
11.2.1948
AUX CYCLISTES
La distribution des plaques de vélos pour 1948 s’effectue actuellement au bureau des contributions du secteur de Gerpinnes, rue Joseph Beaufayt.
La taxe globale à payer est de 55 francs pour les intéressés domiciliés dans les localités de Gerpinnes, Gougnies, Joncret et Villers-Poterie et de 80 francs pour ceux résidant à Acoz en raison de la taxe communale.
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18.2.1948
Une lâche agression
Samedi soir vers 23 heures, M. R. DECONINCK, âgé de 66 ans et domicilié rue des Ecoles à Acoz, rentrait chez lui quand il fut assailli par un inconnu qui le frappa sauvagement au visage.
Le bandit qui voulait s’emparer de l’argent de sa victime dut prendre la fuite avant d’avoir pu mettre la main sur son portefeuille.
La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.
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9.3.1948
RAPATRIEMENT D’UN DE NOS MARTYRS
Samedi 13 courant vers 16 heures, arrivera la dépouille mortelle de notre regretté Maurice PIRMEZ, mort en Allemagne.
Il fut arrêté en même temps que son père, au mois de juillet 1944, et conduit en Allemagne d’où, hélas, il ne devait plus revenir vivant.
Toutes les sociétés locales sont invitées à cette cérémonie de reconnaissance.
Dimanche 14 à 10 heures 30 aura lieu une messe suivie de l’inhumation.
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12.3.1948
AU GROUPEMENT DE RÉSISTANCE ET DES COMBATTANTS
Les membres sont invités à assister aux funérailles du Baron Maurice PIRMEZ, rapatrié d’Allemagne.
Le corps sera en gare d’Acoz le 13 mars à 17 heures 30 et l’inhumation le dimanche 14 courant à 10 heures 30 à Acoz.
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18.3.1948
FUNÉRAILLES D’UN MARTYR
Dimanche dernier eurent lieu à Acoz les funérailles solennelles du Baron Maurice PIRMEZ, volontaire de guerre, membre de la résistance, prisonnier politique, arrêté par la Gestapo en même temps que le Baron Herman PIRMEZ, son père.
La veille, le retour de la dépouille mortelle de ce noble martyr était accueilli, venant de Mons, par une foule nombreuse parmi laquelle on notait la gendarmerie de Gerpinnes, les enfants des écoles, les sociétés patriotiques : anciens combattants, prisonniers de guerre, résistants, d’Acoz et des villages voisins, l’administration communale et le comité pour l’érection du monument à la mémoire des martyrs de la commune.
Arrivé au château, le corps fut déposé dans la chapelle et chaque groupement vint tour à tour s’incliner devant celui qui incarna de si hautes vertus de patriotisme.
Le lendemain, dimanche, une foule immense attendait dès 10 heures dans la cour du château. Dès que le cercueil parut, M. Jules BRASSEUR, conseiller communal remplaçant le bourgmestre dont l’absence en des cérémonies semblables fut très remarquée du public, salua la mémoire de Maurice PIRMEZ au nom de l’administration communale. Parlant ensuite au nom des groupements patriotiques, qu’ils soient combattants de 14-18 ou prisonniers de guerre, M. Gaston BUSINE, capitaine de réserve, évoqua non seulement la mémoire du disparu, mais retraça les grandes vertus patriotiques dont la famille PIRMEZ peut s’enorgueillir. M. l’avocat Maurice GAILLY, au nom des prisonniers politiques, rappela la vie héroïque et douloureuse des deux martyrs.
Le cortège s’ébranla au son des marches funèbres rythmées par les Fanfares Royales d’Acoz et, sur le parcours, une foule recueillie rendait un dernier hommage aux restes glorieux de cet enfant d’Acoz.
L’église trop petite ne put contenir qu’une faible partie de la foule. Mgr Albert VANDERCRUYSEN, prélat d’Orval, officia et prononça quelques mots émus.
La cérémonie religieuse prit fin à 12 heures 30 et le cortège se remit en marche vers Villers-Poterie où, au son de la Brabançonne, le corps fut déposé dans le caveau familial.
Lorsque dans une famille de tels exemples de devoir sont prodigués de génération en génération, les barrières politiques et philosophiques doivent tomber chez les âmes bien nées. Ainsi, la grande foule qui se pressait dimanche matin dans la cour du château avait compris que non seulement sa présence, celle des amis apporterait à Madame la Baronne PIRMEZ un témoignage d’affection en de si cruelles épreuves, mais prouverait que le peuple sait comprendre son devoir qui est de s’incliner respectueusement devant des douleurs causées par de si nobles sacrifices.
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5.4.1948
ÉTAT-CIVIL DU 1er TRIMESTRE 1948
NAISSANCES : VANDERHOEVEN Jean ; MENEGUZZI Sinénella ; ADAM Claude ; ALCUNETTI Roberto ; TAMINES Baudouin ; VAN HEDEN Daisy.
MARIAGES : REMY Robert, employé, et LEGRAIN Andrée de Marchienne-au-Pont ; CÉLANT Giovanni de Bouffioulx et CRÉMASCHI Rosina ; THIBAUT Achille, jardinier, et LIVIN Victorine ; MONAUX Firmin, tourneur à Nalinnes, et DELWARTE Solange.
DIVORCES : DEPOORTER Elise de Couillet, et CHRÉTIEN Léopold.
DÉCÈS : DOGOT Ernest, 63 ans ; DELFORGE Joséphine, 75 ans ; GENARD Emilie, 41 ans ; BORBOUSE Edouard, 71 ans ; DAFFE Sylvain, 83 ans ; BOLLE Louise, 68 ans.
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4.5.1948
POUR LES DÉTENTEURS DE VACHES ET GÉNISSES
M. Etienne PAULUS, secrétaire de la Commission Cantonale du Syndicat d’Elevage, nous signale que suite à la réunion tenue à Acoz le 25 avril, les détenteurs de taureaux de la région de Châtelet ont décidé de fixer comme suit les prix minima des saillies : la première : 100 francs ; les 4 suivantes : 25 francs.
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14.5.1948
UN GRAVE ACCIDENT
Mardi après-midi, M. Frédérick DUMONT, demeurant à Acoz, conduisait son attelage dans le bois de Châtelet. Soudain, à la suite du bris d’un essieu, M. DUMONT qui se trouvait assis à l’avant du véhicule fut violemment précipité au sol. Sérieusement blessé, M. DUMONT a été transporté à l’hôpital.
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1.6.1948
FANCY-FAIR
Le comité pour l’érection d’un monument à la mémoire de MM. les Barons PIRMEZ et M. Hector POULEUR organise les 20, 21 et 22 juin 1948 une dernière et brillante fancy-fair.
Il s’est assuré le concours d’un authentique fakir de renommée mondiale, vedette des cirques BUSCH, AMAR, CAROLY et HAGENBECK : le célèbre JOSMAH qui sera chez nous le dimanche 20 après-midi. Deux brillants concerts donnés par les Fanfares Royales d’Acoz et l’Echo des Montagnes de Bouffioulx agrémenteront les soirées de dimanche et lundi. Le clou de la fête sera probablement le crochet monstre doté de nombreux lots en espèces auquel participeront, nous n’en doutons pas, les meilleurs amateurs du Pays de Charleroi. Ce crochet sera présenté le mardi 22 par le sympathique cabaretier-chansonnier BOB DESCHAMPS et agrémenté par plusieurs tours de chant des vedettes carolorégiennes BLANCHE HICHAMPS ET JOSÉ DUVAL. Ajoutons-y le concours précieux et indispensable du fameux jazz « CYRIL AND HIS BOYS » qui, sur une piste couverte, assurera à la jeunesse et aux autres de nombreuses heures de saine gaieté.
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22.6.1948
POPULATION
Au 31 décembre 1947, Acoz : 1.242.
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26.7.1948
BLESSÉ PAR UN GARDE-CHASSE
M. Jean DOUCET, garde-chasse particulier, faisait sa tournée habituelle dans le bois mitoyen au hameau de Lausprelle et à la commune d’Acoz. Passait par hasard un sujet polonais dépourvu de papiers d’identité et qui traînait un vélo sans plaque. Le garde interpella Ignacio SUVILA qui prit la fuite à travers bois. M. Jean DOUCY ne s’avoua cependant pas battu et poursuivit l’étranger. Mis en joue par le garde particulier, le Polonais récalcitrant écarta d’un geste brusque le canon du fusil et le coup partit. La décharge de plomb vint frapper le côté gauche de SUVILA qui s’écroula. Transporté immédiatement à son domicile, rue de Villers à Couillet, la victime a reçu les soins d’un docteur qui jugea son état satisfaisant.
La gendarmerie de Gerpinnes est descendue sur les lieux pour procéder à l’enquête.
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14.8.1948
UN PETIT DÉNICHEUR FAIT UNE CHUTE
Jeudi, au hameau de Chamborgneau à Bouffioulx, le petit Léon MAHY, âgé de 12 ans, demeurant à Acoz, était grimpé dans un arbre pour dénicher un nid d’oiseau. Alors qu’il se trouvait à une hauteur de 3 mètres, l’imprudent tomba dans le vide, s’occasionnant des blessures au ventre et à la cuisse gauche. Son état a nécessité le transfert du blessé à l’hôpital.
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23.9.1948
DANS LES ORDRES NATIONAUX
Par arrêté du Régent paru au Moniteur de ce jeudi, la médaille d’or de l’Ordre de Léopold II a été décernée à M. Arthur BOLLE, garde-chasse à Acoz.
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15.10.1948
ACCIDENT
Au cours de la soirée d’hier vers 18 heures, l’auto conduite par M. Max BRASSEUR d’Acoz est entrée en collision au carrefour formé par la rue Tumelaire et le boulevard Defontaine à Charleroi. L’autre véhicule était conduit par un mécanicien de Gand, M. Victor DECRECK.
Tout se borne heureusement à des dégâts légers, dégâts dont le constat a été effectué par les agents de police de la ville.
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18.10.1948
MORT SUBITE
Samedi vers 17 heures 30, M. Raymond DECONINCK, 56 ans, domicilié à Acoz, qui était venu faire ses courses à Châtelet, s’affaissa sur le trottoir de la rue du Commerce à Châtelet.
La victime, blessée à la figure, fut transportée chez le pharmacien BIOT où des soins lui furent prodigués.
Un médecin appelé ne put que constater le décès.
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29.10.1948
UN ACCIDENT DE TRAVAIL
Mardi soir, M. GOSSELIN d’Acoz, qui était occupé au déchargement de marchandises à la rue de la Station à Châtelet, a été atteint par une caisse tombée d’un camion. Blessé au pied droit, M. GOSSELIN a dû recevoir les soins d’un médecin
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1.11.1948
INCENDIES A ACOZ
Samedi après-midi, un incendie éclatait brusquement dans une grange appartenant à M. Robert PHILIPPE, située rue des Ecoles, au beau milieu d’un pâté de maison.
Trouvant dans les 7.500 kilos de foin et les 1.500 kilos de paille emmagasinée dans ce hangar, un aliment de premier choix, le feu se propagea à une vitesse prodigieuse et gagna bientôt la toiture de la grange. Arrivés en un temps record sur les lieux, les pompiers du C.N.S. mirent aussitôt leurs lances en batterie et les alimentant dans La Biesme qui coule à environ 500 mètres de là, ils entreprirent de combattre l’incendie.
Moins d’un quart d’heure plus tard, tout danger d’extensions du fléau était conjuré, et vers 14 heures le feu était définitivement maîtrisé.
Les dégâts en résultant ont été évalués à une trentaine de milliers de francs, la grange étant complètement hors d’usage mais une partie de son contenu ayant pu être sauvé.
Cette ferme fut rachetée vers 1949 par les époux Frédéric WERTZ-MARLIER, parents de Gérard.
A noter que cette ferme fut incendiée par les Allemands en août 1914.

Pendant que les pompiers étaient occupés à combattre ce premier incendie, un violent feu de cheminée se déclarait au domicile de M. l’Abbé FLEURQUIN, curé de la paroisse d’Acoz.
Après une heure de travail, les pompiers de Châtelet parvinrent à éteindre ce sinistre naissant. Une casserole contenant de la graisse à frites qui se serait renversée dans le poêle de la cuisine serait à l’origine de cet incendie qui d’ailleurs s’est soldé par d’insignifiants dégâts.
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3.12.1948
En descendant de l’autobus, une femme de Florennes est happée par une camionnette à Acoz
Samedi matin peu après 9 heures, Mme Denise TIERCET, âgée de 44 ans et domiciliée rue de la station à Florennes, descendait de l’autobus Florennes-Farciennes à l’arrêt en face de la gare d’Acoz et se préparait à traverser la grand-route quand elle fut surprise par une camionnette pilotée par M. G. COLLARD, négociant en légumes demeurant à Bouffioulx, qui croisait l’autobus à l’arrêt. Malgré tous les efforts du conducteur, la camionnette happa Mme TIERCET et la traîna sur une distance de 6 à 7 mètres. Relevée par des témoins, la victime fut transportée dans une maison voisine où le Docteur GRAVY d’Acoz vint lui prodiguer ses soins. Assez grièvement blessée à la cuisse et au coude gauches, ainsi qu’à l’œil, Mme TIERCET a été reconduite à son domicile. Son état n’inspire aucune inquiétude.
La gendarmerie de Gerpinnes s’est rendue sur les lieux de l’accident et a procédé aux constatations d’usage.
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© Alain GUILLAUME – 23 octobre 2025.
4.1.1946
CHUTE A BOUFFIOULX
Mercredi matin, M. Montéo PRONTI, âgé de 50 ans et demeurant à Acoz, se trouvait debout dans le train qui arrive à 7 heures 50 à Bouffioulx, quand tout à coup, la portière s’ouvrit et le malheureux fut projeté sur le ballast. Toutefois, son état n’inspire aucune inquiétude.
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14.2.1946
EN MARGE D’UN TOURNOI
Une communication téléphonique de Madame la Baronne PIRMEZ d’Acoz nous prie d’annoncer que cette candidate figurera sur la liste du P.S.C. sous son nom de jeune fille : DEL MARMOL. Bien des bonnes gens se demanderont le motif de cette publication : mais à Acoz, nul ne s’en étonnera. Et tel qui consentira encore à rester catholique sur une liste qui rappelle, par l’un de ses candidats, le nom de Maurice PIRMEZ, ne manquera pas de se rappeler, par la même occasion, qu’il y a sur la liste du Sénat un certain Monsieur de DORLODO – ré – mi – fa – sol qui n’est pas du tout de la même lignée. Et cela pourrait bien nuire au fameux 30 % de voix de préférence que Monsieur de DORLODO – ré – mi – la – si – do doit réunir pour faire déguerpir le candidat tête de liste pour le Sénat. Ote-toi de là que je m’y mette !
Mais quel dommage que Madame la Baronne PIRMEZ, née DEL MARMOL, n’ait pas figuré sur la même liste que son rival ! C’eût été une bien belle joute, comme au Moyen Age. Mais nous ne sommes plus au Moyen Age – le jour du scrutin tout au moins.
Et il se pourrait bien que les braves gens d’Acoz et autres lieux seigneuriaux tirent une leçon de démocratie et noircissent d’un coup de crayon joyeux et goguenard le N° 2, en tête de la liste socialiste.
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19.3.1946
TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI
Audience du lundi 18 mars
UN VOLEUR – Le sujet italien Attilio CASARIN, 41 ans, domestique de ferme à Acoz, est condamné pour vol à 1 an de prison et 3.500 francs d’amende.
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23.3.1946
VOL NOCTURNE
Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits chez M. Paul FISCHER, domicilié à Acoz, hameau de Lausprelle, et y ont dérobé 5 poules, 1 coq et 3 lapins.
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2.4.1946

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10.4.1946
UNE FAMILLE DE HÉROS
Le dernier nom livré à notre administration est celui du jeune Baron Maurice PIRMEZ qui fut déporté en Hitlérie en même temps que son père, le Baron Hermann PIRMEZ. Celui-ci mourut de privation au camp de Dachau. Et longtemps, sa famille caressa l’espoir d’une consolation avec le retour du fils. Hélas ! Le château d’Acoz doit de nouveau arborer le drapeau en berne. Sa mère, déjà veuve d’un héros de la résistance, vient d’apprendre avec douleur que son fils était mort à son tour, le 18 avril 1945, à la forteresse de Coswig.
Le souvenir de ces deux héros évoque nécessairement la belle et la noble figure du père et du grand-père, le Baron Maurice PIRMEZ, ancien député de Charleroi, ancien vice-président de la Chambre dont le nom est toujours en vénération au pays de Charleroi. Lui aussi, peut-on dire, donna sa vie pour son pays en persistant à présider, malgré son état de santé fort déficitaire, les travaux de la fameuse Commission Militaire qui donna naissance, pendant l’entre-deux-guerres, au nouveau statut de l’armée. Le Baron Maurice PIRMEZ s’est tué littéralement à la tâche. Sa noble figure est devenue maintenant inséparable de celles de son fils Hermann et de son petit-fils Maurice, morts pour que leur patrie, qui est aussi la nôtre, soit plus belle, plus prospère, plus glorieuse.
Le petit village d’Acoz peut être fier d’avoir compté de pareils fils.
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24.4.1946
ACOZ – FORMATION DES CADRES EN VUE DE LA MARCHE SAINTE-ROLENDE
A deux heures, le groupe en civil partait du café TENRET et commençait la tournée des cafés, accompagné de 3 tambours, sans fifre.
Il était six heures quand, gais mais marchant droit, les chefs rentrèrent au local choisi.
Sans respecter la coutume, ils s’arrangèrent entre eux et désignèrent Georges HANQUART comme major, Simon CLOESEN comme officier, Maurice COLLICHE comme adjudant, Fernand TAMINES comme tambour-major, et, ô ironie de la vie présente, un italien, Primo CESARATO comme sergent-sapeur.
On but une fois encore – une fois, c’est du moins le renseignement officiel – au succès de Gerpinnes et l’on se sépara, l’âme légère et le pied lourd, rêvant déjà aux prochaines et pacifiques conquêtes.
Malgré les raidillons et les pavés du village, on ne signala aucun incident : les gens du lieu sont de bons Marcheurs.
Les Acoziens avaient « cassé le verre », avaient choisi « leur corps d’office » pour la Marche Sainte-Rolende.
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17.6.1946
DES AMATEURS DE VOLAILLE
Au cours de la nuit de vendredi à samedi, deux vols de volaille ont été commis dans deux maisons de la rue de Villers à Acoz.
Les voleurs ont dérobé 15 poules et 1 coq chez M. Olivier GHISBAIN et 10 poules et 1 coq chez M. Jules TENRET. La gendarmerie de Gerpinnes et la police de Charleroi mènent l’enquête.
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19.6.1946
EXTRAIT DE JUGEMENT
Le Conseil de Guerre de Charleroi, par jugement rendu le 12-4-1946, par défaut, a signifié le 23 mai 1946, par l’huissier F. BLAMPAIN de Châtelet, parlant au bourgmestre.
A condamné à la peine de mort René Augustin Ghislain DELPORTE, employé, né à Acoz le 29 mars 1923, rue de Gerpinnes 46, actuellement rue du Centre 143, fugitif.
Du chef de : étant belge, avoir porté les armes contre la Belgique ou ses alliés. Fait commis à Bruxelles, arrondissement judiciaire de ce nom, ou ailleurs en Belgique ou à l’étranger, entre le 1er février 1942 et le 30 mai 1945
A ordonné son arrestation immédiate.
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7.7.1946
Un service funèbre sera célébré le mardi 9 juillet à 10 heures 30, en l’église paroissiale Saint-Martin à Acoz, pour le repos de l’âme de Maurice-Emmanuel- Emile-Jean-Joseph-Edouard-Ghislain Baron PIRMEZ, volontaire de guerre 1940.
Il s’est distingué spécialement avec sa batterie d’artillerie durant la campagne des 15 jours, membre actif de la résistance, prisonnier politique, né à Bruxelles le 1er novembre 1919, décédé à la forteresse de Coswig (Allemagne), victime de la barbarie nazie, le 18 avril 1945, pour le Roi, pour la Patrie et la Civilisation Chrétienne.
La cérémonie sera présidée par Mgr Albert VAN DER CRUYSSEN O.C.R., Révérendissime Prélat de l’Abbaye Notre-Dame d’Orval, Commandeur de l’Ordre de Léopold.
Le présent avis tient lieu de faire-part.

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24.7.1946
ACOZ – POUR LES MARTYRS
Samedi dernier eut lieu à l’école du Centre une réunion des membres des 23 sociétés de la commune en vue de la formation d’un comité pour l’érection d’un monument aux victimes des nazis et des rexistes de la commune.
Il fut décidé qu’un exécutif serait formé de : 5 anciens combattants, 2 prisonniers, 2 de la société de musique, 2 de la fabrique d’église, 3 du cercle « Nos Loisirs », 3 du syndicat des métallurgistes.
Un comité serait en outre formé avec en plus du précédent, 2 délégués de chacune des 23 sociétés.
Les groupes ont à se réunir dans la quinzaine afin de désigner leurs délégués.
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ACOZ-LAUSPRELLE – COMMEMORATION HECTOR POULEUR
Dimanche 28, il y aura exactement deux ans que notre cher camarade Hector POULEUR est tombé sous les balles rexistes.
A cette occasion, les groupes de la Maison du Peuple se réuniront à 10 heures pour se rendre au cimetière.
Nous invitons donc les membres de tous les groupes, ainsi que les habitants, à se joindre à cette manifestation.
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3.8.1946
UN PRISONNIER ALLEMAND ARRÊTÉ A ACOZ
Jeudi soir, un prisonnier de guerre allemand, évadé du camp de Marcinelle, a été arrêté par une patrouille de la gendarmerie de Gerpinnes au moment où il demandait à être hébergé dans une ferme à Acoz.
Il a été ramené « manu militari » à son camp d’attache.
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14.8.1946
ACOZ-LAUSPRELLE – POUR LES MARTYRS
Nous avons dit antérieurement qu’un comité composé des délégués de chacune des 23 sociétés était en voie de formation. Maintenant, c’est chose faite.
Samedi dernier, ces délégués ont eu à désigner leurs président, secrétaire, etc. A l’unanimité, Monsieur le Docteur Edgard GRAVY fut choisi comme président ; Monsieur Gaston BUSINE, instituteur, fut désigné pour la place de secrétaire ; on n’aurait pu faire meilleur choix ; Monsieur Marcel DUMONT fut désigné comme secrétaire-adjoint ; Messieurs A. GERARD, A. JOACHIM, G. BOUSETTE, L. PHILIPPE furent élus vice-présidents. Et enfin, Monsieur Henry SIMONS fut choisi pour la place de trésorier avec N. RAVAUX en qualité d’adjoint.
Bravo, nul doute qu’avec des hommes de cette valeur, nos martyrs auront le monument qui leur revient.
C’est le cercle « Nos Loisirs » qui ouvre le bal par des fêtes qui auront lieu les 8, 9 et 10 septembre. Nous y reviendrons.
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17.8.1946
UN HOMME EST MORTELLEMENT BLESSÉ A ACOZ
Jeudi soir vers 19 heures, le hameau de Lausprelle à Acoz a été le théâtre d’un tragique accident qui a coûté la vie à un jeune homme.
Devant participer dimanche à la Marche Saint-Roch à Acoz, Oscar TROTIN et Jacques BELGEONNE, âgés de 16 ans, domiciliés à Lausprelle, essayaient, à proximité de leur maison, un fusil tout à fait spécial dont les Marcheurs se servent pour tirer des salves au cours du trajet suivi par la procession. Oscar TROTIN, qui avait nettoyé l’arme et l’avait chargée de poudre, se préparait à en faire usage quand soudain, à peine avait-il actionné la gâchette, une violente déflagration retentit, projetant les deux jeunes gens au sol.
Le canon du fusil, sans doute rouillé, n’avait pas résisté à la charge d’explosif et avait volé en éclats. Lorsque les voisins se portèrent au secours des victimes, Oscar TROTIN, grièvement blessé au bas-ventre, gisait inanimé, perdant du sang en abondance. Un médecin mandé d’urgence ordonna le transfert de la victime à l’Hôpital Sainte-Thérèse à Montignies-sur-Sambre où l’on constata une grave blessure au bas-ventre, une perforation du poumon.
Malgré tous les soins dont il fut l’objet durant toute la nuit, le blessé décéda vendredi matin, après d’atroces souffrances.
Quant à Jacques BELGEONNE, son jeune camarade, par une chance extraordinaire, il sortit indemne de ce tragique accident qui provoqua une vive émotion dans la paisible commune où le défunt était honorablement connu.
Le journal « Indépendance » présente à ses malheureux parents ses sincères condoléances.
MARC.
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25.10.1946
QUELQUES LAMPES S.V.P.
Des travaux de réfection à la route de Gerpinnes sont actuellement en cours. De ce fait, des tas de pierres ont été déposés en bordure du chemin et, le soir, aucune lampe ne les signale à l’attention des usagers de cette route.
Mercredi soir, M. Raymond HANUS, résidant à Acoz, qui empruntait à moto ce tronçon de route, est allé se jeter assez violemment contre un de ces tas. Le motocycliste a été blessé à la tête et à la jambe. La moto est sérieusement abîmée.
Le même soir, M. Maurice BERNARD, industriel à Gerpinnes, est allé foncer avec son auto dans un tas de pierres. Il n’y a heureusement que de légers dégâts à sa voiture.
La gendarmerie de Gerpinnes a procédé aux constatations.
L’entrepreneur chargé de ces travaux n’aurait-il pu poser quelques lampes aux endroits dangereux ?
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1.11.1946
ACOZ – AU PROFIT DU MONUMENT AUX MARTYRS
Le dimanche 3 novembre, la section locale des anciens combattants organise un cabaret artistique à 18 heures 30, au salon du cercle « Le Progrès », café MEULEMANS, place de Lausprelle.
La population est invitée à venir s’amuser franchement à cette soirée consacrée à l’humour et à la fantaisie.
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1.11.1946
CERCLE HORTICOLE D’ACOZ ET ENVIRONS
Il importe de regénérer nos terres. Nous devons donc cultiver rationnellement nos jardins. Quant à la méthode, le Cercle Horticole d’Acoz et Environs nous la donnera par ses conférences, car M. Gaston CHARPENTIER, maître horticulteur, connaît à fond la terre. Aussi, n’en doutons pas, l’an prochain tous nos membres nous reviendront nombreux. Ceux de Gougnies, Villers-Poterie et Biesme, comme ceux d’Acoz, Lausprelle, Joncret et Gerpinnes. D’ici peu de temps, nos délégués régionaux procèderont au renouvellement des cartes de membre pour 1947. Nous espérons que le meilleur accueil leur sera réservé.
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1.11.1946
LE RELAIS SACRÉ
Lundi prochain 4 novembre, les vétérans acoziens de l’armée de campagne belge de 1914-1918 et de 1940 et les prisonniers recevront la flamme sacrée à 17 heures au « Moulin d’Acoz », route de Gerpinnes. On se dirigera vers le hameau de Lausprelle en passant par la route de Châtelet, jusqu’à l’ancienne gare d’Acoz, la route de Villers, vers Lausprelle et à la limite du village, elle sera confiée aux combattants de Bouffioulx.
Toute la population est priée de pavoiser.
Le Flamme fera des haltes pieuses devant les lieux évocateurs du Sacrifice Suprême : église, le château PIRMEZ, l’ancienne maison d’Hector POULEUR, le monument aux morts de l’autre guerre sur la place de Lausprelle et devant la plaque commémorative de l’église de Lausprelle, plaque qui rappelle la mort héroïque des « Poilus », frères de ceux de la Picardie, de l’Oise, de la Somme…

Dans les années 50-60, lors du passage du « Relais Sacré » dans notre village, l’instituteur et les élèves de l’école communale des garçons escortaient la Flamme Suprême. Cela se passait dans une atmosphère d’hommage et de respect.
Comme dans de nombreuses communes quelques jours avant le 11 novembre, le flambeau du souvenir est symboliquement transmis de commune à commune avant de rejoindre Bruxelles pour raviver la flamme du Soldat Inconnu le 11 novembre.
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16.11.1946
ACOZ – ELECTIONS COMMUNALES
Les personnes impotentes ou malades, dans l’impossibilité de se rendre à pied au bureau de vote, peuvent se faire inscrire à la Maison du Peuple. Une voiture sera mise à leur disposition.
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20.11.1946
ACOZ – LES ELECTIONS COMMUNALES
Une plaque dans la commune indique « La mendicité est interdite ».
Cependant, depuis quelques jours, on voit déambuler de porte à porte un groupe de 5 ou 6 hommes âgés. Ils ne sont pas toujours bien reçus. On leur ferme la porte au nez. Ailleurs on les met proprement dehors.
Leur chef de file, botté et ganté, ressemble étrangement, paraît-il, à l’homme qui, pendant la guerre, se promenait dans les rues et dans les champs avec une faucille au bout d’un long manche…
On raconte que le Baron projette de transformer la maison communale en hospice pour vieillards…
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28.11.1946
ACOZ – RESULTAS COMPLETS DES ELECTIONS
Socialistes : 4 sièges – Catholiques : 5 sièges.
Les socialistes gagnent deux sièges au détriment des catholiques.
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6.12.1946
ACOZ-LAUSPRELLE – Il avait l’alcool mauvais
Le nommé DESCHAMPS d’Acoz-Lausprelle, qui avait à l’occasion de la Sainte-Barbe bu beaucoup plus qu’un homme normal ne peut en supporter, rentra chez lui, la tête tout à fait à l’envers, et se mettant dans une colère folle, il commença à démolir son mobilier.
Comme il ne manifestait aucun signe d’apaisement, il fut fait appel aux gendarmes qui conduisirent le bonhomme à l’amigo où il put passer sa colère… sur les murs.
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13.12.1946
UN BEAU COUP DE FUSIL
Un superbe renard a été tué par M. Joseph TENRET d’Acoz, dans le bois du moulin.
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13.1.1947
LE MONDE EST PETIT
Récemment nous faisions le trajet Liège-Seraing en tram. Nous fûmes présentés par un ami à un ex-prisonnier qui nous parla de l’Oflag IIC et tout particulièrement des séances musicales qu’on y organisa et auxquelles notre concitoyen Gaston BUSINE prit une part très active.
Dussions-nous froisser sa modestie, nous nous plairons à faire connaître ici un trait de son caractère.
Après que fut créée une messe à quatre voix de sa composition, des officiers allemands mélomanes désirèrent être présentés. Il se refusa à les voir, évitant durant toute la cérémonie de pouvoir être aperçu de quelque organisateur.
Mais à propos, cette mesure a-t-elle été reprise en Belgique ?
Certes, M. Gaston BUSINE a publié, depuis son retour, un recueil de chansons pour enfants. C’est insuffisant, bien que les qualités de cette publication sont à souligner.
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31.1.1947
UN CAMION DEFONCE UNE GRILLE
Hier, un camion venant de Châtelet en direction de Florennes est allé se jeter contre le grillage de la maison de Fernand POULEUR. Le grillage a été renversé et l’avant du véhicule a été endommagé. C’est pour éviter un accident de personne que le chauffeur a foncé dans la grille.
La gendarmerie de Gerpinnes a procédé à l’enquête.
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11.2.1947
LA SÉANCE D’INSTALLATION DU CONSEIL COMMUNAL
Quand M. de DORLODOT ouvrit la séance et procéda à la lecture de l’arrêté de la députation permanente validant les élections, il prêta serment entre les mains du plus ancien conseiller, puis les anciens réélus répétèrent la formule entre ses mains. Le camarade POULEUR demanda la parole pour faire une déclaration mais elle lui fut refusée par deux fois. M. MEUNIER E. fut élu 1er échevin par 5 voix contre 4 à M. BRASSEUR J. ; M. JOACHIM A. est élu 2e échevin par 5 voix contre 4 à M. BERGER L.
Le tableau de préséance s’établit comme suit : les anciens sont inscrits premiers, puis les nouveaux dans l’ordre. Le secrétaire procède ensuite à la lecture du P.V. de la dernière séance.
M. de DORLODOT remercia les anciens non réélus et souhaite la bienvenue aux nouveaux élus. Le camarade JOREZ remercia le président et assura la majorité qu’elle pouvait compter sur l’opposition pour tout ce qui serait dans l’intérêt général de la population.
Le président donna ensuite la parole au camarade POULEUR qui déclara qu’il protestait parce qu’il devait prêter serment entre les mains d’un bourgmestre qui resta en fonction pendant l’occupation. M. de DORLODOT lui retira la parole et leva la séance.
Le camarade JOREZ demanda que l’administration fasse pression pour activer le remboursement de ce qui revient à ceux qui ont fait des contrats de pommes de terre.
La séance se termina à 21 heures.
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24.2.1947
ACOZ-LAUSPRELLE – IMPRUDENCE ENFANTINE
Si nous ne voyons pas ce temps de neige d’un bon œil, il n’en n’est pas de même des enfants. En effet, sur toutes les routes qui offrent une petite pente, on ne voit plus que des gosses sur des traîneaux.
Vendredi vers 5 heures, sur la route de Villers entre Lausprelle et Acoz, ils étaient deux ou trois traîneaux qui glissaient à cœur joie. Naturellement leurs occupants n’avaient aucun souci du danger qu’ils couraient car en bas de la côte, il se trouve un tournant. Juste au moment où les traîneaux débouchaient dans le bas de la côte, une auto conduite par E. ADAMS arrivait. Les gosses tentèrent bien de l’éviter, mais l’un d’eux, le petit A. ROULY, n’y parvint pas et roula en-dessous de la voiture. Disons-le tout de suite, par une chance providentielle, il ne fut que contusionné, le docteur ordonna une radiographie.
On peut être assuré que l’on ne verra plus les traîneaux sur les routes d’Acoz aux endroits dangereux. Les parents y veilleront.
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2.6.1947
UN ACCIDENT DE ROULAGE
Dimanche matin à 10 heures 40, un accident de roulage s’est produit avenue Paul Pastur à Bouffioulx. Un motocycliste, M. Emile DUQUENNE, domicilié à Pironchamps, qui se dirigeait vers Acoz, a renversé une cycliste, Mme Avelyne ROSEZ, domiciliée rue Moncheret 21 à Acoz, qui roulait en sens inverse vers le centre de la commune.
Le conducteur de la moto a été blessé à la tête et aux jambes et a le poignet fracturé. Quant à Mme ROSEZ, elle est blessée plus grièvement. Elle a le nez brisé, diverses plaies aux jambes et se plaint de douleurs internes. Sur ordre du Dr DESMANET, elle a été transportée à l’hôpital de Châtelet.
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10.6.1947
TRIBUNAL DE GUERRE – CHASSEURS DE REFRACTAIRES
Le 21 mai 1944, à Acoz, Mathieu DEWILDE et un soldat allemand nommé ESER abattirent le nommé MATHYS, un réfractaire qui tentait de leur échapper.
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14.6.1947
COMITÉ POUR L’ÉRECTION D’UN MONUMENT AUX MARTYRS
Les 22, 23 et 24 juin, grande fête au profit du monument aux martyrs de la localité.
Dimanche 22 à 16h30 : grand match de boxe comportant 8 combats. Participation de Jean MATCHTERLINCK, BRUYERE, etc.
Après les matches : concert par les Fanfares Royales d’Acoz.
Lundi 23 à 19h30 : brillante audition par la réputée phalange « L’Echo des Montagnes » de Bouffioulx.
Mardi 24 à 17h. : cabaret artistique avec le concours des vedettes bien connues (Blanche HICHAMP, Emile DEBLEUMORTIER et Guy LEGAY). Crochet monstre doté de 2.000 francs de prix.
Les trois jours : bal musette par le réputé orchestre de jazz « Hairsont and his Boys » sur piste couverte de 200 m2.
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19.6.1947
ENCORE DES ITALIENS
Deux sujets italiens, qui avaient signé un engagement pour travailler dans nos charbonnages et qui avaient déserté ceux-ci pour travailler à l’usine d’Acoz, ont été arrêtés pour rupture de contrat de travail par la gendarmerie de Gerpinnes. Ils ont été mis à la disposition de la police des étrangers.
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10.7.1947
FEU DE CHEMINÉE
Mardi vers 18 heures 30, un feu de cheminée s’est déclaré chez M. Gaston BUSINE, instituteur à l’école communale du Centre. Grâce à la rapide intervention des voisins, le petit sinistre a été circonscrit. Les dégâts sont peu importants
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30.7.1947
RÉSISTANTS RECONNUS
Jean RIDELLE, rue de Villers 49, Acoz-Lausprelle
Gaston TROTIN, rue de Villers 85, Acoz-Lausprelle.
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18.8.1947
LA MARCHE SAINT-ROCH
Dimanche s’est déroulée, pour la 309e fois, la Marche Saint-Roch, à la fois parade militaire et procession religieuse. Partie à 14 heures, la procession est rentrée vers 17 heures en l‘église du Centre, pendant qu’étaient tirées les dernières salves.
Après la remise des médailles aux sociétés étrangères, la journée s’est terminée par une retraite aux flambeaux.
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25.8.1947
ACOZ – UN VOL IMPORTANT
Au cours de la nuit de vendredi à samedi, des malfaiteurs se sont introduits dans les dépendances de M. PIRMEZ, domicilié rue de Villers à Acoz-Lausprelle.
Ils y ont dérobé 16 poules, 12 poulettes et 2 lapins.
La gendarmerie de Gerpinnes mène l’enquête.
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26.9.1947
LES VOLS D’AUTOMOBILES
La police judiciaire de Bruxelles a procédé à l’arrestation d’Edouard PIRET, domicilié à Acoz, et de Georges CHOVANEZ, domicilié à Charleroi, qui avaient volé, il y a quelques jours à Ixelles, une très belle automobile. PIRET a été trouvé porteur d’une arme automatique.
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28.10.1947
UN VOL A LA TIRE
M. Emile SERVAIS qui habite à Acoz, rue Charnois 138, était venu dimanche faire un tour au marché de la Ville-Haute. Ayant effectué un achat au boulevard Jacques Bertrand, il voulut tirer son portefeuille qui contenait 1.000 francs et des papiers d’identité, il constata qu’il ne l’avait plus. Il ne restait évidemment plus qu’à aller conter sa mésaventure à la police et déposer plainte contre inconnu, ce qu’il fit.
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18.11.1947
UNE BASSE-COUR DÉVALISÉE
Au cours de la nuit de samedi à dimanche, dix poules et un coq ont été volés au préjudice du phalanstère situé à l’ancienne brasserie d’Acoz. Plainte a été déposée à la gendarmerie de Gerpinnes qui a ouvert une enquête.
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1.12.1947
UN AUTOCAR VERSE DANS UN FOSSÉ
Samedi matin vers 7 heures 50, à la rue de Gerpinnes à Acoz, l’autocar de la S.N.C.B., qui assure le service de Châtelineau à Florennes, a été tamponné par le camion de M. EVRARD de Gerpinnes.
L’autocar, sous la violence de choc, a roulé dans le fossé. Heureusement, il n’y a pas de victimes à déplorer.
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29.12.1947
UN CHASSEUR SACHANT CHASSER
M. Joseph TENRET, sympathique chasseur de la localité, vient d’abattre un magnifique faucon. C’est son troisième oiseau de proie depuis le 1er novembre. Toutes nos félicitations.
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© Alain GUILLAUME – 5 octobre 2025.
3.2.1906
VENGEANCE CRIMINELLE
Depuis un an, plusieurs vols importants de matériel ont été commis au préjudice des carrières BASTIN et ROELANDTS, à Acoz.
Pendant la nuit du 31 janvier, un individu, accompagné d’une femme, a démonté des aiguilles du chemin de fer, enlevé des freins de wagons et décalé certaines pièces de cabestan, ce qui aurait pu occasionner de graves accidents.
Plainte ayant été déposée à la police, celle-ci s’est mise en devoir de surveiller l’exploitation, et la nuit suivante la garde-champêtre a surpris en flagrant délit un nommé Léon T…, d’Acoz, porteur de la seule aiguille qui était restée attachée au chemin de fer. Les autres ont été démontées par prudence.
Procès-verbal a été dressé à charge de T…, qui est un employé des carrières.
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19.2.1906
BROYÉ PAR UN TRAIN A ACOZ
Dimanche matin, le nommé Sylvain JONET, âgé de 35 ans, père de trois enfants, en revenant de son travail, a été tamponné par un train près du passage à niveau. Jeté sur le rail, le train lui passa tout entier sur le corps qui a été tout broyé.
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21.2.1906
TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI
AFFAIRE DE MŒURS
Jules GUYAUX, de Mont-sur-Marchienne, poursuivi pour attentat à la pudeur, à Acoz, sur une fillette de 6 ans, est condamné à 2 ans de prison et à l’interdiction de ses droits.
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28.2.1906
INONDATIONS
La Sambre a débordé dans la région de Charleroi et couvre tous les terrains environnants. A Acoz, la pluie a occasionné des éboulements assez importants qui ont interrompu la marche des trains. En résumé, les inondations ont causé partout des dégâts considérables.
On craint que par suite de l’arrivée des eaux françaises, la crue des eaux ne soit encore plus formidable.
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12.8.1906
AVIS AUX CULTIVATEURS
Si vous voulez avoir de bonnes poules pondeuses, adressez-vous à P.-Jh BELGEONNE, éleveur à Acoz (Lausprelle).
Il y a toujours des poulettes de 1er choix.
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11.2.1907
DERAILLEMENT
Un train de marchandises ayant déraillé entre Acoz et Bouffioulx, les voyageurs des lignes de Mettet et Gerpinnes ont dû descendre à Bouffioulx et se sont rendus à Acoz, où des trains de transbordement ont été organisés.
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7.5.1907
POPULATION D’ACOZ : 1.400 habitants
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3.7.1907
TOMBOLA DE CHAIR HUMAINE
Les lots sont exclusivement composés de jeunes gens pauvres
TIRAGES AU SORT
ACOZ
Bidet : 86 – Plus haut : 273
BEAURAIN 254, BORBOUSE A. 88, BORBOUSE L. 231, BOSHOUWERS 184, CHERMANNE 199, DAFFE 252, DUCLOS 168, GILLAIN 129, GILLOT 235, HERMANT 167, JACQMIN 112, LEPAGE 95, MARCIL 223, MATHIEU 140, MEUNIER 135, MOFROID 238, POULEUR 255, SANDERMANS 109, VAN BELLINGHEM 200.
Au 19e siècle jusqu’en 1909, le service militaire était fonction d’une loterie.
Le bidet était le numéro le plus bas au tirage au sort ou nombre immédiatement supérieur à celui des miliciens ajournés.
Dans le cas ci-dessus à Acoz, les numéros entre 86 et 273 désignaient les « mauvais numéros », ce qui signifiait que ces jeunes gens devaient donc accomplir leur service militaire. Il arrivait que les plus aisés, contre une certaine somme d’argent, pouvaient se faire remplacer par des jeunes pauvres et illettrés.
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13.8.1907
ACCIDENT
Un terrible accident est arrivé hier vers 5 heures aux usines de Thy-le-Château, à Marcinelle. Un ouvrier, Pierre VANDERLINGEN, âgé de 19 ans, habitant à Acoz, manoeuvrait une longue barre de fer rougi à blanc. Par suite d’un faux mouvement, il reçut la barre dans la poitrine et fut atteint jusqu’au poumon droit.
Il reçut les premiers soins des docteurs de l’usine qui le firent transporter mourant à l’hôpital. On n’a guère d’espoir de le sauver.
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13.10.1907
BREVET
Par arrêté ministériel du 16 septembre 1907, un brevet a été délivré à L. FENSIE pour pompe aspirante destinée à vider automatiquement l’eau d’un bateau.
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31.12.1907
VOL
On a volé hier, au hameau de Lausprelle, chez M. CHERMANNE-DEGOTTE, une montre, une chaîne sautoir, un bracelet et une paire de boucles d’oreilles, le tout en or.
La police a ouvert une enquête.
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28.4.1908
ACTE OFFICIEL – PENSION
Par arrêté royal de février 1908, la pension a été accordée à Mme BRICHANT-PIRAUX C.-O., ancienne institutrice communale à Acoz, 1.116 francs.
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16.5.1908
NECROLOGIE
Nous apprenons la mort de M. Augustin PHILIPPE, époux d’Augustine HEBRANT, né à Villers-Poterie le 26 mai 1836, décédé à Acoz le 14 mai 1908.
L’enterrement aura lieu le lundi 18 courant, à 10 heures.
Réunion à la mortuaire, place de Lausprelle, à 9 heures 30.
Les amis et connaissances qui, par oubli, n’auraient pas reçu de lettre de faire-part, sont priés de considérer le présent avis comme en tenant lieu.
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20.7.1908
ACOZ – TAXES COMUNALES
Un arrêté royal du 2 juillet 1908 autorise le Conseil communal à percevoir des taxes sur les établissements industriels, par personne occupée.
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10.8.1908
Petite Revue Industrielle et Financière
USINES DE MONCHERET
L’exercice écoulé a rapporté un important bénéfice sur vente de minières, mais la fabrication n’a rien produit et il n’y aura pas de dividende.
Grâce au produit de la vente des minières, d’importants travaux d’améliorations ont été effectués à Acoz.
16.10.1908
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BALLE PELOTE
Une bonne partie de seconde catégorie jouant à la demi-dure vient de se former à Acoz. Elle sera composée de Eugène PONCELET et Albert LAFAILLE, cordiers ; Alexandre BEAURAIN, petit milieu ; Alphonse HEUREUX, grand milieu ; Léon BAUDELET, derrière.
Cette équipe comportera trois joueurs d’Acoz. Elle se recommande aux commissions organisatrices pour luttes et concours.
Correspondant : Léon BAUDELET, à Acoz.
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6.1.1909
UN FŒTUS
La gendarmerie de Gerpinnes a découvert avant-hier vers 8 heures du soir, sur le territoire d’Acoz, un fœtus de sexe masculin, paraissant avoir 5 mois. Le parquet a été prévenu.
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21.1.1909
AUDACIEUX VOL
Mardi dernier, en rentrant par le train de 9 heures, M. Camille PIRON fut prévenu par des voisins que depuis un bon moment son chien aboyait furieusement dans le chalet qu’il habite non loin de la gare.
M. PIRON entra dans son jardin et en passa l’inspection avant de pénétrer chez lui ; quand il découvrit soudain un voleur dans… un petit endroit discret.
Avant qu’il n’eut pu se défendre, M. PIRON reçut un coup de poing qui le renversa, et le voleur prit la fuite après avoir tiré un coup de revolver pour effrayer M. PIRON, qui s’était rapidement relevé.
A son tour, Monsieur PIRON tira dans la direction du cambrioleur qui ne fut pas atteint et disparut dans la nuit.
La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.
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22.1.1909
UNE DAME ETRANGLEE A ACOZ
Une dame de Braine-le-Comte, Maria D., âgée de 35 ans, qui habitait avec son mari une villa à Acoz, a été trouvée morte mardi, par son mari qui s’était absenté dans la journée.
Mme D. portait au cou des traces noirâtres semblant produites par la strangulation.
Le parquet a fait une descente et ordonné l’autopsie.
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7.2.1909
ACOZ – TIRAGE AU SORT
Bidet : 97 – Plus haut : 300
BIRON 299, BOLLE L. 202, BOLLE S. 239, DELMELLE 163, FONT 199, GILLOT 176, HENOCQ 136, LEGENDRE 189, MATHIEUX 230, OVANDO 120, POULEUR 112, SANDERMANS 161, TENRET 226, WAUTELET 206.
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15.2.1909
ACOZ ET ENVIRONS

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18.5.1909
POPULATION
En 1809, Acoz comptait 369 habitants. Il en possède aujourd’hui 1.417.
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24.5.1909
IL Y A CENT ANS
A Acoz, M. DUDEKEM était maire et M. MARLIER était son adjoint.
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10.6.1909
GRAVE ACCIDENT A FLORENNES
Avant-hier après-midi, vers 3 heures, un ouvrier de la brasserie de DORLODOT, à Acoz, nommé Julien HERMAN, 30 ans, qui était allé livrer de la bière chez un commerçant de la rue de la Station, voulut remonter sur son siège alors que le véhicule était en marche. Il manqua son élan et tomba sous les roues du lourd camion qui lui écrasèrent les deux jambes. Le malheureux a reçu des soins du Docteur ROBIN, qui craint que l’amputation des deux jambes soit nécessaire.
HERMAN était originaire de Villers-Poterie.
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2.7.1909
OFFRE D’EMPLOI
On demande une bonne demi-table de briquetiers et une bonne brigade à la presse chez François HUBERT, maître briquetier, à Acoz-Lausprelle.
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9.7.1909
AFFAIRE GRIMONT ETIENNE ET HUBERLAND AIMÉ
Le témoin PIRON, d’Acoz, absent à l’audience précédente, dépose. Il a été victime d’une tentative de vol le 19 janvier vers 0 heures du soir.
Il allait rentrer chez lui quand un voisin lui dit que son chien aboyait depuis longtemps. Il pénétra chez lui, fouilla toute la maison et comme il ouvrit la porte du w-c, il reçut un coup de poing. Le témoin riposta par un coup de revolver auquel les voleurs répondirent en fuyant et en tiraillant.
Le Président fit lever les prévenus et le témoin dit ne pas pouvoir les reconnaître. Il pense que ses agresseurs étaient plus grands.
Les voleurs, dit le témoin, n’avaient pas pénétré dans la maison. Seule, la porte du poulailler avait été ouverte.
HUBERLAND et GRIMONT nient s’être introduits chez PIRON. Ils ne sont jamais allés à Bouffioulx, ils n’y ont pas de connaissance.
LE PRESIDENT. – Mais des témoins vous ont vus. Y êtes-vous déjà allés ?
LES PREVENUS. – Ca se peut.
LE PRESIDENT. – Mais en janvier avez-vous été ?
GRIMONT. – J’ai déjà été à Bouffioulx.
LE PRESIDENT. – Quand ?
GRIMONT. – Cela reste à savoir.
LE PRESIDENT. – Chez qui alliez-vous ?
GRIMONT. – Je ne saurais le dire.
L’affaire est renvoyée en continuation à samedi.
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19.9.1909
TERRIBLE ACCIDENT MORTEL
Hier après-midi, le nommé Jules MATHYS, âgé de 34 ans, ouvrier manœuvre aux Usines Moncheret, était occupé à la grue à vapeur pour le transport du laitier. A un certain moment, son bourgeron fut happé par les griffes de la grue. Le malheureux fut pris dans l’engrenage et atrocement déchiqueté. La mort fut instantanée.
Le cadavre a été reconduit au domicile de l’infortuné à Denée-Maredsous. MATHYS était marié et père de trois enfants.
La gendarmerie a ouvert une enquête.
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1.10.1909
ACOZ-LAUSPRELLE
Dimanche prochain 3 octobre, course vélocipédique organisée par M. Désiré VANDEMAELE, pour tous débutants n’ayant pas encore obtenu de premier prix.
Prix : 12,50 – 7,50 – 5 – 3 – 2 francs et trois autres prix en objets divers.
Droit d’inscription : 1 franc. S’inscrire chez M. Désiré VANDEMAELE à Lausprelle.
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9.11.1909
HISTOIRE DE CHIENS
Arthur D., de Charleroi, a « recentré » un chien écossais appartenant à un habitant de Montignies-sur-Sambre.
Il prétend avoir trouvé ce chien. Il alla le donner à son beau-frère à Acoz et celui-ci le dénonça à la police.
M. D., en outre, est prévenu de coups et menaces à son ancienne maîtresse.
Ces différentes préventions lui valent 8 jours de prison et 56 francs d’amende, conditionnellement.
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17.2.1910
A LA CHAMBRE
De notre correspondant bruxellois :
Aujourd’hui M. WAUTERS a affirmé qu’à Acoz, un instituteur avait perdu sa femme et sept de ses enfants tant les locaux d’école étaient insalubres.
C’est là une grave responsabilité pour le gouvernement.
En faveur de l’instruction obligatoire, M. WAUTERS a eu d’excellents arguments. Elle mettrait fin à l’absentéisme qui sévit d’une façon parfois déplorable.
Dans les campagnes, lors de la récolte de pommes de terre ou du démarrage des betteraves, tous les enfants quittent l’école et se livrent au travail des champs.
En 1905, 170.000 enfants quittaient l’école dont 118.000 n’avaient reçu qu’un enseignement primaire minimum et 29.200 n’avaient par même reçu cet enseignement.
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28.1.1910
ACOZ – UN HORRIBLE SUICIDE
Un camionneur de la firme « L’ABEILLE » traversait la localité, quand soudain, il aperçut à l’endroit dit « Côte d’Acoz », au milieu de la route, le cadavre tout carbonisé d’un homme, le visage méconnaissable. A côté du cadavre, il y avait une bouteille ayant contenu du pétrole, une boîte d’allumettes et une pipe.
On n’allait pas tarder à pouvoir reconstituer l’horrible scène.
Les habitants d’Acoz se rappelaient avoir vu passer dans leur localité un homme paraissant souffrir de l’asthme et se traînant péniblement.
N’est-ce pas ce malheureux qui, finalement, las de souffrir, se trouvant sur la route, isolé, avait eu le courage de verser sur lui le pétrole et d’allumer la torche vivante, cherchant dans la mort un soulagement à son martyre ?
C’est bien l’affreuse scène qui avait dû se passer. Ajoutons que dans une des poches de son veston que le feu avait épargnées, on a trouvé deux enveloppes au nom de A.S. de Monceau. Ce sont bien les initiales de ce malheureux qui était en traitement à l’hôpital de Châtelet.
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17.3.1910
UN CHOURINEUR
Un dangereux individu de Montignies-sur-Sambre, Jules CASTIAUX, s’était rendu à Acoz et dans un café, pour terroriser les consommateurs, il planta un poignard dans une table en disant : « C’est moi CASTIAUX, je n’ai peur de personne ».
On se garda bien de relever la provocation du bandit, ce qui n’empêcha pas CASTIAUX de varier ses exercices en enfonçant son arme dans le côté de Léon GÉRARD…
Le chourineur est condamné à 4 mois de prison et de 100 francs d’amende, et à 250 francs de dommages-intérêts.
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15.4.1910
VOIRIE
Question de voirie, il en est une qui intéresse bon nombre de voituriers de Bouffioulx et environ, et dont la solution est prochaine si pas chose faite, c’est la reprise par l’Etat de la concession de la route de Châtelet à Acoz. La fin de cette concession entraîne la suppression du péage et la disparition de la barrière.

(Voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 4, pp. 86-89).
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19.5.1910
ACOZ PUBLICITE

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27.7.1910
LA BENEDICTION DES DRAPEAUX
Il y a quinze jours, M. PIRMEZ, représentant catholique de l’arrondissement de Charleroi, a fait bénir en grande pompe, dans l’église d’Acoz, le drapeau de la société des anciens militaires de cette commune, société dont il est le président d’honneur.
En agissant ainsi, cet homme politique a atteint son but : mettre les anciens militaires d’Acoz qui n’appartiennent pas à la religion catholique, apostolique et romaine, dans l’impossibilité de faire partie de la société.
Ancien officier de l’armée, homme qui se pique de loyalisme et de loyauté, M. PIRMEZ exclut d’une société patriotique ceux qui ne partagent pas ses croyances confessionnelles ; alors qu’il sait pertinemment que le Roi n’accorde ce drapeau aux anciens militaires qu’à la condition que leur cercle soit ouvert à tous, sans distinction politique ni religieuse.
Dans mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 1, page 161, je vous présentais ce drapeau qui avait été retrouvé dans le grenier de Madame MORIAMÉ de Lausprelle. Cette dame en avait fait don à Joseph ELOY pour qu’il figure au nombre des souvenirs du Cercle de Recherches Historiques d’Acoz. Suite au décès de Joseph ELOY, c’est Jacques FRANCOIS, le dernier vivant du cercle, qui en assura la garde. Il figura ensuite dans l’héritage de ce dernier et j’ai retrouvé sa trace chez l’un de ses fils qui résidait à plus de 30 kilomètres de notre village. Après de nombreux épisodes de tentatives infructueuses, c’est finalement Thierry FRIPPIAT, l’actuel président du Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes, qui a réussi à ce que ce drapeau rejoigne nos murs. Il est donc gardé en lieu sûr, au grand soulagement des amoureux de notre terroir.

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3.8.1910
LA MORT TRAGIQUE DU CHEF DE GARE
Au moment où la nouvelle nous parvenait du terrible accident qui venait d’arriver à la Planche, on nous disait son extrême gravité mais elle est plus horrible encore.
En effet, M. MORIAMÉ qui avait été atteint par une locomotive au moment où il longeait la voie pour rentrer chez lui, a succombé.
Il était marié et père de deux enfants. Autrefois, il avait été chef de gare à Acoz et c’est depuis peu qu’il était à Dampremy-Planche.
Nous n’insisterons pas sur l’émotion persistante causée par ce terrible malheur.
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6.8.1910
LE PAVÉ DE L’OURS
M. PIRMEZ, l’ancien officier de cavalerie qui a donné sa démission pour s’occuper de politique, a fondé, comme nous l’avons appris à nos lecteurs, une société d’anciens militaires à Acoz. Quand elle a eu un an d’existence, M. PIRMEZ a demandé pour elle au Roi un subside destiné à l’acquisition du drapeau national.
M. PIRMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi n’accorde ce subside qu’à la condition que la société soit absolument étrangère à toute question d’ordre politique ou religieux. M. PIMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi exige que les sociétés d’anciens militaires soient ouvertes à tous ceux qui ont honorablement servi dans l’armée. Cela est tellement vrai que si une seconde société d’anciens militaires se fondait à Acoz, elle n’obtiendrait plus de subside : le Roi ferait inviter ses membres à entrer dans la première.
Violant l’engagement tacite qu’il avait pris envers le Roi, M. PIRMEZ a fait porter, dès qu’il l’a eu en sa possession, le drapeau à l’église, et il a aggravé son incorrection en faisant bénir ce drapeau, c’est-à-dire en en disposant avant que le Roi le lui eût fait remettre officiellement.
Nous avions pensé que M. PIRMEZ ne trouverait aucun défenseur dans la presse ; nous nous trompions : il s’en est rencontré deux : le « Pays Wallon » reconnaît que le Roi interdit aux sociétés d’anciens militaires tout incursion dans le domaine religieux, mais qu’il ne leur interdisait pas de faire bénir le drapeau à l’église !
Le « Pays Wallon » raisonne comme le pacha de Fatinitza, qui buvait du champagne en disant : « Le Coran interdit le vin, mais il n’interdit pas le champagne ».
Le « XXe Siècle » essaie d’excuser M. PIRMEZ en nous racontant que tous les anciens militaires d’Acoz étaient d’accord pour faire bénir leur drapeau. Eh bien ! tous sont alors coupables, car tous ont été à l’encontre de la volonté du Roi. Et s’il n’y a aujourd’hui que des anciens militaires catholiques à Acoz, il peut en venir demain dans cette commune qui voudront demeurer étrangers à la religion catholique. A ceux-là, la société des anciens militaires d’Acoz sera fermée, puisqu’elle arbore un étendard nettement catholique.
Que dirait le « XXe Siècle » si une société d’anciens militaires, après avoir obtenu, en le trompant sur ses intentions, un drapeau du Roi, c’est-à-dire du gouvernement, soumettait ce drapeau à des pratiques maçonniques, dans une loge, endroit abhorré des catholiques ?
Quant aux officiers retraités, auxquels le « XXe Siècle », qui essaie d’un dérivatif, fait allusion, ils ne sont pas en cause :
1. parce qu’ils n’ont pas de drapeau ;
2. parce qu’il s’agit de M. PIRMEZ et de sa société d’Acoz, non d’une autre.
Nous savons que, en haut lieu, des mesures seront prises pour éviter le retour de pareils abus.
Nous apprenons qu’une autre société d’anciens militaires est en voie de formation à Acoz, et il faudra bien que le gouvernement lui accorde aussi un subside, puisque le premier drapeau a été compromis dans une manifestation religieuse.
Les explications du « Pays Wallon » et du « XXe Siècle » sont des pavés de l’ours dont M. PIRMEZ se serait volontiers passé.
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20.10. 1910
SUCCES UNIVERSITAIRE
M. Léon PARADIS, d’Acoz, vient de subir avec succès l’examen lui conférant le diplôme d’ingénieur des industries de fermentations.
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20.11.1910
UNIS DANS LA MORT A ACOZ
Près de la gare habitaient les époux Stanislas FONTAINE-GILLOT. Hier, M. FONTAINE, indisposé depuis quelques jours, expirait. Peu après, son épouse, prise de saisissement, mourait à son tour. M. FONTAINE était âgé de 80 ans ; sa femme en avait 69.
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21.12.1910
INCENDIE A ACOZ
Un incendie s’est déclaré dans la maisonnette de chemin de fer, occupée par ROUVROY, au passage à niveau, près du moulin d’Acoz, sur la ligne de Givet.
En très peu de temps, la toiture, les boiseries, le mobilier ont été détruits ; il ne reste plus que les murs du bâtiment.
Les voisins sont accourus pour combattre l’élément destructeur mais ils ont été impuissants.
Personne ne se trouvait dans la maison.

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© Alain GUILLAUME – 14 septembre 2025.
24.1.1900
TIRAGE AU SORT DES MILICIENS
ACOZ : BOLLE 187, BOSHOUWERS 178, CHERMANNE 181, DECAMPS 270, HENOQ 183, MARIT 95, RIGAUX E.183, RIGAUX F. 227, SAINTHUILE 271, THONE 260.
23.5.1900
UN MEETING MOUVEMENTÉ
Un véritable traquenard avait été tendu à Acoz-Village pour la réception des propagandistes socialistes DETRAIN, BAILY et SERVAIS. Il était environ 5 heures de relevée quand le citoyen DETRAIN commença à parler en plein air sur la place communale, près de l’église. Aussitôt un individu qui, d’après ce qu’on nous rapporte, n’était autre que le garde d’écurie de Monsieur PIRMEZ, donna le signal du vacarme et aussitôt on se mit à battre plusieurs tambours, tandis que le varlet disait aux orateurs : « Vous ne parlerez pas, c’est défendu ! ».
Pour éviter une bagarre et après beaucoup d’efforts, nos amis se rendirent dans un café des environs pour y continuer le meeting. Mais là, afin sans doute de bien affirmer la volonté de son maître, le meneur du boucan intima l’ordre au cabaretier d’interdire aux socialistes de parler !
Cette manœuvre ne réussit pas et le meeting put avoir lieu, pendant que le provocateur du désordre allait chercher du renfort, à l’aide duquel il escorta nos propagandistes, en renouvelant ses cris et injures.
Les habitants étaient indignés de ces odieuses manœuvres et plusieurs marquèrent leur indignation en demandant aux socialistes de revenir. Ce que ceux-ci feront jeudi prochain, malgré tous les valets de Monsieur PIRMEZ.
4.6.1900
SOCIETE MUTUALISTE
La reconnaissance légale est accordée à la société mutualiste « La Prévoyance de Saint-Martin », établie à Lausprelle, commune d’Acoz.
20.9.1900
PRIME OCTROYEE
Une prime a été octroyée à M. LORY, instituteur à Acoz, pour une calotte de miel.
24.2.1901
TERRIBLE ACCIDENT A ACOZ
Hier matin, un terrible accident s’est produit à la gare d’Acoz. Un nommé Albert PIERRAUT, d’Hanzinelle, garde excentrique, était allé mouvoir un excentrique situé à l’écart, près des laminoirs.
Quelques temps après, ses compagnons, ne le voyant pas revenir, coururent à l’endroit où il s’était rendu et trouvèrent son cadavre coupé en deux.
Le malheureux aura sans doute glissé au moment du passage du train qu’il aiguillait. Il laisse une veuve et un orphelin.
4.5.1901
RENCONTRE D’UN TRAIN ET D’UN CAMION DU BRASSEUR
Vendredi matin vers 6 heures, un camion de la Brasserie d’Acoz attelé de trois chevaux traversait le passage à niveau du Chemin de Fer de l’Etat au lieu-dit « La Brockmann » à Bouffioulx. Les deux camionneurs étaient assis sur le siège de la voiture et celle-ci allait au pas. Le passage à niveau se trouvant à l’entrée d’une forte courbe, les conducteurs ne purent voir le train de voyageurs allant de Châtelineau à Givet. Celui-ci prit la voiture en écharpe vers le milieu ; camion et tonneaux furent complètement détruits, les chevaux furent blessés et apeurés. Quant aux domestiques, ils reçurent des contusions qui, pour le moment, ne présentent aucune gravité. L’accident est dû à la négligence de l’Etat Belge, les barrières étant ouvertes au passage du train. Il est à remarquer que le personnel du chemin de fer a établi dernièrement des nouvelles barrières qui ne laissent plus qu’un passage exigu et dangereux et qu’il est absolument nécessaire de modifier.
22.6.1901
VOLEUR D’EGLISE
La gendarmerie de Châtelet a arrêté hier matin pour le conduire à la prison de Charleroi un certain Célestin DRIEN, âgé de 35 ans, de Falisolle, qui avait été surpris à l’église d’Acoz à dévaliser les troncs de saint Frégo.
20.8.1901
ACOZ – LE TELEPHONE
Une bonne nouvelle pour les habitants des communes d’Acoz, Joncret, Bouffioulx, Gerpinnes et Gougnies : Monsieur le Ministre des Chemins de Fer vient d’approuver la création d’un réseau téléphonique à Acoz qui sera relié au réseau de Charleroi.
14.2.1902
TERRIBLE ACCIDENT
Mercredi, dans la journée, un machiniste des usines d’Acoz, le nommé J. LIBOIS, a été tué par la chute d’un contrepoids d’une vingtaine de kilos, et qui lui est tombé sur la tête.
L’accident est arrivé par suite du bris d’un boulon qui retenait le contrepoids à une glissière.
Le malheureux LIBOIS était marié et père de deux enfants.
23.4.1902
ACOZ
Soirée musicale et dramatique donnée par la Société des Fanfares. Au programme : « L’fîe du Champette » et « Yun qu’a du Toupet » de Clément DEFOREIT.
17.7.1902
ACOZ – FEMME BRULEE
Mercredi vers 11 heures du soir, comme finissait la retraite aux flambeaux qui clôture les fêtes, un incident a surgi qui a jeté profonde émotion. La femme Alice MINEUR vit la flamme d’une bougie communiquer le feu à ses vêtements. Elle fut immédiatement entourée de flammes mais heureusement on parvint à la dégager.
Ses vêtements ont été réduits en cendres et la malheureuse est grièvement brûlée à la figure.
6.11.1902
ENCORE DES FUNERAILLES TROUBLEES
Une personne digne de foi communique le fait suivant :
Lundi dernier avaient lieu à Acoz les funérailles de Gustave BOLLE, garde-convoi aux chemins de fer de l’Etat. La messe d’enterrement avait été commandée pour 9 heures ; ce n’est qu’après bien des supplications de la part des parents du défunt que Monsieur le Curé consentit à attendre les délégations du chemin de fer arrivant par le train de 9 heures 20, pour commencer l’office.
Cette cérémonie terminée, des collègues du défunt se disposèrent à prendre la tête du cortège funèbre avec le drap mortuaire. C’est alors que Monsieur le Curé d’Acoz, sortant de la sacristie, arriva d’un air furibond et s’écria avec force : « Je défends de prendre le drap. »
Il est à noter que ce poêle(1) est un cadeau de feu Monsieur Fernand PIRMEZ à la jeunesse d’Acoz.
Revenant à la charge et frappant des deux mains sur le cercueil, le curé répéta : « Encore une fois, je vous le défends, sinon je n’irai pas au cimetière. »
Malgré l’intervention de Monsieur et Madame Maurice PIRMEZ, le prêtre ne crut pas devoir changer de résolution, troublant seul par ses cris et gestes le silence du saint lieu.
Dans une bousculade qui amena la chute du prie-Dieu, assistants et curé se disputèrent le drap mortuaire. Monsieur et Madame PIRMEZ, indignés de ce qui se passait, quittèrent immédiatement l’église.
Force resta néanmoins au bon pasteur qui ainsi accompagna le cercueil au champ de repos.
Ces faits font l’objet de toutes les conversations à Acoz.
(1) Drap mortuaire
17.12.1902
GRAVE AFFAIRE DE MŒURS
Une instruction est ouverte à propos du viol d’une fillette de quatre ans par un gamin habitant Acoz.
3.6.1903
ACTE DE BANDITISME
On est sur la trace de l’auteur de banditisme commis vendredi à Acoz chez Madame LAMBERT. Un mandat d’arrêt a été lancé hier dans le Centre où habite l’individu.
4.6.1903
UN AUDACIEUX VOL
En l’absence de Monsieur Jh RADEAU, des voleurs ont pénétré dans sa demeure et y ont enlevé 6 obligations d’Anvers 1887, 2 obligations de Liège 1897, 4 de Bruxelles 1886.
Les numéros des titres ont été transmis aux diverses polices et aux agents de change.
17.6.1903
DECORATION CIVIQUE
La Croix Civique de Seconde Classe est accordée à M. L. FAYT, échevin de la commune.
19.6.1903
DONATION A LA FABRIQUE D’EGLISE
Le « Moniteur » publie un arrêté royal autorisant la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, à accepter la libéralité de Mademoiselle Maria de DORLODOT, sans profession, demeurant à Suarlée, agissant en son nom et comme se portant fort pour MM. Henri de DORLODOT, chanoine, professeur à l’université de Louvain, Sylvain de DORLODOT, conseiller provincial, demeurant à Floriffoux, et Joseph de DORLODOT, sans profession, demeurant à Floreffe, portant donation à la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, d’un capital de 11.120 francs en fonds publics belges 212 p.c., à charge de la dite fabrique de faire célébrer annuellement et à perpétuité deux obits chantés et quarante messes basses aux époques et aux intentions indiquées dans l’acte, et d’employer chaque année une somme de 28 francs à faire recommander au prône de l’église précitée, suivant les usages établis dans la paroisse, les âmes des personnes désignées.
22.6.1903
TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI
Audience du 25 février – Rébellion
Les nommés VANGODSTSNOVEN Désiré, VANGODSTSNOVEN Alphonse, M. VICTOR, LOUIS R., Y. FRANCOIS, ACHILLE F., EDOUARD N., LEON V. et CHRISTOPHE Jules, sont poursuivis pour, se trouvant à Acoz le 28 juillet 1902, avoir attaqué les gendarmes MATHY et BILY.
Le premier est condamné à 2 mois de prison, le second à 1 mois, CHRISTOPHE à 2 mois, M.R., Y.F. à 1 mois conditionnellement, N. et V. à 2 mois avec sursis.
28.6.1903
ACTE DE BANDITISME
Le long de la route de Châtelet-Gerpinnes, à 200 mètres de la gare d’Acoz, habitent Madame veuve MASSART et sa fille Rosalie, âgée de 22 ans, mariée à Isidore LAMBERT, piocheur au chemin de fer.
Vendredi vers 4 heures, pendant que son mari se trouvait au travail et sa mère sortie pour des courses, Madame Rosalie LAMBERT sommeillait sur une chaise tenant son enfant âgé de 22 mois sur les genoux.
Tout à coup elle se réveilla et aperçut un homme devant elle qui lui porta des coups de poing à la tête et l’assomma.
L’escarpe la ligota à l’aide d’une corde, lui mit un bâillon sur la bouche et lui passant la corde au cou la tira dans la cave. A l’aide d’un cordon d’un tablier l’individu serra le cou de l’enfant qu’il déposa près de la mère.
A 5 heures 30, Madame veuve MASSART rentra et trouva sa fille et l’enfant inanimés. Elle appela au secours. Les voisins accoururent et prodiguèrent leurs soins. Après une demi-heure d’efforts, Madame LAMBERT et son enfant reprirent connaissance.
On s’aperçut alors que l’individu était monté à l’étage, avait fouillé tous les meubles et enlevé une somme de 204 francs qui se trouvait dans le tiroir d’un meuble.
La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête. On est sur la trace du coupable.
8.1.1904
AVIS RELATIF A L’ENSEIGNEMENT – ACOZ (HAINAUT)
Centre, école mixte – Instituteur – Traitement : 1.200 francs + logement et jardin + indemnité de 150 francs pour cours d’adultes. Eventuellement, section de Lausprelle, école mixte – Instituteur : même traitement et mêmes avantages.
Demander à l’administration communale avant le 10 janvier.
8.1.1904
CHEMIN DE FER DE MONTIGNY-SUR-SAMBRE A ACOZ
L’Etat a commencé l’emprise des terrains nécessaires à l’établissement du chemin de fer de Montigny-sur-Sambre à Acoz. Il y a longtemps qu’il était question de la construction de cette ligne ; elle fit un moment partie du réseau de la Compagnie des Bassins Houillers du Hainaut, mais son tracé offrait tant de difficultés qu’elle fut abandonnée. Elle partait de la gare de formation de Couillet-Montigny ; un pont était jeté sur la Sambre et la ligne allait de là pour se diriger vers Acoz en traversant Boubier et Bouffioulx.
Il y aura une grande station dans cette dernière localité dans le but de faciliter le service de la gare de Châtelineau, toujours très encombrée.
Acoz recevra les transports de la ligne du Luxembourg qui seront expédiés par Montigny à Charleroi et Marchienne. De cette façon Châtelineau perdra une partie de l’important trafic qui lui vient de la ligne du Luxembourg. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tracé de la nouvelle ligne pour se rendre compte de la dépense qu’elle occasionnera, mais d’autre part elle rendra au chemin de fer des services incalculables, qui compenseront largement ce qu’elle aura coûté.
3.3.1904
L’ART DE GUERIR
Décidément, si l’on meurt encore dans l’arrondissement de Charleroi, ce n’est pas faute de médecins et de pharmaciens. Nous ne comptons pas les dentistes, les droguistes, les sages-femmes et les vétérinaires ; cela nous mènerait trop loin.
… Acoz : 1 médecin, 1 pharmacien …
30.5.1904
PENSIONS
Par arrêtés royaux des 2 décembre 1903 et 5 mars 1904, les pensions suivantes sont accordées à : … Monsieur LORY (L.L.), ancien instituteur communal à Acoz, 1.597 francs.

4.6.1904

11.4.1904

14.6.1904
MANIFESTATION PIRMEZ
De notre correspondant de Charleroi :
Dimanche a eu lieu à Acoz, la manifestation en l’honneur de M. Maurice PIRMEZ, nouveau député. Quatre mille personnes figuraient dans le cortège qui s’est formé à la gare ; vingt-six sociétés étaient présentes, groupées autour de nombreux drapeaux et cartels. Malheureusement la pluie est tombée sans discontinuer. On remarque de nombreux groupes de la Jeune Garde Catholique, des députations des cercles industriels de Charleroi, des cercles catholiques du Bassin, des sociétés mutuellistes de Charleroi, Châtelet, Couillet, Gilly, Montigny, Marchienne, etc.
Toute la population des environs prend part à la fête.
De nombreux discours ont été prononcés dans la cour du château. Les cris de « VIVE PIRMEZ ! » ont retenti sans discontinuer.
31.8.1904
Le sieur Oscar NIHOUL, domicilié à Acoz, prévient le public qu’ayant quitté Acoz pour se rendre à Marchienne-au-Pont où il travaille et habite, il ne reconnaîtra pas les dettes que son épouse Elisa YERNAUX, a pu ou pourrait contracter.
6.11.1904
EXTRAIT
D’un exploit des 2 et 3 novembre 1904, de l’huissier SUAIN, de Charleroi, il appert que la dame Augustine BOREUX et son époux Désiré HENRY, taillandier, ayant comme dernière résidence connue Grenelle-lez-Paris ; 2° Mathilde BOREUX, ménagère, et son époux Achille MARTIN, coupeur d’habits, sans résidence connue, ont été sommés de prendre communication en l’étude du notaire BAYET, de Gerpinnes, du cahier des charges dressé pour arriver à la vente publique de la nue-propriété de certains immeubles leur appartenant par indivis et situés à Acoz et à Ave et Auffe et de se trouver le lundi 21 novembre 1904, à 2 heures l’après-midi, chez Philippe CHAPEAUX, à Acoz, et à toutes les autres séances d’adjudications pour assister à la dite vente.
Extrait conforme, Léandre SUAIN.
6.11.1904
LE MAUVAIS ŒIL
Le triomphe de Monsieur PIRMEZ a été l’occasion de plusieurs incidents macabres.
D’abord, lundi plusieurs habitants de la commune ont été blessés en tirant des cambres en l’honneur du nouvel élu.
Ensuite hier mardi, son arrivée à Acoz a été attristée par un singulier cas de mort subite. Le nouveau député avait pris, à Châtelineau, le train de 11 heures 10 pour Acoz où l’attendaient des manifestants, une musique et un échevin, Monsieur Firmin MENGEOT, porteur d’un bouquet et qui devait prononcer un discours. Le pauvre homme n’a pas eu le temps d’en tirer le premier mot. Il est tombé raide mort aux pieds du nouvel élu. Néanmoins, dit le « Pays Wallon » qui rapporte le fait, un nombreux cortège conduisit Monsieur PIRMEZ jusqu’à sa demeure. Le sympathique nouveau député de Charleroi remercia chaleureusement pour les marques de sympathie dont il était l’objet. Il invita les manifestants à cesser toute manifestation, déplorant la mort de Monsieur MENGEOT, et il engagea vivement tout le monde à prier pour le repos de son âme. Monsieur MENGEOT avait 60 ans.

9.12.1904
DECORATIONS CIVIQUES
Par arrêté royal, la décoration civique est décernée, en récompense de services rendus à l’occasion de maladies épidémiques. La Croix de 2e Classe a été décernée à Ed. LAURENT, docteur en médecine à Acoz.
13.2.1905
ACOZ – TIRAGE AU SORT
BESOMBES 160 – CREPIN 205 – HOUIOUX 186 – LEGENDRE 176 – MATHIEUX 239 – MEUNIER 226 – POULEUR 245 – ROUVROY 170 – SAINTHUILE 184 – STAQUET 96 – WATRICE 153.
29.3.1905
VOL A ACOZ
L’avant-dernière nuit, des voleurs, après avoir fracturé la fenêtre du magasin de chaussures de Madame MENGEOT, à Acoz, se sont emparés d’une trentaine de paires de chaussures.
22.4.1905
LES PETITES FAVEURS
Nos lecteurs auront pu voir dans notre dernier numéro, les modifications introduites dans le service des trains de voyageurs à dater des 1er mai et 1er juin prochains. Ils auront remarqué qu’un nouveau train, – aller et retour -, desservira la ligne de Châtelet-Châtelineau à Acoz. Les voyageurs habitués de cette ligne s’en féliciteront. Le nouveau train n’est donc pas créé pour leur faire plaisir ? Il est mis en marche uniquement pour donner toutes ses aises au député clérical, Monsieur PIRMEZ. Monsieur le Ministre des chemins de fer n’a rien à refuser au châtelain d’Acoz, même un train pour son usage presque exclusivement personnel.
Pendant ce temps-là, on réclame vainement la mise en marche de nouveaux trains sur certaines lignes beaucoup plus importantes. Ils rendraient de grands services à de nombreux voyageurs, et donneraient un supplément d’activité aux affaires. Mais le gouvernement s’en fiche !
2.7.1905
CHRONIQUE JUDICIAIRE – TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI
AUDIENCE DU 1er JUILLET
Dangereux individus
En avril dernier, Emile RAINCHON de Charleroi et Pierre DELEUW de Marcinelle, commettaient à Acoz, un vol au préjudice de M. ABSIL, avec une audace peu commune. Ils étaient entrés dans la maison, en plein jour, à 10 heures du matin, en ouvrant la porte à l’aide de fausses clefs. Madame BELGEONNE avait vu les individus et savait sa fille, Mme ABSIL, absente, elle voulut voir ce que venaient faire ces singuliers visiteurs. Elle tenta vainement de pénétrer dans l’habitation : la porte était solidement calée. A la fin, elle parvint cependant à y entrer, se voyant dérangés, les escarpes s’enfuirent en emportant 1.200 francs en valeurs et en argent. Ils escaladèrent la clôture du parc de Monsieur de DORLODOT et allèrent cacher les valeurs dérobées et les outils de cambrioleurs qu’ils possédaient.
Heureusement, le garde Camille LORENT les arrête bientôt.
Les deux voleurs avaient certainement prémédité leur coup : depuis plusieurs jours, on les avait vus rôdant à Acoz, autour de la maison ABSIL. DELEUW y avait même pénétré sous prétexte d’acheter un cheval.
Ce sont deux redoutables mauvais sujets. On les soupçonne des vols commis le 2 avril à Thuin et à Biesme-sous-Thuin ; mais l’accusation a dû abandonner cette prévention, faute de preuves suffisantes. Ils sont accusés de vol, de vagabondage spécial, de port d’armes prohibées, et RAINCHON, de rupture de ban de jurisprudence.
RAINCHON a été condamné à 3 ans et 4 mois de prison, et DELEUW à 3 ans et 3 mois.
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© Alain GUILLAUME – 10 août 2025.
