Monique BERNY, veuve de Willy BERTULOT, m’a récemment remis quelques photos et documents relatifs à la journée de solidarité, organisée au profit des sinistrés des inondations du 24 août 1987.
Rappelons-nous…




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Alain GUILLAUME – Août 2018.
ACOZ, vie locale d'un village au coeur de l'Entre-Sambre-et-Meuse
Vie locale d'un village au coeur de l'Entre-Sambre-et-Meuse
Monique BERNY, veuve de Willy BERTULOT, m’a récemment remis quelques photos et documents relatifs à la journée de solidarité, organisée au profit des sinistrés des inondations du 24 août 1987.
Rappelons-nous…




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Alain GUILLAUME – Août 2018.
Dernièrement, Jacques VANDENBOSCH et Mireille RAVASIO (veuve de Michel SCIEUR) m’ont remis d’anciennes photos qui m’ont interpelé et qui méritent des recherches approfondies.


A gauche, la maison abritait la famille Léopold et Adolphine GILLES-RIDELLE (voir le livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18 « – Geneniève LUSIAUX – page 61). Fin du 19e siècle, Léopold exerçait le métier de charron dans l’atelier attenant au corps de logis. La charronnerie consistait à la fabrication et à la réparation de chariots et charrettes, plus précisément aux grosses roues en bois, cerclées par un renforcement en métal. Il s’agissait donc d’une menuiserie-forge.


Au début du siècle dernier, à la fin de l’activité professionnelle, leur fils Jules et son épouse Joséphine PHILIPPE ont occupé les lieux avec leur fille prénommée Marie. Cette dernière avait épousé un appelé Hector DERENNE, originaire de Gerpinnes-Flaches.
La maison à route de la rue de la Tour Octavienne appartenait à Marcel (dit « Marcel Pèrinne ») et Germaine TENRET-DEGRAUX. Le couple a eu 5 enfants : Marie-Julie, Jules, Alice, André et Edgard. Ils y tenaient une ferme avec l’aide de Marie-Julie, épouse de Joseph VANDENBOSCH. Ces derniers ont eu trois enfants, à savoir Jacqueline, Jacques et Jean (voir mon livre « ACOZ de A à Z », tome 2, pages 170 et 176).
Dans les années 50-55, la petite demeure attenant à la charronnerie fut occupée par Elise PERSIN (dite « Elise d’el Cabane »), son fils Marcel PIERARD, ainsi que son frère Arthur.

En 1959-1960, les annexes furent abattues pour faire place à une nouvelle maison qu’occupèrent Marie-Julie, Joseph et leurs enfants.

Quant à la maison familiale des TENRET, elle fut rachetée par Michel et Mireille SCIEUR-RAVASIO vers 1975.

Alain GUILLAUME – Août 2018.
En revoyant cette photo représentant Emile POULEUR, dit « Mon’dî », en compagnie de son petit-fils Jacques BERTULOT, un souvenir me revient à l’esprit.

Depuis des décennies, les deux clubs de football carolos, à savoir les « Zèbres » du Sporting et les « Dogues » de l’Olympic, attiraient la grande foule lors de mémorables derbies qui étaient disputés dans une ambiance folle où les supporters des 2 camps se charriaient sans cesse tout en se respectant.
A Acoz, Joseph TENRET (père de Ginette, Lorette, Jean-Pierre et Bernard) était un dogue acharné. Son voisin, Santo BRIOLA préférait l’équipe des Zèbres…
Nous sommes le 17 mai 1966. Un événement sportif se déroule à Bruxelles. Le Royal Sporting Club de Charleroi y dispute un test match contre Watershei pour l’ascension en division 1 nationale. Les carolos l’emportent 2-0, ce qui leur permet de rejoindre l’élite. La « fiesta » peut commencer…
Le lendemain matin, Joseph sort de son café situé au carrefour de la rue des Ecoles et son regard est de suite attiré vers son jardin sis juste en face. Quelle surprise ! La barrière était recouverte de peinture noire et blanche ! Les barres verticales zébrées lui ont indiqué de suite l’auteur de ce chef d’œuvre.
Notre dogue de cœur venait de se faire charrier.
Je viens de retrouver une photo avec cette fameuse barrière zébrée.

Alain GUILLAUME – Juillet 2018.
Quelle est donc l’origine de cette croix sise en face de « La Tourette », dite « Tour Léonienne », non loin de l’immeuble du Docteur Bernard ALEXANDRE ?
On peut lire dans les archives de la Fabrique d’Eglise de la paroisse Saint-Martin d’Acoz :
« … Don de Eugène-François de Dorlodot, Maître de Forge, ayant sa fonderie à la rue de Moncheret à Acoz, à 200 mètres de la gare.
Le Baron de Dorlodot a a également fait don du Christ sur la croix au cimetière, ainsi que de 4 petits Christs de 50 centimètres pour les quatre points cardinaux… ».
Dans l’ouvrage écrit par Jacques FRANCOIS, à l’occasion des 75 ans de l’église de Lausprelle. On y lit :
« Il ressort des renseignements fournis en 1979 par Miche1 TOURNAY de Loverval, fils du pharmacien de ce lieu et ancien propriétaire de la villa « Les Lutins », rue de la Raguette à Acoz, que sa famille descend en ligne directe des HELSON, eux-mêmes apparentés aux DEMERBE. Selon lui, un HELSON, originaire d’Acoz, devint directeur des Forges et Hauts Fourneaux de La Providence à leurs débuts en 1838. Celui-ci aurait décidé que la première coulée de fonte servirait à fabriquer quatre « Christ » identiques, pour être placés aux alentours d’Acoz et Lausprelle. Afin de concrétiser ses intentions, quatre calvaires furent installés aux endroits suivants :
Revenons à celle qui était abritée sous deux magnifiques pins parasols, non loin du cimetière. Bernard ALEXANDRE se souvient qu’elle fut volée un samedi matin par des gens venus sur place avec une remorque. L’opération fut très rapide. Ce vol eut lieu vers 1986.

La croix actuelle (en pierre) a été fixée par Léon GERARDS ; son beau-frère Roland BOLLE, fossoyeur, l’avait récupérée au cimetière. Elle a subi l’œuvre de vandales mais Léon GERARDS l’a réparée et refixée.

Autres précisions :
Ayant appris l’existence de ce Christ, je me suis rendu au cimetière… et miracle ! Il est toujours bien présent, fixé sur une croix en bois. J’avoue n’avoir jamais pris attention à lui.

Vous pouvez le découvrir sans difficulté, au bout de l’allée centrale du « vieux cimetière ». Recouvert d’une couche de peinture que les intempéries tentent d’effacer, il attend patiemment un brin de toilette.
Alain GUILLAUME – Juillet 2018.