Je remercie ceux et celles qui ont répondu à mon appel, me permettant de vous présenter 50 nouvelles photos.
Si vous découvrez une erreur ou si vous désirez apporter une précision, vous pouvez me contacter sans problème : Alain GUILLAUME, rue de Moncheret 24, 6280 Acoz – tél. 071 50 10 43 – a.guillaume@skynet.be
Il entre dans mes intentions de constituer une photothèque relative aux documents anciens (marches folkloriques et autres). Pour compléter cette collection, je vous invite à me remettre vos photos que vous jugerez intéressantes. Le temps de les scanner, elles vous seront rendues sans tarder.
Dans un premier temps, elles seront postées sur ce blog pour ensuite être destinées à l’édition d’un livre.
Contact : Alain GUILLAUME – Rue de Moncheret 24, 6280 Acoz, téléphone 071 50 10 43 – a.guillaume@skynet.be
Lors d’une promenade sur le RAVeL, quand vous approchez d’Acoz-Centre, vous avez sûrement aperçu ces énormes peupliers qui bordent le Ruisseau d’Hanzinne. Vu le grand nombre de photos publiées sur les réseaux sociaux, ces arbres attirent l’attention, surtout l’hiver, lorsqu’ils sont dépourvus de leurs feuilles, laissant apparaître ces énormes boules de gui.
Le gui est une espèce de plante parasite qui ne possède pas de racines mais qui se fixe sur un arbre hôte dont elle absorbe la sève à travers un ou des suçoir(s). Il s’agit d’un sous-arbrisseau de la famille des Santalaceae (source « Wikipédia »). Il pousse en touffes et ses feuilles toujours vertes sont charnues. Les baies blanchâtres sont vitreuses et remplies d’une viscosité collante. Les oiseaux transportent les graines collées à leur bec et c’est en le nettoyant sur une branche qu’ils sèment ces graines. Plante sacrée ou sacrée plante… le gui n’en a pas fini de faire parler de lui. Aujourd’hui encore, même si nous avons oublié ses bienfaits, le gui fait toujours partie de notre culture et de nos traditions : « S’embrasser sous une branche de gui, c’est un symbole de prospérité et de longue vie, au moment des fêtes de Noël et du jour de l’an. »
Mais revenons à nos peupliers ! J’en parlais dernièrement avec mon ami d’enfance, Jacques VANDENBOSCH. Tous deux, on se souvient qu’ils ont été plantés en 1958 (année précédant la construction de la maison des VANDENBOSCH (voir ce blog : « Une charronnerie à Acoz » – Août 2018 – catégories Acoz d’antan et souvenirs). Le terrain faisait partie de la propriété de l’immeuble sis rue de la Tour Octavienne (angle de la chaussée menant à Villers-Poterie).
A cette époque, elle était occupée par Louisa FELENNE et son fils Marcel BAUDELET. Cette famille était originaire de Mettet et était employée au service des PIRMEZ, propriétaires du Château d’Acoz.
Louisa FELENNE dans son jardin vers 1960. (La barrière donnait accès au petit sentier qui longeait le ruisseau pour atteindre la fontaine Sainte-Rolende).
Quant à Marcel BAUDELET, il était employé comme ’’serveur chez les châtelains’’ ; et petit à petit, il s’est lancé dans le service traiteur pour en arriver à organiser les plus chics banquets de la région de Charleroi, à cette époque prospère des charbonnages, verreries et industries diverses. Victorine BEGON (épouse Camille SAUME) y travaillait. – On garde de très bons souvenirs d’elle notamment lorsqu’elle préparait bénévolement les dîners pour les Marcheurs de la Saint-Roch et Saint-Frégo, en compagnie de Monique JACQUEMIN (épouse Fernand COLLIN).
Marcel BAUDELET en service au château PIRMEZ.Marcel BAUDELET devant la maison familiale.
Marcel décédera le 9 juin 1962, suite à une pénible maladie. Sa petite société a été reprise par le couple Henri et Marie-Paule VERLEYEN, ses employés, qui se sont installés à Montignies-sur-Sambre, chaussée de Châtelineau. De nombreuses associations et sociétés de la région y ont organisé leurs banquets… la salle de réception portaient le nom de… « Les Peupliers ».
Louisa avec son amie Domitilde CHENET et le couple Henri et Marie-Paule VERLEYEN.Louisa en compagnie de Marie GEERAERT (cuisinière, originaire de Châtelet), de Domitilde et de Henri VERLEYEN.
Quant à Louisa, avec son amie de toujours Domitilde CHENET, originaire de Villers-Poterie, elle a occupé la maison jusqu’à son décès le 1er août 1977. La propriété a été rachetée par la famille GOYVAERTS (parents de Jean-Marc et de Patrice).
Lors de la préparation de ce dossier, je me suis rendu à Montignies-sur-Sambre pour avoir plus de renseignements sur la famille de Henri VERLEYEN. Je connaissais l’endroit pour avoir participé à des banquets de famille dont la communion solennelle de mon fils en 1985. Une dame dans une chaise roulante m’a accueilli et, de suite, j’ai reconnu Marie-Paule. Elle m’a annoncé que Henri était décédé il y a une douzaine d’années. Dans sa voix, j’ai reconnu la douceur de cette dame, parlant de façon calme et posée. Elle a sorti une boîte en carton avec des vieilles photos. Nous étions dans les années 60. Nous avons passé un merveilleux moment.
Anecdote
Suite à la tempête Ciara qui a traversé notre pays ces 9 et 10 février, les vieux peupliers ont souffert. Sous la pression des vents forts et de rafales, de nombreuses branches n’ont pas résisté. Je constatais ces dégâts en compagnie d’une voisine, Mireille RAVASIO (veuve Michel SCIEUR). Elle s’est souvenue que, en 1975, lors de son arrivée dans le quartier « de l’autre côté du pont » Louisa était venue lui souhaiter la bienvenue et lui avait offert une boîte de pralines. Elle avait déclaré que la plantation de peupliers était un placement pour son fils Marcel : « dans 30-40 ans, ils seront vendus à bon prix pour fabriquer le bois d’allumettes ». Authentique !
Sis à la rue de Moncheret, en face du monument dédié aux victimes civiles de la guerre 40-45, cet immeuble, incendié le 24 août 1914 et reconstruit en 1921, était la propriété de Raymond FONTAINE-LEMOINE, instituteur à l’école communale d’Acoz de 1924 à 1932. Ce dernier habitait avec son épouse dans l’imposante maison située sur la place de l’église, à côté de l’actuel local de la fanfare.
Leur fils Roger, résidant à Bruxelles, a hérité du bien et l’a mis en location.
Le rez-de-chaussée était composé de deux pièces et d’un WC, deux chambres à l’étage, un grenier et une cave. Il n’y avait pas d’eau courante dans la cuisine.
J’ai retrouvé la trace de tous les locataires qui s’y sont succédé et j’ai remarqué qu’elle fut occupée par des ’’ jeunes ménages ’’ acoziens.
Albert et Lise DEMEY-SCIEUR : 1946-1950 – Leurs 3 filles, Nicole, Francine et Catherine y sont nées.
Fernand et Paulette MAHIEUX-LANDRAIN : 1953-1956
Henri et Marie-Paule VERLEYEN : 1957-1964
Emile et Claudine PAPART-DEGRAUX : 1964-1966
Léon et Micheline POULEUR-GANGOLF : 1966-1970
Roland et Annie FRANCQ-HOPENGARTEN : 1970-1973
Alain et Nadine GUILLAUME-BERTRAND : 1973-1975
Gérard KOCH : 1975-1995
Le bien fut vendu et un restaurant y fut ouvert. Ne répondant pas aux normes de sécurité et d’hygiène, l’AFSCA ordonna la fermeture.
L’immeuble est actuellement mis de nouveau en vente.
Anecdotes
Lors de notre séjour, vers 1974, la société BRUTELE vint installer le boîtier pour la télédistribution. J’avais remarqué que le service technique raccordait une boîte relais au poteau en face de notre maison. Curieux, je me suis approché et j’ai remarqué les images télés sur un moniteur. C’était donc opérationnel mais le hic, personne n’avait reçu le fil de raccordement à la télévision. Mac Gyver n’était pas encore de ce monde… un ancien fil d’antenne extérieure et deux bouts d’allumettes et l’image jaillit !… mais toujours pas d’eau courante à la cuisine.
Le samedi de la Saint-Roch et Saint-Frégo 1973, je me rendis au jardin pour la cueillette de prunes. Le terrain était situé à la rue du Centre (jouxtant l’actuelle propriété de Benoît LYES). Une chute m’occasionna une fameuse entorse. Quelle catastrophe !!! Le lendemain, c’était ma première sortie en tambour-major. Le Docteur RONDELEZ me prodigua les premiers soins… une infiltration… et quelques heures plus tard j’effectuais le « réveil » en mobylette. Un solide bandage me permit de tenir ma place sans problème.
Les amateurs de cyclisme auront compris que je parle de vélo… et non de la future reine Mathilde de passage au château !
La troisième étape du Tour de France va passer dans le village cet après-midi.
La route Châtelet-Florennes a fait peau neuve pour l’occasion. Tout n’est pas terminé mais la chaussée est prête pour accueillir les grands coureurs du Tour.
On accourt d’un peu partout pour les voir passer. Et surtout la superbe « caravane » du Tour avec des véhicules ressemblant à des OVNI, des motards équilibristes, etc…
L’étape, partie de Roubaix, trouvait son épilogue à Charleroi. Venant de Gerpinnes, les coureurs ont pris la direction de Bouffioulx pour monter le « Meletri » (rue Longue) avant de plonger vers Couillet et Charleroi.
La petite vidéo, réalisée par ma tante Malvina BOUSETTE, nous montre la caravane du Tour et les coureurs lors de son passage sur l’actuelle rue de Moncheret.
Il faut rappeler qu’à l’époque le Tour se courait par équipes nationales et non commerciales comme actuellement.
Au début du reportage, on aperçoit les membres de ma famille, mon père Joseph ELOY, ancien percepteur des Postes ; Félix ELOY et Mathilde MOLLET, ses parents venus pour l’occasion de Presles ; ma mère Francine BOUSETTE. Quant aux enfants, il s’agit de ma soeur Thérèse, mon frère Etienne et moi-même. Dans le landau, notre soeur Anne, âgée d’un an. L’autre dame n’est pas identifiée.
Luc ELOY.
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Haut de mes 10 ans, j’avais été impressionné par ces 3 motards qui, en passant au centre du village (au pied de l’actuelle rue Saint-Martin), se sont dressés sur leur engin. Une large ceinture de cuir avec l’inscription « CINZANO ». A cet endroit, la chaussée n’était pas encore macadamisée !
(Source Internet)
Et Yvette HORNER, dans sa bulle, jouant de l’accordéon ! Mémorable !
(Source Internet)
Une foule compacte se pressait des deux côtés de la route. Dans le quartier, le café « HANQUART » faisait recette.
L’étape du jour
Comme l’explique Luc, les coureurs sont partis de Roubaix, ce 27 juin 1961, pour boucler la 3e étape où l’arrivée était jugée à Charleroi, devant la caserne Trésignies (en face de l’actuel tribunal, avenue Général Michel).
L’ascension de la côte de Meletri (rue Longue à Bouffioulx-Chamborgneau).
La course a été remportée par le belge Emile DAEMS, devançant deux compatriotes, Frans AERENHOUTS et Michel VAN AERDE. Jacques ANQUETIL portait le maillot jaune.
(Source Internet)Le classement de l’étape et le classement général.