Acoz dans la presse régionale en 1940

Il m’a semblé intéressant d’aller fouiller dans les archives des journaux régionaux, plus précisément dans la période où notre pays était sous domination de l’envahisseur. Le contenu des articles était sûrement filtré et les correspondants locaux devaient user de toute prudence pour relater les nouvelles et les faits divers.

« GAZETTE DE CHARLEROI » 17 janvier 1940

POUR LES MOBILISÉS

Les demoiselles du centre du village préparent actuellement une grande soirée dramatique et musicale au profit des soldats mobilisés du Centre.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 18 janvier 1940

DISTRIBUTION D’EAU

Le village est donc doté d’une distribution d’eau potable. Ceux qui ont fait raccorder leur maison l’apprécient. Si beaucoup s’abstinrent de le faire, la cause réside dans le fait que bien des maisons sont éloignées de la canalisation principale et que de ce fait les frais d’installation auraient été trop élevés pour leur bourse. Néanmoins, la judicieuse disposition des bornes permet à chacun de se procurer de l’eau potable sans difficultés, alors qu’autrefois il fallait aller la quérir loin : soit la tirer au puits ou la pomper là où l’on pouvait s’en procurer. Fini tout cela, l’eau est à portée de chaque habitation. Les fermiers, grands et petits, voient leur tâche allégée. Et puis, pour hommes et bestiaux, une eau potable est une garantie de bonne santé. Les réservoirs mis en service fonctionnement régulièrement et partout l’eau arrive avec une bonne pression.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 27 janvier 1940

AUX CHEMINS DE FER

Les voyageurs qui doivent utiliser le point d’arrêt du Centre se voient forcés d’attendre l’arrivée des trains en plein air car aucun abri n’est mis à leur disposition. S’il gèle, comme c’est le cas actuellement, il faut battre la semelle et se frotter les mains en se plaçant contre le mur de l’habitation du garde barrière. Il y a cependant assez de voyageurs utilisant ce point d’arrêt qui se trouve au centre du village pour justifier l’abri sollicité. N’y aurait-il pas à la S.N.C.B. un vieux wagon ou quelques vieilles planches pour mettre les voyageurs à l’abri ? Ils ne demandent pas du luxe.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 11 mars 1940

UN MAROCAIN EST ASSAILLI PAR DEUX MALFAITEURS

Dans la soirée de samedi, un marocain, Amar BOUMEKLA, colporteur, âgé de 61 ans, domicilié à Charleroi, 36, rue du Beffroi, a été assailli en face de l’église de Lausprelle, hameau de Acoz, par deux individus. Ceux-ci ont malmené brutalement le colporteur et sont parvenus à le dévaliser ; ainsi, ils ont réussi à voler à leur victime de somme de 7.000 francs en argent français et une somme de 1.000 francs en argent belge. BOUMEKLA, fort mal en point, a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes qui recherche activement les auteurs de cet attentat.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 18 AVRIL1940

DES RÉFUGIÉS

Les communes d’Acoz et de Joncret sont désignées pour recevoir éventuellement des évacués originaires du Grand-Duché de Luxembourg. Il faut espérer qu’on n’en arrivera pas à une telle éventualité.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 26 AVRIL1940

A LA FANFARE

Nous apprenons que la Fanfare Royale d’Acoz a décidé de reprendre son activité qui avait cessé fin août 1939 lors de l’ouverture des hostilités à nos frontières. Elle accomplira comme par le passé la mission qu’elle s’est assignée depuis sa fondation, avec les membres encore disponibles. Elle vient de tenir une réunion préliminaire.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 8 JUIN 1940

MORT EN EXIL

Nous apprenons que Monsieur Henri DECHAMPS, né à Gerpinnes le 2 septembre 1902 et demeurant route de Joncret à Acoz, est mort des suites de blessures contractées le 17 mai dernier, à Gisors (France), lors de son exode. Nous présentons à son épouse, à son enfant et à sa famille éplorés nos condoléances sincères et émues.

(Voir la liste gravée au monument aux morts des deux guerres mondiales, adossé à la façade de l’église Saint-Martin).

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 25 JUIN 1940

Monsieur Maurice VANDEVOORDE, vendeur de la « Gazette de Charleroi », passe tous les jours, dans la matinée, dans le village. Réservez-lui bon accueil.

Dans les années 50-60, je me souviens de son passage journalier, avec son vélo doté d’une grande sacoche au-devant du guidon.  Il habitait Gerpinnes-Centre et on l’avait surnommé « Maurice El Gaz’tier ».

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 14 JUILLET 1940

INITIATIVE LOUABLE

Depuis quelques semaines, les rues de la localité font l’objet de travaux sérieux de sarclage et de curage des fossés, ce qui donnera bientôt au village un aspect riant. Pour effectuer ces travaux, des équipes de chômeurs sont employées. Les chômeurs sont occupés un nombre de jours correspondant au montant des secours reçus. C’est une heureuse initiative du présent conseil communal et une garantie que les secourus ne se sentiront pas amoindris puisqu’ils fournissent un travail équivalent  à l’allocation qui leur est octroyée. Cette initiative a aussi pour but de remettre tout le monde au travail et de donner en même temps aux familles ouvrières un peu de confort en attendant que les industries rouvrent leurs portes. Ne serait-ce pas aussi le moment de défricher quelques terrains qui seraient ensuite livrés à la culture ? On pourrait peut-être aussi procéder au reboisement de certaines sablières abandonnées. On en récolterait le bénéfice plus tard.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 19 JUILLET 1940

EXODE TRAGIQUE

Est décédé lors de son exode vers la France notre sympathique concitoyen Monsieur Emile LECLERCQ, touché par un éclat de bombe, sous les yeux de sa mère affolée. Le défunt était bien connu dans la région car il avait beaucoup de fois occupé le poste de major de la Compagnie de « Marcheurs » d’Acoz lors de la Sainte-Rolende à Gerpinnes et de la Saint-Roch à Acoz. C’était un excellent cavalier qui suscitait l’admiration générale. Il fut enterré à Thirimont et ramené dernièrement dans notre nécropole. Nous présentons à sa mère nos condoléances émues.

Emile LECLERCQ 650

LES RÉFUGIÉS

Sur une population de 1.400 habitants, il reste une quarantaine de ménages au Centre et environ 35 ménages à Lausprelle qui ne sont pas rentrés de leur fuite vers la France. On espère que bientôt ils seront tous rentrés.

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  7 ET 17 JUILLET 1940

QUI A VU ?

Soldat VERRECHT Joseph, 63e de Ligne, 1ère Cie, Acoz.

Soldat CHAPEAUX Emile,  41e de Ligne, 6e Cie, A^476-2-A. B, Acoz.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 19 JUILLET 1940

LE SABLE

Déjà une sablière a repris son activité. Une activité assez réduite il est vrai mais qui constitue un indice de reprise. Naturellement le transport de sable s’effectue par la route au moyen de chariots tirés par de solides chevaux. Avec ce matériel roulant abandonné depuis belle lurette renaît un peu de poésie. Il est à souhaiter que d’ici peu de temps d’autres lieux d’extraction de sable se remettent au travail. Pour que la reprise soit complète, il est nécessaire que le pont de chemin de fer situé entre Châtelet-Ville et Châtelineau soit réfectionné.

CHOSES COMMUNALES

Ainsi notre nouveau bourgmestre est Monsieur Eugène MEUNIER. Il est admirablement secondé dans ses fonctions par Monsieur Hector POULEUR qui se dépense sans compter  pour assurer le meilleur bien-être à notre population. En ce qui concerne le ravitaillement et l’approvisionnement des épiceries les démarches qu’il fit au début de juin doivent être appréciées à leur juste valeur. Sa diplomatie aidant, il mène à bien la tâche qu’il s’était assignée. Rien ne lui échappe, il organise tout. Au hameau de Lausprelle, signalons la débordante activité de Monsieur Paulin DELPIRE. Le dévouement du garde-champêtre Monsieur Marcel BERNY doit être mentionné ainsi que celui des membres du ravitaillement et du comité de secours. Le brigadier-cantonnier Monsieur Emile POULEUR veille attentivement à l’exécution parfaite des travaux de voirie communale. Un second garde-champêtre a été nommé, Monsieur Georges HUBAUX, pour le hameau de Lausprelle ainsi qu’un garde-champêtre de nuit. Cette semaine, il a été procédé à la nomination  d’un garde de nuit chargé de veiller aux récoltes et à la propriété privée. L’élu est Monsieur Fernand SCIEUR. Enfin, le nouveau secrétaire est Monsieur Fernand POULEUR.

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  28 JUILLET 1940

DES CONVOIS DE CHARBON

Quel ne fût pas l’étonnement des Acoziens de voir passer en gare d’Acoz un petit convoi se dirigeant vers Florennes. C’était une locomotive des Charbonnages de Boubier tirant quelques wagons de charbon. Depuis lors, le trafic n’a cessé de s’intensifier et il ne se passe pas un jour sans que l’on puisse constater combien de demandes en charbon sont nombreuses. Beaucoup de convois venant du charbonnage s’acheminent ainsi vers le lieu de destination. Notons également que le charbon est transporté par ce même procédé vers Mettet. Bien plus, les poseurs de voies de ces charbonnages ont effectué les réparations qui s’imposaient par suite de la guerre. Quel est celui qui se refuserait d’être optimiste en présence de telles constatations ?

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  5 AOUT 1940

MORT DU DERNIER BUCHERON

Lundi ont été célébrées les funérailles de notre dernier bûcheron, Monsieur Jules VANDERESSE, qui est mort comme il avait vécu, simplement. Notre vieux bûcheron était en effet un philosophe, sachant se contenter de peu. Il aimait la forêt au sein de laquelle il a passé sa vie à abattre des arbres séculaires sous les rudes coups de sa cognée. Il était aussi notre dernier faucheur public. Avec lui, un peu de poésie s’est donc éteinte. Signalons aussi que notre vieux bûcheron avait élevé une très nombreuse famille à laquelle nous présentons nos condoléances.

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« GAZETTE DE CHARLEROI »  10 SEPTEMBRE 1940

LE TRAFIC FERROVIAIRE

On nous informe que, très prochainement, le trafic ferroviaire sera intensifié sur les lignes « Acoz-Mettet », « Acoz-Florennes » et « Acoz-Châtelineau », pour les trains de voyageurs. Il y aurait deux trains « descendants » et deux trains « montants » en plus par jour. Les riverains de ces deux voies ferrées s’en réjouiront certainement. Le rétablissement du trafic jusque châtelineau leur a déjà fait grand plaisir. Ainsi, lentement mais sûrement, la vie normale reprend.

LES POTEAUX ELECTRIQUES

On procède actuellement à la pose de lignes aériennes conductrices de courant sur les nouveaux poteaux en acier qui remplaceront ceux en bois vraiment trop vétustes. Voilà une bonne mesure car cette substitution de l’acier au bois évitera bien des inconvénients en périodes de grand vent et de la chute des neiges.

UNE COLLISION

La courtoisie n’est pas morte. Hier, une rencontre s’effectua entre deux cyclistes qui pourtant roulaient assez modérément. Le choc fut assez fort mais il n’y a eu heureusement que des dégâts matériels. Nous avons enregistré avec plaisir la parfaite courtoisie de ces deux ouvriers qui ne se prodiguèrent pas de gros mots bien qu’ils fussent visiblement contrariés de devoir poursuivre leur route à pied, la roue avant de chaque vélo étant endommagée. Les témoins n’en revenaient pas. Un tel fait est tellement rare qu’il méritait d’être signalé.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 11 SEPTEMBRE 1940

LE TÉLÉGRAPHE

Les relations téléphoniques sont reprises avec le village, comme avant les événements. Ainsi, petit à petit, tout redevient normal, à la satisfaction unanime.

DES ABRIS

La D.A.P. locale a pris ses dispositions en vue d’assurer, dans l’éventualité d’un bombardement aérien, des abris convenables. En divers points du village, les plaques jaunes réglementaires sont placées, mentionnant : « Abri – Luftschuizraum ». Un bon point.

DES VOLS

Des nettoyeurs de clapiers et de poulaillers sont venus faire preuve de leurs tristes talents dans le hameau de Lausprelle, durant la nuit. De plus, un mouton qui paissait non loin de l’église du hameau a été volé. On espère fermement que les voleurs seront bientôt connus.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 17 SEPTEMBRE 1940

A LA MAISON COMMUNALE

Sauf à de rares occasions, notre place communale n’a connu une animation comparable à celle qui y règne aujourd’hui. Il en est de même pour notre maison communale. C’est que notre modeste palladium reçoit de nombreuses visites : ouvriers venant faire viser leur carte de secours ou toucher leurs locations, possesseurs d’autos et de motos venant s’enquérir du jour de distribution de l’essence, commerçants ayant besoin d’un « papier », gens en quête d’un renseignement, femmes jaseuses, c’est leur mignon péché, venant mensuellement s’approvisionner en timbres. Et parmi tous ces visiteurs, on voit s’affairer conseillers et employés communaux dont le constant souci est de donner satisfaction à tout le monde selon les lois en cours. Et forcément notre place s’est muée en forum où se tiennent parfois de paisibles conciliabules qui se terminent souvent par de bons mots. Indifférente à ce va-et-vient, notre église est là grave et figée comme un sarcophage mérovingien. Et sur son socle de pierre, le buste du célèbre maître des Forges et de Verreries de DORLODOT, premier bourgmestre de la Belgique de 1830, regarde impassible cette animation à laquelle il s’habitue déjà. C’est que maintenant les services administratifs communaux constituent plus que jamais le centre de gravité de notre vie, résultat de la révolution opérée par l’instauration de l’ordre nouveau.

A LA GARE

Peu à peu notre station de chemin de fer reprend sa physionomie d’avant les évènements de mai dernier. Le personnel est rentré et, sous les ordres du chef de station, a remis tout en ordre. Actuellement des ouvriers procèdent au désherbage des voies. Si les convois de voyageurs ne sont pas nombreux, il n’en est pas de même des trains de marchandises dont les rames sont souvent interminables. Il est vrai que maintenant le trafic s’effectue vers Florennes et Walcourt en attendant la reconstruction des ponts sur la Sambre. Au qui, de temps en temps, s’effectuent des chargements de sable et de terre glaise. Et quel plaisir d’entendre le souffle puissant des locomotives, les coups de sifflets stridents, la chanson des bielles célébrant le progrès et le roulement des trains. Quel plaisir aussi de voir flotter au-dessus des trains ces nuages de fumée, tels une chevelure dont les boucles imprécises à l’extrémité, se relevant en volutes légères, s’amincissant à l’infini pour se résorber peu à peu dans les vapeurs du ciel. Chacun retrouve ainsi sa vie d’il y a quelques mois.

TRAVAUX

Il y a quelques semaines, nous nous souhaitions que les travaux de réfection de la grand’route soient repris à bref délai. Actuellement, c’est chose faite, les travaux ont repris le mardi 10 courant. La dure musique a repris, la musique des paveurs dont les instruments sont le marteau et la pesante « demoiselle ». On espère que ces travaux seront menés rondement afin qu’ils soient terminés dans le plus bref délai.

CONSIDERATIONS

Sans le boulanger aurions-nous du pain ? Chez nous, nous n’avons jamais manqué de boulanger, sauf à l’époque où nos ménagères cuisaient leur pain au four banal. En ce temps-là, toutes les femmes étaient boulangères. Nous avons eu trois boulangeries ? Il nous en reste deux aujourd’hui ; une au Centre, l’autre au hameau de Lausprelle. Mais le travail n’est plus le même en raison de l’emploi du pétrin mécanique et des fours électriques. Aussi évoquons-nous le fournil tout blanc avec ses murs chaulés, la grande table enfarinée, les sacs rebondis appuyés contre le mur, la maie où gonflait la pâte, et le boulanger lui-même avec sa vareuse sans manches, son pantalon et son tablier de toile. La besogne du boulanger était rude. Il fallait des poings solides pour remuer, presser, retourner, déchiqueter, déchirer la pâte. Et puis, quand le four ouvrait sa grande gueule et vomissait son haleine brûlante, que les flammes léchaient  la voûte du four, il fallait attiser le feu, racler le pavé, enfourner le pain. Est-ce à dire que la sueur ne perle plus sur le front des braves boulangers et ne ruisselle plus sur ses joues luisantes ? Quel non ! Au contraire, ils travaillaient encore ferme et dur, car leur passage de maison en maison est toujours impatiemment attendu. Le pain, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Quant au boulanger il faudrait le créer bien vite.

AUX ECOLES

Durant quelques semaines les cours des écoles communales des garçons furent centralisés à l’école du Centre, un seul des deux instituteurs étant rentré. Les garçons du hameau de Lausprelle devaient donc se déplacer jusque dans le centre du village, ce qui contrariait un peu les parents étant donné le long chemin à parcourir. Aujourd’hui, tout est rétabli, un jeune instituteur donnant les cours de lecture.

JEU DE BALLE

Les enfants s’ennuyent le dimanche chantait Charles TRENET. Les parents aussi. C’est que l’on n’a absolument rien pour se distraire. Il fait bon rester chez soi à la mauvaise saison, il n’en est pas de même par les beaux après-midis ensoleillés de la belle saison. Et forcément on se rappelle la saine distraction que procurait autrefois la petite balle au tamis et durant quelques années postérieures à 1930 la demi-dure. On se souvient aussi de l’enthousiasme que suscitait la belle phalange des « Coquis », championne de 3e catégorie en 1932 avec les POULAIN, POULEUR, SAINTHUILE, TENRET et BERNY, laquelle joua après remaniements en seconde, puis en première catégorie ainsi que les parties des « Mouchets » de Lausprelle. Toutes firent parler d’elles favorablement. Grâce à elles, tout le monde s’amusait le dimanche d’autant plus qu’il s’était créé une émulation régionale, une grande rivalité sportive. Pourquoi ne recommencerait-on pas en mettant en action les moyens dont on dispose actuellement ? Et si l’on jugeait que la balle au gant est trop coûteuse vu le coût des gants et la grande consommation de balles on pourrait jouer à la pelote dont la beauté est indiscutable et l’attrait très grand par les contre-rechas. C’est d’ailleurs le sport d’été en vogue actuellement.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 25 OCTOBRE 1940

IMPRUDENCE

Vendredi, une auto tirant une remorque, passait sur la grand’route. Soudain, la remorque se détacha, fila de côté et culbuta. Elle s’arrêta juste à temps pour ne pas blesser un garçonnet de 5 ans qui était debout devant sa maison ; le fils de Monsieur Pierre DECOURT, chef électricien à la division de Moncheret des Aciéries et Minières de la Sambre. On constata que la remorque était simplement attachée à la voiture avec une corde, ce qui est une grande imprudence.

MARGARINE

La margarine est arrivée dans les magasins, à la grande joie des ménagères qui se sentent soulagées. Tant mieux, cela va leur permettre de faire quelques bonnes sauces. Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 26 OCTOBRE 1940

DEUX ACCIDENTS

Monsieur Marcel HOUYOUX, l’ancien coureur cycliste bien connu, habitant Bouffioulx, descendait à vélo la route de Villers-Poterie, lorsqu’il dérapa et s’abattit sur le sol. Après avoir reçu les premiers soins nécessités par son état, il fut transporté en ambulance à l’hôpital de Châtelet où il est resté en traitement. Le médecin a diagnostiqué une fracture du crâne. Cet accident a provoqué dans le village un grand émoi car la victime y avait eu jadis de nombreux admirateurs.

Marcel HOUYOUX 650

Mardi vers 4 heures de l’après-midi, un auto-camion a tamponné au quartier de la brasserie un cycliste rentrant de son travail. L’état de la victime, âgée de 60 ans, ne paraît pas bien grave.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 28 NOVEMBRE 1940

LES « BARRIÈRES »

Nous avons cité plus haut la «  Barrière » et la « Cabane ». Deux noms avons-nous écrit, qui pleurent bon le folklore. Et de fait, ils nous viennent d’une époque révolue. Il y avait 4 « Barrières » à Acoz : Une au hameau de Lausprelle, presque à la limite du village, sur la route qui mène à Couillet ; la seconde en plein cœur de la commune, près de la cure, aux 4 Chemins « Barrière di chez l’Curè » ; la troisième à la côte de Gerpinnes « Barrière dou Tienne » ; et la quatrième près de la «  vieille station ». De ce fait, les entrées et les sorties du village étaient bien gardées. Il ne s’agissait certes pas de fortins mais d’endroits où devaient être payé l’octroi. Les bureaux eux, dont deux se nommaient « cabanes » étaient naturellement des cabarets dont les tenanciers faisaient des affaires d’or. A cette époque déjà lointaine, tous les véhicules passant en ces lieux étaient soumis au paiement d’une taxe, ce qui ne se passait pas toujours sans heurts. Si les habitués s’arrêtaient de bonne grâce, principalement des routiers qui en profitaient pour boire une pinte, certains étrangers plus malins arrivaient au grand trot de leurs chevaux et brûlaient la consigne, sous les imprécations de la préposée qui n’arrêtait pas de crier : « Barrière ! Barrière !… ». Tous ces cabarets étaient aussi les lieux de rendez-vous des joyeux drilles et des Seigneurs Grandgoussiers héros de « pasquéyes » truculentes que les vieux ont conservées fraîches dans leurs mémoires. Breughel eût pu en ces lieux exercer son talent de peintre de la joie populaire. L’octroi fut supprimé il y a longtemps déjà et les cabarets un à un fermèrent leurs portes. Un seul resté en honneur « l’Barrière dou Tienne ». Un peu du passé est mort.  Nous avons voulu le faire revivre un instant.

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« GAZETTE DE CHARLEROI » 31 DECEMBRE 1940

OCCULTEZ LE MATIN COMME LE SOIR

Le Gouverneur de la Province du Hainaut nous communique : « L’autorité allemande se plaint que l’occultation n’est pas suffisante ». Il est rappelé qu’afin d’éviter de graves ennuis l’occultation doit être complète et que, contrairement à ce que beaucoup pensent, elle doit être faite le matin comme le soir jusqu’à ce que la lumière du jour soit bien complète. L’occultation des autos, motos, vélos doit aussi être entière ; on ne peut laisser diffuser que la lumière strictement nécessaire. Les véhicules qui ne satisferaient pas à ces conditions pourraient être saisis. Il importe que tous observent scrupuleusement ces règlements sous peine de se voir punir sévèrement et privés, le cas échéant, de leurs véhicules.

Commentaire d’Etienne ELOY

J’ai lu comme d’habitude avec un grand intérêt, ce nouveau travail qui nous informe de faits que je n’ai pas connu vu mon âge! Un des articles « occultez le matin comme le soir » m’interpelle.

Dans la maison familiale, nous avions une pièce à l’arrière du bâtiment adossé au jardin, qui comme fenêtre possédait une verrière en forme de pyramide en verre avec une structure métallique. La toiture étant une plate-forme en zinc. Elle se situait au centre du plafond afin de disperser la lumière dans toute la pièce. Lorsque j’avais environ 8 ou 9 ans, j’avais remarqué une sorte de verrou en bois sur le plafond aux 4 coins de cette verrière. Curieux, j’avais demandé aux parents à quoi servaient ces espèces de papillons en bois. J’ai eu comme réponse que c’était pour cacher la lumière qui aurait pu être vue à l’extérieure, en fixant un cadre sous la verrière avec une toile noire au moyen de ces papillons de bois.

Voilà l’explication de ce qu’était l’occultation chez nous pendant la guerre.

On apprend tous les jours ! 

                                                                 Etienne ELOY

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Tous ces articles étaient signés « V.T. », les initiales de Victor TAMINES. Ce dernier habitait avec sa famille sur la place du Dessus-du-Bois. J’ai fréquenté l’école communale du village avec son fils Baudouin et celui-ci se connecte régulièrement sur notre blog. Il m’a donc été facile de le contacter pour lui demander de nous présenter son papa. Ce qu’il nous a fait avec grand plaisir.

Victor TAMINES

Il est né le 8 décembre 1909.

Il a fait ses études chez les Frères à Châtelet pour ensuite fréquenter l’école Pigier (École de commerce). Il a travaillé pour une société d’import-export avant de rejoindre les magasins « L’ABEILLE » à Marcinelle où il a rencontré Maman. (Maria SEGERS).

Ils ont eu deux enfants : Guy en 1936 et moi, Baudouin, en 1948.

Ils sont venus habiter à Acoz, d’abord à la rue de la Raguette avant de déménager à la rue du Dessus-du-Bois dans la maison où habitait mon grand-père paternel, veuf.

Papa fut employé aux Usines de Moncheret où il y restera jusqu’à son décès en 1968.

VICTOR TAMINES 650

Il a écrit des articles sur Acoz dans divers journaux régionaux : « Le Journal de Charleroi », « Le Rappel, » « L’ndépendance », » Vers l’Avenir. » Je crois aussi des articles plus généraux dans l’hebdomadaire « Le Moustique ». Ses sujets préférés, en dehors des événements locaux, étaient le jeu de balle dont il était grand amateur et les Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse. (Saint-Roch et Saint Frégo à Acoz et Sainte-Rolende à Gerpinnes auxquelles nous assistions sans faute chaque année).

En 1964, il a écrit quelques articles sur le passage des troupes françaises à Acoz et la chasse que leur fit l’armée allemande vers Gozée.

Il a participé aussi au « Comité Scolaire » sollicitant des lots auprès des entreprises pour des tombolas afin notamment de créer une bibliothèque à l’école communale.

Il s’est aussi beaucoup intéressé à l’histoire des habitants du château d’Acoz et à Octave PIRMEZ mais aussi à la famille de DORLODOT.

                                                              Baudouin TAMINES.

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© Alain GUILLAUME – 9 mai 2024.

Sortie des tomes 3 et 4 des ouvrages « ACOZ de A à Z »

Pour faire suite aux éditions des deux premiers tomes et de la photothèque, les tomes 3 et 4 sont à présent disponibles.

couvertures

Ces deux ouvrages accueillent plus de 180 dossiers relatifs à l’histoire locale. Ces derniers ont été publiés sur le blog d’Acoz (https://acozblog.com).

Plus de 320 pages par tome. Format A4, impression quadrichromie sur papier satiné 130g, reliure dos carré.

Les plus importants dossiers traitent de :

– l’histoire de l’Ecole du Couvent des Sœurs de la Providence – plus de 100 photos de classe avec identification des élèves et enseignants (de 1898 à 2002) ;

– la dénomination de la « maison autrichienne » ;

– la première maison communale ;

– la crypte de l’église paroissiale Saint-Martin ;

– les desservants et curés de la paroisse Saint-Martin ;

– les anciennes gares ;

– les barrières de perception ou de l’octroi ;

– les dernières élections communales acoziennes ;

– le quai de déchargement des sablières ;

– le café DAFFE-TENRET ;

– les magasins du village ;

– l’histoire des bureaux de poste ;

– le pré-RAVeL de l’ancienne ligne de chemin de fer 138 (tronçons 2 et 3) ;

– l’assassinat d’Hector POULEUR, le procès des assassins, la cérémonie d’hommage ;

– des écrits d’Octave PIRMEZ ;

– le moulin « SCIEUR » ;

– visite de saint Nicolas en hélicoptère avec photos-souvenirs des jeunes acoziens de l’époque ;

– les comités de jeunes ;

– les anciennes fêtes communales ;

– l’orchestre « LES FELINS » ;

– les processions religieuses ;

– les anciens tambours-majors et sergents-sapeurs ;

– la carrière de grès ;

– les sobriquets ;

– la toponymie ;

– d’Acoz à Jacques de Compostelle ;

– l’abri anti-aérien de la gare ;

– la charronnerie ;

– précisions sur « El rûwe du Madjustêr » ;

– d’autres petits dossiers relatifs au village.

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Si vous désirez acquérir ces ouvrages, vous pouvez me contacter via mon adresse mail : a.guillaume@skynet.be en précisant vos nom, prénom, adresse complète et numéros de téléphone ou GSM ou en passant à l’imprimerie GUILLAUME, rue de Moncheret 28 à Acoz.

Les deux ouvrages sont en vente au prix de 45 euros (les 2 tomes), à verser sur mon compte bancaire : BE61 1262 0887 4517 (Alain GUILLAUME) ou en réglant cette somme à l’imprimerie, rue de Moncheret 28 à Acoz (le Bancontact de l’imprimerie n’est pas disponible pour ce paiement).

Alain GUILLAUME – Rue de Moncheret 24 – 6280 ACOZ – 0479 71 07 83 (uniquement par SMS)

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Alain GUILLAUME – 27 mars 2024.

Acoz dans la presse régionale au 19e siècle

Pour une bonne lisibilité, j’ai retranscrit toutes ces coupures de la presse régionale : LE JOURNAL DE CHARLEROI,  LA GAZETTE DE CHARLEROI, L’INDEPENDANCE.

ACOZ – octobre 1848 – Nomination des bourgmestres et échevins – Province de Hainaut – Arrondissement de Charleroi – ACOZ : bourgmestre, de DORLODOT E ; échevins PHILIPPE M. et SCIEUR A.

ACOZ – 5 avril 1849 – Un événement bien triste est arrivé mercredi dernier à Biercée près de Thuin. Le nommé Dieudonné PATIGNY, âgé de 33 ans, cabaretier, domicilié à Acoz, revenait de Maubeuge avec deux chevaux de luxe adressés à M. de DORLODOT d’Acoz. Ce malheureux avait eu l’imprudence de se lier au poignet, au moyen d’un noeud coulant, le licou de sangle avec lequel était bridé le cheval qu’il tenait à la main. Sur la grande route de Biercée, ce cheval s’emporta et entraîna à une telle distance que son infortuné conducteur que, lorsqu’on arriva pour porter secours à celui-ci, on ne trouva plus qu’un cadavre horriblement mutilé. Il avait, suivant la déclaration de M. MAILARD, médecin, le cou rompu, et la mort a dû être presqu’instantanée.

Il fut inhumé dans l’ancien cimetière d’Acoz. On trouve toujours trace de sa plaque scellée au mur de l’église paroissiale Saint-Martin.

PLAQUE PATIGNY 600

ACOZ – 22 juillet 1849 – JUSTICE – Par jugement du tribunal correctionnel de Charleroi, du 19 juillet courant, Jean-Hubert MORIAMÉ, mineur, domicilié à Acoz, a été condamné à 7 mois de prison, pour sévices envers sa mère légitime et sa soeur.

ACOZ – 15 octobre 1852 – Un bien triste accident est arrivé avant-hier, vers 11 heures du matin, à Acoz. Les nommés Célestin et Célina POULEUR, âgés repectivement de 8 et 10 ans, enfants du nommé Célestin POULEUR, journalier demeurant dans cette commune, jouaient dans une sablière lorsque tout à coup est survenu un éboulement considérable. Ils furent recouverts de 8 pieds de terre. Retirés 2 heures après, ils ne donnaient plus aucun signe de vie.

ACOZ – 14 avril 1856 –  On nous écrit qu’un bel orgue dû à la générosité de M. de DORLODOT, bourgmestre et sénateur, a été placé dans l’église de cette commune. L’instrument est à 6 jeux format 7 registres et d’une puissance et d’une égalité de sons remarquables. Chaque jeu parle bien de son vrai caractère, et les jeux doux ont un moelleux des plus agréables.

ACOZ – 6 juin 1856 – Par arrêté en date du 19 mai 1856, le ministère de la justice approuve une délibération du conseil de fabrique de l’église d’Acoz tendant à accorder au sieur Eugène-François de DORLODOT, à Acoz, pour lui et sa famille, la concession d’une tribune dans ladite église, et ce, en considération des bienfaits dont il a gratifiés à cette église.

ACOZ – 4 septembre 1859 – On a découvert à Acoz dans une propriété appartenant à Madame la douairière Benjamin PIRMEZ-DRION des armes antiques, des urnes, des vases et d’autres objets ; malheureusement hormis les urnes, les autres trouvailles ont été brisées par la pioche des ouvriers.

ACOZ – 15 octobre 1896 – REVUE DES PERMISSIONNAIRES – Le commandant de gendarmerie ARCHAMBEAU, de Charleroi, passera la revue des permissionnaires de ce district aux dates, heures et endroits désignés ci-après : lundi 2 novembre à 7 heures 30 à Acoz, école communale des garçons, pour les communes de Acoz, Bouffioulx, Gerpinnes, Gougnies, Joncret, Nalinnes, Presles et Villers-Potteries.

ACOZ – 18 janvier 1860 – En 1846 l’on avait découvert à l’extrémité de bois de Châtelet, sur le territoire d’Acoz, un filon de minerais de cuivre qui, soumis à l’analyse, donna un rendement de 22 %. Une société d’industriels se constitua alors pour l’exploiter et l’on fit tous les travaux de recherches nécessaires mais l’on n’en trouva par la continuation. Ce qu’on avait mis au jour dans le principe était une poche telle qu’on en rencontre dans les exploitations de minerais de fer, et une fois épuisée il avait été impossible  de retrouver le minerais précieux, et bientôt les recherches furent abandonnées. Il paraît qu’on va les reprendre incessamment, et cette fois espère-t-on, elles seront couronnées de succès. C’est jusqu’aujourd’hui le premier filon de minerais de cuivre qu’on trouve dans le bassin de Charleroi.

ACOZ – 21 mars 1865 – Une triple prévention pèse sur Gustave BOLLÉ, âgé de 21 ans, ouvrier lamineur, né à Biesme, demeurant à Acoz. Dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier, il fut trouvé, en compagnie d’un autre individu, chassant dans un bois appartenant au prince de Ligne. A l’approche des gardes, le compagnon prit la fuite et ne put être rejoint par les agents forestiers ; moins heureux, BOLLÉ fut arrêté. Le délinquant aurait, d’après les gades cherché, en se débattant, à leur porter des coups de pieds mais sans pouvoir les atteindre. L’instruction avait, en outre, établi que l’un des braconniers était porteur d’un fusil se démontant à la minute. Le tribunal correctionnel de Tournai condamna Gustave BOLLÉ, pour le fait de complicité de délit de chasse, à une amende de 100 francs, plus à payer une somme de 20 francs à titre de dommages-intérêts envers le propriétaire qui s’était porté partie civile. Le tribunal, par son jugement, écarta la prévention et celle d’avoir été trouvé porteur d’une arme prohibée. Le cour d’appel de Bruxelles a confirmé le jugement.

ACOZ -24 décembre 1865 – A vendre un coupé et phaeton. S’adresser à Louis, cocher, à Acoz.

ACOZ – 16 février 1869 – On nous écrit d’Acoz, le 12 février. Monsieur le Directeur, dans vitre numéro du 10 janvier vous avez annoncé qu’une députation du conseil communal d’Acoz devait se rendre à Ligne pour offrir en cadeau 6 services en argent et une pendule en marbre noir, à Monsieur LENOIR, ancien curé d’Acoz. Ces objets n’étant pas prêts, le départ dû être retardé jusqu’au 7 février. Lorsque la députation du conseil communal et les quelques habitants d’Acoz qui l’avaient accompagnée arrivèrent à Ligne, toutes les cloches se mirent en branle. Nous nous sommes immédiatement rendus dans un estaminet près de l’église, où nous avons exposé nos présents, afin de faire apprécier aux habitants de Ligne combien Monsieur LENOIR était ailé à Acoz. Les 6 services portaient l’inscription suivante : « hommage des habitants d’Acoz à M. LENOIR, curé – Décembre 1868 ». Il était gravé sur la pendule : « Acoz reconnaissant – 1869 ». Nous nous sommes ensuite dirigés vers la cure où Monsieur LENOIR nous reçut à bras ouverts. Monsieur Xavier DEMEURE, premier échevin, a prononcé un discours.

ACOZ – 10 mars 1869 – On nous signale un accident survenu à Acoz. Un ouvrier des carrières de MM. de DORLODOT frères, un nommé Joseph MOREAU, père de famille, a été renversé par un énorme bloc de grès, qui lui a cassé une jambe.

ACOZ – 21 avril 1869 – La mort vient de terminer la belle et laborieuse carrière de Monsieur Eugène de DORLODOT père, ancien sénateur, décédé hier à Bruxelles, à l’âge de 87 ans. M. de DORLODOT était un des plus anciens et des plus considérables industriels de notre arrondissement. I y a pour sa part contribué puissamment à l’introduction dans le pays et au succès de deux de nos principales industries : la verrerie et la forgerie. Le service funèbre sera célébré demain mercredi 21 avril à Acoz. Le samedi 24 avril, un second service aura lieu à Saint-Josse-ten-Noode lez-Bruxelles. Un train spécial partira demain mercredi à 10 heures du matin, de Châtelineau pour Acoz.

ACOZ – 30 janvier 1870 – On a perdu jeudi à midi, près de la station à Châtelineau, un chien d’arrêt pointer, blanc et jaune, de forte taille. Bonne récompense à celui qui le ramènera à M. Octave PIRMEZ.

ACOZ – 2 octobre 1871 – Etude de Me PIRET, notaire à Châtelet.  Vente de taillis et peupliers à Acoz. Le lundi 2 octobre 1871, à 3 heures, chez le sieur  Xavier GILOT, cabaretier à Acoz. A la requête de Monsieur Octave PIRMEZ, il sera procédé par le ministère de Me PIRET, notaire à Châtelet, à la vente de taillis croissant sur le bois du moulin et le bois Bierlu, contenant ensemble 2ha 59a 93ca et de 13 lots de peupliers. Pour renseignements, s’adresser à Félicien TOUSSAINT, garde au château d’Acoz.

ACOZ – 4 octobre 1872 – Nous vous avons annoncé la perte cruelle que vient de faire l’une des plus honorables familles de ce pays. Monsieur Ferdinand-Louis-Benjamin PIRMEZ d’Acoz, au début d’une carrière qui s’offrait à lui sous les auspices les plus brillants et des plus heureux, vient d’être frappé, à Liège, frappé d’une mort subite, dans sa vingt-huitième année. Les nombreux amis de la famille PIRMEZ compatiront vivement à la terrible désolation qui l’atteint d’une manière si inattendue. Un premier service, le corps présent, a été célébré en l’église Saint-Vincent à Liège, le 1er octobre. L’inhumation a eu lieu à Acoz, le 2 octobre. Un second service sera célébré en l’église d’Acoz, demain samedi 5 octobre à ?? heures. Les amis et connaissances de la famille qui par oubli, n’auraient pas reçu de lettre de faire-part, sont priés de considérer le présent avis comme en tenant lieu.

Il s’agit du frère d’Octave. Il serait décédé suite à une blessure provoquée par une arme à feu (accident ou suicide ?).

Fernand Pirmez

ACOZ – 3 juillet 1872 – Elections communales du 1er juillet 1872.  Ont été élus : Eugène de DORLOD0T 82 voix ; Xavier DEMEURE 81 voix ; Jean-Baptiste PHILIPPE 78 voix ; Xavier GILLOT 78 voix ; Jacques MATHIEU 70 voix ; Alexandre FAUVILLE 70 voix ; Jacques HELSON 70 voix ; Jean-Baptiste BARRA 65 voix ; Célestin DEMIERBE 70 voix. 4 bulletins blancs.

ACOZ – 3 août 1874 – Hier vers 7 heures du soir, une femme étrangère, âgée d’une vingtaine d’années, se trouvait au bout de la rue de Montigny à Charleroi, en proie aux premières douleurs de l’enfantement. La police, prévenue par des passants, arriva bientôt et conduisit cette femmes dans une auberge de la rue du Comptoir. Là, on fit vernir une sage femme, et deux heures après, une jolie petite fille voyait le jour ! L’accouchements accompli heureusement, on interrogea la mère qui prétendait être mariée depuis 6 mois et habiter Acoz. La nuit, une voisine promet de venir soigner l’accouchée. En effet, vers 2 heures du matin, elle vint encore lui donner à boire. Quelle ne fut pas la surprise des aubergistes et des voisins, quand, ce matin, on ne trouva plus ni l’étrangère ni son enfant ! Qu’étaient-ils devenus ? Que l’on se rassure, il n’y a eu ici ni crime ni un drame. La jeune mère est allée porter son enfant chez une vieille dame qui tient une école gardienne rue Puissant. Elle a promis de payer sa pension à raison de 25 francs par mois, puis elle est partie. On l’a reconnue d’ailleurs, il y a déjà quelque temps qu’elle vient à la journée à Charleroi.

ACOZ – Le 8 janvier 1896 – La fédération socialiste organise une conférence pour le samedi 15 août à 4 heures, chez le citoyen Léon GILOT, place de l’Eglise à Acoz. Orateurs : GODFRIAUX et Emile DUFRANE. Sujet : la mutualité, organisation syndicale, militarisme.

ACOZ – 24 janvier 1896 – TIRAGE AU SORT – ABSIL A. 276 ; BERNY E. 292 ; BAUSHAUWERS F. 283 ; CHARPENTIER O. 227 ; CRÉPIN G. 223 ; DAFFE V. 202 ; de DORLODOT L. 180 ; DEMEURE Joseph 225 ; DEMEURE Jules 180 ; GUYAUX F. 135 ; MEULEMANS E. 268 ; MOLFROID C. 275 ; PARIS J. 189 ; PECTOR D. 212 ; RIDELLE F. 218 ; VANESPEN A. 220.

ACOZ – 21 février 1896 – Par arrêté royale du 15 février 1896, la médaille civique de 1ère classe est décernée à Monsieur L. PHILIPPE, ancien instituteur communal à Acoz, en récompense des services qu’il a rendus à l’enseignement primaire dans le cours d’une carrière de plus de trente années.

ACOZ – 3 avril 1896 – BREVETS – DELCHARLERIE J.-B., à Acoz, pour fabrication d’un mortier pour les travaux d’ardoisage, pignons, faitières, cheminées, etc…

ACOZ – Le 10 mai 1896 – Un accident à Acoz. Hier vers 9 heures 30 du matin, le sieur MARY Emmanuel, chef piocheur au chemin de fer de l’Etat, a trouvé la mort sur la ligne d’Acoz à Mettet. La victime est âgée de 70 ans. Elle a7 enfants dont 3 ne sont pas mariés. Les agents de l’Etat prétendent que la mort provient de la rupture d’un anévrisme, tandis que les parents pensent qu’il y a eu un accident. J’ai constaté avec les sieurs Gustave CAMBERLIN de Villers-Potteries, et de Jules TASSIN d’Acoz, qu’il y avait une plaie à la tête et je suis repassé par Gerpinnes pour prier M. le Docteur VINCENT et M. l’Avocat EVRARD de bien vouloir visiter la victime. (Signé Isidore PIRET).

ACOZ – 19 juillet 1896 – JUSTICE – VIGNERON Ghislain-Joseph, maréchal, né à Acoz, domicilié à Villers-Potteries : coups et blessures à DELFORGE Joseph, avec incapacité de travail. La scène s’est passée à Châtelet. Le plaignant a reçu des coups de marteau dans le dos et dans la nuque. Il est resté assez longtemps  sans reprendre son travail. Le prévenu nie les faits mis à sa charge et fournit un alibi, mais des témoignages infirment l’alibi. Il s’agirait, d’après l’accusation d’une vengeance. Le défenseur soutient que le prévenu s’est porté lui-même les coups. Jugement : 1 mois de prison.

ACOZ – 30 novembre 1896 – Une nommée HIERNAUX, qui était disparue de son domicile depuis le 25 courant, a été découverte à l’état de cadavre dans les campagnes par un chasseur. Elle avait la tête criblée de coups de couteau. Le parquet de Charleroi a été prévenu.

ACOZ – 1er décembre 1896 – CRIME A ACOZ – TUÉE A COUPS DE MARTEAU – Comme on vous l’avait annoncé dimanche, la nouvelle que nous avons donnée à nos lecteurs de la découverte d’un cadavre d’une femme dans les campagnes aux environs d’Acoz. Voici à ce sujet les nouveaux détails : c’est un chasseur qui, passant dans un champ, à 200 mètres de la direction de Joncret, a découvert le corps de Antoinette ADAM, âgée de 44 ans, épouse HIERNAUX. Celle-ci était modestement vêtue, portant un châle sur les épaules, point de chapeau, telle enfin qu’elle était sortie de chez elle le 25, jour de sa disparition. Le cadavre était couvert de coups, d’ecchymoses ; on eut dit qu’elle aurait été piétinée et la tête portait trace de coups de marteau ayant occasionné une fracture du crâne. Les vêtements en désordre , le sang qui avait ruisselé sur le visage, montrait assez qu’il y avait eu une scène violente entre la victime et l’assassin et que celui-ci avait dû s’acharner sur elle avec une rage inouïe. Le chasseur ayant fait part à l’administration communale de sa lugubre découverte, on dépêcha des brancardiers qui rapportèrent le cadavre au domicile du mari. Celui-ci est, paraît-il, un ouvrier travaillant aux usines de Couillet. Le ménage était purement de convention, c’est-à-dire que malgré la vie en commun, l’épouse, tout le monde le savait, avait une vie irrégulière.  Le parquet, composé de MM. ECKMAN, procureur du roi, MINEUR, juge d’instruction, COLLIN, greffier, et de MM. MIOT et Moreau, médecins-légistes, a fait une descente lundi matin pour indaguer. Le corps de Antoinette ADAM a été transportée à la maison communale où a été pratiquée l’autopsie. Les magistrats sont restés sur les lieux toute la journée. De nombreux témoins ont été entendus. Un grand mystère plane sur ce dramatique événement qui a mis en émoi le hameau de Lausprelle et les environs. Toutefois, on a de graves soupçons sur un individu dont nous devons taire le nom.

ACOZ – 15 décembre 1896 – ACCIDENT – Un garde du Grand Central belge, de Florennes, voulant descendre d’un convoi en marche au passage à Acoz, a glissé sous les roues. On a relevé le pauvre garçon grièvement blessé.

ACOZ – 16 décembre 1896 – La conférence annoncée eut lieu dimanche, malgré les efforts des réactionnaires pour l’empêcher. A l’heure dite, le citoyen DESTRÉE, député de Charleroi, est arrivé et à parlé chez François RIDELLE, conseiller communal, devant une centaine de personnes, de la situation politique et la nécessité de se grouper. Le village important d’Acoz et son voisin Joncret sont encore à cet égard dans un état d’infériorité et d’indifférence. Nous espérons que le discours du citoyen DESTRÉE, très sympathiquement accueilli et applaudi à diverses reprises, aura pour effet de modifier cette situation et que les socialistes chercheront à augmenter leurs forces par l’association.

ACOZ – 3 septembre 1897 – NE TOUCHEZ PAS AUX CURÉS… Un arrêté royal du 27 août 1897, accueillant le recours formé par le conseil communal d’Acoz contre une décision de la députation permanente du conseil provincial  du Hainaut, maintient une allocation de 700 francs inscrite à l’article 33c des dépenses du budget de cette commune, pour l’exercice 1897, à titre d’indemnité de binage du desservant. Cette réformation est fondée, dit l’arrêt, sur ce que l’utilité d’une seconde messe, les dimanches et jours de fête, n’est pas contestée et que le desservant jouissait précédemment, sur les fonds communaux, d’une indemnité de 700 francs.

ACOZ – 30 mars 1898 – LA SUPPRESSION DES 1ères CLASSES – La suppression des 1ères classes sera appliqué à partir du 3 janvier, sur toutes les lignes indiquées ci-après ; les rails ne comporteront plus que des voitures 2e et 3e classes : Ermeton-sur-Biert, Florennes, Mettet, Acoz…

ACOZ – 31 mars 1898 – Un arrêté royal en date du 25 mars 1898 réforme l’arrêté du 7 janvier précédent par lequel la députation permanente du conseil provincial du Hainaut à :

1. Réduit à 431 francs la somme de 45 francs inscrite à l’article 17 (supplément de la commune pour les frais ordinaires du culte) des recettes du budget, pour l’exercice 1898, de la fabrique d’église Saint-Martin à Acoz ;

2. Supprime le crédit de 15 francs inscrit à l’article 39 (honoraires des prédicateurs) des dépenses du même budget. Une allocation de 15 francs est inscrite à l’article 39 des dépenses.

ACOZ – 16 mai 1898 – ACTES OFFICIELS – Un arrêté royal du 3 mai 1868 autorise le conseil communal d’Acoz à percevoir des centimes additionnels au principal des contributions foncière et personnelle, ainsi que du droit de patents.

ACOZ – 16 mai 1898 – ACTES OFFICIELS – Des arrêtés royaux autorisent les conseils communaux ci-après à percevoir une taxe sur les chevaux : … Acoz …

ACOZ – 27 juin 1898 – La population de la commune d’Acoz (arrondissement de Charleroi) est de 1.263 habitants.

ACOZ – 17 septembre 1898 – Acoz est autorisé à percevoir, à charge des exploitations industrielles, une taxe par personne qu’elles occupent.

ACOZ – 17 septembre 1898 – ENCORE UN ACCIDENT CYCLISTE – Le parquet de Charleroi vient d’ouvrir une instruction au sujet d’un accident occasionné par un cycliste imprudent qui, passant sur la route à vive allure, aurait renversé une vieille dame de 83 ans. La victime aurait été grièvement contusionnée. Quant au cycliste, il a filé à toutes pédales, mais on le recherche.

ACOZ – 30 octobre 1898 – TRIBUNAL – Accident de travail : le tribunal a rendu son jugement dans une affaire survenue à Acoz. Un ouvrier avait eu la main prise dans un engrenage. Le tribunal condamne pour blessure par imprudence M. DEGOSSER, conditionnellement de 2 peines de 59 francs d’amende.

ACOZ – 14 février 1899 – Cour d’assises du Hainaut – TENTATIVE D’ASSASSINAT A BOUFFIOULX  – La cour d’assises du Hainaut sous la présidence de M. le Conseiller BAREEL, a jugé, à l’audience de ce 13 février, une tentative d’homicide avec préméditation, mise à charge de Camille MOREAU, né à Couvin le 1 janvier 1870, mouleur en sable, demeurant à Bouffioulx. Le crime a été commis dans les circonstances suivantes, exposées dans l’acte d’accusation. L’accusé avait été en logement chez les époux Pierre LYES, habitant à Bouffioulx, il les avait quittés, mais fréquentait encore la maison. Au mois de juillet 1898, une scène de violence avait éclaté entre l’accusé et Pierre LYS. A la suite de cette scène, il avaient tous deux, comparu le 30 novembre devant le tribunal de police de Châtelet et tous deux y avaient été condamnés du chef de coups réciproques. Après cette scène, l’accusé avait acheté revolver ; après l’audience au tribunal, il avait proféré contre LYES des menaces de mort. Le même jour, les époux LYES le chemin de Bouffioulx à Acoz. L’accusé les précédait, accompagné de sa soeur. Tout à coup, l’accusé se retournant aperçut Pierre LYES et sa femme. Il revint sur ses pas, passa entre eux et tirant brusquement son revolver de sa poche, il fit feu presque à bout portant sur Pierre LYES. Celui-ci, en se voyant menacé, l’avait frappé sur le bras ; grâce à cette circonstance,  LYES ne fut pas atteint mais son veston fut brûlé par le jet de la flamme qui s’échappa de l’arme. L’accusait braquait à nouveau son revolver sur son ennemi mais celui-ci, s’élançant sur lui, le fit tomber et l’arme échappa de ses mains. L’accusé prétend qu’il n’a jamais menacé de mort, LYES ; qu’il était ivre le jour du fait ; qu’il n’a pas eu l’intention de tuer LYES. M. MINEUR, juge d’instruction à Charleroi expose les devoirs d’instruction qu’il a posés. Quelques témoins sont encore entendus qui font des dépositions insignifiantes, ils déclarent tous que l’accusé était fort ivre. M. le substitut JONNART soutient l’accusation. MOREAU est défendu par Me GUYAUX du barreau de Charleroi. Pendant que M. le substitut JONNART requiert, l’attitude de l’accusé est très inconvenante. Deux questions ont été posées au jury qui a répondu affirmativement à la première. La cour d’assise a condamné MOREAU à 7 ans de réclusion.

ACOZ – 16 mars 1899 – CHRONIQUE JUDICIAIRE – Tribunal correctionnel de Charleroi – Audience du 15 mars – Voleur et escroc – Armand TOUPET, de Marcinelle a un nom prédestiné. La prévention lui reproche d’avoir détourné des fûts au préjudice des Usines de Moncheret à Acoz, et d’avoir une autre demi-douzaine de fûts aux Hauts-Fourneaux du Sud à Châtelineau. Ce vol a été accompli dans des circonstances qui démontrent clairement que le voleur ne manquait pas de toupet… TOUPET avait commandé un charretier, l’avait fait entrer aux Hauts Fourneaux du Sud et là, sans plus de gêne et en se faisant aider même par des ouvriers de l’établissement, il chargea les fûts et les emporta ! Le tribunal le condamne par défaut, à défaut, des deux chefs de la prévention, à 7 mois de prison et à 78 francs d’amende et ordonne son arrestation immédiate.

ACOZ – 11 avril 1899 – DELIT DE PECHE – Deux individus de Marcinelle ayant pêché pendant la fermeture, dans le ruisseau à Acoz,  sont condamnés chacun à 50 francs d’amende. La peine est conditionnelle  pour l’un d’eux, qui comparaissait seul. L’autre prévenu faisait défaut.

ACOZ – 24 juillet 1899 – Sablière à louer située à Acoz (Moncheret) renfermant sable pour glaceries, scieries, hauts-fourneaux, laminoirs, etc… – Prendre adresse au bureau de La Gazette.

ACOZ – 20 août 1899 – On demande pour la Russie (Donetz) 2 bons dessinateurs (partie mécanique). Ecrire références et présentations A.G., poste restante à Acoz.

ACOZ – 4 octobre 1899 – L’AGRICULTURE A L’ECOLE – Un arrêté royal du 19 avril 1899 porte que chaque année des primes en argent seront distribuées aux instituteurs qui seront particulièrement distingués dans l’enseignement des notions d’agriculture. Le Moniteur d’hier contient une longue liste d’instituteurs qui reçoivent des primes variant de 50 à 100 francs. Nous extrayons de cette liste les noms des instituteurs appartenant au ressort d’inspection principale de Charleroi : L. LORY, à Acoz : 50 francs…

ACOZ – 13 novembre 1899 – L’EPARGNE POPULAIRE – Comme suite à l’article que nous avons publié ces jours derniers, relativement à la Caisse d’Epargne, nous publions ci-après le chiffre des dépôts sur livrets existant à la fin de décembre 1898 dans les bureaux des postes du pays de Charleroi : Acoz : 108,154…

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© Alain GUILLAUME – 17 novembre 2023.