Articles recueillis dans la presse LA GAZETTE DE CHARLEROI, LE JOURNAL DE CHARLEROI, LA NATION BELGE, LA LIBRE BELGIQUE, LE SOIR, LE VINGTIÈME SIÈCLE, LA DERNIÈRE HEURE, LA MEUSE, L’INDÉPENDANCE BELGE, LE PEUPLE et LA WALLONIE.
4.1.1931
CONSEIL COMMUNAL – SÉANCE DU 30 DÉCEMBRE 1931
Tous les conseillers sont présents excepté l’échevin ABSIL.
Lecture du procès-verbal de la séance précédente, approuvé après les réserves du camarade POULEUR au sujet de la nomination des membres de l’Assistance Publique.
Approbation des essarts communaux. Ceux-ci n’atteignent pas même deux fois le prix d’avant la guerre.
Le BOURGMESTRE décide de soumettre au ministre. Une discussion s’engage entre les fermiers.
POULEUR, ironique : Voici ce qu’il y a, Monsieur le Bourgmestre, les fermiers ont voulu regagner sur les pouvoirs publics ce que les propriétaires terriens leur ont loué trop cher.
Le BOURGMESTRE demande à nouveau d’envoyer le prix au ministre.
POULEUR : Il y a un projet de loi pour la limitation des loyers des terrains ; que l’on ne prenne pas exemple sur les biens des pouvoirs publics.
Renouvellement du mandat de garde-champêtre, admis à l’unanimité.
Demande d’autorisation de bâtir de DUBOIS Jules, admis.
Fonds de chômage : à l’unanimité la somme de 3 francs par habitant est admise après échange de vues entre POULEUR et le BOURGMESTRE.
Il est également décidé de donner le franc supplémentaire pour 3 mois et de donner celui-ci avec effet rétroactif au 1er octobre 1930.
Renouvellement des membres suppléants à l’Assistance Publique. SAINTHUILE Emile est nommé suppléant de HODY François, par 6 voix socialistes ; DECHARLERIE, de PHILIPPE Armand, 5 voix ; MEUNIER, de PHILIPPE Edmond, 5 voix ; LIERI, de DELESCAILLE Ernest, 4 voix ; ABSIL, de HOUYON Henri, de 4 voix.
Le surveillant des travaux demande de faire empierrer le chemin dit Staquet. PIRMEZ fait remarquer qu’il y a longtemps qu’il a demandé l’élargissement de ce chemin et si on l’avait fait alors cela n’aurait pas coûté 1.750 francs. Le BOURGMESTRE demande l’avis du conseiller ABSIL. PIRMEZ a raison à son avis. PIRMEZ dit : C’est dommage que vous ne fassiez pas encore partie du conseil quand j’ai demandé cela car le bourgmestre ne veut rien faire quand la minorité lui demande. POULEUR : Elargissez le chemin et demandez aux habitants de Lausprelle qu’ils conduisent leurs débris sur ce chemin et tout s’arrangera. ABSIL : Cela est juste.
Après échange de vues concernant l’électricité, la séance est levée.
16.1.1931
FOOTBALL – Réclamation du Standard Marcinelle contre U.S. ACOZ
Tous les matches de division II joués avec l’aide de BRIOLA Jean sont perdus par l’U.S. ACOZ par 5 buts à 0.
5.3.1931
RENVERSÉE PAR UN CYCLISTE
Dimanche soir, vers 8 heures, les époux Alfred DESPAGNE accompagnés d’amis rentraient chez eux à Acoz après une promenade.
A quelques mètres de leur demeure, ils furent rejoints par deux cyclistes dont l’un renversa Mme DESPAGNE qui ne put se garer à temps. Elle fut sérieusement blessée à la tête. M. le Dr GRAVY dut lui appliquer plusieurs points de suture. L’état de la blessée n’inspire aucune inquiétude.
27.3.1931
COUR D’ASSISE DU HAINAUT
UN HOMME TUE SA BELLE-SŒUR A ACOZ
Les débats qui vont se dérouler tantôt n’ont pas attiré grand monde dans l’enceinte réservée au public. Cependant, dans la région de Gerpinnes et d’Acoz, cette affaire a suscité beaucoup d’émotion et l’on attend des débats avec nervosité.
Il est midi moins quart quand la Cour fait son entrée. Elle a déjà longuement délibéré.
En réalité, avant l’ouverture des débats, la défense a déposé une requête à la suite de laquelle un arrêt a été rendu.
Il s’agit donc de ce drame au cours duquel Georges-François BERNY, cultivateur, né à Bouffioulx le 1er avril 1901, habitant le hameau de Lausprelle à Acoz, époux de Madeleine MOUCHERON, marié en 1924, père d’un enfant de 6 ans, qui tua sa belle-sœur, Blanche MOUCHERON, dans un accès de colère.
La défense soutient que l’accusé est atteint d’une maladie qui est de nature à faire présumer la démence. Elle demandait avant l’ouverture des débats que la Cour fasse application de la nouvelle législation sur les anormaux et renvoie l’accusé en examen dans un centre psychiatrique. La Cour, après s’être constituée en Chambre du Conseil et avoir entendu les défenseurs, se prononce après délibéré et rend un arrêt par lequel elle juge momentanément inutile de faire faire droit à la requête de la défense.
Le jury est alors constitué.
L’accusé introduit est un homme de petite taille. La face est sympathique. Les cheveux blonds, rabattus en arrière, découvrent un front têtu. BERNY est enveloppé dans un pardessus noir à col de velours et il répond à son interrogatoire d’identité sans hésitation.

