Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1943

 Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le  « JOURNAL DE CHARLEROI ».

26 janvier 1943

SEANCE SCOLAIRE

Samedi, les enfants des écoles du Centre assistèrent à une curieuse séance de prestidigitation donnée par le célèbre « William TRUC ».

Toute la galerie prit grand plaisir à le voir exécuter ses tours sur la scène du couvent. Les grandes personnes présentes éprouvaient un malin plaisir à être les complices de l’artiste et riaient en voyant l’émerveillement des jeunes. C’était très beau. On voudrait revoir cet artiste qui fut follement applaudi.

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29 janvier 1943

CARNAVAL

Le 9 février prochain, nous célébrerons l’anniversaire de l’ouverture du défunt carnaval d’Acoz. En réalité, celui-ci ne présentait aucun caractère folklorique. Il consistait tout simplement en visites et farces toutes personnelles, sous le couvert du masque, qui se prolongeraient assez tard. Cependant, le jour du mardi gras était toujours favorablement accueilli, surtout par la jeunesse qui faisait un extra. Le peuple s’amusait fermé. Les « masqués » étaient reçus à bras ouverts dans les foyers où on leur donnait des œufs, du lard pour la « fricassée » monstre du soir, qui se faisait dans un cabaret où l’on convertissait en chopes et en « gouttes » l’argent reçu.

PROBITÉ

Le jeune Fernand HANQUART, fils de Georges, demeurant rue des Ecoles, a trouvé récemment un porte-monnaie contenant une certaine somme d’argent. Il s’empressa de confier sa trouvaille à l’administration communale afin qu’elle en recherche le propriétaire.

Nous félicitons de tout cœur ce brave gamin pour son bel acte de probité, ses parents pour l’avoir si bien élevé et son instituteur de l’avoir si bien éduqué. Donc, bravo Fernand ! A l’heure actuelle un geste tel que le vôtre console beaucoup.

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3 mars 1943

PLANTEZ DES ARBRES FRUITIERS

C’est le meilleur placement pour l’avenir. Devis sur demande : F. DEMET, jardinier, Acoz-Centre.

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13 mars 1943

LA SAINT-GREGOIRE

Vendredi, les petits écoliers d’Acoz ont fêté saint Grégoire, leur patron. Certes ils  n’ont plus enfermé leur magister dans la classe en sollicitant un congé. Naguère ils le faisaient et ne relâchaient leur maître que lorsqu’il avait cédé, de bonne grâce d’ailleurs, à leur caprice.

Mais ils ont fait le tour du village en quêtant des victuailles bien rares aujourd’hui. Ils reçurent surtout de l’argent. Ils chantaient leur complainte habituelle. Leur tournée finie, ils se regroupèrent pour partager leur butin.

Mais étant donné la situation présente, ils furent raisonnables. Autrefois, si l’obole était trop maigre à leur gré, ils lançaient en chœur cette apostrophe : «  Pourris les oignons !… », car un vieux dicton prétend qu’il faut semer les oignons à la Saint-Grégoire, même dans la boue.

C’est une bien curieuse coutume que cette fête enfantine.

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22 mars 1943

ACCIDENT DE TRAVAIL

Fernand MATHIEU, paysagiste amateur, premier fifre des Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse et ouvrier d’usine, s’est blessé gravement à la main gauche au cours de son travail. Il sera réduit à l’inaction forcée un certain temps.

ACCIDENT DE ROULAGE

Le cheval d’un brave vieux qui transporte des terres plastiques pour les poteries, ayant glissé sur de l’asphalte de la route, est tombé et s’est brisé une jambe. Le vétérinaire mandé d’urgence ordonna l’abattage de la bête, à la grande tristesse de son vieux compagnon.

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23 mars 1943

ACCIDENT DE JEU

Le jeune Albert TOUSSAINT s’est blessé à la figure en tombant dans la cour de l’école communale du Centre.

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27 mars 1943

LES PRAIRIES

Le pourcentage maximum de prairie autorisé par rapport à l’étendue des cultures est de 66 %.

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29 mars 1943

COLLECTE

La collecte organisée du dimanche 14 mars en l’église Saint-Martin a rapporté la coquette somme de 1.908 francs. Cette somme sera répartie entre les familles de nos prisonniers de guerre. Merci et félicitations aux généreux donateurs.

DES ORANGES !…

Les élèves des écoles viennent de recevoir chacun la moitié d’une grosse orange. Ces fruits d’or sentant bon l’Espagne déclenchèrent la joie dans le monde de nos jeunes potaches qui se délectèrent de leur jus exquis. Dommage que de telles distributions ne soient pas faites plus souvent.

JOURNEE DU PRISONNIER DE GUERRE

Dimanche, les offices religieux célébrés en l’église Saint-Martin du Centre furent dédiés aux prisonniers de guerre. Un prêtre, ex-prisonnier de guerre, démontra en un langage clair, châtié et persuasif que les prisonniers, en raison de leur état, doivent tenir la plus grande place dans nos cœurs. Depuis bientôt trois longues années, ils souffrent pour nous tous. Il promulgua que les prières et les offrandes doivent leur être dédiées tout d’abord car ils sont les plus grands « souffreteux moraux ». Les paroles portèrent et la collecte fut fructueuse.

BONNE COLLECTE DE LA SAINT-GRÉGOIRE

Les gamins ont récolté chacun, lors de la Saint-Grégoire, 24 francs et une tartine et demie ou 19 francs et un œuf.

C’est que les gens furent « larges » envers les jeunes gamins qui collectaient selon le rite habituel. Au château, ils reçurent un beau billet de 50 francs. Ils en garderont un bon souvenir.

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31 mars 1943

LA SAINT-GRÉGOIRE

Fidèles à la tradition, les gamins des écoles communales ont fêté, selon le rite consacré, leur saint patron, saint Grégoire.

Naguère ils enfermèrent leur maître dans la classe et menaçaient de le laisser là et d’emporter les clefs s’il ne leur accordait pas le congé demandé. Le maître protestait, les enfants criaient plus fort et se faisaient plus menaçants, jusqu’à ce que l’instituteur – s’y prêtant de bonne grâce – eut prononcé le « oui » de rigueur.

Ce rite est maintenant perdu, mais les gamins collectèrent encore en chantant : « Saint-Grégoire c’est aujourd’hui, c’est pourquoi nous sommes ici, c’est pour boire de la bonne bière, pour avaler toutes poussières. Marie-Claire, mèmère, donnez-nous vos p’tits restants. Nous prierons Jésus-Christ pou qu’vos pouyes pennuchent toudi, pou qu’vos vatches donnuchent toudi. Amen ! Amen ! enne bonne tcherraye di farène ».

Avant la guerre on leur donnait des œufs, de la farine, du lard, etc… Aujourd’hui c’est surtout de l’argent qu’ils reçurent.

Qu’importe puisque la coutume est consacrée. Mais si, par hasard, quelque grincheux a refusé son obole, les enfants lui ont lancé l’anathème de circonstance : « Ail pourris oignons », puis ont détalé prestement par crainte de représailles.

Selon la coutume on a semé les oignons car un proverbe déclare : « A l’Saint-Grégoire, c’est l’d’jou qu’on sème les oignons, min.me dins les brous ».

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12 avril 1943

VOL

Dans la nuit du 6 au 7, des voleurs se sont introduits dans la ferme de M. MULKENS, au hameau de Lausprelle, et y ont emporté la somme de 500 francs, de la viande dans le saloir et divers autres produits comestibles.

28 mai 1943

VOL ET ABATTAGE D’UNE VACHE

Pendant la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont emparés d’une vache qui se trouvait dans une prairie située à proximité du cimetière. Ils l’on ensuite abattue et dépecée dans une sablonnière voisine. Le préjudicié, M. Théophile ADAMS, fermier, domicilié à Acoz-Lausprelle, a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes.

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5 juin 1943

LA PELOTE A LAUSPRELLE

Sur les hauteurs du hameau de Lausprelle, une poignée de dévoués ont mis sur pied une série de concours et luttes au jeu de balle pelote qui a enfin acquis droit de cité en ce lieu où il y a quelques années encore, on faisait fi de ce sport passionnant. Il est à espérer que les adversaires du quintette local escaladeront nombreux la butte lausprelloise et qu’ils feront ensemble de l’excellente besogne et de la bonne propagande.

Nous pouvons dire que l’on envisage la formation d’une « partie » de promotion pour la saison prochaine. Il y a un trio de fameux joueurs là-bas. Il faut que cette idée se réalise et pour cela il importe que l’on y travaille sérieusement dès maintenant.

Lausprelle est un bon coin pour le jeu  de balle ! Allons-y donc avec cœur !

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25 juin 1943

RETRAITE

Madame Aline PHILIPPE, épouse d’Octave POULEUR, qui depuis une quarantaine d’années occupait le poste de sous-perceptrice du bureau des Postes d’Acoz, vient de prendre une retraite après une longue carrière au service de l’administration et de la communauté.

Nous lui souhaitons une heureuse retraite.

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FANCY-FAIR

Nous apprenons qu’en juillet prochain une grande fancy-fair sera organisée dans les dépendances du château d’Acoz. On s’occupe actuellement de la mettre au point.

Nous y reviendrons prochainement.

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3 juillet 1943

ŒUVRE NATIONALE DU SERVICE SOCIAL AUX FAMILLES DE MILITAIRES

Château d’Acoz

Dimanche 4 juillet 1943 à 11 heures, grande fête champêtre au profit des enfants de prisonniers et des fillettes débiles du « Foyer Princesse Joséphine Charlotte » de Couillet : corso fleuri, fête nautique, tournois, bridge, jeux, intermèdes de chants.

Théâtre de verdure, à 15 heures, « Les Céns d’el Ville », comédie gaie en 3 actes par la Société Royale Cercle et Théâtre Wallon de Charleroi. Théâtre de marionnettes, orchestre, grande tombola… Entrée 5 francs ; 2 francs pour les enfants.

Autorisé par arrêté du Chef du Département Intérieur et de la Santé Publique en date du 15 juin 1943. N. 5680.

TRAINS : vers Acoz : Charleroi 14 heures 35, Châtelineau 14 heures 55, Acoz 15 heures 11. Florennes 13 heures 40. – Retour d’Acoz : vers Charleroi : Acoz 20 heures 46, Châtelineau 21 heures 03, Charleroi 21 heures 25. Vers Florennes : Acoz 19 heures 40.

DEMAIN 4 JUILLET, L’« HIPPOCAMPE CLUB » SERA A ACOZ

C’est donc demain que, à l’occasion de la grande réunion de charité mise sur pied au château d’Acoz au profit des enfants des prisonniers et des fillettes débiles, l’« Hippocampe Club » évoluera dans la piscine privée du Baron PIRMEZ.

Et si le temps reste propice, il est à présumer que des milliers de personnes se donneront comme but cette magnifique promenade de charité.

Au programme, une variété de courses mais aussi des numéros de toutes sortes qui contenteront les plus difficiles. Tout ce programme encadré de réjouissances de toutes sortes : corso fleuri, etc…

Début de la réunion nautique à 15 heures. Pour rappel, un départ en train spécial aura lieu pour tout le monde. Départ de la gare de Charleroi-Sud à 14 heures 30.

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16 juillet 1943

ARRESTATIONS

La gendarmerie de Gerpinnes a arrêté à Acoz le nommé Alphonse STIL, domicilié rue de Gerpinnes, et le nommé Vincent JORIS, demeurant rue de l’Eglise à Acoz.

Le premier a volé et tué une brebis sur le territoire de Stave. Quant au second, il est accusé de recel.

Ils sont poursuivis également pour maraudage à Gerpinnes et environs.

Ils ont été mis à la disposition du Procureur du Roi de Dinant.

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5 octobre 1943

UN CINQUANTENAIRE

Jeudi dernier, l’étranger de passage de matin dans le village s’est demandé ce qui pouvait bien s’y passer en voyant tous ces gens endimanchés et animés se presser vers l’église Saint-Martin et les enfants joyeux s’y rendre sous la conduite de leurs maîtres et maîtresses. Il devait y avoir quelque chose d’extraordinaire, mais quoi ? Les conversations eurent tôt fait de le fixer. On chantait une grand-messe solennelle d’actions de grâce pour célébrer le cinquantième anniversaire de la venue au Couvent des Sœurs de la Providence, à Acoz, de la Révérende Sœur Supérieure, Sœur Irma, ainsi que l’appellent familièrement les bonnes gens du village qui lui vouent d’ailleurs un véritable culte de l’amitié. Sœur Irma est, en effet, tant pour le poste qu’elle occupe qu’en raison de sa grande affabilité, une des figures les plus nobles et les plus populaires de la localité.

Songez un peu, depuis cinquante ans Sœur Supérieure se dévoue corps et âme à la formation intellectuelle et morale de la jeunesse féminine d’Acoz. Trois générations sont passées par ses mains habiles, auxquelles elle a inculqué la science, trois générations auxquelles elle a appris la persévérante activité, la volonté énergique, la modestie des prétentions et l’esprit de discipline, donnant elle-même l’exemple, tous ses actes étant inspirés de ces qualités maîtresses. Malgré ses 74 ans, elle n’a point fléchi. Bien qu’en principe, elle ne professe plus, Sœur Supérieure, directrice du Couvent, met encore très souvent la main à la pâte avec sa grande autorité. Rien ne lui échappe, d’ailleurs. Sa sage politique de la main de fer dans un gant de velours lui a valu de bien grandes satisfactions car elle en a tiré d’excellents résultats. Malgré cela elle est le bon ange de ses élèves. Toutes les anciennes lui conservent une grande amitié et un profond respect, bien que les hasards de la vie soient parfois bizarres. Il est vrai qu’elle a toujours affiché une saine compréhension de cette vie pleine d’embûches mais sur laquelle plane la grande, l’incomparable bonté du Christ sauveur…

Sœur Supérieure a aussi réussi à faire de son modeste couvent une bonne école grâce à son inlassable activité et sa haute compétence.

Là ne se borne pas son activité, elle dirige la Chorale Sainte-Cécile qui rehausse les offices et organise depuis une quinzaine d’années des soirées récréatives hivernales. En ces occasions, Sœur Supérieure montre sa parfaite compréhension de la jeunesse avec laquelle elle rit de bon cœur.

Elle est toujours alerte, Sœur Supérieure. Elle ne paraît pas avoir changé sous le poids des ans et Dieu sait pourtant si elle a travaillé dur, physiquement et moralement. Son secret de jouvence c’est sa volonté toujours triomphante. Au creuset du labeur, son âme s’est fortifiée encore sans perdre de sérénité, sa blancheur… C’est cette sérénité que reflètent ses yeux purs et bons dans sa figure calme et belle sous sa coiffe noire couvrant son serre-tête blanc.

Ce jeudi donc, après l’office religieux impressionnant, une cérémonie intime se déroula au couvent, au cours de laquelle la bonne Sœur Supérieure reçut les hommages parlés et chantés de ses élèves grandes et petites. Elle en fut particulièrement émue, tellement émue que ses remerciements furent entrecoupés de sanglots. Puis on se sépara…

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 1, pages 46-51)

SOEUR IRMA

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8 octobre 1943

VOL DE 700 KILOS DE FROMENT

Pendant la nuit de mercredi à jeudi, des inconnus se sont introduits, par’effraction, dans les magasins de Vital BELGEONNE, distributeur agréé de froment, demeurant au hameau de Lausprelle.

Ils ont volé environ 700 kilos de froment et plusieurs lapins, ce qui laisse supposer qu’ils avaient un camion à leur disposition.

La brigade de gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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14 octobre 1943

UN OUVIER D’USINE BLESSÉ MORTELLEMENT

Un grave accident qui a coûté la vie à un brave ouvrier d’usine s’est produit hier matin, vers 8 heures 30, sur les chantiers des établissements DESMAELE, fers et métaux, situés rue de la Boulonnerie à Marchienne.

Joseph POMAT, manœuvre, âgé de 62 ans, et domicilié à Acoz, était occupé à charger un wagon en compagnie d’un camarade, sur les chantiers précités. Il suivait des yeux, notamment, la trajectoire d’une tôle qu’une grue venait de soulever. Au moment où cette feuille de métal, suspendue, descendait dans le wagon, une secousse se produisit dans les câbles d’élévation, de sorte que la pièce se mit à balancer. M. POMAT ne fut malheureusement pas assez rapide pour éviter la masse de fer. Celle-ci, en effet, lui coinça la tête entre la paroi du wagon et son poids. Grièvement blessé, l’ouvrier s’affala. On se précipita à son secours et un médecin, M. HUSTIN, de Marchienne, fut mandé d’urgence.

Quand le docteur arriva un quart d’heure après, Joseph POMAT avait cessé de vivre. Il ne put que constater le décès, dû à une fracture du crâne.

La police de Marchienne a procédé aux constatations d’usage.

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18 octobre 1943

UN MUSICIEN DE VALEUR

Acoz est sans musique. Cela se comprend, l’époque n’étant pas propice aux éclats de fanfares.

Nos musiciens ont donc remisé leurs instruments… et on ne fait plus de jeunes musiciens, ce qui est regrettable… On devrait penser à l’avenir de notre Fanfare Royale tant de fois remarquée par la qualité de ses réalisations musicales, au cours de sa longue expérience.

Nous croyons qu’il serait possible de former un bon contingent de jeunes musiciens. M. Jules BRASSEUR, directeur de la fanfare, pourrait reprendre ses cours par lesquels il instruirait et éduquerait ceux qui doivent constituer l’avenir de notre société. L’art musical ne doit pas sombrer. Naturellement c’est le comité dirigeant qui doit prendre position en cette affaire, c’est-à-dire de juger de l’opportunité ou de la non-opportunité de reprendre ces cours et de se rendre compte si le recrutement est possible.

Aujourd’hui, M. BRASSEUR est en chômage… musical. Nous espérons qu’il pourra reprendre bientôt la baguette.

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27 octobre 1943

ATTAQUÉS A COUPS DE BARRE DE FER, DES BANDITS PRENNENT LA FUITE

Alors qu’il se trouvait chez lui dans la soirée de mardi, M. Auguste WILLIAME, cultivateur, domicilié au hameau de Lausprelle, eut son attention attirée vers 21 heures, par des bruits suspects provenant de la grange de la ferme.

Afin de savoir ce qui se passait là, M. WILLIAME quitta son habitation et se dirigea vers le hangar.

Ce fut pour se trouver nez à nez avec 6 individus masqués et armés qui avaient fracturé la porte. Ne perdant pas son sang-froid, le fermier se saisit d’une barre de fer servant à fermer cette porte, se précipita vers le groupe et envoya un solide coup de son arme improvisée dans le ventre de l’un des malandrins.

Celui-ci fut atteint, s’affaissa sur le sol, perdant son masque, sa fausse moustache et son revolver.

WILLIAME n’eut toutefois pas le dessus. Un autre bandit se glissa derrière lui et lui porta un coup de crosse de revolver à la tête. Le fermier fut assommé.

Quand il reprit ses sens, tous les bandits avaient disparu sans rien emporter.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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25 novembre 1943

POUR LES PRISONNIERS

Nous sommes entrés dans « la Quinzaine du Prisonnier » qui a débuté par deux messes au cours desquelles des collectes furent faites au profit de ceux de chez nous qui sont encore dans les oflags et les stalags. De plus, dans les écoles, les maîtres et les maîtresses recueillent des mains de leurs élèves tous les dons en espèces et en nature en vue de la confection de colis qui seront envoyés là-bas.

Jusqu’ici, nous dit-on, la recette est bonne. Il est à espérer qu’elle ira croissant, aucun Acozien ne voulant faillir à son devoir.

LA SAINTE-CÉCILE

Nos musiciens de la Fanfare Royale ont-ils pensé à leur vénérée patronne, sainte Cécile ? Nous le croyons car ils ne sont pas oublieux.

Naturellement notre fanfare qui, forcément, s’est tue, autrefois vibrante, a délaissé momentanément la messe, et les animateurs gardent dans leur cœur un peu de nostalgie des fêtes populaires et des démonstrations vibrantes et solennelles.

Et ce traditionnel banquet ! Ah ! Ces réjouissances gastronomiques empreintes de joie, de cordialité, de bonne humeur, présidées par les « grosses légumes ». Et l’animation allait crescendo. Les hostilités pantagruéliques se clôturaient très tard et l’on faisait « ribote » jusqu’à l’heure où les « gens vertueux aiment à voir lever l’aurore ».

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18 décembre 1943 

LA SOLIDARITÉ

Nous avons reçu, cette semaine, d’un lecteur anonyme : 100 francs ; d’une lectrice anonyme de Rance « afin que sainte Aldegonde me protège » : 100 francs, 6 points de textile, des tickets de fil et de bas ; d’une lectrice d’Auvelais, épouse d’un prisonnier : 100 francs (cas n. 32 et 33) ; de A/B. « pour que F.I. surmonte tous les obstacles et obtiennent gain de cause » : 50 francs (cas n. 34) : de Madame Georges DEMARTHE, à Acoz « pour que mon fils et mon petit-fils reviennent en bonne santé » : 50 francs (cas n. 32) ; d’un anonyme de Gilly : 50 francs…

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23 décembre 1943

A VENDRE

1 camion bâché pour un cheval, 1 turbine « Mélotte », 1 barate, 1 brabant, 1 hache betteraves.

Contactez René BOES, rue Dessus-du-Bois, 20, à Acoz.

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© Alain GUILLAUME – 7 janvier 2025.

Vestiges de la ligne 138

Il m’a semblé intéressant de nous remettre en mémoire la ligne de chemin de fer 138 Châtelet-Florennes Gare de l’Est. D’une longueur de 24 kilomètres, elle fut inaugurée le 14 juin 1855.

La fermeture du service « voyageurs » date du 4 octobre 1960, celle du service « marchandises » est intervenue le 1er juin 1991. (Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 174-179).

Le tronçon Acoz-Gerpinnes fut démonté en 1986. Seule la ligne 137 (Acoz-Mettet) était toujours active pour desservir les marbreries de Gougnies.

Quelques promeneurs nostalgiques lui rendaient régulièrement visite. Christian DENEFFE, photographe médical du CHU Godinne, nous offre son reportage qui date de janvier 2008.  A noter que les photos de la gare d’Acoz remontent bien avant 2008.

Christian DENEFFE cédré

Christian DENEFFE, photographe médical du CHU GODINNE

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Depuis 2017, le Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes a oeuvré, avec la collaboration de l’administration communale, à la remise en place et à la restauration des anciennes signalétiques présentes sur nos RAVeL. Ce genre de synergie est plutôt rare. Elle a été saluée par l’asbl Chemins du Rail, qui y a dédié un article dans son périodique en juin 2022.

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© Alain GUILLAUME – 14 décembre 2024.

L’électrification d’Acoz et de Lausprelle

Après vous avoir publié un dossier relatif à l’histoire de la distribution d’eau dans le village d’Acoz et son hameau de Lausprelle (voir « ACOZ de A à Z » , tome 1, pages 118-149), il m’a semblé intéressant de me lancer dans les recherches concernant l’électrification.

C’est en 1885 que la toute première centrale du pays est installée à Bruxelles, servant exclusivement à l’éclairage des magasins de la rue Neuve. Au départ, la production d’électricité était en courant continu.

Au début du 20e siècle, une centrale de production à courant alternatif est installée à Velaine-sur-Sambre. Il s’agit d’une centrale de charbonnage équipée de deux machines à piston « PREUDHOMME » de 250 kW. Quelques années plus tard, on y installe le premier groupe turbo-alternatif de Belgique qui développe une puissance de 800 kW.

Machine PREUDHOMME 650

En 1911, la direction du charbonnage, propriétaire de cette centrale où un nouveau groupe de 1.500 kW vient d’être mis en service, passe accord avec le fournisseur d’énergie électrique en bloc à un groupe de communes de la Basse-Sambre et de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Ensemble, ils fondent la S.A. Centrales Electriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse (C.E.E.S.M.) qui développe ses premiers réseaux à la veille de la guerre 14-18.

La société prend de l’extension et, en 1914, la centrale électrique devient indépendante du charbonnage. De nouveaux bâtiments sont construits à Auvelais, au bord de la Sambre. Le groupe de 1.500 kW est « descendu » de Velaine-sur-Sambre et l’installation d’Auvelais démarre le 29 janvier 1915. 

Auvelais 650

Pour en savoir plus sur l’installation du réseau à Acoz et à Lausprelle, un document transmis par Baudouin TAMINES, le fils de Victor, le correspondant local de plusieurs journaux régionaux, allait me faciliter les recherches.

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CABINE ELECTRIQUE ABATT. 2017 650

Ancienne cabine Lausprelle 650

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En 1952, suite au décès du lausprellois Aurélien POULEUR (dit «El Siyen »), la responsabilité du réseau d’Acoz, Lausprelle, Joncret, Gougnies, Villers-Poterie, Gerpinnes et ses hameaux a été confiée à Nestor FOURNIER, dit « Nestor le cabinier », originaire de la région de Wagnelée. Il s’était installé avec son épouse Marguerite et leur fils Jean à l’actuelle rue de Moncheret au numéro 5.

Aurélien POULEUR 650

Lors d’un orage ou d’une tempête, grosses chaussures aux pieds, le béret alpin, le bâton de randonnée, Nestor se mettait en route pour arpenter toutes les rues du réseau pour vérifier les lignes et y détecter d’éventuels dégâts.

Vers 1960-1965, parti à la retraite, il fut remplacé par André MALOTIAUX de Gerpinnes (cabinier), par Gilbert CHEVALIER d’Hanzinne. et Emile PAPART d’Acoz (aide-cabiniers). Ces deux derniers deviendront cabiniers lors du départ d’André MALOTIAUX, appelé à d’autres tâches à Auvelais.

GILBERT ANDRE EMILE 3x217

Outre les entretiens et réparations, tous les deux mois, les relevés des compteurs leur étaient confiés ; ils procédaient à cette tâche et encaissaient les paiements des redevances contre remise d’une quittance.

Reçu 1 et 2 650

Sacoche 640

Cabine rue du Centre 650

Nouvelle cabine Lausprelle 650

HISTORIQUE

En 1915, la centrale électrique d’Auvelais est mise en production. Elle remplace la centrale du charbonnage ELISABETH située à Velaine-sur-Sambre.

En 1933, 579 communes sont alimentées par la centrale d’Auvelais. Fusion de la C.E.E.S.M. et de la S.E.R.M.A. pour former une nouvelle société qui porte le nom d’ESMA (Société Electrique de Sambre et Meuse et des Ardennes).

En 1960, ESMA devient ESMALUX (Société Electrique de Sambre et Meuse, des Ardennes et du Luxembourg).

En 1976, ESMALUX devient UNERG et ensuite ELECTRABEL.

En 1985, arrêt de la centrale électrique.

Actuellement tous les réseaux sont gérés par ORES.

Précisions d’Etienne ELOY
Je désire apporter une précision concernant la gestion du réseau. 
ORES n’est pas le seul gestionnaire, il y en a 7 .
Certaines provinces peuvent avoir 2 gestionnaires.
 
Ceci est arrivé lors de la libéralisation du marché de l’énergie.
Il y a maintenant les fournisseurs d’énergie (Engie, Luminus etc… ), les gestionnaires de réseaux (ci-dessous) et le transport. (ELIA) les lignes à très H.T. 
  1. ORES, détenant 75% de la Région wallonne ;
  2. Resa en province de Liège ;
  3. REW à Wavre ;
  4. AIESH, détenant quelques communes en province du Hainaut ;
  5. AIEG, détenant quelques communes dans les provinces de Namur et du Hainaut ;
  6. Sibelga à Bruxelles ;
  7. Fluvius en Flandre

ANECDOTE

A l’époque, les fils électriques en cuivre n’étaient pas gainés et les agents étaient parfois appelés pour neutraliser ceux qui s’étaient rompus suite aux accidents de la circulation et de grands vents.

J’ai souvenance des parties de foot avec les copains sur la place de l’église. Une rangée de fils traversait l’endroit pour alimenter le bâtiment de la commune. Ce qui devait arriver arriva, notre ballon percuta plusieurs fils et ceux-ci se sont abattus sur notre terrain de jeu. On les voyait, serpentant le lieu avec des crépitements et étincelles. On alla prévenir l’ami Emile qui se lança dans une litanie de mots d’oiseaux qu’il n’est pas nécessaire de décrire ici. L’échelle en bois sur l’épaule, il est venu réparer nos bêtises… et on en restait là… oubliant de le remercier !

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Merci à Baudouin TAMINES, Etienne ELOY, Emile PAPART, Joël MALOTIAUX et Jean-Pierre LAMORT pour l’aide apportée à la rédaction de cet article.

© Alain GUILLAUME – 11 novembre 2024.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1942

Tous ces articles ont été puisés dans les archives de la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le « JOURNAL DE CHARLEROI ».

Certaines publications font mention d’anciennes familles du village et du hameau

7 janvier 1942

LA VOIRIE

On se plaint amèrement de l’état de la voirie qui, à vrai dire, ne fut jamais en si mauvais état. Tout d’abord, un tas d’immondices : déchets, cendres, feuilles mortes, etc…, se trouve entre la cure et l’école communale. On se demande pourquoi cet endroit a été choisi pour le dépôt d’immondices, en plein centre du village. C’est inadmissible. Ensuite, dans la rue des Ecoles, au départ de la Raguette, les détritus provenant de l’entretien de cette route, des fossés et de la taille des haies n’ont pas encore été évacués bien que ces travaux aient été effectués depuis longtemps. N’y aurait-il plus de moyens de transport à Acoz ? La rue du Couvent, elle,  est en bon état, possède des filets d’eau dans lesquels coule du purin provenant des fermes environnantes. Pourquoi les fermiers ne sont-ils pas tenus de veiller à l’étanchéité de leurs fumiers et fosses à purin ? Il y a là quelque chose à faire. En ce qui concerne le coron du Dessus-du-Bois, la voirie est toujours en très mauvais état pour ne pas changer. On a beau réclamer, rien ne se fait. Ainsi qu’on le voit, il y a beaucoup à faire dans le domaine de la voirie.

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10 janvier 1942

A L’ASSOCIATION SPORTIVE

En vue de la formation définitive de l’équipe d’excellence de la petite balle au tamis, l’A.S. « Jeunesse Sport » d’Acoz tiendra une assemblée générale dimanche prochain, 11 janvier à 17 heures, au café Gustave BIRON, en face de la gare à Acoz. L’association sportive insiste vivement sur la nécessité que tous ses membres soient présents.

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13 janvier 1942

UE VÉLO DISPARAIT

L’autre soir, Lambert DESCHAMPS, demeurant à Gerpinnes, avait déposé son vélo dans la remise d’une maison d’Acoz-Lausprelle, au propriétaire de laquelle il avait fait visite. Profitant de son absence, un individu demeuré inconnu a pénétré dans la remise et s’est emparé de la bicyclette. La gendarmerie de Gerpinnes enquête.

POUR LES PRISONNIERS DE GUERRE

Samedi, le cercle « Nos Loisirs » a rouvert les portes de son théâtre et il nous est agréable de signaler que ce fut un succès. Le dimanche ce fut la seconde et dernière  représentation. Les deux jours, le public fut nombreux et les applaudissements ne manquèrent pas. Cette  soirée était d’ailleurs organisée au profit des prisonniers de guerre. La troupe interpréta tout d’abord un drame en deux actes de H. BORDEAUX : « Un Médecin de Campagne ». En second lieu, elle joua « Hurlamort », pièce policière en trois actes de Georges FAY et Jean BONHEUR. Ce qui a plu au spectateur, ce qui l’a charmé, ce qui l’a amusé, ce qui a retenu son attention jusqu’au bout, c’est la vie intense qui anime ces deux pièces, c’est la précision du dessin de chacun des personnages « croqués » par des auteurs qui savent voir, avec un sens réel du théâtre, leurs plus minutieuses observations. C’est là du beau, du bon, du vrai théâtre. Ces deux œuvres furent rendues avec une réelle maîtrise, fruit d’une sérieuse et savante préparation. Signalons aussi les intermèdes fort plaisants réalisés par MM. Zéphir BUSINE et Jean HOSPEL Pour clôturer la séance de dimanche, une tombola fut tirée.

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20 janvier 1942

SAISIE DE 17 SACS DE FROMENT

Pendant la matinée de lundi, les gendarmes de Gerpinnes ont saisi 17 sacs de froment détenus illicitement par le nommé Vital MEULEMANS, entrepreneur de transports à Acoz. La marchandise était entreposée, une partie chez MEULEMANS et le restant dans un hangar d’une parente. Le froment sera envoyé au moulin de Châtelineau et le produit de la vente sera versé au Secours d’Hiver d’Acoz. Au moment de la saisie, MEULEMANS n’était pas chez lui. On se demande quelles explications il donnera sur l’origine du grain.

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22 janvier 1942

AU CERCLE HORTICOLE

Des timbres sont nécessaires pour pouvoir acheter de l’engrais. Les membres sont priés de s’inscrire, avant le 26 courant, chez le secrétaire M. Calixte NOCENT.

VÉLO RETROUVÉ

Lambert DESCHAMPS, de Gerpinnes, dont on avait volé le vélo, vient de rentrer en possession de celui-ci. Le voleur est allé le remettre là où il l’avait pris. Brave voleur va ! A-t-il été pris de remords ou de peur ? Ou bien se trouve-t-on en présence d’un audacieux farceur !

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3 février 1942

UNE ÉQUIPE DE « PREMIÈRE »

Ainsi donc, les amateurs d’Acoz et de la région auront l’heureuse chance de revoir évoluer à Acoz, les équipes de 1ère catégorie de l’association « Jeunesse et Sports »,. Acoz ayant pris la décision de lancer dans cette division leur équipe championne de 1ère B 1941. Cette remise à flots d’une équipe vedette dans ce centre ballant qui apporta à notre sport tant de bons éléments et tant de souvenirs ineffaçables, fera revivre au cœur de notre région les luttes ardentes d’autrefois et chacun de nous applaudira des deux mains à cette résurrection sympathique et pleine de promesses. Et ceci, cinquante-deux ans après l’équipe de 1ère Acoz (BEAURAIN) dont le foncier était le fameux Léopold LEMAÎTRE (1890), Jules NICOLAS, le joueur bien connu, aidé de Cyrille HOUSIAUX au grand-milieu et d’Augustin CARPENTIER au petit milieu, de Léon DUCHÊNE et de Léon WAUTELET aux « passes », saura, nous en sommes certains, nous faire revivre les joies d’antan en défendant son drapeau avec toute la fougue qui caractérise son beau talent. Après l’inévitable rodage de son « cinq », le sympathique Jules pourra crier à ses co-équipiers, comme le faisait son regretté concitoyen Achille DECOOMAN : « Allons, les amis, la route est belle ! ». Que les « Coqs » veuillent bien accepter nos meilleurs vœux.

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6 février 1942

CHUTES

Mme la Baronne René de DORLODOT, en sortant de l’église Saint-Léon, à Lausprelle, où elle a assisté à la messe, glissa et tomba lourdement, se blessant à la jambe. Il fallut la transporter en son château où, après les premiers soins, elle fut envoyée à l’hôpital, car elle souffrait beaucoup. Nous pouvons annoncer que, contrairement aux craintes qui s’étaient fait jour, la victime n’a aucun membre cassé. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

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12 février 1942

TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CHARLEROI

Georges BERGER d’Acoz écope d’une amende de 800 francs pour fabrication de beurre sans licence.

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27 février 1942

HYMÉNÉE

Nous avons le plaisir d’annoncer le mariage de M. Marcel DUMONT, l’excellent joueur de balle pelote et de football de l’association sportive « Jeunesse et Sports » d’Acoz avec Mlle Fernande POULEUR, fille cadette de M. Octave POULEUR et de Madame, née Aline PHILIPPE, sous-perceptrice des postes à Acoz. La bénédiction nuptiale a été donnée aux jeunes époux par M. l’Abbé François FLEURQUIN, en l’église Saint-Martin, à Acoz-Centre. Toutes nos félicitations.

27 Mariage de Fernande Pouleur et Marcel Dumont 640

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2 mars 1942

LES VOLS CONTINUENT

Vendredi dans la soirée, plusieurs vols furent commis au préjudice des fermiers. Chez M. Georges BERGER, 25 kilos de froment et un jambon ont disparu. Chez M. Alphonse VERBECKEN, les voleurs ont emporté 50 kilos de pommes de terre, et chez Aveline ROSEZ, 125 kilos de pommes de terre. La brigade de gendarmerie de Gerpinnes mène l’enquête.

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5 mars 1942

AU PROFIT DES PRISONNIERS DE GUERRE

Il est toujours agréable de regager comme il convient la leçon d’une très belle soirée. Vous avez déjà compris que nous voulions maintenant rendre hommage à l’initiative généreuse de la chorale féminine « Sainte-Cécile ». Au bénéfice de « ceux » des nôtres qui se trouvent dans les stalags, elle a organisé une matinée théâtrale comportant trois pièces et des intermèdes. Tout d’abord, la troupe nous présenta « Gaudentia », drame en 3 actes qui était singulièrement émouvant. En interprétant d’un cœur sincère, les actrices lui donnèrent un accent de plénitude et de jeunesse. Le décor était sobre et pourtant d’une magnificence irréelle. Tout cela faisait une combinaison de lumière et d’ombre, où la poésie de tous les temps se trouvait parfaitement à l’aise. De cette pièce se dégage sûrement et comme infailliblement, une grandeur et une force dont il est impossible de ne pas reconnaître avec joie l’authentique et précieuse qualité. Les interprètes nous donnèrent alors le spectacle de deux comédies en un acte : « Le Lieutenant du Mardi-Gras » et « Dans le Petit Journal », deux pièces a qui défendaient et distrayaient abondamment. Nous avons remarqué la mimique et la sobriété des gestes des interprètes. Tous tinrent bien leurs places et leurs rôles multiples malgré la diversité marquée. Nommons-les par ordre d’âge et sans établir la plus petite distinction : Mlles Emilie BORBOUSE, Luce SAINTHUILE, Juliette LEFÈVRE, Madeleine DESSINIUS, Renée STÉVAUX, Suzanne DESSINIUS, Irène HISTACE et Suzanne LEFÈVRE. Plusieurs d’entre elles en intermède vinrent égrainer sur la scène quelques jolis succès. Le public témoigna sa satisfaction et son admiration aux valeureuses interprètes par des applaudissements spontanés, nourris et répétés. Nous les félicitons ainsi que le talentueux pianiste M. Maurice DUMONT et le « souffleur à la page » qui n’eut pas grand-chose à faire, M. Jean HOSPEL du cercle dramatique « Nos Loisirs ». Nos chaleureuses félicitations à la Révérende Sœur IRMA, supérieure de l’Ecole des Filles, qui se dévoue pour sa chère chorale et les prisonniers de guerre. Le succès remporté par sa troupe lui fait grand honneur et lui va droit au cœur. A l’issue de cette belle matinée dramatique une tombola copieusement fournie fut tirée.

AU CERCLE « NOS LOISIRS »

Le cercle dramatique « Nos Loisirs » prépare actuellement une soirée théâtrale au profit des prisonniers du Centre. Nous y reviendrons prochainement.

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6 mars 1942

UNE ÉCLIPSE

Durant la nuit du 2 au 3 mars, des veilleurs ont vu l’éclipse de lune. Celle-ci débuta à 0 heure 30 et atteignit son point culminant à 1 heure 40. Elle commença à décroître à 3 heures et se termina à 4 heures.

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10 mars 1942

VOL DE VICTUAILLES

Durant la soirée de dimanche, entre 21 heures et 1 heure du matin, un vol de denrées alimentaires a été commis au préjudice de M. Carlo RODÉGÉRIDON, sujet italien, domicilié à Acoz, rue Moncheret 33. Le préjudicié était parti faire une course au village voisin. A son retour, il constatait qu’on lui avait volé du pain, de la farine, du beurre, des pommes de terre et des lapins. Il y a quelques jours, une clé de la maison avait disparu. On suppose que c’est avec cette clé que le voleur  s’introduisit dans la maison. Une enquête est en cours.

« REPASSAGE » DES BIENS COMMUNAUX

Mercredi dernier, la louée des biens appartenant à la commune d’Acoz seule et aux communes d’Acoz et de Joncret, avait appelé intéressés et curieux en grand nombre dans la petite salle de la maison communale. Ce ne fut pas une « passée » au vrai sens du mot, mais l’ouverture des soumissions préalablement déposées à la commune. N’empêche qu’un grand entrain animait les paysans et que des interpellations s’échangeaient. Plusieurs d’entre elles ne manquaient pas de saveur. Ce fut une véritable chasse aux sarts de la part de ceux qui voulaient les obtenir. Aussi, les enchères furent-elles poussées très loin. Naturellement, il y eut des contents, des déçus et des mécontents. Le grand  argentier communal,  lui, se frottait les mains, car il voyait déjà sa caisse grossir considérablement. Après la ratification des marchés, on se sépara en discutant… et en se disant « in v’là co pou neuf ans ! ». Eh oui !

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13 mars 1942

AU PROFIT DES PRISONNIERS DE GUERRE

« Le Sacrifice de l’Enfant d’Adoption », drame en 3 actes de Georges VANDEVERT, figurait en vedette du programme de la brillante matinée dramatique et musicale, organisée par le vaillant cercle dramatique « Le Progrès », au profit des Prisonniers de guerre du hameau. M. Léon MORIAMÉ extériorisa, dans le rôle de Jean-Marie, l’Enfant d’adoption, ses qualités d’acteur et de diseur. Grâce à son jeu magnifique, M. MORIAMÉ dégagea toute la douleur de cet épisode tragique qui se déroule en 1623 à Nancy. Il réussit à conquérir la salle entière et à l’émouvoir jusqu’aux larmes. M. Eugène RIDELLE, auquel incombait la mission de rendre la puissante personnalité du Comte d’Andricourt, s’en tira bien. Nous avons vu avec plaisir le comique Maurice BOURGUIGNON. Tirons aussi notre chapeau devant M. Marcel ABSIL, qui fut un Raphaël idéal, bien dans son rôle tragique. Le jeune R. DELPIRE (Emile) fut nettement à la page. M. C. SCHELDE (Douglas) campa très bien l’infirmier. Nous avons retrouvé, dans le rôle du jardinier, Isidore, celui qui, dans son jeune temps, fut l’étoile du « Progrès ». M. Maurice HISTACE, malgré son âge, est resté lui-même. M. A. CHIF (Roger) incarna bien l’officier et G. VANDEPONSEELE, le médecin. L’hôtelier MAINJOT était M. J. HUDLOT, le valet Boniface, M. Jean SANDERMANS et Jean, le serveur, Monsieur Maurice DELWARTE. Enfin, les deux gendarmes, MM. GENARD et E. PIRET, se comportèrent bien. Le spectacle se poursuivit par « Min.nadge Moderne », vaudeville en wallon, en 1 acte, de Victor BYLLO. TAURIA SINBRUT, incarnée par Mme STÉVAUX-DECELLIER et ZIDAURE, es’ n’homme, M. Maurice BOURGUIGNON, formèrent le couple typique du ménage moderne. M. BOURGUIGNON reste un comique de premier plan. Comme dans un tel ménage, le mari a un camarade, ZIDAURE en avait un qui se nommait JULES (A. DESCHAMPS) qui tint bien son rôle. Les autres personnages, BATISTE (C. SCHELDE), BERNABÉ (N. DELWARTE), ARSÈNE, el gamin d’el maugeo (R. DELPIRE) et un MARTCHAND (J. GENARD) s’en tirèrent heureusement. En intermède, se produisirent deux amateurs, MM. A. DESCHAMPS et J. CORNIL. A l’issue de la séance, on tira une tombola qui fit beaucoup d’heureux.

FLYER LAUSPRELLE 8.3.1942 650

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27 mars 1942

PETITE MISSION

Monsieur le Curé François FLEURQUIN, de l’église Saint-Martin à Acoz-Centre, a mis sur pied une petite mission qui durera quelques jours et commencera le mardi 7 avril. Il compte sur une assistance nombreuse aux sermons et aux offices.

LA COMMUNION SOLENNELLE

La tradition a été maintenue dimanche dernier, jour de la Passion, où a été célébrée en l’église Saint-Martin la fête religieuse de la Communion Solennelle, qui marque l’entrée de l’enfant dans la vie morale. N’en doutons point, nos communiants et communiantes, émus visiblement de tant de solennité, conserveront le meilleur souvenir du plus beau jour de leur vie. Puisse celle-ci leur être favorable.

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2 avril 1942

PARTAGE POUR « LES  DOGUES » D’ACOZ

En déplacement à Thuin, « LES DOGUES »  d’Acoz se sont payé le luxe de partager les points (1-1). Notons la réapparition du keeper BRIOLA toujours en bonne forme. Les backs GIGOT et LYES sont à féliciter particulièrement. En un mot, bonne tenue de l’équipe en général.

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3 avril 1942

UN PEINTRE AMATEUR

Nous nous trouvons actuellement en présence d’un homme assez peu commun. Il est à la fois ouvrier d’usine, fifre et peintre. M. Fernand MATHIEUX est occupé aux A.M.S. Moncheret à Acoz. Dans le domaine de l’art, nous ne le connaissions que comme musicien de talent. Un musicien spécial, le fifre le plus talentueux qui se soit rencontré dans les Marches militaires, tellement il excelle à tirer de sa petite flûte des marches endiablées. Il nous apparaît maintenant comme peintre. Ne connaissant que l’ABC de la peinture, la critique est hors de notre portée. Nous pouvons toutefois déclarer qu’il a dans sa cervelle « quelque chose » de pas ordinaire en fait de peinture. Son courage et sa volonté méritent aussi d’être mis en évidence, car sans eux il ne serait pas parvenu, sans préparation, sans les bases essentielles, à peindre ses tableaux que la critique jugera. Nous nous prenons à regretter que cet homme n’ait pas eu la chance de connaître les antiques, ni d’acquérir tout jeune la science du dessin. M. MATHIEUX débuta dans la peinture, il y a une bonne dizaine d’années, pour se distraire. Il fit un peu d’ornementation, puis décora le grès préalablement passé à la cuisson et enfin il s’essaya sur toile. Au fil des jours, il se sentit de plus en plus épris d’art et de peinture. Il travailla pour des amis. Puis il se perfectionna par ses propres moyens et s’affranchit, sans le moindre orgueil. Sa passion ne dépassa pas le cadre de l’amateurisme. Toutefois, il s’est décidé à montrer certaines de ses œuvres à l’exposition des A.M.S. qui se tient, cette semaine, dans l’immeuble sis au numéro 18, rue Lancelot, à Monceau-sur-Sambre. Il expose « La Bergère », « Un Joli coin de pêche », « Le vieux Moulin », « Une Scène de chasse », « Retour des Vieux Pêcheurs », « La Barrière dans la Tempête » et « Une Tête de Chien ». Et voilà, notre rôle est terminé. Nous souhaitons maintenant bonne chance à M. Fernand MATHIEUX et lui adressons nos compliments. Nous souhaitons aussi que les jeunes s’inspirent de son courage et de sa volonté.

UNE SCENE DE CHASSE 650

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11 avril 1942

RECHERCHE

Désire acheter grand chien méchant. Ecrire à Veuve TONNEAUX-LELOUX à Acoz.

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13 avril 1942

« DISPARU » POUR NOS PRISONNIERS DE GUERRE

La troupe « NOS LOISIRS » a donné avec un vif succès deux représentations théâtrales. L’ouverture consistait en un acte de comédie de V. RENIER « Un Cadavre dans une Valise », réservé en partie aux cadets du cercle. Les R. BURTON (Marius VERGOUIGNIER, boucher), J. TENRET (Antoine DEVACQ, son commis), G. GILLARD (Jean DURGHELL) et M. COLLICHE (Victor GARNACHE), deux étudiants en médecine, A. SAINTHUILE (commissaire de police Julien SPINETTE) et R. POULEUR (Sion, agent de police), menèrent la pièce à vive allure et en dégagèrent les effets voulus par l’auteur. C’est tout à leur honneur. Il ne leur manque qu’un peu de « planches » pour pouvoir entrer dans la catégorie A de la troupe. Le plat de résistance était « Disparu », la belle comédie en 3 actes de BRISON et SYLVAN. Cette œuvre, disons d’emblée, est gaie et cette gaieté est dans le fond des cœurs comme elle l’est dans les paroles. M. Zéphir BUSINE fut très lui-même dans le rôle du domestique Sosthène MAILLACHOUX. M. Albert PHILIPPE fut, comme à l’accoutumée, spontané et spirituel dans le rôle de Gaston BOISANFRAY, ami de MONTGIRAULT. M. Jean HOSPEL donna un grand relief à la silhouette de Philibert RABUTE, cousin de MONTGIRAULT, lequel était bien campé par M. Marcel DUMONT. M. Albert STÉVAUX, qui souvent manifesta un beau talent, sut encore se faire remarquer dans la « peau » de MERVILL, un autre ami de MONTGIRAULT. Avec son bagout habituel, M. Maurice DUMONT rendit au mieux le Lord BARLINGTON. M. Jules GIGOT, que nous appréciâmes déjà ailleurs, fut parfait dans son incarnation du commissaire de police. Quant aux deux jeunes, J. TENRET (Dominique) et Roger POULEUR (un garçon de restaurant), ils remplirent bien leur mission respective. Nous avons réservé pour la fin « Une Heure en Chanson », sketch musical arrangé par M. Jean HOSPEL, toujours lui. C’était très fin et très bien combiné. M. HOSPEL lui-même déclina son nom en se déclarant « Ignace » qu’il chanta d’ailleurs, tandis que M. Zéphir BUSINE, le populaire « ZtB » de la peinture et du dessin, exécuta « Barnabé ». Ils dirent et chantèrent d’autres choses encore.

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2 mai 1942

LES BEAUX DIMANCHES

Le renouveau nous les a rendus, illuminés de soleil et de verdure. « La Petite Reine Blanche », elle, nous a restitué nos beaux dimanches sportifs d’antan, et ce, grâce à la jeune société du jeu de balle qui s’est attelée à la noble tâche de faire revivre la pratique du tamis et du gant si en honneur dans notre localité et qui y connut tant d’heures glorieuses autrefois. Certes, les joueurs locaux qui porteront le nom de « Coqs », en souvenir d’une ancienne société folklorique, ne chantent pas tous les dimanches mais ils savent se dresser sur leurs ergots et donner des coups d’éperons. Prenons patience, ça viendra… En attendant, beaucoup d’amateurs leur font confiance et viennent les encourager. D’autres viendront encore se joindre à eux le long des lignes blanches du coquet ballodrome acozien. Leurs précieux encouragements moraux et financiers soutiendront solidement les vaillants « Coqs » et les aideront à gravir l’échelle de la grandeur. Leur présence en foule est absolument nécessaire. Patience, nous vivons maintenant de beaux dimanches sportifs, bientôt nous connaîtrons les plantureux dimanches de victoires. En attendant, encourageons les « Coqs » ! Et vous, commerçants, ne soyez pas chiches !

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6 mai 1942

HONNEUR AU CERCLE « LE PROGRÈS »

La récente séance théâtrale corsée d’une partie musicale et vocale remporta un très grand succès. Succès d’interprétation, succès populaire. Grâces lui soient rendues de maintenir à un grand degré le renom du théâtre acozien et de mettre celui-ci au service d’une noble cause : les prisonniers. Au programme figuraient trois pièces. Tout d’abord, la troupe interpréta un drame de M. LEBARDIN, « Expiation », dont l’action se situe au Dauphiné, en l’an 1200. Durant les trois actes, les acteurs et le public ne firent qu’un. Ce fut ensuite à « Madame El Bourguemétre » de Ed. FRANÇOIS, de nous faire rire grâce aux qualités scéniques d’interprètes excellents. Enfin ce fut « Le Sac du Crime », comédie en un acte par un professeur du collège. Cette pièce fut défendue avec brio. En un mot, la partie théâtrale remporta un succès le plus complet grâce à la qualité des acteurs due surtout à une assistance régulière et sérieuse aux répétitions. En intermèdes se produisirent J. CORNIL et A. DESCHAMPS, accompagnés au piano par Melle F. PRÉRINAIRE. Les costumes venaient de la Maison L. FONTAINE-BALÉRIAUX et les grimes de la Maison BALÉRIAUX. Enfin, une tombola pourvue de nombreux et beaux lots fut tirée. Un grand merci au cercle « Le Progrès » au nom des prisonniers.

AU « PROGRÈS »

Voici les effectifs du cercle « Le Progrès » qui se comporte d’admirable manière. Président d’honneur : M. Léon BELGEONNE, boulanger ; président : M. Désiré DEMONTÉ, facteur des postes ; vice-président : M. Léon MORIAMÉ, employé et tenancier du salon ; secrétaire-trésorier : M. E. RIDELLE, employé ; régisseurs : MM. Maurice HISTACE et Maurice BOURGUIGNON. Il y a aussi 4 commissaires et 15 membres.

MISE AU POINT ET HOMONYMIE

Victor TAMINES nous informe qu’il n’a rien de commun, ni de près, ni de loin, avec un certain Victor TAMINES, condamné récemment par le tribunal de Bruxelles.

UN PORTEFEUILLE PERDU

Le nommé CONTÉ Franco, demeurant au quartier des Fonds d’Acoz, a perdu dans le courant de la semaine son portefeuille sur la grand-route, entre sa demeure et les usines de Moncheret. Son portefeuille contenait sa carte d’identité et les timbres de lait destinés à son bébé. Il en a informé le commissariat de police, mais jusqu’ici les recherches sont restées vaines. M. CONTÉ prie la personne qui aurait trouvé son portefeuille de bien vouloir lui restituer ou de lui renvoyer ne fût-ce même que ses timbres de lait. Il espère que son appel sera entendu.

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22 mai 1942

POPULATION

Au 31 décembre 1941, la population de la commune était de 1.260 âmes, se répartissant comme suit : 650 hommes et 610 femmes.

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27 mai 1942

FÊTE DES MÈRES

Les enfants des écoles du Centre se sont unis pour fêter les mamans. Sous l’égide de leur maître et maîtresse, ils ont organisé une belle séance artistique au théâtre du couvent qui était copieusement rempli de parents, d’amis et de curieux. Ce fut pleinement réussi. Nous devons féliciter la Révérende Sœur Supérieure, la bonne fée de cette fête de famille, qui veille à tout et dirige tout avec sa compétence, son autorité et son doigté. Nos félicitations au corps enseignant et à tous les acteurs (masculins et féminins) du plus petit haut comme çà au plus grand. Et nous ne devons pas oublier l’accompagnateur, M. Jean HOSPEL, ni ceux qui oeuvrèrent dans les coulisses. A l’issue de la partie théâtrale, M. l’Abbé François FLEURQUIN, curé d’Acoz-Centre, prononça un laïus de circonstance. Enfin, une magnifique tombola fut tirée.

ACTE DE DÉSESPOIR

Depuis quelques temps la santé du nommé Aristide TIRCI, sujet italien, âgé de 50 ans, demeurant rue de Moncheret à Acoz, laissait à désirer. La neurasthénie  le guettait et il était même question de l’interner prochainement pour ces raisons. Hier le malheureux subit une crise plus forte encore et, au cours de celle-ci, il se pendit à son lit. Quand son épouse rentra peu après dans la chambre, le désespéré avait cessé de vivre. La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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30 mai 1942

UNE CÉLÉBRITÉ SPORTIVE

En 1890 il existait à Acoz une équipe de 1ère catégorie de la petite balle au tamis, dirigée par feu Augustin BEAURAIN, et dont le foncier était un beau grand garçon prénommé Léonce d’une courtoisie innée, Léonce LEMAITRE, qui quitta l’équipe l’année suivante. Augustin BEAURAIN joua avec plusieurs parties, dont Fleurus,  (« Les Rouges ») ; en 1884 avec Gilly, composée de Jules et Léon DAILLY, PIÉRARD, E. FRÈRE et lui-même ; avec Châtelet formée de Augustin BEAURAIN, COLONVAL dit « Cumulets », Victor DUSSART dit « Le Duc », Alfred LAMBOT dit « Mitchi » et P. LAPLANCHE. Les exploits réalisés par lui sont nombreux ; retenons cette balle qu’il livra au premier étage de la maison clôturant le jeu à la Ville-Basse. Son rechas était merveilleux et son moral excellent. On cite volontiers cette parole qu’il prononçait dans les moments les plus difficiles : « No f’rons toudi bé ». Petit et nerveux, il se démenait comme un vrai diable, et ses yeux malicieux brillaient sans cesse. La voie qu’il avait tracée fut suivie. Nous eûmes des bonnes équipes de « seconde » et de « troisième » à la petite balle jusqu’au moment où M. BEAURAIN prit ses honoraires comme organisateur au populaire quartier du Dessus-du-Bois. En 1930, il y eut une bonne équipe de pelote malheureusement non-fédérée ; en 1932, une équipe de demi-dure, championne de la Thudinie, puis des équipes de « seconde » et de « première ».  Enfin, après une période creuse,  l’équipe de « première B » petite balle fut championne en 1941. Malheureusement, l’actuelle équipe de « première catégorie A », formée de jeunes éléments et qui avait débuté honorablement, se trouve en plein margouillis, ce qui nous fait craindre pour sa vie. Heureusement la pelote est là pour sauver la situation et nous demandons à ses dirigeants et joueurs d’avoir constamment devant les yeux la figure puissante de notre bel athlète du jeu de balle et dans la mémoire le souvenir de ses exploits. Nous voudrions aussi que les dirigeants du groupement d’Acoz dénomment leur championnat fédéral : « Championnat Augustin BEAURAIN ».

Précisions de Rita BEAURAIN

Augustin était surnommé « Li Spitant ». Il est inhumé dans le cimetière d’Acoz et avait souhaité être placé pour regarder vers Gerpinnes. Ce qui fut fait.

UNE CÉLÉBRITÉ

 Dans les heures que nous traversons, il est bon que nous reprenions contact avec notre passé. De ce passé, nous exhumons la mémoire d’un homme justement célèbre qui illustra notre village, le Pays de Charleroi et la Belgique : Eugène-François de DORLODOT, né en 1783 et décédé en 1869, bourgmestre d’Acoz et sénateur à partir du 29 septembre 1830. Il fut donc le premier bourgmestre d’Acoz et le premier bourgmestre de la Belgique indépendante. L’industrie de notre pays lui doit beaucoup. Il perpétua la tradition de ses ancêtres, les frères de DORLODOT qui, en 1759, étaient propriétaires d’une verrerie établie par les aïeux au Faubourg de Charleroi. Ce sont les actuelles Verreries JONET. M. Eugène-François de DORLODOT fut un illustre maître de verreries. S’il avait vécu en ce temps où les verreries jouissaient de privilèges spéciaux, grâce aux rois autocrates, il aurait porté l’épée de son titre de gentilhomme du Verre. L’industrie du fer lui est également redevable de beaucoup. Il fut le promoteur du travail du fer à Acoz ; il fonda les Forges d’Acoz qui prirent un formidable essor. C’était une usine complète avec hauts-fourneaux, batteries de fours à coke et de four à puddler, sept trains de laminoirs et une fonderie. Il créa les industries à Châtelet, Monceau et autres lieux, notamment à Louvroil dans le Nord de la France. Des rues de DORLODOT existent encore en plusieurs localités, et à Louvroil (Nord) il y avait encore avant la guerre une « ducasse de DORLODOT ». Voilà brièvement esquissée la figure de ce grand homme qui joua un rôle important dans la vie politique et industrielle de notre commune et de notre pays. Soyons fiers surtout de ses réalisations dans le domaine de l’industrie et passons l’éponge sur certaines erreurs qu’il aurait pu commettre – et qu’on lui reproche – en nous disant qu’il appartenait à un régime qui n’avait pas encore évolué. M. Eugène-François de DORLODOT est statué sur la place communale d’Acoz, en face de la maison communale dont il fut le premier maïeur.

MONUMENT DE DORLODOT 650

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30 mai 1942

DES VERS DE POMMES DE TERRE

 Alphonse MATHUES, demeurant rue de la Raguette à Acoz, ayant constaté qu’un partie des pommes de terre plantées dans son jardin ne sortait pas de terre, en fit une soigneuse inspection et constata que les plants en question étaient mordus par des vers. Il a prélevé une certaine quantité de ces vers qui sont de formes et de grosseurs différentes afin de les envoyer au Ministère de l’Agriculture pour examen.

APRÈS LA FÊTE DES MÈRES

Les mamans du village, les jeunes et les vieilles, ont été honorées par les enfants des écoles qui, sous la direction du corps enseignant, ont organisé une belle séance théâtrale. Ce spectacle de famille se déroula devant une salle comble. Les enfants de l’école gardienne, merveilleusement éduqués par la bonne Sœur CAMILLE, interprétèrent des chansonnettes de circonstance corsées de mouvements d’ensemble et de courtes « déclarations » individuelles réservées aux « chefs de files » charmés de cet honneur : « Voici Mai », « Les Cerceaux », et « Les Petits Lapins ». Quant à la saynète : « La Nuit de Saint-Nicolas », elle fut très réussie et déchaîna des tempêtes de rire tellement c’était bien rendu, naïf et candide. Les élèves de la classe de Sœur JULIENNE interprétèrent avec autorité « La Commission de Saint-Pierre », « Grand-Mère » et un autre chant. La classe de Mlle BUSINE chanta « le Rêve des Fleurs » et rendit très bien un arrangement en 2 actes de « Blanche Neige et les Sept Nains », ce qui obtint un franc succès. La danse des « Feux Follets » interprétée par sept nains fut particulièrement prisée. Le 4e degré se produisit tout d’abord dans une comédie en 2 actes « L’Héritage de la Tante Mironton ». En fin de séance ces élèves chantèrent le chœur final. Deux élèves de cette classe chantèrent chacune une jolie chanson : Mlle SIMONS, « La Chanson du Retour » et Mlle MINCHU « Les Aubépines sont en Fleurs ». Les garçons de l’école communale du Centre, sous la régie de M. SCIEUR, instituteur, occupèrent aussi le plateau pour chanter « Vive Maman » et « C’est Maman ». Ils jouèrent aussi « Les Petits Jardiniers de la Reine » parmi lesquels MAITRE, AUBIN, SYLVAIN et COLINET furent les meilleurs. Deux gamins, BELGEONNE et BERTULOT, mirent en relief leurs belles qualités dans un dialogue « Les Deux Routes ». Bref, ce fut une fête très réussie qui fait honneur à tous les acteurs et au corps enseignant.

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4 juin 1942

RENTRÉE D’UN PRISONNIER DE GUERRE

Georges DELPIRE, demeurant à Acoz, Grand-Route, est rentré de captivité. La réception qui lui fut faite fut chaleureuse, on le conçoit.

UN VOLEUR SURPRIS

Paulin DELPIRE, rentrant le soir dans sa demeure, constata la présence d’un voleur qui ne manqua pas de prendre la fuite.

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5 juin 1942

ÇA PROMET !

 Une belle émulation se manifeste maintenant dans la jeunesse en faveur de la pelote : juniors et cadets s’entraînent sans cesse. Ça promet ! Une seconde équipe A est créée à Acoz et jouera en marge de l’A.J.S. et du « Groupement des Luttes  non Fédérées ».

 ACCIDENT

 Hyppolite DEFRANCE, menuisier, demeurant à Acoz, s’est blessé gravement en travaillant avec sa scie à ruban. M. le Docteur GRAVY lui a donné les soins. Son état est satisfaisant.

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15 juin 1942

ATTAQUE A MAIN ARMÉE A ACOZ

 UN VIEILLARD ATTAQUÉ PAR QUATRE BANDITS MASQUÉS

Le petit hameau de Lausprelle vient d’être le théâtre d’un attentat à main armée qui, heureusement pour le pauvre vieillard qui en fut la victime, se borna à des menaces et à un vol de 9.040 francs.

Voici les faits : Le nommé Félix ABSIL, âgé de 73 ans, domicilié rue de Villers, 73, à Acoz, revenait dimanche dans la soirée, vers 23 heures 30, de chez sa fille, tenancière de la Maison du Peuple à Lausprelle, chez qui, comme d’habitude, il est allé faire sa petite partie de cartes. La route n’était pas longue, 400 mètres seulement séparant les deux habitations, quand tout à coup, alors qu’il approchait de son habitation, quatre hommes masqués, dont un tenait un revolver en main, se précipitèrent sur lui. En un rien de temps, ABSIL fut terrassé et jeté sur le sol, tandis que les bandits s’emparaient de son portefeuille contenant environ 9.000 francs.

COUP DE PIOCHE

Cette somme pourtant ne suffit pas aux agresseurs et l’un d’entre eux s’étant armé d’une pioche frappa le malheureux vieillard à la face et au crâne du plat de l’outil, pour le forcer à dire où se trouvait caché le reste de son argent. Les coups n’étaient pas bien vigoureux et n’occasionnèrent même aucune blessure à ABSIL. Celui-ci, toutefois, épouvanté, crut sa dernière heure arrivée et appelant sa femme qui se trouvait à l’intérieur de la maison, il lui dit de donner les deux boîtes à cigares se trouvant dans la garde-robe. Deux des agresseurs accompagnèrent la femme à l’intérieur pour s’emparer de ces boîtes dans lesquelles ils espéraient trouver la forte somme.

A CE MOMENT…

Un compagnon de jeu d’ABSIL, Oscar NOCENT, âgé de 58 ans, rentrant également chez lui, entendit les cris du vieillard et pensa qu’il s’agissait tout d’abord d’une discussion entre les deux époux. Toutefois, en apercevant devant la porte le groupe formé par le vieillard et deux des bandits, il s’approcha courageusement. L’apercevant à son tour, un des voleurs avertit ses compagnons et tous les quatre s’enfuirent aussitôt, tandis que M. NOCENT aidait la victime à rentrer chez elle. La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête pour trouver les auteurs de cette agression. Celle-ci s’annonce assez laborieuse vu l’obscurité et le masque des voleurs. Signalons en terminant que les fameuses boîtes que l’épouse de la victime dut remettre aux malandrins ne contenaient que 40 francs, ce qui porte donc le montant du vol à 9.040 francs.

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15 juin 1942

UN CASTEL FÉODAL

Savez-vous que le pittoresque village d’Acoz possède un vieux manoir, autrefois propriété des seigneurs d’UDEKEM et qui est cité dans « Les Délices du Pays de Liège » car Acoz appartint jadis à cette principauté épiscopale. C’est dans ce château que l’écrivain Octave PIRMEZ passa la plus grande partie de sa vie. Cette propriété, admirablement conservée sauf sur une partie du parc qui fut mutilée par la tornade de 1939, a attiré les regards de feu Jules DESTRÉE qui a écrit : «  Et les parcs, les vastes parcs autour des châteaux, les futaies d’Acoz…, les parcs faisant un cadre opulent ou pittoresque aux vieilles habitations des seigneurs ! Certains cas tels (celui d’Acoz notamment) ont encore leurs fossés et des tours féodales, et des pièces d’eau où glissent avec une paresseuse majesté des cygnes ». C’est donc un honneur pour le village de posséder un tel château. Les Acoziens en sont d’ailleurs très fiers, à juste raison.

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20 juin 1942

TENTATIVE DE VOL A LA MAISON COMMUNALE

Pendant la nuit, d’audacieux voleurs ont tenté de pénétrer dans les bureaux de la maison communale d’Acoz, vraisemblablement pour y dérober les timbres de ravitaillement. Les malandrins avaient déjà réussi à faire sauter un panneau de la porte quand, probablement dérangés, ils se virent dans l’obligation d’abandonner la place. La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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4 juillet 1942

 DÉMISSION D’UN ÉCHEVIN

« Le Moniteur » du 5 juillet 1942 publie un arrêté accordant à M. Hector POULEUR démission de ses fonctions d’échevin.

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10 juillet 1942

DISTRACTION VILLAGEOISE

 La joie ne perd jamais ses droits lorsqu’on possède chez soi de gais drilles pour l’entretenir… C’est le cas chez nous. Ainsi dimanche, grâce à deux « as de la blague », MM. Fernand MARCHAL et Georges HANQUART, nous avons vécu une lutte au jeu de pelote d’un caractère tout spécial. Deux équipes se rencontrèrent au Centre : « Les Chapeaux Boules » et « Les Coiffés Pounétchér » (pour ne pas tomber) ou sans coiffure… Il y avait ceci de particulier, ceux qui étaient coiffés du « boule » étaient passibles d’une amende de 5 verres de bière chaque fois qu’en livrant ou en rechassant, leur « melon » tombait…Il y eut donc de fameux assauts contre les « boules » et une « héroïque » défense de ceux qui les portaient, ce qui donna lieu à des scènes désopilantes qui provoquèrent l’esbauderie durant toute la durée de la joute. Cela tenait de la farce… et quelle farce ! Un amusement bien inoffensif qui nous a fait faire une pinte… de bon sang… et boire quelques bonnes pintes de bonne bière…

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 13 juillet 1942

SUCCÈS MUSICAL

Notre concitoyen, Joseph LANDRAIN, vient de remporter à l’académie de musique de Châtelet son diplôme de sortie avec 45 points sur 50. L’épreuve consistait dans l’exécution à la flûte d’une Etude de Fanfarlucer, de P. GILSON et de la Flûte de Pan. Nos le félicitons chaleureusement.

SUCCÈS SCOLAIRE

Nous avons appris avec plaisir que Mlle Irène HISTACE, fille du regretté instituteur Emile HISTACE, a remporté avec distinction son examen de régente ménagère. Nous la félicitons de tout cœur.

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15 juillet 1942

ACTES COURAGEUX

Nous avons relaté en temps voulu deux beaux actes de courage et d’honnêteté accomplis par M. Augustin DELPORTE d’Acoz. Rappelons-les : il sauva une fillette qui allait être écrasée par le train à Bouffioulx et remit à son propriétaire une somme de 20.000 francs, trouvée dans un bois. La Croix d’Honneur de 1ère Classe lui avait été décernée en récompense de ces beaux gestes. Il vient d’en mettre un autre à son actif et si nous ne l’avons pas relaté plus tôt, c’est parce que M. DELPORTE, qui est un modeste, nous avait priés de n’en point souffler mot. Nous avons donc respecté son désir. Cependant, nous ne pouvions laisser plus longtemps cet acte de courage dans l’ombre sans faillir à notre mission. Voici donc les faits tels qu’ils se sont produits.

C’était sur la grand-route particulièrement montueuse qui mène de Gougnies à Biesme au départ de l’hôpital. En bas, elle est traversée par un passage à niveau qui est un véritable casse-cou. M. Arthur LEJEUNE de la Ferme de Oignée se rendait à Châtelet, dans sa carriole que tirait une jeune et verveuse bête. Le fermier ayant à côté de lui sa fillette, fut frappé par les rayons d’un soleil ardent et fut pris d’une syncope. Les rênes qu’il lâcha tombèrent sur le derrière du coursier qui se sentant enfin libre, fila comme une flèche. Heureusement, lorsque le bolide passa devant les Carrières DAUMERIE, M. Augustin DELPORTE, contremaître, quittait le chantier et s’apprêtait à prendre la route pour retourner à son domicile. Son attention ayant été attirée par les cris de la fillette, M. DELPORTE pressentit le danger et, n’écoutant que son courage, il se lança à la tête du cheval qu’il ne put d’ailleurs maîtriser. La bête le renversa et le traîna sur une distance d’une vingtaine de mètres. Nullement désarmé, M. DELPORTE se redressa, s’agrippa à la voiture et l’escalada. Il descendit alors sur les bras de celle-ci, s’empara des rênes, et de cette façon parvint à tenir la bête en respect. L’attelage atteignait le passage à niveau. Il était temps car à une centaine de mètres un groupe de 150 fillettes des écoles de Biesme rentrait de promenade… Peut-être, sans le courage de M. DELPORTE, aurions-nous eu à déplorer un affreux accident dont eussent été victimes soit des écolières soit le conducteur évanoui et sa fillette. Dans l’entretemps, M. LEJEUNE, qui avait repris ses sens et qui se rendait compte du danger qu’il avait couru, ne se lassait pas de remercier son sauveteur. Les rares passants se joignirent à lui pour le remercier et le féliciter. M. DELPORTE, lui-même visiblement ému, se déroba, déclarant qu’il n’avait fait que son devoir. Il ne fut que légèrement contusionné. Heureusement, la roue qui lui avait passé sur la jambe était pourvue d’un pneumatique. M. Augustin DELPORTE qui habite Acoz est occupé depuis de longues années au service de M. DAUMERIE en qualité de conducteur des travaux. Il est très estimé de son patron et de ses ouvriers car il est dévoué, consciencieux et intègre. Que M. DELPORTE ne nous en veuille pas d’avoir froissé sa modestie et qu’il veuille bien accepter nos chaleureuses félicitations.

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22 juillet 1942

SURVEILLANCE DES RÉCOLTES

En vue d’empêcher les vols, dans les champs, les coins de terre, tous les hommes valides appartenant aux catégories 1 2 3 4 5 6 ont été enrôlés dans la garde rurale. Chaque nuit, des patrouilles parcourent les rues du village et du hameau ainsi que les campagnes sises sur le territoire de la commune. Chaque garde remplit sa mission avec le maximum de sérieux et de vigilance. Nous félicitons chaque garde personnellement. Les gardes ruraux sont de braves gens qui se baladent nuitamment… mais vraiment attentivement. Le commandant de la garde est M. Eugène RIDELLE, le secrétaire M. Léon MORIAMÉ et le chef de secteur pour le Centre est M. Adolphe BAYOT.

LA GARDE RURALE

« On est d’la garde à pied… pas d’la garde à ch’val… d’la garde rurale… ». Et le moral est bon : « Nos s’tons del garde rurale » entend-on dire. De cette façon, les récoltes ne souffriront d’aucune razzia ce qui serait à craindre si on laissait passer la nuit, seules.

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28 juillet 1942

UNE EXPOSITION

Dimanche et lundi, s’est tenue au couvent l’exposition des travaux effectués par les élèves des diverses classes. Les œuvres des petits de l’école gardienne étaient tout bonnement admirables. Elles consistaient en divers dessins exécutés au raphia, en pelotes, en écharpes, ainsi qu’en travaux en terre glaise (de poterie) : cueillettes des cerises, petits poussins, christ, fenaison, etc… Vraiment la Sœur CAMILLE est une bonne fée qui possède le talent de faire jaillir des merveilles des mains de ses jeunes élèves. Nous avons également apprécié la série d’ouvrages en lingerie et tricot fort bien exécutés par les élèves des classes dirigées par Mlle BUSINE et la Révérende Sœur JULIENNE : napperons, etc…, etc…, qui témoignent d’un bon goût. Le 4e degré, lui, s’était vraiment surpassé. Il y avait du tricot d’art, de la couture – robes et blouses -, des travaux d’agrément – nappes et napperons -, des pantoufles, des patrons, etc… Nous avons aussi remarqué l’excellente tenue des cahiers et un beau dessin au pastel. Le rayon des conserves et des recettes économiques mérite aussi une mention. Quant au « menu pour 10 personnes », il était fort bien composé. Le succès de cette exposition fut très grand et le public ne tarit point d’éloges.

SAINTE RENELDE

Dimanche était le jour de la traditionnelle procession de sainte Renelde ou Renelle, nommée en certains endroits Ernelle. On l’invoque contre les maladies du sang. Les demoiselles du hameau se sont placées sous son patronage : chorale Sainte-Renelde. Le « tour » consistait en une évocation de la vie de la sainte martyrisée en raison de sa foi.

Avant la guerre, le dimanche suivant sa fête, une curieuse procession avec tableaux vivants de sa vie parcourait en grande pompe les rues du hameau. Lorsque les circonstances le permettront, cette procession devra être rénovée. Il faudra lui donner un caractère plus solennel par l’adjonction d’une marche militaire et la faire passer au centre du village. Elle serait ainsi le digne pendant de la Saint-Roch dont elle ferait le grand tour mais en sens contraire. Ces deux grands saints de chez nous ont droit aux mêmes honneurs religieux et « militaires », d’autant plus que la Marche, elle aussi, devra être rénovée.

Médailles Strenelde 650

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4 août 1942

SUCCÈS

Joseph LANDRAIN, dont nous avons relaté dernièrement le beau succès musical, vient de réussir son examen de sténographie au jury central. Félicitations.

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7 août 1942

UNE MEULE FLAMBE

Durant la journée, une meule de foin érigée au bout du jardin de M. Alphonse DEMEY, demeurant rue des Ecoles, a flambé avant qu’on ait pu intervenir. C’était le seul foin dont disposait M. DEMEY pour « repasser » sa vache pendant l’hiver prochain.

VOLS DANS LES CHAMPS

Ah ! Ces « canadas » ! Ce qu’ils ont des admirateurs… à Acoz comme ailleurs !… Ainsi, les arrachages clandestins ont été effectués nuitamment sur plusieurs terrains sis au quartier de Dessus-du-Bois et aussi à Lausprelle au détriment de M. Jules NICOLAS. Une veuve demeurant au Dessus-du-Bois a été particulièrement éprouvée, les voleurs lui ayant enlevé une bonne moitié de sa récolte. Et voilà que le seigle, à son tour, est visité. Au Charnoy, du seigle mis en ciseaux a souffert des exploits des voleurs qui, de l’avis du propriétaire, auraient opéré de jour. Il est vrai que ce champ est isolé.

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11 août 1942

VOL DE DENRÉES ALIMENTAIRES

La gendarmerie de Gerpinnes enquête au sujet d’un vol commis la nuit, au préjudice de M. Georges DAL, domicilié chaussée de Châtelet, à Acoz. On y a volé des denrées alimentaires.

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14 août 1942

IMMONDICES ET CURAGE

On a procédé à l’enlèvement d’une certaine partie des immondices disséminées le long des routes du centre de la localité. Il est à espérer que bientôt ils le seront tous. Il en reste notamment au Dessus-du-Bois, non loin de la place. Si ce tas continue à s’agrandir, la route sera bientôt obstruée, et comme il se trouve près d’un fossé juste à l’endroit où viennent aboutir les égouts et drains, il menace de les obstruer, ce qui en cas de forte  pluie pourrait causer des désagréments. On continue le curage des fossés et il est à espérer que bientôt tout sera en ordre.

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20 août 1942

ACCIDENT

Récemment, M. Marcel HENRY, originaire d’Acoz et habitant Gerpinnes, revenait à vélo de son travail le soir. Sa bicyclette était pourvue d’un phare réglementaire. En arrivant au quartier des Fonds d’Acoz, il aperçut un cycliste venant en sens inverse et qui roulait à vive allure. Il garda son extrême droite mais le « bolide » vint le tamponner et il roula sur le pavé. Comme il était inanimé, l’inconnu le plaça sur le bord de la route et tournait son vélo dans l’autre direction afin de donner l’impression qu’il était fautif parce que roulait sur sa gauche, puis il s’enfuit. Geste lâche s’il en est un. Le blessé, fortement atteint, poussa des gémissements qui attirèrent l’attention de certaines personnes qui ne dormaient point encore et qui d’emblée lui portèrent secours. M. le Docteur Emile CHARLIER de Bouffioulx le soigna très bien et il put regagner son domicile. Il est grand temps car il dut se coucher, ayant perdu du sang en abondance. Il est toujours en traitement chez le même docteur et est en bonne voie de guérison. Le lâche individu qui avait blessé gravement M. Marcel HENRY et qui l’avait laissé pour mort sur le bord de la route ne fut point identifié grâce à la nuit propice. Dommage !

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25 août 1942

LES TRAINS

Savez-vous qu’en 1860, en partant de Châtelineau à 9 heures, on débarquait à Givet à 10 heures 40 ? Si on tient compte des arrêts intermédiaires – plus de 15 – on peut considérer que c’était bien. Et ceci sous Léopold 1er ! A l’origine des chemins de fer, lesquels n’avaient p    as encore acquis la grande vitesse. On n’a d’ailleurs pas beaucoup accéléré depuis lors puisque en 1939 le train quittant Châtelineau à 7 heures 25 atteignait Givet à 9 heures 25 avec 20 stations et arrêts intermédiaires et un « repos » de 25 minutes à Florennes-Central.

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26 août 1942

LA RENTRÉE

La rentrée des classes aux écoles communales est fixée au 8 septembre prochain.

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11 septembre 1942

 ECOLE INDUSTRIELLE DE CHATELET

Résultats des examens de sortie – Année scolaire 1941-1942

Section de correspondance en langue allemande : la plus grande distinction : DEMEY Albert, Acoz.

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11 septembre 1942

L’ORGANISATION DU GRAND CHARLEROI

Etat civil – A partir du 1er octobre 1942, les services de l’état civil des communes annexées seront transférés au siège du district auquel ils relèvent et où s’effectueront dorénavant toutes les formalités relatives à l’état civil des habitants du district. Pour les parties du territoire des communes d’Acoz, Joncret et Gerpinnes, annexées à la ville de Charleroi, les actes seront reçus à la maison communale de Loverval.

15.9.1042 640

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12 septembre 1942

CHATELET – ECOLE INDUSTRIELLE, COMMERCIALE ET DE DESSIN

Résultats des examens de sortie

Section pré-technique (3e année générale) – Distinction : POULEUR Maurice d’Acoz, DEGRAUX Léon d’Acoz.

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7 octobre 1942

TERRIBLE ACCIDENT DE LA CIRCULATION A ACOZ

Un cycliste meurt, victime de son imprudence – Mardi après-midi, vers 2 heures 30, la route de Florennes à Châtelet, sur le territoire d’Acoz, a été le théâtre d’un terrible accident. Un cycliste roulait en s’accrochant à l’arrière d’un véhicule automobile. A un certain moment, il lâcha l’auto qui le remorquait et tomba. Une auto roulant en sens inverse le happa. Le cycliste eut la tête littéralement broyée par l’auto et fut tué sur le coup. La malheureuse victime est M. Lambert DECHAMPS, ouvrier d’usine, âgé de 38 ans et domicilié à Gerpinnes, rue de la Colline, 6.

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16 octobre 1942

LA GALE

Les cas de gale enregistrés parmi les enfants disparaissent, les précautions pour enrayer le mal ayant été prises en temps opportun. L’occasion est propice pour rappeler aux parents qu’ils doivent veiller à la propreté de leurs enfants. Ceci évitera bien des désagréments.

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17 octobre 1942

LA SOUPE SCOLAIRE

Depuis la rentrée des classes, la « soupe scolaire » est remise en vigueur et ses jeunes clients et clientes sont nombreux et satisfaits du potage. En fait d’aliments, c’est toujours autant de pris.

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23 octobre 1942

FOOTBALL

Dimanche 25 octobre, au terrain de la « Croix d’Acoz », se déroulera un intéressant et important match de football entre la toute bonne équipe de la J.S. Aulne et le F.C. Acoz, invaincu à ce jour. Ces deux teams de force sensiblement égales produiront du beau sport et l’on est en droit de s’attendre à une rencontre mouvementée au possible. De plus, l’excellent centre-avant Augustin CARPENTIER, d’Acoz, fera sa rentrée. Acoz alignera l’équipe suivante : DEGRAUX, GIGOT et LYES ; POCHET, RIDELLE et DUMONT ; DEMEY, P. HEYNEN, CARPENTIER, BIRON et BORBOUSE.

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26 octobre 1942

« L’ADORATION PERPÉTUELLE »

Bientôt se dérouleront les solennités de « l’adoration perpétuelle ». Les 26, 27 et 28 octobre, triduum préparatoire ; salut à 7 heures du soir avec sermon par un Révérend Père. Mercredi 28, confessions de 3 heures 30 à 7 heures. Jeudi 29, solennité de l’Adoration. La sainte communion sera distribuée à partir de 5 heures du matin. Le Saint-Sacrement sera exposé à 6 heures 30. Messe de communion à 7 heures. A 10 heures, grande messe solennelle avec sermon et collecte pour l’œuvre du Sacerdoce. A 3 heures, vêpres solennelles et à 7 heures, salut de clôture et sermon. Notre saint dévoué pasteur qui accomplit avec un zèle rare sa mission sacerdotale, au-dessus de toutes les préoccupations terrestres, invite tous les paroissiens à participer à cette solennité et aux offices qui la précéderont.

MESURES PRÉVENTIVES

Afin de prévenir des ravages toujours craints de la diphtérie (croup), dont le nom seul fait frémir, la méthode préventive du vaccin antidiphtérique a été appliquée aux enfants des écoles. Voilà donc une sage précaution.

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31 octobre 1942

ECOLE INDUSTRIELLE DE CHATELET

Année scolaire 1941-1942. Résultats obtenus par les élèves en sténographie, à la vitesse de 100 mots à la minute. Ont obtenu le diplôme : … 4. Joseph LANDRAIN d’Acoz …

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14 novembre 1942

FOOTBALL

Arrêt du match U.S. Ham – F.S. Acoz pour manque de ballon. La responsabilité du club local n’étant pas entièrement engagée, la rencontre sera rejouée avec partage de la recette.

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23 novembre 1942

VOL DE DENREES

Vol de 15.000 francs de denrées alimentaires.  Pendant la nuit de samedi à dimanche, deux voleurs pénétrèrent par effraction chez M. Adelin DESCARTE, ouvrier d’usine, domicilié à la rue de Villers. Réveillé par des bruits insolites, le propriétaire se leva et les malandrins s’enfuirent en emportant un nombreux butin composé de viande et de provisions. Le préjudice s’élève à 15.000 francs environ. La brigade locale s’occupe de l’affaire.

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26 novembre 1942

VOLS

Dimanche, M. Jean SANDERMANS, demeurant au hameau de Lausprelle, avait pendu son pardessus dans un local de l’Ecole Moyenne de Châtelet où il suit les cours de l’Ecole Industrielle. Mal lui en prit car quand il voulut le reprendre après le cours, il avait disparu. Il porta plainte à la direction mais nous croyons qu’il sera bien difficile de dénicher le voleur. Peut-être aura-t-il la même chance que son concitoyen Joseph LANDRAIN auquel on avait volé le vélo il y a quelques semaines. Le voleur, pris de remords sans doute, vient de ramener le vélo dans une annexe de l’école, en prenant soins de n’être point vu.

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4 décembre 1942

BELLE SOIRÉE

Du village et de la région, le public s’est déplacé nombreux pour assister à la soirée dramatique mise sur pied par le cercle « Le Progrès » au profit des prisonniers de guerre, sous les auspices du Secours d’Hiver local. Au programme figurait tout d’abord un fameux plat de résistance, le beau drame en trois actes d’Auguste VOISINE « Médéric, le Bandit des Pyrénées ». Cette œuvre fut enlevée de maîtresse façon par des interprètes à la hauteur de la tâche qui leur est assignée. MM. ABSIL, E. RIDELLE, J. SANDERMANS, A. CHIF, J. HOUYON, I. MEULEMANS, R. DELPIRE, E. PIRET, J. HUDLOT, R. LONGDOS, J. MARTIAL et SAMSON ont droit à tous les éloges.

Acoz-Lausprelle_Soirée Dramatique_1942-11-26 650

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22 décembre 1942

 COMMÉMORATION

Dimanche dernier, le comité du souvenir « Baron Maurice PIRMEZ », placé sous la présidence d’honneur de Mgr le Prince Louis de MÉRODE, a fait célébrer une messe, en l’église Saint-Martin à Acoz-Centre, en présence d’un contingent important de fidèles du souvenir. L’officiant était Mgr Marie-Albert VAN DE CRUYSSEN, Révérendissime Prélat de l’Abbaye de Notre-Dame d’Orval, Commandeur de l’Ordre de Léopold. Une seconde messe réservée à la famille eut lieu le même jour dans la chapelle du château d’Acoz, par le Révérend Père Anselme GENDEBIEN.

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25 décembre 1942

FOOTBALL – MATCH F.C. ACOZ – A.S. DETOMBAY

Plainte de l’A.S. DETOMBAY et rapport de l’arbitre M. KELLER

Le joueur VAVACHE, capitaine d’Acoz, est suspendu les 25 et 27-12 pour attitude incorrecte. Fernand POULEUR reçoit un avertissement pour son jeu dur. Maurice COLLICHE, interdiction de remplir les fonctions de délégué au terrain pour le reste de la saison et suspension comme joueur les 27-12, 3-1 et 17-1-1943. Au cas où les matches devant se jouer à ces dates seraient remis, les suspensions infligées aux joueurs VAVACHE et COLLICHE seraient reportées aux dates de remise. Le F.C. ACOZ devra prendre toutes dispositions pour éviter que son public ne se livre à des manifestations déplacées. M. LEFÈVRE, délégué du C.R., est chargé de faire rapport sur l’état et la régularité du terrain d’Acoz.

Demande du F.C. ACOZ – Intervention relative au match contre la J.S. AULNE : elle ne peut être prise en considération. La rencontre doit se jouer à Aulne.

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© Alain GUILLAUME – 23 octobre 2024.

Projet d’un jardin anglais au château d’Acoz

Thierry FRIPPIAT, président du Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes, m’a transmis ce précieux document relatif au château d’Acoz.

Cette carte d’une propriété rurale, avec le plan du château, fut dessinée en 1793 par le baron Jacques d’UDEKEM, propriétaire du lieu. Il y indiquait le projet d’un jardin anglais.

Jacques François Joseph d’UDEKEM, Baron d’UDEKEM, Seigneur d’Acoz et de Villers-Potteries, est né le 26 février 1758 et est décédé le 9 juin 1829. Il fut intendant de la « maison autrichienne », bâtiment sis non loin du château. Il hérita (de sa tante Catherine d’UDEKEM) le site du château vers 1790.

Le document est soumis au copyright des Archives de l’État qui m’ont donné, à titre exceptionnel, l’autorisation de le reproduire sur notre blog. Un grand merci.

PLAN JARDIN ANGLAIS 650 ©

Cliquez sur le lien pour une illustration à haute définition avec la possibilité de zoomer : lien vers le plan.

métadonnées et conditions ici

Pour permettre une bonne lisibilité, j’ai retranscrit le renvoi au plan.

Renvoi au plan

O 1. Pelouse ondulée dans laquelle serpente un ruisseau

O 2. Bosquet de beaux arbustes, parsemé des grandes fleurs vivaces

O 3. Bosquets des plus beaux plants indigènes

O 4. Marches rustiques pour gravir le rocher dans lequel elles doivent paraître naturellement

O 5. Pont rustique formé par des branches de chêne, entrelacées de lierre

O 6.  Cascade

O 7. Gouffre dans lequel se précipitent les eaux de la cascade

O 8. Taillis sauvages parsemés des groupes d’arbres

O 9. Bosquet d’arbustes garni de beaucoup de rosiers

O 10. Cascade

O 11. Gazons entre des bois sauvages

O 12. Plate-bande de fleurs

O 13. Arbustes communs

O 14. Bosquet de cytises, barque ouvriers ?, genêts, boules de neige et obiers

O 15. Bosquet de sorbiers et d’obiers

O 16. Massif de rosiers

O 17. Bosquet de marronniers en fouillis

O 18. Bosquet de lilas

O 19. Cabane de pêcheur au bord d’une rivière factice qui se jette dans celle Biesme

O 20. Jardin potager de la cabane

O 21. Pont rustique

O 22. Ile dans une grande pièce d’eau, elle est ornée d’un saule pleureur

O 23.  Bosquets sauvages parsemés de groupes d’arbres

O 24.  Ile des fleurs

O 25. Bosquet d’arbustes odoriférants

O 26. Bosquet d’arbustes nains parsemé de fleurs

Notes : les principales vues sont ponctuées de rouge et les canapés de gazons et autres, l’arrangent dans l’exécution, ainsi que l’emplacement des figures, et autres petits détails.

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© Alain GUILLAUME – 28 septembre 2024.