Acoz et Lausprelle dans la presse régionale de 1906 à 1910

3.2.1906

VENGEANCE CRIMINELLE

Depuis un an, plusieurs vols importants de matériel ont été commis au préjudice des carrières BASTIN et ROELANDTS, à Acoz.

Pendant la nuit du 31 janvier, un individu, accompagné d’une femme, a démonté des aiguilles du chemin de fer, enlevé des freins de wagons et décalé certaines pièces de cabestan, ce qui aurait pu occasionner de graves accidents.

Plainte ayant été déposée à la police, celle-ci s’est mise en devoir de surveiller l’exploitation, et la nuit suivante la garde-champêtre a surpris en flagrant délit un nommé Léon T…, d’Acoz, porteur de la seule aiguille qui était restée attachée au chemin de fer. Les autres ont été démontées par prudence.

Procès-verbal a été dressé à charge de T…, qui est un employé des carrières.

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19.2.1906

BROYÉ PAR UN TRAIN A ACOZ

Dimanche matin, le nommé Sylvain JONET, âgé de 35 ans, père de trois enfants, en revenant de son travail, a été tamponné par un train près du passage à niveau. Jeté sur le rail, le train lui passa tout entier sur le corps qui a été tout broyé.

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21.2.1906

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

AFFAIRE DE MŒURS

Jules GUYAUX, de Mont-sur-Marchienne, poursuivi pour attentat à la pudeur, à Acoz, sur une fillette de 6 ans, est condamné à 2 ans de prison et à l’interdiction de ses droits.

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28.2.1906

INONDATIONS

La Sambre a débordé dans la région de Charleroi et couvre tous les terrains environnants. A Acoz, la pluie a occasionné des éboulements assez importants qui ont interrompu la marche des trains. En résumé, les inondations ont causé partout des dégâts considérables.

On craint que par suite de l’arrivée des eaux françaises, la crue des eaux ne soit encore plus formidable.

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12.8.1906

AVIS AUX CULTIVATEURS

Si vous voulez avoir de bonnes poules pondeuses, adressez-vous à P.-Jh BELGEONNE, éleveur à Acoz (Lausprelle).

Il y a toujours des poulettes de 1er choix.

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11.2.1907

DERAILLEMENT

Un train de marchandises ayant déraillé entre Acoz et Bouffioulx, les voyageurs des lignes de Mettet et Gerpinnes ont dû descendre à Bouffioulx et se sont rendus à Acoz, où des trains de transbordement ont été organisés.

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7.5.1907

POPULATION D’ACOZ : 1.400 habitants

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3.7.1907

TOMBOLA DE CHAIR HUMAINE

Les lots sont exclusivement composés de jeunes gens pauvres

TIRAGES AU SORT

ACOZ

Bidet : 86 – Plus haut : 273

BEAURAIN 254, BORBOUSE A. 88, BORBOUSE L. 231, BOSHOUWERS 184, CHERMANNE 199, DAFFE 252, DUCLOS 168, GILLAIN 129, GILLOT 235, HERMANT 167, JACQMIN 112, LEPAGE 95, MARCIL 223, MATHIEU 140, MEUNIER 135, MOFROID 238, POULEUR 255, SANDERMANS 109, VAN BELLINGHEM 200.

Au 19e siècle jusqu’en 1909, le service militaire était fonction d’une loterie.

Le bidet était le numéro le plus bas au tirage au sort ou nombre immédiatement supérieur à celui des miliciens ajournés.

Dans le cas ci-dessus à Acoz, les numéros entre 86 et 273 désignaient les « mauvais numéros », ce qui signifiait que ces jeunes gens devaient donc accomplir leur service militaire. Il arrivait que les plus aisés, contre une certaine somme d’argent, pouvaient se faire remplacer par des jeunes pauvres et illettrés.

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13.8.1907

ACCIDENT

Un terrible accident est arrivé hier vers 5 heures aux usines de Thy-le-Château, à Marcinelle. Un ouvrier, Pierre VANDERLINGEN, âgé de 19 ans, habitant à Acoz, manoeuvrait une longue barre de fer rougi à blanc. Par suite d’un faux mouvement, il reçut la barre dans la poitrine et fut atteint jusqu’au poumon droit.

Il reçut les premiers soins des docteurs de l’usine qui le firent transporter mourant à l’hôpital. On n’a guère d’espoir de le sauver.

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13.10.1907

BREVET

Par arrêté ministériel du 16 septembre 1907, un brevet a été délivré à L. FENSIE pour pompe aspirante destinée à vider automatiquement l’eau d’un bateau.

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31.12.1907

VOL

On a volé hier, au hameau de Lausprelle, chez M. CHERMANNE-DEGOTTE, une montre, une chaîne sautoir, un bracelet et une paire de boucles d’oreilles, le tout en or.

La police a ouvert une enquête.

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28.4.1908

ACTE OFFICIEL – PENSION

Par arrêté royal de février 1908, la pension a été accordée à Mme BRICHANT-PIRAUX C.-O., ancienne institutrice communale à Acoz, 1.116 francs.

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16.5.1908

NECROLOGIE

Nous apprenons la mort de M. Augustin PHILIPPE, époux d’Augustine HEBRANT, né à Villers-Poterie le 26 mai 1836, décédé à Acoz le 14 mai 1908.

L’enterrement aura lieu le lundi 18 courant, à 10 heures.

Réunion à la mortuaire, place de Lausprelle, à 9 heures 30.

Les amis et connaissances qui, par oubli, n’auraient pas reçu de lettre de faire-part, sont priés de considérer le présent avis comme en tenant lieu.

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20.7.1908

ACOZ – TAXES COMUNALES

Un arrêté royal du 2 juillet 1908 autorise le Conseil communal à percevoir des taxes sur les établissements industriels, par personne occupée.

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10.8.1908

Petite Revue Industrielle et Financière

USINES DE MONCHERET

L’exercice écoulé a rapporté un important bénéfice sur vente de minières, mais la fabrication n’a rien produit et il n’y aura pas de dividende.

Grâce au produit de la vente des minières, d’importants travaux d’améliorations ont été effectués à Acoz.

16.10.1908

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BALLE PELOTE

Une bonne partie de seconde catégorie jouant à la demi-dure vient de se former à Acoz. Elle sera composée de Eugène PONCELET et Albert LAFAILLE, cordiers ; Alexandre BEAURAIN, petit milieu ; Alphonse HEUREUX, grand milieu ; Léon BAUDELET, derrière.

Cette équipe comportera trois joueurs d’Acoz. Elle se recommande aux commissions organisatrices pour luttes et concours.

Correspondant : Léon BAUDELET, à Acoz.

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6.1.1909

UN FŒTUS

La gendarmerie de Gerpinnes a découvert avant-hier vers 8 heures du soir, sur le territoire d’Acoz, un fœtus de sexe masculin, paraissant avoir 5 mois. Le parquet a été prévenu.

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21.1.1909

AUDACIEUX VOL

Mardi dernier, en rentrant par le train de 9 heures, M. Camille PIRON fut prévenu par des voisins que depuis un bon moment son chien aboyait furieusement dans le chalet qu’il habite non loin de la gare.

M. PIRON entra dans son jardin et en passa l’inspection avant de pénétrer chez lui ; quand il découvrit soudain un voleur dans… un petit endroit discret.

Avant qu’il n’eut pu se défendre, M. PIRON reçut un coup de poing qui le renversa, et le voleur prit la fuite après avoir tiré un coup de revolver pour effrayer M. PIRON, qui s’était rapidement relevé.

A son tour, Monsieur PIRON tira dans la direction du cambrioleur qui ne fut pas atteint et disparut dans la nuit.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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22.1.1909

UNE DAME ETRANGLEE A ACOZ

Une dame de Braine-le-Comte, Maria D., âgée de 35 ans, qui habitait avec son mari une villa à Acoz, a été trouvée morte mardi, par son mari qui s’était absenté dans la journée.

Mme D. portait au cou des traces noirâtres semblant produites par la strangulation.

Le parquet a fait une descente et ordonné l’autopsie.

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7.2.1909

ACOZ – TIRAGE AU SORT

Bidet : 97 – Plus haut : 300

BIRON 299, BOLLE L. 202, BOLLE S. 239, DELMELLE 163, FONT 199, GILLOT 176, HENOCQ 136, LEGENDRE 189, MATHIEUX 230, OVANDO 120, POULEUR 112, SANDERMANS 161, TENRET 226, WAUTELET 206.

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15.2.1909

ACOZ ET ENVIRONS

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18.5.1909

POPULATION

En 1809, Acoz comptait 369 habitants. Il en possède aujourd’hui 1.417.

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24.5.1909

IL Y A CENT ANS

A Acoz, M. DUDEKEM était maire et M. MARLIER était son adjoint.

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10.6.1909

GRAVE ACCIDENT A FLORENNES

Avant-hier après-midi, vers 3 heures, un ouvrier de la brasserie de DORLODOT, à Acoz, nommé Julien HERMAN, 30 ans, qui était allé livrer de la bière chez un commerçant de la rue de la Station, voulut remonter sur son siège alors que le véhicule était en marche. Il manqua son élan et tomba sous les roues du lourd camion qui lui écrasèrent les deux jambes. Le malheureux a reçu des soins du Docteur ROBIN, qui craint que l’amputation des deux jambes soit nécessaire.

HERMAN était originaire de Villers-Poterie.

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2.7.1909

OFFRE D’EMPLOI

On demande une bonne demi-table de briquetiers et une bonne brigade à la presse chez François HUBERT, maître briquetier, à Acoz-Lausprelle.

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9.7.1909

AFFAIRE GRIMONT ETIENNE ET HUBERLAND AIMÉ

Le témoin PIRON, d’Acoz, absent à l’audience précédente, dépose. Il a été victime d’une tentative de vol le 19 janvier vers 0 heures du soir.

Il allait rentrer chez lui quand un voisin lui dit que son chien aboyait depuis longtemps. Il pénétra chez lui, fouilla toute la maison et comme il ouvrit la porte du w-c, il reçut un coup de poing. Le témoin riposta par un coup de revolver auquel les voleurs répondirent en fuyant et en tiraillant.

Le Président fit lever les prévenus et le témoin dit ne pas pouvoir les reconnaître. Il pense que ses agresseurs étaient plus grands.

Les voleurs, dit le témoin, n’avaient pas pénétré dans la maison. Seule, la porte du poulailler avait été ouverte.

HUBERLAND et GRIMONT nient s’être introduits chez PIRON. Ils ne sont jamais allés à Bouffioulx, ils n’y ont pas de connaissance.

LE PRESIDENT. – Mais des témoins vous ont vus. Y êtes-vous déjà allés ?

LES PREVENUS. – Ca se peut.

LE PRESIDENT. – Mais en janvier avez-vous été ?

GRIMONT. – J’ai déjà été à Bouffioulx.

LE PRESIDENT. – Quand ?

GRIMONT. – Cela reste à savoir.

LE PRESIDENT. – Chez qui alliez-vous ?

GRIMONT. – Je ne saurais le dire.

L’affaire est renvoyée en continuation à samedi.

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19.9.1909

TERRIBLE ACCIDENT MORTEL

Hier après-midi, le nommé Jules MATHYS, âgé de 34 ans, ouvrier manœuvre aux Usines Moncheret, était occupé à la grue à vapeur pour le transport du laitier. A un certain moment, son bourgeron fut happé par les griffes de la grue. Le malheureux fut pris dans l’engrenage et atrocement déchiqueté. La mort fut instantanée.

Le cadavre a été reconduit au domicile de l’infortuné à Denée-Maredsous. MATHYS était marié et père de trois enfants.

La gendarmerie a ouvert une enquête.

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1.10.1909

ACOZ-LAUSPRELLE

Dimanche prochain 3 octobre, course vélocipédique organisée par M. Désiré VANDEMAELE, pour tous débutants n’ayant pas encore obtenu de premier prix.

Prix : 12,50 – 7,50 – 5 – 3 – 2 francs et trois autres prix en objets divers.

Droit d’inscription : 1 franc. S’inscrire chez M. Désiré VANDEMAELE à Lausprelle.

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9.11.1909

HISTOIRE DE CHIENS

Arthur D., de Charleroi, a « recentré » un chien écossais appartenant à un habitant de Montignies-sur-Sambre.

Il prétend avoir trouvé ce chien. Il alla le donner à son beau-frère à Acoz et celui-ci le dénonça à la police.

M. D., en outre, est prévenu de coups et menaces à son ancienne maîtresse.

Ces différentes préventions lui valent 8 jours de prison et 56 francs d’amende, conditionnellement.

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17.2.1910

A LA CHAMBRE

De notre correspondant bruxellois :

Aujourd’hui M. WAUTERS a affirmé qu’à Acoz, un instituteur avait perdu sa femme et sept de ses enfants tant les locaux d’école étaient insalubres.

C’est là une grave responsabilité pour le gouvernement.

En faveur de l’instruction obligatoire, M. WAUTERS a eu d’excellents arguments. Elle mettrait fin à l’absentéisme qui sévit d’une façon parfois déplorable.

Dans les campagnes, lors de la récolte de pommes de terre ou du démarrage des betteraves, tous les enfants quittent l’école et se livrent au travail des champs.

En 1905, 170.000 enfants quittaient l’école dont 118.000 n’avaient reçu qu’un enseignement primaire minimum et 29.200 n’avaient par même reçu cet enseignement.

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28.1.1910

ACOZ – UN HORRIBLE SUICIDE

Un camionneur de la firme « L’ABEILLE » traversait la localité, quand soudain, il aperçut à l’endroit dit « Côte d’Acoz », au milieu de la route, le cadavre tout carbonisé d’un homme, le visage méconnaissable. A côté du cadavre, il y avait une bouteille ayant contenu du pétrole, une boîte d’allumettes et une pipe.

On n’allait pas tarder à pouvoir reconstituer l’horrible scène.

Les habitants d’Acoz se rappelaient avoir vu passer dans leur localité un homme paraissant souffrir de l’asthme et se traînant péniblement.

N’est-ce pas ce malheureux qui, finalement, las de souffrir, se trouvant sur la route, isolé, avait eu le courage de verser sur lui le pétrole et d’allumer la torche vivante, cherchant dans la mort un soulagement à son martyre ?

C’est bien l’affreuse scène qui avait dû se passer. Ajoutons que dans une des poches de son veston que le feu avait épargnées, on a trouvé deux enveloppes au nom de A.S. de Monceau. Ce sont bien les initiales de ce malheureux qui était en traitement à l’hôpital de Châtelet.

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17.3.1910

UN CHOURINEUR

Un dangereux individu de Montignies-sur-Sambre, Jules CASTIAUX, s’était rendu à Acoz et dans un café, pour terroriser les consommateurs, il planta un poignard dans une table en disant : « C’est moi CASTIAUX, je n’ai peur de personne ».

On se garda bien de relever la provocation du bandit, ce qui n’empêcha pas CASTIAUX de varier ses exercices en enfonçant son arme dans le côté de Léon GÉRARD…

Le chourineur est condamné à 4 mois de prison et de 100 francs d’amende, et à 250 francs de dommages-intérêts.

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15.4.1910

VOIRIE

Question de voirie, il en est une qui intéresse bon nombre de voituriers de Bouffioulx et environ, et dont la solution est prochaine si pas chose faite, c’est la reprise par l’Etat de la concession de la route de Châtelet à Acoz. La fin de cette concession entraîne la suppression du péage et la disparition de la barrière.

(Voir mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 4, pp. 86-89).

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19.5.1910

ACOZ PUBLICITE

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27.7.1910

LA BENEDICTION DES DRAPEAUX

Il y a quinze jours, M. PIRMEZ, représentant catholique de l’arrondissement de Charleroi, a fait bénir en grande pompe, dans l’église d’Acoz, le drapeau de la société des anciens militaires de cette commune, société dont il est le président d’honneur.

En agissant ainsi, cet homme politique a atteint son but : mettre les anciens militaires d’Acoz qui n’appartiennent pas à la religion catholique, apostolique et romaine, dans l’impossibilité de faire partie de la société.

Ancien officier de l’armée, homme qui se pique de loyalisme et de loyauté, M. PIRMEZ exclut d’une société patriotique ceux qui ne partagent pas ses croyances confessionnelles ; alors qu’il sait pertinemment que le Roi n’accorde ce drapeau aux anciens militaires qu’à la condition que leur cercle soit ouvert à tous, sans distinction politique ni religieuse.

Dans mon ouvrage « ACOZ de A à Z », tome 1, page 161, je vous présentais ce drapeau qui avait été retrouvé dans le grenier de Madame MORIAMÉ de Lausprelle. Cette dame en avait fait don à Joseph ELOY pour qu’il figure au nombre des souvenirs du Cercle de Recherches Historiques d’Acoz. Suite au décès de Joseph ELOY, c’est Jacques FRANCOIS, le dernier vivant du cercle, qui en assura la garde. Il figura ensuite dans l’héritage de ce dernier et j’ai retrouvé sa trace chez l’un de ses fils qui résidait à plus de 30 kilomètres de notre village. Après de nombreux épisodes de tentatives infructueuses, c’est finalement Thierry FRIPPIAT, l’actuel président du Cercle d’Histoire et de Généalogie de Gerpinnes, qui a réussi à ce que ce drapeau rejoigne nos murs. Il est donc gardé en lieu sûr, au grand soulagement des amoureux de notre terroir.

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3.8.1910

LA MORT TRAGIQUE DU CHEF DE GARE

Au moment où la nouvelle nous parvenait du terrible accident qui venait d’arriver à la Planche, on nous disait son extrême gravité mais elle est plus horrible encore.

En effet, M. MORIAMÉ qui avait été atteint par une locomotive au moment où il longeait la voie pour rentrer chez lui, a succombé.

Il était marié et père de deux enfants. Autrefois, il avait été chef de gare à Acoz et c’est depuis peu qu’il était à Dampremy-Planche.

Nous n’insisterons pas sur l’émotion persistante causée par ce terrible malheur.

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6.8.1910

LE PAVÉ DE L’OURS

M. PIRMEZ, l’ancien officier de cavalerie qui a donné sa démission pour s’occuper de politique, a fondé, comme nous l’avons appris à nos lecteurs, une société d’anciens militaires à Acoz. Quand elle a eu un an d’existence, M. PIRMEZ a demandé pour elle au Roi un subside destiné à l’acquisition du drapeau national.

M. PIRMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi n’accorde ce subside qu’à la condition que la société soit absolument étrangère à toute question d’ordre politique ou religieux. M. PIMEZ ne pouvait pas ignorer que le Roi exige que les sociétés d’anciens militaires soient ouvertes à tous ceux qui ont honorablement servi dans l’armée. Cela est tellement vrai que si une seconde société d’anciens militaires se fondait à Acoz, elle n’obtiendrait plus de subside : le Roi ferait inviter ses membres à entrer dans la première.

Violant l’engagement tacite qu’il avait pris envers le Roi, M. PIRMEZ a fait porter, dès qu’il l’a eu en sa possession, le drapeau à l’église, et il a aggravé son incorrection en faisant bénir ce drapeau, c’est-à-dire en en disposant avant que le Roi le lui eût fait remettre officiellement.

Nous avions pensé que M. PIRMEZ ne trouverait aucun défenseur dans la presse ; nous nous trompions : il s’en est rencontré deux : le « Pays Wallon » reconnaît que le Roi interdit aux sociétés d’anciens militaires tout incursion dans le domaine religieux, mais qu’il ne leur interdisait pas de faire bénir le drapeau à l’église !

Le « Pays Wallon » raisonne comme le pacha de Fatinitza, qui buvait du champagne en disant : « Le Coran interdit le vin, mais il n’interdit pas le champagne ».

Le « XXe Siècle » essaie d’excuser M. PIRMEZ en nous racontant que tous les anciens militaires d’Acoz étaient d’accord pour faire bénir leur drapeau. Eh bien ! tous sont alors coupables, car tous ont été à l’encontre de la volonté du Roi. Et s’il n’y a aujourd’hui que des anciens militaires catholiques à Acoz, il peut en venir demain dans cette commune qui voudront demeurer étrangers à la religion catholique. A ceux-là, la société des anciens militaires d’Acoz sera fermée, puisqu’elle arbore un étendard nettement catholique.

Que dirait le « XXe Siècle » si une société d’anciens militaires, après avoir obtenu, en le trompant sur ses intentions, un drapeau du Roi, c’est-à-dire du gouvernement, soumettait ce drapeau à des pratiques maçonniques, dans une loge, endroit abhorré des catholiques ?

Quant aux officiers retraités, auxquels le « XXe Siècle », qui essaie d’un dérivatif, fait allusion, ils ne sont pas en cause :

1. parce qu’ils n’ont pas de drapeau ;

2. parce qu’il s’agit de M. PIRMEZ et de sa société d’Acoz, non d’une autre.

Nous savons que, en haut lieu, des mesures seront prises pour éviter le retour de pareils abus.

Nous apprenons qu’une autre société d’anciens militaires est en voie de formation à Acoz, et il faudra bien que le gouvernement lui accorde aussi un subside, puisque le premier drapeau a été compromis dans une manifestation religieuse.

Les explications du « Pays Wallon » et du « XXe Siècle » sont des pavés de l’ours dont M. PIRMEZ se serait volontiers passé.

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20.10. 1910

SUCCES UNIVERSITAIRE

M. Léon PARADIS, d’Acoz, vient de subir avec succès l’examen lui conférant le diplôme d’ingénieur des industries de fermentations.

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20.11.1910

UNIS DANS LA MORT A ACOZ

Près de la gare habitaient les époux Stanislas FONTAINE-GILLOT. Hier, M. FONTAINE, indisposé depuis quelques jours, expirait. Peu après, son épouse, prise de saisissement, mourait à son tour. M. FONTAINE était âgé de 80 ans ; sa femme en avait 69.

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21.12.1910

INCENDIE A ACOZ

Un incendie s’est déclaré dans la maisonnette de chemin de fer, occupée par ROUVROY, au passage à niveau, près du moulin d’Acoz, sur la ligne de Givet.

En très peu de temps, la toiture, les boiseries, le mobilier ont été détruits ; il ne reste plus que les murs du bâtiment.

Les voisins sont accourus pour combattre l’élément destructeur mais ils ont été impuissants.

Personne ne se trouvait dans la maison.

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© Alain GUILLAUME – 14 septembre 2025.

 

 

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale de 1900 à 1905

24.1.1900

TIRAGE AU SORT DES MILICIENS

ACOZ : BOLLE 187, BOSHOUWERS 178, CHERMANNE 181, DECAMPS 270, HENOQ 183, MARIT 95, RIGAUX E.183, RIGAUX F. 227, SAINTHUILE 271, THONE 260.

23.5.1900

UN MEETING MOUVEMENTÉ

Un véritable traquenard avait été tendu à Acoz-Village pour la réception des propagandistes socialistes DETRAIN, BAILY et SERVAIS. Il était environ 5 heures de relevée quand le citoyen DETRAIN commença à parler en plein air sur la place communale, près de l’église. Aussitôt un individu qui, d’après ce qu’on nous rapporte, n’était autre que le garde d’écurie de Monsieur PIRMEZ, donna le signal du vacarme et aussitôt on se mit à battre plusieurs tambours, tandis que le varlet disait aux orateurs : « Vous ne parlerez pas, c’est défendu ! ».

Pour éviter une bagarre et après beaucoup d’efforts, nos amis se rendirent dans un café des environs pour y continuer le meeting. Mais là, afin sans doute de bien affirmer la volonté de son maître, le meneur du boucan intima l’ordre au cabaretier d’interdire aux socialistes de parler !

Cette manœuvre ne réussit pas et le meeting put avoir lieu, pendant que le provocateur du désordre allait chercher du renfort,  à l’aide duquel il escorta nos propagandistes, en renouvelant ses cris et injures.

Les habitants étaient indignés de ces odieuses manœuvres et plusieurs marquèrent leur indignation en demandant aux socialistes de revenir. Ce que ceux-ci feront jeudi prochain, malgré tous les valets de Monsieur PIRMEZ.

4.6.1900

SOCIETE MUTUALISTE

La reconnaissance légale est accordée à la société mutualiste « La Prévoyance de Saint-Martin », établie à Lausprelle, commune d’Acoz.

20.9.1900

PRIME OCTROYEE

Une prime a été octroyée à M. LORY, instituteur à Acoz, pour une calotte de miel.

24.2.1901

TERRIBLE ACCIDENT A ACOZ

Hier matin, un terrible accident s’est produit à la gare d’Acoz. Un nommé Albert PIERRAUT, d’Hanzinelle, garde excentrique, était allé mouvoir un excentrique situé à l’écart, près des laminoirs.

Quelques temps après, ses compagnons, ne le voyant pas revenir, coururent à l’endroit où il s’était rendu et trouvèrent son cadavre coupé en deux.

Le malheureux aura sans doute glissé au moment du passage du train qu’il aiguillait. Il laisse une veuve et un orphelin.

4.5.1901

RENCONTRE D’UN TRAIN ET D’UN CAMION DU BRASSEUR

Vendredi matin  vers 6 heures, un camion de la Brasserie d’Acoz attelé de trois chevaux traversait le passage à niveau du Chemin de Fer de l’Etat au lieu-dit « La Brockmann » à Bouffioulx. Les deux camionneurs étaient assis sur le siège de la voiture et celle-ci allait au pas. Le passage à niveau se trouvant à l’entrée d’une forte courbe, les conducteurs ne purent voir le train de voyageurs allant de Châtelineau à Givet. Celui-ci prit la voiture en écharpe vers le milieu ; camion et tonneaux furent complètement détruits, les chevaux furent blessés et apeurés. Quant aux domestiques, ils reçurent des contusions qui, pour le moment, ne présentent aucune gravité. L’accident est dû à la négligence de l’Etat Belge, les barrières étant ouvertes au passage du train. Il est à remarquer que le personnel du chemin de fer a établi dernièrement des nouvelles barrières qui ne laissent plus qu’un passage exigu et dangereux et qu’il est absolument nécessaire de modifier.

22.6.1901

VOLEUR D’EGLISE

La gendarmerie de Châtelet a arrêté hier matin pour le conduire à la prison de Charleroi un certain Célestin DRIEN, âgé de 35 ans, de Falisolle, qui avait été surpris à l’église d’Acoz à dévaliser les troncs de saint Frégo.

20.8.1901

ACOZ – LE TELEPHONE

Une bonne nouvelle pour les habitants des communes d’Acoz, Joncret, Bouffioulx, Gerpinnes et Gougnies : Monsieur le Ministre des Chemins de Fer vient d’approuver la création d’un réseau téléphonique à Acoz qui sera relié au réseau de Charleroi.

14.2.1902

TERRIBLE ACCIDENT

Mercredi, dans la journée, un machiniste des usines d’Acoz, le nommé J. LIBOIS, a été tué par la chute d’un contrepoids d’une vingtaine de kilos, et qui lui est tombé sur la tête.

L’accident est arrivé par suite du bris d’un boulon qui retenait le contrepoids à une glissière.

Le malheureux LIBOIS était marié et père de deux enfants.

23.4.1902

ACOZ

Soirée musicale et dramatique donnée par la Société des Fanfares. Au programme : « L’fîe du Champette » et « Yun qu’a du Toupet » de Clément DEFOREIT.

17.7.1902

ACOZ – FEMME BRULEE

Mercredi vers 11 heures du soir, comme finissait la retraite aux flambeaux qui clôture les fêtes, un incident a surgi qui a jeté profonde émotion. La femme Alice MINEUR vit la flamme d’une bougie communiquer le feu à ses vêtements. Elle fut immédiatement entourée de flammes mais heureusement on parvint à la dégager.

Ses vêtements ont été réduits en cendres et la malheureuse est grièvement brûlée à la figure.

6.11.1902

ENCORE DES FUNERAILLES TROUBLEES

Une personne digne de foi communique le fait suivant :

Lundi dernier avaient lieu à Acoz les funérailles de Gustave BOLLE, garde-convoi aux chemins de fer de l’Etat. La messe d’enterrement avait été commandée pour 9 heures ; ce n’est qu’après bien des supplications de la part des parents du défunt que Monsieur le Curé consentit à attendre les délégations du chemin de fer arrivant par le train de 9 heures 20, pour commencer l’office.

Cette cérémonie terminée, des collègues du défunt se disposèrent à prendre la tête du cortège funèbre avec le drap mortuaire. C’est alors que Monsieur le Curé d’Acoz, sortant de la sacristie, arriva d’un air furibond et s’écria avec force : « Je défends de prendre le drap. »

Il est à noter que ce poêle(1) est un cadeau de feu Monsieur Fernand PIRMEZ à la jeunesse d’Acoz.

Revenant à la charge et frappant des deux mains sur le cercueil, le curé répéta : « Encore une fois, je vous le défends, sinon je n’irai pas au cimetière. »

Malgré l’intervention de Monsieur et Madame Maurice PIRMEZ, le prêtre ne crut pas devoir changer de résolution, troublant seul par ses cris et gestes le silence du saint lieu.

Dans une bousculade qui amena la chute du prie-Dieu, assistants et curé se disputèrent le drap mortuaire. Monsieur et Madame PIRMEZ, indignés de ce qui se passait, quittèrent immédiatement l’église.

Force resta néanmoins au bon pasteur qui ainsi accompagna le cercueil au champ de repos.

Ces faits font l’objet de toutes les conversations à Acoz.

(1) Drap mortuaire

17.12.1902

GRAVE AFFAIRE DE MŒURS

Une instruction est ouverte à propos du viol d’une fillette de quatre ans par un gamin habitant Acoz.

3.6.1903

ACTE DE BANDITISME

On est sur la trace de l’auteur de banditisme commis vendredi à Acoz chez Madame LAMBERT. Un mandat d’arrêt a été lancé hier dans le Centre où habite l’individu.

4.6.1903

UN AUDACIEUX VOL

En l’absence de Monsieur Jh RADEAU, des voleurs ont pénétré dans sa demeure et y ont enlevé 6 obligations d’Anvers 1887, 2 obligations de Liège 1897, 4 de Bruxelles 1886.

Les numéros des titres ont été transmis aux diverses polices et aux agents de change.

17.6.1903

DECORATION CIVIQUE

La Croix Civique de Seconde Classe est accordée à M. L. FAYT, échevin de la commune.

19.6.1903

DONATION A LA FABRIQUE D’EGLISE

Le « Moniteur » publie un arrêté royal autorisant la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, à accepter la libéralité de Mademoiselle Maria de DORLODOT, sans profession, demeurant à Suarlée, agissant en son nom et comme se portant fort pour MM. Henri de DORLODOT, chanoine, professeur à l’université de Louvain, Sylvain de DORLODOT, conseiller provincial, demeurant à Floriffoux, et Joseph de DORLODOT, sans profession, demeurant à Floreffe, portant donation à la fabrique de l’église Saint-Martin, à Acoz, d’un capital de 11.120 francs en fonds publics belges 212 p.c., à charge de la dite fabrique de faire célébrer annuellement et à perpétuité deux obits chantés et quarante messes basses aux époques et aux intentions indiquées dans l’acte, et d’employer chaque année une somme de 28 francs à faire recommander au prône de l’église précitée, suivant les usages établis dans la paroisse, les âmes des personnes désignées.

22.6.1903

TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

Audience du 25 février – Rébellion

Les nommés VANGODSTSNOVEN Désiré, VANGODSTSNOVEN Alphonse, M. VICTOR, LOUIS R., Y. FRANCOIS, ACHILLE F., EDOUARD  N., LEON V. et CHRISTOPHE Jules, sont poursuivis pour, se trouvant à Acoz le 28 juillet 1902, avoir attaqué les gendarmes MATHY et BILY.

Le premier est condamné à 2 mois de prison, le second à 1 mois, CHRISTOPHE à 2 mois, M.R., Y.F. à 1 mois conditionnellement, N. et V. à 2 mois avec sursis.

28.6.1903

ACTE DE BANDITISME

Le long de la route de Châtelet-Gerpinnes, à 200 mètres de la gare d’Acoz, habitent Madame veuve MASSART et sa fille Rosalie, âgée de 22 ans, mariée à Isidore LAMBERT, piocheur au chemin de fer.

Vendredi vers 4 heures, pendant que son mari se trouvait au travail et sa mère sortie pour des courses, Madame Rosalie LAMBERT sommeillait sur une chaise tenant son enfant âgé de 22 mois sur les genoux.

Tout à coup elle se réveilla et aperçut un homme devant elle qui lui porta des coups de poing à la tête et l’assomma.

L’escarpe la ligota à l’aide d’une corde, lui mit un bâillon sur la bouche et lui passant la corde au cou la tira dans la cave. A l’aide d’un cordon d’un tablier l’individu serra le cou de l’enfant qu’il déposa près de la mère.

A 5 heures 30, Madame veuve MASSART rentra et trouva sa fille et l’enfant inanimés. Elle appela au secours. Les voisins accoururent et prodiguèrent leurs soins. Après une demi-heure d’efforts, Madame LAMBERT et son enfant reprirent connaissance.

On s’aperçut alors que l’individu était monté à l’étage, avait fouillé tous les meubles et enlevé une somme de 204 francs qui se trouvait dans le tiroir d’un meuble.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête. On est sur la trace du coupable.

8.1.1904

AVIS RELATIF A L’ENSEIGNEMENT – ACOZ (HAINAUT)

Centre, école mixte –  Instituteur – Traitement : 1.200 francs + logement et jardin + indemnité de 150 francs pour cours d’adultes. Eventuellement, section de Lausprelle, école mixte – Instituteur : même traitement et mêmes avantages.

Demander à l’administration communale avant le 10 janvier.

8.1.1904

CHEMIN DE FER DE MONTIGNY-SUR-SAMBRE A ACOZ

L’Etat a commencé l’emprise des terrains nécessaires à l’établissement du chemin de fer de Montigny-sur-Sambre à Acoz. Il y a longtemps qu’il était question de la construction de cette ligne ; elle fit un moment partie du réseau de la Compagnie des Bassins Houillers du Hainaut, mais son tracé offrait tant de difficultés qu’elle fut abandonnée. Elle partait de la gare de formation de Couillet-Montigny ; un pont était jeté sur la Sambre et la ligne allait de là pour se diriger vers Acoz en traversant Boubier et Bouffioulx.

Il y aura une grande station dans cette dernière localité dans le but de faciliter le service de la gare de Châtelineau, toujours très encombrée.

Acoz recevra les transports de la ligne du Luxembourg qui seront expédiés par Montigny à Charleroi et Marchienne. De cette façon Châtelineau perdra une partie de l’important trafic qui lui vient de la ligne du Luxembourg. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tracé de la nouvelle ligne pour se rendre compte de la dépense qu’elle occasionnera, mais d’autre part elle rendra au chemin de fer des services incalculables, qui compenseront largement ce qu’elle aura coûté.

3.3.1904

L’ART DE GUERIR

Décidément, si l’on meurt encore dans l’arrondissement de Charleroi, ce n’est pas faute de médecins et de pharmaciens. Nous ne comptons pas les dentistes, les droguistes, les sages-femmes et les vétérinaires ; cela nous mènerait trop loin.

… Acoz : 1 médecin, 1 pharmacien …

30.5.1904

PENSIONS

Par arrêtés royaux des 2 décembre 1903 et 5 mars 1904, les pensions suivantes sont accordées à : …  Monsieur LORY (L.L.), ancien instituteur communal à Acoz, 1.597 francs.

4.6.1904

11.4.1904

14.6.1904

MANIFESTATION PIRMEZ

De notre correspondant de Charleroi :

Dimanche a eu lieu à Acoz, la manifestation en l’honneur de M. Maurice PIRMEZ, nouveau député. Quatre mille personnes figuraient dans le cortège qui s’est formé à la gare ; vingt-six sociétés étaient présentes, groupées autour de nombreux drapeaux et cartels. Malheureusement la pluie est tombée sans discontinuer. On remarque de nombreux groupes de la Jeune Garde Catholique, des députations des cercles industriels de Charleroi, des cercles catholiques du Bassin, des sociétés mutuellistes de Charleroi, Châtelet, Couillet, Gilly, Montigny, Marchienne, etc.

Toute la population des environs prend part à la fête.

De nombreux discours ont été prononcés dans la cour du château. Les cris de «  VIVE PIRMEZ ! » ont retenti sans discontinuer.

31.8.1904

Le sieur Oscar NIHOUL, domicilié à Acoz, prévient le public qu’ayant quitté Acoz pour se rendre à Marchienne-au-Pont où il travaille et habite, il ne reconnaîtra pas les dettes que son épouse Elisa YERNAUX, a pu ou pourrait contracter.

6.11.1904

EXTRAIT

D’un exploit des 2 et 3 novembre 1904, de l’huissier SUAIN, de Charleroi, il appert que la dame Augustine BOREUX et son époux Désiré HENRY, taillandier, ayant comme dernière résidence connue Grenelle-lez-Paris ; 2° Mathilde BOREUX, ménagère, et son époux Achille MARTIN, coupeur d’habits, sans résidence connue, ont été sommés de prendre communication en l’étude du notaire BAYET, de Gerpinnes, du cahier des charges dressé pour arriver à la vente publique de la nue-propriété de certains immeubles leur appartenant par indivis et situés à Acoz et à Ave et Auffe et de se trouver le lundi 21 novembre 1904, à 2 heures l’après-midi, chez Philippe CHAPEAUX, à Acoz, et à toutes les autres séances d’adjudications pour assister à la dite vente.

                                               Extrait conforme, Léandre SUAIN.

6.11.1904

LE MAUVAIS ŒIL

Le triomphe de Monsieur PIRMEZ a été l’occasion de plusieurs incidents macabres.

D’abord, lundi plusieurs habitants de la commune ont été blessés en tirant des cambres en l’honneur du nouvel élu.

Ensuite hier mardi, son arrivée à Acoz a été attristée par un singulier cas de mort subite. Le nouveau député avait pris, à Châtelineau, le train de 11 heures 10 pour Acoz où l’attendaient des manifestants, une musique et un échevin, Monsieur Firmin MENGEOT, porteur d’un bouquet et qui devait prononcer un discours. Le pauvre homme n’a pas eu le temps d’en tirer le premier mot. Il est tombé raide mort aux pieds du nouvel élu. Néanmoins, dit le « Pays Wallon » qui rapporte le fait, un nombreux cortège conduisit Monsieur PIRMEZ jusqu’à sa demeure. Le sympathique nouveau député de Charleroi remercia chaleureusement pour les marques de sympathie dont il était l’objet. Il invita les manifestants à cesser toute manifestation, déplorant la mort de Monsieur MENGEOT, et il engagea vivement tout le monde à prier pour le repos de son âme. Monsieur MENGEOT avait 60 ans.

9.12.1904

DECORATIONS CIVIQUES

Par arrêté royal, la décoration civique est décernée, en récompense de services rendus à l’occasion de maladies épidémiques. La Croix de 2e Classe a été décernée à Ed. LAURENT, docteur en médecine à Acoz.

13.2.1905

ACOZ – TIRAGE AU SORT

BESOMBES 160 – CREPIN 205 – HOUIOUX 186 – LEGENDRE 176 – MATHIEUX 239 – MEUNIER 226 – POULEUR 245 – ROUVROY 170 – SAINTHUILE 184 – STAQUET 96 – WATRICE 153.

29.3.1905

VOL A ACOZ

L’avant-dernière nuit, des voleurs, après avoir fracturé la fenêtre du magasin de chaussures de Madame MENGEOT, à Acoz, se sont emparés d’une trentaine de paires de chaussures.

22.4.1905

LES PETITES FAVEURS

Nos lecteurs auront pu voir dans notre dernier numéro, les modifications introduites dans le service des trains de voyageurs à dater des 1er mai et 1er juin prochains. Ils auront remarqué qu’un nouveau train, – aller et retour -, desservira la ligne de Châtelet-Châtelineau à Acoz. Les voyageurs habitués de cette ligne s’en féliciteront. Le nouveau train n’est donc pas créé pour leur faire plaisir ? Il est mis en marche uniquement pour donner toutes ses aises au député clérical, Monsieur PIRMEZ. Monsieur le Ministre des chemins de fer n’a rien à  refuser au châtelain d’Acoz, même un train pour son usage presque exclusivement personnel.

Pendant ce temps-là, on réclame vainement la mise en marche de nouveaux trains sur certaines lignes beaucoup plus importantes. Ils rendraient de grands services à de nombreux voyageurs, et donneraient un supplément d’activité aux affaires. Mais le gouvernement s’en fiche !

2.7.1905

CHRONIQUE JUDICIAIRE – TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHARLEROI

AUDIENCE DU 1er JUILLET

Dangereux individus

En avril dernier, Emile RAINCHON de Charleroi et Pierre DELEUW de Marcinelle, commettaient à Acoz, un vol au préjudice de M. ABSIL, avec une audace peu commune. Ils étaient entrés dans la maison, en plein jour, à 10 heures du matin, en ouvrant la porte à l’aide de fausses clefs. Madame BELGEONNE avait vu les individus et savait sa fille, Mme ABSIL, absente, elle voulut voir ce que venaient faire ces singuliers visiteurs. Elle tenta vainement de pénétrer dans l’habitation : la porte était solidement calée. A la fin, elle parvint cependant à y entrer, se voyant dérangés, les escarpes s’enfuirent en emportant 1.200 francs en valeurs et en argent. Ils escaladèrent la clôture du parc de Monsieur de DORLODOT et allèrent cacher les valeurs dérobées et les outils de cambrioleurs qu’ils possédaient.

Heureusement, le garde Camille LORENT les arrête bientôt.

Les deux voleurs avaient certainement prémédité leur coup : depuis plusieurs jours, on les avait vus rôdant à Acoz, autour de la maison ABSIL. DELEUW y avait même pénétré sous prétexte d’acheter un cheval.

Ce sont deux redoutables mauvais sujets. On les soupçonne des vols commis le 2 avril à Thuin et à Biesme-sous-Thuin ; mais l’accusation a dû abandonner cette prévention, faute de preuves suffisantes. Ils sont accusés de vol, de vagabondage spécial, de port d’armes prohibées, et RAINCHON, de rupture de ban de jurisprudence.

RAINCHON a été condamné à 3 ans et 4 mois de prison, et DELEUW à 3 ans et 3 mois.

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© Alain GUILLAUME – 10 août 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1945

Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le « JOURNAL DE CHARLEROI ».

 

9 janvier 1945

CONSEIL DE GUERRE

Samedi 13 janvier 1945 : Eugène WAUTELET, rue Charnoy à Acoz, pour recel d’essence américaine.

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27 avril 1945

PINCÉ EN FLAGRANT DÉLIT

Roger GENOT, rue Pré Barré 1 à Joncret, travaillant au dépôt américain d’Acoz, a été surpris par la police militaire alors qu’il était en train de voler des marchandises. Il a été mis à la disposition de M. l’Auditeur Militaire.

Précisions

Suite à la libération de septembre 1944, le site des anciennes usines de Moncheret est occupé  par l’armée américaine qui y installe un dépôt de ravitaillement. Capturés après les débarquements de Normandie (juin 1944) et de Provence (août 1944) et lors de l’avancée des Alliés sur le continent européen, des prisonniers de guerre allemands, jeunes pour la plupart, y sont occupés. A la fin du conflit, certains ne sont pas rentrés en Allemagne et sont restés dans la région où ils ont trouvé de l’emploi et fondé une famille. De même, certains civils des alentours d’Acoz ont également travaillé pour les Américains.

Lucien SAINTHUILE m’avait raconté que l’armée américaine était dotée de gros camions de marque GMC et BEDFORD pour le transport des marchandises de ravitaillement. Ils étaient conduits par des soldats noirs qui roulaient fond de train à travers les rues du village.

Joseph VANDENBOSCH avait racheté un de ces camions. En 1955, en descendant la rue du Madjuster (actuellement rue du Centre), les freins ont lâché, l’engin a traversé l’actuelle rue de Moncheret pour terminer sa course contre le bac en pierre posé sur le trottoir de mon actuelle habitation (n° 24). Une pompe était fixée à la façade. On y distingue toujours la pierre dans laquelle était scellée cette pompe.

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28 avril 1945

NECROLOGIE

Funérailles officielles d’un héros de la résistance

Les funérailles officielles d’Albert QUINET, né à Acoz le 1er juillet 1901 et fusillé par les Allemands le 29 mai 1944, inhumé au charnier de Jumet, auront lieu le samedi 28 courant, à 10 heures, à l’église Saint-Antoine de Charleroi Ville-Basse.

Les membres des groupements de résistance du bassin de Charleroi sont priés d’assister nombreux à l’enterrement d’un camarade de combat.

Réunion à la mortuaire : Maison NICETTE, place Albert 1er 21, Charleroi, à 9 heures 30.

Cet avis tient lieu de faire-part.

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23 mai 1945

Nous apprenons la mort de Monsieur le Baron Hermann PIRMEZ, décédé au camp de Dachau (Allemagne). Une messe a été chantée pour le repos de son âme le mardi 22 courant à 9 heures, en l’église Saint-Martin, à Acoz.

Ce présent avis tient lieu de faire-part.

Château d’Acoz.

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17 juin 1945

SOUVENIRS DE 1940

Le Baron de DORLODOT nous adresse une nouvelle lettre :

Acoz, le 14 juin 1945

Monsieur le Directeur,

J’apprécie, croyez-le bien, la courtoisie de vos commentaires. Mais que vous êtes mal informé à mon sujet ! Et comme vous devriez lire les Annales Parlementaires… Je suis donc obligé, une fois de plus, de vous demander de faire paraître, dans votre journal, une rectification à la place occupée par votre réponse.

Et tout d’abord, si je n’ai usé du terme « suspect » à l’adresse de « Voilà », c’est par déférence pour « La Dernière Heure », puisqu’elle croit pouvoir se réclamer de cette publication pour attaquer un parlementaire.

Ceci dit, et à l’opposé de ce que vous pensez, je n’éprouve aucune « horreur » pour la démocratie. Je suis au contraire si attaché au parlementarisme que j’ai souvent déploré son mauvais fonctionnement. C’est ainsi que j’ai pu dire, notamment au Sénat, le 17 juillet 1936 : « que de tous les moyens inventés à ce jour pour gouverner les peuples, le régime parlementaire pourrait bien être le moins mauvais. Je regretterais sa disparition, ajoutai-je, car à mon sens le plus honorable des modes de gouvernement et ce serait, en même temps, le moins mauvais, si chacun prenait sa tâche au sérieux ».

J’en viens pour terminer à ce que vous écrivez au sujet de la publicité de « La Dernière Heure », que j’apprécie à sa juste valeur. Vous me soupçonnez, à tort, de vouloir l’utiliser gratuitement, car… j’en n’ai pas besoin. En effet, par suite de la pénurie de papier, qui limite le tirage de mes livres, les quatre premières éditions ont été épuisées, chez l’éditeur, dès leur sortie de presse. Il est permis de penser qu’il en sera de même pour le prochain volume, qui traitera de Limoges et de la capitulation. Toute réclame est donc superflue… même dans « La Dernière Heure ».

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués.

                                               (signé) Baron René de DORLODOT.

Nous nous félicitons d’avoir provoqué cette déclaration d’attachement au parlementarisme.

Nous espérons qu’il durera toujours et que nous verrons, le cas échéant, Monsieur de DORLODOT, se signaler comme adversaire de l’absolutisme.

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21 juillet 1945

AVIS INDIVIDUEL

Je soussigné DUBOIS Gilbert, rue des Ecoles 188 à Acoz, prisonnier politique rentré le 6 mai, ne reconnaîtrai pas les dettes que ma femme PIRLET Marguerite a pu ou pourrait contracter. Celle-ci ayant quitté le domicile conjugal le 22 mai 1945.

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27 juillet 1945

ACOZ-LAUSPRELLE : UN ÉVÉNEMENT BALLANT

Nous ne doutons point que ce sera un grand événement sportif ce grand concours de jeu de balle au tamis qui, dimanche prochain 29 juillet à Lausprelle, à l’occasion de la ducasse, opposera Biesme et Hanzinne nouvellement reconstituées avec des jeunes qui promettent encadrant des chevronnés excellents de la Ligue de l’Amateurisme, à notre jeune équipe dans laquelle nous retrouverons  Jules NICOLAS, champion de 1ère catégorie B de 1941 et Fernand ADAM de la fameuse équipe de « Mouchets » des environs de 1930, épaulés par un « trio » qui s’est fait du bras et de la main à la pelote… et qui prend actuellement le tamis et le gant de corne.

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14 août 1945

UN COSTUME COMPLET ET DES CHAUSSURES

Le service d’intendance de l’armée va se charger de distribuer à chaque prisonnier de guerre non de carrière, y compris les officiers de réserve, le tissu et les accessoires nécessaires à la confection d’un costume civil et une paire de souliers. Il importe que les intéressés fassent connaître de toute urgence la pointure des souliers qui leur conviennent en mentionnant leurs nom, prénom et adresse exacte. Le bureau de comptabilité militaire établi au 51 rue de l’Usine à Couillet est chargé de recueillir les renseignements des prisonniers habitant les localités de la région.

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27 août 1945

AVIS AUX FORAINS

Les forains désireux d’obtenir un emplacement pour les Fêtes de la Victoire des 15, 16, 17 et 19 septembre sont priés de faire parvenir leur demande au plus tôt au comité organisateur, rue de Villers 107 à Acoz.

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6 septembre 1945

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15 septembre 1945

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23 septembre 1945

ACCIDENT DANS LA COTE D’ACOZ

Dans la côte d’Acoz, entre Acoz et Gerpinnes, un camion de la firme GAROT-DELIRE de Châtelet est entré en collision avec un tombereau de betteraves. Le convoyeur de ce tombereau, Monsieur Georges BERGER, d’Acoz, assez grièvement blessé aux jambes, a été transporté à l’hôpital de Gilly.

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23 novembre 1945

CONSEIL DE GUERRE DE CHARLEROI

Adolphe PETINIOT, 21 ans, rue des Dames 52 à Acoz-Lausprelle, SS Wallonie, est condamné à la détention perpétuelle.

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8 décembre 1945

ACOZ – NOS ROUTES

Par ces temps de gel et de neige, les routes glissantes sont un danger pour la circulation. Pendant l’occupation, le service communal intéressé avait à sa disposition de la fine cendrée pour remédier à cet état de choses. A présent, l’administration communale se désintéresse complètement de la sécurité du public.

ACOZ-LAUSPRELLE – ON ATTEND

La population est étonnée que les services compétents n’aient pas encore, depuis le 4 octobre, fait le nécessaire pour la distribution des pommes de terre. Est-ce la répétition de l’année écoulée ? La population souhaite un peu plus de conscience et de célérité de la part des responsables, dans l’exercice de leurs fonctions.

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12 décembre 1945

ECLAIRAGE PUBLIC

Notre commune est une des dernières si pas la dernière de la région où l’éclairage public n’est pas encore rétabli. Ceux qui dirigent la commune et qui se croient seuls compétents et indispensables ne pourraient-ils pas s’en occuper ?

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15 décembre 1945

MONSIEUR LE BARON N’EST PAS CONTENT

Monsieur le Baron de DORLODOT n’est pas content : mais là, pas content du tout, du tout, du tout ! Na.

 Et il ne l’envoie pas dire à « La Cité Nouvelle », qui ne s’en porte pas plus mal pour cela.

Mais de quoi s’agit-il ?

Le 9 octobre, le journal bruxellois annonçait que le Baron de DORLODOT était menacé de suspension, pour sa conduite sous l’occupation, et l’article portait ce titre : « Le Baron de DORLODOT, bourgmestre discutable ».

« Ce titre est inadmissible » écrit Monsieur le Baron, « car jusqu’à présent, à ma connaissance, je n’ai pas été discuté comme bourgmestre, que par vous et par les Allemands dont une ordonnance m’a empêché, pendant plus d’un an, d’exercer les fonctions que je tiens depuis bientôt 25 ans sans aucune interruption de Droit ».

« Ouais ! » répond « La Cité Nouvelle ». « Ne jouons pas sur les mots : c’est au titre de conseiller communal d’Acoz – et non au titre de bourgmestre – que la province de Hainaut a ouvert une information contre Monsieur de DORLODOT ».

Quant à parler de fonctions ininterrompues de Droit, c’est une explication  plus qu’alambiquée, car si c’est à sa fonction de bourgmestre qu’il fait allusion, Monsieur de DORLODOT ferait bien de se relire lui-même. Il n’est, en effet, qu’un esprit comme le sien pour arriver à expliquer aux gens qui veulent bien le croire, qu’il est possible à un homme, fût-il baron, d’être bourgmestre sans l’être ou de ne l’être pas, tout en l’étant. Il faut croire que Monsieur ROMSÉE lui-même n’était point parvenu à comprendre puisqu’il a cru devoir, dans le temps même où il cassait certains bourgmestres pour que chacun se rappelle, réinvestir Monsieur de DORLODOT dans des prérogatives mayorales.

Pendant des semaines dans « Le Rappel » Monsieur de DORLODOT a brassé du vent. Jamais on ne vit patriote faire autant de bruit que celui-ci pour démontrer qu’il fut un patriote.

C’est peut-être pour cela et pour d’autres raisons encore que Monsieur de DORLODOT, qui se proclame indiscutable, est, dans sa propre commune, si passionnément discuté : car pour un bourgmestre indiscutable, il n’en est certainement pas, en Belgique, de plus discuté.

Allez donc faire un petit tour à Acoz et vous nous en direz des nouvelles. Et si vous voulez un tuyau pour mettre les gens en veine de confidences, demandez que l’on commence par vous conter l’histoire du lot mirifique offert par le baron pour la tombola des prisonniers de guerre. Le gagnant n’a jamais été prendre livraison de ses dix kilos de rutabagas !

                                                                       RIPATEAU

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© Alain GUILLAUME – 31 mai 2025.

La fermeture des usines de Moncheret

Le site métallurgique des usines de Moncheret était un fameux nid d’emplois qui a fait vivre des centaines de familles de la région.

Vers 1972, des rumeurs de fermeture se profilent et la réaction des responsables syndicaux ne se fait pas attendre.

J’ai retrouvé trace d’un premier courrier envoyé au président de la commission paritaire, en date du 5 mars 1973.

Monsieur le Président,

Les travailleurs de Moncheret, vivement émus par l’annonce de la fermeture de leur division, qui, à leur sens, est encore viable pour de nombreuses années, moyennant certains investissements, exigent de la part des responsables une révision de leur plan triangulaire, en tenant compte de la situation particulière de la région sud-est de Charleroi.

Moncheret a toujours été rentable mais exploité depuis 1938 jusqu’en 1966 par la société AMS (Aciéries et Minières de la Sambre) qui n’a fait aucun investissement, repris par la suite par la TMM (Thy-Monceau-Marcinelle) qui a fait travailler à plein rendement avec la même politique de non investissement. Malgré cela nous avons reçu, de 1966 à novembre 1972, des félicitations et marques de satisfaction sur la marche de Moncheret.

C’est pour ces raisons que nous ne pouvons admettre la position de la nouvelle société triangle qui en l’espace de trois mois veut nous faire croire que nous ne sommes plus viables.

                                                                       Les travailleurs de Moncheret

 

Situation géographique et économique de Moncheret et de son personnel

Le personnel occupé vient principalement de deux zones : celle de Bouffioulx à Mettet et environs ; celle de Bouffioulx à Florennes et environs.

Sur 653 personnes (30 employés et 623 ouvriers), les deux zones fournissent 470 employés et ouvriers. Il reste donc 183 membres du personnel qui viennent des communes de Châtelet, Châtelineau, Pont-de-Loup, Aiseau, Presles, etc.

Cette région a perdu grand nombre d’emplois au cours de ces dernières années ; Bouffioulx, par exemple, a perdu MAXIMA « La Biesme », des fonderies, des poteries, des carrières. Pour le reste des deux zones, sont disparues : carrières, sablières, marbrerie, scierie et combien d’autres exploitations familiales, sans oublier les petites exploitations agricoles.

La production de Moncheret

Elle est de plus ou moins 15.000 tonnes par mois en petits produits, fers marchands et spéciaux très élaborés qui, bien souvent, ne sont au départ que des billettes inutilisables sur des trains modernes. Les deux trains sont mécanisés de façon à travailler (suivant les produits) soit à la main, soit avec mécanisation, dans des temps de montage très courts.

Il faut aussi ajouter à cela les possibilités de parachèvement tels que découpage, perçage, épointage, mise en couleur, goudronnage, dressage, bottelage, etc.

                                 L’équipe FGTB-CMB de Moncheret – Mai 1973.

Un grand nombre de personnel qualifié gravitait autour des laminoirs, ce qui permettait à ces derniers d’être munis d’un bon outil de travail primordial pour sortir des profilés spéciaux et de très bonne qualité. Plusieurs écoles industrielles dont les plus réputées étaient « Les Aumôniers du Travail » et « L’Université du Travail » de Charleroi fournissaient de la main d’œuvre hautement performante. De plus, des cours du soir y étaient prodigués aux personnes qui désiraient se perfectionner dans un métier bien défini : ingénieur industriel, dessinateur industriel, électricien, bobineur, ajusteur, modeleur, menuisier…

 

« LE JOURNAL DE CHARLEROI » du 26 mars 1975

Adieu MONCHERET

C’est donc une longue histoire industrielle qui prendra fin puisque l’usine de Moncheret est très ancienne.

Elle se nommait jadis « Forges et Hauts-Founeaux de DORLODOT-HOUYOUX » sur le Ruisseau d’Hanzinne. Cette usine était anciennement une platinerie : elle est citée en 1704 et appartenait en 1810 à N.-J. LORENT & Cie. Par arrêté du 25 septembre 1829, le baron DECARTIER d’YVES fut autorisé à transformer cette platinerie en un haut-fourneau à fondre, au moyen du charbon de bois ou du coke, selon les qualités de fonte qui seraient demandées.

Le 16 mai 1855, Eugène-François de DORLODOT-HOUYOUX obtient la permission de construire un haut-fourneau au coke sur l’emplacement d’une foulerie que lui avait cédée le sieur G. BAILLY. Un arrêté du 27 février 1837 a autorisé l’ajout d’une affinerie à l’anglaise près de son haut-fourneau. Un troisième haut-fourneau a été autorisé le  12 novembre 1851.

On le voit, tout cela ne date pas d’hier et on lit dans « Souvenirs » du baron de DORLODOT publié en 1947 que les Forges d’Acoz, qui appartenaient également à sa famille, constituaient en 1869 une des plus fortes industries du pays. Les laminoirs occupaient à cette époque 1.295 ouvriers et produisaient 51.850 tonnes, tandis que pour cette branche, COCKERILL n’avait que 993 ouvriers pour une production de 29.475 tonnes.

En 1753, on comptait à Acoz : un haut-fourneau appartenant au comte de QUIEVRAIN, seigneur de Quiévrain ; une forge à deux affineries à M. PUISSANT de Marchienne.

La forge dite de Saint-Eloy a été autorisée le 25 avril 1761 ; le propriétaire alors était Joseph PUISSANT. En 1806, Gauthier PUISSANT changea cette forge en platinerie à cause de « circonstances désavantageuses ». Vers 1812, il y établit un laminoir en place de marteau. En 1826, Pierre-Joseph HOUYOUX, de Bousval, propriétaire de cette usine, y établit un laminoir pour étirer le fer en barres. Un arrêté royal du 18 août 1828 autorisa le propriétaire à remplacer le laminoir à tôles par plusieurs autres laminoirs propres à étirer le fer en tôles, en verges et en barres et à ajouter à cet établissement un cylindre dégrossisseur et 6 fours à réverbère pour fondre, affiner et chauffer le fer au moyen de la houille.

Un arrêté du 14 novembre 1829 autorisa P.-J. HOUYOUX et son gendre Eugène-François de DORLODOT à ajouter à cette usine un haut fourneau à fondre le minerai de fer et un fourneau de finerie  pour convertir la fonte en métal. Des arrêtés du 16 mai 1835, du 28 juin 1837 et du 30 décembre 1840 ont autorisé des modifications ou prononcé la maintenue.

Cette usine, disait un ingénieur en 1840, jointe à celle de Bouffioulx, appartenant au même propriétaire, forme l’établissement sidérurgique le plus considérable de tous ceux possédés dans le 2e district par un particulier.

Le laminoir a été construit en plusieurs étapes. L’usine avait été montée, dans le principe, pour marcher au moyen de l’eau et c’est seulement plus tard qu’on a successivement soumis le train ébaucheur à une machine à vapeur et ajouté les trains à rails et à petits fers.

Une longue histoire qui s’achève donc, c’était inévitable. Mais selon le président de la délégation syndicale, Gustave COLLYNS, on aurait dû le faire moins brutalement.

La meilleure formule, dans l’absolu, aurait été d’attendre la mise en service de la nouvelle unité de production actuellement en construction, sous le nom de CARLAM, dans le port de la Praye à Châtelineau.

Nous avons déjà largement évoqué dans le passé ce que sera ce train à larges bandes ultra-moderne, capable de produire de l’acier inoxydable et de l’acier à grains orientés. Normalement, elle aurait dû produire ses premières tonnes d’acier en 1976.

La situation économique étant ce qu’elle est malheureusement, on pourrait les attendre jusqu’en 1978, et il semble que c’était beaucoup demander au patronat que de maintenir Moncheret en vie jusqu’à ce moment.

L’exploitation était en effet devenue largement déficitaire.

On n’attendra donc pas CARLAM pour reclasser, aussi bien que possible, les ouvriers de Moncheret, mais cela n’ira pas sans mal…

Le conseil d’entreprise de Moncheret a accepté la proposition syndicale tendant à étaler les opérations de déplacement des travailleurs en 3 phases : le 30 avril, le 15 mai et le 30 mai 1975. On est arrivé à ce qu’on accorde la prépension à tous les travailleurs de 60 ans et plus, les autres étant reclassés dans les usines du groupe de la région. Ils seront 135  dans ce cas qui ont été compléter des équipes à Monceau et Marcinelle.

De plus jeunes ouvriers ont quitté la sidérurgie pour des emplois dans les administrations, intercommunales, services des travaux des communes de la région, certains même ont été engagés dans les services de polices communales ; pour d’autres, la solution fut de se lancer dans des activités d’indépendants.

Nombreux courriers…

La réaction du personnel

Souvenirs

  • En 1962, la diffusion de la série télévisée britannique « le Saint », en raison des initiales de sa vedette Simon TEMPLAR, allait susciter un véritable engouement dans les foyers. On rencontrait le logo dans les étals des marchés, aux pare-brise des voitures, bref, un peu partout. L’atelier d’ajustage de Moncheret s’est lancé dans la fabrication (on va dire « non officielle ») et rares sont les foyers qui ne possédaient pas la petite figurine.

  • En haute conjoncture, les équipes de lamineurs étaient très productives et recevaient des primes de productivité. Une rivalité allait naître entre les contremaîtres. Ce fut le cas entre Wilhem BERTULOT, surnommé « Barabas », et son fils Willy, dit « L’Agace ». Lorsque Wilhem était satisfait des performances de son équipe et avait donc battu celle de son fils, en reconnaissance il offrait chocolat et… cigares.

                                          

  • les années 65-70, de nombreux sidérurgistes se retrouvaient le dimanche matin au café « Au Voltigeur» à Acoz, tenu par Fernand et Andrée HANQUART. Le commerce tournait à plein rendement avec de-ci, de-là, des conversations qui convergeaient toujours autour de Moncheret. J’entends encore « billettes », « tonnage », « pause de nuit », « cylindre »… Jeune typographe à l’époque,  je n’avais pas beaucoup de conversation !
  • Les transports publics des ouvriers à Moncheret étaient très bien organisés et gérés par les autobus « LARDINOIS » de Villers-Poterie. Dès 5 heures 30 jusqu’à 22 heures 30, ceux-ci transportaient les ouvriers sur trois grands axes : Châtelineau, Florennes et Mettet.
  • Certains ouvriers étaient affublés d’un surnom. Deux anciens, Michel DEGRAUX et Gustave PIRMEZ, se souviennent : « Barabas, L’Agace, Cigarette, Fil de Fer, Gros Stomac, El Carrè, El Gros Bil, El Caty, Aimable, Laplume, El Flamint, Cougnet, El Baudet, Lacane, El Coréen, Toufoume, Bobet, El Betchet, El Chimot, El Grand Bert…… » (liste non exhaustive).
  • On refroidissait les lignes des laminoirs au moyen de l’eau pompée dans le « Ruisseau d’Hanzinne ». L’eau tiédie était rejetée au lieu-dit « El Tchôt’ Euw », (l’Eau Chaude), fréquenté et apprécié par la jeunesse de Chamborgneau et de Bouffioulx.                                                          

 

 L’album souvenirs…

Ce dossier a été conçu grâce aux archives de Gustave COLLYNS, délégué principal des usines de Moncheret. Je remercie vivement sa fille Noëlla de m’avoir permis l’accès à ces témoins du passé.

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© Alain GUILLAUME – 14 avril 2025.

Acoz et Lausprelle dans la presse régionale en 1944

Tous ces articles ont été puisés dans la « GAZETTE DE CHARLEROI » et le « JOURNAL DE CHARLEROI ».

 

25 janvier 1944

SÉANCE DE CHANSONS

Les deux chanteuses et les trois diseuses qui se produisirent récemment lors d’une séance consacrée à l’entraide aux familles de prisonniers réussirent à créer un moment l’ambiance du cabaret, de ce bon vieux cabaret que la plupart de nos concitoyens ignorent malheureusement.

Ceci dit, il convient que nous félicitions Mesdemoiselles Madeleine DESSINIUS et Juliette LEFÈVRE de leurs bonnes interprétations en solo de « Tchip Tchip », « Tout Passe », « Pierrette », « Le Cœur de ma Mie », etc… et leur accompagnateur Monsieur Jean HOSPEL.

Nos félicitations également à Mesdemoiselles Suzanne DESSINIUS, Irène HISTACE et Anne-Marie PATIGNY qui nous détaillèrent à ravir quelques poésies d’une certaine importance.

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2 février 1944

PETITE BALLE AU TAMIS

Enfin, ce que nous avons toujours préconisé se réalise, c’est-à-dire l’union dans le jeu de pelote des deux localités sœurs de Bouffioulx et Acoz. Certes, cette union n’existe pas sur le papier entre les deux sociétés puisque celle d’Acoz n’existe plus, mais cette union se réalisera de par l’introduction dans l’équipe de division 1 des « Potits » de trois joueurs acoziens qui entraîneront à leur suite les amateurs de leur localité.

Les Roger POULEUR, Léon DEGRAUX et Jean RIDELLE sont trois jeunes éléments pleins de talents qui, sous la conduite du dévoué et compétent M. Fernand BRUYR président et du conseiller bénévole M. Hector POULEUR, réaliseront de belles choses. Les deux autres éléments sont bien doués également. Nous dirons prochainement leurs noms. On est donc en droit d’espérer un bon comportement de cette juvénile équipe… qui, nous dit-on, sera bientôt dotée d’un beau ballodrome.

Il est à souhaiter enfin que le ballodrome d’Acoz accueille une bonne fois ou deux l’équipe des « Potits » qui nous touche de si près.

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5 février 1944

UNE SÉRIE DE VOLS A ACOZ

Pendant la nuit du 2 au 3, des voleurs ont opéré à l’aide de fausses clefs dans diverses remises d’habitations d’Acoz.

Chez M. Dominique VANHEDDEGEN, 87, rue de Villers, ils ont pris un vélo ; chez M. Paulin DELESPINETTE, 117, même rue, quatre poules, un coq et quatre lapins ; chez M. Clément VAN ONDY, 108, même rue, deux lapins.

La gendarmerie de Gerpinnes a ouvert une enquête.

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11 février 1944

UN DEUIL AU F.C. ACOZ

Albert GIGOT est mort ! Telle est la triste nouvelle qui se répandit comme une traînée de poudre dans la localité. Bien que sérieusement malade depuis un certain temps déjà, rien ne faisait prévoir une fin aussi rapide de l’ex-capitaine du F.C. Acoz. Nous disons ex-capitaine, c’est une façon de parler, car s’il avait cédé sa place, c’est en raison du mal qui le minait ; il en était toujours le capitaine spirituel.

Ainsi donc, la fatalité implacable et maudite veut que de vieux parents soient frappés dans leurs affections les plus chères et à jamais privés de celui qui aurait encore pu être leur soutien. La solidarité heureusement n’est pas un vain mot. A côté des premiers beaux gestes, nous ne doutons pas que d’autres témoignages ne manqueront pas de se manifester, si ce n’est déjà fait.

Tous les amateurs, tous les joueurs de football et de pelote garderont un bon souvenir d’Albert GIGOT. C’était un excellent garçon, au coeur bon et sincère.

A ses vieux parents, à ses frères et sœurs, à sa famille que sa mort afflige, nous présentons l’expression émue de nos vives condoléances. Au Football Club Acoz, nous exprimons également notre sympathie, à l’occasion du deuil qui le frappe.

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18 février 1944

TENTATIVE DE MEURTRE A ACOZ

La nuit de mercredi à jeudi, Daniel VOLTAN, ouvrier d’usine, âgé d’une cinquantaine d’années, et domicilié rue de Gerpinnes à Acoz, dormait avec son fils Félicien, dit « Marcel », âgé de 21 ans.

Vers 1 heure du matin, celui-ci entendit son père crier. Il se leva précipitamment, descendit et alla se cacher dans le w.c. du voisin.

Vers 5 heures, il se risqua dans la maison, remonta dans la chambre et découvrit son père baignant dans une mare de sang.

Daniel VOLTAN était blessé à la tête.

Un médecin fut mandé d’urgence. Il constata que le malheureux était atteint d’une fracture du crâne, fracture provoquée par un objet contandant.

Transporté à l’hôpital Sainte-Thérèse à Montignies-sur-Sambre, il a été admis en traitement.

La gendarmerie de Gerpinnes et la police judiciaire de Charleroi enquêtent au sujet de cette affaire assez abracadabrante.

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29 mars 1944

GRAND CROCHET A ACOZ-LAUSPRELLE

Ce dimanche 2 avril, à 17 heures, aura lieu dans la salle de M. Léon MORIAMÉ, grand-place, un grand crochet pour amateurs, avec le concours de vedettes de la chanson. Il y aura de nombreux intermèdes et les spectateurs auront le plaisir d’entendre les derniers succès du jour. C’est un spectacle de bonne humeur.

Pour le crochet, les concurrents peuvent s’inscrire chez M. MORIAMÉ.

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25 avril 1944

UN ACTEUR N° 1

Il nous est toujours agréable de dénicher dans l’un ou l’autre coin de chez nous, un bon acteur de théâtre, car on n’en fait pas beaucoup, pour la raison qu’on n’a jamais cultivé l’art théâtral. Ceux qui sont arrivés n’en ont que plus de mérite puisqu’ils ont dû travailler d’eux-mêmes et prendre des leçons ailleurs. Tel est le cas de Léon MORIAMÉ, qui perche sur la Butte de Lausprelle.

Son histoire est simple. Attiré par le théâtre, il s’affilia au cercle « Le Progrès » dont le renom s’est solidement établi au cours de ses 35 ans d’âge. Léon MORIAMÉ y monta donc sur les planches, et comme il avait une bonne instruction et beaucoup de goût, il se hissa rapidement au-dessus du commun des jeunes acteurs. Son application tenace, les cours de théâtre qu’il suivit… et aussi l’autorité et la compétence de M. Maurice HISTACE, ce vétéran dont nous vous entretiendrons un de ces prochains jours, eurent tôt fait de le sacrer vedette-amateur.

Son premier grand mérite est de se mettre avec beaucoup d’adresse dans la peau de ses personnages. Son jeu est spontané, varié, humain. Son visage reflète toujours avec exactitude les sentiments dont les auteurs animent les personnages, qu’ils soient comiques ou dramatiques. Il se plie avec une rare souplesse à toutes les exigences de l’interprétation. Tout est au point dans la technique et dans le style. Pourtant il est difficile – beaucoup plus difficile qu’on ne pense – d’incarner un personnage qui ne cherche pas, qui ne veut pas chercher à paraître exceptionnel. Pour réussir, il faut une dose de tact peu commune, un sens d’observation très développé, une force d’adaptation extrêmement subtile.

Son calme naturel lui est aussi d’un précieux appoint. Et il ne faut pas croire que Léon MORIAMÉ se confine dans l’exécution de pièces ordinaires. Il lui faut toujours du relevé en français comme en wallon. Car il est à l’aise dans les deux genres et ceci n’est pas son moindre mérite. C’est très bien à lui de mener de front les théâtres français et wallon, ce dernier ne disposant pas de beaucoup de bons acteurs. Aussi renseignons-nous Léon MORIAMÉ à ceux qui se sont attelés à la noble tâche d’assurer l’existence du théâtre patoisant et de le hisser toujours plus haut.

Et en terminant disons que la carrière de Léon MORIAMÉ se déroule dans une atmosphère de lumière, de ferveur et de fidélité.

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14 juillet 1944

VOL ET ABATTAGE D’UNE BREBIS

Mercredi après-midi, vers 14 heures 30, Madame Joseph GAUTHIER, fermière, domiciliée à Acoz, a constaté que des inconnus avaient volé et abattu sur place une brebis lui appartenant.

Celle-ci se trouvait en pâture au lieu-dit « Fonds Charnoy », à Acoz.

Madame GAUTHIER a déposé plainte à la gendarmerie de Gerpinnes qui enquête.

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17 juillet 1944

ARRESTATION DE L’AUTEUR DU VOL ET DE L’ABATTAGE D’UNE BREBIS

Nous avons relaté, vendredi, qu’une brebis avait été volée et abattue au préjudice de Madame Oliva MORIAMÉ, fermière à Acoz.

Nous apprenons aujourd’hui que l’enquête menée à ce propos par la brigade de gendarmerie de Gerpinnes vient d’aboutir à l’arrestation de l’auteur de ce méfait.

Il s’agit de Roger FERY, domicilié rue de l’Eglise à Bouffioulx. L’individu a été mis à la disposition du Parquet de Charleroi, vendredi matin.

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26 juillet 1944

DOUBLE ASSASSINAT A ACOZ-LAUSPRELLE

Lundi 24 juillet vers 17 heures 15, quatre inconnus armés de revolvers pénétrèrent au numéro 110 de la rue de Villers à Acoz-Lausprelle, habité par M. DESCARTES Adelin-Constant, né à Couillet le 6 juin 1891, et son épouse LORENT Louise-Marie-Ghislaine, née à Acoz le 6 février 1893.

Sans mot dire, ils tirèrent sur le propriétaire qui fut tué net. La femme put appeler au secours avant d’être abattue à son tour.

Les quatre hommes ont pu s’enfuir avant l’arrivée des voisins accourus pour porter secours aux victimes. Le crime n’a pas eu le vol comme mobile.

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1er août 1944

ASSASSINAT D’UN ÉCHEVIN D’ACOZ DANS LE BOIS DE LA FERREE A NALINNES

Vendredi 28 juillet vers 18 heures 15, trois bandits arrivés en voiture pénétrèrent chez M. Hector POULEUR, échevin d’Acoz, 60, rue de Gerpinnes à Acoz. Ils l’obligèrent à les suivre dans leur automobile qui partit en flèche vers le bois de la Ferrée à Nalinnes.

Vers 19 heures, le corps du précité était retrouvé dans le bois par les gendarmes de Charleroi alertés par les voisins qui avaient entendu des détonations. La victime fut tuée d’une balle au front ainsi que le prouve les premiers résultats de l’enquête.

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11 août 1944

VAINE TENTATIVE DE VOL A MAIN ARMÉE DANS UNE FERME

Au cours de la nuit, dix individus qui tentaient de s’introduire dans une écurie de la ferme Théophile ADAMS d’Acoz Lausprelle ont été dérangés par les propriétaires éveillés et postés à une fenêtre de l’étage de la maison.

Les voleurs se sont enfuis sans rien emporter, en tirant des coups de feu dans la direction de la fenêtre.

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27 octobre 1944

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11 novembre 1944

VOL

On a volé 2 brebis et 11 poules chez Emerance DEMIERBE, rue de Lausprelle, 17.

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12 décembre 1944

GESTE ÉMOUVANT

Dimanche 3 décembre, une importante délégation du G.R.F.N.C. avec drapeaux, conduite par M. DUQUENNE, a rendu un suprême hommage à la mémoire de son camarade Hector POULEUR, lâchement assassiné par les rexistes, le 28 juillet dernier.

Reçue à l’entrée du village par la section locale, la délégation s’achemina vers le cimetière, où l’attendait deux échevins.

(Voir « ACOZ de A à Z », tome 3, pages 306-309).

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© Alain GUILLAUME – 15 février 2025.