirmez, était un moulin à eau bâti au lieu-dit « Au Moulin » – rue de Moncheret (route de Gerpinnes) – au bout d’une impasse, à mi-distance entre Acoz et Gerpinnes (plan parcellaire de Pop, section C n° 126). Il fut transformé en ferme d’élevage au 19ème siècle. (voir ce blog – catégorie « Acoz d’antan » – Mars 2019).

→ Le moulin à eau « Chout’ si Plout » – Il est renseigné sur la carte de 1680, dessinée par Carlo ADAM. Il se situait le long du « Ruisseau BOUILLON » entre Villers-Poterie et Acoz. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 1 – page 151).
→ « Le Moulin à Farine » – Jouxtant la maison autrichienne, sur l’actuelle rue de Moncheret. Datant probablement du 16ème siècle. Le bief se situait sur le cours d’eau « Ruisseau d’Hanzinne ». On peut encore y distinguer les vestiges du barrage en amont du pont visible du RAVeL.

→ « Le Vieux Moulin d’Acoz » – Situé dans la basse-cour de la ferme du château d’Acoz. On y trouve trace dans des documents du 14ème siècle. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 1 – page 151).
→ « Le Moulin BOLLE » appelé aussi « Vieille Forge » – Installé lui le long du « Ruisseau d’Acoz » à l’emplacement de l’actuel ballodrome. Disparu en 1919.

→ En 1766, un moulin à 2 aubes est installé aux Forges Saint-Eloy, propriété d’André PUISSANT.
→ Dans les Fonds d’Acoz, un moulin à vapeur à la brasserie. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 172 à 175).
→ Au 19ème siècle, un moulin à manège est mentionné à Lausprelle. Les meules étaient mues par un cheval qui tournait en rond.
Avec l’aide d’Alain POSTIAU, passionné par le Chemin de fer et son histoire :
La ligne 138 (Châtelineau – Florennes Gare de l’Est – 24 km) a été inaugurée le 14 juin 1855.
La première gare d’Acoz (face à la rue de la Raguette) a été construite en 1855.

La « grande gare » a été construite en 1866.

La gare d’Acoz-Centre a été construite en 1887.

La ligne 137 (Acoz-Mettet) a été inaugurée le 24 avril 1887.
Le dernier train de voyageurs a circulé entre Florennes Central et Châtelineau en juillet 1959.
Le 4 octobre 1960 : fermeture au service « voyageurs ».
Sur le tronçon Acoz – Châtelineau, le dernier train de voyageurs a été le « Spécial » mis en ligne pour le transport des Marcheurs de l’Entre-Sambre-et-Meuse vers Ophain en 1988. (voir ce blog – catégories « Acoz SNCB et souvenirs » – Novembre 2018).
La fermeture au trafic « marchandises » est intervenue le 1er juin 1991. Il n’y a plus eu de circulation après cette date sauf lors du démontage du tronçon Acoz- raccordement Disteel en 1996.
Le tronçon Acoz – Gerpinnes a été démonté en 1986.
→ Sa Majesté le Roi Albert 1er au château PIRMEZ le lundi de Pentecôte 16 mai 1932.

→ Adolphe HITLER au château de DORLODOT les 9 et 16 juin 1940. (voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 50 à 53)

→ L’académicienne Marguerite YOURCENAR au château PIRMEZ en 1922, 1929, 1954 et 1956. 
→ Le sextuple champion du monde de moto-cross Joël ROBERT, vers 1958-59, dans les anciennes sablières au Dessus-du-Bois. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – page 180).

→ Le chanteur Robert COGOI. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – page 181).

→ En 1972, le groupe musical « WALLACE COLLECTION » au château PIRMEZ pour une séance photos.

→ Son Altesse Royale le Prince PHILIPPE et la Princesse Mathilde d’UDEKEM d’ACOZ, le 9 février 2000, au château PIRMEZ. (Voir « ACOZ de A à Z » – tome 2 – pages 208 à 217).

→ Le rallye automobile international GUMBALL 3000, les 14 et 15 mai 2005, au château d’Acoz.
→ Le chanteur français Francis LALANNE est venu avec toute sa famille assister à la finale de la Coupe de Belgique de balle le samedi 20 juillet 2019.

Le ministre de l’Intérieur, Joseph MICHEL, du gouvernement de TINDEMANS II, annonce en le lancement du remodelage de la carte communale qui doit être abouti pour les élections communales d’octobre 1976. Plusieurs critères ont été utilisés pour regrouper les communes comme les éléments financiers, géographiques, linguistiques, économiques, sociaux ou culturels sans retoucher les limites des arrondissements administratifs et des provinces sauf si elles sont justifiées selon la loi du . Après avoir consulté les provinces et les communes entre septembre 1974 et janvier 1975 sur les propositions de fusions, un projet de fusion est écrit et soumis à deux comités ministériels régionaux, l’un pour la Wallonie et l’autre pour la Flandre. Ce projet aboutit à l’arrêté royal du , découpant la Belgique en 589 communes pour le , mais elle est repoussée de 6 ans pour et 7 communes de sa périphérie. Celui-ci est ratifié par la loi du . Le , la Belgique passe ainsi de 2 359 à 596 communes.

Au 31 janvier 2022, la population de l’entité Gerpinnes est estimée à 12.744 inscrits pour 6.559 boîtes aux lettres dont 1.062 pour l’ancienne commune d’Acoz avec le hameau de Lausprelle.

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© Alain GUILLAUME – Février 2022.
Sur le plan reçu de la famille ELOY concernant la maison de perception sise au pied de la Raguette, on peut y lire que cette dernière était appelée « aubette des droits de barrière de la vieille station ».
Cette appellation signifiait la présence d’une gare à cet endroit. J’ai en mémoire l’inscription sur la façade de la maisonnette située de l’autre côté de l’ancienne voie de chemin de fer : « ACOZ » en lettres blanches sur fond bleu. Dans les années 50-60, elle était habitée par Georges et Suzanne DEBURGES ; Georges étant employé à la S.N.C.B. Plus tard, la propriété fut rachetée par Jean et Christiane BLASZCZYK. Est-ce que ces derniers avaient eu connaissance de l’origine du bâtiment ? La demande leur est envoyée et un document photographique atteste bien qu’il abritait bien la première gare d’Acoz.

Alain POSTIAU confirme suite à un article du quotidien « LE RAPPEL » datant du 18 octobre 1955.
Cette gare fut donc construite en 1855, date de la mise en service de la ligne 138 Châtelineau-Morialmé et dont l’inauguration eut lieu le 14 juin.

Ne pas confondre ce bâtiment avec son voisin, également propriété de la S.N.C.B. qui fut occupé de longues années par Omer et Lucienne TOUSSAINT-BORBOUSE ; Omer, lui aussi ancien cheminot. Racheté dans les années 80 par la famille Léopold DERMINE, il appartient désormais à Nancy BLASZCZYK..
Le trafic ferroviaire nécessita la construction en 1866 d’une nouvelle gare qu’on appellera « la grande gare ».

En 1887, ce fut l’inauguration en grande pompe de la ligne 137 Acoz-Mettet ainsi que la petite gare au centre du village appelée « gare d’Acoz-Centre ».

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© Alain GUILLAUME – Janvier 2022.

D’après un registre personnel tenu par Joseph ELOY
STASSIN (de 1724 à 1735) – Desservant – Cité vicaire dans deux actes du notaire WARNIER de Gerpinnes en date des 21.6.1733 et 11.9.1738
DELBREUX Jean-Baptiste (de 1738 à 1746) – Directeur de la chapelle – Décédé le 19.10.1746 – Enterré dans le cimetière d’enceinte d’Acoz – Une pierre tombale a été dressée dans le mur extérieur du transept gauche lors de la suppression du cimetière
HUBLET (1807) – Recteur
DELAHAYE (1807) – Paroisse d’attache de Villers-Poterie
GOREZ Donat-Célestin-Joseph (de 1807-1812-26) – Desservant – Né à Gozée – Il fit ses humanités à Thuin, sa philosophie et sa théologie à Liège – Il exerça les fonctions de vicaire, 2 ans à Gozée et à cause des tristes évènements ( ?) qui se passaient alors, il fut confesseur dans la paroisse susdite pendant 4 ans – Il remplit aussi en même temps l’office de chapelain sans charge d’âmes à Joncret, alors dépendance de Gerpinnes où il se trouvait en octobre 1802 – En 1803, il devint curé de Joncret et en 1813, en outre, desservant d’Acoz – En 1827, il devint curé de Cambron-Casteau et en 1828 curé d’Aiseau où il mourut le 3.2.1836
BOURGEOIS (1827) – Desservant
BARDEAU (1828) – Desservant
BARNIER (1828) – Desservant
FAGNOT (1837)
DIJS Robert (de 1838 à 1840)
DARDENNE Joseph (de 1840 à 1852) – Curé – Décédé à Bruxelles le 1.8.1883
LENOIR Jean-Baptiste (de 1853 à 1868) – Curé – Né à Chimay et décédé à Ligne le 27.7.1883
MOUFFE François (de 1864 à 1874) – Curé – Né à Wanfercée-Baulet et décédé à Acoz
LAMBILLOTTE Lucien (de 1874 à 1885) – Curé – Né à Farciennes – Quitta Acoz pour Nimy

GOREUX Hijs (de 1887 à 1889) – Curé – Né à Wanfercée-Baulet et décédé à Acoz le 7.8.1889
DRUET Eugène (de 1889 à 1914) – Curé – Fusillé par les Allemands à Somzée le 24.8.1914 – Son nom est repris sur le mémorial épiscopal du diocèse de Namur érigé dans la cathédrale Saint-Aubin ; en effet, l’intéressé a été fusillé et otage sur le territoire du diocèse de Namur – Il est inhumé dans le caveau des de DORLODOT (les anciens) sous la tribune de DORLODOT, côté gauche de l’église Saint-Martin

NASSAUX Xavier (1914) – Desservant provisoire – Né à Chamborgneau (Bouffioulx) le 10.1.1891 – Président du Grand Séminaire de Tournay – Cofondateur du Collège Saint-Pie X – Ecole primaire à Bouffioulx et humanités à Eeklo – Docteur en Philosophie et Théologie de l’Université grégorienne – Ordonné prêtre à Saint-Jean de Latran le 11.4.1914 – Remplaçant à Acoz et chapelain à Lausprelle

DUBUISSON Philippe (de 1914 à 1922) – Né à Elouges le 23.12.1874 – Quitta Acoz pour Gilly
DIVERCHAIN (1922)
FLEURQUIN François (de 1923 à 1954) – Né à Mont-Saint-Aubert le 28.7.1881 et décédé à Kain – Un saint homme – Professeur au Collège Episcopal de Binche – Curé d’Acoz, prit sa retraite le 28 février 1954

MARTIN Robert (1954) – Né à Wagnelée le 14.2.1911 et décédé à Frasnes-lez-Gosselies le 15.5.1986
DOUBLET Albert (de 1954 à 1975) – Né à Welkenrardt le 21.10.1909 et décédé à Gilly le 23.3.1991 – Oblat de Marie Immaculée – Vicaire à Monceau-sur-Sambre – Aumônier du Centre d’Internement des Inciviques aux Anciennes Verreries Fourcault (1944) – Passé dans le clergé séculier – retraité comme aumônier à l’Hôpital de Jumet – Quitta la paroisse sans se préoccuper du remplacement afin de se garantir l’emploi d’aumônier

SCHMITZ (1975)
VERMORKEN Jean (1975) – De nationalité hollandaise – De l’Ordre des Pères Réguliers du Latran – Ancien curé de Fromiée – Membre de la Communauté de saint Augustin – N’assura le service que quelques dimanches et quitta la paroisse sans tambour ni trompette pour prendre la place d’aumônier à l’Hôpital Reine Fabiola de Montignies-sur-Sambre – Décédé en 1989

VAN LUAN Cao (de 1975 à 1984) – Né le 20.12.1914 et décédé en 1986 – Réfugié vietnamien – Entré au Grand Séminaire Saint-Sulpice à Hanoï en septembre 1933 – Ordonné prêtre à Hanoï le 8.6.1939 – Etudes universitaires de philosophie et lettres à l’Université de la Sorbonne à Paris de 1939 à 1947 – Retour au Vietnam en 1947 – Curé de Dunsa en 1948 et 1949 – Professeur de philosophie à Khain Dinh Hué, centre du Vietnam de 1949 à 1957 – Recteur fondateur de l’Université d’Etat de Hué de 1957 à 1964 – Conseiller du gouvernement du Président Ngi Dinch Diem – Professeur à l’Université de l’Etat de Saigon – Membre du Conseil National de la Culture et l’Education – Conseiller du Gouvernement – Supérieur des prêtres et fidèles du diocèse de Vinh (Nord du Vietnam) – Réfugié en Belgique le 10.8.1975 – Nommé curé de Saint-Martin à Acoz le 14.10.1975 – A pris possession de la paroisse le lundi 27.10.1975 – reparti aux U.S.A. après sa démission le 31.8.1984 – Départ réel le 12.9.1984

LAMOTTE Elie (de1984 à 1996) – Né en 1921 et décédé à Acoz en 1996 – Religieux de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, Maison de Gentinnes

VENNIX Joseph (de 1996 à 2006) – Curé de Gerpinnes

LALLEMAND Claude (de 2006 à 2019) – Curé de Gerpinnes

PARDONCE Philippe (de septembre 2019…) – Curé de l’Unité Pastorale de Gerpinnes – Né le 18 juillet 1983 – Originaire de Soignies – Ordination à Tournai le 28 juin 2009 – Nommé le jour même vicaire dans l’Unité Pastorale des Collines (entités communales de Frasnes-lez-Anvaing, Ellezelles et Flobecq).

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© Alain GUILLAUME – Janvier 2022. – Modifié en juin 2023.
Le jeudi 21 octobre 1926, un camion descend la rue de la Raguette à Acoz. Une cinquantaine de mètres plus bas que l’embranchement de la rue des Ecoles, il quitte subitement la chaussée, escalade la bordure et va s’encastrer dans un bâtiment sis en retrait.


Après déblaiement, on retire le corps sans vie du malheureux conducteur. Il s’agit de Cyprien Joseph LOSSON, voiturier, né à Bouffioulx le 8 mars 1900.
Il avait épousé Lucienne COLLYNS, fille d’une famille nombreuse bien connue dans la localité. Le couple était les heureux parents d’une petite fille prénommée Augusta, âgée d’un an.

On ne connaît pas les circonstances de l’accident. Est-ce dû à une défaillance humaine ou mécanique ? On ne peut se prononcer.

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Le 18 mai 1946, Augusta LOSSON a épousé Michel GUILLAUME. Ils habitaient à l’actuelle rue de Moncheret, en face de « Optimode ». Le couple a eu deux enfants, Jeanine et Francis.
Quant à Lucienne COLLYNS, elle épousera en secondes noces Jules ANDRÉ. Ils étaient domiciliés à la petite maison attenante à celle de Michel et Augusta.
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Merci à Geneviève LUSIAUX pour son aide précieuse dans mes recherches.
© Alain GUILLAUME – Janvier 2022.