
Septembre 2021 – © Alain GUILLAUME
Vie locale d'un village au coeur de l'Entre-Sambre-et-Meuse

Septembre 2021 – © Alain GUILLAUME
Récemment, nous avons appris le décès de René à l’âge de 75 ans.

Avec son frère Christian et sa sœur Marie-Thérèse, ils ont été élevés par leur mère Renée, jeune veuve de son époux Edouard.
Aux côtés de ses nombreux copains, il a fréquenté l’école gardienne du couvent auprès de Sœur Camille ainsi que l’école communale dirigée à l’époque par Gaston BUSINE.
Très ouvert à toutes les activités du village, on retiendra son attachement à la Marche Saint-Roch et Saint-Frégo ainsi qu’à la fanfare locale dont il porta avec fierté les drapeaux. A l’appel du comité des jeunes, on se souviendra aussi de son rôle de saint Nicolas lors de la visite du grand saint en décembre 1973 (voir ce blog, SAINT NICOLAS EN HELICOPTERE, catégorie «Souvenirs», décembre 2019).

Après son mariage avec Lydia, le couple allait reprendre la gérance du magasin LOUIS DELHAIZE de 1970 à 1974 (voir ce blog, LES « MAGASINS » A ACOZ, catégorie «Acoz d’antan», décembre 2020).

Ce fut ensuite le déménagement pour leur nouvelle demeure à Biesme. C’est là qu’il s’investit à nouveau dans la marche locale en acceptant la présidence et la place de sergent-sapeur.
En 1993, lors de la réfection de la chapelle Saint-Frégo, il aidera le corps d’office d’Acoz en proposant la vente d’ardoises naturelles au prix coûtant. René ne nous avait pas oubliés.
A ses heures de détente, René pratiquait l’art de la peinture. Autodidacte, il réalisa de nombreuses toiles principalement des natures mortes et des paysages. Là aussi, son Acoz retint son attention en peignant deux panoramas à partir de vieilles cartes postales.


Ces dernières années, sa santé déficiente lui causera bien des soucis et les séjours en milieu hospitalier se sont succédé jusqu’à ce 2 août 2021 où il nous quittait à tout jamais.
A son épouse Lydia, à sa fille Isabelle et à toute la famille, nous présentons nos sincères condoléances et les assurons de toute notre sympathie.
© Alain GUILLAUME – Août 2021.
Une croix en fonte était plantée dans le dernier virage en montant la route de Châtelet-Florennes (N975), au lieu-dit « Croix d’Acoz ». Quelques versions ont été avancées quant à ses origines mais sans y apporter des preuves réelles.

Elle n’est en tout cas pas liée au lieu-dit « Croix d’Acoz » (en wallon « Crwè d’Ôco ») puisque ce dernier est déjà cité dans l’ouvrage « Toponymie des Communes d’Acoz et de Joncret » de Joseph ROLAND (1946).

Multi-centenaire, cette croix avait été endommagée en juin 2010, percutée par une voiture conduite par Jean-Marie MICHEL de Gerpinnes. Je suis allé trouver ce dernier qui m’a relaté les faits : « Un après-midi de juin 2010, je revenais de Caterpillar après ma journée de travail. Une température étouffante. Arrivé dans « l’S d’Acoz », je me souviens d’avoir négocié les deux premiers virages sans problème et ensuite, c’est le trou noir, je me suis retrouvé sur le côté gauche, ayant embouti la croix. Le temps de reprendre mes esprits, j’ai ramassé les débris et suis allé les déposer chez André MENGEOT, lui demandant s’il était possible de la réparer ».
Les années passent et nous voici en 2020. Daniel NEUMANN, propriétaire de l’immeuble sis en face de l’infortunée croix, rencontre Eddy ANCIAUX et lui narre l’incident. Eddy se rend chez Jean-Marie MICHEL pour en savoir plus. S’ensuit la visite chez André MENGEOT où l’on retrouve les débris dans un coin de son atelier. Quelques jours plus tard, André avait reconstitué la « blessée ». Sablage, soudure, peinture. « Guérie », elle était prête à retrouver son emplacement.



En août 2020, Daniel NEUMANN a préparé les lieux… Jean-Marie et André ont coulé un nouveau socle et fixé la « ressuscitée ».

Voilà Jean-Marie MICHEL satisfait et surtout soulagé !
Un grand merci à tous les acteurs qui ont participé, de près ou de loin, à cette belle action.
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© Alain GUILLAUME – Mai 2021
En février 2019, j’avais publié sur notre blog l’avis de décès de Carlo ALCONETTI.
Venant d’Italie, la famille ALCONETTI s’était installée à Acoz vers 1946-47. Elle occupait une humble demeure dans les « Fonds d’Acoz » avant de rejoindre le centre du village pour vivre dans la maison de l’actuelle pharmacie de la rue de Moncheret. Les 3 fils (Roméo, Carlo et Roberto) ont fréquenté l’école communale dans les classes de Messieurs BUSINE et BEAURIR. Très vite, ils s’étaient facilement intégrés et comptaient de nombreux amis.

Adultes, ils avaient tous rejoint leur pays d’origine
Ce matin, j’ai eu contact avec Roberto qui m’a fait part du décès de Roméo, l’aîné des trois frères. Roméo était né le 29 février 1944 et est décédé le 3 décembre 2016.
Roberto a découvert notre blog et le visite régulièrement. Son message se terminait par cette petite phrase touchante : « j’embrasse tous mes amis. Ciao ! »
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© Alain GUILLAUME – Mai 2021.
Suite à l’article paru dans mon livre « ACOZ de A à Z » (tome 1, pages 40 à 45) et du dossier sur ce blog (LES SOBRIQUETS, catégorie « patrimonie, souvenirs » de janvier 2019), j’apporte quelques précisions :
Son prénom est EMILE et non ERNEST comme renseigné dans le livre.

Son père s’appelait Elisée (dit Eloi) POULEUR et sa mère Célinie MONDI(Y).
Ils habitaient à l’actuelle rue des Ecoles 5 (ancienne dénomination : rue du Centre 159). L’immeuble fut incendié le 24 août 1914.

Emile a tout d’abord épousé Amicie REMY (à Biesme le 30 avril 1910). De cette union sont nés deux fils : Fernand (né en 1912 et décédé en 1942) et Albert (né en 1917 et décédé en 1918).
Suite au décès d’Amicie en 1919, Emile s’est remarié à Anna MICHAUX (année inconnue).
Il connut un second veuvage et épousera Mathilde (H)ANCART le 10 février 1949.
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Sur base du livre « ACOZ ET LA GUERRE 14-18 » (Geneviève LUSIAUX et Guy ANTOINE), des archives de feu Joseph ELOY et archives personnelles.
© Alain GUILLAUME – Avril 2021.